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The Bad Wolf Chronicles

 
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Sunny
Bad Wolf

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MessagePosté le: Sam 20 Oct 2007 - 22:35    Sujet du message: The Bad Wolf Chronicles Répondre en citant

The Bad Wolf Chronicles



Auteur : Sunny

Disclaimer : Doctor Who appartient à la BBC et à Russell T.Davies.

Spoilers : Saison 2, "Doomsday" + l'ancienne série et le téléfilm.

Tout ce que je vous demande de savoir, c'est que le Maître, un puissant seigneur du temps, ennemi du Docteur et autrefois son meilleur ami (pensez Clark Kent et Lex Luthor dans Smallville) a été tué avant la guerre du Temps.

Première époque
Citation:


Chapitre 1 : Le vent se lève…



Jamais le ciel du monde de Pete, comme le Docteur l'avait appelé, n'avait semblé si orageux. Une tempête se levait… Elle était déjà en route, de cela, Rose était sûre.

La jeune femme aurait voulu qu'Il soit à ses côtés pour l'affronter, mais à quoi bon pousser de longs soupirs, à quoi bon regarder par la fenêtre, espérant, languissant pour une boîte bleue…

Quoiqu'en pensaient sa mère et Mickey, Rose était parfaitement capable de vivre sans le Docteur… de traquer monstres et aliens sans son assistance. Ne l'avait-elle pas prouvé à de nombreuses reprises? Sur la planète du Diable, dans le Londres des jeux olympiques… Il n'avait pas toujours été là pour elle… Maintenant, son absence était permanente… définitive.

C'était assez injuste… Sarah Jane avait au moins reçu K9 comme cadeau d'adieu… Rose, elle, n'avait rien…. Si ce n'était sa clé… et ses souvenirs.

Elle ne pouvait même pas le haïr… lui reprocher quoique ce soit… Ce n'était pas sa faute si elle se retrouvait coincée dans cette dimension, séparée de lui à tout jamais…

Elle ne pouvait pas se plaindre non plus… Soit pas de Docteur ni de Tardis… mais une famille unie et aimante, comme elle en avait toujours rêvé. De l'argent... quoiqu'on puisse en dire, c'était toujours utile… Une position de choix au sein des employés de Torchwood… et qu'elle ne devait pas à son père.

Ou presque…

Lorsqu'elle avait été engagée par Torchwood en tant qu'experte en technologie alien, tout le monde était persuadé qu'il s'agissait de népotisme, de dichotomie, d'une infâme injustice… jusqu'à ce que celle que certains appelaient "Poupée Barbie" vainque les Sycorax avec une peau de banane… et les Slitheen avec une bouteille de vinaigre…

Bref, elle était désormais respectée par ses collègues, même si Mickey jouait toujours aux mères poules, surprotégeant la jeune femme… ce qui avait le don de l'agacer.

Et la revoilà convoquée dans le bureau de ce satané psychiatre, le Docteur Arthur Watson… Pete avait encore cédé au menaces de sa mère, cela paraissait évident.

Rose: Quoi? Qu'est-ce que j'ai encore fait?

Watson: Mais rien, mon enfant, rien du tout… Et c'est bien cela qui inquiète votre famille….

Rose: Ah bon, d'accord… vous suivez les ordres du grand Manitou et lui suit les ordres de ma mère…. Je comprends mieux maintenant pourquoi cette Maison va à vau-l'eau…

Watson: Votre mère s'inquiète Rose… Elle croit que vous êtes en plein déni…

Rose, riant: En plein déni? Parce que je ne me roule pas par terre en hurlant au désespoir, parce que je n'ai aucune envie de me taillader les veines, parce que je mange à ma faim sans pousser des soupirs toutes les cinq minutes ou parce que non, je n'ai plus fait de cauchemars depuis mes mésaventures norvégiennes je suis en plein déni???? Non mais vous voulez rire!!!!

Rose se leva d'un bond et fit violemment claquer la porte du le bureau du docteur Watson. Le psychologue prit son bloc de notes et inclina la tête pensivement.

Watson: Elle est en plein déni, c'est évident…



En sortant, Rose entendit un rire léger derrière elle et se retourna.

Un homme d'une trentaine d'années la regardait, l'air moqueur.

"Vous savez, miss Tyler, vous énerver contre les portes ne les convaincra pas de votre …."

Rose leva les yeux au ciel. James Foreman avait été de son côté jusque là… Il n'allait pas s'y mettre, lui aussi?

Rose: De quoi, James? De ma bonne santé mentale? Que ma mère s'inquiète, passons, elle l'a toujours fait… Mais ca commence tout de même à bien faire… Franchement, vous qui travaillez pour l'URNU, imaginez que le brigadier Bambera vous envoie quotidiennement faire un petit tour chez Watson…

James Foreman inclina la tête pensivement.

James: Evidement…

Selon les sources de Rose, James Foreman travaillait pour L'URNU en tant que consultant et expert scientifique. En d'autres termes, il était toujours l'un des premiers à être averti lorsque les militaires avaient fait une découverte intéressante… et extraterrestre. Il paraissait avoir à peine atteint la moitié de la trentaine et pourtant possédait un savoir impressionnant sur les cultures et technologies aliens…

L'alliance entre l'URNU et Torchwood avait été une idée de Rose… et Pete Tyler avait approuvé. Les deux institutions avaient le même but et plus ou moins les mêmes méthodes… tout du moins, depuis que le célèbre homme d'affaire avait repris Torchwood en main… et réformé l'institut. Du dernier étage au sous-sol.

Cela avait permis au "père" et à la "fille" de se retrouver un peu, de travailler ensemble… même si une certaine tension existait toujours.

Pete l'avait reniée…. Et à plusieurs reprises. De plus, c'était un peu de sa faute si elle se retrouvait séparée du Docteur à tout jamais.

Rose aurait du lui en vouloir, mais ce n'était pas le cas.

Après avoir tant espéré revoir un jour ce père si cher à son cœur, elle ne pouvait pas le haïr. Et puis, il aimait sa mère et la rendait heureuse. C'était quelque chose d'important. De primordial même.

Ce qui n'empêchait pas Jackie d'être insupportable.

Un renard change de poil… d'univers à la rigueur… mais pas d'habitude. Et sa grossesse n'arrangeait en rien son caractère.

L'UT (allez comprendre URNU & Torchwood) lui prenait et sa fille et son mari et cela n'était pas du tout de son goût. Surtout cette pauvre Rose qui jamais jamais ne se remettrait d'avoir perdu l'amour de sa vie…

Rose ne le niait pas. Le Docteur lui manquait, atrocement. Mais comme elle l'avait dit et répété au docteur Watson, elle ne pouvait rien y faire… si ce n'est avoir une vie fantastique, comme il le lui avait demandé lors de leur première séparation …

James: Vous êtes encore perdue dans vos pensées…

Rose sourit à son collègue.

Rose: Vous voulez la vérité? Je m'ennuie à mourir… Depuis la petite visite "amicale" des Judoons cet été, c'est à croire que les extraterrestres ont pris des vacances sur Barcelone…

James: Jolie planète... Vous croyez qu'ils auront fait un sort aux chiens sans nez…

Rose: Fort possible… On devrait peut-être appeler la version intergalactique de la SPA…

James, riant: Je les préviens tout de suite…

Continuant à rire alors que le scientifique de l'URNU s'éloignait, Rose entra dans son bureau et se jeta dans son fauteuil.

Encore une journée à noter dans les annales d'un ennui mortel.

Rien d'extraordinaire.

Très… différente de celle qu'elle passait avec le Docteur… Même quand ils ne courraient pas pour leurs vies, juste sa présence, juste le fait d'avoir sa main dans la sienne était une aventure en elle-même… Quelque chose d'extraordinaire, un sentiment que l'on ne pouvait décrire avec des mots…

Sarah Jane aurait pu comprendre… Elle avait été la compagne du Docteur elle aussi… et elle l'avait aimé…

Mais dans ce monde sans Docteur, Sarah Jane Smith était une célèbre journaliste de la BBC, respectée de tous, mariée et mère de deux charmants enfants… mais incapable d'aider Rose…

En regardant par la fenêtre, Rose remarqua quelques nuages noirs et menaçants pointant à l'horizon…

Une tempête allait bientôt se lever…

Huh… peut-être les vacances étaient-elles fines après tout…



Mickey et Jake n'en revenaient pas. Du sang partout… sur les murs, le sol, les meubles…

Et un dessin. Un cercle autour duquel avaient été inscrits d'étranges symboles.

Jake: Tu as une idée de ce que ca veut dire?

Mickey, toujours en état de choc, haussa les épaules.

Mickey: Qu'est-ce que tu veux que j'en sache. C'est peut-être une langue alien… sûrement même… Et avec tout ce sang, ca ne présage rien de bon…

L'un des militaires de l'URNU, employé par Torchwood pour cette mission, revint près des deux jeunes gens accompagné d'un homme menotté, portant une longue robe de cérémonie couverte de sang.

Mickey: Salut Jenkins… Ne me dites pas? C'est à votre ami que l'on doit ce charmant spectacle?

Jenkins: Oui, monsieur… Il a été identifié comme Peter Kendlers. Un fanatique…

Jake: Fanatique… Ne dites pas? Un autre adorateur des cybermen?

Le prisonnier se mit à ricaner ce qui attira l'attention de Mickey et Jake.

"Les soldats de métal ne sont rien… Des amateurs… Mon maître est celui qui apporte mort et destruction… le Mal ultime… Vous et votre Torchwood vous ne pouvez rien contre lui..."

Mickey: Oh, rien que çà… Givré, totalement givré…

Jake: Et ce Mal ultime, on le rencontre quand?

Le prisonnier sourit.

"Bientôt… Très bientôt…"

A suivre…



Chapitre 2 : Torchwood 4


Les relations entre un père et sa fille ne sont pas toujours aisées. Les petites filles, bien souvent, idolâtrent leur père, puis elles grandissent et se rendent compte qu'il est à l'opposé du prince charmant. Il boit constamment, voit une autre femme, est très très loin du modèle d'amabilité auquel elles avaient rêvé…

Pete Tyler, quant à lui, est aimable. Il aime Jackie de tout son cœur et n'a q'un goût raisonnable pour la boisson.

Non, son grand problème, c'est la fille de Jackie.

Rose.

Sa fille?

Pas vraiment… Plutôt celle d'un autre homme… d'un autre lui.

Rose… dont il se serait vraiment bien passé…

Pourquoi diable la vue de cette jeune femme lui était-elle à ce point insupportable?

Pete l'ignorait… et ne voulait d'ailleurs pas en savoir d'avantage.

Depuis quelques temps, Rose avait plié bagages et quitté le cocon familial (au grand soulagement de Pete, malgré les cris et pleurs de sa femme). Elle partageait un appartement près de la gare de Waterloo avec Annie Adams, la fille d'un de ses anciens associés d'affaires.

Annie et Rose semblaient toutes deux vouloir s'émanciper… grand bien leur fasse! A condition bien sûr que Rose ne dévoile rien de Torchwood à sa colocataire…

Tous leurs dossiers étaient classés confidentiels- si jamais la presse venait à fouiner dans leurs affaires, la célèbre institution s'écroulerait…

Mais cela n'avait-il pas été prédit?

En relisant le rapport de Mickey Smith (excellent employé, loyal et dévoué- dommage qu'il soit tellement obsédé par Rose, il est évident qu'elle n'oubliera jamais son cher Docteur…), Pete tenta vainement de ne pas porter trop d'attention aux propos du "disciple des ténèbres"…

Qui était ce Mal Ultime?

Une nouvelle menace extraterrestre?

Même Rose l'ignorait…. même si elle avait vaguement parlé d'une planète dans l'orbite d'un trou noir…

Après la Norvège, voici les trous noirs…

Décidément, il aurait tout entendu….

Mais bien sûr c'était vrai… Il avait rencontré le Docteur lui aussi, il savait qu'avec cet homme, tout était possible…

Excepté rendre sa fille heureuse…

Hum… Avait-il vraiment appelé Rose SA fille?

"Monsieur?"

L'assistante de Pete Tyler, Victoria Sumner, se tenait nerveusement sur le seuil de son bureau.

Pete: Oui, Victoria?

Vicky: Veuillez m'excuser mais il s'est produit quelque chose de… d'incroyable.

Pete sourit. Victoria semblait toujours s'étonner de tous les évènements qui se produisaient dans cette tour, malgré ses deux ans d'expérience.

Pete: L'incroyable fait partie de notre métier, miss Sumner.

Vicky: Nous avons deux Torchwood 4.

Pete: Pardon?

L'institution Torchwood était divisée en plusieurs branches. Torchwood 1 était la tour de Canary Warf, à Londres, Torchwood 2 était basée à Glasgow, Torchwood 3 à Cardiff (et conduit de main de fer par l'ex inspecteur de police Gwen Cooper après le suicide très controversé de Suzie Costello)… quant à Torchwood 4…. Il était à Dublin. 50 ans auparavant. Mais il avait été détruit durant la seconde guerre mondiale. De plus, personne ne voulait y travailler. Personne de normal. C'était encore pire que la fissure de Cardiff. Le "Sunnydale britannique", comme l'appelait Mickey Smith. Si vous cherchiez trolls, lutins et autres sorcières, rendez-vous à Dublin!

Torchwood 4 était en ruines… et voilà que maintenant ils en avaient un autre…

Par quel miracle?

Pete: Comment diable est-ce possible?

Vicky: Ils prétendent venir d'un autre monde.

Le cœur de l'ancien industriel s'arrêta de battre dans sa poitrine.

Impossible.

Le Docteur l'avait dit. Il avait fermé le pont entre les dimensions.

Pete: D'un autre monde?

Vicky: D'une autre dimension…

La jeune femme sourit malgré elle, oubliant un instant sa nervosité.

Vicky: Ils prétendent que dans leur univers, l'Angleterre est une monarchie! Vous vous rendez compte!!! Lord Cromwell doit se retourner dans sa tombe si il entend çà!

Une monarchie… comme dans le monde de Jackie… le monde de Rose… et du Docteur.

Pete: Victoria, savez-vous où se trouve Rose?

Vicky: Oh, elle doit être dans la salle d'entraînement avec Jake Simmonds.

Pete: Merci.

Il s'avéra que Rose n'était pas avec Jake… mais bien dans la salle d'interrogatoire, avec James Foreman et les membres de Torchwood 4.

Rose ne disait mot, observant son collègue et ces gens qui venait de son univers.

Gentiment, Pete pris Rose par la main et l'entraîna vers la sortie.

Pete: Hé, ca va aller?

Rose sourit doucement, tâchant en vain de cacher ses larmes.

Rose: Oui, ca va. Ils ne peuvent rien m'apprendre. Ils ont disparu lors de la bataille de Canary Warf. Donc… pas de nouvelles. J'étais sotte… j'espérais juste….

Pete: Avoir de ses nouvelles? Savoir si il était réapparu sur Terre? Si il avait un nouveau compagnon?

Rose hocha la tête.

Rose: Oui. Stupide, hein? J'ai toujours été stupide… Un singe stupide. Il m'a appelée ainsi une fois. Parce que j'avais trahi sa confiance. Je t'avais sauvé… Je veux dire, j'avais sauvé l'autre Pete Tyler, mon père… alors qu'il était censé mourir. Et tout le monde avait failli y rester… tout cela par ma faute. Je suis tellement, sincèrement désolée…

Pete prit Rose dans ses bras un instant et la berça.

Pete: Tout doux, tout doux mon cœur… Ca va aller… Tout ira bien, tu verras.



James Foreman sourit à son patron et à sa fille avant de faire son rapport.

Pete: Eh bien? Rien d'intéressant?

James: Comme Rose vous l'a dit, ils sont "partis" avant la bataille de Canary Warf… D'où rien de nouveau. Torchwood dans leur monde cependant semble avoir eu moins de problèmes avec sa branche irlandaise.

Rose: Quoi? Pas de trolls ni de sorcières?

James: Pas même un loup-garou! Scandaleux, n'est-il pas?

Soudain un cri strident venant de la salle d'interrogatoire attira l'attention des trois collègues.

Les agents chargés de veiller à la sécurité des membres de Torchwood 4 ne savaient plus ou donner de la tête. Certains tentaient d'étrangler les autres, d'autres désespérément s'accrochaient aux murs de la salle d'interrogation comme si leur vie en dépendaient. D'autres encore dessinaient d'étranges symboles sur ces mêmes murs.

Pete: On dirait…

Rose: Les symboles que Mickey et Jake ont vus en Roumanie…

James: Le Mal Ultime se rapproche, on dirait…

L'un des membres de Torchwood 4 tourna la tête vers les intrus et Rose eut l'impression qu'il la regardait elle, fixement.

"Bientôt, Loup, bientôt…"

Pete: Je veux une équipe d'urgence à la salle d'interrogation n°8. Tout de suite!



"Bientôt, Loup, bientôt!"

Elle ne s'était donc pas trompée… une tempête approchait. Mais serait-elle de taille? Sans le Docteur… Rose savait qu'elle avait fait ses preuves… et pourtant… Et pourtant la présence rassurante du seigneur du temps lui manquait. Combattre n'est rien en somme… mais combattre aux côtés de celui qu'on aime rend le combat tellement plus supportable… presque délicieux…

Le désir de tomber, oui, sans le moindre doute… mais avec la main de l'être cher dans la sienne…

Pete: Tu vas bien?

Rose: Oui, merci.

Pete observa le paysage un instant, le regard songeur.

Pete: C'est à toi qu'il s'adressait, n'est-ce pas? Il t'a appelée Loup. Mickey m'a parlé d'un "Méchant Loup" et des daleks. Je suppose que s'est lié?

Rose: Je le suppose aussi…

Se tournant vers sa fille, Pete Tyler prit une profonde inspiration. Si la bataille était proche, il était temps d'être honnête… avec lui-même et avec elle.

Pete: Tu dois me pardonner Rose. Je n'ai pas été très aimable avec toi. Pas depuis que je sais qui tu es… Depuis le jour où tu m'a appelé…

Rose sourit en se souvenant de sa faiblesse ce jour là. Sa bêtise et sa naïveté…

Rose: Papa… C'est à toi de m'excuser. Je ne sais pas ce qui m'a pris, vraiment…

Pete: Non, Rose, c'est moi qui ai eu tord. Et je t'ai repoussée encore et toujours depuis ton arrivée dans ce monde.

Rose: Tu m'a tout de même sauvé la vie.

Pete: En te séparant du Docteur pour toujours. Je sais ce que ca fait de perdre celle ou celui qu'on aime Rose…

Rose: Parfois quand j'y songe, je pense que la douleur de mourir aurait été moindre que celle de le perdre, lui… Mais c'est injuste et égoïste. Il n'aurait pas aimé çà. Et moi non plus. Il m'a appris à vivre, à vivre vraiment en agissant, en faisant bouger les choses, pour un futur meilleur. C'est cela qu'il voudrait et c'est çà que je veux.

Pete: Je suis content de l'entendre. Je t'ai reniée Rose… A plusieurs reprises. Je t'ai reniée non pas parce que je ne t'aime pas. Ou parce que je ne suis pas fier de toi… Loin de là. Mais parce que…

Rose: Parce que je représente une vie que tu n'as jamais eue? Lui non plus, tu sais… L'autre Pete. Il est mort quand j'avais six mois. Il m'a à peine connue.

Pete: Mais il est mort pour toi.

Rose: C'était un héros… tout comme toi.

Pete serra sa fille contre son cœur, espérant que jamais rien ne la fasse changer d'avis à ce sujet. Mais Rose se troubla regardant par dessus son épaule.

Pete: Qu'est-ce qui se passe?

Rose: Huh? Non, rien… J'ai eu l'impression qu'on nous observait… j'ai du rêver…

Pete, inquiet: Oui, sans doute…

A suivre…


Chapitre III : John Smith




Rose observait les membres de Torchwood 4 à travers la baie vitrée de la salle d'interrogation.

Etrange, vraiment.

Le Néant était censé être l'Enfer, le royaume de l'éternel hurlement, mais cette dizaine de personnes y avait survécu… pendant près de six mois.

Ils y étaient restés coincés, selon le rapport de James Foreman, de l'invasion des Cybermen et des Daleks à…. maintenant, somme toute… ou presque…

Ils devaient être arrivés dans ce monde plus ou moins après le départ de Jake et Mickey pour la Roumanie… et l'apparition des signes…

Le Mal Ultime…

Rose se rappelait de la Bête et de sa prophétie. Elle était censée mourir et pourtant…

Et pourtant, tout comme les membres de Torchwood 4, elle vivait encore…

La Bête avait donc menti… pour l'instant tout du moins. La jeune femme ne pouvait s'empêcher de comparer les étranges signes retrouvés par Mickey et ceux dessinés sur les murs par certains "survivants" de la branche irlandaise.

Cette pensée lui donna quelques frissons mais une main apaisante se posa sur son épaule.

James: Cela doit être dur pour vous…

Rose sourit à son collègue et inclina la tête.

Rose: Non, pourquoi?

James: Ils viennent de votre monde…

Rose: Ce n'est plus mon monde, James… Ma famille est ici, mon travail, mes amis… J'ai un univers à défendre….

James: Pourtant vous êtes nostalgique… Ne niez pas, c'est évident…

Rose rougit légèrement.

Evident? Vraiment?

Jackie, Pete, Arthur Watson et les autres auraient-ils donc raison?

Allait-elle l'attendre, tout comme Sarah Jane?

Pas volontairement… Elle avait mieux à faire que de jouer les Pénélope, mais peut-être inconsciemment?

Plusieurs employés lui avaient proposer de sortir un samedi soir… et elle avait refusé…

Bon, pour le jeune Adam Mitchell, elle avait des excuses, mais pour les autres?

Le frère de sa colocataire, Peter Adams, était charmant… mais elle avait stoppé net ses avances en prétendant une rupture difficile…

Ce qui n'était pas loin de la vérité en fin de compte.

Le Docteur et elle n'avaient jamais été plus que des amis … Pas de véritable baiser … où elle ne soit pas possédée par le Vortex ou Lady Cassandra… Pas de déclaration non plus… de son côté tout du moins… Juste de longs regards et une entente telle qu'ils n'avaient jamais vraiment eu besoin de se parler pour se comprendre…

Comment faire quand vous avez perdu un amour véritable et que vous devez, bon gré, mal gré, tourner la page…

Ne plus y penser?

Vous jeter à corps perdu dans les rendez-vous galants… plus si affinités?

Hum.. Ca, ca aurait été la méthode de Jack…

Elle, elle se jetait à corps perdu dans le travail… et c'était bien assez…

Elle affichait un sourire brillant et avançait la tête haute.

Elle croyait que c'était suffisant…

Apparemment, elle avait tord…

Peut-être devrait-elle accepter l'offre de Mickey… et reprendre leur relation là où ils l'avaient laissée …



En sortant de la tour Torchwood, Rose eut l'impression une fois de plus qu'on l'observait. Impression assez désagréable, d'où la jeune femme accéléra et entra dans le premier bar qu'elle aperçut.

Autrefois, dans son monde, elle aimait assez fréquenter ce genre d'endroit avec son amie Shareen … surtout lorsqu'elle vivait avec Jimmy Stone. Elle animait les soirées en chantant avec le groupe ou en jouant les serveuses. Il fallait bien payer l'appartement- et les finances du jeune couple Jimmy & Rose étaient loin d'être brillantes.

Mal considérée par celui qu'elle aimait, parfois frappée, au bord de la dépression et endettée, Rose était revenue chez sa mère au bout de quelques mois… Et avait fini par se consoler dans les bras de Mickey….

Non, elle ne pouvait pas encore utiliser le pauvre garçon comme bouée de sauvetage. Il méritait mieux…

Sans doute le Docteur s'attendait-il à ce qu'elle finisse par épouser son petit ami, fonder une famille avec lui, avoir deux ou trois enfants et voilà, le parfait petit couple, laissé sur le "chemin lent" comme l'aurait appelé Reinette.

Mais ca ne serait pas le cas.

Mickey était un héros, désormais. Il méritait mieux.

"Bonsoir"

Rose se retourna et vit un homme aux cheveux d'ébène et au regard inquiétant assis près d'elle.

Rose: Bonsoir.

La jeune femme se rendit compte avec stupéfaction qu'elle n'avait plus flirter depuis… depuis Jack. En avait regarder le Docteur flirter avec toute sortes de femmes, courtisanes, mères de famille, femme arbres, candidates à Big Brother version satellite 5… mais elle? Il y avait bien eu Adam… et parfois Mickey mais depuis sa petite danse près de Big Ben avec l'agent du temps avec qui avait-elle flirter?

Avec le Docteur?

Oui… mais sans grand résultat, n'est-ce pas?

En un an, avait-elle perdu sa maestria dans l'art de séduire?

Après sa rupture avec Jimmy Stone, elle s'était posé la même question…

Le Docteur et Jimmy étaient à l'opposé l'un de l'autre mais l'état du cœur de Rose était tout aussi pitoyable.

"Une aussi jolie jeune femme ne devrait pas être seule un vendredi soir"

Et il attaque, n'est-ce pas?

Eh bien, laissons donc la parole au grand méchant loup… euh, attendez deux secondes, c'est moi, le méchant loup, non?

Rose: Mieux vaut être seule que mal accompagnée… surtout un vendredi soir.

"Dans un bar minable, dans le Sud de Londres à 10 heures du soir? Et avec une tasse de thé pour tout boisson?"

Rose se rapprocha du visage de son interlocuteur, comme pour lui confier un secret, mais ne put s'empêcher d'ajouter une note provocante au son de sa voix.

Rose: J'aime vivre dangereusement…

L'homme sourit à sa compagne et commanda deux vodkas avant de sortir un jeu de cartes.

Rose: Et à qui ai-je l'honneur? Oh mystérieux joueur de cartes qui n'aime ni le thé ni les bars du sud de Londres?

"Oh mais j'aime le thé, miss Tyler. Et le sud de Londres ne me déplaît pas. Vous pouvez m'appeler John Smith."

Le cœur de Rose s'arrêta de battre.

John Smith?

Oh seigneur pourquoi John Smith!

Et il l'avait appelée par son nom de famille… Il la connaissait…

Et dans ce regard si inquiétant… Il y avait quelque chose de familier, quelque chose d'ancien…

Rose: John Smith? Un nom assez commun pour un homme qui ne semble pas l'être…

John Smith sourit et montra à Rose trois tas de cartes.

John: Oh vraiment? Choisissez 2 cartes…

Rose: A une condition. Dites moi comment vous connaissez mon nom.

John: Oh mais ma chère Rose, je sais tout de vous. Vous êtes la fille du célèbre Pete Tyler. Vous habitez un appartement avec vue sur la Tamise près de Westminster avec votre meilleure amie, Annie Adams. Vous avez eu une longue relation avec votre collègue Mickey Smith et pensez la reprendre mais…

John Smith eut un sourire moqueur et s'approcha de la même façon que Rose l'avait fait quelques minutes auparavant.

John: Mais je ne pense pas qu'il soit encore intéressé par vos charmes…

Rose: Pardon?

John: Oh ne vous mèprenez pas, vous êtes charmante… vous êtes plus que belle, Rose, vous… brillez… Mais disons que vous n'êtes plus vraiment le type de ce cher Mr Smith.

Rose: Que voulez vous dire?

John: Vous me décevez… je vous aurais cru plus fine dans vos observations… Bien sûr, on vous disait assez égocentrique … surtout par rapport à votre entourage, mais tout de même…

Rose: Vous ne répondez pas à ma question…

John: Et vous n'avez toujours pas choisi vos cartes. Tststststttt…. Egocentrique et mal élevée…

Rose: Je n'ai pas le temps de jouer aux devinettes ni aux cartes… Au revoir.

Alors que Rose se levait, John Smith l'attrapa par le poignet et l'attira près de lui.

Au bord de la crise de nerfs, l'employée de Torchwood voulut se débattre, mais il y avait décidément quelque chose de fascinant chez cet homme… Il avait un regard qui vous hypnotisait … un peu comme un serpent.

Ils étaient proches… trop proches. John se pencha et murmura à l'oreille de Rose: "Ne tentons pas de découvrir aujourd'hui qui de nous deux est le méchant loup, miss Tyler: Choissez deux cartes et finissons-en".

Il la relâcha et Rose recula d'un bond.

Non, ca n'était pas son John Smith, plus de doute à avoir à ce sujet.

Il était séduisant… très séduisant.

La séduction du Diable en effet.

Rose nerveusement retourna 2 cartes et regarda son interlocuteur.

Rose: Satisfait?

John Smith observa les cartes un instant et sourit.

John: La dame de Pique… La mort rôde autour de vous, Rose… Mais cela, vous le saviez déjà…

Rose: Tant qu'elle n'est pas mon unique compagne…

John: Oh, elle pourrait le devenir… Et la dame de Cœur. C'est charmant. Vous l'aimez donc toujours, pauvre petite bécasse?

Rose: J'avais donc vu juste, tout cela n'est qu'une comédie, n'est-ce pas? Un déguisement, une farce… Ou devrais-je dire un premier face à face?

John, riant: Oh, mais c'est qu'elle n'énerverait…

Rose: D'accord, il est temps d'échanger les rôles, Mr Smith. Quel est ce Mal Ultime dont parlait Peter Kendlers?

Voyant un sourire s'afficher sur le visage de son interlocuteur, le sang de Rose se figea dans ses veines.

Rose: Etes-vous ce Mal Ultime?

John: Je commence à comprendre Theta… Vous êtes en effet spéciale, miss Tyler. Ce sera un plaisir de me battre contre vous… Et quand l'heure viendra, de mettre fin à vos jours…

Rose: De mettre fin à mes jours? Vous ne trouvez pas çà un peu mélodramatique?

John: J'adore le mélodramatique… et le noir. A vous revoir, miss Tyler.

Rose attrapa son sac et sorti son GSM. Prévenir Torchwood. Capturer ce John Smith avant que ce psychopathe ne mette ses plans de "Mal Ultime" en action.

Rose: Si vous croyez que je vais vous laissez filer, vous rêvez!

Rose regarda John Smith rire sans comprendre trop ce qui se passait. Sa vue baissait de plus en plus et elle entendit soudain le bruit sourd de son téléphone tombant sur le sol.

John: Oh mais je ne vais nulle part, moi, ma chère et tendre Rose… Votre voyage ne fait que commencer… Bienvenue en Enfer!

A suivre…


Chapitre 4 : Bienvenue en Enfer


Spoilers: Torchwood "Cyberwoman".



Lorsque Rose se réveilla, elle n'était plus dans le bar. Elle était allongée sous un arbre dans ce qu'elle reconnu comme Saint James Park. Elle avait toujours adoré cet endroit.

Sans doute monsieur je-sais-tout-et-je-vais-bientôt-vous-tuer-hahaha le savait-il, ca aussi…

En repensant à son petit tête à tête avec le mal ultime, Rose décida de se lever mais les courbatures dues à sa nuit passé à la belle étoile ne l'aidèrent pas vraiment.

Il fallait prévenir Torchwood. Ce John Smith ne présageait rien de bon… et les avis de tempête allaient bientôt déferler sur l'institution… Pas que cela l'aurait dérangée…

Rose aimait un peu d'animation. Mais John Smith, le Mal Ultime, quelque soit son nom ne semblait pas être un amateur…

Et il savait tout d'elle…

Même pour le Méchant Loup….

Tout comme les membres de Torchwood 4.

"Sincèrement, n'en n'aurais-je jamais fini avec le Satellite 5?"

Cherchant autour d'elle son sac, elle se rendit compte qu'on le lui avait volé… ou que le sieur Smith n'avait pas daigné le lui laisser…

Donc pas de GSM pour appeler les autres… ni d'argent pour prendre le bus ou le métro jusqu'à Canary Warf…

Bravo, tout simplement génial…

Soudain, elle aperçu deux silhouettes familières, appuyées tendrement l'une contre l'autre au bord de l'étang.

Ianto Jones et Liza!!!

Monsieur deux café svp et sa chère et tendre moitié… Eux, ils pourraient l'aider!

Liza faisait partie de l'ancien personnel de Torchwood 1 avant qu'Yvonne Hartman ne commence à jouer les apprenties sorcières. Pete l'avait réengagée… en même temps que son petit ami (et fiancé, désormais), originaire de Cardiff, Ianto Jones.

Un jeune homme charmant. Dévoué, serviable… et amoureux éperdu. Dieu sait ce qu'il ferrait pour Liza.

Rose se surprit à se demander si Ianto avait été à la place du Docteur, si il aurait trouvé un passage entre les deux mondes… malgré les risques…

Mauvaise question, Rose, très mauvaise, tu vas encore te mettre à déprimer.

Rose: Ianto, Liza! Vous tombez à pique!

Les deux amoureux regardèrent Rose un instant, l'air surpris.

Ianto: Excusez moi, miss, mais je ne pense pas vous connaître…

Ce fut au tour de Rose de tomber des nues.

D'abord le Mal ultime, ensuite les employés de son père qui se mettaient à faire de l'humour…

Rose: Hello, c'est moi, Rose… Miss Néant? La fille du patron? L'ex de Mickey Smith? Le Méchant Loup?

Mauvais exemple … eux ne pouvaient pas savoir… Enfin avec Torchwood et ce monde parallèle, il ne fallait jurer de rien…

Mais en voyant l'air totalement affligé des deux jeunes gens, Rose commença à se poser de sérieuses questions.

Ianto: Je suis désolé…

Liza: Attendez, quand vous dites "fille du patron"… C'est vrai que Pete Tyler a bien une fille nommé Rose, mais ce n'est pas vous… Je veux dire, j'ai vu des photos de Rose Tyler dans la presse, et elle ne vous ressemblait pas du tout…

Ok, Rose… On reste calme… Et dès que tu arriveras au bureau tu ne fais pas virer Liza comme tu l'as fait avec Adéola, juste parce que sa tête ne te revenais pas…

Rose prit une profonde respiration. Tout cela devait avoir une explication logique… en espérant que John Smith n'y soit pas pour quelque chose…

Dans ce cas, Dieu seul savait ce que l'avenir lui réservait…



Rose se laissa conduire à la Tour Torchwood, répondant aux questions incessantes de Liza…

Ianto, comme à son habitude, restait maître de lui. Ce garçon semblait vraiment imperturbable… du moins en apparence…

Arrivée devant la porte d'entrée, Rose fit son plus beau sourire au gardien, Hopkins, qui à son tour sembla la dévisager avant de s'adresser à Ianto et Liza.

Hopkins: Nouvelle recrue?

D'accord- soit Hopkins devenait gâteux- à 70 ans, il était grand temps de prendre sa pension, mais tout de même…. Soit… soit la situation devenait vraiment "docteuresque"….

Ou plutôt "malultimesque"…

"Bienvenue en Enfer"… En effet…

Rose, à bout de nerfs, sortit son passe de la poche de sa veste. Heureusement, elle ne l'avait pas mis dans son sac. Là, elle avait une preuve!

La jeune femme glissa sa carte dans la serrure électronique mais la porte ne s'ouvrit pas. La petite lumière resta rouge… Encore et toujours rouge…

Rose resta là, à fixer cette fichue porte, bouche bée. Elle était en plein cauchemar… Elle allait se réveiller, de cela elle en était sûre… Et elle serait à bord du Tardis, elle raconterait son rêve au Docteur et tout deux riraient de son extravagante imagination.

Mais elle ne rêvait pas…

Ce n'était pas un cauchemar… C'était la réalité…

Il n'y avait que la réalité pour être aussi cruelle… et tordue….

Rose: C'est impossible, impossible….

Ianto: Laissez moi faire….

Gentiment, Ianto Jones confia Rose à sa fiancée et se servit de son propre passe.

Code correct, agent de Torchwood identifié…

Lueur verte.

La porte s'ouvre.

Les portes s'ouvrent devant Ianto Jones mais les ponts se brisent et les murs se referment devant Rose Tyler.

La malédiction du Méchant Loup, sans doute.



"Alors, voyons un peu voir ce que nous avons là…"

Rose soupira et ne pu s'empêcher de sourire à James Foreman.

James avait beaucoup du Docteur en somme… Il avait travaillé pour l'URNU, avait une connaissance extraordinaire des étoiles et c'était un véritable génie en sciences…

Mais James n'était pas le Docteur… Si Rose avait cherché une preuve, elle l'avait trouvée. Un seigneur du temps aurait réussit à voir à travers les réalités… Il aurait su qui elle était, au lieu de tomber dans le piège de John Smith.

James était bel et bien humain. Ce qui ne l'empêchait pas d'être tout à fait charmant.

James: Vous vous appelez donc…

Rose: Rose Marion Tyler. Et vous êtes James Foreman, employé par l'URNU mais vous travaillez à la Tour Torchwood depuis l'alliance des deux forces terrestres. Vous êtes né à Glasgow mais vos parents étaient anglais. Vous êtes divorcé, mais vous ne parlez jamais de votre ex femme. Vous avez un doctorat en Physique… physique quelque chose… et en Mathématiques. Et vous en connaissez plus sur les cultures extraterrestres que la majorité des agents de Torchwood… Je continue?

C'était au tour de James Foreman de tomber des nues… Décidément, Rose semblait avoir le don d'étonner son monde aujourd'hui… Et cette situation commençait à l'amuser.

James: Vous lisez dans mes pensées?

Rose sourit. On la prenait pour une alien. De mieux en mieux…

Rose: Non, James. Mais nous sommes amis, vous et moi.

James Foreman s'assit à la table d'interrogation, intéressé.

James: Vraiment?

Rose: Oui. Il y a quelques temps, Mickey et Jake sont partis pour la Roumanie. Ils y ont vus d'étranges symboles et un homme qui leur a parlé du Mal Ultime, Peter Kendlers. Ensuite, Torchwood 4 a réapparu… et hier soir, je l'ai rencontré.

James: Qui donc?

Rose: Le Mal Ultime. J'aurais besoin de parler à Kendlers…

James: Pas avant que vous m'ayez dit qui vous êtes vraiment… et comment vous savez tout cela…

Ok, James était charmant mais légèrement agaçant parfois…

Rose: Je suis Rose Tyler. Fille de Pete et Jackie Tyler. Ancienne vendeuse chez Hendrick's. Ancienne compagne du dernier des seigneur du temps. Méchant Loup et sur le point de piquer une crise de nerfs intersidérale si vous ne me laissez pas…

Pete: Ohoho, on se calme… James, vous pouvez disposer, je m'occupe de miss… Tyler.

Rose regarda son père un long moment mais ce n'était pas lui. Ce n'était pas vraiment lui. Elle connaissait Pete, le Pete avec lequel elle s'était réconciliée peu de temps auparavant. Cet homme…

Cet homme, c'était celui qui l'avait reniée près du pont de Londres… L'homme d'affaires et le directeur de Torchwood… Mais pas son père…

James céda sa place à son patron tout en ne quittant pas Rose du regard avant de s'éclipser dans la pièce d'à côté.

Pete: J'ai vu votre passe…

Rose: Je l'ai donné à Ianto, je savais qu'il vous le ferrait parvenir.

Pete: Vous êtes d'un autre monde, n'est-ce pas?

Rose rit légèrement à l'ironie de la situation.

Rose: Ca devient une habitude chez moi.

Pete: Pardon?

Rose: Je suis originaire du monde… appelons le A. Il y a eu une guerre entre deux armées aliens et je me suis retrouvée dans le monde B… et ce monde… ce monde ci eh bien… nous l'appellerons B bis. Parce que TOUT y est absolument pareil… excepté pour moi.

Pete: J'ai bien une fille qui s'appelle Rose. Mais elle ne vous ressemble pas du tout. Elle est à l'université- elle commence un masters en histoire de l'art.

En Histoire de l'art? Hum… Là, oui, c'est sûr, elles étaient TRES différentes…

Pete: Sa mère est morte quand elle était très jeune… Un stupide accident de voiture…

Rose se souvint de Pete, se jetant en dessous des roues de la voiture, pour la sauver… Dans ce monde, c'était Jackie…

Rose: Je suis désolée…

La jeune femme prit doucement la main de son père dans la sienne… après tout, peut-être ce Pete Tyler n'était-il pas aussi froid qu'il ne semblait l'être.

Soudain l'homme d'affaire retira sa main et Rose le regarda, surprise. Le masque glacial était de retour… Il avait quelque chose en tête.

Pete: Si vous avez voyagé à travers le Néant, alors vous devez avoir sur vous des traces de sa matière…

Rose: Oui, bien sûr…

Pete se leva d'un bond et appela plusieurs de ses hommes.

Pete: C'est parfait. Messieurs, emparez vous d'elle.

Rose: Pardon?

Pete: Votre sang, Rose. Les particules du Néant ont affecté votre sang… Ils lui ont sans aucun doute donné des particularités extraordinaires…

Rose: Vous voulez mon sang?

Pete: Votre sang et votre cœur. Rose, elle est mourante… Ma Rose… Vous ne vous ressemblez pas physiquement mais vous êtes sans doute les mêmes génétiquement… Elle doit vivre… Elle est brillante, elle a un avenir prometteur…

Rose sentit son cœur si convoité se briser une fois de plus dans sa poitrine.

Rose: Et moi alors?

Pete: Un sacrifice est toujours nécessaire pour une grande cause…

Rose: Mais c'est injuste! J'ai le droit de vivre!

Pete: Et elle celui de mourir peut-être? Emmenez là à Albion- Foreman?

James: Oui, monsieur?

Pete: Je vous la confie… Une Rose pour une Rose… Le marché me semble équitable… Qu'en pensez vous, monsieur Smith?

John Smith sortit de l'ombre et salua l'homme d'affaires.

John: Tout à fait, monsieur Tyler.

A suivre...


Chapitre 5: Les brumes d'Avalon


Spoilers pour l'ancienne série: dans "Battlefield", la fée Morgane annonce au Docteur (n°7) qu'un jour ils seront ennemis et qu'il se ferra appelé "Merlin".

Spoilers saison 1- Dites bonjour au Docteur n°9!


Snif… Il le fallait… J'ai pas pu résister… Et puis sur fanfiction.net, on m'a réclamé à grand cri le Docteur… qui suis-je pour refuser quelque chose à mes fidèles lecteurs



James Foreman regardait cette jeune femme venant d'un autre monde… Elle allait être sacrifiée pour sauver une autre Rose…

Une Rose contre une Rose…

Pour Pete Tyler, le marché paraissait acceptable…

Pour James, non.

Il fallait agir vite. Très vite.

Rose était entourée par les brumes d 'Avalon. Elle était sur la petite île sacrée des druides et se laissait bercer par le vent alors que les bras protecteurs du Docteur- de son premier Docteur- l'entouraient tendrement et la réchauffaient.

Le roi Arthur avait appelé le Docteur Merlin et ce dernier n'en n'avait pas parut très surpris…

Quant à elle, le grand roi l'appelait "Lady Nimue"… Rose était loin d'être une lady- elle aurait plus été du genre Eliza Doolitle- et elle ignorait qui diable pouvait bien être Nimue.

C'était en regardant avec Jack quelques mois plus tard le film "Merlin" avec Sam Neil qu'elle comprit.

Nimue était la bien aimée de Merlin- celle qu'il était censé perdre à fin de devenir le grand magicien dont parlent les légendes.

Les deux amants étaient séparés, dans deux mondes différents…

Rose avait échangé un long regard avec le Docteur avant que celui-ci ne se remette au travail. Elle s'était promis de ne jamais le quitter, que rien ni personne, ni Mab, ni Morgane, ni Daleks ne pourraient la séparer de lui.

Oh combien elle avait eu tord…

Et pourtant elle était de retour sur Avalon, avec son cher numéro 9, de grands yeux tristes mais bleus comme l'azur, un sourire qui aurait fait fondre les mers glacées de "la femme qui pleure" … et ce je ne sais quoi qui faisait de lui LE Docteur… l'homme qu'elle aimait et qu'elle aimerait toujours… Vie fantastique avec un mari, trois enfants, une maison dans les beaux quartiers et un chien nommé Arthur ou pas…

Rose pencha légèrement la tête et sourit au Docteur qui lui sourit à son tour. Son cœur allait bientôt exploser de joie- elle était là où elle voulait être et rien ne pourrait l'arracher à ce bonheur.



"Rose! Rose, je vous en prie, réveillez vous!"

James Foreman tentait de faire revenir à elle la jeune femme, mais celle-ci était plongée dans un rêve qui semblait être plus qu'agréable. Elle souriait dans son sommeil. On aurait dit un ange… Un ange prise au piège dans un rêve trompeur, la condamnant à une mort plus que certaine. Il fallait l'éloigner d'ici à tout prix!

Rose: Docteur…

Le seigneur du temps caressa doucement la joue de sa compagne avant de lui répondre.

Le Docteur: Rose…

Rose: Je pensais que je ne te reverrais jamais… surtout avec ce visage là… et encore moins ici…

Le Docteur: Nous sommes à quelques pas du Styx…

Rose: Je croyais que c'était Avalon?

Le Docteur acquiesça.

Le Docteur: C'est ton rêve, Rose… C'est toi qui choisit le décor que tu préfères…

Rose se mit à rire. Avalon comme endroit favori? Elle aurait plutôt choisi le Tardis… ou une friterie à la rigueur ... Mais Avalon?

Rose: Mais ce n'est qu'un rêve, n'est-ce pas? Je vais me réveiller et tout cela disparaîtra… tu disparaîtras et je ne te reverrais plus… Oh Docteur, c'est trop injuste! Nimue et Merlin ont eu une fin heureuse, pourquoi pas nous?

Mais alors que Rose était au bord des larmes, le Docteur avait l'air grave, sombre. La jeune femme savait qu'il n'aimait pas que l'on parle de cet épisode, mais si ce n'était qu'un rêve, alors à quoi bon se priver, à quoi bon retenir ses larmes puisqu'il n'est pas réel, rien n'est réel… juste un mauvais tour de son inconscient, jouant sans vergogne avec ses sentiments.

Le Docteur: C'est un rêve et ce n'en est pas un, Rose… La situation est bien plus grave. Tu es mourante.

Mourante?

Tout à coup, la réalité frappa Rose en plein cœur… Pete Tyler, son père… Il allait la tuer pour sauver l'autre Rose…

Le Docteur: Je suis désolé pour ton père…

Rose ne put s'empêcher de sourire à l'ironie de la situation.

Rose: Et dire que je vous ai sacrifié, toi et le monde, pour connaître cet homme…

Le Docteur: Ce n'est pas lui… Il n'est pas ton père, Rose.

Rose: Celui du monde où je vis désormais non plus…

Le Docteur: Pour çà aussi, je suis désolé…

Rose: Je sais.

Le Docteur observa Rose un instant avant de la prendre par la main, de la même façon qu'il l'avait fait au Powell Estate la première fois où elle lui avait posé des questions sur son identité…

"La Terre, je peux la sentir bouger… Et si on lâche… C'est ce que je suis, maintenant oubliez moi, Rose Tyler"

Mais comment aurait-elle pu l'oublier?

Le Docteur: Il n'a jamais pu te le dire… mais… tu sais, n'est-ce pas?

Rose n'avait pas besoin qu'il lui précise qu'ils avaient changé de sujet… qu'ils parlaient désormais d'un homme brun au costume rayé… et à une certain conversation interrompue sur une plage norvégienne… un peu comme celle-ci…

Rose: Je sais…

Le Docteur: Je t'aime, Rose… Plus que tout au monde…

Rose sourit, l'air moqueur.

Rose: Plus que madame de Pompadour?

Le Docteur, souriant: Plus que madame de Pompadour.

Rose: Plus que le capitaine Jack?

Le Docteur: Beaucoup plus que le capitaine Jack!

Rose: Plus que les bananes?

Le Docteur: Mmmm… Ca, c'est très difficile… mais oui, plus que les bananes…

Rose: Je t'aime aussi…

Dans d'autres circonstances, l'un comme l'autre aurait trouvé cette scène beaucoup trop… gnan gnan, totalement indigeste… Mais ils étaient heureux… et ensemble…

Les lèvres du Docteur s'étaient délicatement posées sur celle de Rose et cette dernière répondit avec la même tendresse au baiser de son Docteur… Merlin et Nimue, alias Viviane… la Dame du Lac avait retrouvé son cher enchanteur… et Rose Tyler, le Méchant loup son seigneur du temps…

Soudain, tout devint sombre et Rose ne sentit plus les douces caresses du Docteur. Juste le froid… et les ténèbres.

Et une voix… une voix familière… mais pas celle du Docteur.

Celle de James Foreman.

James: Ah enfin la belle au bois dormant se réveille!

Rose: Docteur? Où est-il, James? Où est le Docteur… et où sommes nous? Ca n'est pas Avalon…

James: Avalon?

Rose regarda autour d'elle. Ils étaient dans une rue, une de ces petites rues sombres où mieux ne valait pas mettre le pied après 10 heures du soir. Mais pas de brume, ni de vent, ni de douce odeur de sapin, ni de musique, ni de lueur dorée… ni de Docteur. Juste James Foreman qui se demandait si elle ne devenait pas folle.

A juste titre… Avalon était une légende pour bon nombre de personnes… tout comme le Docteur, d'ailleurs.

James: Ils vous ont droguée pour l'opération, c'est normal que vous déliriez un peu, laissez moi vous aider à marcher… J'ai un ami qui habite près d'ici. Il vous protégera contre Torchwood et Pete Tyler.

Rose rit amèrement. James était un doux rêveur… et c'était elle qui était supposée être en plein délire? C'est l'aveugle qui se moque du borgne.

Rose: Protéger de Torchwood? C'est qui votre ami? Dieu le Père?

James: Arrêter de ronchonner, Rose…

Rose: Mais je ne ronchonne pas! Je vois seulement la situation comme elle est…

Rose s'était retournée un instant pour montrer à James la ruelle dans laquelle ils avaient trouvé refuge et par là lui démontrer l'état pitoyable de leur situation lorsqu'elle entendit comme un cri étouffé.

Une main gantée de noir recouvrait la bouche de l'ex employé de l'URNU alors q'un couteau le traversait de part en part, souillant sa chemise blanche d'une tache de sang.

Rose tenta de rattraper le corps chancelant de son ami avant de relever sa tête vers l'assassin...

John Smith, nettoyant son poignard avant de le jeter à quelque mètres de là, sourit à Rose et lui fit un clin d'œil.

John: Hello miss Tyler. Belle journée, n'est-ce pas?

Rose: Espèce de malade! Vous l'avez assassiné! Il est mort!

John: Il n'a vraiment pas à se plaindre. C'est une mort rapide, sans douleur. Pas comme celle que je vous réserve…

Rose: Pourquoi?

John: Pourquoi? Parce qu'il vous aime… et que vous, ma lumineuse Rose, souffrant mille morts, sera ma plus belle vengeance…

Rose: "Il" étant le Docteur… Et "Il" étant dans une autre dimension ne saura jamais ce que vous m'avez fait subir… Vous passez votre temps, monsieur Smith.

John, souriant: Ah qui sait, qui sait… Les voix de Rasillon sont impénétrables… Oh et si j'étais vous, je changerais de vêtements… ceux-là sont couverts d e sang… On pourrait croire que vous sortez tout juste d'un hôpital psychiatrique et que vous avez assassiné ce pauvre James Foreman, huh, qu'en dites vous?

Rose regarda sa robe d'hôpital couverte du sang de James Foreman et jura en silence. Psychopathe ou pas, sur ce point là, elle devait donner raison à John Smith.

Elle avait besoin de vêtement neufs… et d'une bonne tasse de thé…

A suivre…


Chapitre VI : La guerre des deux Roses


Spoilers : « The runaway bride », saison 3 en général et Torchwood, saison 1.


Etre seule dans une grande ville, cela n’est jamais très agréable. On ne ressent jamais mieux la solitude que lorsqu’on est noyé dans une foule bruyante et pressée.
Chaparder des vêtements non plus n’est pas facile… encore moins lorsqu’on a le ventre vide. Quand avait-elle pris son dernier repas ? Avant que ce cauchemar ne commence, en somme… Hier au soir…. Il était près de 4 heures de l’après midi si elle en croyait Big Ben et elle allait bientôt s’évanouir si cette histoire ne trouvait pas d’explication logique.
Le Docteur en aurait trouvé une, lui.

Qui qu’il soit, John Smith le connaissait… et prenait sa revenge… contre elle …
Il devait être extraterrestre, comme le Docteur…. Ils avaient tous les deux ce même regard, où l’on pouvait lire le même savoir, le même pouvoir.. Excepté que le Docteur, la plupart du temps (quand il ne se prenait pas pour la dernière autorité suprême), avait cette bonté et cette indéniable joie de vivre qui illuminait son visage, ses yeux, son sourire… Cette chaleur quasi humaine qui irradiait de sa personne…
Rien à voir avec la froideur sibérienne de ce Mr Smith…

Et si c’était un seigneur du temps, lui aussi ?

Et si tu arrêtais deux secondes de penser et que tu te trouvais à manger ?
Rien à redire, mais Londres, quelque soit la dimension où vous vous trouviez est chère… très chère….
Surtout quand on s’est fait voler son sac à main par un alien psychopathe et que l’un des hommes les plus puissants d’Angleterre vous recherche pour vous sacrifier sur l’autel de l’amour filial.
Arg. Bien ma chance !
Dans son monde, elle aurait pu téléphoner à Shareen… dans l’autre monde, celui que le Destin avait choisi pour elle, il y avait Torchwood, bien sûr… mais aussi Annie, sa colocataire…
L’autre Rose vivait-elle aussi avec l’apprentie journaliste ?

Rose se détacha de ses pensées un instant, sentant la douce odeur des frites titiller ses narines.
Dieu qu’elle avait faim. Mais pas un penny en poche… Elle n’allait pas encore jouer les Selina Kyle… pas après les vêtements… Une fois par jour, la santé pour toujours… Deux fois, et c’est Scotland Yard assuré…
Mais la tentation et la faim finir par avoir raison de ses principes. Rose entra et s’assit à l’une des tables, l’air assuré.

Rose : Bonjour, je voudrais… mmm… Des frites avec un hamburger et.. oh ! Un milk-shake à la banane !
A la vôtre, Docteur… Où que vous soyez….

Relevant la tête pour rendre la carte à la serveuse, Rose eut la surprise de reconnaître Annie.
Que diable faisait-elle ici ? Etait-elle devenue serveuse dans ce monde ? Avec son ambition ? C’était absurde, inimaginable !
Soudain, une troupe armée débarqua dans la friterie, défonçant la porte d’entrée.

Garde : Ici Torchwood Quatre, vous êtes cernés !

Rose : Torchwood 4 ? Mais Torchwood 4 est à Dublin…

Annie regarda sa « cliente », amusée.

Annie : Et le SD 6 était des enfants de chœur…

Rose : Que veux… voulez-vous dire ?

Annie : Torchwood 4 est censé avoir disparu.. En fait, c’est faux. L’institution devenait un peu trop célèbre… Ils avaient besoin d’agir dans l’ombre pour leurs missions.. délicates…

Rose : Dans le genre ?

Annie : Dans le genre faire exploser un snack rempli d’aliens… peu importe les humains…

Rose ne put s’empêcher de sourire.

Rose : Il y a une différence avec les autres Torchwood ?

Annie sourit à son tour.

Annie : Oui. Les autres doivent répondre de leurs actes devant le parlement et le président Mr Saxon.

Rose : Saxon ? Qu’est-il advenu d’Harriet Jones ?

Annie : Où diable avez-vous passé ces dernières semaines ? Au fin fond de la brousse ? Harriet Jones est morte… Et certains murmurent que Torchwood 4 ne serait pas totalement innocent dans cette histoire. Venez… Le bâtiment doit vivre ses derniers instants…

Elle ajouta en souriant : « Bon sang, ça va être l’histoire du siècle ! »

Réussissant à s’échapper par les toits, Rose hésita un instant, retenant la journaliste.

Rose : Et les autres clients ?

Pendant un bref instant, Rose crut voir un soupçon de remord sur le visage de la jeun femme, mais il s’envola aussi rapidement qu’il était apparu.

Annie : Bah, on ne peut pas sauver tout le monde… Allez, venez !

Rose avait envie d’étrangler la reporter pour ces quelques mots, mais elle préféra courir… alors que la friterie explosait à une dizaine de mètres de là.

Annie : Cachez vous !

Rose, suivant les ordres, s’abaissa derrière une cheminée et vit plusieurs employés de Torchwood, habillés de noir et armés jusqu’aux dents.

Annie : Torchwood 4… Ce sont les nettoyeurs..

Rose : Ne me dites pas. Julian Sark, Kelly Peyton et cie ?

Annie : Ne riez pas, ces types sont dangereux ! Regardez bien leurs visages, ils sont déterminés… prêts à tuer si ils en ont l’ordre !

Rose observa les nettoyeurs et s’étonna d’un visage familier.

Rose : Adeola Oshodi ? Je croyais qu’elle travaillais pour Torchwood One?

Annie : Ca n’est pas Adeola. C’est sa cousine… Martha Jones.Venez, on est tout près de mon appartement. Au fait, je me présente, je suis Annie Adams, reporter et vous ?

L’ancienne compagne du Docteur hésita un instant… Elle aurait pu révéler à Annie sa véritable identité.. Elle l’aurait sans doute prit comme le scoop du siècle… Mais le temps manquait…

Rose : Marion… Marion Foreman.
Pauvre James... Pardonnez moi.


L’appartement était le même. Même vue sur la Tamise, qui avait repris des formes depuis le (presque) mariage de Donna Noble.

Annie : Ma colocataire est très malade. Certains diraient même mourante… C’est ce que le « Sun » prétend.. Mais vous connaissez ces journaux à scandale ! Des torchons sans cervelle !
Je vous sers quelque chose ?

« Il y a quelqu’un ? »

Rose ne reconnut pas la voix, mais elle venait de sa chambre. Une femme apparut. Elle était brune, les cheveux courts et plus pâle que la mort elle même.

Annie : Salut Rosie ! Je te présente Marion Foreman. Marion, voici Rose Tyler, future conservatrice de la National Gallery !

Rose II : Tu exagères…

Mais lorsque le regard de la brune croisa celui de Rose, il se passa quelque chose d’étrange… C’était comme si l’autre Rose l’avait reconnue… et la craignait.

Rose II : Annie, il n’y a plus de lait, tu peux aller en chercher ?

Sentant comme une tension dans la pièce, la journaliste, bien qu’à regret, s’exécuta.

Les deux Roses s’observèrent un instant avant que la brune ne détourne le regard et ne se lève, prenant quelque chose dans le tiroir.

Rose II : Je sais qui vous êtes… On m’a prévenue…

Rose I : Qui çà ?

La seconde Rose se retourna d’un bond, menaçant son autre elle-même d’un couteau.

Rose II : L’homme noir ! Ne niez pas ! Il m’a tout dit !

Rose tentait de garder son calme. Mais il était évident que cette femme – qui était censée être elle- n’avait plus toute sa tête.

Rose I : Tout quoi ?

Rose II: Que vous étiez venue pour prendre ma place, pour me tuer !

Rose I : C’est ridicule. Je n’appartiens même pas à ce monde et je ne tiens pas à y rester. Votre homme noir se trompe, miss Tyler.

Rose II : Non, le Maître a dit vrai, je le crois, je lui fais confiance. C’est mon ami…

Rose I : Le Maître ? Vous appelez John Smith le Maître maintenant ?

Rose II : C’est son nom…

Elle avait sur le visage une telle expression d’adoration que Rose se prit à espérer qu’autant qu’elle aie aimer le Docteur elle ne soit jamais tomber à ce point dans le fanatisme…

Rose II : Le Maître, mon Maître… Il m’a promis la vie éternelle…

Rose I : Ne me dîtes pas ? A ses côtés ? Et vous l’avez cru ? Vous avez eu tord, Rose, il vous a menti. Tout a une fin… Tout meurt. Vous, moi, la Terre… même les seigneurs du temps.. Rose II : Vous voyez, vous savez qui il est.

Rose I : Un fichu menteur et un assassin.

Rose II : Vous mentez, vous mentez !

Rose I: Il a tué James Foreman devant mes yeux !

Rose II : VOUS l’avez tué, pas lui.

Rose I : Votre petit Maître chéri se fait appelé le mal Ultime, il doit bien y avoir une raison…

La brune se précipita vers la blonde, furieuse, prête à la lacérer de coups de couteau. Rose l’évita de peu et tenta de lui échapper, courrant à travers l’appartement. Ouvrant la première porte, Rose entra dans LA pièce réservée à Annie… « La chambre des bizarreries », où la reporter rangeait articles, souvenirs et autres armes qui avaient servis à ses enquêtes.

C’était certain, Annie allait être furieuse, elle qui aimait tant l’ordre. Son bureau fut renversé, ses livres jetés par terre dans la lutte. Rose réussit à reprendre le couteau à son adversaire mais celle-ci s’était trouvé un autre joujou, un poignard qui pouvait mettre fin aux aventures de Rose Tyler, la blonde.
Soudain, les deux Rose entendirent Annie renter. La peur et la folie se lisaient dans le regard de la Rose de ce monde. Le Maître avait fait du beau travail… vraiment.

Rose II : Je ne te laisserais pas me tuer.

Rose I : Je n’en ai aucune intention.

Le Maître : Pourtant, il le faudra…

Les deux Rose se retournèrent et virent le seigneur du temps assit dans le grand fauteuil d’Annie.

Rose I : Rose Tyler n’est pas une meurtrière, Mr Smith. Ne me confondez pas avec vous !Le Le Maître : Allez dire çà à l’empereur des daleks, voulez vous… ou au sieur Toby. Deux Rose Tyler ne peuvent pas vivre dans le même monde… L’une d’entre vous doit mourir… Ou c’est la fin du monde…
La brune regarda le Maître avant de se précipiter en hurlant vers l’ancienne compagne du Docteur.
Deux détonations plus tard, elle s’écroulait… Et Rose regardait le corps sans vie de cette autre elle-même alors que le Maître souriait, l’air satisfait.

Le Maître : Bien, bien, je crois que nous avons la réponse à notre question, Méchant Loup.

Rose visa l’extraterrestre avec l’arme qui avait tué sa disciple, mais tout à coup, tout devint noir et ténèbres.

A suivre...


Chapitre VII : Les jeux de l’amour et du hasard


Spoilers Doctor Who saison 1 « L’explosion de Cardiff », saison 2 “Le règne des Cybermen”.

Lorsqu’elle avait 16 ans, Rose avait l’habitude de se réveiller avec la gueule de bois, fruit de ses nuits torrides avec son petit ami de l’époque, Jimmy Stone.

Par « nuit torride », allez comprendre jouer les serveuses, crier (pardon je voulais dire chanter ) dans un micro, à ânonner les textes insipides que Jimmy et le groupe avaient concocté la veiller, se trémousser sur scène à la Britney Spears pendant près de deux heures alors que le groupe sus mentionné tâchait de « faire de la musique », une fois rentrés dans l’appartement minable, se prendre la tête avec Jimmy (souvent au sujet de l’argent ou d’un quelconque problème domestique, ou quelque fois au sujet du groupe), noyer son chagrin (et ses illusions) dans une bouteille de bière… ou deux… ou même trois… allez, va pour quatre, se réconcilier avec Jimmy (parce qu’on l’aime tant, n’est-ce pas ?

Et puis dire le contraire serait donner raison à maman et Mickey…), finir la nuit dans ses bras… avec toujours cette odeur d’alcool bon marché et de cigarette… avant de se réveiller quelque heures plus tard… Avec cette satanée gueule de bois dont nous parlions au départ.

De sa petite mésaventure inter dimensionnelle, Rose gardait un mauvais souvenir. Comme le Maître le lui avait fait remarquer, ce n’était pas la première fois qu’elle commettait un meurtre… là aussi, c’était de la légitime défense… Mais tout de même…
Ainsi, elle se retrouvait dans un des innombrables laboratoires de Torchwood One, entourée par une horde de docteurs.
La situation aurait pu être très agréable si ces « docteurs » avaient été le sien (peu importe l’incarnation), mais malheureusement les praticiens présents dans la pièce étaient très humain… et totalement bornés… A tel point qu’elle s’attendait à voir apparaître à un moment ou à un autre son psychiatre….

« Bonjour la compagnie, on peut vous déranger ? »

Rose sauta de joie en entendant la voix familière de James Foreman.
Bousculant le pauvre Mickey, elle se réfugia dans les bras du scientifique qui, surpris, se mit à rire.

James : Eh bien dites donc, quel accueil ! C’est votre petit voyage qui vous rend aussi chaleureuse ?

Mickey observait la scène, serrant les dents avant de hausser les épaules. Il l’avait perdue pour Jimmy Stone, puis pour le Docteur… Et la voilà se jetant au cou de James Foreman…Il fallait croire que son tour ne viendrait jamais…

Laissant Rose aux bons soins de son nouveau chevalier servant, Mickey se dirigea vers la salle d’entraînement où son équipier Jake Simmonds essayait une nouvelle méthode de combat.

Mickey : Oùlà, tu tiens la forme toi au moins !

Jake, souriant : Yep ! Au top niveau! Et Rose ? On a du nouveau ?

Mickey : Elle n’a pas traversé le Néant… Si j’en crois son rapport, ce « Mal Ultime » aurait créer un univers parallèle dont elle aurait été prisonnière.

Jake : La question est : pourquoi ?

Mickey : Pour la tester… Ce John Smith, ce « Maître », il connaît le Docteur…

Jake se rapprocha de Mickey, inquiet.

Jake : Si il s’en prend aux compagnons du Docteur, alors toi aussi, tu es en danger.

Mickey sourit devant la sollicitude de son ami.

Mickey : Nah… Moi et Rose ont est pas dans la même catégorie… Même si je joue les héros, on sait très bien que je reste le chien de ferraille et elle… Elle, la compagne du Docteur… et le Méchant Loup.

Jake : Je crois que tu n’as pas assez confiance en toi-même… Tu es un héros, Mick, que tu le veuilles ou non .

Mickey regarda par la fenêtre, l’air pensif. C’était un cycle infernal, et cela ne finirait jamais… A moins qu’il n’y mette fin lui-même… Il y était presque arrivé, l’an passé, avec Tish Delaney. Rose n’avait pas apprécié… et au lieu de rester sur ses bonnes décisions, il avait fait demi-tour. Il avait abandonné la fidèle Tish pour retourner misérablement adorer Rose Tyler.
Mickey : Elle est avec James Foreman. Si tu l’avais vue se jeter dans ses bras tout à l’heure… Elle dit qu’elle n’est pas en plein déni et regarde là, sauter au cou de ce … de ce « Docteur » humain…

Mickey voulait continuer, mais sa bouche était fermée, comme emprisonnée par celle de Jake.
Non, ce n’était pas un rêve… Jake était en train de l’embrasser.
C’était… totalement contre ses règles.. Il aimait les filles, les jolies blondes avec de grands yeux noirs… pas les garçons…
Et pourtant… Ce baiser sonnait… juste.
Son autre lui-même et Jake étaient amants… Etait-ce à dire que lui aussi était … gay ?
A ça non alors !

Mickey : Mais arrête ! Qu’est-ce que tu fiches !

Jake : Ca me semblait évident..

Mickey : Je croyais qu’on avait déjà parlé de çà. Je ne suis pas Rickey !

Jake le regarda longtemps, l’air désolé. Et cet air de pitié fit presque mal à Mickey. Il se fichait de lui… ou mieux, il le plaignait. Et son orgueil en prenait un coup.

Jake : Non, tu n’es pas Rickey, là, nous ne pourrions pas être plus d’accord.

Sur ces mots, Jake s’en alla, laissant Mickey seul, face à ses pensées, de plus en plus sombres.

Rose : Salut Jake ! Hum… Pas même un bonjour, vous vous êtes disputé ou quoi ?

Mickey lança à Rose un regard noir qui fit reculer la jeune femme d’un pas.

Mickey : Pas tes oignons.

Rose : Mais qu’est-ce qu’il te prend ?

La jeune femme se rappela de Cardiff et de leur dispute, de leur rupture. Il avait ce même air sombre, cette même colère dans la voix.
A l’époque, il était jaloux du Docteur… maintenant, elle ne pourrait jamais plus revoir le seigneur du temps, alors pourquoi cette fureur ?

Rose : Mickey ?

Mickey : Tu n’as rien d’autres à faire ? Ton petit docteur Foreman ne t’attend pas quelque part ?

Rose se mit à rire et voyant l’incompréhension de son ami, elle rit de plus belle.

Rose : James Foreman ? Enfin Mickey, James et moi sommes amis. Si j’étais contente de le voir tout à l’heure, c’est parce que le Maître l’a tué devant mes yeux dans l’autre monde. J’aime bien James, oui, mais comme un ami. Un bon ami, rien de plus.

Le visage du jeune homme s’éclaircit alors que sa main trouvait celle de Rose.

Mickey : Vrai ?

Rose : Vrai.

Rose déposa un tendre baiser sur les lèvres de Mickey et sourit. Elle était heureuse et elle le resterait. Elle aurait une vie fantastique, avec une famille et des enfants … Une vie pleine d’aventures grâce à Torchwood, mais complète, grâce à Mickey. Il l’aimait, il l’avait toujours aimée et quoi qu’en dise ce fichu seigneur du temps, cela ne changerait pas.

Rose : On se retrouve chez moi à 8 heures ? Annie est en voyage pour le Times… L’appartement sera tout à nous…

Mickey hocha la tête et regarda Rose s’éloigner avant de porter sa main à ses lèvres… se demandant pourquoi le baiser de Jake brûlait encore dans son esprit… même après celui de Rose…

A suivre….


Chapitre VIII : L’art d’être Jackie Tyler


Spoilers : Saison 2 « Un loup-garou royal » & « Le règne des cybermen » et saison 3.


Etre Jackie Tyler, c’est tout un art. Surtout quand vous devenez du jour au lendemain l’une des femmes les plus riches, respectées et influentes d’Angleterre… et sans doute du monde.
Pete Tyler semblait être le Bill Gates de ce univers... Peut être même plus puissant que l’informaticien. Ce dernier avait l’argent, Peter, lui avait l’argent et le pouvoir… bien plus obscur et dangereux que des magouilles politiques… Torchwood.
Ce qui était absolument fabuleux… et assez frustrant en même temps.
Jackie n’avait jamais eu beaucoup d’argent entre ses mains. Seulement les bigoudis de ses clientes et le linge sale que Rose lui rapportait de ses voyages interstellaires.

Désormais tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle était riche, elle était aux côtés de son grand amour et Rose était tout à elle… Plus de fichus aliens pour venir la séduire et l’arracher au cocon familial.
Oui, le paradis…

Excepté que cette situation était injuste pour Rose… Si elle avait retrouvé Pete, c’était au tour de sa fille d’avoir le cœur brisé et de perdre celui qu’elle aimait. Oh bien sûr, elle prétendait que tout allait bien. Mais Jackie savait d’expérience que certaines blessures ne se referment jamais. Soit Rose avait un job qu’elle aimait et sa relation avec Mickey était à nouveau d’actualité.
Pour combien de temps ?

Ces deux gamins allaient se faire du mal un jour ou l’autre… Ils étaient fait pour être amis, de grands amis… Une sœur et son frère… pas d’avantage… Ils étaient seulement trop bornés pour s’en rendre compte. Et puis il suffisait d’avoir vu le Docteur (n’importe lequel… même si Jackie avait une préférence pour le deuxième… L’autre était vraiment trop insupportable) regarder Rose pour savoir ce que c’était que l’amour… avec un grand A….
Elle ne se sentait pas coupable d’avoir ainsi tant de bonheur tandis que Rose goûtait la solitude…. Mais elle devait bien l’admettre, elle n’était pas très à l’aise non plus…
Cela devait être du aux nausées matinales ou à ces fichues hormones… Gah, sincèrement, quelle idée de tomber enceinte à mon âge !

Oh, une autre chose qu’elle déplorait, c’était que le bébé risquait de prendre la place de Rose… Pete avait souvent dit et répété qu’elle n’était pas sa fille… Mais le bébé dans son ventre, lui, le serait… son fils ou sa fille…
Rose semblait bien réagir… pour l’instant tout au moins…
Cependant, elle avait aussi déménagé… et ce qu’est pas comme si elle venait souvent rendre visite à sa vieille mère, ah ca non ! Encore moins que lorsqu’elle était avec ce fichu alien…

Etait-ce sa façon de dire : « Non, ca n’avait rien avoir avec le Docteur, tu l’as haï pour rien. Je veux juste ouvrir mes ailes, laisse moi respirer deux secondes ? »
Sans doute…

Quel qu’aie été son erreur, quelque soit le prix de cette vie de rêve, elle le payait désormais.
Oh, il y avait bien sûr les « joies » d’être enceinte… nausées, sautes d’humeur, ventre gigantesque,et cie… Rose qui ne venait jamais dire bonjour et Pete qui disparaissait pour aller « travailler »… Fichu Torchwood !!!
Et puis il y avait ces interminables réceptions, où elle devait empêcher la Présidente Jones et le député Saxon de s’étriper en publique. Il y avait fort à penser que Saxon se présenterait contre son ennemie jurée aux prochaines élections… Jackie soupirait, elle n’avait que faire de la politique et leurs débats enflammés ne l’amusaient plus.

Jackie voulait sa fille et son mari à ses côtés, 24 h/24, une vie de famille normale…
Au départ l’argent lui brûlait les doigts, elle s’achetait des bijoux, des meubles, même une villa en Toscane (où diable cela pouvait-il être, elle ne le savait pas, sauf que c’était joli sur la photo). Quant au pouvoir de Pete, il faisait d’elle une femme respectable et respectée devant laquelle on n’osait jamais élevé la voix (de peur qu’elle ne le rapporte à son mari)… cette crainte la mettait désormais mal à l’aise…
Plus personne n’était sincère avec elle… et adieu la possibilité d’être elle aussi naturelle… De se prendre une bonne cuite, de dire des bêtises ou de se lâcher en publique…

Il lui avait donc fallu un peu plus de 7 mois pour se rendre compte que le joli conte de fées était un cauchemar … Une malédiction.

Elle se sentait l’âme d’une femme au foyer désespérée… excepté qu’elle n’avait pas d’amant ni de meilleur ami/fiancé psychopathe.

Elle s’était fait une amie, Laura Lindsay, elle aussi épouse d’un homme d’affaire… mais qui, elle, avait l’habitude du grand monde et en appréciait les privilèges, malédiction ou pas. Toute médaille a son revers, le tout est de l’accepter.
Elles s’invitaient l’une l’autre à prendre le thé ou allaient ensemble au théâtre.
Laura avait tenté d’initier Jackie à l’opéra… mais voyant son amie sur le point de s’endormir après le premier acte, elle avait du renoncer à ses ambitions de professeur de musique.

Jackie : Qu’allons-nous encore voir demain soir ?

Laura : « Volpone » de Ben Johnson.

Jackie fronça les sourcils, pourquoi diable Laura s’entêtait-elle ?

Jackie : Jamais entendu parler…

Laura : Oh c’est un classique pourtant. Vous verrez, Jaqueline, vous adorerez !

« Jaqueline »… Elle s’entêtait aussi à l’appeler ainsi. Ce qui agaçait fortement Jackie.
La maison des Lindsay était plus petite que celle des Tyler mais tout aussi luxueuse. C’était un hôtel particulier datant de l’ère victorienne. L’un de ceux où l’on pouvait imaginer le Prince régent prenant du bon temps aux frais de sa très chère mère. Rose y était venue seulement une fois et l’avait détesté tout de suite. Quelque chose à propos de la reine Victoria, d’un manoir en Ecosse, d’un loup-garou et de 10 livres que le Docteur ne lui avaient pas données enfin de compte.
Jackie ignorait ce que tout cela voulait dire (avec Rose et son Docteur, mieux valait parfois ne pas comprendre), mais elle devait donner raison à sa fille, cette maison vous donnait la chair de poule à 20 lieues à la ronde.

« Bonjour, Mrs Tyler »

Jackie se retourna et vit le frère de son amie, Sir Mark Quincy. Elle le salua nerveusement.

Il n’y avait pas que la demeure des Lyndsay qui pouvait faire peur…
Elle savait par des rumeurs et par Pete que Sir Mark avait perdu son fils la nuit où les cybermen avaient pris le contrôle de Londres. Il ne s’en était jamais vraiment remis… et qui pourrait lui en vouloir d’ailleurs…
Aujourd’hui, il était entouré d’hommes habillés de noir et armés, ce qui ne mis pas Jackie très à l’aise. Laura avait disparu depuis plus d’un quart d’heure et n’avait plus donné signe de vie.

Mark s’approcha de l’invitée de sa sœur et s’assit en face d’elle, ne la quittant pas des yeux.

Mark : Mrs Tyler, permettez vous que je vous pose une question ?

Jackie hocha la tête et Mark Quincy continua.

Mark : Connaissez vous le nom de mon fils ?

Jackie : Lance, je crois.

Mark : C’est exact. Eh bien, Lance est mort, cette nuit là… Cette nuit où vous êtes censée être morte vous aussi, Jackie. Mais vous êtes là, à boire votre thé. Alors que lui, lui mon enfant est mort… Il n’est même pas réellement dans sa tombe. Il avait 20 ans. L’âge de votre fille Rose… Un autre grand mystère, cette jeune demoiselle, n’est-ce pas ? J’ai demandé à votre mari de m’aider. De sauver Lance, comme il vous avait sauvée…. De le ramener des morts. Mais il a refusé.

Jackie laissait Mark Quincy s’exprimer. Elle aurait du savoir que la couverture de Pete leur apporterait des ennuis. « Jackie Tyler ressuscitée par les savants de son mari » Mais comment expliquer aussi le retour d’une femme supposée morte ?

Jackie : Je suis désolée Sir Mark, mais que puis-je faire ?

Mark : Vous allez m’aider Jackie. Oh combien.

Soudain, la vue de Jackie se troubla. Ses membres étaient faibles, comme si elle avait été prise d’une terrible fatigue. Elle avait un drôle de goût dans la bouche…
Droguée… On l’avait droguée.

Elle voulut se lever, crier à l’aide. Laura l’entendrait avec un peu de chance.
Mais c’était peine perdue. Après quelques pas, la mère de Rose s’effondra sur le tapis, à la merci de ses ravisseurs.

A suivre….


Chapitre IX : Fellows Manor


Pete Tyler n’en revenait toujours pas.
Il était l’un des hommes les plus puissants, les plus redoutés au monde. Son système de sécurité était infaillible… et pourtant, Jackie avait disparu.

Elle n’avait pas été enlevée chez lui… De çà, il était certain.
Torchwood s’amusait à jouer les Big Brothers aux quatre coins de l’Angleterre… Les îles britanniques étaient son terrain de chasse. Rien ne lui échappait….

Excepté le kidnapping de sa propre épouse.
« Foreman ! »

Bien sûr, crier après ce pauvre James ne lui rendrait pas Jackie… Mais il fallait bien se défouler sur quelqu’un, non ?
James : Oui, Mr Tyler ?

Et ce calme impassible !!!! Où diable allait-il chercher tant de sérénité ????

Pete : James, je veux mes meilleurs agents sur le coup. Je veux que Jackie ne se rende même pas compte de ce qui s’est passé… question de vie ou de mort… ma vie ou ma mort… et ce n’est pas drôle, ne souriez pas…

James : Je vous présente mes excuses, monsieur Tyler.

Pete : Si jamais vous arrivez trop tard, ce sera votre mort, Foreman, vous m’avez bien compris ?

James : Oui, monsieur.

Il en est de même pour toutes les créatures de l’univers, c’est bien connu, une fois qu’ils ont goûté au pouvoir absolu, leurs réactions face au danger deviennent différentes et il est souvent bien trop tard lorsque l’on se rend compte qu’ils ont été corrompu par ce dernier…

Il était déjà tard dans la nuit lorsque Rose arriva devant la maison des Lyndsay, Fellows Manor.
La jeune fille tenta de réprimer un frisson qui fit sourire son équipier pour cette affaire, Jake Simmonds.

Jake : Elle te fiche vraiment les jetons, cette baraque, hé ?

Rose : T’as pas idée… pire que celle de mes parents… Quelle idée de vivre dans de vieilles battisses, bonnes à faire des refuges pour aliens fantomatiques… Non mais franchement…

Jake sonna à la porte avant de s’adresser à Rose sur un ton qui se voulait neutre, anodin.

Jake : Alors, ca a été hier, cette soirée, avec Mick ?

Rose haussa les épaules avant de soupirer.

Rose : J’ai connu Mickey plus enthousiaste. Il est là… physiquement… mais sa tête ? Elle doit être perdue entre Justicia et Raxacoricofallapatorius… Il est ailleurs… Avant c’était moi qui… tu sais… n’était pas vraiment ICI, avec lui… peut-être a-t-il quelqu’un…. Tu sais si il y a une fille appelée Trish Delaney dan ses parages ?

Jake : Euh, non. Pas à ma connaissance…

Un maître d’hôtel vint ouvrir aux deux jeunes gens et sourit à Rose, ignorant son compagnon.
« Mademoiselle Rose, quelle surprise, entrez donc. Madame sera ravie de vous voir ! »

Rose : Je vous remercie, Herbert, mais je suis en mission pour Torchwood. Voici mon collègue, l’agent Simmonds. Nous sommes là pour…

Herbert : La disparition de votre mère, bien sûr… Une triste affaire… Puis-je prendre vos manteaux ? Désirez vous attendre madame de le petit salon ?

Rose : Volontiers.

Autrefois, avant qu’elle ne rencontre le Docteur, Rose aurait été impressionnée par le luxueux décor qui l’entourait.
Mais après avoir appelé sa « maison » un vaisseau extraterrestre pendant près de deux ans, avoir été l’hôte du richissime duc de Manhattan sur la Nouvelle Terre, avoir été l’un des joyaux du harem du Sultan d’Agempour sur Px3300A, rien ne semblait plus vraiment l’impressionner…

Un seul être aurait pu la tenir en haleine… mais il ne faisait pas partie de cet univers.
Jake, lui, par contre était toujours émerveillé par les richesses et l’élégance de la bonne société londonienne.
Jake : Attends, je connais cette peinture ! C’est un Gainsborough ? Non ?

Rose sourit devant l’enthousiasme de son collègue. Il avait beau jouer les durs, il avait une véritable passion pour les peintres anglais… et l’art en général…

Ce qui rappela à la jeune femme l’autre Rose… celle qui était une experte dans ce genre de choses… celle qu’elle avait tuée…
« Oh ma chère Rose, quelle tragédie ! »

Tout de suite, Rose reconnut la voix aigue et maniérée de l’amie de sa mère, Laura Lyndsay.
Rose : Mrs Lyndsay.

Laura: Ohhh, je vous en prie, Rose, combien de fois devrais-je vous dire de m’appeler Laura ? Et qui est ce charmant jeune homme ? Un autre de vos soupirants ?

Rose : Non, Jake Simmonds est mon collègue. Nous travaillons tous deux pour Torchwood. Et plus précisément sur l’enlèvement de ma mère.

Laura : Une tragédie, en effet… Il n’y a pas d’autre mot pour décrire cela !

Jake : Mrs Lyndsay, quand avez-vous vu Mrs Tyler pour la dernière fois ?

Laura : Hier au soir. Jackie était venue comme tous les mardis. Nous mettions au point notre programme pour la semaine… Opéra, théâtre… On dit que la pièce « Treats » avec cette ancienne chanteuse… quelle est son nom encore ? Ah oui, Billie Piper, c’est cela ! … fait un triomphe !! C’est le must du West End cet hiver ! Personnellement, j’aurais préféré une comédie musicale avec John Barrowman mais on m’a dit qu’il était très occupé avec la BBC ces derniers temps… Nous avions aujourd’hui un bridge avec plusieurs amies, Mrs Saxon, l’épouse du politicien … certains le voient très bien remplacer cette chère Harriet, mais je n’en crois rien ! Oh, Sarah Jane devait venir elle aussi… avec les derniers potins, seigneurs, qu’elle est drôle ! Mais bien sûr avec ce qui est arrivé à Jackie, tout est annulé.

Tant de futilité… Rose avait l’impression d’être tombée dans un soap opera… décidément cette dimension allait de Charybde en Scylla …

Rose : Et donc, vous l’avez vue partir ? C’est étrange … Max, le chauffeur de mes parents, m’a dit que si il avait accompagné ma mère ici, il n’était jamais venu la rechercher…

Laura haussa les épaules et s’installa nonchalamment sur l’un des sofas.

Laura : Oui, bien sûr… Nous avions parlé régime, Jackie et moi pendant tout l’après midi. Je lui avais conseillé de faire un peu de sport… Il y a d’excellents professeur particuliers à Londres… C’est tellement plus in que ces salles bruyantes et plus bondées qu’Oxford street !

Jake : Et elle s’y est rendue ?

Laura : Où donc ?

Jake : Chez ce prof de gym… Hum… pardon, professeur particulier…

Laura : Ca, mon cher monsieur Simmonds, je n’en sais rien… Jackie avait décidé de faire un peu de marche à pieds… Où elle est allée après m’avoir quitté, seul Dieu le sait…

Une fois sortis de la maison, Rose jeta un dernier coup d’œil vers la fenêtre où l’on distinguait à peine l’ombre de Laura Lyndsay.

Jake : Alors, quid ?

Rose : Elle ment… et elle ment bien, la garce… Tu as installé les micros ?

Jake : Ca, Rosie, c’est mon job ! J’adore tous ces gadgets de l’espace, invisible à l’œil nu et diablement efficaces !

Rose : Tant mieux !

Jake : Il nous faudrait tout de même un homme à l’intérieur… pour visiter un peu les placards de cette chère Laura.

Rose : Un homme ? Pourquoi un homme ?

Annie Anderson était aux anges. Elle avait le scoop du siècle et cela grâce à sa colocataire.

Annie : Rose, ma chérie, t’ai-je déjà dit combien je t’adorais ?

Rose : Depuis un quart d’heure ? Bien une centaine de fois ? Pourquoi ? Tu veux figurer dans le livre des records ? Je croyais que ton ambition c’était le Pulitzer, pas le Guinness Book !

Annie rit aux éclats, ajustant son uniforme de femme de chambre.

Annie : Je vais vous écrire un de ces papiers !

Rose : D’abord retrouver ma mère, miss Sullivan, ensuite, on parlera de ta feuille de chou…

Annie : A vos ordres, chef !

Jake se tourna inquiet vers sa coéquipière.

Jake : Tu crois qu’on peut lui faire confiance ?

Rose : Je ne lui confierais pas mon dernier-né, elle pourrait le vendre au Diable… Mais niveau efficacité et enquête ? Elle bat Véronica Guérin à plat de couture…

Laura : Voyons Mark, c’est pure folie ! Torchwood finira par tout découvrir ! Déjà cette sale fouineuse de Rose Tyler et un autre de ses amis qui viennent ici, chez moi, pour m’interroger !

Mark : Je suis sur que vous vous en êtes sortie à merveille, très chère !

Laura : Bien sûr, bien sûr… mais tout de même ! Et ce soir, la réception ! La maison sera remplie d’invités !

Mark : Tant mieux ! Nous pourrons faire l’annonce en public…

Laura : En public ??? Vous voulez dire que cette affaire sera… à visages découverts ??? Mais vous voulez ma ruine ! Pete Tyler n’acceptera jamais pareille trahison !

Mark : Nous avons Saxon de notre côté… John Smith m’a promis bien d’autres appuis! Tyler ne pourra faire qu’une seule chose : céder ! Et ressusciter mon fils et les autres, comme il a rendu la vie à sa chère Jackie.

Laura : Vous êtes sûr de votre victoire ?

Mark : Pas vous ?

Laura : Je ne sais pas… Je ne sais plus… Je ne n’ai pas confiance en ce monsieur Smith… John Smith ! Est-ce un nom ?

Mark : Il m’a dit qu’il en avait un autre…

Laura : Lequel ?

Mark : Il m’a dit de l’appeler le Maître…

Annie avait fait plusieurs découvertes intéressantes en fouinant dans les affaires des Lyndsay.
Plusieurs fraudes fiscales, des comptes bancaires en Suisse et sous les Tropiques et plusieurs symboles que Rose identifia comme gallifréens… Ce qui n’était pas pour rassurer la jeune femme. Il y avait aussi plusieurs pièces qui étaient inaccessibles aux serviteurs… et l’une d’elle plus particulièrement au sous-sol.
Bien qu’elle détestait Laura Lyndsay et sa demeure, Rose accepta de se rendre à sa réception… en souvenir de sa mère… comme si cette amie si attentionnée la considérait déjà comme morte !

Rose : Mickey, viens avec moi à Fellows, je t’en prie !

Mickey embrassa tendrement sa petite amie, mais il se sentait un peu mal à l’aise… Jake était à deux pas, faisant semblant de ne pas les observer. Il se sentait coupable… mais de quoi en somme ? Rose était sa petite amie…

Mickey : Non, c’est à mon tour de faire équipe avec Jake. Nous sommes l’équipe de secours, ce soir. Armés jusqu’aux dents au cas où Annie ou toi vous donneriez l’alarme.

Rose: Mais je ne peux pas y aller toute seule !

Jake : Tu as demandé à ton père ?

Rose : Il a un meeting avec Harriet Jones…

Mickey : Et James Foreman ?

Rose, souriant : Tu n’es plus jaloux alors ?

Mickey : Vous êtes amis, je sais çà maintenant… Tu es toute à moi !

Rose : Qui en douterait ?

Jake toussota pour signaler que oui, merci, il était toujours là et les deux amoureux se séparèrent. Rose envoya un dernier baiser à Mickey mais celui-ci ne la regardait déjà plus…
Et pour la première fois depuis qu’elle était arrivée dans ce monde, la jeune femme remarqua combien Jake et Mickey se tenait proche l’un de l’autre.


A suivre…



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MessagePosté le: Sam 20 Oct 2007 - 22:35    Sujet du message: Publicité

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