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Meeting Casanova [Terminée]
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Reinette
[Face of Boe]

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MessagePosté le: Lun 8 Juin 2009 - 22:24    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant


Meeting Casanova

[Terminée]
                 


Aller, je me lance dans les longues fanfictions ! En voici donc une qui réuni le Docteur (Ten), et Rose, et qui se situe après l'épisode 9 de la saison 2 (The Satan Pit).

Auteur : Reinette
Spoilers : Pas de spoilers (du moins si vous avez vu la série jusqu'à la saison 4 ^^)
Disclaimer : Rien de tout ça ne m'appartient !
Avertissement : Ca en a pas l'air vu le titre, mais c'est tout public Mr. Green

Résumé : Rose et le Docteur atterrissent à Venise au XVIIIème siècle. Ils vont rencontrer un personnage haut en couleur, Casanova, mais celui-ci est loin d'être normal...


Information importante : Je vais totalement remanipuler les évènements de la vie de Casanova (notamment leur chronologie). Plein de choses seront différentes par-rapport à sa vraie vie, donc ne soyez pas surpris si ça diffère de ce que vous connaissez du personnage. Et ne vous inquiétez pas, toutes les questions trouveront une réponse à la fin de la fic Wink


Sur ce, j'espère que ça vous plaira ^^


***
                 


 
Citation:



-D : Et hop ! Atterrissage parfait !
-R : Ça mérite d’être noté, c’est pas comme si ça arrivait souvent...
-D : Oi !
-R : Je plaisante, ne vous vexez pas... allez, dites-moi où nous sommes !
-D : Et gâcher la surprise ?! Pas question ! Va plutôt jeter un coup d’œil...

Rose couru vers les portes du Tardis, un sourire joueur sur les lèvres. Elle ouvrit les portes, sortit, et se retrouva au beau milieu d’une petite rue pavée. Les gens qui passaient devant elle la regardaient d’un drôle d’air : une étrangère sûrement, pensaient-ils. En effet, les habits de Rose détonnaient un peu : vêtue d’un jean et d’un t-shirt bleu, elle ne faisait pas vraiment "couleur locale" face aux somptueuses robes des femmes et aux superbes vestes des hommes...
Fier de lui, le Docteur vînt la rejoindre.

-D : Alors à ton avis, où sommes-nous ? Indice, on est sur Terre...
-R : Ok alors on est dans le passé... la Renaissance ?
-D : Hum pas mal mais c’est un peu plus tard que ça. On est au XVIIIème siècle, en plein cœur de LA ville reine à cette époque...

Pendant qu’ils parlaient, le Docteur avait amené Rose jusqu’à une grande place qui se trouvait deux rues plus loin...

-R : La place St Marc ! Oh mon Dieu, on est à Venise ?!
-D : Correctamundo ! Ah non j’avais dit que je n’utiliserai plus ce mot...
-R : C’est tellement beau ! Et les gens qui sont là, leurs vêtements... je crois que je ne m’y ferai jamais !
-D : Oui enfin là nous sommes dans le quartier riche, si on était à l’autre bout de la ville je peux t’assurer que leurs vêtements seraient plus proches des tiens.
-R : EH !
-D : Quoi ? Allez, viens, j’ai plein de choses à te montrer !

Au hasard des rues de Venise, le Docteur racontait à Rose l’histoire de cette petite République, la vie à cette époque, les mœurs, la culture... une véritable visite guidée, comme d’habitude. Rose l’écoutait tout en regardant autour d’elle. Elle était émerveillée par les bâtiments, les couleurs... un soleil radieux venait tout embellir et ne faisait qu’ajouter une douce chaleur au spectacle qui s’offrait à ses yeux.

-R : Vous êtes déjà venu ?
-D : Vers 1400 et quelque chose oui. Oh tu devrais voir Venise en hiver, c’est magnifique ! La moitié des canaux sont gelés et il neige... en pleine Italie, il neige ! Brillant ! Et les gens qui peuplent cette ville... surtout à cette époque ! Toutes les libertés, on cherche toujours quelque chose de nouveau, tellement de changements et de progrès ! C’est ce que j’aime chez vous les humains, vous ne vous arrêtez jamais ! Même quand vous avez trouvé quelque chose d’extraordinaire, vous continuez de chercher pour trouver encore mieux ! Bon évidemment à cette époque plein de choses ne sont pas encore au point... évite de te blesser par exemple.

-R : Pourquoi vous dites ça ?
-D : Et bien ouvres-toi un bras et ils te le coupent aussi sec ! Ou alors ils te l’enduisent de boue, comme tu veux.
-R : Je ne m’ouvrirai pas les bras alors...
-D : C’est plus sage oui. Mais à part ça, cette époque est formidable ! Les guerres les plus importantes sont finies, on ne pense qu’à la paix ! Tellement de temps pour innover quand vous n’êtes pas occupés à vous battre pour déplacer une frontière de 2 ou 3 kilomètres.
-R : On est en quelle année exactement ?
-D : Normalement en 1744. Ou peut-être 1743... 1746 ? Enfin quelque part par là.
-R : Arrêtez-moi si je me trompe, mais c’est pas à cette époque qu’a vécu Casanova ?
-D : Et pas qu’un peu ! Drôle de personnage d’ailleurs... je ne l’ai jamais rencontré mais je suis sûr qu’il est intéressant !
-R : Un coureur de jupons qui ne pense qu’à faire des galipettes avec la première venue et qui ne fait rien d’autre de sa vie ? Ça vous intéresse ça ?
-D : Non ça c’est Don Juan. En fait Casanova était toujours sincère avec ses conquêtes et ne les oubliait pas du jour au lendemain. Enfin c’est ce que dit la légende. Oh bien-sûr il a fait quelques bêtises, mais sans ça il serait beaucoup moins intéressant justement !
-R : Peut-être, mais si on le rencontre, je vous préviens que je me laisserai pas faire.
-D : Qui sait, si ça se trouve c’est toi la mère de ses enfants...
-R : ...quoi ?
-D : Quoi ? Après tout on a bien vu que c’était toi qui avait répandu les mots « Bad Wolf » partout où on passait, pourquoi tu ne serais pas la mère de toute une ribambelle de petits Casanova ?
-R : Docteur vous plaisantez là ?

Le Docteur regarda Rose qui paniquait et explosa de rire. Il en savait tellement plus qu’elle, qu’il pouvait vraiment lui faire avaler n’importe quoi ! Elle le frappa à l’épaule et prit un air faussement vexé.

-R : Si vous continuez comme ça et qu’on le croise, je m’arrange pour que ça soit vous qu’il drague.
-D : Figures-toi que ça m’est déjà arrivé ! Ahlala ce brave César, je crois que je lui ai brisé le cœur ce jour-là...
-R : Attendez attendez... César était gay ? Il vous a fait des avances ?!
-D : Oh tu sais, la Rome antique... votre « Loft Story » à côté c’est une émission pour enfant... oh regarde là-bas ! Viens, allons écouter ça de plus près, j’ai toujours adoré les concerts en plein air !

Le Docteur prit Rose par la main et l’entraîna vers un attroupement, quelques mètres plus loin. Les spectateurs attentifs écoutaient un jeune homme qui jouait du violon, accompagné de quelques musiciens qui se tenaient derrière lui. Il maîtrisait parfaitement son instrument et dégageait quelque chose de magique.
Même, alors qu’il leur tournait le dos, Rose était sous le charme. Le Docteur souriait largement. Ils entendirent une jeune femme parler à son mari, à côté d’eux.

- ? : Et en plus c’est un artiste ! Décidément ce Casanova est impressionnant !

Le Docteur se retourna vers Rose en riant.

-D : C’est toi qui voulait rencontrer Casanova ? Et bien le voilà !
-R : Super, je vais pouvoir vous organiser un rendez-vous. Je suis sûre qu’il y a des restaurants romantiques à Venise à cette époque.

Rose sourit au Docteur avec un petit air espiègle. Rentrant dans son jeu, il la mit au défi de le faire. C’est alors que le violoniste se tourna vers eux, tout en continuant de jouer, leur montrant ainsi son visage... ils n’en crurent pas leurs yeux.

-R : Docteur dites-moi que je rêve...
-D : Quoi ?! Mais qu’est-ce que... quoi ?!!
-R : Si vous n’êtes jamais venu à Venise à cette époque, expliquez-moi pourquoi vous jouez du violon en face de moi, et pourquoi vous vous appelez « Casanova »...






Citation:



Le Docteur n’en revenait pas, il devait se tromper... non, ça ne pouvait pas être lui... Et pourtant il était bien là, juste en face, en train de jouer du violon en plein Venise du XVIIIème siècle ! Les cheveux un peu plus longs et portant des habits d’époque, mais c’était bel et bien lui ! Il était littéralement bouche bée...

-R : Docteur ?
-D : Honnêtement, je n’en sais rien... vraiment rien du tout. Mais le Docteur qui est en face de nous ne peut être que mon moi futur, ce qui veut dire qu’en venant ici, en gros, on vient de créer un paradoxe temporel...
-R : Et j’imagine que c’est une mauvaise chose, non ?
-D : Imagine une mauvaise chose pouvant faire exploser l’univers, ça devrait te donner une assez bonne idée de la situation.
-R : Je vois... et on fait quoi dans ce cas ?
-D : Et bien je suppose qu’on devrait courir jusqu’au Tardis sans nous retourner et partir d’ici le plus vite possible. Mais enfin ce n’est pas normal ! Mon Tardis aurait dû détecter la présence d’un autre Tardis, enfin de mon Tardis du futur, en supposant que les machines à voyager dans le temps soient soumises à une quelconque notion de passé ou de présent. Et puis mon moi du futur devait savoir que j’étais venu à Venise avec toi avant, alors qu’est-ce que je fais là ?! Je ne retourne jamais à un endroit où je suis déjà allé, surtout à la même époque, pour éviter ce genre de problème justement ! Alors pourquoi cette fois je suis revenu ?! Je suis devenu bête dans le futur ? Mon Dieu Rose, dis-moi que je ne serai pas stupide à ce point dans le futur...
-R : Docteur, si on se concentrait sur le présent ?
-D : Oui, exact, pardon... et bien... hem...
-R : Vous parliez de courir jusqu’au Tardis, ça me semble être une bonne idée si ça peut empêcher l’univers d’exploser.

Le Docteur allait répondre quand quelqu’un l’interpella et lui attrapa le bras.

-? : Ah enfin te voilà ! Je n’espérais plus ta venue ! Dis-moi c’est vrai ce que disait mon père, on se ressemble vraiment beaucoup, à s’y tromper !

Il se retourna et regarda, médusé, Casanova qui lui faisait un immense sourire. Ce dernier détourna rapidement sont regard vers Rose...

-C : Et tu ne m’avais pas dit que tu aurais de la compagnie avec toi. Mademoiselle... quel plaisir de rencontrer une si belle jeune femme. Puis-je ? demanda-t-il, en faisant un baise-main à Rose.
-D : Jack... je me comporte comme Jack... oh non mais c’est pas vrai...
-C : Pardon ?
-D : Non rien. Euh, excusez-moi je suis un peu confus, le décalage horaire et tout ça...
-C : Allons allons, entre cousins on se tutoie enfin !
-R : Cousins ?
-C : Comment ? Tu n’as pas dit à ton amie que j’étais ton cousin ? Veuillez excuser ce rustre ma chère, permettez-moi de me présenter : Giacomo Casanova. Et vous êtes ?
-R : Euh... Rose.
-C : Quel prénom original ! Il vous va à ravir ! Vous aussi vous êtes anglaise ? Française peut-être... mais nous aurons tout le loisir de faire plus ample connaissance ! Venez, allons chez moi. J’ai une lettre pour toi cousin, je ne sais même plus depuis combien de temps elle attend sur mon bureau !

Le Docteur regarda Rose d’un air perplexe. Casanova ne leur laissa pas le temps de répondre et se mit en route pour les conduire chez lui. Ils le suivirent, tandis que l’italien marchait quelques mètres devant eux.

-R : Doc, dites-moi que vous comprenez quelque chose.
-D : Peut-être... il ne m’a pas reconnu. Enfin pas en tant que Seigneur du Temps. Ce qui veut dire que... oulà... qu’est-ce qui a bien pu se passer ?
-R : Quoi ? ça veut dire quoi ?
-D : ça veut dire que dans le futur, je me suis "transformé" en humain.
-R : Pardon ?!
-D : Tu as déjà vu ce drôle de casque dans le Tardis non ? C’est une Arche Caméléon, comme le circuit qui permet au Tardis de se camoufler. Si je le mets, je peux réécrire tout mon code génétique et me transformer en humain. Et toute ma nature de Seigneur du Temps est gardée à l'abri dans une montre à gousset. Si je l’ouvre, hop, badaboumba je redeviens Seigneur du Temps !
-R : J’imagine que vous ne faites ça qu’en cas de danger...
-D : Je n’aime pas particulièrement me transformer en humain. En plus ça fait mal. Donc non, je ne fais pas ça tous les jours... ce qui veut dire que j’ai eu des ennuis dans le futur.
-R : Je ne voudrais pas paraître rabat-joie mais est-ce que l’univers ne risque toujours pas d’exploser parce qu’il y a deux « vous » au même endroit au même moment ?
-D : Non, moi je suis un Seigneur du Temps, alors que l’autre est devenu humain, du coup nous ne sommes pas la même personne et grâce à ça, il n’y a plus de paradoxe.
-R : Mais Casanova vous a reconnu, il vous prend pour son cousin, il n’est même pas surpris que vous soyez là et que vous ayez exactement la même tête !
-D : Et bien quand je me transforme en humain, je peux programmer le Tardis pour qu’il invente une histoire pour moi, afin de faciliter mon intégration dans la société dans laquelle j’ai atterri. Et je peux aussi programmer le fait de connaître des gens. Donc sachant qu’on allait se rencontrer, le moi du futur a programmé le Tardis pour qu’il m’intègre à la vie du moi humain. Tu comprends ? C’est le Tardis qui a mis dans la tête de Casanova que j’étais son cousin, un cousin qui lui ressemble beaucoup, pour qu’il ne hurle pas de peur en me voyant ! Et pour éviter le paradoxe temporel, accessoirement.
-R : Et pour vous intégrer à la société, le Tardis a choisi de faire de vous... Casanova...
-D : Oui c’est étrange, il doit m’en vouloir pour quelque chose dans le futur...
-R : Mais attendez, et le VRAI Casanova ?! C’est pas possible que ça soit vous, le Tardis a dit à votre vous humain de l’assommer et de l’enfermer dans un coin pour prendre sa place !
-D : Eh ! Si tu crois que ça m’enchante ! ça ne me plaît déjà pas beaucoup de savoir que je vais me transformer en humain dans le futur, mais alors en celui-LA !!
-R : Attendez, Casanova a été une légende et il est mort très vieux non ? Ca veut dire que vous allez rester comme ça ?
-D : Oh non pitié, mourir en humain au beau milieu du XVIIIème siècle... quelle honte...
-R : EH !
-D : Je suis un Seigneur du Temps ! Je suis supposé vivre encore des centaines d’années et si je dois mourir un jour, j’aimerais bien que ça ait un peu de dignité et de classe, d’autant plus que je suis le dernier ! Alors rendre l’âme en vieux libertin rabougri et pervers, non non non et non !
-R : Je croyais que Casanova n’était pas pervers...
-D : Je n’ai jamais dit qu’il n’étais pas pervers, j’ai dit qu’il était différent de Don Juan et que... mais qu’est-ce que je raconte ! Rose tu ne m’aides pas là, tu sais ? Enfin ceci dit j’avais dit qu’il devait être intéressant à rencontrer, comme quoi j’avais raison.
-R : Ce que j’aime chez vous, c’est votre modestie.
-D : Je sais ce que je vaux, c’est tout !
-R : Pourtant vous avez dit que le vous humain était différent du vous Seigneur du Temps...
-D : Oui mais ça ne veut pas... mais c’est fini oui ?! Concentre-toi un peu au lieu de me faire perdre mon temps !

Rose cachait tant bien que mal son fou-rire. Elle savait bien que ce n’était pas le moment, mais voir le Docteur dépassé par les évènements, ça n’arrivait pas tous les jours.

-R : Mais le fait de suivre Casanova, ça ne risque pas de bouleverser le futur ? On ne devrait pas plutôt laisser votre vous humain tranquille ?
-D : Normalement oui, c’est aussi pour ça que je fais en sorte de ne jamais me « recroiser » : pour que mon moi du passé n’influence pas mon moi du futur, et vice-versa. Mais si Casanova a quelque chose pour moi, ça change tout. Je ne suis pas sensé exister, en tant que cousin de Casanova je ne suis qu’une invention, et il est presque certain qu’il n’a parlé de moi à personne, comme s’il ne s’était souvenu de moi qu’au moment où il m'a aperçu.
-R : Donc il n’était pas sensé avoir quelque chose pour vous...
-D : Comme il n’était pas sensé attendre ma venue. Ce qui veut dire que cette lettre ne peut venir que d’une personne...
-R : Et se serait ?
-D : Oh si je ne me trompe pas, quelqu’un de brillant !

Le Docteur lança un grand sourire à Rose, tandis que Casanova se retournait vers eux.

-C : Et voilà, nous sommes arrivés ! Bon, ce n’est pas un palais, mais qui a besoin d’une demeure luxueuse quand une demoiselle luxueuse demeure chez vous... mademoiselle, suivez-moi je vous prie.

Casanova prit Rose par la taille et l’emmena à l’intérieur. Le Docteur leva les yeux au ciel en soupirant un « mon Dieu » et entra à son tour.

-C : Mettez-vous à l’aise, pose ton manteau cousin. C’est John, c’est ça ? John Smith ? C’est anglais non ? Mon père m’a parlé de toi, je ne savais pas que j’avais de la famille en Angleterre ! Il m’avait dit que tu viendrais sûrement me voir quand tu aurais finis tes études. Et vous, chère Rose, puis-je savoir comment mon cher cousin vous a cueilli ?
-R : Je suis sa... secrétaire ! Son assistante ! Un docteur a toujours besoin d’aide.
-C : Ah oui c’est vrai, tu es médecin ! J’ai été médecin pendant quelques temps... le temps de guérir le pied d’une vieille roturière... dites-moi, ces vêtements, c’est la mode à Londres ?
-D : Oh oui ! Tu sais comment sont les anglais ! On les dit bien sages mais côté mode, ils sont toujours excentriques ! Alors, tu disais que tu avais une lettre pour moi ?
-C : Oui, pardon, je vais te chercher ça ! dit-il, sortant de la pièce.
-R : Docteur, comment se fait-il que Casanova croit que c’est son père qui lui a parlé de vous ?
-D : Faux souvenirs fabriqués par le Tardis. Il se souvient d’avoir parlé à son père mais en réalité il n’a jamais existé.
-C : Voilà, elle est là ! Un peu poussiéreuse ceci dit... annonça triomphalement Casanova en revenant.

Le Docteur prit la lettre et la lut silencieusement. Au bout de quelques secondes, il releva les yeux et regarda Rose, le sourire aux lèvres.

-D : J’avais raison, cette lettre a bel et bien été écrite par quelqu’un de brillant !









 
Citation:



Tandis que Casanova s'éclipsait à l'étage supérieur, le Docteur tendit la lettre à Rose.

-R : « Docteur, j'ai dû atterrir en urgence à Venise. Le Tardis est devenu incontrôlable, comme si quelque chose l'attirait. Tu l'auras compris, je me suis transformé en humain et j'ai programmé un souvenir résiduel, afin que ma version humaine te donne cette lettre. Il faut que tu restes avec notre nous humain : ce qui est arrivé n'aurait pas dû se produire. Tu dois trouver ce qui a causé ce problème au Tardis, et m'aider à redevenir "moi" ensuite. Bonne chance, je ne sais pas en quoi j'ai été transformé mais j'espère qu'il ne causera pas trop de problèmes. »
-D : Tu vois ? Quelqu'un de brillant, je te l'avais dit ! La première chose à faire est de retrouver le Tardis. On retrouve le Tardis, on le répare, on re-transforme mon moi humain en Seigneur du temps... après tout c'est tellement mieux ! Et bam, nous revoilà partis vers d'autres planètes... où j'espère on ne me croisera pas de nouveau en humain. Il n'y a pas beaucoup de chances que ça arrive... ou pas... hum... je calcule... quatre et dix-huit qui font vingt-deux, et je retiens deux, multiplié par la constance de Gertwick...
-R : Docteur...
-D : Quoi ? Ah oui le Tardis !
-R : Oui vous savez, cette jolie boîte bleue que vous aimez tant. Ça vous rappelle quelque chose ? Comment on le retrouve ?
-D : Et bien j'imagine qu'il faudrait un tournevis sonique relié au Tardis...
-R : Mais... vous AVEZ un tournevis sonique.
-D : Exact.
-R : Alors où est le problème ?
-D : Qui a dit qu'il y avait un problème ?
-R : Non c'est juste que... vu la tête que vous faites...
-D : Oui et bien tu devrais voir la tienne quand je m'amuse à te faire peur.

Rose soupira et lâcha un petit rire. Comment pouvait-il jouer avec ses nerfs dans un moment pareil ?

-R : Parfois je me dis que je plains votre pauvre maman.
-D : Oh tu l'aurais aimé, elle était comme la tienne ! Bon, trêve de plaisanteries, il suffit que je règle mon tournevis sur cette fréquence et ça devrait nous donner l'emplacement du Tardis... voyons voir...

Le tournevis émit un son. Apparemment pas celui auquel s'attendait le Docteur, dont le sourire se décomposa d'un coup. Il secoua son appareil, donna quelques petits coups dessus en grognant, puis se retourna vers Rose, un peu confus.

-D : Rose. Que penses-tu de la France ?
-R : Pourquoi... qu'est-ce qu'il se passe ?
-D : Réponds-moi franchement, un petit tour en France, ça ne peut pas te faire de mal. Les châteaux de la Loire, le Bordeaux, la moutarde, Versailles, les pralines... je suis sûr que tu trouverais ça passionnant.
-R : Docteur, où est le Tardis ?
-D : Tu es déjà allée visiter Versailles ? J'espère que non, parce  que si on veut retrouver le Tardis, il faut y aller.

Rose n'eut pas le temps de réagir : Casanova descendait les escaliers. Il portait de nouveaux vêtements.

-C : Désolé de vous avoir abandonnés, il fallait que je me change. Je vais à une réception ce soir et... vous désirez vous joindre à moi ?
-D : Oh euh non, merci, nous ne pouvons pas rester en ville en fait.
-R : Mais que dites-vous Docteur, évidemment que nous restons en ville ! Nous serions ravis de vous accompagner !
-C : Brillant ! Mais euh, peut-être devriez-vous vous changer... la mode de Londres, à Venise...
-R : Ne vous inquiétez pas, nous avons ce qu'il nous faut. A quelle heure est la réception ?
-C : Dans une heure. Rejoignez-moi ici et nous irons ensemble.

Rose salua Casanova et entraîna le Docteur par le bras, au dehors, en direction de leur Tardis.

-D : Dis-moi, quand j'ai dit que le Tardis était à Versailles et que nous devions aller le chercher, quel mot n'as-tu pas compris ?
-R : Docteur, votre vous du futur nous a dit de rester avec Casanova. A votre avis il vaut mieux surveiller quoi ? Un Tardis caché et qui ne fonctionne pas, ou un Seigneur du Temps humain et dragueur qui se balade en plein Venise ?
-D : Pourquoi tu ne m'écoutes que quand ça t'arrange ?
-R : Maintenant ce n'est plus votre mère qui ressemble à la mienne, c'est simplement vous.
-D : Oi ! Pas d'insultes !
-R : Eh ! Et puis pourquoi vous ne voulez pas suivre Casanova, je croyais que vous pensiez qu'il était intéressant et... oh non... non... non non non, ne me dites pas que vous avez honte ? Vous avez honte d'avoir été transformé en Casanova ?!
-D : Honte ! Tout de suite les grands mots ! Non, mais j'aurais préféré être transformé en autre chose que ÇA ! Et puis de quoi j'ai l'air moi ? Imagine que Jack voyage dans le temps par je ne sais quel moyen et qu'il... oh non je ne veux pas imaginer ça... et même devant toi, je passe pour quoi ? La prochaine fois que je te dirai de faire quelque chose tu me diras que j'ai oublié mon autorité dans mon autre tenue de Don Juan !
-R : Vous savez, du haut de vos 902 ans, vous êtes parfois beaucoup plus immature que moi. Étant donné qu'il est une partie de vous, à votre place je m'inquiéterais plus du comportement de Casanova que du mien. Et dans ce cas qu'est-ce que je ferais ? Je resterais près de lui pour le surveiller et lui souffler discrètement à l'oreille qu'on pourrait aller visiter Versailles.
-D : D'accord, mais tu ne viendras pas te plaindre s'il passe son temps à te faire des avances !

Là-dessus, le Docteur et Rose entrèrent dans leur Tardis pour aller se changer. Rose trouva rapidement son bonheur et se métamorphosa en parfaite dame du monde du  XVIIIème, vêtue d'une robe vert foncé et coiffée comme la mode de l'époque.
De son côté, le Docteur avait un peu plus de mal. Les tenues qu'il voyait ne lui plaisaient pas du tout, il se trouvait ridicule. Finalement, il fini par descendre dans la salle de la console du Tardis, habillé d'un gilet blanc, d'une veste marron et d'un pantalon noir.
Rose ne pu s'empêcher de rire en le voyant débarquer dans cette tenue. Il était aussi à l'aise qu'un poisson hors de l'eau.

-R : Vous n'aviez pas plus gai ?
-D : C'est ce qui se rapprochait le plus de mon costume.
-R : Et ça devait se rapprocher de votre costume parce que... ?
-D : J'aime mon costume !
-R : Je vois. Bon arrêtez de bouder, on y va.

Rose prit le Docteur par le bras et ils sortirent du Tardis. Ils rejoignirent Casanova chez lui, un peu en avance. Celui-ci les accueillit avec le plus charmeur des sourires... qui n'était pas destiné qu'à Rose.

-C : Mon cher cousin, cette tenu te va beaucoup mieux que cette chose étrange que tu portais tout à l'heure ! Quelle élégance, quelle classe !

Le Docteur regarda son lui humain comme s'il était complètement fou. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais aucun son ne sortit. Casanova, fier de son petit effet, contempla un peu plus le Docteur, avant de s'adresser à Rose.

-C : Et vous ma chère... votre beauté ferait perdre la tête au plus sage et froid des hommes. Vous formez un si joli couple !
-D : Nous ne... euh...
-R : Nous ne sommes pas ensemble !
-C : Ah non ? Étrange...

Il prit le Docteur à part quelques secondes.

-C : John, serais-tu... tu sais...
-D : Quoi ?
-C : Moins attiré par les femmes et plus par les...
-D : Quoi ?! Mais non enfin !! Bien-sûr que non !

Casanova allait répliquer qu'il n'y aurait rien eu de mal à cela, mais Rose les rejoignit.

-R : Messieurs, nous allons être en retard...
-C : Vous avez raison chère Rose, je ne voudrais pas faire attendre ce cher Grimani, cela lui ferait trop plaisir que je manque la fête.

Tandis qu'ils se mettaient en marche, Rose interrogea le Docteur.

-R : C'est qui Grimani ?
-D : Le plus grand ennemi de Casanova, ils étaient amoureux de la même femme.
-R : Oh... et j'imagine que si on va à la fête, on va avoir droit à une démonstration de ses talents de séducteur ? Elle sera là non ?
-D : Aucune idée, peut-être... mais l'Histoire dit que Casanova n'a jamais réussi à avoir Henriette. Peut-être que ce soir nous saurons pourquoi. Je t'avais dit que ça serait intéressant !
-R : Moi je trouverais intéressant de savoir ce que Casanova vous a chuchoté tout à l'heure, vous auriez vu votre tête...

Le Docteur haussa les épaules sans rien dire et changea de conversation. Peu après, ils arrivèrent à la luxueuse demeure d'un riche comte qui vivait à Venise. Casanova était sur le point de présenter ses nouveaux amis à son hôte, quand tout à coup, un homme sortit d'une pièce, accompagné d'hommes armés. Grimani. Il montra Casanova du doigt.

-G : Arrêtez-le !
-R : Docteur, quand vous disiez que Casanova n'avait jamais réussi à avoir Henriette... j'ai peut-être deviné pourquoi.
-D : Tu crois ? Super ! Maintenant on cours ! Giacomo, venez !!

Les trois amis se mirent à courir hors de la demeure, dans les rues de Venise, poursuivis par les hommes de Grimani.








Citation:



Poursuivis par les hommes de Grimani, Rose, le Docteur et Casanova arpentaient les ruelles de Venise dans l'espoir de les semer. Ce qui n'empêchait pas le Docteur d'hurler sur son double humain...

-D : Et on peut savoir ce que tu as fait, cousin, pour qu'il t'en veuille à ce point ?!
-C : Peut-être que j'ai demandé sa fiancée en mariage après l'avoir éloigné de lui au cours d'une danse un peu trop rapprochée... mais je crois que ce n'est pas le meilleur moment pour en parler !
-R : Vous allez vous taire et courir tous les deux ?! Ils se rapprochent !

Alors qu'ils se rapprochaient du Tardis, le Docteur fit volte-face vers leurs poursuivants et, à l'aide de son tournevis sonique, il fit tomber une grande pile de caisses et de morceaux de bois qui étaient amassés contre un mur, afin de leur barrer la route. Une réussite ! Les hommes de Grimani étaient bloqués ! Le Docteur se retourna vers Rose.

-D : Et voilà, molto bene !
-R : Euh... Docteur...
-D (regardant un peu partout) : Où suis-je ? Enfin où est Casanova ?
-R : …
-D : Oh non... non... Rose, ne me dis pas qu'il est de l'autre côté.
-R : D'accord, je ne le dis pas.

Effectivement, le Docteur avait un tant soit peu raté son calcul. En fait il n'avait pas calculé grand chose. Et Casanova était resté coincé avec les hommes de Grimani...


* De l'autre côté *



-C : Très bien, messieurs, si on essayait de réfléchir dans le calme et la diplomatie ! Voyons voir, vous avez des ordres, vous avez choisi de les suivre. Très bien, noble attitude que celle-ci, cela vous honore ! Mais pensez donc un peu à ceci : finalement je ne suis qu'un homme, je fais des erreurs ! Peut-être était-ce une erreur de demander la fiancée de votre maître en mariage, mais dans ce cas... dans ce cas... euh... rien de ce que je pourrais dire ne vous empêchera de m'arrêter, n'est-ce pas ?
-Homme : Tout à fait. Saisissez-le, il sera jugé dans l'heure.
-C : Dans l'heure ?! Mais vous n'avez pas le droit !
-H : Moi non. Monsieur Grimani oui.
-C : Ah oui... forcément...

Casanova, qui s'avérait être un piètre négociateur comparé à son double Seigneur du Temps, fut emmené par les hommes de Grimani jusqu'au palais de justice. Là-bas, il était attendu par son ennemi et le procès commencerait dès que les juges seraient prêts.


* De retour avec Rose et le Docteur *


-D : Tu as entendu ? On ne peut pas les rejoindre, le temps de faire le tour par une autre rue ils nous auraient semé... Le tout serait de trouver où est-ce qu'il va être jugé... voyons voyons... Venise, le XVIIIème, je devrais savoir ça... rah je suis sûr que je peux deviner...
-R : Docteur...
-D : Attends attends, laisse-moi réfléchir une seconde... je sais qu'il y a plusieurs tribunaux à Venise à cette époque...
-R : Docteur...
-D : Ah ! Celui du quartier marchand ! Non attends, celui-là c'est celui où j'ai failli être jugé au XIIIème siècle pour vol de bétail... comment je pouvais deviner que cette vache allait me suivre partout hein ?
-R : Docteur !
-D : Quoi ?! J'essaye de trouver où je vais être jugé ! Ca ne peut pas attendre ?!
-R : Au lieu d'être grognon écoutez-moi un peu : Casanova a été jugé, c'est un fait. Non ?
-D : Où veux-tu en venir ?
-R : Et bien c'est probablement une idée totalement stupide mais je me disais qu'on pourrait... oh je ne sais pas, regarder dans sa biographie par exemple ?

Le Docteur regarda Rose comme si elle venait d'inventer l'eau chaude, avant de lui faire le plus beau des sourires :

-D : Oh Rose Tyler tu es brillante ! Direction le Tardis !

Un petit sprint plus tard, ils étaient à l'intérieur du vaisseau. Après quelques caisses ouvertes et un nombre incalculable d'objets divers volant à travers la salle de la console, le Docteur mit enfin la main sur la biographie de Casanova. Il chercha frénétiquement où il était mention de cet épisode de sa vie, pour finalement se relever d'un coup, triomphalement.

-D : Trouvé !
-R : Bien ! On fait quoi, on le sort de là ?
-D : En fait non, on va attendre. Ca doit être ce soir là que Casanova a été condamné à la prison pour quinze ans, ce soir il sera emprisonné à la prison des Plombs. L'Histoire dit qu'il s'est évadé par le toit, on ne voudrait pas contredire l'Histoire, non ?
-R : Qui ça, nous ? Jamais !

Ils décidèrent donc d'attendre la nuit pour agir, tout en élaborant un plan pour faire évader Casanova. Très facile de rejoindre le toit des Plombs en Tardis ! Très facile de faire sortir Casanova avec un tournevis sonique ! Moins facile de faire tout ça sans effrayer le principal concerné et sans devoir se répandre en explications farfelues pour qu'il ne tente pas de s'enfuir en courant... l'heure était donc à la stratégie. Quelque chose d'un peu nouveau pour le Docteur...


* Quelques heures plus tard *


Casanova était enfermé aux Plombs depuis maintenant quatre heures. Une fois la colère et la détresse passées, il se calma pour essayer de réfléchir. Il était en train de faire connaissance avec l'homme qui occupait la cellule mitoyenne quand il entendit soudainement un bruit étrange. Sa cellule étant au dernier étage de la prison, il vit le toit de celle-ci se briser d'un coup. Il s'approcha pour regarder à travers le trou.

-C : John ?! Mais comment...
-D : Pas le temps de t'expliquer, on verra plus tard. Attrape ma main !

Casanova attrapa fermement la main du Docteur et ce dernier le hissa jusque sur le toit des Plombs. Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, il le mena jusqu'au bord du toit et montra une corde qui pendant le long du bâtiment.

-D : On va redescendre le long de la corde. Ne t'inquiète pas c'est solide, c'est par là que je suis monté.
-C : Tu as escaladé la prison ?! Pour venir me sauver ?!
-D : Oh tu sais, ce qu'on ne ferait pas pour la famille, la solidarité, tout ça... maintenant accroche-toi et descend.

En réalité, le Docteur était arrivé sur le toit des Plombs en Tardis, évidemment. Il avait installé la corde et joué du tournevis sonique pour la rendre totalement incassable, puis il avait envoyé un signal au Tardis pour qu'il retourne à l'endroit où Rose et lui s'étaient posés.
Mais les voici maintenant, le Docteur et son double humain, en train de descendre le long de la prison des Plombs accrochés à une corde. Une fois en bas, ils retrouvèrent Rose. Casanova allait lui parler, tout sourire, mais il fut prit de court par le Docteur.

-D : C'est pas l'heure Giacomo : d'abord on fuit Venise, ensuite on fait autre chose. Enfin non, on fait pas autre chose ensuite. Enfin pas ça du moins.
-C : Et fuir Venise pour aller où ?
-D : Si Grimani veut t'envoyer en prison, il faut trouver un ambassadeur pour laver ton nom et te permettre de revenir ici...
-C : Susceptible ce Grimani tout de même, non ?

Rose et le Docteur le regardèrent avec des yeux comme des soucoupes. Susceptible ?!

-C : Oui bon peut-être qu'il n'a pas tort pour cette fois.
-D : Bref ! Je suis sûr qu'on pourra trouver un ambassadeur à Versailles, qu'en dis-tu ?
-C : La France ? Très bonne idée la France ! Mais pourquoi venez-vous avec moi ?
-D : … et bien en fait... euh...
-R : Grimani nous a vu avec vous, il va peut-être essayer de nous faire enfermer nous aussi ! Et puis nous étions venus pour vous voir, on ne va pas vous laisser partir comme ça !
-D : Voilà, exactement. J'allais le dire. L'esprit de famille ! Maintenant tout ce qu'il faut, c'est nous cacher jusqu'au matin et trouver une diligence pour aller à Versailles. Les environs de la ville seront sûrement plus sûrs, on attendra le passage d'une diligence sur le chemin pour la France.
-C : L'alerte ne sera pas donnée avant quelques heures, on a le temps de faire quelques bagages. Je trouverais très déplaisant d'arriver à Versailles sans pouvoir me changer, surtout après ce long voyage. Rendez-vous dans une heure à la sortie nord de la ville, c'est la route pour la France.

Le Docteur n'eut même pas le temps de faire un geste que Casanova était déjà parti en courant. Rose et lui se dirigèrent donc vers le Tardis.

-R : En fait vous êtes coquet.
-D : Ah ne recommence pas hein, je te l'ai déjà dit : ce n'est pas moi.
-R : Il tient bien de quelqu'un ! Toutes ces aventures n'ont pas l'air de le déranger, ça semble l'amuser. Moi ça me rappelle quelqu'un...
-D : Toujours mieux que de devoir l'emmener de force à Versailles non ?
-R : A propos, on va laisser le Tardis ici ?
-D : Etant donné qu'on ne va pas l'utiliser pour aller en France et que je doute qu'il tienne sur le porte-bagage de la diligence, oui, on va le laisser ici. Je vais mettre un filtre de perception renforcé : personne ne pourra le voir à part toi et moi. Vraiment personne. Et puisque mon Tardis du futur a été endommagé et a atterri ici, et qu'on ne sait pas pourquoi, c'est plus sûr de ne pas utiliser celui-ci, on ne sait jamais.
-R : Mais comment le Tardis peut être en France et le vous du futur ici ?
-D : Je ne sais pas, on le découvrira quand on l'aura retrouvé. Mais ça va être amusant ! La cour de Louis XV ! Versailles au XVIIIème siècle c'est quelque chose et... oh-oh...
-R : Quoi ?
-D : Versailles au XVIIIème siècle, ça ne te rappelle rien ?
-R : ... oh non...
-D : Si.
-R : Non... vous pensez vraiment qu'on va croiser Reinette ?
-D : Possible. Aucune idée. Oulà... si c'est le cas, espérons que ça ne compliquera pas les choses. Surtout avec lui.

Rose sentit une pointe de jalousie la traverser. Ils arrivèrent au Tardis quelques minutes plus tard et firent de rapides bagages. Une fois cela fait, ce fut l'heure des au revoir...

-R : Docteur ? Ecoutez, je sais qu'il va vous manquer, mais arrêtez de caresser le Tardis pour lui dire au revoir et venez, on doit rejoindre Casanova.
-D : Les humains sont biens sentimentaux avec leurs voitures, je n'ai pas le droit d'être sentimental avec mon vaisseau ?

En guise de réponse, Rosa alla elle aussi caresser le Tardis, un sourire narquois aux lèvres. Puis ils partirent en direction de la sortie nord de la ville. Une fois là-bas, ils retrouvèrent Casanova.

-C : La diligence arrivera dans quelques heures. Il y a un petit bosquet là-bas, on pourrait s'y cacher en attendant.
-D : Bonne idée ! Et après ça, direction la France, que les choses sérieuses commencent.
-C : Quelles choses ?
-D : Euh... non rien, aucune importance. J'aime juste les voyages.
-C : Un docteur itinérant ?
-D : Exactement ! Oui c'est ça, c'est tout à fait ça !
-C : Mon père avait l'habitude de dire que les docteurs itinérants n'étaient que des charlatans sans connaissances et sans scrupules.
-D : Ah. Charmant.

Alors que Casanova haussait les épaules en se dirigeant vers le petits bois, le Docteur regarda Rose, perplexe, les mains dans les poches.

-D : Le Tardis doit vraiment m'en vouloir pour lui avoir collé de tels faux souvenirs. Il faudra que j'ai une discussion avec lui quand on l'aura retrouvé.






Citation:



Après avoir attendu le passage de la diligence dans le bosquet, le Docteur, Casanova et Rose embarquèrent pour Versailles. Le voyage fut long et fatigant. Mais au bout de plusieurs haltes dans des auberges, de tentatives infructueuses de Casanova envers les voyageuses rencontrées (infructueuses car stoppées par le Docteur), et de moult discussions mouvementées entre les jumeaux invraisemblables, ils arrivèrent enfin à Versailles.

Ils n'étaient évidemment pas sensés pouvoir rentrer... alors que le Docteur se demandait comment utiliser son papier psychique sans que Casanova ne le voit, celui-ci régla le problème. Il appela un garde et se présenta en temps que « Jacques Casanova de Seingalt », et demanda à être introduit à la cour avec ses amis. Le garde alla demander confirmation auprès de son supérieur, et finalement les trois compagnons purent passer. L'intendant du château les conduisit dans une grande salle, bondée de nobles et de proches du roi.

C : Bon, eh bien il s'agit de trouver un ambassadeur. Cousin ? Charmante Rose ?
D : Il vaut mieux nous séparer, ça ira plus vite. Casanova, va de ce côté de la salle, nous allons aller par là. Et n'oublie pas : nous sommes là pour te permettre de retourner à Venise, par pour autre chose...
C : C'est vrai, mais je suis prêt à sacrifier mon corps si cela me donne une meilleure chance d'y arriver.

Casanova fit un grand sourire au Docteur et disparu dans la foule. Le Docteur poussa un soupir, mais Rose ne lui laisse pas le temps de se plaindre.

R : Venez, cherchons le Tardis.
D : Oui, exact. Un petit coup de tournevis sonique et ça sera réglé ! Du gâteau !

Ils sortirent de la salle discrètement et s'isolèrent pour que personnes ne voit l'appareil du Docteur. Celui-ci le tendit devant lui et fit un tour complet sur lui-même pour savoir dans quelle direction se trouvait le Tardis. Il ne semblait pas satisfait...

R : Quoi ?
D : C'est... étrange. Je ne capte pas la présence du Tardis, seulement un résidu d'énergie. Ce doit être le tournevis qui me fait un caprice. Ca vient de par là, allons-y...
R : Alonzo !
C : Exactement !

Pendant ce temps, Casanova prenait un rafraichissement, seul dans une pièce. Mais c'est alors qu'une des plus belles femmes qu'il ait jamais vu entra. Elle resta un instant à le regarder, bouche bée.

? : Vous... c'est bien vous Docteur ? Vous avez changé...
C : Pardon ? Je ne sais pas quel Docteur vous cherchez mais je serais enchanté de jouer ce rôle si cela peut vous faire plaisir chère madame... madame ?
? : Madame de Pompadour. Docteur vous ne me reconnaissez pas ?
C : Croyez-moi, si je vous avais vu auparavant, je n'aurais pu vous oublier... Giacomo Casanova, chevalier de Seingalt. Enchanté !

Il fit une révérence et un sourire charmeur à Reinette. Elle le regarda avec méfiance pendant quelques secondes. Giacomo ria nerveusement, gêné par les yeux sondeurs de la courtisane.

C : On croirait que vous regardez un esprit, tout va bien ?
R : Vous ressemblez à s'y méprendre à un homme que j'ai connu. Que je connais. Il s'appelle « Le Docteur »...
C : Docteur ? Grand, fin, habillé de façon très étrange avec une coiffure exotique ? Accompagné d'une jeune femme nommé Rose ? Oups, je n'aurais peut-être pas dû dire ça...
R : Oui, c'est lui ! Vous le connaissez ?
C : C'est John Smith, mon cousin d'Angleterre ! Oh à mon avis il serait ravi de vous revoir, venez, allons le chercher !
R : John Smith ? Votre cousin ? Vous êtes sûr ?
C : Je viens de le rencontrer mais j'en suis certain oui. Il est spécial non ? Un homme étrange... nous n'avons pas vraiment le même caractère. Mais nous nous ressemblons énormément, c'est vrai ! Je vois pourquoi il vous a plu...

Reinette ne prêta pas attention au regard langoureux que lui lançait l'italien, ni au fait qu'il ait prit son bras et qu'il l'emmenait dans les couloirs de Versailles. Elle ne comprenait pas... le Docteur n'avait pas de cousin, il n'était même pas de cette époque ! Elle était allée dans son monde, dans cette grande pièce étrange, cachée derrière un rideau du château... et comment ce Casanova pouvait-il lui ressembler autant ? Elle savait qu'elle n'obtiendrait pas de réponse du jeune séducteur. Elle devait retrouver le Docteur.

Au même moment, Rose et le Docteur pénétrèrent dans la pièce où le Tardis était supposé être. Seulement supposé.

R : Ok... votre tournevis ne fonctionne vraiment plus.
D : Oh si, il fonctionne. Il fonctionne même trop bien. Il ne peut pas détecter le Tardis parce qu'il n'est pas là. Mais il capte ces fameux résidus d'énergie... mon vaisseau était là, c'est certain ! Il a été transporté... par là !

Ils marchèrent vers un autre endroit de Versailles. Le Docteur entendit la voix de Giacomo, provenant sans doute d'un couloir adjacent. Mais il n'avait pas le temps de lui demander s'il avait trouvé un ambassadeur, il continua de marcher en direction du Tardis, sans s'arrêter.

C : Comment mon cousin a bien pu vous rencontrer ?
R : Oh, euh... il venait parfois à Versailles, il était... mon médecin. Ses visites étaient loin d'être régulières, mais nous nous entendions bien. Dites-moi, que venez-vous faire à Versailles ?
C : Je suis à la recherche d'un ambassadeur. John et Rose ont décidé de m'accompagner pour que nous fassions plus ample connaissance, adorable non ? Nous nous sommes rencontrés à Venise, mais à la suite d'une épouvantable méprise mon nom a été sali et j'ai dû fuir... seul un ambassadeur peut laver cette injustice.
R : Je crains qu'aucun ambassadeur ne soit ici... mais vous pourrez peut-être en trouver un à Londres.
C : Londres ? Intéressant ! Mon cousin sera peut-être content de retourner dans son pays. Et je découvrirai cette mode étrange... leurs vêtements ont l'air particulièrement inventifs !

Tandis que Casanova et Reinette marchaient dans Versailles pour essayer de retrouver le Docteur, celui-ci faisait le tour des pièces du château. La piste d'énergie les avait mené jusqu'à l'extérieur.

D : Quelqu'un a dû amener le Tardis jusqu'ici. Mais les résidus s'arrêtent , mon tournevis n'est pas assez puissant..
R : Si on a emmené le Tardis jusqu'à l'extérieur du château, c'était peut-être pour le transporter quelque part... dans ce cas...
D : Oui, le Tardis n'est plus à Versailles et nous n'avons plus d'indice. Si seulement cette saleté était plus performante ! Il faudra que je l'améliore un jour.
R : Vous n'avez pas d'autres moyens de retrouver le Tardis ? N'importe quoi, un peu de Spock !
D : Je fais du Spock depuis tout à l'heure ! Et non, je n'ai pas d'autre moyen... oh mais si attend ! Rose tu es brillante ! Et moi aussi !
R : Quoi ?
D : Mais bien-sûr, la montre ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Mon double humain doit avoir une mauvaise influence sur mon intelligence...
R : Docteur, quelle montre ? La montre à gousset dont vous m'avez parlé, le truc caméléon ?
D : Exactement ! Cette montre est extrêmement liée au Tardis, beaucoup plus que mon tournevis sonique, donc la montre de Casanova est liée à son Tardis. Enfin c'est la même montre que la mienne, mais dans le futur. Et si je la modifie un peu, sans l'abîmer bien-sûr parce que sinon ça sera une catastrophe pour mon moi du futur... ouh, peut-être que je deviendrai sonique... ou bleu. Ou que je ferais un petit bourdonnement dès que j'ouvrirais la bouche...
R : Docteur, la montre.
D : Oui, pardon, évidemment la montre. Et bien si je la modifie, elle peut me donner l'emplacement exact du Tardis !
R : Ca, c'est une bonne nouvelle ! Allons chercher votre double !

Ils rentrèrent dans le château, à la recherche de Casanova. Ils firent le tour de quelques pièces de Versailles mais sans succès. Ils montèrent alors à l'étage.

Pendant ce temps, Giacomo et Reinette étaient eux aussi à leur recherche. L'italien mena la jeune femme jusqu'à l'extérieur du château, où se trouvaient Rose et le Docteur quelques minutes plus tôt...

C : Etrange que nous n'arrivions pas à mettre la main sur lui... le pauvre doit être en train de chercher un ambassadeur alors qu'il n'y en a pas.
R : Pourquoi le Docteur vous a-t-il rejoint à Venise ?
C : Oh il devait me rendre visite depuis longtemps, rien de bien...
R : Aah !

Une statue venait de tomber d'un rebord de fenêtre et s'écrasa sur le sol à quelques pas de Reinette.

Depuis l'étage de Versailles, le Docteur avait juste eu le temps de voir l'objet tomber du mur d'en face, au loin, et de détourner sa trajectoire à l'aide de son tournevis. Il jeta un rapide coup d'oeil pour voir si les deux personnes n'avaient rien. Elles étaient trop loin pour qu'il puisse les reconnaître... Rose et lui poursuivirent leur recherche.

C : Ma chère vous n'avez rien ? Cette statue a bien failli vous tuer !
R : Tout va bien, merci... mais rentrons, allons voir si le Docteur est à l'intérieur.

Ils pénétrèrent dans le château et montèrent à l'étage. C'est alors qu'un serviteur vînt prévenir Reinette que le roi désirait la voir. Elle s'excusa auprès de Casanova et s'eclipsa. Le jeune italien se remit à la recherche de son cousin.

Alors qu'elle entrait dans une pièce, Rose aperçu Giacomo qui venait de passer un couloir, accompagné d'une femme. Elle couru le rejoindre tout en appelant le Docteur, qui était un peu en retrait. Quand elle rejoignit Casanova, il était seul.

C : Ah Rose ! Où étiez-vous passée, je vous ai cherché partout ! John n'est pas avec vous ?
R : Il est juste derrière. Vous avez trouvé un ambassadeur ?
C : Apparemment il n'y en a aucun à Versailles. Mais on m'a dit qu'on aurait une chance d'en trouver un à la cour de Londres.
D : Londres ? Ca va nous changer, n'est-ce pas Rose ? plaisanta le Docteur qui venait de les rejoindre.
C : Je suis navré que ton voyage pour me voir ne fasse que te reconduire chez toi, cousin.
D : Oh j'arriverai à me consoler, ne t'inquiète pas. Giacomo, écoute... as-tu une montre à gousset ? En argent, avec des motifs dessus ?
C : J'en avais une oui, comment es-tu au courant ?
D : Oh secret de famille et... comment ça « avais » ? Où est-elle ?
C : Je l'ai vendu il y a quelques jours, elle ne me servait pas de toute façon.

Rose manqua de s'étouffer tandis que le Docteur regarda son double avec des yeux rond, bouche ouverte.

D : Tu l'as QUOI ?!
C : Il fallait bien payer le voyage jusqu'à Versailles ! Pourquoi est-ce si important ? Ce n'était qu'une vieille montre !
D : Oh non c'est pas possible... à qui l'as-tu vendu ?!
C : Un marchand anglais que je connais bien. Il allait repartir pour Londres, j'ai profité de l'occasion, je fais de bonnes affaire avec lui !
D : Londres ? Eh bien c'est décidé, nous allons à Londres. Venez, on s'en va.
C : Mais attend, je veux te présenter quelqu'un !
D : Non désolé je n'ai pas le temps de m'amuser comme toi tu le fais. On va chercher une diligence.

Le Docteur entraîna fermement Casanova par le bras et Rose les suivi. Non mais quel idiot, vendre sa montre à gousset ! Le Seigneur du Temps n'en croyait pas ses oreilles, comment pouvait-il être aussi bête en tant qu'humain ? Il ne trouvait pas forcément les humains très intelligents, mais son double les surpassait tous !

Ils arrivèrent aux écuries et le Docteur envoya Casanova négocier avec un conducteur de diligence pour aller à Londres.

R : Pourquoi vous n'utilisez pas votre montre ? C'est la même non ?
D : Je ne peux pas, ma montre et le Tardis que nous cherchons ne viennent pas de la même époque. C'est mon Tardis du futur, ça ne fonctionnerait pas. La montre nous mènerait au Tardis que nous avons laissé à Venise.
R : Comment va-t-on la retrouver ?
D : Il faut espérer qu'il connaisse le nom du magasin du marchand. Et que le marchand n'ait pas encore vendu la montre.
C : C'est réglé, nous avons une diligence, annonça Casanova en les rejoignant.
D : Bien, tout le monde à bord !

Au même moment, Reinette était à la fenêtre du roi. Un peu plus loin, elle vit Casanova s'approcher d'une diligence. Il était suivi par une jeune femme. Elle reconnu Rose. Son regard se posa alors sur l'homme qui était derrière elle. Elle senti son coeur se soulever. C'était lui... le Docteur était là. Son cher Docteur... Mais le temps qu'elle sorte du château, la diligence serait partie...

Elle le regarda à travers le fenêtre. Elle savait qu'il allait revenir, il le lui avait promis après avoir affronté ces étranges hommes-horloges. Elle sourit en le voyant monter dans la diligence. Oh, quelles questions allait-elle lui poser quand il reviendrait ! Dépéchez-vous, mon ange solitaire...

Dans la diligence, l'ambiance n'était pas joyeuse. Casanova n'avait pas apprécié que son cousin lui hurle dessus... mais Rose était curieuse :

R : Qui vous a renseigné pour Londres ?
C : … une amie. C'est dommage John, tu aurais aimé la rencontrer.
D : Je ne suis pas sûr que nous ayons le même genre d'amie.
C : Hum... peut-être.

Et le silence prit place dans la cabine, accompagné d'une atmosphère pesante.








Citation:



Après plusieurs jours de voyage, le trio avait traversé la Manche et était maintenant en Angleterre. Ils devaient passer la nuit dans une auberge avant de reprendre la route pour Londres. Le Docteur et Rose étaient attablés à l'écart du reste des clients, tandis que Casanova virevoltait de table en table, parlant à chaque personne qui se présentait à lui, fier d'exercer son anglais.

D : Je n'aime pas ça Rose.
R : Quoi ? Qu'on soit en Angleterre à la poursuite du Tardis et de cette montre ? Que votre vous humain soit en train de faire la conversation à l'auberge toute entière ? Ou que tout ce qu'il y ait à boire ce soit du vin ou du lait ?
D : Les trois à la fois.
R : Sans compter le fait que tout le monde ici doit penser que je suis mariée avec au moins l'un de vous deux.
D : Oi ! Beaucoup de gens seraient ravis d'avoir deux Docteurs !
R : Oui mais je n'ai pas envie qu'on pense que je JOUE au Docteur avec vous et votre frère jumeau !
D : Tu devrais moins te soucier de ce qu'on pense de toi, tu ne connais personne ici !
R : Vous direz ça à l'ancêtre de ma mère quand on la croisera à Londres.

Le Docteur ne pu s'empêcher de sourire à cette idée. Mais son sourire s'effaça lorsqu'il vit Casanova venir dans leur direction.

C : Cousin ! Toi qui boudes depuis le début, j'ai trouvé de quoi te remonter le moral ! Isabelle, Maud ! Venez vous assoir !

Deux damoiselles s'approchèrent de leur table. Le Docteur n'en cru pas ses yeux : des jumelles. Cet andouille de l'espace avait dégoté des jumelles. Les deux jeunes femmes passablement éméchées s'installèrent à côté de Casanova pour l'une, et à côté du Docteur pour l'autre. Rose était seule d'un côté de la table, et elle ne se sentit pas DU TOUT mise à l'écart. Elle fusilla Casanova du regard.

C : John, je te présente Isabelle. Maud, voici mon cousin John, mais ne va pas te perdre dans ses beaux yeux bruns.
D : Beaux ?!
C : Tu as de très jolis yeux cousin ! Mais je veux que Maud ne regarde que le bleu des miens. Je suis sûr qu'Isabelle prendra bien soin de toi...

Il n'eut même pas le temps de réagir qu'Isabelle l'attrapa par le bras et commença la conversation.

I : Giacomo m'a dit que vous êtiez anglais, vous rentrez au pays après de longues aventures ? Voir votre mère malade, c'est bien ça ?
C : Ah oui, ma pauvre tante ! Et si je suis avocat, astrologue et chevalier, mon cousin est le  plus grand médecin qui soit. Et ma tante est si malade, elle a besoin de son fils à ses côtés !
I : Oh John, comme c'est gentil et touchant ! Un fils si dévoué, votre mère est si chanceuse !

Isabelle saisi la main du Docteur et la serra dans les siennes, contre sa joue, sous les yeux écarquillés du principal intéressé, bien peu habitué à ce genre de situation.

R : Oi ! Vous voulez que je vous aide à lui arracher le bras ?
I : Toi, va chercher un bol de lait pour ton museau, et du vin pour les grandes personnes.

Rose ouvra la bouche mais ne trouva rien à répondre, tellement elle était abasourdie par ce qui se passait devant elle. Furieuse, elle se leva et parti à l'autre bout de l'auberge.

D : Rose ! appela le Docteur, à moitié pour retenir sa compagne, à moitié pour la supplier de ne pas l'abandonner dans cette position plus qu'inconfortable...

Le Docteur tenta de reprendre sa main mais Isabelle ne lâchait pas prise ! Il fusilla Giacomo du regard : il aurait largement préféré devoir faire face à un loup-garou-dalek déguisé en chat-nonne avec des liens de parenté Slitheen.

I : Oh laissez donc cette petite peste, parlez-moi de vous Docteur John !
D : Cette quoi ?! Non mais... mais... Giacomo !

Sur le point de goûter les lèvres de Maud, l'italien n'apprécia pas d'être dérangé.

C : Quoi ? Elle est trop jeune pour toi, arrête de faire comme si vous étiez mariés et amuse-toi un peu ! John, je vais vraiment finir par croire que tu n'aimes pas les femmes. Ou que tu ne sais pas comment faire. Ce n'est pas ça quand-même ?

Le Docteur sembla atterré et presque vexé. Il se leva mais Isabelle plaqua sa main contre sa poitrine !

I : Docteur John, sentez mon coeur comme il bat vite ! Vous devriez m'ausculter !
D : Aaaah, mais lâchez-moi ! Lâchez cette main !

Le Docteur réussi enfin à se dégager et s'en alla rejoindre Rose, apparemment très pressé de s'éloigner et soulagé qu'Isabelle ne lui cours pas après.

D : Non mais tu as vu ça ?! Il est complètement irresponsable !
R : Au moins vous n'avez pas perdu votre principal atout : apparemment vous êtes toujours aussi doué pour parler, même si là vous vous en servez pour draguer deux espèces de furies.
D : Je suis désolé qu'elle t'ait vexée.
R : Pas votre faute.

En réalité, Rose était vexée du comportement de Casanova. Elle pensait que Casanova avait un faible pour elle, et cette idée lui plaisait ! Il était tellement comme le Docteur... ou pas. En fait non, il n'était pas comme lui. Mais un peu quand-même. Enfin non, pas du tout. Mais il était tout ce que le Docteur ne pouvait pas être avec elle. Un peu trop d'ailleurs. Mais le Docteur n'était vraiment pas assez ! Enfin il était amplement suffisant, mais pas pour les sentiments qu'elle avait pour lui. Ceci dit elle n'en avait pas pour Casanova, il était trop... Casanova. Mais il était aussi le Docteur. Du coup... RAAAAAH elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir, et de toute façon elle n'arrivait pas à réfléchir ! Pas avec le Docteur qui lui faisait son regard de chien battu, et son lui-du-futur-plus-humain-mais-trop-différent qui léchait le cou de cette Maud.

R : Je vais aller me coucher.
D : Tu ne vas pas me laisser avec eux ?!
R : Je ne me sens pas bien, j'ai besoin de m'allonger.
D : Oh... tu veux que je vienne te tenir compagnie ?
R : Non, je vais essayer de dormir. Amusez-vous bien ! ajouta-t-elle, moqueuse.

Pendant ce temps, Casanova pratiquait la langue du pays avec Isabelle et Maud, particulièrement captivées par sa maîtrise de la chose. Il leur contait ses aventures imaginaires et il usait de son plus beau sourire pour consoler Isabelle du départ du Docteur, ayant une assez bonne idée de l'avantage qu'il pourrait tirer de la situation. Il n'en délaissait évidemment pas moins Maud, comblée par les beaux yeux doux qu'il lui faisait. Mais alors qu'il allait faire une remarque sur l'heure tardive, il vit Rose monter vers les chambres à coucher. Elle semblait toujours irritée, et le Docteur ne la suivit pas. Au contraire, il sortit discrètement de l'auberge. Une occasion inespérée : Casanova rêvait d'être seule avec Rose depuis qu'il l'avait rencontré ! Il sentait que quelque chose l'attirait plus qu'à l'accoutumée, il voulait en avoir le coeur net.

C : Mesdames, je dois vous avouez que je me sens très mal tout à coup. Je vais aller m'allonger dans ma chambre, je suis désolé de couper court à notre petite fête.
M : Oh, pauvre Giacomo ! Vous devriez vous faire ausculter pas votre cousin !
C : Je ne voudrais pas le déranger, il est parti... cueillir des champignons pour ses remèdes.
M : Mais enfin Giacomo, par les temps qui courent il ne faut pas prendre de risque ! Isabelle va aller chercher le Docteur John, je vais vous aider à vous déshabiller, et nous assisterons le Docteur pour votre auscultation. Nous l'aiderons à établir un diagnostic !

Casanova fut tenté quelques secondes. Mais non, il devait parler à Rose ! Il s'excusa platement, toussa à grand bruit dans la figure de Maud pour lui montrer qu'il était malade, et s'éclipsa vers la chambre.

* A l'étage *

Rose se retourna brusquement en entendant la porte s'ouvrir. Surprise de voir l'italien-Gallifreyen dans sa chambre, elle ne pensa même pas à lui dire qu'il aurait pu frapper.

R : Qu'est-ce que vous avez fait de vos deux nouvelles amies ?
C : Oh je les ai laissé aux soins de notre bon Docteur.
R : Pardon ?
C : Je plaisante. Le Docteur est sorti, j'ai simplement prit congé de ces damoiselles. Il fallait que je vous parle.
R : Ah ? De quoi ?
C : Il y a quelque chose d'intrigant en vous, Rose...

Casanova s'installa sur le lit, à côté de Rose. Tous les deux assis, ils se regardèrent quelques secondes. Giacomo tenta d'évaluer la situation... il avait l'impression qu'une partie de lui s'était toujours retenue, vis à vis de Rose. C'était impossible : il venait juste de la rencontrer ! Mais ce sentiment d'interdit était bel et bien présent. Et dieu sait qu'il aimait l'interdit... d'autant plus qu'une autre partie de lui n'arrêtait pas de lui dire de saisir sa chance... que cette occasion ne se reproduirait pas... il était assez confus, il hésitait.

C : Vous êtes à la fois la tentation et l'interdiction. J'ai voulu vous rendre jalouse avec ces deux femmes, mais malgré ma réussite je ne sais pas comment agir, ce qui est inhabituel.
R : Vous aviez tout manigancé ?!
C : A peu près oui. Sauf la réaction de John, je ne pensais pas qu'il serait si réticent. Il a déjà été seul avec une femme ? On dirait que ça lui fait peur.
R : Wow wow wow, on se calme. Il est hors de question que je parle de ça avec vous.

Rose avait beau avoir des sentiments pour le Docteur, elle refusait d'imaginer quoi que ce soit concernant sa potentielle vie amoureuse. Surtout pas avec son lui libertin.

C : Je sens bien que vous êtes attirée par lui... mais il y a quelque chose qui vous retient. Si ça vous retient avec lui, peut-être que ce ne sera pas le cas avec moi...
R : Je croyais que j'étais l'interdiction...
C : Et à chaque fois que quelque chose est interdit, la tentation est plus forte. La tentation gagne toujours.

Casanova se pencha vers Rose. Mais elle ne l'entendait pas de cette oreille ! Finalement, non : il n'était pas comme le Docteur, et même s'il n'allait jamais rien se passer avec le Docteur, ce n'était pas une raison pour essayer de trouver un lot de consolation avec son lui du futur, qui n'avait strictement rien à voir avec tout ce qu'elle aimait tant chez son alien d'ami !

R : Bats les pattes !

*PAF*. Rose contempla un instant la trace rouge sur la joue de Casanova. Elle l'avait gliflé ? Vraiment ?! Oh il l'avait bien cherché tout de même. Et puis ça l'avait tellement démangé de vouloir gifler le « vrai » Docteur, une ou deux fois. Au moins ça avait calmé les ardeurs de son lui du futur, encore choqué par ce qui venait de lui arriver.
Sans un mot, elle se leva et sorti en trombe de la chambre. Elle croisa le vrai Docteur dans les escaliers mais elle ne s'arrêta même pas, et elle quitta l'auberge. Le Seigneur du Temps, le voyant passer comme une furie, n'essaya même pas de la retenir. Il entra dans la chambre, plutôt énervé. Giacomo se frottait la joue, un sourire narquois accroché au visage.

D : Qu'est-ce que tu lui as fait ?!
C : Pourquoi ça serait de ma faute ?!
D : Parce que tu étais seul avec elle !
C : Peut-être qu'on a parlé de toi !
D : Et pourquoi ça l'aurait mis dans un tel état ?!
C : Tu le sais très bien !
D : Oui, tu nous connais tellement bien que tu peux juger notre relation !
C : Parce que tu n'es pas fichu de....
? : AAAAH ! AU SECOURS ! DOCTEUR !!

Un cri interrompit Casanova. De l'extérieur, Rose appelait à l'aide. Les deux hommes se précipitèrent hors de la chambre et coururent jusqu'à la sortie de l'auberge. Mais lorsqu'ils arrivèrent dehors, il n'y avait plus aucune trace de leur amie. Ils firent le tour de l'établissement et fouillèrent les environs quelques minutes, mais ils durent se rendre à l'évidence : Rose avait été enlevée.






Citation:



Le Docteur regardait Casanova, en colère.

D : C'est ta faute !
C : Oi !
D : Si tu ne l'avais pas énervée, elle ne serait pas sortie !
C : Tu aurais pu la retenir !
D : Et comment j'aurais pu le savoir ?!
C : Et moi alors ?!
D : Tu n'étais pas obligé de la vexer ! Qu'est-ce que tu as fait pour qu'elle soit si furieuse ?!
C : En quoi ça te regarde ? Et c'est autant ta faute que la mienne !
D : Non !
C : Si !
D & C : Tais-toi, j'ai raison !
? : EH ! MESSIEURS ! Ca vous intéresse de savoir où est partie la diligence qui a emmené la jeune fille ? Je n'ai pas pu les arrêter mais j'ai entendu où ils allaient : celui qui a attrapé la jolie demoiselle a dit au cocher d'aller à Londres.

Le Seigneur du Temps regarda l'aubergiste. Il voulait lui demander des détails, mais alors qu'il allait parler, il vit Casanova courir comme un dératé vers l'arrière de l'auberge. Il réapparu quelques secondes plus tard, tenant les rênes d'une diligence, au poste du cocher.

C : Monte cousin ! Il faut les rattraper !

Le Docteur sauta sur le siège à côté de Casanova, qui lança les chevaux au grand galop.

D : Ca me rappelle la fois où Rose et moi avons été poursuivis par les Indiens...
C : Tu es allé dans le nouveau monde John ?
D : Oui, mais je ne pensais pas que ce chef Indien se vexerait ! Il voulait que j'épouse sa fille, Pocahontas !
C : Pourquoi as-tu refusé ?
D : Mais parce que je suis le Doc... euh je suis John Smith, je ne me marie pas ! Et puis finalement elle a épousé un certain John Rolfe, elle n'a pas tout perdu.
C : Tu ne te maries pas ou tu ne te maries pas... avec d'autres femmes que Rose ?

Le Docteur manqua de tomber de la diligence...

D : Que... quoi ?! Qu'est-ce que tu racontes, tu ne vas pas recommencer avec ça !
C : Vous ne voudriez pas arrêter de faire semblant tous les deux ? Ca saute aux yeux, prenez-vous en main ! Quand je lui ai dit que si elle n'avait pas l'audace d'aller jusqu'au bout avec toi, elle pouvait essayer avec moi, ça se voyait à sa réticence qu'elle n'a d'yeux que pour toi ! Crois-moi, on ne me dit jamais non !
D : TU AS FAIT QUOI ?!
C : Euh... rien, oublie...
D : Quoi ?! Comment ça « oublie » ?! Qu'est-ce que tu as dit à Rose ?!
C : Rho mais juste ce que je viens de dire, rien de bien méchant ! Et je maintiens que si elle l'a aussi mal prit, c'est parce qu'elle est amoureuse de toi ! Tu devrais me remercier, si tu avais peur de faire le premier pas parce que tu n'étais pas sûr de ses sentiments, au moins maintenant tu es fixé !
D : Et tu veux que je te dise merci ?! Tu te mêles de ma vie amoureuse qui n'a absolument pas besoin qu'on intervienne, tu vexes mon amie, c'est ta faute si on l'enlève et tu veux que je te remercie ?!
C : Arrête de dire que c'est ma faute, je ne l'ai pas mise dans l'autre diligence que je sache !
D : Pourquoi tu t'obstines à intervenir dans nos affaires hein ?!

Casanova ne répondit pas tout de suite. Il sembla réfléchir et pris un air un peu triste... le Docteur ne l'avais jamais vu comme ça. Il se calma.
De longues secondes passèrent avant que l'italien n'ouvre la bouche.

C : Je ne sais pas. J'ai le sentiment que vous avez besoin d'aide, que vous n'osez pas. Si j'aimais quelqu'un mais que je n'osais pas le lui dire, j'aimerais qu'on m'aide. J'ai une sorte d'impression...
D : C'est à dire ?
C : J'ai l'impression que tu as vu beaucoup de choses, cousin. Tu es allé dans le nouveau monde, soit, mais je sens que ça va encore plus loin que ça. Et j'ai le sentiment qu'à cause de tout ce que tu as pu voir, tu ne veux pas t'engager... tu penses qu'elle ne te comprendrait pas ? Pourquoi est-ce qu'elle resterait avec toi si elle n'était pas capable d'endurer tout ça ? Elle a l'air forte, je suis sûr qu'elle te comprend. Peut-être qu'il y a une barrière plus forte entre vous, mais pourquoi tu ne peux pas la franchir ? Qu'est-ce qui peut être si important pour que tu n'oses pas aller vers elle ?

Le Docteur ne répondit pas. Il savait... lui, il savait bien qu'il ne pourrait jamais être avec Rose. Pas avec toutes ces vies qu'il avait devant lui. Il se retourna vers Casanova, incrédule.

D : Comment sais-tu tout ça ?
C : Je me sens très proche de toi. C'est une sensation étrange, j'ai l'impression de te connaître depuis toujours. Et dans un sens, je sais ce que tu ressens : je suis séparé de celle que j'aime et j'ignore si je pourrais la revoir un jour. Mais j'ai l'impression que si toi tu n'y arrives pas, je n'y parviendrai jamais non-plus... tu comprends ? J'ai le sentiment que si tu n'es pas heureux, je ne le serai pas.

Le Seigneur du temps sembla intrigué... il ignorait qu'un tel lien pouvait naître entre lui et son double humain. N'ayant jamais rencontré cette situation auparavant, il ne savait pas si c'était normal ou pas. Quoi qu'il en soit, il ne savait pas quoi répondre à Casanova.

C : Ou alors c'est parce que tu as peur ? Tu n'as pas confiance en toi ? J'étais comme toi au début, puis je suis devenu un homme et tout s'est arrangé ! On est de la même famille, on doit bien avoir ça en commun, en plus de tout ce que je viens de dire ! Dis-moi cousin, tu as déjà été avec une femme ?
D : Je savais que tu ne pouvais pas rester sérieux aussi longtemps !
C : Mais je SUIS sérieux, c'est un sujet important ! Tu peux me parler si tu as un problème avec ça, je suis très doué !
D : Et comment peux-tu être aussi doué hein ? Depuis combien de temps es-tu là ?!

Le Docteur ne savait même pas pourquoi il avait dit ça, c'était sortit tout seul.

C : Comment ça depuis combien de temps je suis là ? J'ai 25 ans, je suis doué depuis au moins 10 ans ! Sérieusement cousin, c'est un soucis pour toi cette chose là ?
D : Mais arrête avec ça !

Le Docteur allait continuer ses remontrances quand il fut soudainement projeté contre Casanova. Les deux hommes tombèrent de la diligence et roulèrent à terre. Casanova se retrouva sur le Docteur...

C : Bonjour vous. On vous a déjà dit que vous étiez très attirant ?
D: Ca suffit, lève-toi de moi.

Casanova se releva et tendit sa main à son « cousin », qui l'ignora complètement.

C : Rho je plaisantais ! Ahah, c'est ça ! Je sais pourquoi tu as du mal avec Rose, c'est important de faire rire une femme ! Tu n'as aucun sens de l'humour !
D : Erreur : je n'ai pas le même sens d'humour que toi, il y a une nuance. Comment peux-tu faire des plaisanteries aussi douteuses dans une situation pareille ?
C : Quelle situation ?
D : Retourne-toi.

Casanova tourna la tête et vit l'état de la diligence. Elle était littéralement en deux morceaux : un nid de poule dans la route avait provoqué un tel choc que l'essieu avait cédé.

C : Ah... tu aurais de la grosse ficelle pour rattacher l'essieu au reste ?
D : Tu vois, tu recommences !
C : Parce que ce n'est rien de grave ! Au contraire, on va aller plus vite : on détache les chevaux et on continue à cheval ! Il y a toujours une solution !

Tandis que Casanova lui faisait un grand sourire et s'avançait vers les chevaux, le Docteur fit la moue : normalement, c'était lui qui trouvait les solutions ! L'italien revînt vers lui, tenant les deux chevaux par les rennes.

C : Lequel veux-tu ?
D : C'est important ?
C : Je ne sais pas, j'ai l'impression que tu n'aimes pas grand chose, je ne voudrais pas te vexer d'avantage.
D : Qu'est-ce qui te fait croire que je n'aime pas grand chose ?!

Le Docteur n'en croyait pas ses oreilles. Lui ?! Mais il aimait tout ! A part peut-être les Daleks... et les chattes-infirmières. Et le pain de viande de Jackie. Il était vraiment mauvais...

C : Je ne sais pas, tu rouspètes tout le temps, tu boudes sans arrêt et tu me cries dessus à longueur de journée ! Tu es toujours aussi bougon ? Comment fait-elle pour te supporter ?
D : … J'aime bien les chevaux blancs, ça me rappelle un cheval que j'ai eu pendant un temps. Rose n'a pas voulu que je le garde.

Casanova tendit les rennes du cheval blanc au Docteur. Il les saisit, et monta sur le canasson tant bien que mal. Il grogna quelque chose d'inintelligible mais qui voulait sans doute dire « arrête de bouger sale bête et laisse-moi monter ». Son double ne pu s'empêcher de rire en le voyant sautiller à côté du cheval, un pied dans l'étrier.

C : Je croyais que tu aimais les chevaux !
D : J'ai dit que j'aimais ça, je n'ai jamais dit que je trouvais ça pratique.

Il fini par réussir à s'installer sur la selle.

D : Ni que c'était confortable.
C : Comment fais-tu pour voyager autant si tu n'aimes pas être à cheval ? Tu voyages toujours en diligence ?
D : En quelques sortes. J'en ai une particulière, j'y suis très attaché.
C : Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?
D : Hum... elle est bleue.
C : Bleue ?! Vous alors, les anglais...

Casanova n'en dit pas plus et lança son cheval au galop, suivit du Docteur. Ils galopaient l'un à côté de l'autre et pouvaient tout de même se parler, même s'ils étaient obligés de hurler.

D : Ils devront s'arrêter dans un relais, on les rattrapera à ce moment là.
C : Qu'est-ce que tu comptes faire quand on les aura retrouvé ?
D : Prendre Rose et leur poser quelques questions, ça te va ?
C : En général je préfère fuir sans me retourner, mais je veux savoir pourquoi ils ont enlevé Rose et leur dire ma façon de penser.
D : Au moins une chose qu'on a en commun !
C : Crois-moi cousin, je pense qu'on en a beaucoup plus... quand je t'aurais appris à connaître les femmes, on sera deux frères jumeaux !
D : CA SUFFIT !
C : Je sais, je sais, je te taquine... ou pas... peut-être... on verra ! A propos, tu ne trouves pas ça étrange qu'ils aillent à Londres ?
D : Si, avec ta montre qui doit s'y trouver, ça commence à faire beaucoup de coïncidences.






Citation:


*Quelque part dans Londres*

? : Hérétique !
R : Rose, enchantée.
? : Vous êtes la fille du Temps. La Voyageuse. Le Méchant Loup.
R : Pardon ?
? : Vos dents déchirent le Manteau du Temps. Votre pelage trompe les époques et copie les paysages. Vous yeux observent une proie lointaine. Vous changez de forme et pourtant restez la même. Vous êtes partout et nulle-part. Tout le temps et jamais. Perdue et retrouvée. De ce monde et d'ailleurs.
R : Ok... je mettrai ça dans mon CV, vous embauchez ?
? : Silence !
R : Dans vos rêves. Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Qu'est-ce que vous me voulez ?
? : Je suis Edouard Temple, alchimiste. Vous êtes apparue lors d'une de mes expériences. Vous, la boîte bleue et le grand homme.
R : Une boîte bleue ? Un grand homme ? Désolée mais ça ne me dit rien.
E : Menteuse ! Sorcière !

L'alchimiste s'élança vers Rose et la gifla violemment. La jeune femme ne se démonta pas pour autant et elle n'aurait montré sa peur pour rien au monde. Elle releva la tête et regarda l'homme droit dans les yeux.

R : D'accord, je connais le grand homme. C'est le Docteur et croyez-moi, vous n'auriez pas dû faire ça. Parce que c'est un homme puissant et il n'aime pas qu'on touche à ses amis. Quand il m'aura retrouvée, ça ne lui plaira pas de me voir attachée, avec du sang sur la bouche.
E : Le Docteur...

Temple sembla réfléchir sur le nom de « Docteur » quelques secondes. Il le répéta plusieurs fois pour lui-même. Puis, soudainement, il releva la tête et regarda Rose, fébrile.

E : Et la boîte ? La boîte bleue ? Qu'est-ce ? Qu'est-ce que le Tardis ?
R : Comment connaissez-vous son nom?
E : Je l'ai vu...

L'homme n'en dit pas plus et s'en alla à l'autre bout du laboratoire. De là où elle était, Rose pu voir qu'un grand drap cachait quelque chose. Son coeur manqua un battement : l'homme enleva le tissu et elle pu voir le Tardis.

R : ...où est-ce que vous avez trouvé ça ?
E : Qu'est-ce que c'est ? Dites-moi ! Je l'ai vu dans mes expériences, j'ai vu ce que cette boîte peut faire... je veux savoir comment ça fonctionne.
R : Vos expériences ? Ecoutez l'alchimie repose sur un principe d'échanges non ? Alors dites-moi ce que vous voulez et je vous expliquerai ensuite.
E : Je cherchais un moyen de revoir le passé pour savoir où est cachée la pierre philosophale. Lors d'une de mes expériences, je vous ai vu... j'ai vu la boîte bleue, le « Docteur » et vous. J'ai vu ce que vous pouviez faire : vous traversez le Temps. Alors j'ai voulu vous faire venir ici, vous attirer ici, pour utiliser votre pouvoir. J'ai récupéré la boîte bleue mais j'ai perdu la trace du « Docteur », il a disparu. Puis je l'ai retrouvé, accompagné par vous. J'ai des gens qui m'ont informé de votre venue en France, ils vous suivaient. Ils ont vu qu'un autre homme voyageait avec vous. Ils ont récupéré sa montre lorsqu'il l'a vendu, par précaution. Je n'ai pas encore trouvé ce qu'elle cache mais je sais qu'elle est spéciale, je le sens.

Il montra la montre de Casanova posée sur une table un peu plus loin. Puis il reprit son récit.

E : Je leur ai ordonné de vous enlever : je savais que votre compagnon viendrait vous chercher, c'était plus facile de le faire venir jusqu'ici comme cela plutôt que de tenter de l'enlever aussi.

Il se retourna vers un petit recoin sombre de l'atelier.

E : Sortez de là Lord Docteur.
D : Oh moi qui voulais faire une entrée fracassante, vous m'avez coupé dans mon élan. Hello Rose, ça va ?
R : J'ai connu pire, et vous ?
D : Fatigué mais ça va. Et vous mon ami, tout se passe comme vous voulez ?

Le Docteur fit un grand sourire narquois à l'alchimiste alors que Casanova sortait à son tour de la pénombre, laissant Temple perplexe.

E : Lequel de vous deux est Lord Docteur ? Et qui est le deuxième qui lui ressemble tellement ?
C : Hem aucun de nous n'est « lord », n'est-ce pas cousin ?
D : Pas avant d'avoir rencontré la reine Victoria en tout cas. Bref, JE suis le Docteur et JE ne suis pas content.
R : Je vous avais prévenu Edouard...
D : Je n'aime pas qu'on joue avec le vortex du Temps et qu'on fasse n'importe quoi avec ma personne.
R : Hein ? Ehoh, Docteur...
D : Si vous n'aviez pas tripatouillé le vortex du Temps je ne serais pas en double et je n'aime pas être en double.
R : Docteur, je suis attachée, c'est pas ça qui vous met en colère ? Ouhou !
D : J'aime bien être le seul génie en présence.
R : DOCTEUR !
D : QUOI ?! Pourquoi tu m'interromps tout le temps ?!
R : Vous pourriez... ?
D : Oh !... Pardon.

Il brandit son tournevis sonique et détacha Rose, sous le regard médusé de l'alchimiste... et de Casanova.

D : Et c'est mal d'avoir attaché Rose.
E : Quelle est cette magie ?!
C : Comment tu as fait ça ?
D : Je t'expliquerai plus tard.

Rose se précipita ver le Docteur. Casanova, même s'il ne comprenait rien à ce qu'il se passait, lui fit un grand sourire : il était soulagé de la revoir saine et sauve. Tout les trois faisaient maintenant face à Temple.

R : Docteur, il a le Tardis et la montre.
D : Oh je sais, j'ai tout entendu. Et j'ai tout compris : Casanova, le Tardis qui disparaît, la montre, le paradoxe... tout ! C'est limpide...

Il regarda Rose avec le sourire fier et malicieux de celui qui savait tout et allait ménager son suspens encore quelques instants.






Citation:

R : Alors Docteur ? Expliquez-moi, allez ! demanda Rose, impatiente.
D : Rose, laisse-moi te dire quelque chose : je suis intelligent ! Brillant même ! Mais parfois le talent ne suffit pas et ça cafouille. Et, quand ça cafouille, ça donne ça.

Le Docteur passa son bras autour des épaules de Casanova en souriant.

D : Notre nouvel ami, monsieur Temple, a décidé de s'amuser avec le vortex du temps. Il me voit, il voit le Tardis et il décide de nous amener dans son atelier pour faire connaissance. Donc il manipule encore un peu le vortex et là PAF, ça cafouille.

Il se tourna vers l'alchimiste.

D : C'est encore au stade expérimental n'est-ce pas ? Un peu de mal à calibrer le manipulateur de vortex non ? Vous avez attrapé le mauvais Docteur.
E : Quoi ?
R : Quoi ?
C : Hein ?

Le Docteur fit de nouveau face à Rose.

D : Il a voulu m'amener moi mais son expérience a raté et il s'est trompé d'époque ! Le vortex lui a amené mon moi du futur, Casanova !
C : Casaqui ? Moi ?
D : Chut, j'explique. Donc Casanova vient du futur, ça on le savait. Mais on ignorait pourquoi ! Laisse-moi éclairer ta lanterne, Rose : mon moi du futur voit son Tardis amené à Venise au XVIIIème siècle et ne peut rien faire contre le vortex. Sauf qu'il sait très bien que toi et moi, on est aussi à Venise à cette époque, donc il sait que ça va provoquer un paradoxe. Mais comme je l'ai dit, je suis intelligent ! Donc qu'est-ce que mon moi du futur fait en arrivant à Venise ? Son Tardis est bloqué par le vortex, il ne peut pas repartir : il se transforme en humain ! Il écrit une lettre pour moi et il se change en Casanova. Brillant non ? Tu as compris ?
R : Je crois oui. Et maintenant, on fait quoi ?
D : Oh, juste ceci.

Le Docteur brandit son tournevis sonique et le pointa vers le manipulateur de vortex qui commença à surchauffer en faisant une épaisse fumée grisâtre.

D : Vous ne pouvez plus jouer avec le temps, c'est fini. Le Tardis du futur est libre de repartir.
E : Non... NON ! De quel droit vous opposez-vous à moi ?! De quel droit ?! Qui êtes-vous pour décider ainsi ?!
D : Je suis un Seigneur du Temps. Je suis responsable du vortex et je suis le seul à pouvoir manipuler le temps.
E : Non... j'ai vu ce que vous pouviez faire. Toute cette liberté, toutes ces vies... j'en ai besoin ! Je dois retourner dans le passé, je dois savoir ! Je dois trouver la pierre ! Vous ne pourrez pas m'en empêcher, vous n'avez aucun droit ! Vos lois ne sont pas les miennes ! Vous n'avez pas le droit, le temps est à moi et il m'obéira !

L'alchimiste se jeta vers son appareil et tenta de l'activer alors qu'il fumait de plus en plus. Le manipulateur commença à générer le vortex mais une surcharge d'électricité et de puissance l'englobait.
L'alchimiste se tenait au centre du vortex, les bras grands ouverts, persuadé qu'il allait réaliser son rêve et voyager dans le temps.

E : Vous ne m'en empêcherez pas Docteur ! J'irai dans le passé ! Je trouverai la pierre ! Je deviendrai immortel, je deviendrai le maître ! J'irai...
D : A TERRE !

Le Docteur plaqua Rose au sol en attrapant Casanova au passage. Les derniers mots disparurent en même temps que son corps : le vortex se referma sur lui-même dans une implosion, entraînant l'alchimiste dont la voix résonna encore quelque secondes dans l'atelier. Les trois compagnons relevèrent.

C : Où est-il ?
D : Mort. Désintégré dans l'implosion.
C : Désintégré ?
D : Explosé en tout plein de minuscules morceaux.
C : Ah. Aouch.

Casanova regarda le Docteur qui époussetait son costume.

C : Dis-moi... « cousin »...
D : Hum ?
C : Je suis toi ?
D : Hem... écoute je ne suis pas très doué pour expliquer...
C : Mais je croyais que tu étais brillant ? dit Casanova, taquin.
D : Oui mais tu es un humain, les humains ne comprennent jamais rien à ce que je dis. Alors voilà ce qu'on va faire...

Le Docteur attrapa la montre de Casanova et la lui posa dans la main.

D : Toutes les réponses à tes questions sont là-dedans. Ouvre cette montre et tu sauras tout. Si tu ne l'ouvres pas, rien ne changera.
C : Comment ça ?
D : Et bien tu resteras tel que tu es mais tu n'auras jamais les réponses aux questions que tu te poses. Donc, à toi de voir.
C : Si je l'ouvre, je vais changer ?

Le Docteur se contenta de lui faire un sourire en coin et se rapprocha de Rose. Puis il se retourna vers Casanova.

D : Juste une chose. Attend que nous soyons partis pour l'ouvrir, si tu décides de le faire. Et reste à Londres tant que tu n'as pas pris ta décision.
C : Pourquoi ?
D : Si tu décides de l'ouvrir, ça sera plus pratique si tu es à Londres, crois-moi.

Le Docteur posa un regard furtif sur le Tardis, dans un coin de l'atelier.

C : Décidément tu es quelqu'un de très, très bizarre. Est-ce qu'il y a quelque chose de vrai dans tout ce que tu m'as raconté depuis qu'on s'est rencontrés ?
D : A ton avis ?

Il lui adressa un sourire espiègle et prit Rose par le bras tout en marchant vers l'autre côté de l'atelier.

D : Il est temps pour nous de partir, on doit retourner à Venise prendre le Tardis.
R : Qu'est-ce que vous fabriquez ? Pourquoi vous ne lui dites pas la vérité ?
D : Il vient de mon futur, je n'ai pas le droit d'influencer les événements. Ce n'est pas à moi de décider s'il doit redevenir moi ou pas. Je lui donne simplement le moyen de le faire.
R : Et s'il ne le fait pas ?
D : Oh avec ce que je lui ai dit, il le fera sûrement. C'est un humain, il est curieux !
R : Et ça, ce n'est pas influencer les événements ?
D : Ooooh, juste un peu. Disons que je me laisse une chance de ne pas mourir en vieil italien coureur de jupons. Tu imagines ? Quel gâchis !
R : Mais s'il ouvre la montre et qu'il redevient vous, comment la légende de Casanova va-t-elle exister ? Enfin, il est sensé être mort vieux et avoir eu des enfants non ?
D : Il peut avoir raconté sa légende à quelqu'un avant d'ouvrir la montre, par peur qu'on ne se souvienne pas de lui. Et ce quelqu'un serait devenu « lui » et aurait prit sa place pour faire perdurer la légende. Ou bien il peut avoir tout inventé. Des académiciens sont persuadés que Shakespeare était gay, pourquoi Casanova ne serait-il pas le plus grand menteur de l'histoire ? Ou alors il n'a pas ouvert la montre, ou du moins pas avant d'être très vieux et d'avoir eu des enfants. Mais ça je ne préfère pas y penser...
R : Et le Tardis ?
T : Filtre de perception. C'est à peine si Casanova le distingue du coin de l'oeil alors ne t'en fais pas pour le reste du monde. Curieux mais aveugle, voilà ce que vous êtes.
R : Oi !
T : Enfin pas tous.
R : J'aime mieux ça. Alors on fait quoi ? On le laisse ici et on retourne à Venise ?
T : Exactement ! Et après, on part très vite.
R : Pourquoi très vite ?
T : J'ai assez donné dans la gestion de double humain amnésique, j'ai hâte d'en finir. Pas toi ?
R : Moi je l'aime bien.

Dans un sourire, Rose alla voir Casanova tandis que le Docteur la regardait s'éloigner, surpris, bouche entre-ouverte. L'italien faisait lentement les cent pas en regardant fixement la montre qu'il tenait entre ses mains.

R : Ca va ?
C : Hum oui, j'espère que ça ira toujours si je décide d'ouvrir cette petite chose.
R : Ca, je ne peux pas vous le dire.
C : Et vous ça va ? Vous n'êtes pas trop choquée par cet enlèvement ?
R : Oh j'ai vu pire, je m'en remettrai.
C : Vous êtes sûre d'être en sécurité ? Je veux dire... avec lui ?
R : Oui, spécialement avec lui.
C : Il a intérêt à prendre soin de vous.
R : Il ne m'abandonnerait jamais. Enfin bref, je suis venue vous dire au revoir.
C : Oh, vous partez ?
R : Oui, on a encore du chemin à faire, lui et moi.
C : D'accord. Vous allez me manquer !
R : Vous aussi...

Casanova enlaça Rose pendant de longues secondes sous le regard du Docteur qui se trouvait à quelques pas d'eux. Le Seigneur du Temps baissa les yeux devant la scène, sans vraiment savoir pourquoi. Ou sans vouloir se l'avouer.
Puis, Rose mit fin à leur étreinte.

R : Prenez soin de vous. Et ne vous inquiétez pas pour la montre, je sais que vous ferez le bon choix.

Casanova hocha la tête en guise de merci alors que le Docteur s'approcha d'eux.

D : Tu viens Rose ? On a une longue route à faire.
C : Eh ! Tu comptes t'enfuir comme ça ? Sans même un au-revoir ?
D : Mais c'est que... mais... euh... hmmfff...

Le Docteur se retrouva à moitié étouffé dans les bras de son double.

C : Je ne sais pas ce que ça va m'apporter et ce qu'il va se passer si j'ouvre cette montre, je n'ai pas compris la moitié de ce qu'il s'est passé ici, mais tes jérémiades vont me manquer.
D : Oi !
C : Voilà, c'est ce que je disais.

Casanova relâcha son emprise et attrapa le Docteur par les épaules.

C : Ca m'a fait plaisir de faire ta connaissance et de passer ces quelques jours avec toi. Quelque chose me dit qu'on ne se reverra pas...
D : Oh, qui sait...
C : Adieu... « Docteur ». Je suppose que ça ne servirait à rien de te demander d'où te viens ce nom ? Tu vas me répondre que je le saurais si j'ouvre la montre ?
D : Tu vois, toi aussi tu es brillant.
C : Qui a dit que j'en doutais ?
R : Docteur j'ai réfléchi, moi aussi j'ai hâte que ça se termine. On y va ?

Le Seigneur du Temps ricana devant l'exaspération de Rose et ils se dirigèrent tous les deux vers la porte de l'atelier. Mais un cri les arrêta...

C : Attendez !

Casanova leur couru après et s'arrêta net à quelques centimètres de Rose. Puis, il prit le visage de la jeune fille entre ses mains et l'embrassa. Estomaqué, le Docteur ne pu faire aucun geste, tandis que Rose ne bougea pas tellement elle était surprise.
Casanova mit fin au baiser et se recula d'un pas.

C : J'en rêvais. J'aurais regretté de ne pas l'avoir fait. Hum... vos lèvres ont un goût de cerise. Bizarre... enfin bref, bonne route et faites attention !

Rose bafouilla un « au revoir » et le Docteur fit un signe de la main à Casanova. Ils sortirent de l'atelier et commencèrent à marcher dans les rues de Londres. Tous les deux gênés parce ce qu'il venait de se passer, ils ne parlèrent pas pendant quelques minutes. Jusqu'à ce que Rose rompe ce silence pesant.

R : Vous savez, si on avait prit le Tardis du futur, on aurait pas à refaire toute la route jusqu'à Venise pour récupérer votre Tardis à vous.
D : Et on aurait pu causer un superbe paradoxe qui aurait probablement détruit l'univers. Bizarrement je préfère la calèche.
R : Ne soyez pas aussi négatif...

Elle sembla réfléchir un instant.

R : Au fait Docteur... si Casanova était votre double qui venait du futur... où est-ce que j'étais moi ? Pourquoi je n'étais pas avec lui ?
D : Oh il peut y avoir plein de raisons. Tu as très bien pu rentrer chez ta mère pour quelques jours pendant que moi je voyageais en t'attendant.
R : Peut-être...
D : Et c'est moi qui suis négatif ? Ne fais pas cette tête, je suis sûr que dans le futur tu vas très bien et qu'il y a une simple et innocente raison au fait que tu n'étais pas avec Casanova.
R : Ou alors j'en ai eu marre de vous et je suis partie.
D : Non, ça c'est impossible.

Le Docteur lui fit un grand sourire alors qu'ils arrivaient à l'endroit où Casanova et lui avaient laissé leur chevaux un peu plus tôt. Ils se mirent en route pour Venise afin de retrouver leur Tardis et de repartir.

D : Allons-y !

Pendant ce temps, Casanova tournait toujours en rond dans l'atelier de l'alchimiste, en regardant la montre. Puis, il releva la tête et souffla un grand coup, l'air décidé.

C : Allons-y !



Fin
  





  



Merci à duam78 et yeles pour le bêta de certains chapitres ^^
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Dernière édition par Reinette le Dim 14 Mar 2010 - 21:09; édité 12 fois
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MessagePosté le: Lun 8 Juin 2009 - 22:24    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 8 Juin 2009 - 23:46    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

  tu l'as enfin postée ^^ 

J'adore l'idée, vraiment... Début très accrocheur ... j'ai qu'une hâte... LA Suiiiiiiiiiiiite

TEN = CASANOVA ... y'a que toi pour y avoir pensé Wink

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MessagePosté le: Mar 9 Juin 2009 - 06:18    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

On s'y croirait...

Rose va-t-elle apprécier les yeux bleus ?

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MessagePosté le: Mar 9 Juin 2009 - 15:58    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Très bon début, je ne sais pas si c'était la réaction attendue mais je suis écroulée de rire.
Laughing  <-- résumé par un smiley au cas où on n'aurait pas compris.

Entrons donc dans le joyeux mélange pour nous taper un délire...
Bon, je ne vais pas relever toutes les références, donc on laisse les comparaisons historiques et littéraires de côté, sinon on n'a pas fini^^
Je préviens, j'entends dans ma tête résonner les "brillant", "oi", "neige", "quoi" et ça fait diding diding doumdoumdoum...


Reinette a écrit:
D : Quoi ? Après tout on a bien vu que c’était toi qui avait répandu les mots « Bad Wolf » partout où on passait, pourquoi tu ne serais pas la mère de toute une ribambelle de petits Casanova ?
Alors si le Docteur est Casanova mais aussi John Smith, non pas celui de Joan mais celui qui ressemble à Donna, mais s'il n'a pas d'yeux bleus, bien sûr, sinon ça fausse tout... et il ne peut pas être Tennant non plus parce que Billie Piper est mariée, mais ceci dit Tennant joue bien le rôle du Docteur que Duam, Yeles, Marguerite, Arkeos, Utopia, et j'en oublie, ont rencontré... euh... où en étais-je ? Rose peut effectivement être la mère des enfants de Casanova Mr. Green
Reinette, ou comment partir d'un délire qui permette d'expliquer comment le Docteur asexué est Casanova en sautant de la vie réelle aux interprétations de Tennant en passant par Doctor Who.


Poisson a écrit:
Le Docteur souriait largement.
Eh ben voilà, à cause de toi, et des mélanges que mon esprit fait à la lecture de cette fic, j'ai en tête cette image 

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MessagePosté le: Mar 9 Juin 2009 - 16:04    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Si si, le rire est plutôt l'effet recherché, c'est pas une fic triste Mr. Green (avec un trio pareil en même temps... ^^)

 
Citation:

Reinette, ou comment partir d'un délire qui permette d'expliquer comment le Docteur asexué est Casanova en sautant de la vie réelle aux interprétations de Tennant en passant par Doctor Who.


Présente Mr. Green
Si tu savais combien de temps j'ai passé à essayer de rendre tout ça cohérent, les questions de paradoxe temporel et autres... ^^
Mais je t'avoue que je vois pas le rapport avec les interprétations de Tennant Laughing




Merci pour vos commentaires, la suite bientôt ^^
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MessagePosté le: Sam 13 Juin 2009 - 14:47    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Sorry pour le double-post, mais :


Deuxième chapitre en ligne Wink
  

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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 18:27    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Bon je choisis de commenter sur BOT plutôt que sur RTC, tu ne m'en voudras pas de ne pas reposter la même chose à côté Mr. Green

Chapitre semblable au premier : drôle et astucieux.

Reinette a écrit:
Mais je t'avoue que je vois pas le rapport avec les interprétations de TennantBen il interprète pas le Docteur et Casanova dans deux séries différentes ?
Et on ne peut pas parfois trouver qu'il y a une ressemblance entre l'acteur et certains de ses personnages ?

Hum... j'ai hâte de savoir si le Docteur n'est pas si détourné des considérations hum... masculines... que cela, ou s'il y a autre chose derrière, comme dans "The Next Doctor". Mais si mes pensées s'agitent à l'idée de la deuxième, j'avoue que mon esprit tordu serait loin d'être déçu par la première solution^^

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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 18:45    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Aaaaah d'accord, ces interprétations là Mr. Green . Je n'avais pas encore eu vent de cette fameuse interview de Tennant à l'époque Mr. Green

Si tu veux je te ferai une suite spéciale NC17 rien que pour toi en développant ta première solution Laughing

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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 19:13    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

L'image que tu donnes de moi, Reinette Mr. Green
J'ai même pas lue celle de Duam encore (celle où faut envoyer un mp^^).

Ceci dit, si tu n'as rien à faire, moi j'ai rien contre lire tes oeuvres Razz
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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 - 20:56    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Chapitre 3 posté Wink  

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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 - 21:08    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Genial ton nouveau chapitre.
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MessagePosté le: Dim 21 Juin 2009 - 15:31    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Je viens de lire les 3 chapitres et j'adore !!
C'est vraiment très bien pensé , et on retrouve bien le doc avec sa légendaire modestie mdr
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MessagePosté le: Lun 29 Juin 2009 - 10:44    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

très bon 3e chapitre Reinette ...  Eh beh... Ten est Casanova ... on est pas sortis de l'auberge Laughing Laughing

Très bon mélange d'humour et de faits historiques, j'adore ^^

La suite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessagePosté le: Sam 4 Juil 2009 - 05:11    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Chapitre 4 en ligne
    
(avec une semaine de retard mais personne n'a rien vu  Embarassed )
    


Normalement à partir du chapitre 5 ou 6, ça devrait bouger un peu plus, avancer un peu plus vite. Parce que là j'ai l'impression que ça traîne ^^. Le temps d'installer l'action, maintenant on devrait rentrer dedans Smile


Merci pour vos gentils commentaires
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MessagePosté le: Sam 4 Juil 2009 - 11:01    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée] Répondre en citant

Il manque quelque chose dans ce quatrième chapitre mais je ne saurais dire exactement quoi Mr. Green

Non sérieusement, j'ai adoré comme d'habitude Okay


Dernière édition par DWreviews le Sam 4 Juil 2009 - 15:20; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:24    Sujet du message: Meeting Casanova [Terminée]

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