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[Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi...
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David-S
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Masculin Bélier (21mar-19avr) 牛 Buffle

MessagePosté le: Sam 25 Juil 2009 - 16:57    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Bon, je n'avais pas prévu d'écrire ça tout de suite, mais le tournage de la saison 5 de Dr Who a déjà commencé et je voudrai rencontrer Ten avant d'être totalement hors sujet Laughing

Mais pour ma rencontre je change de point de vu par rapport à ceux qui m'ont précédé.
Je n'ai pas intégré le Docteur à la réalité, c'est plutôt moi qui me suis intégré au monde du Docteur.
Donc, ne soyez pas surpris si je parle d'événements survenus dans la série comme si je les avais vécus, c'est normal... Laughing
Et puis c'est plus facile comme ça, en tout cas pour moi qui n'aime pas trop parler de moi (ça permet de tricher un peu, mais juste un peu Wink lol)

Titre : Le Docteur, la Tour Eiffel et moi...

Auteur : ba moi...

Disclaimer : pas de rémunération, pas à moi.....

POUR LIRE LA SUITE : Le Navire Fantôme

Le Docteur, la Tour Eiffel et moi...       




Citation:

Paris, un été…
Je déambulais tranquillement dans la ville, en touriste. Car je ne suis pas parisien.
Non, en fait je viens de l’est de la France, du Doubs pour être plus précis. Mais ma tante vivant à la capitale, il m’arrive d’aller y faire un petit séjour de temps en temps.
Et cet été là, j’avais eu envie de m’y rendre, pour changer d’air.

Je me promenais donc, dans cette ville magnifique, mais en réalité, j’avais du mal à rester concentré sur ce qui m’entourait. Comme souvent, quand je marche seul, mes pensées ont tendances à m’entraîner très loin.
Et dans l’immédiat, je cherchais surtout à savoir comment j’allais occuper mon après-midi.
Évidement, j’étais loin d’imaginer que mes déambulations m’entraîneraient sur un chemin aussi… aventureux.

Alors que je m’étais finalement décidé à aller faire un tour à la Fnac, un bruit attira mon attention.
On aurait dit une sorte de choc, comme si quelque chose était tombée.
Pensant que quelqu’un s’était peut-être blessé, je regardais autour de moi pour tenter de déterminer la provenance de ce son et réalisais qu’il venait d’une petite rue latérale.
Je m’y engouffrais rapidement et après quelques mètres je vis que la rue était en fait un cul de sac au fond duquel se trouvait une sorte de cabine bleue très intrigante.
Juste devant se tenait un homme grand et fin, il était vêtu d’un long manteau marron et chaussé d’une paire de Converse beige.
Il était penché sur un petit appareil qu’il tenait dans sa main et était visiblement très occupé, car il ne semblait pas s’être aperçu de ma présence.
Il continuait de trifouiller son drôle d’appareil avec une espèce de tube qui émettait une lumière bleue, tout en marmonnant tout seul.

Je compris très vite que le bruit qui avait attiré mon attention venait en fait d’un coup de pied que le drôle de type avait donné dans un carton qui traînait là, car il recommença, apparemment mécontent que tout ne fonctionne pas comme il le veuille.

Bien, de toute évidence, personne n’était tombé, je ne voyais donc pas l’intérêt de m’éterniser, même si j’étais curieux de savoir ce que pouvait bien trafiquer cet homme.

Cependant, il releva la tête au moment où je décidais de faire demi tour, il sembla surpris de me voir là.
Il remonta ses lunettes qui avaient glissé le long de son nez sans me quitter des yeux.
Je le regardais également en remontant mes propres lunettes, je ne savais plus quoi faire, partir sans rien dire aurait été impoli, ou salutaire parce qu’il avait quand même l’air très bizarre…
Mais finalement, je décidais de jouer la politesse et lui demanda.

David : - Euh… Bonjour, je peux vous aider ?

Il me regardait toujours d’un drôle d’air comme s’il me jaugeait pour savoir si mon humble personne pourrait lui être utile. En réalité, ma question était purement rhétorique et la seule réponse que j’espérais était « non merci », mais lui sembla décider que je pourrais effectivement l’aider.

Ten : - Si vous pouviez juste mettre votre doigt ici…

Il me montra l’appareil qu’il tenait dans ses mains.

Ten : - Vous voyez, je dois réparer mon système de visualisation multidirectionnel de toute urgence afin de localiser le repaire de … quelqu’un… Mais pour cela il me faut d’abord ressouder ce fil au connecteur central tout en replaçant la batterie sur le digitaliseur à particule et… euh…

Il avait parlé très vite et je le regardais sans comprendre, ce qu’il dû remarquer, car il reprit plus simplement.

Ten : - Euh… oui, en fait si vous pouviez juste maintenir quelques fils en place, ce serait vraiment très aimable.

Il accompagna sa demande d’un grand sourire et il me fut difficile de refuser.
Je m’approchais donc de lui et maintint les fils qu’il me désignait, puis il les souda en quelques secondes grâce à son tube à la loupiotte bleu.

David - Euh, « un système de visualisation multidirectionnel » ??? Demandais-je.
Ten : - GPS, de mon invention, je l’ai cassé en atterrissant… Répondit-il distraitement tout en continuant ses petites réparations.

J’étais partagé entre l’émerveillement, le scepticisme et l’incompréhension.
Avait-il réellement fabriquer lui-même un GPS ?
Et surtout, que voulait-il dire par « en atterrissant » ???
Je lui posais la question, mais il ne releva pas.

David : - Ok… Et ce truc là, c’est quoi ? Demandais-je en désignant la loupiotte qui pouvait souder sans chaleur…
Ten : - Tournevis sonique. Dit-il en me désignant un autre fil à tenir.

Là encore sa réponse fut d’une incroyable simplicité, mais ce n’est pas pour cela que je compris ce qu’il voulait dire.

David : - Un quoi ?!

Il releva la tête. Il me regardait derrière ses lunettes, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.

Ten : - Vous feriez un bon compagnon de voyage, utile et curieux, comme je les aime… Puis il s’assombrit avant d’ajouter. Dommage que je n’en prenne plus…

Il se pencha alors brusquement sur son GPS et malgré le fait que nous soyons très proche, tous les deux penchés sur le petit appareil, je ne distinguais plus son visage, mais j’arrivais à sentir une certaine tristesse émaner de lui.

J’aurais bien eu mille autres questions à lui poser, mais j’avais peur d’être indiscret et n’osai pas les formuler.
Mais à vrai dire, même si j’en avais eu le courage, je n’en aurais pas eu le temps, car il releva à nouveau la tête.

Ten : - Et voilà, molto bene !!! Cria-t-il triomphalement. Merci infiniment, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans vous. Enfin, si je sais, je me serais débrouillé autrement, mais ça n’enlève rien au fait que votre aide a été la bienvenue. Enfin, je dirais même utile, enfin, disons que vous m’avez fait gagner un temps précieux. Maintenant excusez-moi, mais je dois filer.

Encore une fois, il avait parlé très vite. Il jeta ensuite un coup d’œil à son « système de visualisation multidirectionnel » qui fonctionnait à nouveau.

Ten : - Que font-ils ici ??? Marmonna-t-il en fronçant les sourcils, avant de le mettre dans sa poche.

Puis il me regarda, sourit à nouveau, me serra la main (très) énergiquement et s’enfuit en courant.
Il disparut à ma vue après avoir tourné l’angle de la ruelle, son long manteau claquant derrière lui.
De mon côté, son au revoir avait été si rapide et si brusque, que j’étais toujours en train de me demander ce qu’il venait de se passer.

Il y a encore une seconde, je tenais des fils pour rendre service à l’homme le plus étrange que j’avais jamais rencontré et maintenant, je me retrouvais seul au fond d’une ruelle avec une drôle de cabine bleue.
La situation me fit sourire.

Puis je me souvins que je m’étais décidé à aller à la Fnac, alors je repris moi aussi le chemin de la rue principale.
Mais après seulement quelques pas, je me retournais, maintenant que j’étais seul, je pouvais m’intéresser à la petite boîte bleue avec plus d’attention. Je fis donc demi tour et m’en approchais.
De toute évidence, il s’agissait d’une cabine téléphonique. Mais dans ce cas, que faisait-elle au fond d’un cul de sac où personne n’était susceptible de l’utiliser ?

Et puis, d’après les inscriptions sur la porte, elle était anglaise, elle n’avait donc rien à faire en plein Paris…
J’essayais de l’ouvrir, mais la porte résista.
Je jetais un coup d’œil derrière moi avant de tenter de forcer un peu, mais il n’y avait rien à faire, la porte ne voulait pas bouger.
Cette fois, je décidais de faire demi tour pour de bon.
Cette rencontre avait été étrange et distrayante, mais je n’allais pas attendre ici toute la journée. Tant pis pour les mystères de la cabine bleue et de l’homme aux Converses.
Et puis soyons sérieux, que peut bien cacher une petite boîte bleue au fond d’un cul de sac…

Je me dirigeais donc vers la rue d’un pas déterminé cette fois, quand mon pied heurta quelque chose.
Je baissais les yeux et vit à ma grande surprise que l’homme avait perdu le GPS que je venais tout juste de l’aider à réparer.
Il avait dû le faire tomber de sa poche, ce qui n’avait rien d’étonnant vu la façon dont il était parti.
Je ramassais l’appareil, il ne semblait pas avoir souffert de sa chute et je vis clairement un petit point lumineux clignoter sur l’écran.
Je couru alors au bout de la ruelle avec l’espoir de l’apercevoir, mais il n’y avait plus aucune trace de l’homme parmi la multitude de passants. Il fallait s’y attendre, il était si pressé que même si j’avais vu ce bidule tomber directement de sa poche, je n’aurais sans doute pas pu le rattraper…

Les secondes s’égrainaient et j’étais toujours au milieu de la rue avec le GPS rafistolé dans les mains.
Je me demandais que faire.

Évidement, j’aurais pu retourner dans la ruelle et déposer l’objet là où il était tombé, une fois qu’il se serait aperçu de sa perte, l’homme aurait fait demi tour et aurait bien fini par le retrouver.
Mais si quelqu’un venait à le ramasser, je ne voulais surtout pas que ça arrive, il avait l’air d’y tenir à son truc...
En même temps, qui pourrait bien avoir envie d’aller se promener au fond d’un cul de sac…

Non, c’était trop risqué, mieux valait que je tente de retrouver l’homme moi-même. Le point clignotant indiquait sans doute les coordonnées de l’endroit où il voulait se rendre, je n’avais qu’à suivre le plan. Alors, je le retrouverai et je pourrai lui rendre son précieux GPS.
Oui, c’était le plus simple.

Bon, je vous l’accorde, ce n’était sans doute pas le plus simple, mais c’était très certainement ce que j’avais le plus envie de faire. Alors tant pis pour la Fnac…







Citation:

Je suivais le petit point rouge clignotant depuis maintenant une bonne demi-heure et je commençais à avoir sérieusement mal aux pieds. Aussi, quand je réalisais que j’étais enfin arrivé, je poussais un profond soupir de soulagement.
J’arrachais mon regard du cadran de l’appareil et le posa sur le bâtiment devant lequel je venais de m’arrêter.
Et je fus plus que surpris de voir que je me trouvais devant un bâtiment en chantier.
Pourtant, en regardant aux alentours, je pus constater que j’étais toujours en plein cœur de Paris puisque je pouvais toujours apercevoir la Tour Eiffel.

Le bâtiment en question avait l’air d’avoir énormément souffert, il avait sans doute été détruit par un incendie, puis je me souvins qu’effectivement, j’avais vu au journal télé qu’un incendie s’était déclaré à Paris, c’était il y a quelques mois. Cela m’avait marqué car ça avait coïncidé avec ce fameux jour où le ciel avait disparu.

Triste et terrifiante journée, y repenser me mettait toujours très mal à l’aise, car je n’avais jamais vraiment compris ce qui avait bien pu se passer ce jour-là.
Bien sûr, il y avait bien l’explication Alien, qui étrangement semblait la plus logique, mais cela était si incroyable…

Je me secouais pour sortir de mes pensées et décida d’entrer dans le bâtiment.
Peut être que mon mystérieux bonhomme était architecte ou quelque chose dans le genre…
Mais une fois devant l’entrée je ressentis soudain une sorte d’appréhension à pénétrer dans les lieux.
J’étais vraiment stupide, cet endroit était peut-être dangereux, je pouvais me prendre des débris sur la tête à tout moment…

Et pourtant, j’avais tellement envie de revoir cet homme, il y avait quelque chose de fascinant chez lui.
Je me retournais une dernière fois vers la rue en me disant qu’il était encore possible de faire marche arrière.
Non, je n’avais pas fais tout ce chemin pour abandonner, tout ça parce que je ne respectais pas les règles élémentaires de sécurité en me promenant sans casque sur un chantier…
Je poussais donc la porte et entrais dans le bâtiment.

Des bâches obstruaient les fenêtres dont les vitres n’avaient toujours pas été remplacées, mais le soleil brillait si fort dehors qu’il faisait malgré tout très clair à l’intérieur.
En revanche, la chaleur elle, restait obstinément à l’extérieur et je me surpris à frissonner vêtu de mon simple tee-shirt.
Je levais les yeux vers le plafond et poussa un soupir de soulagement en m’apercevant que la structure du bâtiment avait été refaite et que j’avais donc peu de chance de me faire assommer par une quelconque chute de gravats.
Je repris donc confiance et m’enfonça dans le chantier en jetant un coup d’œil machinal au GPS. Le point lumineux n’avait pas bougé et clignotait toujours.

Après avoir jeté un œil au rez-de-chaussée, je montais les étages de l’immeuble, mais il ne semblait pas y avoir âmes qui vivent dans les parages.

En même temps, j’avais le GPS dans les mains, rien d’étonnant à ce que je sois arrivé avant l’homme. Mais quand même, est ce qu’il ne devrait pas y avoir des ouvriers sur ce chantier ?
L’ambiance était des plus pesante alors que je marchais silencieusement dans le bâtiment de peur de…
En fait, je ne savais pas vraiment de quoi j’avais peur, l’endroit était désespérément désert et pourtant je marchais presque sur la pointe des pieds.

Je levais les yeux au ciel, cette histoire commençait sérieusement à me monter à la tête, il était grand temps que je retrouve mon mystérieux inconnu et que je retourne à ma petite vie tranquille.

Mais alors que je commençais à me sentir bien seul, un bruit de pas attira mon attention. Je préparais mentalement une excuse pour justifier ma présence ici, au cas où ils appartiendraient à un membre de la sécurité ou quelque chose comme ça.

Mais je fut soulagé de voir que les pas appartenaient à mon inconnu.
Il était apparu au bout d’un couloir et m’observait, visiblement étonné de me revoir.
En fait, la scène ressemblait étrangement à celle qui s’était déroulé un peu plus tôt dans la ruelle, me donnant une étrange sensation de déjà-vu.
Il me fixait toujours, mais sans ses lunettes cette fois, alors que je m’approchais de lui, heureux de l’avoir enfin retrouvé.

David : - Euh, re-bonjour, dis-je timidement, vous avez fait tomber votre truc multidirectionnel…

Je tendis le bras pour lui montrer le GPS.
Ses yeux me quittèrent un instant pour regarder l’objet, puis quand ils revinrent se poser sur mon visage, je pus constater qu’il affichait le même sourire que celui qu’il avait eu quand je lui avait posé mes questions.

Ten : - Comment m’avez-vous retrouvé ? Me demanda-t-il toujours tout sourire.
David : - Euh, j’ai juste suivi le point rouge du GPS, je me suis dit que vous seriez sûrement au bout…

Son sourire s’élargit encore un peu.

Ten : - Bien, vous êtes un jeune homme brillant !

Je ne voyais pas bien en quoi suivre un point lumineux sur un écran était quelque chose de « brillant », mais un compliment est toujours bon à prendre alors je me gardais bien de le lui faire remarquer.

Ten - Oui, absolument, Brillant… Répéta-t-il pensivement.

Il semblait se perdre dans ses pensées et je n’osais pas faire le moindre mouvement de peur de le déranger.
Puis il reprit la parole si brusquement que je failli faire un arrêt cardiaque.

Ten : - Je vous remercie de me l’avoir rapporté, lança-t-il en avançant vers moi à grandes enjambés, mais vous ne pouvez pas rester !!!

Il me prit l’appareil des mains et me poussa, plus qu’il ne me guida, vers la sortie.
J’étais légèrement irrité, pour ne pas dire carrément en colère. Je venais de me farcir plus d’une demi-heure de marche dans Paris, à me griller les rétines sur cette saleté de point rouge, pour lui rendre service et voilà comment j’étais remercié !!!

Bon, ok, si j’avais fais tout ça, c’était plus par curiosité que par altruisme, et puis lui ne m’avait rien demandé.
Mais quand même, j’aurais apprécié un peu plus de considération.
Nous descendions maintenant les escaliers et il me tenait toujours fermement par le bras, heureusement d’ailleurs, car il avançait très vite et mes jambes, plus courtes que les siennes, avaient du mal à suivre.

Ten : - Je suis désolé de devoir me montrer aussi brusque, mais c’est trop dangereux…

Nous approchions de la sortie quand je parvins enfin à me dégager.

David : - Ça va je peux marcher tout seul !

J’étais toujours un peu vexé, mais ce qu’il venait de me dire m’inquiétait un peu.
Qu’est-ce qui était dangereux ??
Vu son expression, je doutais qu’il parle de l’absence de casque jaune fluo sur ma tête…
Là encore, j’aurais voulu le questionner, mais ce fut impossible.
Et surtout inutile, car les réponses n’allaient pas tarder à affluer, et plus ma curiosité serait satisfaite, plus je regretterais qu’elle le fut…

Cette fois, la sortie n’était plus qu’à quelques mètres, à l’autre bout de la grande salle par laquelle j’étais arrivé et qui devait certainement être une sorte de hall d’entrée du futur bâtiment. La pièce était remplie d’échafaudages et de piles de cartons abritant les vitres qui devaient sans doute être mises en place très prochainement.
L’homme aux Converses et à la coupe de cheveux particulièrement déstructurée, me poussait encore et toujours vers la sortie.

Ten : - J’apprécie votre curiosité et franchement, si on avait été dans un autre cas de figure, je l’aurais peut-être satisfaite. Enfin, en partie du moins. Mais là vous n’auriez pas dû me suivre, c’est trop dangereux et je suis très occupé !

Cette fois c’était officiel, je pouvais considérer que je savais au moins une chose sur cet homme, il était incapable de parler à un rythme calme et régulier…
Je profitais du bref instant pendant lequel il reprenait son souffle pour glisser un mot.

David : - Je ne vous ai pas suivi, je vous ai retrouvé !
Ten : - Oui, et c’était brillant, mais je crois l’avoir déjà dit non ?

Il se figea un instant comme pour réfléchir avant de repartir de plus belle.

Ten : - C’était brillant, oui oui je suis sûr de l’avoir déjà dit… Mais c’était surtout inconscient, on ne vous a jamais dit que la curiosité est un vilain défaut, alors retourner chez vous et au trot avant que…

Il s’était figé à nouveau.

David : - Avant que quoi ?? Demandais-je, surpris qu’il soit capable de rester si longtemps sans produire le moindre son.

Ten : - Avant que les ennuis ne nous tombent dessus.

Je suivis son regard et constatai que des « personnes » nous avait encerclé.
Je dis « personnes », mais en fait je n’en étais pas vraiment sûr et je réalisais soudain que la journée commençait à prendre une tournure vraiment bizarre.






Citation:

Pendant notre petite conversation, d’étranges individus étaient sortis de derrière les pilles de vitres, des échafaudages et des piliers qui soutenaient le plafond. Nous étions maintenant entouré par six petites personnes vertes.
Oui, oui, j’ai bien dit vertes…
En les regardant rapidement, je cru d’abord qu’il s’agissait d’une bande d’enfants déguisés.
Mais en les observant d’un peu plus près, je constatais que ça ne pouvait pas être des enfants.
Ils étaient petits, peut être 1,50 m de haut, la peau verte, une grosse tête, de grands yeux noirs et deux petites fentes à la place du nez, leurs mains étaient très fines et se terminaient par quatre longs doigts très fins.
En fait, ces gens ressemblaient traits pour traits à l’image de l’Alien tel qu’on peut se les représenter, l’image des petits hommes verts quoi…
J’aurais facilement pu trouver cette situation comique si l’homme à côté de moi n’avait pas eu l’air inquiet.

David : - Qu’est ce qui se passe ? Chuchotais-je.

Je n’eus qu’un simple geste me disant de rester en retrait pour toute réponse.
C’est donc ce que je fis en me plaçant légèrement derrière lui, tout en gardant un œil attentif et méfiant sur les deux petits hommes verts qui s’étaient placés derrière nous.

S’engagea alors une conversation totalement surréaliste.

Alien : - Docteur !

Lança l’un des petits hommes verts d’un ton menaçant avec une petite voix aigrelette et désagréable.
Mon inconnu serait-il un médecin ???

Ten : - Oh, non, non, non, non, non !!! J’aurais dû me douter que c’était vous ! Dit-il en se frappant le front, puis il se tourna vers moi. Vous voyez, j’étais en train de bricoler le Tardis quand je l’ai entendu se plaindre, c’est ce qu’il fait toujours quand il se passe quelque chose et je n’ai pas eu à chercher bien loin, chaque fois qu’il y a un problème c’est pour les humains, à croire que vous le faites exprès. Vous savez, il faudra sérieusement songer à apprendre à vous débrouiller seul un de ces jours, je ne peux pas toujours vous surveillez…
Alien : - Hum hum… S’impatienta l’homme vert.
Ten : - Oh, oui, désolé, je suis trop bavard, c’est un de mes défauts, mais vous le savez déjà non ? Depuis le temps qu’on se connaît, Chef Zorvax...

L’homme vert, le Chef Zorvax ??? ne répondit pas, mais il semblait contrarié, ce docteur venait de faire resurgir de mauvais souvenir apparemment. Et comme le bonhomme verdâtre ne semblait pas vouloir répliquer tout de suite, il reprit la parole.

Ten : - Laissez-moi deviner, vous êtes ici pour… euh… attendez… OUI !!! Cria-t-il soudain, me faisant sursauté. Je sais, vous voulez conquérir la Terre !!!

« Conquérir la Terre », ce type était cinglé, à sa façon de parler on aurait pu croire qu’il pensait ne pas être humain, tout comme ces trucs verts. Et puis il utilisait des mots qui n’avaient pas de sens, « Tardis », qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ?
Je carbure à Dr House, Urgences et Grey’s Anatomy, ce qui doit, à peu de choses près être l’équivalent d’un doctorat, je suis donc bien placé pour savoir que ce n’est pas un terme médical…
Et pourtant ils avaient tous l’air de se comprendre.

Zorvax : - Vous vous trompez Docteur, nous ne sommes pas là pour « essayer ». La conquête a déjà commencé et vous arrivez trop tard, à moins que vous ne soyez venu assister à notre victoire…
Ten : - Oh, je vous en prie, ne soyez pas ridicule, vous essayez de prendre cette planète depuis les années 40 et votre plus grosse réussite jusqu'à maintenant a été le scandale de Roswell…

Ils devaient tous faire partie d’une secte, ou d’un délire SF, je ne voyais pas d’autres possibilités…
L’inconnu repris.

Ten : - Bon, très bien, admettons que mon GPS soit tombé en panne et que je sois arrivé un peu tard. Il me lança un regard complice. Expliquez-moi ce que j’ai raté. Il se tourna discrètement vers moi avant d’ajouter en chuchotant. Les méchants ne résiste jamais à l’idée d’exposer leur plan diabolique avant de tuer leurs ennemis.

Je le regardais d’un air légèrement paniqué. Est-ce qu’il essayait de me rassurer, parce que si c’était le cas, c’était raté. Je ne comprenais strictement rien de ce qui se passait et il m’annonçait tout à coup que ces drôle de gugus voulaient nous tuer !!!

Zorvax : - Au moment où je vous parle Docteur, mes hommes ont déjà mis la main sur la Tour Eiffel et dans peu de temps, les gouvernements de cette planète ne serons plus qu’un souvenir et nous pourrons enfin les remplacer comme il se doit !

Je levais les yeux au ciel, la Tour Eiffel maintenant…
Mais mon nouvel ami à la coupe insensé semblait inquiet par cette idée.

Ten : - Impossible ! Dit-il simplement, mais sa voix semblait avoir perdu un peu de son assurance. La Tour Eiffel est surveillé de très près par Unit et ne vous vexé pas, mais Unit seul a largement les moyens de vous tenir en échec, ils l’ont souvent fait par le passé.
Zorvax : - Oui, je ne le nie pas, mais c’était avant. Aujourd’hui tout a changé, nous avons des armes bien plus intéressante et Unit viens d’en faire les frets.

L’homme vert sourit sournoisement et sorti un objet, qui devait sans doute être une arme, de sous son vêtement. Ses cinq acolytes firent de même.
L’objet ressemblait vaguement à une arme à feu, mais avec une forme très étrange que je n’avais jamais vu auparavant.
Je senti le docteur se tendre à côté de moi, ce qui n’était pas pour me rassurer.

Ten : - Ces armes ne sont pas à vous ! Lança l’inconnu que je regrettais de plus en plus d’avoir suivi.

L’homme vert ne répondit pas.

Soudain, je senti la main de l’inconnu me frôler, il tentait de me dire quelque chose. Je compris à ses gestes qu’il me demandait sa loupiotte bleue.

Zorvax : - Ces armes vont vous ôter la vie Docteur ! Oh, et veuillez garder vos mains bien en évidence, je commence à vous connaître. Répondit-il finalement.

Les six petits hommes verts levèrent leurs armes en même temps, ils étaient prêts à tirer. Et même si je n’avais jamais vu ce type d’armes auparavant, je ne doutais pas qu’elles soient très efficaces.
J’aurais aimé croiser les doigts, mais j’étais trop occupé à fouiller le plus discrètement possible dans les poches du manteau marron à la recherche du fameux tournevis. J’eus d’ailleurs beaucoup de mal à mettre la main dessus, à voir le manteau, je n’aurais jamais pu imaginer que les poches puissent être aussi volumineuse et contenir autant de choses, à croire qu’elles étaient plus grandes à l’intérieur. Mais mes doigts se serrèrent finalement autour du petit tube métallique que je sorti de la poche. Un coup d’œil me confirma que j’avais fait bonne pioche.

Ten : - S’il vous plait, s’il vous plait, attendez, juste une minute !!! J’ai une dernière question à vous poser…

Cria le médecin pour faire diversion pendant que je lui glissait le tournevis dans la main. Le chef des hommes verts ne sembla pas y voir d’inconvénient alors le docteur continua sur sa lancé.

Ten : - Dites-moi franchement, vous pensiez sincèrement que six petits bonshommes verts, armé ou non, allaient suffire à m’arrêter ?

Il avait à peine fini sa phrase qu’il se pencha en avant en m’entraînant avec lui, puis il brandit son tournevis lumineux vers le plafond et un tas de parpaing s’écrasa sur le sol, provoquant un immense nuage de poussière.
Je suffoquais et me sentais un peu perdu, mais je senti des doigts se refermer autour de mon poignet et me tirer prestement.
Je ne voyais pas grand-chose, mais je compris qu’il s’agissait de mon mystérieux inconnu grâce au bruit caractéristique de son long manteau qui claquait derrière lui, alors que nous courions aussi vite que possible à travers la pièce.
J’entendis la voix stridente du chef des petits hommes verts qui hurlaient à ses comparses de retrouver le docteur et de l’éliminer.
Mais, Dieu merci, la voix semblait déjà assez éloigner et le docteur et moi étions en train de descendre un escalier en direction du sous-sol du bâtiment.

Une fois en bas, il me lâcha et j’en profitais pour me redresser. La poussière n’était plus un problème et malgré la couche de crasse qui recouvrait mes lunettes (saletés de lunettes !) je vis clairement mon sauveur qui tentait de s’orienter.

Ten : - « La dernière fois que je suis venu, ce n’était pas en travaux… Me dit-il comme pour s’excuser. Par là ! » Lança-t-il finalement.

J’avais un bon milliard de questions qui se bousculaient dans ma tête, mais j’étais trop désorienté pour pouvoir parler alors je me contentais de le suivre.
Après une course effrénée dans un dédale de couloirs sombres, nous atteignîmes une lourde porte métallique.
L’inconnu plaqua son tournevis sur le système d’ouverture à côté de la porte et celle-ci finit par s’ouvrir après avoir résisté un petit moment.

Ten : - Désolé d’avoir été si long, mais les systèmes de sécurité de Unit ne sont pas trop mauvais, pour de la technologie humaine…

Il me fit ensuite signe d’entrée, ce que je fis sans demander mon reste. Il me suivit, claqua la porte et joua à nouveau du tournevis, sans doute pour la refermer cette fois.

Ten : - Et voilà, nous devrions être en sécurité pendant un moment alors si vous avez des questions, c’est le moment ou jamais !!! M’annonça-t-il en souriant.





Citation:

Des questions !?
A ça oui, des questions j’en avais, le problème venait surtout de savoir dans quel ordre j’allais les formuler.
Mais j’étais encore un peu sous le choc, mon cœur battait à m’en faire exploser la poitrine et j’étais recouvert de poussière, alors tout ce que je parvins à articuler fut un magistral « Euh… » qui résonna dans le large et sombre couloir dans lequel nous nous trouvions.

Ten : - Bien, dans ce cas, si vous permettez, on va commencer par le début. Je me présente, je suis le Docteur…

Je toussais un peu pour évacuer la poussière du fond de ma gorge avant de répondre d’une voix rauque.

David : - Euh, moi c’est David…
Ten : - Bien, on avance, enchanté David ! Dit-il d’un ton enjoué tout en m’aidant à m’épousseter.
David : - Hum, vous êtes docteur en quoi ? Demandais-je après avoir fini de me dépoussiérer.
Ten : - En tout.

Je le regardais surpris.

David : - Et c’est docteur comment ?
Ten : - Oh, c’est juste le Docteur.
David : - Comment ça « Juste le Docteur » ???
Ten : - Juste le Docteur.

Comme j’ouvrais de grands yeux ronds, il ajouta.

Ten : - Et bien vous c’est David, moi c’est Docteur…
David : - Vous voulez dire que Docteur, c’est votre nom ?

Il hocha la tête.

David : - Vous êtes en train de me dire qu’un beau matin, votre maman a décidé de vous baptiser « Docteur » ?!

Le Docteur leva un sourcil.

Ten : - Vous êtes un garçon étrange, nous sommes poursuivis par des petits hommes verts et vous me questionnez sur mon nom…

Il n’avait pas tort, je décidais donc de mettre de côté cette histoire de nom pour me lancer dans le cœur du sujet.

David : - Ok, alors qui sont ces… personnes ?
Ten : - Ce sont des Aliens, mais je pensais que vous l’auriez compris tout seul…
David : - Vous vous fichez de moi ?

Il me regarda d’un air soudain désespéré et poussa un profond soupir.

Ten : - Oh, les humains, vous êtes vraiment désespérants. Ça fait des années que des Aliens de toutes formes vous attaquent et il y en a encore pour se montrer sceptiques…

Je baissais les yeux, il devait sans doute faire allusion aux événements étranges des ces dernières années. C’est vrai que depuis qu’un vaisseau spatial s’était écrasé dans la Tamise il y a quelques années, les choses bizarres s’étaient multipliées, la dernière en date étant la disparition du ciel…

David : - Je ne suis pas sceptique, c’est juste…

Je m’interrompis, mais le Docteur m’encouragea à poursuivre mon raisonnement, mais en réalité il n’y avait pas de raisonnement. Je devais me faire une raison, les Aliens nous attaquaient de partout…

Ten : - Bien, si vous allez mieux et que vous êtes prêt à voir la réalité en face, on va pouvoir commencer à avancer, on continuera les questions en marchant.

Il sortit à nouveau son tournevis et le pointa vers un interrupteur et après quelques secondes, les néons s’allumèrent, illuminant le couloir d’une lumière crue.

Nous marchions dans le couloir, qui en réalité ressemblait plus à un tunnel et j’en profitais pour finir de rassembler mes esprits.

David : - Ok, commençais-je, donc ces petits hommes verts sont des Aliens et ils veulent nous envahir…
Ten : - Exact.
David : - Et alors vous, vous êtes un Alien aussi ??
Ten : - Oui, je suis un Seigneur du Temps. Dit-il en mettant fièrement ses mains dans ses poches.

Je le regardais incrédule.

David : - Un Seigneur du Temps ? C’est… impressionnant…

Il s’arrêta tout à coup et se tourna vers moi pour me faire face.

Ten : - Vous ne me croyez pas ! S’exclama t-il.
David : - Hein ? Mais si…

Mais il m’interrompit vivement.

Ten : - Donnez-moi vos mains ! Ordonna-t-il.

Je ne compris pas très bien où il voulait en venir, mais j’avais déjà le sentiment de suffisamment le connaître pour savoir que quand il donnait des ordres aussi étranges, il valait mieux obéir sans poser de questions…
Je lui présentais donc mes mains. Il me saisit alors les poignets et plaqua mes paumes contre sa poitrine.

David : - Qu’est-ce que vous faites ?!
Ten : - Chut ! Silence ! Vous n’allez pas tarder à comprendre.

Je cessais donc de parler et attendit.

Ten : - Vous sentez ? Me demanda-t-il.

Pour le moment, la seule chose que je sentais était ses battements de cœur, jusque là rien d’anormal, à part que son rythme cardiaque me semblait incroyablement calme compte tenu de la situation. Pourtant, quelque chose me gênais, son cœur battait régulièrement, mais je sentais autre chose, une sorte de bruit de fond.
Je levais la tête pour le questionner du regard. Pour toute réponse, il enleva ma paume qui couvrait le côté gauche de sa poitrine. Ne restait plus alors que mon autre main qui couvrait le côté droit, seul problème, je sentais toujours les battements de cœur.
J’ouvris de grands yeux ronds et fis alterner mes mains d’un côté à l’autre de sa poitrine.

David : - Oh mon Dieu !!! M’exclamais-je enfin. Vous avez deux cœurs !!!
Ten : - Bravo !!!
David : - Comment c’est possible ?
Ten : - Je suis un Alien. Répétât-il simplement.

Je restais interdit un moment en regardant mes mains comme si le double battement était resté incrusté dedans, puis nous reprîmes notre marche alors que le Docteur remettait ses propres mains dans ses poches.

David : - Bon, d’accord, vous êtes un Alien. Dis-je finalement. Mais franchement, le coup des petits hommes verts, est-ce que c’est pas un peu cliché… Je veux dire, des petits hommes verts !!! Vous êtes sûr que ce n’est pas une caméra cachée ?

Le Docteur leva les yeux au ciel et commença à prendre une grande inspiration. Comme je me doutais que cette inspiration aurait pour but de faire une interminable tirade qui commencerais sûrement par « vous les humains », je préférais l’interrompre tout de suite.

David : - Ok, ok, c’est bon, je vous crois… Désolé… Et alors, qui sont ils ? Repris-je timidement.
Ten : - Comme je l’ai dit, ils essaient de prendre le contrôle de cette planète depuis les années 40, ils voulaient profiter de la 2nde guerre mondiale pour vous anéantir, mais j’ai réussi à les en empêcher…

Il s’interrompit un instant en me lançant un regard soupçonneux, comme pour me mettre au défi de le contredire. Mais j’avais compris la leçon et décidais de ne plus remettre en doute ce qu’il me dirait, même si cela signifiait de me faire à l’idée que ce Docteur vivait déjà dans les années 40.

Ten : - Mais ils sont obstinés, reprit-il, ils ont réessayé souvent après cela. Mais après la guerre, vos armes se sont très rapidement perfectionnées, ce qu’ils n’avaient pas prévu. Et très vite, ils ont réalisé qu’ils avaient loupé le coche et que vous étiez devenu trop puissants pour être vaincus dans un combat frontal. Roswell en a été le parfait exemple, ils ont été battus par Unit dans le ciel américain… Après cela, ils ont décidé de changer de tactique et ils ont commencé à comploter de toutes les façons possibles et avec tous les gouvernements du monde, mais ils ont toujours échoué. Parce qu’ils sont très obstinés, mais surtout très stupides… Et oui, les petits hommes verts ne sont terrifiants que dans les vieux films en noir et blanc.

Je n’étais pas tout à fait d’accord avec cette dernière remarque, ils m’avaient semblé assez terrifiant à moi.

Ten : - Aujourd’hui, Unit parvient à s’en débarrasser avec une facilité déconcertante…
David : - Unit ?
Ten : - Une unité militaire dépendante de l’ONU, ils gèrent ce genre de problème. Le bâtiment en rénovation était le siège de Unit France. Il a été détruit pendant l’attaque des Daleks.

Daleks ??
Génial, encore un truc qu’il faudrait éclaircir, mais plus tard, je ne voulais pas m’éloigner du sujet qui me préoccupait dans l’immédiat.

David : - Excusez-moi, mais le chef des hommes verts a dit que Unit venait de faire les frais de leurs nouvelles armes. Est-ce que ça veut dire qu’ils sont…
Ten : - Morts ? J’en ai peur oui, c’est sans doute pour cela que le bâtiment est vide… Dit-il sombrement. Maintenant la question est de savoir comment ils ont pu obtenir de telles armes. Celles-ci ne viennent pas de leur technologie…

Morts !!!
Le Docteur venait de dire que des hommes étaient morts !!!
Je m’arrêtais tout à coup au milieu du couloir.
Le Docteur continua d’avancer un instant avant de se rendre compte que je n’étais plus à ses côtés.

Ten : - Est-ce que ça va ? Me demanda-t-il doucement en se retournant.

J’aurais aimé lui dire que oui, mais en vérité, je n’en avais aucune idée. Beaucoup trop de choses venaient d’entrer dans mon cerveau et avaient du mal à s’y faire une place. Et apprendre que des gens étaient morts était le coup de grâce.
Le Docteur comprit immédiatement mon trouble et me saisit par les épaules.

Ten : - Ne vous inquiétez pas, tout ce passera bien…

Il souriait et j’en fus réconforté, suffisamment pour me remettre en route, mais nous avions à peine fait trois pas qu’un bruit en provenance de l’entrée se répercuta dans tout le tunnel.

Ten : - Oh oh…
David : - Oh non, soufflais-je, ne me dites pas qu’ils ont réussi à entrer…
Ten : - D’accord, je ne le dis pas…
David : - Oh non…
Ten : - Mais ce n’est pas normal, j’avais bloqué le système, ils n’auraient pas dû réussir à le forcer aussi rapidement.
David : - Oui, mais d’après ce que vous avez dit, ils ne devraient pas non plus être aussi bien armés…
Ten : - Oui, en effet.
David : - Qu’est ce qu’on fait alors ?

Il me lança un regard étrange.

Ten : - J’espère que vous aimez courir…





Citation:

Nous courions dans le tunnel qui me semblait interminable et je commençais à manquer de souffle quand nous en aperçûmes enfin le bout.
Une lourde porte métallique, identique à celle qui bloquait l’entrée, en fermait la sortie.
Le Docteur, qui lui était à peine essoufflé, se rua sur le système d’ouverture et ouvrit la porte aussi vite que possible avec son tournevis.

Mais il en avait tout juste franchit le seuil qu’il se jeta sur le côté, m’entraînant avec lui en m’attrapant par le col de mon tee-shirt.
Une fois collé au mur à côté de lui, il mit son index sur ses lèvres pour me dire de me taire. Mais ce geste fut inutile car j’avais moi aussi entendu les voix. Ces voix si désagréables et haut perchées qui n’auguraient rien de bon.

Elles provenaient de la pièce adjacente à celle où le Docteur et moi venions d’entrer. En fait, en y regardant de plus près, je constatais que nous ne nous trouvions pas vraiment dans une véritable pièce, mais plutôt dans un autre couloir qui s’étendait à gauche et à droite perpendiculairement au tunnel.
Juste en face de la porte que nous venions de franchir se trouvait une autre porte, ouverte celle là, qui donnait sur une salle de commande, d’après ce que j’avais pu apercevoir avant que le Docteur ne manque de m’étrangler.
A l’intérieur, des petits hommes verts s’affairaient, mais mon regard n’avait pas pu s’y attarder suffisamment longtemps pour en déterminer le nombre, mais ils étaient déjà beaucoup trop à mon avis.
Le Docteur s’éloigna dans le couloir à droite, je le suivis.

Quand nous fûmes suffisamment éloignés de l’espèce de salle de contrôle pour pouvoir parler sans risquer d’être entendus, il prit la parole en prenant garde de ne pas parler trop fort malgré tout.

Ten : - Aïe, c’est pas bon signe, j’espérais qu’il bluffait quand il disait qu’ils avaient déjà mis la main sur la Tour Eiffel. Dit-il en se passant la main dans les cheveux, les ébouriffant encore plus.
David : - Attendez une minute, c’est quoi encore que cette histoire de Tour Eiffel ?!
Ten : - On est juste en dessous. Me dit-il en pointant son doigt vers le plafond.

Encore une fois je restais sidéré. Le tunnel que nous venions d’emprunter était donc une sorte de passage secret qui reliait le siège de Unit France avec l’un des monuments touristiques les plus visité du monde.

Ten : - Pour faire simple, disons que la Tour Eiffel est l’une des armes les plus puissantes que l’humanité ait à sa disposition, autant dire que si des Aliens hostiles mettent la main dessus c’est plutôt mauvais pour nous…
David : - La Tour Eiffel est une arme ?!

J’eus soudain l’impression que mes conversations avec le Docteur me faisaient constamment m’exclamer.

Ten : - Oui, c’est en fait une sorte d’énorme canon qui concentre un puissant rayon dans les quatre piliers avant de l’envoyer par son sommet.
David : - Oh… je crois que j’ai besoin de m’asseoir…
Ten : - Ça va aller.

Le Docteur commença à faire les 100 pas dans le couloir.

Ten : - Bon sang, qu’est ce qu’ils veulent faire avec la Tour Eiffel ?!
David : - Euh, le chef avait dit qu’il voulait faire tomber les gouvernements mondiaux pour les remplacer… Dis-je en espérant l’aider.
Ten : - Oui, mais c’est étrange, ça ne leur ressemble tellement pas d’avoir un vrai plan…
David : - Peut-être, mais la question c’est plutôt de savoir comment on va les arrêter. Il y a peut-être une alarme à déclencher en cas d’urgence pour faire débarquer les militaires de Unit... Tentais-je, en pensant avec bonheur à la présence rassurante de tout un régiment de soldats surentraînés et armés jusqu’aux dents, qui débarquerait en force pour mater les vilains bonshommes verts.
Ten : - J’aimerais que ce soit si simple, mais Unit a trop souffert, en particulier ici, les Daleks ont totalement anéanti Unit France parce qu’ils ne voulaient pas qu’ils puissent utiliser la Tour contre eux…
David : - Donc, tout est perdu ?

Il me regarda en souriant.

Ten : - Bien sûr que non, je pourrais empêcher ça sans problème si je pouvais accéder à la salle de contrôle…
David : - Et comment vous comptez faire, c’est plein d’Aliens la dedans, sans parler de ceux qui sont juste derrière nous et qui devraient arriver d’une minute à l’autre.
Ten : - Ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude. Je devrais pouvoir m’en sortir.

Il avait à peine fini sa phrase qu’on entendit les pas du chef Alien et de ses cinq sbires se rapprocher dans le tunnel.
Le Docteur me conduisit alors un peu plus loin dans le couloir jusqu'à une porte d’ascenseur qu’il appela en appuyant sur le bouton.
La porte s’ouvrit rapidement et le Docteur me propulsa littéralement à l’intérieur.

Ten : - Ecoutez, vous allez utiliser ceci pour remonter à la surface, c’est une sorte d’issue spéciale, vous devriez atterrir dans des toilettes publiques ou une cabine téléphonique juste au pied de la Tour Eiffel… La dernière fois que j’ai emprunté cet ascenseur, il me semble que c’était une cabine téléphonique, c’était avec un ami à moi, Benjamin, et… Enfin, peu importe, vous remontez et vous…
David : - Foncez chercher de l’aide !!! L’interrompis-je.
Ten : - Non, vous rentrez chez vous ! Vous avez déjà eu suffisamment de problèmes comme ça et je refuse de détruire la vie d’une autre personne…

Je m’apprêtais à protester, mais il m’en empêcha par un « non » ferme et définitif avant que la porte de l’ascenseur ne se referme.




Citation:

La porte de l’ascenseur venait de se refermer, mais celui-ci ne bougea pas.
Je n’avais pas appuyé sur le bouton et j’hésitais à le faire.
J’entendis soudain des voix étouffer venant du couloir, le Docteur devait avoir été rejoint par le chef Alien.
Je m’approchais de la porte pour tenter d’entendre ce qu’ils se disaient.
Je ne parvins pas à tout comprendre, mais je pus malgré tout me faire une idée de ce qui se disait.

Le Chef Zorvax parlait avec une voix assez satisfaite, j’imaginais qu’il devait jubiler à l’idée d’avoir remis la main sur son ennemi.
La voix du Docteur quant à elle, semblait toujours aussi calme et détendue. Venant de lui ça ne m’étonnait plus vraiment, mais j’étais tout de même très impressionné par son self contrôle.

Puis j’entendis qu’on parlait de moi et je crispais tout à coup mon doigt sur le bouton de l’ascenseur, juste au cas où. Je ne voulais évidemment pas abandonner le Docteur, mais comment l’aider si je me faisais prendre moi aussi…
Mais par chance je n’eus pas à appuyer, le Docteur leur avait avoué qu’il m’avait fait quitter le bâtiment et le chef Alien ne semblait pas penser que je puisse représenter la moindre menace, il avait donc renoncé à envoyer ses hommes à mes trousses.
Puis les voix s’éloignèrent avant de devenir totalement inaudibles.
Je compris alors que le Docteur avait été emmené.

Cela ne faisait qu’une poignée de secondes que les voix s’étaient évanouies et pourtant, j’avais l’impression que cela faisait déjà des heures que je tournais en rond en me demandant quelle serait la meilleure attitude à adopter.

La fuite ? Pourquoi pas, le Docteur avait dit avoir un plan, je pouvais décider de le laisser faire et sauver ma peau.

Ou alors, je pouvais aussi sortir et courir chercher de l’aide, mais le Docteur venait de dire qu’il n’y avait pas d’aide. A moins d’aller prévenir la police et de leur raconter que les petits hommes verts s’apprêtaient à détruire le monde en utilisant la Tour Eiffel et …
…m’offrir un aller simple pour l’asile le plus proche.

Tant pis, je décidais soudain que la meilleure façon d’aider le Docteur était encore de prendre mon courage à deux mains et de trouver un moyen de le libérer par moi-même.
Sans plus réfléchir une seule seconde, de peur de changer d’avis, je pris une profonde inspiration et appuya sur le bouton marqué 1er Sous Sol et la porte s’ouvrit aussitôt sur le couloir que le Docteur avait tant tenu à me faire quitter.
Je m’y engouffrais et retournais rapidement vers la salle de contrôle.
Quand j’en fus suffisamment proche pour entendre les voix à l’intérieur, je me figeais pour écouter.

Zorvax : - …qu’est-ce que ça vous fait de perdre, j’ai cru comprendre que ça ne vous arrivait pas souvent.

C’était la voix du Chef Zorvax, mais je fus soulager d’entendre le Docteur lui répondre aussitôt.

Ten : - Détrompez vous, je perds bien plus souvent que vous ne l’imaginez…

Je fus un peu décontenancé par le ton de sa voix qui s’était teintée d’une légère amertume, je ne suis pas psy, mais je compris que ce type là n’avait pas dû avoir une vie facile ces derniers temps…

Zorvax : - Tant mieux, repris la voix de l’Alien, la chute vous semblera moins douloureuse dans ce cas…
Ten : - En parlant de chute, vous ne m’avez toujours pas expliqué ce que vous comptiez faire de la Tour Eiffel ?
Zorvax : - Oh, mais bien sûr, la curiosité légendaire du Docteur, je vais la satisfaire de ce pas…

Il fit une petite pause, sans doute pour ménager ses effets. Je levais les yeux au ciel, le Docteur avait raison, ces petits hommes verts étaient un peu trop grandiloquents pour être sérieux. Et pourtant…

Zorvax : - Nous avons l’intention d’utiliser le rayon de la Tour pour rayer de la carte toutes les capitales de cette planète. Une fois Washington, Londres, Berlin et tous les autres pôles de décisions de chaque États anéantis, plus rien ne pourra s’opposer à notre domination !

Ouais, cette fois c’était sûr, ces gugus étaient de vrais baltringues, il ne manquait plus que le petit rire diabolique. L’ennui venait surtout du fait qu’ils avaient obtenu des armes bien trop puissantes.

Ten : - C’est très impressionnant comme plan, je me demande qui a bien pu vous le souffler. Sans doute ceux qui vous ont armé…
Zorvax : - Ceci n’a aucune importance Docteur, ce qui compte, c’est que nous allons vaincre !!!
Ten : - Ce n’est pas certains, vous ne vous êtes jamais dit que ceux qui vous soutenaient, ne faisait peut-être que ce servir de vous ?

Le silence se fit dans la pièce et je ne résistais pas à l’envie d’y jeter un petit coup d’œil.
Je penchais donc ma tête dans l’encadrement de la porte et constatais que tous les petits hommes verts présents, dix en tout, me tournaient tous le dos occupé qu’ils étaient à surveiller la console qui devait servir à contrôler la Tour.
Le Chef Zorvax me tournait également le dos, mais il était évident qu’il était perturbé par ce que venait de dire le Docteur.

Ce dernier était donc le seul à me faire face et quand il m’aperçut, il n’eut pas vraiment l’air surpris et me lança un clin d’œil discret.
Ce petit signe me fit me dire que j’avais bien fait de revenir et j’en fus étrangement satisfait.
Puis, le chef reprit la parole et le visage du Docteur redevint parfaitement impassible.

Zorvax : - Vous essayez de me troubler Docteur, mais vous n’y arriverez pas. Ils m’avaient prévenu que vous comprendriez…
Ten : - Qui sont ils ?

Le chef ignora la question et se tourna vers ses hommes. Sachant que ceux-ci allaient certainement se retourner pour lui parler, je me cachais à nouveau.

Zorvax : - Où en sommes-nous ? Demanda-t-il.
Technicien : - Tout est prêt, les coordonnées ont toutes été mises en place, nous n’attendons plus que le chargement du rayon.
Zorvax : - Bien, et dans combien de temps pourront nous faire feu ?
Technicien : - Dans 10 minutes.
Zorvax : - Parfait, lancez le compte à rebours.




Citation:

10 minutes !!! Dans 10 minutes, toutes les plus importantes villes du monde seraient détruites, faisant plusieurs centaines de millions de morts et le reste de la population mondiale serait sans doute asservie par ces horribles petites choses vertes !!!
Je repassais ma tête dans l’encadrement de la porte, pour chercher à savoir si le Docteur avait une idée de la façon d’empêcher ça.
Il me regarda et me fit un imperceptible hochement de tête. Puis il commença à avoir un comportement étrange.

Ten : - Vous savez que si je voulais vous arrêter, dit-il à Zorvax d’une voix parfaitement claire, il me suffirait de détruire les points faibles de la Tour ?

Ce dernier ricana.

Zorvax : - Vraiment ? C’est très intéressant, dommage que vous ne puissiez rien faire alors…

Le Docteur ignora sa remarque et continua.

Ten : - Les piliers, voilà où j’irais, je courrais aussi vite que possible sous les piliers grâce à ce couloir qui les relie tous les quatre et je neutraliserai le panneau d’alimentation… Ce ne serait pas plus compliqué que ça…

L’Alien ne comprit pas où le Docteur voulait en venir.

Ten : - Une fois les piliers hors d’usage, la Tour n’aurait plus aucune utilité…
Zorvax : - Une fois encore, tout cela est très intéressant Docteur, mais c’est surtout inutile puisque vous êtes bloqué ici.
Ten : - Oui désolé, c’est juste cet immense besoin que j’ai de vouloir sans cesse m’exprimer…

De mon côté, je voyais parfaitement ce que le Docteur avait en tête, il me lança un dernier regard appuyé avant que je disparaisse de l’encadrement de la porte.
Je regardais maintenant sur ma droite, le couloir s’étendait devant moi et je n’avais plus une minute à perdre.
Je m’élançais donc en courant le plus vite possible.
Je dépassais rapidement la porte de l’ascenseur et continuais ma route sans me retourner.
Je ne suis pas un grand sportif et mes poumons furent très vite en feu, mais je continuais malgré tout.

Arrivé enfin au bout du couloir, j’entrais en trombe dans une grande pièce carrée. Heureusement, aucun Alien n’était en vue et je pus aisément étudier les lieux. La pièce abritait une grande console, j’imaginais qu’elle permettait de régler la puissance du rayon qui partirait de ce pilier en particulier. Je m’approchais de la console en me demandant que faire, il y avait une multitude de boutons et je ne savais évidemment pas lesquels actionner pour mettre fin au système.
La panique commençait à m’envahir, puis je me souvins tout à coup que le Docteur n’avait pas parlé de console, mais de panneau d’alimentation. Je changeais donc de tactique et cherchais ce que pouvait bien être ce fameux panneau.
Et Dieu merci, ce ne fut pas difficile à trouver, un gros paquet de fils sortait de derrière la console et menait à une grosse boîte fixée sur le mur.

Je me précipitais pour l’ouvrir et constatais qu’elle était… pleine de fils, d’interrupteurs et de boutons !!!
Cette fois, j’étais totalement désespéré, comment savoir sur quoi appuyer !!!
Puis la solution s’imposa d’elle-même à mon esprit, puisque j’ignorais comment stopper cette machine infernale en utilisant la douceur, je n’avais qu’à utiliser la méthode controversé, mais souvent efficace, du gros bourrin.
Je me saisis de l’extincteur qui ornait l’un des murs de la pièce et m’en servis pour fracasser le panneau qui explosa littéralement sous le choc, dans une impressionnante gerbe d’étincelles.
Je me protégeais les yeux et après un instant, alors que la pièce était envahi par une désagréable odeur de plastique brûlé, je m’aperçus que j’avais réussi mon coup, la console semblait totalement morte.
Je criais intérieurement victoire avant de m’élancer à toute allure dans le couloir suivant à destination du prochain pilier.

Pendant ce temps, dans la salle de contrôle, un des Aliens semblait préoccupé.

Zorvax : - Que ce passe-t-il ? Demanda Zorvax soudain anxieux.
Technicien : - Je l’ignore, mais on dirait qu’on a perdu de la puissance…
Zorvax : - Qu’est-ce que ça veut dire !!! S’énerva le chef.
Technicien : - Il semblerait que nous ayons perdu l’énergie d’un des piliers. Répondit nerveusement le technicien à la peau verte.

Le Docteur ne put retenir un imperceptible sourire.
Zorvax : - Quel pilier ?
Technicien : - Le Sud

Le chef Alien se tourna alors vers ses hommes.

Zorvax : - Vous et vous ! Hurla-t-il en désignant deux de ses hommes, allez voir se qui ce passe !!!

Les deux Aliens partirent donc en courant sans demander leur reste en direction du pilier que je venais de déconnecter.

De mon côté, je courais toujours comme un dératé à travers le couloir. J’avais toujours mal dans la poitrine, mais le fait de ne pas savoir où en était le compte à rebours me donnait des ailes et j’avais le sentiment que mes pieds ne touchaient plus le sol.
Après un temps indéterminé, mais qui me sembla incroyablement long, j’arrivais enfin au deuxième pilier. Et cette fois, je n’eus pas besoin de chercher, la pièce étant parfaitement identique à la précédente, une console, un panneau et un extincteur. Rapidement, l’extincteur vint se fracasser contre le panneau qui explosa comme le précédent.
Là encore, je m’assurais que la console était bien HS avant de filer dans le couloir suivant, en partance pour le troisième pilier.

A nouveau, la tension envahit la salle de contrôle.

Zorvax : - Que ce passe-t-il encore ?! Hurla Zorvax avec une pointe d’hystérie dans la voix.
Technicien : - Un autre pilier semble nous avoir lâché, le pilier Est cette fois...

Le Docteur jubilait intérieurement alors que le chef Alien commençait visiblement à perdre le contrôle.
Il désigna deux autres de ses hommes pour aller voir ce qui se passait dans le pilier.
Mais à peine avaient-ils disparu qu’il se tourna soudain vers le Docteur.

Zorvax : - Vous !!!
Ten : - Oui ?? Répondit ce dernier aussi innocemment que possible.
Zorvax : - Comment avez-vous fait ?!
Ten : - Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler…
Zorvax : - Ne faite pas l’innocent, vous venez de dire que si vous le pouviez vous vous attaqueriez aux piliers et ils nous lâchent justement les uns après les autres, n’essayez pas de me faire croire que ce n’est qu’une coïncidence…

Le Docteur ne répondit pas.
Mais Zorvax n’avait pas besoin de réponse, il venait de comprendre.

Zorvax : - L’humain !!!

Le visage du Docteur se raidit et le Chef Zorvax comprit qu’il avait visé juste.

Zorvax : - Vous quatre, allez immédiatement au pilier Ouest et remontez le couloir, quand vous croiserez l’humain, tuez le !!!


Citation:

Je venais tout juste de détruire le 3ème panneau, toujours avec la même méthode et je courais maintenant en direction du dernier pilier en priant de toutes mes forces d’arriver à temps. Mais bien sûr, je ne me doutais pas que le chef des petits hommes verts avait envoyé quatre de ses acolytes pour m’intercepter.
Mais en faisant cela, il ignorait qu’il avait fait exactement ce que le Docteur attendait de lui.

Dans la salle de contrôle justement, le Docteur était très satisfait. En envoyant huit de ses hommes aux différents piliers, le chef avait considérablement réduit le nombre de surveillants et il pourrait donc agir bien plus facilement.
Mais il devait faire vite, très vite…

Zorvax était profondément énervé et tournait en rond, mais le Docteur parvint à déceler une pointe d’inquiétude également.

Ten : - Vous avez peur de ce que penserons vos patrons si vous échouez ? Demanda-t-il.
Zorvax : - Silence !!! Nous n’échouerons pas ! Une fois votre ami mort nous règlerons le problème et vous pourrez assister à notre victoire !

Le Docteur profitait qu’il n’y ait plus que trois petits hommes verts dans la pièce pour se déplacer et se rapprocher subrepticement d’une des consoles, tout en jouant de l’inquiétude de Zorvax.

Ten : - De là où je suis vous semblez quand même un peu inquiet, mais je peux me tromper… Même si ça m’arrive rarement…
Zorvax : - Tout n’est pas perdu… Murmurait le Chef comme pour tenter de s’en convaincre.

Mais alors qu’il marmonnait, visiblement de plus en plus inquiet, le Docteur s’était suffisamment rapproché de son but.
Il profita du stress de Zorvax et du trouble de ses deux techniciens pour tripoter rapidement les boutons et avant que qui que ce soit ai pu s’en rendre compte, il avait tout déréglé, provoquant un immense black-out.
Les lumières s’éteignirent subitement et une alarme assourdissante retentit.

Zorvax : - Faites quelque chose !!! Hurla Zorvax à ses techniciens pour couvrir le bruit de l’alarme.

Ceux-ci s’affairèrent rapidement pour rétablir la situation à la lueur de la lumière de secours qui s’était aussitôt mise en marche et quand ils y parvinrent, le Docteur avait déjà disparue.

Pendant ce temps, je courrais toujours, j’approchais rapidement du dernier pilier avec la peur panique d’arriver trop tard.
Mais alors que je voyais se profiler la dernière pièce, je percutais de plein fouet quatre petits hommes verts qui arrivaient en sens inverse.
Je ne suis pas spécialement baraqué, mais lancé à pleine vitesse sur des petits bonhommes de tout juste 1m50 de haut, je fis mouche. Cependant, l’un d’entre eux eu le réflexe de m’attraper par une cheville, me faisant faire un spectaculaire vol plané. J’atterris donc lourdement sur le sol de la pièce carré abritant le dernier pilier et mes lunettes quittèrent mon nez pour atterrir un peu plus loin.
J’étais un peu sonné et les Aliens se remirent debout avant moi et quand je me retournais pour me relever, ils étaient tous les quatre devant moi leurs armes à la main. Je les voyais flou, en revanche je les entendis clairement.

Aliens : - Restez à terre ! Ordonnèrent-ils.

J’obéis docilement tout en sachant que c’était la fin. J’allais me faire… heu, en fait je n’avais aucune idée de ce qui allait m’arriver, mais comme on avait retrouvé aucune trace des corps des membres de Unit, je ne pus qu’imaginer que j’allais être totalement désintégré et puis, la désintégration, c’est bien un truc d’Alien non...
Je fermais donc les yeux avec force en espérant que ça irait vite…
Mais ce n’était de toute évidence pas mon heure, car l’éclairage cessa tout à coup et un bruit effroyable m’explosa les tympans, une faible lumière remplaça immédiatement les ténèbres. Je profitais de ce chaos soudain pour me glisser dans l’espace entre la console et le mur, attrapant mes lunettes au passage.
Je doutais que ma pauvre cachette me permette de survivre beaucoup plus longtemps, mais je savais que si j’avais essayé de courir, je me serais fait tirer comme un lapin, avec ou sans alarme.

Cette dernière cessa soudain de retentir, la lumière fut rétablie et je fermais à nouveau les yeux, comme si cela pourrait les empêcher de me retrouver.
Oui, c’est idiot, mais en même temps c’était la première fois qu’on essayait de me tuer…
J’entendais les pas des petits hommes verts se rapprocher lentement de mon refuge, puis se fut leurs ombres qui commencèrent à ce profiler devant mes pieds et enfin…

Ten : - Tiens, vous voilà !!! Ca tombe bien je vous cherchais…

C’était le Docteur, il était arrivé soudainement par l’autre porte qui me faisait face et mon cœur fit un énorme bond dans ma poitrine. Mais bien sûr, les Aliens ne lui laissèrent pas le temps de finir sa phrase et tirèrent sans sommation.
Le Docteur évita les rayons en plongeant pour me rejoindre derrière la console, manquant m’écraser au passage.
Le tir des Aliens n’avait pourtant pas été inefficace, ils avaient sans le vouloir détruit le dernier panneau.
Mais même s’ils nous avaient facilité la tâche en le détruisant, nous étions toujours dans de salles draps.

David : - Et maintenant ? Murmurais-je au Docteur.
Ten : - Et bien… Répondit-il en grimaçant.

Ce n’était pas vraiment la réponse que j’avais espéré entendre et pour la troisième fois d’affiler, je pensais que tout était terminé.
Les pas des petits hommes verts se rapprochaient à nouveau dangereusement, ils étaient presque sur nous.

Puis ils s’arrêtèrent subitement. Je ne compris pas bien pourquoi, mais le Docteur affichât soudain un visage satisfait alors que quatre bruits résonnèrent dans la pièce.
Les quatre petits hommes verts venaient de faire tomber leurs armes sur le sol et le Docteur et moi en profitâmes pour nous enfuir. En sortant de derrière la console, je pus constater que les Aliens tenaient leurs énormes tête entre leurs longues mains, ils avaient l’air de souffrir atrocement.

Ten : - C’était moins une… Lança le Docteur, comme s’il savait déjà ce qui allait se passer.
David : - Qu’est-ce qui leur arrive ?

J’étais comme hypnotisé par le spectacle désolant que nous offraient ces pauvres créatures, mais le Docteur ne répondit pas.

C’est alors que l’alarme se remit en route.

David : - Mais qu’est ce qui se passe encore ?! Hurlais-je pour couvrir le bruit strident de l’alarme, tout en me couvrant machinalement les oreilles.
Ten : - Le compte à rebours… Dit-il avant de se mettre à courir à toute allure vers la salle de contrôle.
David : - Quoi !!! Mais je croyais que tout serait terminé une fois les piliers court-circuités ! M’écriais-je derrière lui.

Je jetais ensuite un dernier regard de pitié vers les quatre Aliens avant de le suivre.

Ten : - Tout est réglé en ce qui concerne toutes les capitale du monde, cria-t-il tout en continuant de courir. Mais pas pour nous…
David : - Qu’est-ce que vous voulez dire ?
Ten : - Sans les piliers, l’énergie du rayon que les petits hommes verts comptaient envoyer ne peux plus être concentré, il va donc rester bloqué sous la Tour et provoquer une énorme explosion !
David : - Oh mon Dieu !!! Mais vous devez empêcher ça ! Il y a des milliers de touristes au-dessus de nous, si ça explose ça va faire un carnage !!!

Il s’arrêta subitement devant la porte de la salle de contrôle.

Ten : - Si ça explose, c’est toute la ville qui sera rayée de la carte, peut-être même toute la région parisienne en fait…

Il entra ensuite dans la salle, me laissant sur le pas de la porte dans un état second.

Quand j’entrais à mon tour dans la pièce, le spectacle que j’y vis ne fut guère plus réjouissant que celui que nous venions de quitter.
Zorvax et les deux techniciens qui étaient restés avec lui se tordaient de douleurs comme leurs quatre compagnons et sans doute, comme tous les petits hommes verts qui se trouvaient dans les parages.
Le Docteur se précipita vers le chef.

Ten : - Zorvax, dites-moi qui vous a envoyé, je pourrais peut-être les empêcher de vous tuer !

Mais Zorvax n’était plus en mesure de faire autre chose que de pousser un épouvantable hurlement de douleur qui parvenait aisément à couvrir le bruit lancinant de l’alarme. Puis il se désintégra doucement sous les yeux impuissants du Docteur qui recula de quelques pas.

Le hurlement avait cessé depuis plusieurs secondes maintenant, mais il me résonnait toujours dans les oreilles.
Je m’approchais pour voir ce qu’il était advenu de Zorvax et de ses compagnons. Il n’en restait plus rien que des petits tas de cendre et la fameuse arme qui gisait, brisées, juste à côté.

Ten : - Les armes… Dit tristement le Docteur, elles étaient piégées. Ceux qui ont manipulé le Chef Zorvax ne devaient certainement pas accepter l’échec et ces armes devaient être programmées à tuer leurs possesseurs s’ils venaient à les décevoir…

Il secoua la tête tristement puis repris soudain contenance devant le compte à rebours qui n’affichait maintenant plus qu’une minute avant l’explosion.
J’avais moi aussi constaté l’urgence de la situation et je commençais à paniquer sérieusement.

David : - Docteur, faites quelque chose !!! Vous ne pouvez pas tout stopper en utilisant votre tournevis magique ?!?!?!?!?!
Ten : - Sonique, on dit un tournevis sonique. Me répondit-il avec un calme olympien en se dirigeant vers la console principale.
David : - On s’en fout, faites juste quelque chose !!!

Il me regarda dans les yeux et n’ajouta qu’un simple mot.

Ten : - OK.

Puis il souleva un couvercle en plastique qui couvrait un gros bouton rouge et appuya dessus alors que le compte à rebours n’affichait plus que 7 secondes avant l’explosion.
Tout à coup, l’alarme cessa de retentir et le calme se fit aussitôt dans toute la base secrète de Unit.

David : - Qu’est-ce que vous avez fait ? Demandais-je d’une voix éteinte.
Ten : - J’ai appuyé sur le bouton d’arrêt d’urgence.
David : - Il y a un bouton d’arrêt d’urgence ???

Il hocha la tête.

David : - Et ça vous aurais tué de me le dire avant, j’ai cru qu’on allait explosé !!!!
Ten : - Ca ne m’aurait pas tué, mais avouez que ça aurait été moins drôle.

Il sourit de toutes ses dents et ma colère s’envola aussitôt.

Ce type était cinglé, mais il nous avait tous sauvé…

Citation:

Le Docteur et moi venions de quitter l’ascenseur de Unit. La Tour Eiffel se dressait derrière nous et je fus incroyablement heureux de la revoir, même si désormais je ne la voyais plus de la même façon. Les touristes étaient toujours là eux aussi, à prendre leurs photos, mais aucun ne semblait se douter le moins du monde de ce qui venait de se passer sous leurs pieds à l’instant même.
En les observant, je réalisais que le monde me semblait soudain totalement différent, j’avais l’étrange impression de tout voir pour la première fois, comme si tout autour de moi était plus net.
Puis je me rendis compte à quel point je devais avoir l’air idiot à m’émerveiller de tout comme ça.
Je me repris donc et m’apprêtais à lancer une nouvelle salve de questions au Docteur, mais je m’aperçus qu’il n’était plus là.
En fait, il n’avait pas cessé de marcher depuis que nous avions quitté la cabine téléphonique qui cachait l’accès secret de Unit.
Je le rattrapais en courant et me plaçais à nouveau à ses côtés.

David : - Attendez une petite minute… Dis-je.

Il me regarda, mais ne ralentit pas pour autant.

David : - Vous pensez que tout est vraiment fini ?

Le Docteur sembla réfléchir un instant.

Ten : - J’aimerais pouvoir vous dire que oui, mais pour être franc, j’en doute. Les Petits hommes verts n’étaient que des pions, ceux qui les manipulaient sont toujours là, quelque part et quel que soit leur but, ils réessayeront…

J’avalais ma salive avec difficulté.

David : - Vous avez une idée de qui ils sont ?

Le Docteur fit mine de réfléchir.

Ten : - Hum, des idées j’en aie, beaucoup, toutes plausibles. Et c’est bien ça le problème…

Mon visage se décomposa encore un peu plus.

Ten : - Mais ne soyez pas inquiet, je vais garder un œil sur cette histoire.

Inquiet, je l’étais toujours, une menace inconnue et invisible qui rôde autour de vous est forcément un peu inquiétante, mais savoir qu’un homme, ou qu’un Alien, comme le Docteur veillait aux grains était malgré tout très rassurant.

Je méditais là-dessus tout en continuant de suivre le Docteur à travers les rues parisiennes. Je n’avais aucune idée de l’endroit où il allait, mais tant qu’il ne me disait pas de partir j’aimais autant rester avec lui. Après tout ce n’est pas tous les jours qu’on peut profiter de la compagnie d’un Alien…

David : - Hum, dites-moi, j’ai une question qui me turlupine…
Ten : - Oui, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de questions qui vous turlupine. Dit-il en souriant.
David : - En fait, je me demandais, pourquoi n’avez-vous pas appuyez directement sur le bouton d’arrêt d’urgence au lieu de jouer avec le feu comme ça ?
Ten - Je vous rassure, je n’ai pas joué avec le feu. Zorvax, quel que soit son état de stress, ne m’aurait jamais laissé approcher de la console principale en sachant que je pourrais tout faire échouer grâce à un seul bouton. J’ai donc préféré agir autrement en divisant ses troupes…

La réponse me sembla logique.

David - Une chance que je sois revenu alors… Remarquais-je en souriant, légèrement fier de moi.

Le Docteur acquiesça.

David : - Et comment saviez-vous que je reviendrais ?
Ten : - Je ne le savais pas.
David : - Et qu’auriez vous fait si je m’étais enfui ?
Ten : - Et bien, je me serais débrouillé autrement, mais ça n’enlève rien au fait que votre aide a été la bienvenue, je dirais même qu’elle a été très utile…

Il sourit tout en continuant de marcher de son pas leste qui faisait virevolter son manteau derrière lui.

David : - Et maintenant, où comptez-vous aller, vous allez rentrer chez vous ?
Ten : - Je n’ai plus de chez moi. Dit-il tristement.

Je venais de toute évidence de toucher un point sensible et préférais donc ne pas insister, même si bien sûr, je mourrais d’envie de lui demander de quelle planète il venait.
Un silence anormal venait de s’installer et j’en profitais pour poser une autre question, sans doute un peu idiote, mais je ne pus m’en empêcher.

David : - Euh… Et sinon, si vous avez deux cœurs, où rangez-vous vos poumons ?

Ma question sembla beaucoup étonné le Docteur, mais elle eut le mérite de lui rendre le sourire.

Ten : - Certaines de vos questions sont vraiment étranges…

Sans doute, mais ce n’était pas parce que celle-ci devait principalement servir à changer de sujet que je ne souhaitais pas avoir une réponse.
J’attendis donc patiemment.

Ten : - Ils sont au même endroit que ceux d’un être humain, ils sont juste un peu plus petit. Mais ils ont une plus grande contenance.

Sa réponse me laissa perplexe.

David : - Comment peuvent ils être plus petits et avoir une plus grande contenance ?!
Ten : - C’est un truc de Seigneur du Temps… Me dit-il simplement.

Alors que je me torturais le cerveau pour savoir comment une telle chose pouvait être possible, je m’aperçus que nous venions d’arriver à l’endroit où je l’avais rencontré quelques heures plus tôt.
Et une fois au fond du cul de sac, où la boîte bleue était toujours présente, le Docteur s’arrêta.

Ten : - Bon, j’ai été ravi de vous rencontrer David.

Il me serra la main.

David : - Euh… Vous comptez partir comment ??? Par téléportation ? Tentais-je.
Ten : - En fait, je vais plutôt prendre ma clé, ouvrir la porte et tout simplement entrer à l’intérieur de mon vaisseau.

Je n’eus pas le temps de me demander de quel vaisseau il pouvait bien parler qu’il avait déjà sortit une clé qu’il introduisit dans…
… la serrure de la cabine bleue !!!
Je le regardais stupéfait.

David : - Ne me dites pas que c’est ce truc-là votre vaisseau…

Il hocha la tête.

Ten : - Voici mon Tardis, T.A.R.D.I.S. Temps A Relativité Dimensionnel Inter Spatial.
David : - Impressionnant ! Dis-je moqueur. Mais ce n’est pas un peu petit ?

Je vis dans ses yeux qu’il s’apprêtait à se lancer dans de longues explications, mais il sembla se dégonfler soudain et préféra se contenter d’ouvrir avant de me faire signe d’entrer.
Je le regardais en me demandant s’il était sérieux avant de finalement me décider à pénétrer dans la mystérieuse boîte. Je pensais me retrouver dans une sorte de cabine de chauffeur routier, mais au lieu de cela…

David : - Oh mon Dieu !!! Mais c’est… c’est…

Le Docteur me regardais, visiblement ravi de voir mon émerveillement.
Je ressortis précipitamment de la boîte.

David : - Oh mon Dieu !!! Mais c’est plus petit à l’extérieur !!!
Ten : - Plus petit à l’extérieur ?! Oui, j’imagine que ça marche aussi dans ce sens-là… Affirma-t-il un peu désarçonné.
David : - Comment c’est possible ???
Ten : - Un truc de Seigneur du temps…

Mais alors que je m’émerveillais encore de ce vaisseau incroyable en en faisant le tour pour la centième fois aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, je réalisais que le Docteur devait partir.
J’aurais sans doute dû être très heureux de me débarrasser enfin de ce type qui semblait collectionner les problèmes.
Pourtant, c’était tout le contraire, je me sentais triste de devoir le quitter si vite, car cette journée, bien qu’un chouilla traumatisante, m’avait ouvert tellement de nouvelles possibilités que la voir s’arrêter m’était assez difficile.
Et ce Docteur, aussi dingue soit-il, était un type plutôt attachant.

David : - Si vous ne rentré pas chez vous, qu’allez-vous faire ? Demandais-je.
Ten : - Comme d’habitude, je vais voyager à travers le temps et l’espace, vers de nouvelles aventures, de nouvelles galaxies…

Je l’écoutais en imaginant toutes les choses qu’il avait dû voir dans sa vie et j’avoue que j’aurais aimé partir avec lui.
Le Docteur dû le remarquer.

Ten : - Je suis désolé, mais je ne peux pas vous emmener, c’est dangereux et j’ai déjà fait souffrir trop de personnes, détruit trop de vies...

Je fus très déçu bien sûr, mais je me fis une raison et recula pour le laisser partir. On pourrait penser que j’avais baissé les bras un peu vite, mais en même temps, je ne voyais pas comment le forcé à m’emmener s’il ne le voulait pas.
Il comprit qu’il était tant pour lui d’y aller et entra dans le Tardis.

Mais la porte avait à peine claqué derrière lui qu’elle se rouvrit aussitôt, laissant réapparaître le Docteur, qui semblait un peu contrarié.

Ten : - C’est tout ?!

Je le regardais surpris.

Ten : - Vous n’allez pas insister ou essayer de me convaincre de vous emmener ?
David : - Euh, vous ne voulez pas de moi alors, si vous préférez voyager seul, c’est vous que ça regarde, je ne peux pas vous forcer…
Ten : - Ca n’a rien à voir, je déteste être seul, c’est juste que… Roo, peu importe, vous pourriez au moins essayer !!!
David : - Attendez, vous voudriez quand même pas que je vous supplie ?!

Ma remarque sembla le piquer. Il hésita un instant puis referma sèchement la porte après un dernier au revoir, me laissant seul et triste dans le cul de sac.
Mais une fois encore, il la rouvrit aussitôt.

Ten : - Bon, bon, ça suffit ce regard de chien battu, c’est d’accord, vous pouvez venir MAIS…

Un immense sourire s’afficha sur mon visage pendant que j’attendais patiemment la condition.

Ten : - Mais ce n’est que pour un seul voyage… Non, pas un voyage, parce que je me suis déjà fait avoir de cette façon, disons plutôt un aller-retour, juste le temps de vous offrir un petit cadeau de remerciement et vous rentrez chez vous ! C’est clair !
David : - Très clair !!! Dis-je avant d’entrer dans le Tardis en courant de peur qu’il ne change soudain d’avis, tout en remerciant intérieurement mon regard de chien battu.

Puis la porte se referma derrière moi et ne se rouvrit pas, ou en tout cas, pas sur le cul de sac parisien…


Citation:

J’étais dans le Tardis !!!
Le Tardis, ce mot dont j’ignorais totalement le sens et même l’existence il y a encore quelques heures, était devenue pour moi synonyme de mystères et d’aventures…
Après avoir refermé la porte derrière moi, le Docteur avait retiré son manteau et l’avait nonchalamment jeté sur l’un des éléments de la structure.
Puis il s’était approché de la console centrale, il pressait des boutons, abaissait des leviers, donnait des coups de maillets ?!
Puis il s’arrêta soudain et me regarda droit dans les yeux alors que je m’étais approché à mon tour pour voir cette console d’un peu plus près.

Ten : - Prêt ?

Je le regardais également.

David : - Prêt !
Ten : - Alors Allons-y !!! S’écria-t-il en actionnant un dernier levier.

Je fus alors secoué comme un prunier, tellement secoué que je me retrouvais étaler sur le sol en une seconde.
Puis après une autre seconde.

Ten : - Et voilà ! Nous y sommes… Commença le Docteur, mais il s’arrêta net quand il remarqua que j’étais allongé par terre.
Ten : - Oh, oui, euh… La prochaine fois pensez à vous accrocher. Dit-il confus.

Je lui lançais un regard acide tout en me relevant.

David : - On est déjà arrivé ? Dis-je en me massant la fesse droite qui ne tarderait sûrement pas à se couvrir d’un énorme bleu.
Ten : - Et oui !!!
David : - On est où ??? Demandais-je avidement.
Ten : - Allez voir. Dit-il simplement en me présentant la porte avec un immense sourire qui n’était pas sans rappeler celui que peux avoir le père Noël quand il apporte des cadeaux aux enfants.

Je souris également puis m’approchais lentement de la porte en me demandant ce que je pourrais bien trouver derrière. J’en profitais pour remettre un peu d’ordre à mes vêtements et nettoyer mes lunettes, je tenais à avoir la vision claire quand je poserais les yeux sur ce nouveau monde.

Ma main se posa sur la porte, je pris une profonde inspiration et la tira enfin.
De l’autre côté, ce n’était certainement plus Paris, mais l’endroit ressemblait beaucoup à la Terre. La seule chose qui me fit penser qu’on pouvait bien être sur une autre planète était l’immense ville qui s’étendait au loin.

David : - Où sommes…
Ten : - Nous sommes à New New York, lança le Docteur avant que j’ai pu terminer ma question. C’est la 15ème réplique de la ville de New York que tu, tu ? Je peux te dire tu ? Ce serait plus simple… Je disais donc que tu connais. Donc on devrait plutôt dire New New New New New New enfin tu as compris l’idée ?? Pfiou, je viens trop souvent ici, j’ai l’impression de me répéter… Dit-il avant de s’éloigner rapidement.

Il parlait à une vitesse impressionnante et je n’étais pas sur d’avoir tout saisi, mais cela n’avait pas grande importance puisque le Docteur semblait plutôt vouloir se rendre dans le grand bâtiment blanc avec le croissant de lune vert dessiné sur le côté.

David : - Où va-t-on exactement ? Demandais-je désarçonné.
Ten : - A l’hôpital.

Je fronçais les sourcils.

David : - Vous êtes malade ?
Ten : - Ce n’est pas pour moi. Me lança-t-il avec un air mystérieux.

Je ne comprenais pas où il voulait en venir, mais c’était sûrement une habitude à prendre avec lui. Je me contentais donc de le suivre en me délectant du paysage.

Une fois dans le bâtiment, immense, blanc et froid, je fus pris d’un doute.

David : - Dites, vous n’allez quand même pas m’offrir un truc de la boutique de cet hôpital ?!

Il tourna vivement la tête vers moi.

Ten : - Figure toi qu’il n’y a pas de boutique dans cet hôpital !!! Dit-il scandaliser. Mais peu importe, puisque non, ton cadeau ne vient pas d’une boutique, quel qu’elle soit.

Tous ces mystères commençaient à m’inquiéter un peu, d’autant plus qu’on était dans un hôpital.
Nous arrivâmes finalement devant un comptoir d’accueil et là, j’eus le souffle coupé par la personne qui s’en occupait.

Infirmière : - Que puis-je faire pour vous ? Demanda-t-elle.
David : - Oh mon Dieu, Docteur c’est un…
Ten : - Oui, oui, je sais. Respire à fond, ça va passer… Chuchota-t-il. Puis il se tourna vers la femme chat de l’accueil. Excusez-le, il n’a pas une très bonne vue… Dit-il pour excuser mon drôle de comportement.

La femme chat sembla choqué par ce que venait de dire le Docteur.
Je me sentis soudain mal à l’aise et j’eus peur de l’avoir vexé, je me repris donc, mais le Docteur demanda à lui parler seul à seul.

J’étais honteux et confus en les regardant s’éloigner. Mais pour ma défense, ce n’est quand même pas tous les jours qu’on croise un chat dans un hôpital, encore moins quand le chat en question s’occupe de l’accueil des patients.
Ils revinrent rapidement tous les deux et à la façon dont la chatte s’adressa à moi, je compris avec soulagement qu’elle n’était pas vexée.

Infirmière : - Monsieur ? M’interpella-t-elle aimablement. Si vous voulez bien me suivre.

Je lançais un regard inquiet au Docteur qui me fit signe de la suivre. J’obéis donc docilement et le Docteur fermait la marche.
Nous arrivâmes tous les trois dans une sorte de cabinet médical, la femme chat nous y laissa le Docteur et moi en nous demandant de patienter un instant.

David : - Qu’est-ce qui se passe ici ? Soufflais-je.
Ten : - Qu’est-ce que tu penses de tes lunettes ?
David : - Hein ?!

Il m’encouragea à répondre à sa question.

David : - Et bien, si je pouvais m’en débarrasser une bonne fois pour toute ce serait le bonheur, mais les lentilles c’est pas trop mon truc et … Attendez une minute, où voulez-vous en venir ?

Il n’eut pas le temps de répondre qu’une autre infirmière chat entra dans la pièce.

Infirmière 2 : - Bonjour, alors où est le patient ? Demanda-t-elle.

Le Docteur me désigna de son menton et je fus soudain envahit par un sentiment de panique.

David : - Quoi ?!

L’infirmière me regarda d’un air désolé.

Infirmière 2 : - Par la Déesse Santori, si ce n’est pas malheureux, à notre époque… Quand Sœur Pam m’a dit que nous avions un patient aveugle, j’ai cru qu’elle me faisait une blague de mauvais goût.
David : - Euh… Je ne suis pas aveugle… Dis-je.
Infirmière 2 : - Vous avez un problème de vu, c’est la même chose. Oh mon pauvre ami, comment avez-vous pu vivre avec un tel handicap… Je pensais que ce genre de problème n’existait plus depuis la mise en place de la sélection génétique… Se lamenta-t-elle.
David : - Handicap ?! Je vois flou, pas de quoi…
Ten : - Oh, il vient de la communauté des Mormoréens, ils continuent de se soigner avec la médecine classique, pauvre garçon... Coupa le Docteur en hochant la tête.

Je fronçais les sourcils en me tournant vers lui, mais il me fit signe de ne rien dire.
L’infirmière pencha la tête sur le côté, comme si elle était désolée pour moi.

Infirmière 2 : - Bon, ne vous inquiétez pas, dans quelques minutes, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Elle se retourna pour fouiller dans un tiroir et j’en profitais pour questionner le Docteur.

Ten : - Ne t’inquiète pas, ce n’est rien qu’une toute petite opération, rien de bien méchant et tu retrouveras une vue parfaite. Mais si tu préfères, on peut repartir tout de suite…

La perspective de me débarrasser de mes lunettes pour toujours était séduisante et fis aussitôt fondre mon envie de tuer le Docteur. J’étais toujours un peu inquiet cependant, l’idée qu’une infirmière munie de griffes rétractiles fasse mumuse avec mes globes oculaires n’était pas très réjouissante, mais après avoir sondé le regard de mon nouvel ami, je décidais de lui faire confiance et de me laisser faire.

L’infirmière se retourna vers nous.

Infirmièer 2 : - Bien, détendez vous, tout ce passera bien. Allongez vous sur le siège.

Le Docteur me conduisit au fameux siège, qui pour ne rien arranger ressemblait à celui du dentiste.
L’infirmière s’approcha, me retira mes lunettes et maintint mes paupières ouvertes grâce à ses doigts gantés.

Infirmière 2 : - Ne bougez plus.

J’avais une furieuse envie de m’enfuir en courant, mais le Docteur me prit par la main pour me rassurer. C’était très attentionné de sa part, mais il dut le regretter aussitôt, car à la seconde où je sentis ses doigts, un mélange de peur et d’un sentiment de vengeance envers le Docteur et ses surprises insensées me conduisit à serrer mon poing si fort que je faillis lui broyer les os.
Pendant ce temps, l’infirmière fit couler quelques gouttes d’un produit dans mes yeux.

Infirmière 2 : - Et voilà ! Dit-elle après avoir fait couler la dernière goutte. Fermez bien les yeux, ça risque de brûler un moment, vous pourrez les rouvrir quand vous ne sentirez plus rien.

Effectivement, je ressentis immédiatement une sensation de brûlure, mais ce ne fut pas douloureux, juste un peu désagréable. Et la sensation ne dura que quelques secondes.

Infirmière 2 : - Vous pouvez vous redresser.

J’obéis tout en lâchant la main du Docteur. Il se massa les phalanges, j’aurais sans doute dû me sentir coupable, mais non, ce genre de surprise méritait bien une petite vengeance.
Je remis machinalement mes lunettes, mais je réalisais qu’elle me faisait mal aux yeux.
En fait, ce que j’avais pris pour une première étape à une opération plus lourde était en fait l’opération elle-même. Ces gouttes m’avaient tout simplement rendu une vue parfaite.

Une fois remis de mes émotions, je remerciais chaleureusement l’infirmière, puis le Docteur, puis à nouveau l’infirmière et une dernière fois le Docteur. Mais avant de nous laisser partir l’infirmière me demanda une faveur.

Infirmière 2: - S’il vous plait ? Puis je vous demander s’il est possible que vous fassiez don de vos lunettes à verres correcteurs au musée de l’hôpital ? Les lunettes d’aujourd’hui ne sont que des accessoires de mode, les verres correcteurs sont donc de véritables trésors de l’histoire médicale.

Je fus étonné de sa requête, mais accepta sans hésitation, d’autant que les soins étaient gratuits, je me sentais suffisamment mal de ne pas avoir de quoi la remercier.

Une fois sorti de l’hôpital, je ressentis un étrange sentiment, un mélange de joie de ne plus avoir à porter de lunettes et de tristesse de voir mon « aller-retour » toucher à sa fin.
De retour devant le Tardis, je laissais mon regard tout neuf s’attarder sur New New New New… Etc… York.

David : - Docteur ? Puisqu’on est là, on ne pourrait pas aller faire un tour en ville ?

Il me lança un regard désapprobateur.

David : - Oh, s’il vous plait, vous venez de m’offrir de nouveaux yeux, on pourrait au moins aller les tester sur quelque chose que je n’aurais plus jamais l’occasion de revoir…

Le Docteur semblait contrarié, mais je vis dans son regard que j’avais gagné.

Ten : - L’ennui, c’est que si on visite New New York, ce sera un voyage à part entière et plus seulement un aller-retour… Et… Oh bon, très bien, va pour New New York ! Mais après tu rentres chez toi !
David : - On verra… Dis-je avec un sourire en coin.

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Dernière édition par David-S le Lun 2 Nov 2009 - 14:47; édité 8 fois
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MessagePosté le: Sam 25 Juil 2009 - 16:57    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 26 Juil 2009 - 22:24    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Bon ben je suis le 1er a poster^^ j'aime bien ce 1er chapitre Okay et je compte bien lire tous les autres et ne pas lâcher ta fic des yeux ^^
comme ça j'aurais pas de retard interminable^^
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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 - 06:31    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

On a là une approche plus proche de la rencontre de Rose avec Nine... C'est très drôle et assez représentatif de Ten ^^

Vivement la suite Smile
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thx sis' pour avoir tenu la caméra Smile
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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 - 15:10    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

très bon et très intéressant chapitre ^^
et effectivement nouvelle approche de la rencontre avec le Doc (ayant prit le parti de ne pas le connaître avant la rencontre^^ )

bon suspens...

vivement la suite Laughing  
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MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 - 17:21    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Et voilà déjà le chapitre 2 Smile

Merci pour vos commentaires, ça fait toujours plaisir Mr. Green
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MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 - 17:46    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

 
Citation:
Cette fois c’était officiel, je pouvais considérer que je savais au moins une chose sur cet homme, il était incapable de parler à un rythme calme et régulier…

Laughing
Question ma one shot sur UNIT paris est lié à ta fic?^^
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MessagePosté le: Ven 31 Juil 2009 - 07:17    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Impressions en vrac.

Citation:
Bien sûr, il y avait bien l’explication Alien, qui étrangement semblait la plus logique, mais cela était si incroyable…
Ben voyons, on va encore coller ça sur le dos des aliens... ^^




Citation:
Peut être que mon mystérieux bonhomme était architecte ou quelque chose dans le genre…
petite bonhomme va ^^ Si c'est pas mignon Mr. Green



Citation:
Et pourtant, j’avais tellement envie de revoir cet homme, il y avait quelque chose de fascinant chez lui.




Citation:
Ses yeux me quittèrent un instant pour regarder l’objet, puis quand ils revinrent se poser sur mon visage, je pus constater qu’il affichait le même sourire que celui qu’il avait eu quand je lui avait posé mes questions.



Citation:

Nous descendions maintenant les escaliers et il me tenait toujours fermement par le bras, heureusement d’ailleurs, car il avançait très vite et mes jambes, plus courtes que les siennes, avaient du mal à suivre.
ça, franchement, c'est limite cartoonesque ^^




Citation:

L’homme aux Converse et à la coupe de cheveux particulièrement déstructuré, me poussait encore et toujours vers la sortie.
comme c'est bien tourné ^^




Citation:
je pouvais considérer que je savais au moins une chose sur cet homme, il était incapable de parler à un rythme calme et régulier…
J'espère que tu as prévu un tube d'aspirine... Tu vas en avoir besoin ^^




Citation:
Ten : - Avant que les ennuis ne nous tombe dessus.
Fallait bien que ça tourne mal... ça pouvait pas durer comme ça éternellement...


Encore une fois, un excellent chapitre. C'est rythmé et très drôle. Vivement la suite Smile .
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MessagePosté le: Ven 31 Juil 2009 - 10:50    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Citation:
Et pourtant, j’avais tellement envie de revoir cet homme, il y avait quelque chose de fascinant chez lui.
Qui n'en aurait pas envie Wink

Citation:
Je levais les yeux au ciel, cette histoire commençait sérieusement à me monter à la tête, il était grand temps que je retrouve mon mystérieux inconnu et que je retourne à ma petite vie tranquille.
est-ce réellement possible une fois qu'on a rencontré le Docteur Confused Confused

Citation:
Ten : - Je vous remercie de me l’avoir rapporté, lança-t-il en avançant vers moi à grandes enjambés, mais vous ne pouvez pas rester !!!
ça fait très Nine dans la formulation je trouve Laughing Laughing

Citation:
L’homme aux Converses et à la coupe de cheveux particulièrement déstructurée...
Très bonne description c'est tout à fait lui ^^

Citation:
Cette fois c’était officiel, je pouvais considérer que je savais au moins une chose sur cet homme, il était incapable de parler à un rythme calme et régulier…
Laughing Laughing Laughing encore une fois, bonne description du personnage ...

Citation:
Je suivis son regard et constatai que des « personnes » nous avait encerclé.
Je dis « personnes », mais en fait je n’en étais pas vraiment sûr et je réalisais soudain que la journée commençait à prendre une tournure vraiment bizarre.
Et voilà que les choses sérieuses commencent ^^



et bien, et bien, ça avance... encore un très bon chapitre
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MessagePosté le: Sam 1 Aoû 2009 - 19:07    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Très bon début d'histoire, j'attends impatiemment la suite.
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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2009 - 17:11    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

La rencontre

C'est un très bon début , franchement , les descriptions sont parfaites , on voit parfaitement les personnages , l'endroit , la situation. C'est vrai que le Docteur parle très vite Laughing Méchant Docteur , t'empécher d'aller à la Fnac , c'était vraiment pas gentil Smile

Je me demande comment il a fait pour lacher son GPS , il est préssé certes mais...

A la recherche de l'inconnu

Encore un chapitre des plus intéressants , ça fout ls jetons un chantier désert. Oh oui je vois le tableau , des baches qui claquent contre les poteaux métalliques , un marteau qui glisse et tombe au sol dans un vacarme effroyable qui s'évanouit dans un silence de mort. On ne sent qu'une légère brise qui nous glace jusqu'au os...

Punaise , tu me fais peur David-S Mr. Green

Décidement il est vraiment méchant ce Doc , te faire dégager en t'attrapant violemment le bras , ouhlà , il mérite une petite correction dis donc. Enfin quelque chose me dit qu'il en aura vite pour son argent.

J'attends la suite maintenant.
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 13:12    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Chapitre 3 en ligne.

Merci encore pour tout vos comms, j'en ai encore les oreilles toutes rouges !!! Mr. Green

Et pour répondre à King Doctor, mon histoire n'est pas réellement lié à la tienne, mais j'ai quand même fait une petite référence vers la fin... Wink
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 22:02    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Chapitre dévoré en un rien de temps Mr. Green

Citation:
Pendant notre petite conversation, d’étranges individus étaient sortis de derrière les pilles de vitres, des échafaudages et des piliers qui soutenaient le plafond. Nous étions maintenant entouré par six petites personnes vertes.


Fox Mulder ? Où es-tu quand on a besoin de toi ? Hein ?

Citation:
J’aurais facilement pu trouver cette situation comique si l’homme à côté de moi n’avait pas eu l’air inquiet.


Ah là là... l'air inquiet du Doc, c'est clair que c'est pas fait pour rassurer Shocked

Citation:
Alien : - Docteur !
Lança l’un des petits hommes verts d’un ton menaçant avec une petite voix aigrelette et désagréable.
Mon inconnu serait-il un médecin ???


Essaye encore

Citation:
« Conquérir la Terre », ce type était cinglé, à sa façon de parler on aurait pu croire qu’il pensait ne pas être humain, tout comme ces trucs verts. Et puis il utilisait des mots qui n’avaient pas de sens, « Tardis », qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ?
Je carbure à Dr House, Urgences et Grey’s Anatomy, ce qui doit, à peu de choses près être l’équivalent d’un doctorat, je suis donc bien placé pour savoir que ce n’est pas un terme médical…
Et pourtant ils avaient tous l’air de se comprendre.


Again

Citation:
Je le regardais d’un air légèrement paniqué. Est-ce qu’il essayait de me rassurer, parce que si c’était le cas, c’était raté. Je ne comprenais strictement rien de ce qui se passait et il m’annonçait tout à coup que ces drôle de gugus voulaient nous tuer !!!


Ben ouais quoi, ça va pas du tout ça !


Citation:
Je levais les yeux au ciel, la Tour Eiffel maintenant…
Mais mon nouvel ami à la coupe insensé semblait inquiet par cette idée.


Ferais-tu un blocage capillaire ? Confused

Citation:
Soudain, je senti la main de l’inconnu me frôler, il tentait de me dire quelque chose. Je compris à ses gestes qu’il me demandait sa loupiotte bleue.


Tournevis Sonique ! C'est un tournevis et c'est sonique ^^

Citation:
J’aurais aimé croiser les doigts, mais j’étais trop occupé à fouiller le plus discrètement possible dans les poches du manteau marron à la recherche du fameux tournevis. J’eus d’ailleurs beaucoup de mal à mettre la main dessus, à voir le manteau, je n’aurais jamais pu imaginer que les poches puissent être aussi volumineuse et contenir autant de choses, à croire qu’elles étaient plus grandes à l’intérieur. Mais mes doigts se serrèrent finalement autour du petit tube métallique que je sorti de la poche. Un coup d’œil me confirma que j’avais fait bonne pioche.


Les poches du Doc... vaste sujet (aussi vaste que les poches en fait ^^)

Citation:
Ten : - Et voilà, nous devrions être en sécurité pendant un moment alors si vous avez des questions, c’est le moment ou jamais !!! M’annonça-t-il en souriant.


Ben vi... Tu peux pas nous laisser sans réponses comme ça ! Nan mais, va falloir le faire causer ce médecin ^^ Et Dieu sait qu'il est bavard


Brilliant et drôle, comme d'hab... vivement la suite
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2009 - 23:07    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Merci pour la référence Smile
Bon chap   Wink
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MessagePosté le: Mer 12 Aoû 2009 - 08:05    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Citation:
Nous étions maintenant entouré par six petites personnes vertes.
Oui, oui, j’ai bien dit vertes…



Citation:

Alien : - Docteur !

ils connaissent le Doctor

Citation:

Mon inconnu serait-il un médecin ???

évidemment quand on sait pas qui est le Doctor, entendre quelqu'un/chose l'appeler comme ça, c'est la seule pensée que tu pouvais avoir Laughing Laughing

Citation:

Ten : - Oh, non, non, non, non, non !!! J’aurais dû me douter que c’était vous ! Dit-il en se frappant le front, puis il se tourna vers moi. Vous voyez, j’étais en train de bricoler le Tardis quand je l’ai entendu se plaindre, c’est ce qu’il fait toujours quand il se passe quelque chose et je n’ai pas eu à chercher bien loin, chaque fois qu’il y a un problème c’est pour les humains, à croire que vous le faites exprès. Vous savez, il faudra sérieusement songer à apprendre à vous débrouiller seul un de ces jours, je ne peux pas toujours vous surveillez…

ça c'est bien lui ... et ta dernière phrase est super lourde de sens après TW CoE ... Sad

Citation:

Je carbure à Dr House, Urgences et Grey’s Anatomy, ce qui doit, à peu de choses près être l’équivalent d’un doctorat, je suis donc bien placé pour savoir que ce n’est pas un terme médical…

si je te suis bien, j'aurais également un doctorat en médecine :

Citation:

Ten : - Oh, je vous en prie, ne soyez pas ridicule, vous essayez de prendre cette planète depuis les années 40 et votre plus grosse réussite jusqu'à maintenant a été le scandale de Roswell…

Eh ben voilà, le mystère est résolu Laughing Laughing Laughing merci David-S Wink

Citation:

Zorvax : - Au moment où je vous parle Docteur, mes hommes ont déjà mis la main sur la Tour Eiffel et dans peu de temps, les gouvernements de cette planète ne serons plus qu’un souvenir et nous pourrons enfin les remplacer comme il se doit !

LA TOUR EIFFEL ??????????? hé pas touche à notre symbole national ........ Surprised Surprised

Citation:

Mais mon nouvel ami à la coupe insensée semblait inquiet par cette idée.

Bien décrit Laughing   Laughing Okay

Citation:

Ten : - Ces armes ne sont pas à vous ! Lança l’inconnu que je regrettais de plus en plus d’avoir suivi.

again ???????????

Citation:

Soudain, je senti la main de l’inconnu me frôler, il tentait de me dire quelque chose. Je compris à ses gestes qu’il me demandait sa loupiotte bleue.

Powaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!

Citation:

J’eus d’ailleurs beaucoup de mal à mettre la main dessus, à voir le manteau, je n’aurais jamais pu imaginer que les poches puissent être aussi volumineuse et contenir autant de choses, à croire qu’elles étaient plus grandes à l’intérieur. Mais mes doigts se serrèrent finalement autour du petit tube métallique que je sorti de la poche. Un coup d’œil me confirma que j’avais fait bonne pioche.

Toujours bigger on the inside chez le Doc

Citation:

Ten : - Dites-moi franchement, vous pensiez sincèrement que six petits bonshommes verts, armé ou non, allaient suffire à m’arrêter ?

NEVER !!!!!!!! c'est mal connaître le Doctor ça Laughing

Citation:

Ten : - Désolé d’avoir été si long, mais les systèmes de sécurité de Unit ne sont pas trop mauvais, pour de la technologie humaine…

ils sont dans des locaux de UNIT !!!!!!!!!!?!

Citation:

Ten : - Et voilà, nous devrions être en sécurité pendant un moment alors si vous avez des questions, c’est le moment ou jamais !!! M’annonça-t-il en souriant. 

Ah ben non... toi aussi tu t'y mets à finir avec des cliffs de la mort qui tuent ...


Allez pour le geste
Super suite.. haletante, amusante et très bien développée...
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MessagePosté le: Ven 14 Aoû 2009 - 19:30    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi... Répondre en citant

Et voila, chapitre 4 envoyé !!!

Sinon, encore une fois merci pour ces longs commentaires Smile

PS : King Doctor, je suis avec toi dans le clan des petits comms, faisons face ensemble à nos complexes et surmontons tout ça la tête haute Laughing
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:13    Sujet du message: [Terminée] Le Docteur, la Tour Eiffel et moi...

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