Doctor Who Index du Forum
 
 
 
Doctor Who Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion


[Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Made in Gallifrey -> Hall Of Fame
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 14 Sep 2009 - 14:42    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Bon, après une petite pause... et surtout après discussion sur le Chat avec David-S, Yeles et Missy, nous avons décidé de réitérer l'expérience, cette fois-ci concernant TORCHWOOD.


Je rappelle le principe :
Chaque participant écrit un chapitre, puis passe la main à un nouvel auteur et ainsi de suite… jusqu’à ce qu’une personne écrive le dernier chapitre. Bien sûr, chaque chapitre doit être la suite directe du précédent et rester cohérent vis-à-vis de l’histoire commencée.

Cette fic devra se situer durant la saison 2 de Torchwood, avant Fragments et Exit Wounds. 
 toutes les idées sont possibles, mais doivent rester cohérentes avec la mythologie et les évènements des épisodes précédents.


Afin de réaliser une Fanfic qui se tienne, un « règlement » a été mis en place :

Citation:
Indications techniques :
1. Police : Times New Roman
2. Taille : 12.
3. Nombre de mots (entre 1200 et 2000 / chapitre + ou - 10%)
4. Nombre de chapitres (modifiable en fonction du nombre d’auteurs) 8 à 12.
5. Narration au passé (imparfait, passé simple... )
6. Les dialogues seront bien évidement au présent et devront être précédés du nom du personnage.
7. Un site utile pour orthographe, conjugaison, synonymes, définition ==> http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm



Déroulement :
1. Inscription des auteurs (par MP à Duam78 pour éviter la multitude de posts inutiles dans le topic)
2. Inscription des Bêtas (idem par MP à Duam78)
3. Tirage au sort pour l’ordre définitif
4. Mise en ligne de la liste des auteurs selon l’ordre de passage et nomination des bêtas.



Quels délais ?
1. L’auteur aura maximum 1 semaine 1/2 pour écrire son chapitre.
2. Sitôt le chapitre fini (et relu), il l’envoie par MP au Bêta qu’il aura choisi.
3. Le Bêta aura entre 2 et 3 jours pour faire les corrections nécessaires et reverra la version finale à Duam78 (par MP)
4. Dès que j’aurais reçu le chapitre, j’éditerai le post et l’ajouterai à la suite du précédent et notifierai son insertion par un post d’information.

Ces délais sont modifiables en fonction des empêchements de chacun et des problèmes techniques qui peuvent survenir.

Cependant, si vous vous inscrivez, soyez sûr de vous y investir, même si votre ordre de passage n’est que dans un mois, ou un mois ½.



Calendrier prévisionnel :

14/20 septembre : inscriptions des auteurs et des bêtas auprès de Duam78
21 septembre : tirage au sort et mise en ligne de l’ordre de passage et nomination des bêtas.
22 septembre : début du compte à rebours pour le premier auteur.
… les dates suivantes dépendront du temps mis par les auteurs et les bêtas à me renvoyer le chapitre.






Vous avez en tout 1 semaine ½ pour finaliser votre chapitre. Plus vite il sera écrit, plus d’allers-retours seront possibles entre vous et votre bêta (pour régler des problèmes de compréhension, de discontinuité, d’oubli d’éléments précédemment introduits… par exemple.)



En effet, si un des auteurs introduit un personnage, un objet, pose une question sans y donner de réponse… l’auteur suivant est dans l’obligation de l’intégrer à la suite… ce qui induit de bien relire les différents chapitres précédents lorsque son tour vient…

Voilà, j'espère ne pas avoir été trop directive, mais si on se lance dans cette aventure, il faut le faire bien Wink
ça peut paraître rebutant, mais croyez moi, ça l'est moins que ça n'y paraît Laughing  

 
,   Missy   et   David-S
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com


Dernière édition par duam78 le Mer 16 Déc 2009 - 09:50; édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Publicité






MessagePosté le: Lun 14 Sep 2009 - 14:42    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 14 Sep 2009 - 14:44    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant



Ici seront postés les chapitres au fur et à mesure ...  Wink          



          
Citation:
Lorsque Jack sortit de son bureau, il promena un regard sur l’ensemble de la pièce. Chacun était à sa place. Mais il sentait bien que quelque chose n’était plus comme avant.

Depuis quelques temps, l’ambiance au Hub avait légèrement changé. Owen s’adaptait à sa condition de « ressuscité» et reprenait petit à petit sa place comme médecin officiel de Torchwood. Gwen se remettait de sa grossesse fulgurante et de son mariage des plus inhabituels, quant à Tosh, elle était toujours hantée par le souvenir de Tommy. En ce qui concernait Ianto, il culpabilisait pour cette histoire d’âmes qu’il n’avait pû sauver.

Le silence fut troublé par la sonnerie d’un téléphone. C’était celui de Ianto.

« Try to remember, when life was so tender… »

Jack sourit à l’écoute de cette mélodie. La relation qu’il avait avec Ianto avait évolué d’une manière qu’il aimait et c’était de ce jeune gallois qu’était venu le déclic, lorsqu’il était venu de lui même, demander à la mariée, la permission de lui emprunter son cavalier.

Le regard de Jack se fit plus sombre quand il vit Ianto faire les cent pas et se passer la main dans les cheveux d’un geste d’impuissance et de désespoir. Il se décida à le rejoindre pour en savoir plus, mais attendit qu’il ait fini sa conversation pour demander.

Jack : Ianto ? Un problème ?
Ianto : Tu ne crois pas si bien dire…
Jack : Raconte !
Ianto : C’est un ami qui vient de m’appeler. Il se passe des choses très bizarres près de chez lui, à Ste Thérèse, en France. Il y aurait des phénomènes étranges, mais il n’en sait pas plus. Et il voudrait qu’on vienne l’aider.
Jack : Comment nous connaît-il ?
Ianto : Il bossait avec moi à Torchwood 1. Il a démissionné après la bataille de Canary Warf, mais j’ai gardé contact avec lui depuis.
Jack : …
Ianto : Jack ! Dis-moi qu’on peut l’aider !
Jack : Tout dépend.
Ianto : Tout dépend de quoi ?
Jack : C’est un ami « proche » ?

Ianto avait compris le manège de son capitaine, mais il n’était pas d’humeur à monter avec lui sur les chevaux de bois de la taquinerie.

Ianto : Jack, c’est sérieux !
Jack : Si c’est si important pour toi. OK.

Jack réunit l’équipe et Ianto leur raconta ce que son ami lui avait dit. Jack pensait qu’un petit voyage leur ferait du bien et lança ses ordres à chacun des membres pour qu’ils se préparent à cette mission. Ils entassèrent tout ce dont ils auraient besoin à l’intérieur du SUV et partirent en direction de Portsmouth. Arrivés sur le port, Jack se présenta aux forces de l’ordre pour « faciliter » leur traversée et ils attendirent une heure avant de pouvoir embarquer sur le Ferry.           
         
Citation:
Une fois montés à bord et le SUV garé dans la cale, ils montèrent sur le pont du Ferry. Leur voyage allait s’effectuer de nuit, ce qui leur permettrait d’être tout de suite à pied d’œuvre une fois arrivés sur place. En effet, le village de Ste-Thérèse n’était situé qu’à deux heures environs de Calais, en direction de Dieppe.

Jack regarda l’heure à sa montre, il était minuit et ils allaient bientôt appareiller. Gwen et Toshiko étaient parties dans leurs cabines respectives, espérant réussir à trouver le sommeil. Gwen était habituellement malade en bateau mais Owen lui avait donné un comprimé pour éviter tout désagrément durant la traversée. Il était parti ensuite en direction du mini-casino qui se trouvait à bord. Il ne pouvait pas boire ou manger, mais au moins il pourrait jouer.

Le capitaine chercha Ianto du regard. Il le trouva appuyé sur le bastingage, pensif, en train de fixer l’horizon. Le vent faisait légèrement onduler ses cheveux. Jack aimait le fait que Ianto n’était pas allé chez le coiffeur récemment, de petites boucles commençaient à poindre et il trouvait ça craquant. Il s’approcha de lui avec la ferme intention de profiter du fait que le reste de l’équipe était occupé ailleurs.

Ianto était tellement plongé dans ses pensées qu’il ne se rendit pas compte que Jack s’approchait de lui. Lorsqu’il sentit la main du capitaine se poser sur son épaule, il tressaillit. Il n’avait pas la tête au flirt. Il en voulait à Jack pour la réflexion qu’il avait faite le matin même, au Hub. Comment avait-il pu supposer qu’il s'était passé quoique ce soit avec Liam ? C’était simplement un ancien collègue qui au fil du temps avait prouvé à Ianto qu’il avait toutes les qualités du frère qu’il n’avait pas eu. Jamais il n’avait éprouvé quoique ce soit d’autre à son égard qu’un profond respect et une indéfectible amitié. Jack n’était pas aveugle, ni idiot, il remarqua rapidement que ça ne tournait pas rond dans la tête de son gallois.

Jack : Quelque chose ne va pas ?
Ianto se contenta de hausser les épaules mais ne répondit pas.
Jack : C’est à cause de ce que j’ai dit ? Je ne faisais que plaisanter.
Ianto : Ce n’est pas vrai et tu le sais bien. Liam est vraiment quelqu’un de bien. Je suis sûr que tu l’apprécierais.

Mais à peine eut-il prononcé ces mots qu’il s’en mordit les lèvres. Pourvu que Jack ne l’apprécie pas trop.

Jack se rapprocha de Ianto qui frissonnait dans la nuit noire, retira une manche de son manteau et enveloppa le jeune gallois dans la seconde moitié.

Jack : Mais dis m’en un plus sur ce Liam. J’aimerais savoir à qui je vais avoir à faire.
Ianto : Liam Woodword a travaillé avec moi à Torchwood 1. Il a, lui aussi, réussi à survivre à l’enfer de Canary Wharf. Mais contrairement à moi, il a voulu fuir tout cela. Après un séjour en hôpital psychiatrique pour grande dépression et syndrome de stress post-traumatique, il a décidé de partir en France. Sa mère était française et il s'était dit qu’il pourrait oublier tout l’enfer qu’il avait vécu dans son village natal, à Ste-Thérèse.
Jack : Mais que fait-il maintenant ?

Ianto : Comme il avait une formation vétérinaire avant de rentrer à Torchwood, il a repris le cabinet du village qui était à l’abandon. Il y avait pas mal de travail en perspective, l’activité d’élevage est assez conséquente dans la région. Ça fait maintenant un an qu’il est installé là-bas et sa réputation n’est plus à faire. Tout se passait pour le mieux. Mais, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, des événements étranges se sont produits dernièrement. Suffisamment étranges pour qu’il fasse appel à moi. Il savait que j’avais quitté Londres pour vous trouver à Cardiff et que l’équipe de Torchwood 3 ne rechignait pas à faire des déplacements dès qu’un cas sortant de l’ordinaire se présentait.
Jack : Et nous voilà sur la Manche.

Jack frotta vigoureusement son bras sur celui de Ianto. Celui-ci était encore quelque peu tendu.

Jack : Je suis vraiment désolé d’avoir douté un seul instant de toi ! Ça ne se reproduira plus jamais. Je te le promets.

Et il appuya sa déclaration d’un baiser sur la joue du jeune homme. Ianto se détendit aussitôt et s’appuya sur son capitaine. Ils restèrent là, un moment, avant d’aller se coucher dans leur cabine.
Au lever du Soleil, ils entraient dans le port de Calais et environ trente minutes plus tard, ils étaient tous à bord du SUV, en route pour Ste Thérèse.

Gwen, Tosh et Owen étaient calés à l’arrière du véhicule tandis que Ianto rappelait constamment à Jack de rouler du bon côté de la route. Papa et maman étaient en balade avec les enfants. Une fois qu’ils eurent quitté l’autoroute, ils s’enfoncèrent dans les petites routes de campagne, bordées de platanes. Ce ne fut qu'après la vingtième remarque que Ianto décida qu’il était grand temps qu’il prenne le volant. Jack protesta pour le principe mais il fut soulagé de céder sa place de conducteur. Il n’aimait décidément pas la conduite à droite.

Il était presque 9h lorsqu’ils arrivèrent à l’entrée de Ste Thérèse.

Gwen : C’est adorable comme village.
Owen : Tu parles. Des vaches, des pommiers, super adorable. Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour trouver une boîte de strip-tease !
Gwen : T’as vraiment un don toi !

Ianto gara le SUV devant le seul hôtel du village, Le Trou Normand. Gwen, Toshiko et Owen sortirent se dégourdir les jambes sur la place pendant que Jack et lui se rendirent directement à l’accueil. Lorsque le propriétaire se présenta au comptoir, Ianto le salua d’un signe de tête mais ce fut Jack qui s’adressa à lui le premier.

Jack : Bonjour, vous devez avoir une réservation au nom de Torchwood.
Hôtelier : Bonjour, attendez que je regarde. Oui, quatre chambres. Vous avez des bagages ?

Ianto marqua une hésitation tant il était surpris d’entendre Jack s’exprimer dans un français si parfait.

Ianto : Euh, oui. Mais nous allons nous en charger nous-mêmes, merci beaucoup.

Le reste de l’équipe entra dans l’hôtel, transportant tous les bagages et équipements. Ils montèrent s’installer dans leurs chambres respectives. Lorsque Ianto et Jack entrèrent dans la leur, le jeune gallois brisa le silence.

Ianto : Depuis quand parles-tu si bien le français ?
Jack : Depuis quand ? Environ 60 ans. J’ai effectué un petit séjour à Barfleur entre 1944 et 1945. Une charmante famille, le cidre était délicieux d’ailleurs. Mais je te raconterai ça plus tard. Si nous allions voir ton ami plutôt ?

---------------

Jack et Ianto sortirent de l’hôtel et prirent la direction du cabinet vétérinaire. Il était facile à repérer grâce à la croix bleue qui était fixée à la façade. Ils n’avaient que la place à traverser.
Toshiko était restée à l’hôtel en compagnie de Gwen pour effectuer les branchements du matériel informatique qu’ils avaient apporté et Owen était resté dans sa chambre à ruminer son mécontentement d’être dans un « trou paumé ».

Ianto avait pris soin d’appeler Liam pour vérifier qu’il n’était pas parti en consultation et ils le trouvèrent sur le pas de la porte à les attendre.

Liam : Ianto ! Merci beaucoup d’être venu. Je suppose que vous devez être le capitaine Harkness. Ianto m’a beaucoup parlé de vous.
Jack : En bien j’espère. Il faut croire tout ce qu’il dit, c’est vrai.

Ianto se crispa légèrement mais ne releva pas. Il y avait des choses plus graves.

Liam : Si vous voulez bien entrer, je vais vous expliquer ce qui se passe.

Les trois hommes entrèrent dans la maison qui servait de cabinet à Liam et celui-ci tourna la pancarte qui se trouvait sur la porte pour signifier qu’il était fermé, ainsi, ils ne seraient pas dérangés.
Ils se rendirent ensuite dans son bureau et une fois qu’ils furent tous installés, Liam put commencer son récit.

Liam : Depuis que j’ai repris le cabinet, j’ai toujours plus ou moins traité les mêmes cas : naissances de petits, maladies ovines, bovines, porcines, quelques fractures et bien entendu les vaccinations annuelles. Rien de bien original mais ce métier me plaît. C’était calme, sans histoire et ça m’allait parfaitement. Mais il y a quelques semaines, j’ai constaté qu’il y avait des évolutions notoires dans le cheptel de la région.
Ianto : De quel ordre ?
Liam : ça a commencé par une pénurie de lait. Bon, certes, il y avait eu la sécheresse mais ça ne justifiait pas que l’intégralité des troupeaux ne produise plus une seule goutte. J’ai tout d’abord pensé à une intoxication provoquée par l’eau des citernes mais les nombreuses analyses effectuées n’ont rien donné de probant.

Jack : J’imagine que ça ne s’arrête pas là. Sinon, je ne vois pas vraiment la raison de notre présence ici.
Liam : Exactement. Les poules ont cessé de pondre. Plus un seul œuf, du jour au lendemain. Habituellement, ce type de comportement est dû au stress mais je n’ai rien relevé de tel, quelque soit la basse cour que j’ai inspecté. Et ça s’étend aux autres espèces. On doit nourrir les petits avec du lait maternisé. L’économie de la région commence à en souffrir et j’ai peur que cela n’atteigne un jour la population.

Ianto : Et ça concerne quelles communes ?
Liam : C’est ça le plus étrange, c’est que ça touche uniquement Ste-Thérèse et ses environs, sur un périmètre de 42km exactement. Pas un de plus, pas un de moins.
Jack : Voilà quelque chose d’étrange. Une idée d'où ça a pu démarrer ?
Liam : Le premier cas qui s’est manifesté ? C’est dans la ferme des Corillons. Vous la trouverez à quelques kilomètres au nord de Ste-Thérèse, après le bois des Galoubets.

Jack marqua une pause, il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Ianto le regardait, inquiet. Il avait peur que le capitaine juge que le cas ne valait pas la peine que Torchwood s’y intéresse. Mais lorsqu’il se retourna vers eux, le gallois compris qu’il n’en était rien.

Jack : J’aimerais avoir accès à tous les dossiers que vous avez traité depuis ce premier cas. Je vais les confier à ma collègue qui les compulsera afin de voir si elle trouve des éléments supplémentaires qui pourraient nous permettre de comprendre ce qui se passe ici.

Le visage de Liam s’illumina. Il se leva et serra vigoureusement la main de Jack.

Liam : Merci, merci beaucoup ! Ianto ne m’a pas menti à votre sujet. Merci, merci encore !

Jack serra la main de Liam, amusé par l’enthousiasme du jeune homme mais intrigué parce qu’avait bien pu dire Ianto.

Ils ressortirent du cabinet, les bras chargés de dossiers et traversèrent la place en direction de l’hôtel. L’hôtelier leur ouvrit et ils montèrent à l’étage retrouver Toshiko et Gwen qui avait terminé d’installer tout le matériel.

Gwen : Alors ? Il y a vraiment une bonne raison d’être venus ici ?
Jack : Possible. Mais l’analyse de ces dossiers devrait nous apporter des éléments supplémentaires.
Tosh : Tu veux dire que…
Jack : Tu dois tout enregistrer dans la base de données ? Oui.
Tosh : Mais ça va me prendre des heures !
Jack : Je vais aller chercher Owen pour te prêter main forte. A vous trois, vous allez bien réussir à tout saisir non ?
Gwen : Mais ? Et vous ?
Jack : Nous ?


Jack regarda Ianto qui avait l’air tout aussi curieux que Gwen de savoir ce que le capitaine lui réservait.

Jack : Nous allons rendre une petite visite.

Ils redescendirent avant que Gwen n’eut le temps de répliquer quoique ce soit et sortirent de l’hôtel. Ils montèrent dans le SUV. Jack avait laissé la place du conducteur à Ianto sans même discuter. Il sortit une carte d’état major et étudia le trajet qu’ils devaient effectuer. Il avait bien essayé de régler le GPS mais la ferme des Corillons n’était malheureusement pas répertoriée dans la base de données. Ianto regarda par-dessus son épaule pour se mettre aussi le trajet en tête. Jack était un bon pilote, certes un peu trop rapide mais il doutait de ses compétences en tant que copilote. Deux précautions valaient mieux qu’une.



bêta: Duam78         
         
Citation:

Jack et Ianto roulaient sur de petites routes de campagne depuis maintenant presque une heure.
Ils s’étaient perdus deux fois et si Ianto n’avait pas, lui aussi, pris la peine d’étudier la carte, ils se seraient certainement perdus une troisième fois. Mais finalement, après de nombreuses tergiversations, le bois des Galoubets fut enfin en vue.

Jack : - Ah, voilà enfin le bois !

Jack était très détendu et s’était beaucoup amusé de cette balade forcée dans la campagne française, surtout que c’était une agréable journée printanière. Ianto lui lança un regard assassin, lui avait beaucoup moins apprécié cette petite virée, il détestait se perdre.

Ianto : - On l’aurait trouvé plus tôt ce foutu bois, si tu n’avais pas tant insisté pour que je tourne à droite à chaque fois ! Bougonna-t-il.

Jack lui lança un regard contrit, il avait conscience d’avoir été particulièrement agaçant, mais il détestait ne pas avoir le volant entre les mains alors, il fallait bien compenser…

Le SUV entra finalement dans le bois et Jack et Ianto eurent soudain l’impression de pénétrer dans un tube de verdure. Les arbres montaient haut et leurs feuillages d’un vert clair et tendre se rejoignaient au-dessus de la route, la plongeant dans une pénombre relative.
La voie étant maintenant parfaitement rectiligne, Jack n’avait plus de raisons de mettre son grain de sel dans la conduite de Ianto et ce dernier put donc en profiter pour se détendre un peu et réfléchir.

Il repensa à toute cette affaire, des vaches qui ne produisent plus de lait, des poules qui ne pondent plus, c’était vraiment… inhabituel.
En temps normal, il aurait trouvé mille bonnes raisons pour ne pas s’intéresser à ce cas car, après tout, tout ça pouvait très bien être le fruit des activités humaines comme la pollution ou les ondes électromagnétiques des antennes relais des portables…
Mais il connaissait bien Liam, ce n’était pas un amateur, alors s’il disait que quelque chose clochait, il lui faisait confiance.

Il se tourna ensuite vers Jack, il avait les yeux rivés sur la route et semblait perdu dans ses pensées. Ianto se demanda alors ce qu’il faisait là, Jack n’était pas du genre à s’intéresser aux problèmes des vaches en temps normal, il réalisa soudain que, peut-être, son Capitaine faisait ça pour lui… Cette pensée l’attendrit. Jack se tourna alors à son tour vers lui et le regarda droit dans les yeux avec une intensité qui faisait parfois se demander à Ianto si son amant n’était pas capable de lire dans ses pensées.

Jack : - Ianto ? Dit-il. Si tu voulais me faire le coup de la panne au milieu de la forêt, je pense que ce serait faisable…

Et parfois, il était évident que non, Jack ne lisait définitivement pas dans ses pensées… Ianto leva les yeux au ciel et s’apprêtait à répliquer quand il aperçut une forme se précipiter sur la route. Il donna un grand coup de volant pour éviter la chose et manqua envoyer le SUV dans le fossé, mais heureusement, il ne roulait pas très vite et il put rétablir la situation pour finalement se garer sans encombre sur le bord de la route.

Ianto : - Tu vas bien ? Demanda Ianto encore sous le choc.

Mais Jack ne répondit pas, il déboucla sa ceinture, sortit du véhicule comme une furie et se précipita au milieu de la route. Ianto, surpris le regarda faire avant de sortir à son tour.

Ianto : - Jack ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

Il le rejoignit au milieu de la route.

Jack : - Tu as vu ce que c’était ? Demanda le Capitaine, les sourcils froncés, scrutant le bord de la forêt là où avait disparu ce que Ianto avait failli percuter.
Ianto : - Euh… non, je n’ai pas fait attention, mais ça devait être un animal…

Ianto fut interrompu par un bruit étrange en provenance du bois et Jack s’élança aussitôt à travers le feuillage.

Ianto : - Jack ?? S’écria Ianto.

Mais le Capitaine avait déjà disparu dans les fourrés et le gallois décida de le suivre.

*******************************

A Ste-Thérèse, dans la chambre de Tosh transformée en salle de contrôle, Gwen, Tosh et Owen s’affairaient toujours à compulser la masse de dossiers de Liam.

Owen : - J’en ai marre ! Se plaignit-il. C’est pas Ianto qui se coltine les tâches ingrates d’habitude ?

Ses deux collègues lui jetèrent un regard sévère.

Gwen : - Tu vas quand même pas me faire croire que tu aurais préféré accompagner Jack dans la rase campagne ? Quoique c’est vrai qu’un grand bol d’air pur te ferait le plus grand bien, tu as vraiment un teint de cadavre… Lança Gwen en riant.

La plaisanterie parvint à tirer un petit rire à la sérieuse Tosh qui continuait vaillamment son travail malgré les incessantes chamailleries de ses collègues.

Owen : - Dis donc Cooper, on t’a jamais appris à pas te moquer des morts ? Rétorqua Owen vexé.
Gwen : - Si, mais uniquement de ceux qui ne peuvent pas répondre…

Elle sourit à nouveau en se dirigeant vers la porte.

Owen : - Hey, où tu comptes aller comme ça toi ?

Gwen se retourna sur le pas de la porte.

Gwen : - J’ai besoin de prendre l’air, tu permets…

Owen fronça les sourcils.

Owen : - Reviens vite, j’en ai pas fini avec toi !

La jeune femme sourit une dernière fois avant de disparaître derrière la porte.

Une fois éclipsée, Gwen prit la direction de la place du village. Elle se sentait un peu coupable de laisser Tosh seule avec un Owen que la campagne rendait encore plus insupportable qu’à l’accoutumée, mais elle avait besoin de prendre un peu l’air. Elle en profita pour jeter un coup d’œil aux alentours.
Sous le ciel bleu et ensoleillé, ce village était vraiment un endroit plein de charme. Elle leva la tête vers la fenêtre de la chambre où Tosh et Owen devaient continuer de travailler et se mordit la lèvre. Ce n’était vraiment pas très sympa, mais tant pis, elle ne résista pas à l’envie d’aller faire un tour de reconnaissance du coin.

Mais à peine avait elle commencé à traverser la place qu’elle entendit un bruit étrange derrière elle. Elle pensa naturellement à un animal, mais ce cri était vraiment des plus inhabituel… Elle se retourna et fronça les sourcils pour tenter de distinguer quelque chose, mais ne vit rien. Elle décida donc de s’approcher, le bruit semblait venir de la petite rue qui longeait le côté droit de leur hôtel. Gwen s’y engouffrât pensant y trouver un animal quelconque, mais ne vit toujours rien, en revanche, le bruit était plus audible que jamais, on aurait dit une sorte de cliquetis, comme celui que font les dauphins.

Elle suivit donc le petit chemin de terre longeant l’hôtel et déboucha… dans un grand verger. Devant elle s’étendait un nombre incalculable de pommiers en fleurs. Elle fut saisie de surprise devant ce spectacle inattendu et magnifique, mais un mouvement entre les arbres la ramena à la réalité et elle eut tout juste le temps d’apercevoir que quelque chose filait à toute vitesse entre les rangées de pommiers. Passé l’effet de surprise, elle s’élança à la poursuite de… l’animal ??

Elle courut aussi vite que possible, mais ne parvint pas à le voir, sa vue étant obstruée par la multitude de pommiers qui l’entouraient. Et puis il était si rapide, beaucoup trop rapide pour elle, elle se fia donc au bruit de pas qu’elle pouvait entendre et qui semblait indiquer que la chose qu’elle poursuivait devait être assez massive. Mais arrivé au bout du verger, elle dut laisser tomber, un large fossé lui barrait la route et la parcelle de l’autre côté était de toute façon en friche et donc impraticable.
Elle soupira de déception en prenant le chemin inverse pour revenir à la place, elle passa le trajet du retour à se demander ce que pouvait bien être cette chose. De retour sur la place, elle put constater que Tosh la cherchait.

Tosh : - Nous avons terminé de compulser les dossiers… L’informa-t-elle. Euh… qu’est-ce que tu faisais là-bas derrière ? Ajouta-t-elle intriguée.

Gwen lui expliqua rapidement ce qu’elle avait vu, ou pas vu plutôt… Ce récit laissa Tosh perplexe, cette affaire champêtre serait-elle plus complexe qu’elle en avait l’air ?…

*****************************************

Ianto courait aussi vite que pouvait le lui permettre la végétation qui recouvrait le sol du bois. Mais ce n’était vraiment pas évident, les ronces s’accrochaient à son pantalon et il se félicita intérieurement d’avoir opté pour un vieux jeans pour son séjour à la campagne. Mais il ralentit l’allure quand il s’aperçut qu’il était seul, Jack n’était pas en vue et il ne l’entendait plus courir devant lui.

Soudain, il entendit des pas fureter autour de lui, il pensa à un animal, mais les animaux ne tournent pas autour des gens en temps normal… Se dit-il. Sauf si l’animal est un prédateur et la personne encerclée une proie. Ianto frissonna et se mit sur ses gardes, prêt à se défendre contre tout ce qui pourrait surgir des nombreux fourrées qui l’entouraient.

Puis, un bruit étrange, le bruit qui avait conduit Jack à poursuivre cette chose se fit entendre à nouveau, dans un grand buisson, juste devant lui. On aurait dit une sorte de cliquetis, le même genre de son que produisent les dauphins, sauf que l’animal, ou la chose dans le buisson ne pouvait évidement pas être un dauphin…
Ianto s’approcha doucement, la main prête à dégainer son arme.

Jack : - Ianto !!! Cria une voix derrière lui.

Ianto sursauta, mais ce n’était que Jack… La surprise lui avait fait quitter le buisson des yeux une seconde, mais cela avait suffit à la créature pour s’enfuir. Le gallois entendit les pas précités s’éloigner alors que Jack lui posait la main sur l’épaule.

Jack : - Tu vas bien ? Tu as l’air nerveux. S’inquiéta le Capitaine.
Ianto : - Il était là… Ce, cette… chose…
Jack : - Tu as pu voir ce que c’était ? Demanda Jack avide.

Ianto hocha la tête.

Ianto : - Non, je n’ai rien vu, mais ça a l’air assez grand et puis j’ai entendu une sorte de…
Jack : - Cliquetis ? Oui, moi aussi…

Jack réfléchit un instant.

Jack : - Cet endroit commence à devenir de plus en plus bizarre… Viens, allons à cette ferme, on doit absolument tirer tout ça au clair.

Ianto jeta un dernier regard au buisson avant de rejoindre son Capitaine.

Finalement, la ferme des Corillons fut rapidement en vue. Jack avait repris le volant et roulait donc très vite. Il avait toujours beaucoup de mal à rester du bon côté de la route, mais il avait promis à Ianto qu’il se rabattrait dès qu’une voiture viendrait en sens inverse… Quand Jack gara le SUV, le gallois fut donc plus que soulagé de pouvoir en descendre en un seul morceau.

Un vieux fermier vint aussitôt les accueillir. En le voyant débarquer, Ianto ne put retenir un sourire. Ce type avait absolument tout les stéréotypes du français avec la moustache à la gauloise et un béret vissé sur la tête. Ne manquait plus que la bouteille de vin et la baguette sous le bras.

Jack : - Bonjour ! Lança Jack en souriant dans son français parfait.
Fermier : - Bonjour. Répondit le vieux fermier.
Jack : - Je suis le Capitaine Jack Harkness et voici Ianto Jones, nous sommes désolés de vous importuner, mais nous aurions besoin de quelques renseignements…

Le fermier étudia les deux inconnus un instant.

Fermier : - Vous êtes anglais ? Demanda-t-il.

Le jeune gallois se renfrogna, pourquoi les français englobaient-ils toujours tous les britanniques sous l’étiquette d’anglais ? Jack eut un sourire en coin, mais acquiesça malgré tout, pas le temps de se lancer dans un cours sur les différentes nationalités du Royaume Uni. Il expliqua alors rapidement les raisons de leur venue.

Ianto écoutait attentivement, mais ne participa pas à la conversation. Son français n’était pas mauvais, on pouvait même dire qu’il le parlait plutôt bien, mais le paysan utilisait un patois local et avait un accent très particulier que Ianto avait parfois du mal à saisir. En revanche, le patois du coin ne posait pas trop de problèmes à Jack, d’autant que le fermier se montra compréhensif et fit un effort pour être le plus clair possible.

Le paysan ne leur expliqua rien de plus que ce que leur avait déjà raconté Liam en début de matinée. Un beau matin il s’était rendu à l’étable, comme tous les jours, sauf que cette fois, les vaches avaient été totalement incapables de lui donner la moindre goutte de lait. Puis quelques jours plus tard, ce fut au tour des poules de ne plus pondre d’œufs…

Jack : - Et vous êtes absolument sûr de ne rien avoir remarqué d’inhabituel ces derniers temps ? Questionna Jack.

Le paysan réfléchit un instant, il semblait hésiter à leur confier quelque chose. Jack échangea un regard éloquent avec Ianto et encouragea le fermier à continuer d’un simple signe de tête.

Fermier : - Eh bien, vous allez sans doute trouver ça étrange, mais… Je suis sûr que tout ça a à voir avec les Extra-terrestres !

Ianto faillit s’étouffer. Les extra-terrestres ?! Jack aussi était surpris. Bien sûr, Torchwood avait l’habitude de ce genre de choses, mais en temps normal, les gens qu’ils interrogeaient cherchaient plutôt une explication rationnelle aux choses étranges qui leurs arrivaient.

Jack : - Euh… Qu’est-ce qui vous fait croire ça ? Demanda Jack.
Fermier : - Vous ne connaissez pas l’histoire ? Rétorqua le paysan. Dans les années 50, un vaisseau spatial s’est écrasé dans un des champs aux alentours du village de Ste-Thérèse, on raconte que des tas de choses bizarres se sont produites après ça…

Ianto sourira de déception. Finalement, Jack et Ianto quittèrent le fermier après avoir obtenu l’autorisation d’aller jeter un coup d’œil à sa propriété.

Jack : - Je me demande pourquoi Liam ne nous a pas parlé de cette histoire de crash Alien ? Dit Jack pensif.

Ianto parut surpris.

Ianto : - Tout simplement parce qu’il a dû penser que cette histoire n’avait aucun rapport et je suis assez d’accord avec lui… Attends, tu ne vas pas me dire que tu prends cette histoire de crash au sérieux ?? Jack, ça date des années 50, comment ça pourrait avoir un lien avec ce qu’il se passe aujourd’hui. Ce n’est sûrement qu’une sorte de "légende locale"…

Jack fronça les sourcils.

Jack : - C’est probable, mais il faudra quand même tirer cette affaire au clair, ce genre de légende a toujours une part de vérité… Affirma Jack avant de partir inspecter la ferme d’un peu plus près.

Ianto réfléchit un instant, des phénomènes étranges affectant les animaux, un éventuel crash Alien et cet espèce d’animal étrange… Ste-Thérèse commençait sérieusement à devenir un lieu digne de Cardiff…



Bêta : Yeles         
         
Citation:
Ianto – Non!
Jack – Allez...
Ianto – Non Jack.
Jack – C'est une mutinerie ?
Ianto – Tu n'es pas fait pour la conduite à droite Jack. Tant que nous sommes en France, je conduis.
Jack – Très bien, très bien...

Cette autorité qu'exerçait Ianto plaisait beaucoup à Jack et celui-ci lui jeta un sourire auquel sa pauvre victime éprouvait le plus grand mal à résister.

Ianto – Arrête ça Jack. Dit-il avec un air sévère qui ne trompait pas les sens aiguisés du Capitaine.
Jack – Très bien, chef. Répliqua t-il en insistant sur le « chef ».

Ianto démarra la voiture, effectua une marche arrière et prit le chemin du retour.

Jack – C'est fou le nombre de personnes qui me disent « Arrête ça Jack ». Enfin lui il me vouvoyait. Ajouta Jack, pensif.
Ianto – Qui ça ? demanda t-il d'un air intrigué.
Jack – Un ami. ( il se tourna vers Ianto ) Et seulement un ami.
Ianto – Ah... Ce ne serait pas « un Docteur que tu as connu » par hasard ?

Jack fut assez surpris de la réplique de son compagnon.

Jack – Pourquoi tu dis ça ?
Ianto – Oh comme ça...

Jack fixait toujours Ianto, mais ce dernier se focalisait sur la route sinueuse menant au village. Planter le SUV en pleine campagne française n'était pas la meilleure solution. Néanmoins il sentait toujours le regard de Jack sur lui. Avec le temps, il avait appris à sentir tout ces... petits trucs.

Ianto – On va dire l'intuition du gallois, ok ? dit-il fermement.
Jack – L'intuition du gallois ?!

Je m'enfonce. Pensa Ianto tout en réfléchissant à une parade.

Ianto – Tu as une idée de ce que pourrait être le truc qu'on a trouvé dans la ferme ?
Jack - Je t'ai déjà dit que non. Je t’ai déjà dit que non. Répondit Jack tout en se rapprochant lentement de Ianto.
Ianto – Je... Il faut que je me concentre sur la route Ja...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Quelque chose enfonça violemment le SUV et le fit décoller de plusieurs mètres. Assez pour que le véhicule dégringole sur une petite pente. Ils firent plusieurs tonneaux avant d'être arrêtés par un arbre, trop maigre pour tenir plus de cinq minutes. Une épaisse fumée noire s'échappait d'à peu près toutes les fissures de la voiture. Le SUV était dans une position plutôt inconfortable, allongé sur le flanc droit. Les pneus du côté gauche continuaient à tourner lentement en l'air.

Ianto ouvrit les yeux. Des douleurs lancinantes lui traversaient tout le corps. Rien de grave dans l'immédiat. Mais dans l'immédiat. Son premier geste fut d’essayer de réveiller Jack. Celui-ci ne répondait pas. Il ne fallut pas longtemps à Ianto pour voir que Jack avait un grand bout de verre qui lui traversait la moitié du cou. Il l'arracha pour permettre à Jack de guérir, régénérer ou quelque chose comme ça. Il le secoua à nouveau. Rien n'y fit.
Soudain, il entendit un bruit, par-dessus le grincement des roues qui continuaient à tourner lentement, un cliquetis. Non des cliquetis. Beaucoup BEAUCOUP de cliquetis !

Ianto – Oh mon dieu... Jack ! JACK !

A nouveau une masse incroyable défonça la voiture. L'arbre se brisa sous le coup et le SUV recommença une nouvelle série de tonneaux. La pente n'était pas longue et le véhicule s'arrêta vite, dieu seul sait où, mais sur le toit cette fois. Ianto se démenait comme il pouvait pour enlever sa ceinture et sauver Jack. Mais les cliquetis revenaient. Ils se rapprochaient à une vitesse impressionnantes et cette fois, il n'y avait pas de pente pour les "sauver". Les coups pleuvaient sur la pauvre carrosserie de la voiture et le pauvre Ianto ne pouvait rien faire pour se sauver, lui et son Capitaine. Il ne pouvait attraper son arme qu'il avait déjà perdu par la fenêtre lors de la première descente.

Jack ne se réveillait pas et le SUV ne ressemblait plus à rien tellement les dégâts étaient importants.

« Adieu Jack » se dit Ianto « Adieu. Je... Mon Capitaine... je sais que toi tu survivras alors... Jack... Tout ce qu'on a vécu ensemble, tout... Je t'ai aimé autant que j'ai pu aimer Lisa. Ce n'est que toi , Jack. Je... Je t'... » Et il entendit des coups de feu, quatre coups de feu. Le bruit était étrange, un peu lourd, il y avait un son métallique qui semblait accompagner les tirs, ce n'était pas le genre de bruit que faisait les armes traditionnelles. Mais les cliquetis s'en allèrent, laissant le SUV détruit et ses deux occupants à bout de souffle. Pour l'un des deux en tout cas.

Ianto, à demi-conscient, sentit des mains se saisir de ses épaules et le tirer hors de sa voiture. Il vit le Soleil briller , briller si fort que ses yeux le brulaient. C'était une grande aura lumineuse qui le pénétrait. Il était déjà deux heures de l'après-midi. Une légère brise secouait les buissons et rafraichissait le corps brulant du gallois. Il fut étendu dans l'herbe, qui dégageait une odeur... une odeur qu'on ne pouvait trouver qu'ici. Son sauveur tira Jack hors de la voiture et l'étendit également dans l'herbe à côté de Ianto. Celui-ci tenta d'attraper le bras de Jack mais il ne pouvait bouger aucun membre. La lumière était aussi forte, et le ciel aussi clair qu'à Cardiff les jours d'été. Il se souvenait de ce jour-là, lorsque lui et Jack étaient allés au bord des Docks. Il lui avait dit...

Une image flou apparut devant les yeux de Ianto.

« Hé, tu vas bien, Ianto ? Bon sang, c'est pas le moment de roupiller ! En plus mes godasses sont couvertes de boue. J'avais raison, la campagne c'est dégueulasse ! »


___________________________          


Au même moment...


Owen – Alors ?
Tosh – Rien !
Gwen – Ça nous avance bien tiens.

Voilà, ils avaient feuilleté tous les dossiers et résultat : rien. Nada. Les animaux avaient arrêté de produire du jour au lendemain et... rien ?! Aucune trace, aucun indice dans les dossiers. Soit Liam avait fait du mauvais travail, soit il y avait quelque chose de pas humain derrière tout ça. Mais c'est bien connu, plus ça devenait compliquée, plus c'était intéressant. C'était ça Torchwood. Pour l'instant tout ce qu'ils avaient c'était ce que Gwen avait vu, et ça n'aidait pas vraiment. Bon, il était temps de faire une nouvelle approche.

Tosh – Et si tu nous montrais le chemin que tu as pris jusqu'à l'endroit où tu t'es arrêtée.
Gwen – D'accord suivez-moi.
Tosh – Owen, tu viens ?
Owen – Pourquoi pas ? C'est mieux que RIEN.

Ils reprirent alors le chemin de terre situé derrière l'hôtel et avancèrent dans le verger où Owen prit une pomme.

Gwen – Doucement Owen, ce n’est pas à toi.
Owen – Les morts ne sont pas concernés par les actes de propriété.

Ils continuèrent leur chemin à travers les pommiers. Owen renonça à manger la pomme, elle n'avait pas plus de goût pour lui que n'importe quelle autre nourriture sur cette planète. Quel malheur de ne plus pouvoir manger ! Ce qui manquait le plus à Owen, c'était les frites à n'en pas douter. C'était si bon les frites...

Gwen – Voilà. La chose qui faisait des cliquetis est passée par-dessus ce fossé et s'est apparemment enfuie au fin fond du pré.
Tosh – Des cliquetis tu dis.
Gwen – C'est ça. Un peu comme des dauphins mais le son avait une résonance plutôt... métallique.
Owen – On va affronter des dauphins robots ? Au moins ils ne sont pas défendus par Greenpeace. J'espère.
Gwen – Puisque tu fais le malin, si tu allais dans le fossé voir s'il n'y aurait pas des éléments pouvant aider au bon déroulement de la mission Owen ?
Owen – Bla bla bla, ça jacasse, ça jacasse... Qu'est-ce que je ne donnerai pas pour être devant ma télé à regarder des clips où des bimbos à deux neurones font de la danse suggestive. Mais calme-toi Owen, calme-toi, pense à ton pauvre cœur.

Il rit à cette pensée, puis s'engouffra dans le fossé, et le descendit lentement. Il chercha à poser le pied doucement mais il s'aperçut que c'était plus profond qu’il le croyait. L'herbe avait tellement poussé qu'elle en cachait le fond et lorsque Owen y posa le pied, il s'enfonça de plusieurs dizaines de centimètres.

Gwen – Ça va Owen, tu veux une corde ? dit-elle en riant.
Owen – Pauvre Rhys, il doit en baver.
Gwen – Qu'est-ce que tu as dit ?
Owen – Rien. Oh la vache, mon pantalon est foutu ! Bon je remonte.
Gwen – T'y arriveras tout seul ?
Owen – Je ne crois pas. Et si tu me tendais ton bras Gwen Cooper ?
Gwen – Je ne crois pas.
Owen – Et c'est ça qu'on appelle l'esprit d'équipe...

Il remonta, grimpant de l'autre côté. Toshiko ouvrit soudainement de grands yeux.

Tosh – Owen, tes chaussures...
Owen – Oui, elles sont trempées.
Gwen – Oui, mais avec du lait !

Owen vit effectivement que ses chaussures étaient recouvertes de lait. Et il lui semblait également avoir cassé quelque chose en marchant dessus. Serait-ce... ? Il chercha à redescendre dans le fossé, à tâton, pour pouvoir plonger sa main dans le ruisseau de lait.

Owen – Je m'en doutais ! Je n'ai pas écrasé une branche, j'ai écrasé ça !

Il sortit de la rivière deux œufs, deux œufs frais.

Gwen – Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Owen - Et je ne crois pas que ce soit les seuls œufs du ruisseau.
Tosh - Je vais prendre un échantillon de lait et on va l'analyser. L'appareil est dans le SUV donc il va falloir attendre le retour de Jack et Ianto.

Ils rebroussèrent chemin, intrigués par leur découverte. Que faisaient le lait et les œufs ici ?


___________________________          


Un quart d'heure plus tard...

Ianto rouvrit les yeux. Il y avait toujours ce ciel dégagé et il cacha le soleil de sa main. Il remarqua que sa main avait été soignée. Il se releva. Jack n'était plus à côté de lui. Il le chercha du regard et le trouva, un peu plus loin, assis sur un rocher.

Ianto – Jack! Jack ça va?
Jack – Oui oui, je pète la forme. On ne peut pas en dire autant du SUV.

Tous les deux observèrent ce qui restait du véhicule.

Jack – Ça va coûter un max de tout faire réparer ! Je connais un ami – et seulement un ami – qui pourrait le remettre en état mais il n'est pas du genre à faire des ristournes. Tu sais , un jour , il a osé me...
Ianto – Il y avait encore du matériel à Toshiko à l'intérieur...
Jack – Je suis sûr qu'elle n'en aura même pas besoin.
Ianto – Une minute... Et l'objet qu'on a trouvé à la ferme ?
Jack – Plus là. Envolé. Ce sont ces « cliquetis » qui l'auraient repris d'après le mot laissé par notre sauveur.
Ianto – Je ne suis pas sûr mais je crois que c'était...
Jack – Owen ?
Ianto – Oui.
Jack – C'est ce que je pense aussi. Je n'ai pu le voir que de dos mais sa façon de marcher, c'était la sienne.
Ianto – Et puis ses vêtements.
Jack – Oui... Oui aussi.
Ianto – Comment savait-il où nous étions ?
Jack – Je ne sais pas. Il m'a laissé ça.
Ianto – Une clef ?
Jack – Oui... Je crois qu'il est temps de retrouver Gwen et Toshiko.
Ianto – Et Owen.
Jack - …

Oui, sûrement. Owen.

Ils rebroussèrent chemin. Trop absorbé par ce qu'il lui était arrivé dernièrement, Jack n'avait pas remarqué que son bracelet, qu'il avait si durement gagné à l'Agence du Temps, s'était mis à clignoter.



Bêta : Samael         
        
Citation:
Alors qu'ils marchaient pour rattraper la route, Jack se demanda tout à coup comment ils allaient retourner au village situé à plusieurs kilomètres de là sans leur SUV et il fit part de ses interrogations au gallois.

Jack: On devrait peut-être appeler l'équipe pour qu'ils viennent nous chercher, non?
Ianto: Et ils viendraient comment? Je te rappelle que le SUV était notre seul moyen de transport.
Jack: Ils n'ont qu'à réquisitionner un véhicule ou nous appeler un taxi.
Ianto: J'ai une meilleure idée. Je vais appeler Liam, ça sera plus rapide.
Jack: Mouais.

La moue de Jack n'échappa pas au gallois.

Ianto: Jack, tu ne vas pas recommencer, je t'ai déjà dit que Liam était seulement "un" ami.
Jack: Hé, j'ai rien dit.
Ianto: Je sais, mais j'ai bien vu ta grimace lorsque j'ai prononcé son nom. De toute façon, on n'a pas le choix. Il faut qu'on rejoigne au plus vite le village pour poursuivre cette enquête. Bon je l'appelle.

Ianto se saisit alors de son téléphone, encore intact malgré la violence de l'accident et appela son ami. Liam bien évidemment accepta aussitôt de venir les chercher. Heureusement pour eux l'incident avait eu lieu peu après une intersection, ça rendait ainsi leur localisation plus facile.
Après avoir remercié Liam, Ianto raccrocha et se tourna vers son capitaine.

Ianto: C'est bon. Le temps qu'on rejoigne la route, il sera là.
Jack: Je pensais à quelque chose pendant que tu téléphonais. Il y a un truc que je ne comprends pas.
Ianto: Quoi?
Jack: Si notre sauveur était vraiment Owen, alors pourquoi est-il parti? Pourquoi ne nous a-t-il pas ramené au village? Et puis, comment savait-il où nous trouver?
Ianto: Je ne sais pas Jack. Je me pose exactement les mêmes questions. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai hâte de rentrer au village. J'espère qu'Owen saura nous répondre.
Jack: J'ai essayé de les appeler pendant que tu étais en ligne avec Liam. Et aucun des trois ne m'a répondu.

Jack prit alors la main de Ianto dans la sienne et ajouta:

Jack: Allez en route. Plus vite, on sera là-bas, plus vite je serais rassuré.

Ils se remirent alors en route, l'air soucieux et la tête pleine de questions. Cette affaire semblait vraiment plus compliquée que prévu.

*********************************

Pendant ce temps, Owen, Tosh et Gwen repartaient vers l'hôtel avec leurs échantillons prélevés dans le fossé. Tout à coup, Gwen s'arrêta net, puis repartit en courant en direction du fossé.

Tosh: Gwen!!!
Owen: Mais qu'est-ce qui lui prend???
Tosh: Suivons la!!

Tosh et Owen se mirent alors à courir eux aussi et retrouvèrent la jeune femme en arrêt devant le verger.

Owen: Gwen??? Ça va?
Tosh: Pourquoi es-tu revenue ici? Tu as vu quelque chose?

Gwen se tourna vers ses deux coéquipiers l'air inquiète et leur montra du doigts les pommiers.

Gwen: Les pommiers!!
Owen: Ouais ben quoi les pommiers? T'as jamais vu de pommes de ta vie ou quoi?
Tosh: Qu'est-ce qui se passe, Gwen? Pourquoi tu nous montres les pommiers?
Gwen: Tout à l'heure quand je suis sortie seule ils étaient en fleurs!!! Et maintenant ils ont des pommes mûres au bout des branches! Comment est-ce possible??
Owen: T'es sure??
Gwen: Bien sur que je suis sure! Ne commence pas à sous-entendre que je suis folle hein!
Owen: Oh miss Cooper on se calme! Je ne faisais que demander! Je vois que ce n'est pas la campagne qui te rend aimable!

Pendant que les deux autres se chamaillaient, Toshiko s'avança pour cueillir une pomme avec l'intention de l'analyser dès que Jack et Ianto seraient revenus avec le SUV et le matériel nécessaire. Alors qu'elle tendait la main vers un fruit, un cri la stoppa net. La jeune femme chercha aussitôt la provenance de ce bruit et vit un enfant courir dans leur direction.

L'enfant: Non!

Arrivé à leur hauteur, l'enfant poussa Toshiko comme pour l'éloigner des arbres.

L'enfant: Ne touchez pas aux pommes!!! Ou vous finirez comme eux!!!

Les trois équipiers le regardèrent interloqués, incertains de ce qu'il disait. Contrairement à Jack et Ianto, ils ne se débrouillaient pas trop bien en français et ils n'étaient pas sûr d'avoir bien compris ce que l'enfant leur avait crié.

Owen: Qu'est-ce qu'il dit le mioche?
Gwen: Il ne veut pas qu'on touche aux pommes je crois. C'est peut-être le fils du propriétaire.
Tosh: Je crois plutôt qu'il tente de nous dire que c'est dangereux.

Le petit garçon avait bien compris que les trois personnes devant lui n'étaient pas françaises et il tenta de leur expliquer plus simplement le danger que représentait ces pommes. Il montra un fruit du doigt et dit:

L'enfant: Pommes pas bonnes! Poison!

Il essayait d'accompagner ses mots de gestes et avait vraiment l'air décidé à se faire comprendre de l'équipe.

Tosh: il nous dit que les pommes sont empoisonnées. Vous croyez que c'est lié à notre affaire? Aux problèmes du lait et des œufs?
Gwen: Je ne sais pas. Je crois qu'on est bloqués tant que Jack et Ianto ne seront pas de retour. Eux au moins, ils pourront en demander plus à ce petit garçon.
Owen: Ben s'ils font comme à chaque chasse aux Weevils, on n'est pas prêt de les voir revenir hein... Je parie qu'ils sont en train de le faire derrière un arbre et que...

La main de l'enfant sur son bras stoppa net Owen.

L'enfant: Maman vous dira tout! Venez!

D'un geste, le petit garçon les invita à le suivre avant de partir en courant en direction de la place du village.

Tosh: Il veut qu'on le suive.
Gwen: Qu'est-ce qu'on attend alors? On y va.

Sans attendre la réaction d'Owen, les deux femmes se lancèrent à la poursuite de l'enfant. En pestant, Owen suivit quelques instants plus tard.

Owen: Journée de m**. On est à la campagne et notre seul témoin est un gosse. Vive Torchwood vraiment...

******************************

Après une demi-heure de marche, Jack et Ianto arrivèrent enfin au bord de la route. Liam n'étant pas encore arrivé, ils s'assirent l'un à côté de l'autre sur un rocher situé sur la bas côté pour l'attendre. Ianto était épuisé par leur journée et posa sa tête sur l'épaule de son aîné.

Ianto: Owen t'as laissé une clef?
Jack: Oui.
Ianto: Tu sais à quoi elle correspond?
Jack: Aucune idée. Je n'ai encore jamais vu de clef de ce genre. J'espérais demander à Owen plus de précisions lorsque nous serions rentrés à Sainte-Thérèse.
Ianto: Je peux la regarder?
Jack: Bien sûr.

Jack fouilla alors dans sa poche gauche et tendit l'objet en question au gallois. Mais Ianto ne prit pas la clef et au contraire, il posa sa main sur le bracelet d'agent du temps du capitaine qui clignotait toujours.

Ianto: Jack, regarde...

Aussitôt Jack ouvrit son bracelet et tapota sur les boutons pour tenter de comprendre ce qui se passait.

Ianto: J'espère que ce n'est pas encore un message de ton ex.

Jack ne releva pas le ton sarcastique du gallois et continua à pianoter sur son bracelet.

Ianto: Jack, dis moi ce qu'il se passe? Pourquoi est-ce que ça clignotait?

Jack se tourna alors vers Ianto et lui dit sur un ton sérieux:

Jack: Il clignotait car il a détecté une distorsion du temps assez importante.

L'arrivée de Liam en voiture coupa net leur conversation et empêcha Ianto d'en demander plus. Les explications aillaient devoir attendre le retour au village.



bêta : David-S
        
       
Citation:
Owen : Fichue campagne française !
Tosh : Owen...
Owen : Si j'avais su, j'aurais emporté un équipement de randonnée, car là, ça dépasse l'entendement ! Mes chaussures sont foutues ! Et puis, c'est quoi ce pays ?! Ils roulent tous à droite et ne parlent même pas notre langue…
Gwen : Et nous prennent pour des Anglais ! Je suis Galloise !!
Tosh : Owen, je te signale que l'on roule pratiquement partout à droite, et Gwen… Owen et moi sommes Anglais !

L'enfant se retourna et crut comprendre, par le ton d'Owen que ce dernier s'impatientait.

Enfant : Nous sommes bientôt arrivés. Vous comprenez ? Bientôt arrivés !

Tout en parlant il effectuait de grands gestes et essayait, tant bien que mal, de se faire comprendre.

Tosh : Je crois que nous ne sommes plus très loin.

Elle lui fit un sourire, que ce dernier lui rendit. Des minutes de marche plus tard, ils arrivèrent enfin à destination. L'enfant vivait dans une charmante petite maison, au beau milieu de la forêt, coupée du reste de la campagne.
Il invita le groupe à entrer chez lui et à s'installer en attendant l'arrivée de sa mère qui devait rentrer une demi-heure plus tard.

Pendant ce temps, le garçon alla préparer du thé pour les trois membres de l’équipe. Gwen, touchée par tant d'attention, l'accompagna dans la petite cuisine de la maison et tenta tant bien que mal de communiquer avec lui dans un français très approximatif.

Gwen : Euh... Quel être prénom ?
Enfant : Mon prénom ? Jean.
Gwen : Bonjour Jean ! Je être Gwen, je être Galloise, pas Anglaise…

L'enfant se mit à rire. Alors qu'ils finissaient de préparer les boissons chaudes, la mère du petit Jean entra dans la maison. C'était une assez belle femme, grande, mince, elle était vêtue d'un grand manteau. Jean lui ressemblait énormément. Ils avaient les mêmes yeux et la même gestuelle.

Elle ne se rendit pas tout de suite compte que trois inconnus se trouvaient chez elle et, lorsqu'elle s'en aperçut, elle les dévisagea.

Mère : Jean ?! Que font ces personnes chez nous ?! Je t'ai répété au moins mille fois de ne pas en ramener d’étrangers à la maison !

Gwen s'approcha de la mère, l'air navré et tenta de lui expliquer, comme elle put, la situation...

Gwen : Nous venir Grande Bretagne.
Owen : Oui ! Nous … Anglais !
Gwen : Oi ! Owen… ne m’insulte pas !
Tosh : Owen, Gwen ! Ce n’est pas le moment !

Le fils se rapprocha de sa mère.

Jean : Ce sont des étrangers. Je crois qu'ils parlent anglais. Je les ai rencontrés dans la forêt... Ils allaient cueillir une pomme...
Mère : Ah je vois...

Elle se retourna vers les trois amis, et s'exprima dans un anglais parfait.

*********************

Jack entra dans la voiture, suivit de Ianto. Tous deux furent obligés de s'asseoir à l'arrière de la minuscule voiture de Liam car le siège avant était cassé. La voiture était tellement petite que Jack avait la tête collée au plafond et avait dû ramener ses jambes vers lui.

Ianto regarda son amant et ne put s'empêcher de pouffer de rire. Jack le fusilla du regard.

Ianto : Merci beaucoup Liam, Jack et moi te sommes très reconnaissants.

Ianto donna un cou de coude à Jack.

Jack : Aïe, euh oui, merci.
Liam : C'est normal.

Il leur fit un magnifique sourire. Jack ne savait que penser de Liam... Il avait l'air si gentil mais il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie envers cet homme. Qui aurait pu croire que le Capitaine Jack Harkness puisse être jaloux de quelqu'un ?! Lui qui d'apparence paraissait toujours décontracté, nonchalant et qui blaguait toujours, aujourd'hui, il était jaloux d'un homme... pour Ianto... Le capitaine regarda son gallois avec un air tendre, mais prit vite un air nonchalant, lorsque ce dernier croisa son regard.

Le restant du trajet se s'effectua sans trop de réflexions, juste avec des ricanements de Jack lorsque Liam, distrait, frôla de trop près le trottoir explosant littéralement son rétroviseur contre une boîte aux lettres.
Le retour se termina sans autre problème. Arrivés à Ste-Thérèse, Jack s’extirpa tant bien que mal de la voiture et fit craquer les os de son corps une fois à l’air libre. Ianto, qui l’avait suivi, avait déjà le téléphone en main et tentait de joindre les autres membres de l’équipe.

Ianto : Ils sont tous chez une femme qui habite à l’extérieur du village, ils nous attendent.

Une fois à l’intérieur de la maison, Gwen commença à leur expliquer ce qu’ils venaient d’apprendre.

Gwen : Cette charmante dame étaient justement en train de nous dire que certaines plantes et animaux étaient étranges en ce moment.
Jack : Ah, ça pour être charmante, elle est charmante !

Ianto regarda son amant avec colère. Jack tentait-t-il de le rendre jaloux à son tour ?

Mère: J’expliquais à vos amis que, depuis quelques temps, certaines plantes grandissent à une vitesse affolante ! Du jamais vu. Les animaux ont un comportement violent et semblent avoir acquit … une certaine intelligence...
Liam : Pardon ?!

Jack arborait un sourire moqueur, qu'il n'essayait même pas de camoufler. Le fait que Liam ne connaisse pas cette information semblait lui faire plaisir et rendait ce dernier moins « menaçant » à ses yeux.

Liam : Je savais que la situation était grave, mais je n'imaginais pas que des phénomènes comme ceux-ci arrivaient !

Jack écoutait Liam d'une oreille peu attentive. Il avait autre chose en tête : ce qui leur était arrivé à Ianto et lui tout à l'heure... Il commença à fixer Owen puis se lança.

Jack : Au fait, merci de nous avoir sauvés Owen ! Je ne sais pas si on aurait pu survivre sans toi... Quoique, moi si … j'aurais survécu tout compte fait... Vu que je ne peux pas mourir... Mais pas Ianto. Je t'en suis reconnaissant.
Owen : Quoi ?! Mais qu'est-ce que tu me racontes ?! J'ai rien fait. Vous avez fait quoi pour avoir des idées pareilles ?!

Il marqua une pause. Les autres regardaient les trois hommes d'une façon étrange, surtout la mère du petit, qui n'avait certainement pas dû comprendre la phrase dans laquelle Jack disait qu'il ne pouvait pas mourir... Gwen et Tosh, elles, regardaient la mère d'un air assez confus et gêné.

Owen : Tout compte fait, je ne tiens pas à savoir...
Ianto : Mais si, c'est toi qui a donné cette clé à Jack ! C'était toi !
Owen : Euh non, non, vraiment… je ne vous ai rien donné.

Ianto fronça les sourcils... Avait-il rêvé ? Non... il était pourtant certain d'avoir vu Owen. Cette façon de marcher, cette manie de râler à cause de la campagne. Mais comment était-ce possible ?

Liam : Euh, on peut en revenir aux animaux ? Merci.

Liam regarda de nouveau la mère qui semblait un peu perturbée.

Liam : Vous devez vous être trompée... on ne nous a pas signalé de problèmes de ce genre.
Mère: Mais je vous assure, je ne vous ai pas menti !
Gwen : Mais tout à l'heure, Jean nous a dit de ne pas cueillir de pommes, pourquoi ?

Le regard de la femme s'assombrit légèrement.

Mère: Il y a une rumeur qui court ces temps-ci, une rumeur disant que quiconque toucherait à un fruit appartenant à cette forêt, disparaîtrait. Certains pensent que la forêt est vivante et que si on ose lui voler quelque chose lui appartenant, elle nous transforme. D'autres n'y ont pas cru et y sont allés, ignorant tous les avertissements.
Tosh : Que leur est-il arrivé ?
Mère: On ne les a jamais revus. Des recherches ont été effectuées mais on ne les a jamais retrouvés ! Comme s'ils s'étaient envolés ! On a cherché le moindre petit indice et la seule chose qu'on a constaté, c'était que le nombre d'arbres avait augmenté. C'est pour ça que j'ai interdit à Jean de cueillir quoi que ce soit provenant d’un arbre, dans la forêt ou ailleurs et qu'il vous a ainsi averti.

Liam regardait la femme, l'air peu convaincu, contrairement à Gwen et Tosh.

Liam : Je n'y crois pas... Je suis certain que tout ceci est faux et que ce ne sont que des mauvaises blagues. Je suis sûr que tout s'explique, même les disparitions ! Ce village reste, malgré certains événements, un village tout ce qu’il y a de plus normal !
Mère: Si vous...

Elle s'interrompit. Sur la table les tasses posées par Gwen et Liam commençèrent à trembler. La jeune femme fronça les sourcils et soudain, la maison commença à vibrer. Les vibrations se faisaient de plus en plus intenses et obligèrent tous les occupants à se coucher sur le sol pour ne pas tomber. Les cadres, ainsi que tout ce qui était accroché sur les murs, tombaient en se fracassant sur le sol. Le « tremblement de terre » dura plus de dix minutes et, alors que la maison semblait vouloir s'écrouler, il s'interrompit. Ils se relevèrent tous, toussant à cause de la poussière qui volait un peu partout. Jack regarda Liam et s'adressa à lui d'une façon assez sarcastique.

Jack : Normal ??? Normal ???... C'est vite dit !
Gwen : Tout le village a dû le ressentir !

Toute l'équipe, y comprit Liam, sortit précipitamment de la maison, n'oubliant pas au passage de saluer la mère et son petit. Gwen remercia la mère pour ses informations et son hospitalité, puis partit.

Jean : Au revoir les Gaulois !

Il leur faisait de grands signes. En entendant le mot « gaulois », Ianto revint sur ses pas, l'air quelque peu irrité mais surtout amusé et lui dit dans un français impeccable.

Ianto : Non, non, Gallois, pas Gaulois !

Ébouriffant la tignasse de Jean, il partit rejoindre le reste de l'équipe, qui semblait figée devant quelque chose. Lorsqu'il les eut rejoints, il vit avec effroi que la terre s'était fissurée, laissant échapper de la fumée orange.

Liam : Mais c'est quoi ce machin ?!
Jack : Ce « machin » comme vous le nommez, est une manifestation de la faille. J'en ai déjà vu à Cardiff. C'est un phénomène assez étrange et différent de ceux de la faille que l'on connait... Enfin que vous connaissez…
Tosh : Explique.
Jack : J'avais justement entendu parler de rumeurs comme quoi de petites fissures étranges se formaient dans cette région. Mais je n'y ai jamais porté grande attention... et puis la branche française de UNIT m’avait assuré s’en occuper. Mais là, vu cette énergie qui en sort, tout laisse à penser que St Thérèse soit le siège de cette faille, comme à Cardiff !
Liam : Impossible ! C'est impossible !

Owen posa sa main sur l’épaule de Liam, lui témoignant ainsi sa compassion. Un geste très rare chez lui !

Owen : Bienvenu dans notre monde, mon ami, bienvenu !        




bêta : Utopia !
   
Citation:


Gwen : Jack, qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi la faille est-elle active ? Et depuis quand il y a une faille à Ste-Thérèse ?!
Jack : Aucune idée, elle doit s'être activée à l'instant... UNIT va avoir de mes nouvelles quand on aura réglé cette histoire !
Owen : C'est quoi cette fumée orange ?
Tosh : On ferait mieux de reculer, ça peut être nocif.

L'équipe de Torchwood s'éloigna de quelques pas, Ianto prenant Liam par le bras pour qu'il les suive : le pauvre n'avait jamais rien vu de tel, il était cloué sur place. Jack regarda ce geste d'un œil jaloux... une fois qu'ils étaient tous à l'écart, il s'approcha de Liam et reprit son rôle de chef qu'il affectionnait tant.

Jack : Liam, vous allez boucler le périmètre : il ne faut pas que d'autres personnes voient ça. Moi, je vais interroger plus en détails la mère de Jean, je suis sûr qu'elle en sait plus qu'elle ne le dit. Une manifestation de la faille, Owen qui se promène en double et mon bracelet qui détecte une distorsion du temps, il y a forcément un lien et elle doit le connaître.
Owen : Je ne me promène pas en double, vous avez rêvé tous les deux !
Jack : Et la clé que tu m'as donnée, je l'ai rêvée ?
Owen : … Elle ouvre quoi cette clé ?

Jack ne répondit pas et marcha vers la maison de Jean et de sa mère. Il lança d'un ton autoritaire :

Jack : Owen, Gwen, Tosh, aidez-le. Ianto, avec moi.

Cette histoire commençait à ne plus l'amuser. Il entra sans frapper dans la maison, suivi de Ianto.

Jack : Reprenons ! Les animaux sont intelligents, les gens disparaissent, la forêt semble les « avaler », mon coéquipier a un double et de la fumée orange sort de votre cour, ce qui veut dire qu'il y a eu une distorsion du temps, donc de la faille. J'ai oublié quelque chose ?
Mère : Mais de quoi parlez-vous ?

Jack attrapa la mère par le bras et la conduisit devant la fenêtre pour lui montrer la faille.

Jack : Je parle de ça. Vous avez déjà vu quelque chose comme ça avant, ça s'est déjà produit ?
Mère : Non... Jamais... Oh mon Dieu mais qu'est-ce que c'est ?
Jack : Une faille spatio-temporelle, un lien vers d'autres mondes. Elle vient de s'activer, donc il s'est passé quelque chose. Avant le tremblement de terre, vous étiez en train de parler... qu'est-ce que vous savez ? Racontez-moi.

La femme mit quelques minutes à reprendre ses esprits. Un lien vers d'autres mondes ? Des mondes... aliens ?! Ça existait ?! Elle était à la fois surprise et à la fois rassurée : étant donné ce qu'elle avait vu récemment, elle aurait cru n'importe quelle explication, pourvu qu'on lui en donne une.

Mère : Votre ami pense que je suis folle, pourquoi me croyez-vous ? dit-elle en désignant Liam.
Jack : Il en pince pour moi, ça le perturbe.

Ianto lança un regard noir à Jack. Celui-ci lui répondit par son plus beau sourire « Je suis innocent et regarde comme je suis mignon ». Ianto leva les yeux au ciel et tourna la tête. Jack se reconcentra.

Jack : Comment vous vous appelez ?
Mère : Marie.
Jack : J'ai vu des tas de choses, Marie. Des choses que vous ne pourriez imaginer. J'ai voyagé avec des gens incroyables, ils m'ont emmené dans des endroits stupéfiants. Parlez-moi, je suis prêt à tout entendre.

Marie alla s'installer à la table de la salle à manger. Jean se tenait debout, à côté d'elle. Elle commença à raconter son histoire au Capitaine qui l'écoutait attentivement. Ianto prenait des notes depuis l'autre bout de la pièce.

Marie : Mon mari a disparu il y a quelques mois. Il était parti se promener en forêt avec Jean et, d'un seul coup, mon fils l'a perdu de vue. Il est rentré me prévenir. J'ai pensé qu'Arnaud s'était perdu et qu'il allait finir par revenir. Mais les heures ont passé... Les recherches n'ont rien donné, on ne l'a pas revu pendant des jours. J'ai continué à aller dans la forêt pour le chercher. Et d'un coup j'ai vu...

Marie sembla hésiter. Jack s'assit près d'elle et lui prit la main pour l'encourager. Elle continua.

Marie : J'ai vu une sorte de grande brèche dans le sol, comme celle qui est devant, dans la cour. Il n'y avait pas de fumée, mais j'ai eu un mauvais pressentiment... Je suis rentrée en courant et j'ai interdit à Jean de s'approcher de la forêt. Je ne savais pas ce que c'était avant que vous ne me montriez celle-ci...
Jack : Et vous pensez que votre mari est tombé dans la brèche ?
Marie : Non... C'était trop étroit. Je pense... Je pense qu'il a été aspiré par la brèche.

Jack la regarda sans rien dire pendant quelques secondes... Elle semblait sincère.

Marie : Je n'aurais jamais pensé une chose pareille avant, mais si vous me dites que cette brèche là est une faille qui mène à d'autres mondes, pourquoi pas l'autre ? C'est la même !
Jack : D'accord, calmez-vous. Je vous crois, je vous le promets. Vous pensez que les autres personnes disparues ont été aspirées elles aussi ?
Marie : Si c'est ce qui est arrivé à Arnaud, pourquoi pas aux autres ?

Ianto cessa un instant de prendre des notes et regarda son capitaine, incrédule.

Ianto : Tu penses que c'est ça Jack ?
Jack : C'est possible. La faille est une chose puissante, elle peut amener des aliens sur Terre comme elle peut envoyer des humains ailleurs, ça ne serait pas la première fois.
Ianto : Qu'est-ce que la forêt aurait à voir là-dedans ?

Jack se leva et tourna en rond quelques secondes, en réfléchissant.

Jack : Imagine... Le crash d'un vaisseau alien dont nous a parlé le fermier qu'on a vu avant notre accident, imagine que ce soit vrai. Ça peut parfaitement avoir un rapport avec la forêt... Elle aurait été modifiée, ou contrôlée ou je ne sais quoi à cause de ce crash...
Ianto : Elle serait devenue vivante ?!
Jack : Ça pourrait expliquer les cliquetis... Ça, ou l'alien lui-même. On a déjà vu plus bizarre !
Marie : Vous avez vu plus bizarre que ça ?!
Jack : Vous ne me croiriez pas si je vous racontais. Mais ça serait logique... Vous nous dites que les gens qui « volent » quelque chose à la forêt disparaissent. Si elle est vivante ou si quelque chose la contrôle, ça serait un moyen de défense. Comme les animaux qui deviennent intelligents !
Ianto : Donc la forêt ferait disparaître les gens pour se défendre des agressions et comme Ste-Thérèse est située sur une faille, ils seraient envoyés vers un autre monde. C'est là que tu veux en venir ?
Jack : Précisément ! Si l'alien sait maîtriser la faille, tout concorde !
Ianto : Mais il faut qu'il y ait un alien pour que ta théorie fonctionne.
Jack : C'est pourquoi on va aller à la chasse au vaisseau ! dit Jack d'un ton enjoué.
Ianto : Je préfère la chasse aux Weevils...

**********


Pendant ce temps, les autres sécurisaient le périmètre.

Owen : A votre avis, c'est quoi son délire à Jack ?
Gwen : De quoi tu parles ?
Owen : Son histoire là, il dit qu'il m'a vu mais j'étais avec vous tout le temps.
Gwen : Peut-être qu'au moment de l'accident sa vie a défilé devant ses yeux et qu'il n'a vu que toi.... Répondit-elle d'un air moqueur.
Owen : Ah ouais, ça t'amuse ? T'aurais préféré que ça soit toi qu'il ait vue, avoue.

Gwen l'assassina du regard. Owen lui fit un sourire narquois tout en reprenant son travail. Liam s'éloigna un peu, préférant ne pas être mêlé à la dispute.

Owen : T'inquiète, connaissant Jack, s'il devait voir quelque chose avant de mourir, ça serait les fesses de Ianto... Aïe ! T'es malade ou quoi ?! Si tu me casses le crâne, on fait quoi ?!

Gwen lui avait lancé un caillou sur la tête. Elle s'apprêtait à lui répondre que ça ne changerait pas grand chose à ses capacités intellectuelles, mais Tosh prit la parole.

Tosh : Ça suffit vous deux ! Si Jack a halluciné, expliquez-moi pourquoi moi aussi je vois Owen...
Owen : Parce que je suis devant toi ?
Tosh : Ah oui ? Alors comment peux-tu être là-bas ?

Toshiko montra du doigt la lisière de la forêt, une centaine de mètres sur sa droite. Gwen et Owen regardèrent et ils virent... Un second Owen. Ce dernier les regardait. Soudain, il sembla sursauter et s'enfuit en courant, s'éloignant de la forêt.

Gwen : Suivons-le ! JACK ! IANTO !

Les deux hommes sortirent presque aussitôt de la maison.

Gwen : On a vu le second Owen, il est partit par les champs !
Jack : On y va ! Liam, restez ici vous occuper de la famille !

Liam n'eut pas le temps de réagir que les cinq compagnons étaient partis à la poursuite d'Owen bis. Après plusieurs minutes de course dans les champs, ils arrivèrent à une ferme abandonnée. Owen bis n'était pas en vue...

Ianto : On l'a perdu ?
Jack : Pas si sûr, regarde.

Jack montra son bracelet : il clignotait comme après l'accident.

Jack : C'est la distorsion temporelle. Ce deuxième Owen EST la distorsion. Je peux le suivre à la trace avec ça...

Grâce aux indications de son bracelet, le Capitaine savait qu'Owen bis n'étais pas loin. Quelques secondes plus tard, ils pénétrèrent tous les cinq dans une grange... Ils virent le double d'Owen assit dans un coin, l'air effrayé. Owen s'approcha et il saisit violemment son double par le col, le soulevant pour le mettre debout.

Owen : Ok, c'est quoi ce merdier ? T'es qui toi ? Pourquoi tu me ressembles et qu'est-ce que tu fous là ?!
Jack : Owen, lâche-le !
Owen : Fous-moi la paix toi, j'ai le droit de savoir !
Jack : C'est un ordre !

Jack força Owen à lâcher son double, qui tomba à terre en se cognant le bras.

Owen/Owen bis: Aïe !
Jack : Tu vois ? Ne lui fais pas de mal, ou tu t'en feras à toi aussi.
Owen : Tu sais ce qu'il se passe, alors explique-moi. Tout de suite ! J'en ai marre d'être mort, de rien pouvoir faire, de tout subir et de regarder la vie des autres, j'ai pas besoin qu'un deuxième Owen fasse pareil !
Jack : C'est justement ça : tu es mort. Écoute-moi Owen : la mère de Jean m'a dit qu'elle avait vu une brèche dans le sol, dans la forêt. C'est sûrement une autre manifestation de la faille. Tout à l'heure, un fermier nous a parlé d'un crash extra-terrestre dans les années cinquante : si un alien est bel et bien tombé ici, ça peut avoir eu des effets incroyables sur la forêt ! On pense que d'une façon ou d'une autre, les disparitions des gens sont liées à ce crash : ça pourrait être la forêt qui se défend quand on vole quelque chose ! Elle envoie les gens dans un autre monde !
Owen : C'est quoi le rapport avec moi ?
Gwen : Owen... Tu as cueilli une pomme...
Owen : Quoi, tu voudrais dire que tout ça c'est à cause d'une stupide pomme ?!
Jack : Réfléchis une minute. Comment envoyer dans un autre monde quelqu'un qui est mort ? Si tu as pris une pomme, la forêt a dû vouloir t'envoyer ailleurs par la faille, mais elle n'a pas pu. Ça a créé une distorsion temporelle et au lieu de te faire disparaître, ça a eu l'effet inverse : la faille a créé un double.
Owen : C'est totalement débile !

Owen savait bien qu'avec Torchwood, tout pouvait arriver, mais le fait que ce soit encore lui qui soit le plus touché l'énervait passablement. Jack ne répondit pas et s'accroupit aux côtés d'Owen bis.

Jack : Owen ?
Owen bis : Je sais qui tu es. Je sais qui vous êtes, tous. J'ai les souvenirs d'Owen.
Jack : Tu sais d'où tu viens ?
Owen bis : Tu l'as dit il y a dix secondes.
Jack : Et tu as même hérité d'une partie de son caractère, si c'est pas génial ! Pourquoi tu t'es enfui ?
Owen bis : Si je reste trop longtemps dans la forêt, je disparaitrai dans la faille. Je ne suis pas resté après vous avoir sauvé parce que je devais m'enfuir pour qu'elle ne m'attrape pas. C'est pour ça que je t'ai donné la clé, pour que tu cherches à ma place dans la forêt.
Jack : Que je cherche quoi ?
Owen : Le vaisseau. C'est la clé qui l'ouvre.      


  
Citation:
Jack : la clef du vaisseau ?

Le double hocha la tête pour approuver.
La surprise apparut sur le visage des membres de Torchwood 3, ils avaient vu la clef et difficile de croire que ce petit morceau de métal ressemblant à la clef de n’importe quelle porte d’entrée soit celle d’un vaisseau Alien. Ça manquait un peu de…de panache. Jack lui, fronça les sourcils, il s’y connaissait en filtre de perception et avait pu toucher la clef en question, pourtant il n’avait rien vu. C’était mauvais signe, le vaisseau possédait une technologie beaucoup trop avancée. D’après les informations qu’ils avaient pu regrouper jusque là, l’activité de la faille était de plus en plus importante. Si le vaisseau possédait une source d’énergie assez puissante pour alimenter une faille suffisamment grosse, le problème de Ste-Thérèse deviendrait vite celui de toute la planète.
Captant leur surprise Owen numéro deux crut bon de préciser.

Owen bis : elle ne ressemble pas vraiment à ça en vrai, c’est un système de protection, un filtre qui vous montre l’image de ce qu’est une clef pour vous.

Bien que la réponse lui semble évidente Jack ne put s’empêcher de poser la question qui lui trottait dans la tête. Il y avait toujours une infime chance qu’il se trompe.

Jack : Pourquoi cherches-tu le vaisseau, si la forêt est si dangereuse pour toi?
Owen bis : C’est à cause de lui que la forêt est comme ça. Si vous l’arrêtez tout redevient normal et je n’ai plus à disparaître.

Parfois Jack détestait avoir raison. Tant pis, le double d’Owen pouvait attendre, la priorité c’était de retrouver le vaisseau et de l’empêcher de transformer la France en une faille géante.

Jack : Tu as une idée de l’endroit où il peut-être ?
Owen bis : Certainement au cœur de la forêt. Ce serait ridicule de se cacher à la lisière.

Sans prendre ombrage du ton sarcastique, Jack se tourna vers son équipe, prêt à distribuer ses ordres.

Jack : Tosh ramène Owen bis à l’hôtel.

Il se tourna vers l’Owen en question.

Jack : Tu devrais être assez loin pour que la faille ne t’atteigne pas.

Puis à nouveau à Tosh.

Jack : Vois si tu peux trouver une trace du vaisseau avec le matériel que vous avez déjà installé là-bas. Gwen va prévenir Liam qu’on va fouiller la forêt, et reste près de la faille, personne ne doit s’en approcher. Ianto et Owen vous venez avec moi.

Bien qu’une bonne partie de l’équipe eu envie de protester, Tosh parce qu’elle aurait vraiment eu besoin du matériel resté dans le SUV, Gwen parce qu’elle se sentait mise de côté, et Owen parce qu’il…et bien parce qu’il était Owen, personne n’ouvrit la bouche. Jack était clairement rentré en mode « on-ne-discute-pas-mes-ordres ».

****
Dix minutes plus tard tout le monde avait quitté la grange, Owen bis avait eu l’air plus qu’heureux de mettre quelques kilomètres entre la forêt et lui, et le groupe de Jack avait rejoint sa lisière.

Jack : Bon on ne touche à rien ! Surtout toi Owen je n’ai pas envie de voir d’autre double apparaître.

Bien qu’il soit de dos le capitaine devina, à la tension qui anima soudainement ses épaules, la grimace qui avait du apparaître sur le visage du médecin.

Owen : Moi non plus. Mais en parlant de mon double, il va lui arriver quoi si on trouve le vaisseau ?

Jack resta un instant songeur avant de finalement lui répondre.

Jack : S’il a de la chance il devrait simplement disparaître. Sinon…sinon ce sera à nous de le faire disparaître.

Owen continua à avancer comme si de rien n’était mais Ianto, lui s’arrêta net.

Ianto : Mais pourquoi ? Ce n’est pas comme si on risquait un paradoxe temporel, vu qu’Owen est…enfin que sa ligne temporelle n’a plus cours.

Le capitaine arrêta lui aussi sa marche et se tourna vers son amant. L’incompréhension de celui-ci le frappa de plein fouet et durant un instant il regretta amèrement de ne pas avoir menti. S’ils étaient à Cardiff il l’aurait peut-être fait… Il aurait pu s’occuper de lui discrètement et faire croire à toute l’équipe que le double d’Owen se baladait de l’autre côté du globe. Qu’une dose de Retcon, pour lui faire oublier qu’il était le clone du médecin mort-vivant d’une étrange organisation appelée Torchwood, avait suffit à régler le problème.

Jack : Une faille on peut gérer, si elle est assez petite on pourrait même la refermer. Mais ce double c’est une distorsion temporelle, c’est bien plus dangereux. Sa simple présence oblige le temps et l’espace à se tordre pour lui faire une place. Pour le moment la faille permet d’évacuer les problèmes que ce clone provoque mais une fois que l’on s’en sera occupé, s’il est toujours là… L’univers ne peut pas se tordre indéfiniment Ianto.

Le gallois se contenta d’un signe de tête et reprit sa marche. Il espérait sincèrement qu’ils n’auraient pas à l’éliminer eux même, aussi ignoble qu’il puisse être, Owen restait un ami et ce double était bien trop Owen pour qu’il puisse appréhender paisiblement l’idée de le tuer.

Jack le laissa passer devant lui et se fit violence pour ne pas attraper le bras du jeune homme quand celui-ci le frôla. Ce n’était ni le lieu ni le moment pour les démonstrations d’affections. Il se contenta donc de lui emboîter le pas et de profiter de la vue, avant de se rendre compte que quelque chose n’allait pas. Owen n’était plus là. Il maudit silencieusement quelques divinités prisent au hasard et se mit à crier.

Jack : Owen ? Owen où es-tu ?

Aucune trace de lui, il ne pouvait pas déjà être hors de porté de voix, à moins qu’il…Non Owen était bien le seul d’entre eux à ne rien risquer dans cette forêt. Ça ne rassura pas pour autant Jack qui, aidé de Ianto cette fois, recommença à appeler le médecin.

Owen n’était effectivement pas hors de porté, mais pour le moment il n’avait pas envie qu’ils le trouvent. S’il en avait encore été capable il se serait certainement sentit malade, mais il n’avait même pas ça pour cacher la sourde angoisse qui montait en lui. Depuis sa mort il avait essayé de se convaincre qu’il était toujours lui-même, mais maintenant il apprenait que même un simple clone avait plus d’impact sur l’univers que lui, il n’existait tout simplement plus pour ce monde. Il inspira un grand coup, tout du moins il en fit le mouvement, c’était déjà difficile de penser qu’on était personne, mais savoir que l’on était rien c’était terriblement douloureux. Adossé à un arbre il réprima son envie de frapper le tronc le plus proche, il ne pouvait pas se permettre de se briser la main. Il resta immobile jusqu'à ce qu’un peu d’angoisse apparaisse dans la voix du teaboy. Il était temps de revenir dans la partie.

Owen : Ne paniquez pas, je suis là ! Je suis un grand garçon pas besoin de m’avoir sous le nez en permanence.
Ianto : Nous sommes dans la seule forêt de la planète où arracher une feuille peut se révéler mortelle et où les animaux sont capables de poser eux-mêmes les pièges. On recherche un vaisseau alien peut-être encore habité qui n’a pas certainement pas la moindre envie de nous voir l’approcher. Ne pas se séparer c’est la règle de base dans ces cas là !
Owen : Tu regardes trop la télé Jones, ronchonna Owen.

Jack lui se contenta de sourire, il aimait bien quand Ianto se lançait dans ses petits speechs pince-sans-rire. Ce qu’il aimait beaucoup moins c’est les bruissements qu’il entendait derrière lui.
Il fit signe au deux autres de se taire et indiqua du doigt les buissons suspects. Les buissons en question avaient arrêté de bouger, mais pour la seule et unique raison que ce qui s’y cachait en était sorti. Jack n’aurait jamais cru qu’il aurait un jour peur d’un renard. Bien sûr il n’avait jamais pris en compte l’éventualité de croiser un renard faisant trois fois la taille classique et accompagné de sa famille au grand complet, voir même des voisins. Et tout ce petit monde n’avait pas du tout l’air content.

Owen : Non mais vous vous foutez de moi…je hais la campagne !

Sans faire attention à Owen, Jack fit un pas en arrière. La meute fit immédiatement un pas en avant, avec un synchronisme des plus inquiétants. Impossible de leur tirer dessus, ils se feraient déchiqueter avant d’en avoir descendu le quart.

Ianto : Si quelqu’un a une idée…

Le capitaine tourna la tête vers Ianto.

Jack : Moi j’en ai une. A trois on court.
Ianto : Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, murmura Ianto.

Il n’était absolument pas convaincu de courir plus vite qu’un renard, surtout un renard de cette taille là.

Owen : Jack ?
Jack : Owen, une idée ?
Owen : Combien de clone la faille peu générer en même temps ?
Jack : Ca dépend de la puissance que lui fourni le vaisseau, au moins une dizaine je pense.
Owen : Et ils apparaîtraient où ?
Jack : Ici dans la forêt mais pourquoi tu…

Jack ne finit pas sa phrase, il s’était tourné vers Owen. Celui-ci avançait lentement mais sûrement tendant la main vers ce qui semblait être un framboisier sauvage.

Jack : Owen…
Owen : Quoi ? Vous avez une meilleure distraction sous la main ? On s’occupera des problèmes d’étique plus tard. L’idée, là, c’est d’avoir un plus tard. Cinq.

Il continua a lentement déplacer sa main.

Owen : Quatre

Ianto cherchait désespérément une idée qui n‘impliquerait pas de donner en pâture une multitude d’Owen. Il jeta un coup d’œil à Jack mais celui-ci n’avait pas non plus de solution miracle.

Owen : Trois

La main du médecin n’était maintenant plus qu’à quelques centimètres de la branche.

Owen : Deux

Les deux renards les plus proches d’Owen commencèrent à grogner dans sa direction.

Owen : Un

Ils firent un pas dans sa direction.

Owen : maintenant !

Dans un parfait ensemble la main d’Owen se referma sur les fruits tandis que les deux renards plongeaient sur lui. Il sentit le souffle chaud du premier sur sa joue et le monde devint blanc.
  
  
Citation:
Owen, qui avait eu le réflexe de lever son avant bras devant son visage, tomba à la renverse sous la force du renard qui s’était jeté sur lui, et fut éblouit par l’éclat du soleil. Étonnement, il ne ressentait aucune douleur, aucun souffle chaud sur son visage, pas de poids sur lui signifiant qu’un des renards était en train de se repaître de sa chair…

Jack : IANTO !!! Cours !!

Owen se releva d’un coup et se retourna juste à temps pour voir ses deux amis prendre leurs jambes à leur cou, suivis de très près par les 5 renards. Sans trop réfléchir aux conséquences - blesser un des clones signifiant pour lui ressentir de pénibles douleurs - il tendit de nouveau la main vers le framboisier sauvage et entreprit de cueillir d’autres poignées de fruits qui y pendaient, cela pourrait peut-être faire revenir les monstres roux.

Il se retourna vers la lisière de la forêt et les vit apparaître. 5 nouveaux Owens se tenaient en rang d’oignons ne sachant pas quoi faire. Il ne savait pas si les renards seraient plus intéressés par 5 Owens que par son patron et le coffeeboy, mais ça valait le coup d’essayer. Les quintuplés s’avancèrent vers leur original alors que les 5 renards abandonnaient leur chasse et revenaient vers le lieu du « crime ».

Owen : ça marche ! se dit-il.

Il se tint immobile, retint sa respiration bien qu’il n’en ait nul besoin et ferma les yeux. Il n’était pas le genre d’homme à fuir devant la douleur, le sang et les blessures, mais là, il s’agissait de regarder cinq « lui » se faire dévorer vivants et d'en ressentir les effets sur lui et ça, c’était plus que ce qu’il pouvait en supporter.

Les 5 renards étaient revenus très rapidement vers le groupe qui s’était formé. La peur se lisait dans les cinq paires d’yeux des clones et ils ne savaient apparemment pas quoi faire… rester plantés là ou fuir… c’est pour la seconde solution et, bien entendu celle qu’Owen espérait qu’ils choisiraient, qu’ils optèrent. Owen sursauta lorsqu’il entendit la voix de Jack dans son oreillette.

Jack : Owen ?
Owen : Oui, toujours là !
Jack : Oui, je sais, je te vois… Je voulais juste être sûr que c’était bien le « vrai » toi.

Owen ouvrit les yeux et vit arriver devant lui… Une … Une… un truc sur roues, vert, bringuebalant et faisant peur à voir… Le véhicule s’arrêta à sa hauteur et Jack lui hurla de grimper à bord. Owen ouvrit la portière arrière et tenta de s’insérer dans le minuscule espace que les sièges, poussés au maximum vers l’arrière, avaient laissé.

Owen : Je peux pas rentrer dans cette boîte de fayots !

Tandis que les clones se séparaient en deux groupes et prenaient chacun une direction différente, trois d’entre eux retournant dans la forêt tandis que les deux autres partaient en direction d’une ferme. Aussitôt des hurlements de peur commencèrent à s’élever par delà les arbres.

Ianto : Magne-toi ! Allonge-toi sur la banquette !!
Jack : Oweeeeeeeeen ….. MONTE !!! Ils vont pas tarder à revenir !!!

Owen se jeta sur le siège arrière, tenta un demi-tour acrobatique et referma la portière tant bien que mal tandis que Jack démarrait en trombe manquant d’enliser les roues avant. Des gerbes de terre s’envolèrent lorsqu’ils démarrèrent et Jack enclencha la seconde dans un bruit grinçant.

La voiture était secouée de toutes parts, bien qu’une 2CV soit, dans les campagnes françaises, le véhicule qui s’apparentait le plus à un tout terrain, le piteux état de celle-ci n’annonçait rien de bon. Owen, coincé à l’arrière, les genoux repliés, la tête tapant contre la portière à chaque bosse ou trou que les roues rencontraient, n’arrêtait pas de hurler, pas de mécontentement, mais de douleur, la même que celle que ressentait ses clones, mais cinq fois plus forte. Il lui semblait que des centaines de crocs s’enfonçaient dans sa chair, le déchiquetait… Mais heureusement pour lui les douleurs n’étaient que ressenties et pas réelles, comme il l’avait espéré vu sa condition de « non vivant ».

Ianto s’accrochait de toutes ses forces à la poignée située au-dessus de la glace et ses pieds étaient enfoncés dans la mince paroi afin de se caler au mieux dans son siège, même si cela était synonyme de douleurs insoutenables, liées aux ressorts qui butaient contre son dos. Il ne pouvait rien faire pour aider Owen, à son grand désarroi. Jack quant à lui était tellement occupé à essayer de garder la voiture sur ses quatre roues qu’il n’avait pas conscience qu’il touchait le plafond du véhicule à chaque secousse. Ianto se demandait si le mal de crâne qui en résulterait serait à la hauteur du tragi-comique de la situation.

Puis, la douleur d’Owen prit fin, ses clones avaient rempli leur mission et ses hurlements cessèrent.

Ianto : Owen ? ça va ?
Owen : Oui, c’est fini … ils sont …
Jack : Juste derrière nous !

Il appuya de plus belle sur l’accélérateur afin d’essayer de gagner du terrain sur leurs assaillants à quatre pattes. Alors qu’ils tentaient de rejoindre la route goudronnée qui se trouvait à environ 500 mètres d’eux, un nid de poule plus gros que les autres fit faire un bond à la 2CV, ce qui eut pour effet de mettre en marche l’antique autoradio. « Vous êtes sur FBN, 85.3Fm, Il fait beau, pas de pluie selon Mr Météo. Tout de suite un morceau bien connu des normands datant de 1973… Bonne journée sur France Bleue Normandie ! »

Ianto essayait d’arrêter l’appareil mais sans succès, les boutons de réglage du son et de recherche de stations étaient coincés et le volume était insupportable.

Ianto : J’ARRIVE PAS À BAISSER LE VOLUME JACK !

Il était obligé de hurler pour essayer de couvrir le bruit de la musique qui venait de commencer…

Je suis américain et je vis en Pennsylvanie. En 1944 j'étais sergent dans l'infanterie. Jeannette et moi on s'est mariés. C'était le mois de mai

Ianto tapait de plus en plus fort sur l’autoradio, espérant qu’un nouveau choc aurait l’effet inverse…

Et l'on m'a parachuté sur un village Français. La guerre, Jeannette, je te l'ai racontée. Et dans mon cœur j'ai toujours gardé.

Jack : ARRÊTE ÇA ! C’EST INSUPPORTABLE !

Les vaches rousses, blanches et noires, sur lesquelles tombe la pluie

Owen : QUOI ?

Et les cerisiers blancs made in Normandie

Jack : JE DIS A IANTO QU’IL FAUT QU’IL ARRÊTE CETTE RADIO !

Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie

Owen : QU’IL FASSE UNE RADIO ? IL EST BLESSE ?

Les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie

Ianto : NON, QUE J’ARRÊTE LA RADIO !

Un petit village plein d'amis et puis les filles aux joues rouges

Owen : QUE TU ARRÊTE LE JUDO ?

Qui donnent aux hommes de là-bas, qui donnent aux hommes de l'amour

Jack sortit tant bien que mal son arme et visa l’autoradio. Ianto eut juste le temps de se tourner avant que des étincelles jaillissent du centre du tableau de bord.

L'am……our ma……..de in Norm………………

Jack : Voilà qui est mieux… la supériorité de l’intelligence contre la matière…
Ianto : Je dirais plutôt la supériorité du bourrin contre la matière…
Jack : Hé… ça hurle plus… donc j’ai gagné… t’es pas content ?
Ianto : Si… mais qui sait où la balle est allée se loger ?
Jack : …
Ianto : Mouais, je pensais bien…
Owen : Dites… ça serait bien si on trouvait une autre voiture, plus... confortable que ce tas de boue.
Jack : Pour l’instant on va surtout essayer de semer les renards… pour le reste on verra après !

La 2CV arrivait à proximité de la route, encore quelques mètres et ils pourraient prendre de la vitesse et distancer la meute. Lorsque les roues atteignirent le goudron, les occupants laissèrent échapper un soupir de soulagement et purent desserrer les mains de leur attache de fortune. Jack appuya sur l’accélérateur et, ignorant les règles élémentaires de conduite, fila à toute allure droit devant lui. Ianto n’avait même pas l’envie, ou était-ce la force, de lui rappeler qu’il fallait rester sur la droite de la route. Tout ce qu’il souhaitait c’était s’enfuir le plus loin possible de cet endroit.

Ils roulèrent durant 20 minutes, frôlant les 90 km/h que la 2CV acceptait d’atteindre. Avec toujours dans le rétroviseur, la meute des 5 renards à leurs trousses. Puis, la voiture commença à toussoter, à faire des soubresauts et de la fumée sortit du capot.

Ianto : C’est pas bon …

Jack regarda son employé d’un regard noir, signifiant… « Ok, j’ai fait une connerie avec l’autoradio, mais ne t’avises pas de me le dire ! »

Owen : Qu’est-ce qui se passe ?
Jack : Prépare-toi à sortir de la voiture et à courir Owen …
Owen : Quoi ?
Jack : On va pas tarder à tomber en panne !
Owen : D’essence ?
Ianto : Non…

La voiture eut un dernier sursaut puis s’immobilisa. Jack et Ianto s’extirpèrent avec difficulté de leurs places avant tandis qu’Owen rampait sur la banquette afin de descendre. Les trois équipiers jetèrent un coup d’œil derrière eux, la meute s’approchait de plus en plus. Ils s’élancèrent et coururent le plus rapidement possible, Ianto aidant Owen encore affaiblit par ce qu’il avait ressenti… espérant … l’improbable… distancer les bêtes assoiffées de sang.

Puis soudain, les renards se mirent à glapir, ce qui alerta Jack. Ils étaient restés silencieux jusqu’à maintenant. Pourquoi se mettaient-ils à glapir ? Il ralentit sa course sous les yeux étonnés de Ianto et Owen qui le dépassèrent. Il regardait en direction des animaux qui s’étaient arrêtés comme si un mur imaginaire les empêchait d’aller plus loin… Il fit demi-tour et se rapprocha d’eux.

Ianto : Jack ! Qu’est-ce que tu fais ?

Le Gallois et Owen s’étaient également retournés. Tous deux se posaient les mêmes questions que celles de leur capitaine. Pourquoi s’étaient-ils arrêtés ?

Jack se tenait à 5 mètres de la meute qui faisait les cent pas le long de la ligne invisible qui les empêchait de continuer.

Jack : Ianto !
Ianto : Oui ?
Jack : Tu peux me dire à quelle distance de Ste-Thérèse on se situe ?
Ianto : Oui, attend.

Ianto sortit son PDA et rechercha l’information.

Ianto : 42 km, pile.
Jack : Je m’en doutais…
Ianto : Comme les 42 km dont a parlé Liam… ils ne pourraient pas dépasser cette limite alors ?
Jack : Apparemment pas… Mais ce n’est pas ce qui va nous permettre de nous en débarrasser… il faut qu’on y retourne et qu’on trouve ce vaisseau…
Owen : Les gars… ils repartent…
Ianto : Jack ! Ton bracelet, il recommence à clignoter !

------------------------------

Tosh avait ramené Owen bis au « Trou Normand » et l’avait installé dans la chambre d’Owen. Pour l’instant il se reposait. Elle essayait tant bien que mal d’analyser l’échantillon de lait et les coquilles d’œufs trouvés dans le ruisseau avec le peu de matériel qu’elle avait à sa disposition, c'est-à-dire une trousse de réactifs et un microscope portatif.

Alors qu’elle pestait contre Jack et Ianto qui n’avaient pas ramené le SUV et le matériel qui y était resté, elle eut une idée. Liam était vétérinaire, il devait sûrement avoir des machines pour faire des analyses… Mais elle ne pouvait laisser Owen bis seul. Elle appela alors Gwen.

Tosh : Gwen ? Tu pourrais revenir à l’hôtel avec Liam, je dois lui demander quelque chose.
Gwen : Ok, donne-nous 10 minutes, on arrive, le temps de finir d’avertir les habitants et de faire fermer les routes par les gendarmes.
Tosh : D’accord.

Liam et Gwen arrivèrent un quart d’heure plus tard. Tosh demanda à Liam s’ils pouvaient utiliser ses appareils, ce qu’il accepta et ils partirent vers le cabinet vétérinaire laissant Gwen avec Owen bis, toujours assoupi. N’ayant pas d’ordinateur pour effectuer des recherches elle aussi, Tosh l’avait emporté avec elle, Gwen alluma la télévision. Elle fit défiler les chaînes les unes après les autres, espérant tomber sur un programme en anglais. Mais rien… et seulement 5 chaînes.

Gwen : Bloody campagne française !
Owen bis : Je croyais que tu aimais la campagne ?
Gwen : Owen ! Tu m’as fait peur … Je croyais que tu te reposais ?
Owen bis : Ils arrivent…
Gwen : Qui ?
Owen bis : Les animaux de la forêt… ils arrivent.
Gwen : Tu sais comment les arrêter ?
Owen bis : Il faut retrouver le vaisseau et l’Orcanie.
Gwen : L’Orcanie ? Qu’est-ce que c’est que ça ?
Owen biss : Ce qui permet de contrôler le vaisseau. Sans l’Orcanie on ne pourra maîtriser l’énergie de la faille.
Gwen : Et ça ressemble à quoi ?
Owen bis : ça ressemble à une boîte quelconque sur laquelle il y a des symboles aliens… Jack et Ianto l’avaient trouvée chez le fermier, mais « ils » l’ont récupérée durant l’accident, je n’ai pas pu les en empêcher…

Le téléphone de Gwen sonna. C’était Tosh.

Gwen : Oui Tosh, tu as trouvé quelque chose ?
Tosh : Avec ces appareils, ce n’est pas évident, mais si j’en crois ces relevés, on va avoir un problème dans peu de temps…
Gwen : On ?
Tosh : Oui, quoi que ce soit, ça commence à toucher l’espèce humaine…

--------------------------------

Jack tapota sur son bracelet qui continuait à clignoter, plus rapidement encore que la dernière fois.

Owen : Qu’est-ce que ça dit ?
Jack : La meute se dirige vers un point précis dans la forêt. Ma main à couper que c’est là que ce trouve le vaisseau…
Ianto : On fait quoi alors ?
Jack : On va faire du stop pour rentrer !
Owen : Du stop ? Décidément … Je hais la campagne !
Jack : Allez Ianto, va montrer tes belles gambettes aux voitures qui passent au croisement et trouve-nous en une qui nous ramène à Ste-Thérèse.

Jack commença à marcher le long de la route, sifflotant et chantonnant… sous le regard médusé de ses deux amis …

Jack : « Les vaches rousses, na na na , sur lesquelles na na la pluie et les na na na blancs made in Normandie … »



Relecture par Yeles

Citation:

Ianto leva les yeux au ciel, soit le Capitaine s’était un peu trop tapé la tête dans la 2CV, soit il ignorait sciemment son téléphone portable simplement pour le plaisir de le mettre mal à l’aise.

Ianto : certainement pas, je te rappelle que j’ai mon portable. Je téléphone à Gwen pour qu’elle vienne nous chercher.

Ianto qui soutenait Owen le lâcha, celui-ci s’assit sur l’asphalte manifestement encore très secoué par les décisions qu’il avait dû prendre et leurs conséquences tant physiques que psychologiques.

Jack considéra Ianto un instant, il allait lui faire une remarque quand il eut une idée.

Jack : Elle est avec Liam, qu’ils viennent nous chercher mais à DEUX voitures.
Ianto : Pourquoi deux voitures ?
Jack : Appelle, c’est tout. Qu’ils nous localisent avec le signal de ton portable, Gwen trouvera le matériel nécessaire à l’hôtel.

Owen se sentit soulagé, il n’avait pas du tout envie de se retrouver dans un nouvel engin à 4 roues comme savaient en faire les français. Il venait d’en faire l’expérience et il n’était pas prêt de recommencer. Il faisait confiance à Gwen pour venir les chercher avec un véhicule normal, enfin c’est ce qu’il espérait.

Ianto s’exécuta sans connaître le plan du Capitaine qui s’enferma ensuite dans un mutisme complet.
A peine 25 minutes plus tard, ils virent arriver Liam dans sa voiture suivie par Gwen dans un véhicule bleu avec l’inscription « Gendarmerie Française ».

Owen : cool ! Comment tu as eu cette voiture ?? demanda-t-il alors que Gwen descendait du véhicule.
Gwen : je suis allée voir les gendarmes français. Ils ont pas compris grand-chose à ce que je disais mais mon charme a agi … Qu’est-ce qui vous est arrivé ??
Owen : oh, comme d’habitude on a failli se faire tuer, mais cette fois par 5 énormes renards et se sont 5 clones qui en ont fait les frais. On ne serait plus là s’il n’y a avait pas eu une limite invisible, juste là.

Owen traça une ligne imaginaire au sol.

Ianto : ils sont repartis, comme s’ils répondaient à un signal.
Gwen : le clone d’Owen m’a dit que les animaux de la forêt arrivaient …
Jack : je suppose qu’ils se sentent menacés, ils doivent se rassembler.
Gwen : il a aussi parlé de l’objet que vous aviez trouvé à la ferme. Cela permettrait de maîtriser l’énergie de la faille d’après lui.
Jack : ton double en connaît beaucoup, Owen. C’est étrange.
Liam : avec Tosh nous avons effectué des analyses sur les échantillons de lait et d’œufs. Ils sont génétiquement modifiés et leur consommation peut s’avérer dangereuse … les animaux ont été contaminés et cela va se propager à la population si on ne fait rien.

L’adrénaline de la course-poursuite se dissipait, Jack façonnait mentalement son plan. Il finit par donner ses ordres :

Jack : Gwen, donne-moi ton portable. Je veux que tu ramènes Ianto et Owen à l’hôtel.

Ianto l’interrompit.

Ianto : pourquoi ? Je ne viens pas avec toi ??

Jack, manifestement agacé répondit :

Jack : il n’y a pas de place pour la vox populi au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. Tu n’as rien dans le ventre depuis le ferry de ce matin. Donc vous rentrez à l’hôtel, vous mangez. La journée est loin d’être terminée. Owen, je veux que tu examines Ianto, il a peut être des blessures internes depuis l’accident de voiture. Demande à Tosh de lancer un scan de la forêt, je voudrais une confirmation que le vaisseau se trouve bien aux coordonnées indiquées par mon bracelet. Il faut absolument qu’on le retrouve, c’est la source de tous nos ennuis, mais on ne va pas se jeter dans la gueule du loup, c’est le cas de le dire. Liam, tu viens avec moi, je veux vérifier quelque chose.

Ianto fronça les sourcils, il n’avait pas du tout envie de laisser Liam aux mains de Jack. Liam le comprit et lui tapa sur l’épaule en signe de réconfort en arborant un sourire censé le rassurer. En revanche celui que vit Ianto sur le visage de Jack ne lui plut pas du tout.

Ianto : Liam, ne le laisse pas conduire, sous aucun prétexte.

Jack lui décrocha un regard sombre, chacun repartit de son côté.

**********

Owen, Gwen et Ianto rejoignirent l’hôtel et à leur arrivée ils trouvèrent Tosh à l’entrée, qui les attendait.

Tosh : quand le clone s’est tordu de douleur j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose, dit-elle en s’adressant à Owen.
Tosh : Qu’il VOUS était arrivé quelque chose, se reprit-elle.

Elle semblait émue et prit Owen dans ses bras. Owen ne dit rien, pour une fois il resta silencieux. Gwen et Ianto comprirent qu’il valait mieux les laisser et ils se dirigèrent vers le bistrot qui donnait sur la place.

Owen : nous avons été attaqués par des renards, pas la gentille bestiole dont on a l’habitude si tu vois ce que je veux dire.
Tosh : oui, j’imagine.
Owen : j’ai dû créer 5 doubles et … je les ai abandonnés à leur sort pour occuper les renards … on s’est enfuis.
 
Tosh, le serra un peu plus fort et Owen s’abandonna dans ses bras. Il y cherchait du réconfort mais aussi le courage nécessaire pour continuer. Après quelques minutes, ils furent rejoints par Gwen et Ianto qui avaient acheté des sandwichs, Ianto avait même obtenu un thermos de café. Ils commencèrent à manger dans la chambre de l’hôtel où ils avaient retrouvé Owen bis. Tosh les rejoint quelques minutes après, manifestement d’humeur joyeuse.

Tosh : j’ai lancé un scan de la forêt, on va peut être pouvoir localiser le vaisseau.
Owen : avant de repartir chercher ce fichu vaisseau, il faut que je t’examine Ianto. Le Capitaine est inquiet, lança Owen gouailleur, en faisant un clin d’œil aux filles. Il ajouta :
Owen : Est-ce que tu as mal quelque part ?
Ianto : content de voir tu vas mieux Owen. A vrai dire, j’ai mal partout …

**********

Jack monta à l’arrière de la voiture de Liam qui n’avait toujours pas de siège à l’avant, sans même demander à prendre le volant.

Liam : où allons-nous ?
Jack : on retourne à ferme des Corillons.

Liam démarra et repartit vers la forêt, une désagréable sensation se matérialisa au creux de son ventre.

Jack : une chose m’intrigue, pourquoi ne nous as-tu pas parlé de cette histoire de vaisseau ?

Liam nota le ton autoritaire voire suspicieux du Capitaine. Il soupira, toute cette histoire commençait à lui rappeler un peu trop Torchwwod 1. Il ne pensait pas que les événements allaient prendre cette tournure. Quand il avait appelé Ianto il était inquiet pour les animaux et les habitants de St Thérèse. Il ne regrettait pas son appel car il était évident qu’eux seuls pouvaient agir et éviter la catastrophe qu’il pressentait. Mais il n’avait pas pensé à lui, à ce qu’il pourrait ressentir.

Liam : franchement je n’y croyais pas. L’endroit est si calme, je sais d’expérience que ce n’est pas compatible avec une activité extraterrestre. Peut être aussi … que j’ai occulté sans le vouloir cet élément. Je suis venu ici oublier tout ça et crois-moi j’essaye de tout faire pour.

Jack laissa à Liam un moment de répit.

Jack : si tu voulais tout oublier, pourquoi as-tu gardé le contact avec Ianto ?
Liam : Nous faisions équipe à Torchwood 1. Après Canary Warf, j’étais si mal, il a une capacité de résilience que je n’ai pas, il m’a aidé à survivre. Ça crée des liens. Il est comme un frère pour moi.
Jack : que t’as dit Ianto a mon sujet ?

Liam ne put s’empêcher de sourire à cette question tout à fait superflue dans le contexte.

Liam : beaucoup de choses ! Tu devrais en discuter avec lui.

Jack était irrité, Ianto ne lui avait jamais parlé de Liam, il détestait découvrir encore des choses, en particulier des collègues survivants de Torchwood 1. Ianto était décidément très cachottier, cela éveillait la curiosité et la jalousie du Capitaine. Liam jeta un œil dans le rétroviseur et vit le visage fermé de Jack.

Jack : non, dis-moi.

Liam, pour la première fois seul avec Jack, ne se sentait plus si à l’aise. Le ton et les questions du Capitaine le gênaient. Il décida d’y mettre fin en disant la vérité toute crue.

Liam : il t’aime … t’admire et te respecte profondément. Il ne fait aucun doute qu’il donnerait sa vie pour toi.

Jack ne s’attendait pas à cette réponse, jamais de tels mots n’avaient été mis sur leur relation. Il encaissa et comme l’espérait Liam, mit fin à son questionnement. Seulement oralement car dans son esprit les mots tournoyaient …
Tout comme Jack, les pensées de Liam allaient vers Ianto. Vraiment il ne comprenait pas comment il pouvait continuer à vivre ainsi. Il avait cela dans le sang, c’était la seule explication.

Liam rompit le silence si chèrement acquis.

Liam : n’est-ce pas dangereux de revenir à la ferme ? Je n’ai pas vu l’état du SUV mais l’attaque semblait violente.
Jack : les animaux se rassemblent pour protéger le vaisseau, le point indiqué par mon bracelet est suffisamment éloigné de la ferme pour que ce ne soit pas dangereux.
Liam : c’est quoi ce bracelet, c’est en relation avec le Docteur ?

Liam se mordit la langue il n’aurait pas du poser cette question, il avait parlé trop vite. Les obsessions de Torchwood 1 remontaient à la surface … Jack ne dit rien mais Liam sentit son regard réprobateur dans son dos.
Le fermier les attendait sur le pas de porte, il les avait entendu venir, de loin. Jack s’extirpa de la voiture, heureux de pouvoir étirer ses jambes.

Fermier : Ah, Liam, tu viens avec de bonnes nouvelles ?
Liam : pas encore Pierre, mais nous avons les meilleurs pour nous aider, ajouta-t-il en se tournant vers Jack.
Jack : je voudrais avoir quelques détails sur le crash dont vous nous avez parlé. Selon les rumeurs, où est-ce que ça s’était passé ?
Pierre : dans la forêt, je vais vous montrer sur une carte.

Il rentra dans la maison et en ressortit avec une carte qu’il posa sur le capot de la voiture.

Pierre : par ici d’après ce qui s’est dit, mais c’était il y a si longtemps …

Il s’interrompit et regarda le Capitaine.

Jack : qu’est-ce qu’il y a ?
Pierre : votre manteau ... il me fait penser à la guerre. Il y a un bunker allemand dans cette zone. Mon père m’a raconté que c’était un abri enterré pour les troupes. Assez grand je crois.
Jack : qu’est-ce que tu en penses Liam ? Si tu venais d’atterrir et que tu devais te cacher, ce serait pas mal non ?
Pierre : vous croyez à ma théorie des extraterrestres ?
Jack : absolument !
Liam : ce serait une bonne cachette … mais pourquoi se cacher pendant 60 ans ? Pourquoi est-ce qu’il ne s’est rien passé pendant tout ce temps ?
 
Jack réfléchit un instant aux questions de Liam.

Jack : il lui a peut être fallu 60 ans pour réparer son vaisseau à la technologie très avancée …

Le portable de Jack sonna à cet instant.

Tosh : Jack, j’ai lancé un scan de la forêt sur un périmètre autour du point indiqué par ton bracelet et je n’ai pas trouvé la source. Mais la faille n’a rien à voir avec celle de Cardiff, il faudrait que je reconfigure le programme avec les nouveaux paramètres pour être sûre …
Jack : pas la peine, j’ai une autre piste. Je t’envoie des coordonnées approximatives, trouve-moi dans cette zone un bunker allemand. Que Ianto et Owen nous rejoignent là-bas avec des lampes torches et toutes les armes disponibles. Toi tu restes à l’hôtel, tu nous guideras et contacteras si nécessaire les renforts. Emmenez le clone d’Owen.
Tosh : c’est comme si c’était fait.

Jack raccrocha et avec Liam ils repartirent après avoir remercié le fermier.
Jack et Liam arrivèrent les premiers au point de rendez-vous. Une dizaine de minutes plus tard, le reste de l’équipe les avait rejoint, toujours dans la voiture de la gendarmerie.
Pendant que Jack et Gwen discutaient, Ianto en profita pour s’approcher de Liam. En leur tournant le dos, il s’adresse à lui discrètement :

Ianto : comment ça va ?
Liam : j’espère que vous allez trouver le vaisseau et mettre fin à toute cette folie.
Ianto : je voulais dire comme tu te sens toi ?
Liam : troublé … ton Capitaine ne doit pas être quelqu’un facile à vivre. Il est pire que ce que tu m’avais raconté …
 
Liam jeta un œil en direction de Jack pour constater qu’il les observait.

Liam : ce n’est pas possible, il a des yeux dans le dos ton Capitaine …

Ianto sourit et se retourna pour aller les rejoindre.

Jack : je préfère que Liam rejoigne Tosh à l’hôtel. Ianto tu as les coordonnées et les plans du bunker sur ton PDA, tu nous guides.

Liam rejoignit l’intendance avec soulagement.

Trente minutes plus tard, ils observaient l’entrée du bunker. Tout était calme, pas de signe d’animaux agressifs ni d’activité extraterrestre. Armes au poing, ils décidèrent d’approcher. La partie visible du bunker était recouverte de mousse et de branchages et l’entrée était emmurée comme l’avait dit Pierre.
Devant l’entrée, Ianto rompit le silence :

Ianto : regarde Jack, il y a un interstice. Tu devrais essayer la clé …

A cet instant ils entendirent un cliquetis qui confirma l’intuition de Jack …   



Bêta : Missy



Citation:
Jack approcha la clef de la fente qui se trouvait sur la porte. Les cliquetis se rapprochaient dangereusement. Gwen se retourna, guidée par la curiosité de voir ce qui produisait ce bruit.

Gwen – Mon Dieu ! Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?

Tous les autres, à l’exception de Jack qui s’acharnait sur la serrure, se tournèrent. Gwen mis ses mains sur sa bouche et Ianto poussa un cri. Un nuage de particules argentées fonçait droit sur eux. Elles ne devaient pas mesurer plus de 3 centimètres mais la masse qu’elles représentaient était impressionnante.

Ianto – Jack ! Dépêche-toi !
Jack – Minute !
Ianto – J’ai pas envie de revivre la même chose que tout à l’heure !
Jack – voilà, encore un clic, je crois que c’est bon là…

Mais alors que Jack ouvrit la porte, les cliquetis traversèrent le groupe. Ils le traversèrent mais ne s’en soucièrent pas un seul instant et poursuivirent leur course dans le long couloir qui se trouvait maintenant devant eux.

Gwen – Quelqu’un peut m’expliquer ?
Owen bis – Je ne comprends pas… ça n’est pas normal.
Owen – Mais comment peux-tu savoir si c’est normal ou pas ? Je ne comprends pas.
Ianto – C’est parce qu’il est intimement lié à tout ça. Il a certes tes souvenirs, il est peut-être relié à toi physiquement, mais son existence propre repose sur ce qui se trouve ici.
Owen – Quelque chose est en train de se produire.
Jack – Et on va être vite fixés. Suivez-moi !

Jack avança dans le long couloir sombre, suivi de près par le reste de groupe. Owen bis hésita un instant mais il ne pouvait rester seul dans l’entrée. Il se résolut donc à avancer lui aussi. Une faible lumière provenait du bout du couloir et elle augmentait au fur et à mesure qu’ils avançaient. Lorsqu’ils furent arrivés au bout, Jack fit signe aux autres de s’accroupir et ils entrèrent dans la pièce suivante.

On était loin d’un intérieur de bunker. Des appareils étaient branchés ça et là et soudain, Ianto les remarqua. Il tapota sur l’épaule du capitaine

Ianto – Tu peux me dire ce que c’est que ça ?

Deux êtres argentés et longilignes se tenaient dans un coin de la pièce. Ils semblaient en grande discussion mais aucun son ne sortait.

Gwen – Mon Dieu, c’est magnifique.
Owen bis – Magnifique mais mortel. Ils risquent de causer notre perte.
Jack – Tu peux me dire ce qu’ils sont en train de faire ? Toi qui a l’air d’en savoir finalement beaucoup.
Owen bis – Pour ce que j’en sais, ces créatures sont des orcans. Ils se sont écrasés sur terre il y a une soixantaine d’années.
Owen – Ouais, ça on le sait. Mais qu’est-ce qu’ils foutent ici ?
Owen bis – J’y viens. Leur vaisseau a subit des dommages difficilement réparables. Ils ont dû avoir recours à des méthodes complexes pour pouvoir procéder aux réparations. Ils ont sondé la région entière pour retrouver un des éléments essentiels. Sans votre intervention, ils n’y seraient sans doute pas parvenus.
Ianto – Tu veux parler de l’orcanie ?

Owen bis – tout à fait. C’est une pièce essentielle de leur vaisseau. Sans elle, ils ne pourront jamais repartir. Elle était restée en dormance pendant plusieurs décennies. Mais ces dernières semaines, elle s’est subitement réactivée. C’est ça qui a provoqué la distorsion temporelle et qui a eu les effets que l’on connaît sur la nature environnante. Ils pourraient repartir mais j’ai l’impression que quelque chose ne se passe pas comme ça devrait. Ils n’arrivent pas à remettre l’orcanie à sa place. Et la distorsion prend plus en plus d’ampleur.
Jack – Tu veux dire que…
Owen bis – Oui, s'ils ne parviennent pas à remettre la pièce à sa place, la faille va devenir tellement grande qu’elle risque d’absorber Ste Thérèse dans un premier temps, puis la région alentour, puis tous le pays… Enfin, vous voyez le topo. Je ne sais pas si nous pour…

Il fut interrompu par une nouvelle nuée argentée qui passa au-dessus d’eux. Celle-ci se stationna à proximité des deux autres êtres et soudain, un nouvel orcan se matérialisa.

Gwen – Mais ils sont combien comme ça ?
Owen bis – Ils sont tous là. Et je crois bien qu’ils savent que nous sommes là.

En effet, les trois orcans s’étaient tournés vers le groupe et les fixaient du regard. L’un deux s’avança doucement et tendit la main dans leur direction. Un sifflement suraigu résonna dans la tête de tout le monde pendant une fraction de seconde et avant que quiconque ne puisse prendre la parole, une voix s’éleva dans la tête de Jack.

Orcan – Je suppose que vous êtes le responsable à en juger par votre grade.
Jack – Captain Jack Harkness. Ravi de voir que vous connaissez les grades de notre planète.
Orcan – Depuis le temps que nous sommes sur Terre, nous avons eu le temps de vous étudier. Que faites-vous ici ?
Jack – Nous avons été contactés par un ami suite aux événements qui ont commencé il y a quelques temps dans la région. Et j’ai crois savoir que tout ceci est lié à votre présence et surtout à cet objet.

Jack montra l’orcanie qui rayonnait sur le plan de travail à proximité.

Orcan – Nous sommes désolés de tous les désagréments que nous avons causés. Nous sommes un peuple de nature pacifique.
Ianto – Pacifique ? Ce que nous avons vu cet après-midi laisse à supposer que non.
Orcan – Nous devions à tout prix récupérer l’orcanie. Ça fait bien trop longtemps que nous cherchons à repartir chez nous. Nous sommes si proches du but.
Toshiko – Je peux peut-être vous aider ? J’ai acquis pas mal de connaissances en technologie extraterrestre, on va bien voir si ça va me servir à quelque chose.

Surpris, Jack se retourna. Tosh se tenait à l’entrée de la pièce, Liam en retrait derrière elle.

Jack – Qu’est-ce que tu fais ici ? Je t’avais demandé de rester à l’hôtel.
Tosh – ça faisait plusieurs minutes que je ne recevais plus aucun signal. J’ai donc demandé à Liam de m’amener ici pour voir ce qui se passait. Je crois que j’ai bien fait.

L’orcan sembla sonder Tosh du regard pendant un instant.

Orcan – Pourquoi pas. Si ça peut nous permettre de repartir.

Toshiko approcha de l’orcanie, la prit dans ses mains et l’inspecta sous tous les angles. Puis elle regarda le tableau de bord et en étudia les moindres recoins. Les deux autres orcans lui indiquaient ce qu’ils avaient fait jusque là. La jeune femme était dans son élément, ravie de mettre en application ses capacités dans une situation critique comme celle-là.

Ianto – Mais… et pour toutes les personnes qui ont disparu ? Vous avez une idée de ce qui leur est arrivé ?
Owen bis – Ce sont les arbres…
Liam – Les arbres ?
Gwen – Mais oui, Marie avait parlé des arbres. Mon Dieu, vous voulez dire qu’ils sont devenus des arbres ?
Orcan – Tout à fait. Mais une fois que l’orcanie se sera éloignée d’ici, tout devrait redevenir normal. Les arbres, les animaux, tout.
Jack – ça me paraît bien simple comme issue. Vous êtes sûrs de vous.
Orcan – Formel. Mais il faut pour cela que nous puissions partir.
Toshiko – Ce qui ne devrait pas poser de problème maintenant.
Jack – Tu as réussi ?
Toshiko – Nous avons réussi. Cette technologie est assez proche de ce que j’ai pu étudier l’an dernier avec le traducteur. L’orcanie créé un lien entre le vaisseau et son pilote. Un lien psychique qui lui permet de le faire décoller et le diriger ensuite. Il ne manquait que peu de choses pour parvenir à un branchement fonctionnel. Mais maintenant, c’est fait. J’ai configuré le système pour qu’il reconnaisse de nouveau l’A.D.N de ses pilotes. Visiblement, leur séjour prolongé sur notre planète l’a modifié. C’est pour cela que ça ne pouvait pas fonctionner.

Toshiko souriait. Elle aurait pu passer des heures à expliquer la façon dont elle avait procéder mais le bracelet de Jack se mit une nouvelle fois à clignoter.

Jack – Le temps presse, la faille est sur le point de s’ouvrir à nouveau. Sans vouloir vous commander, je pense qu’il est temps pour vous de rentrer chez vous.
Orcan – Plus que temps. Merci beaucoup pour votre aide. Sans vous, nous n’y serions sans doute jamais arrivés à temps.

Les orcans saluèrent le groupe mais s’inclinèrent respectueusement devant Toshiko qui s’inclina à son tour. Puis tout le groupe sortit du bâtiment et s’éloigna au pas de course. Nul ne savait ce que le décollage du vaisseau orcan allait faire mais aucun ne voulait en subir les conséquences.

Ils se placèrent à bonne distance du bunker et se tournèrent pour lui faire face. Une vive lumière monta de sa base, puis un vrombissement se fit entendre. La terre se mit à trembler, faisant tomber Gwen au sol, ainsi que Liam et Toshiko. Les deux Owen, Jack et Ianto se tenaient debout tant bien que mal, regardant le vaisseau décoller. Mais soudain, l’appareil s’immobilisa, une chaîne le retenait et ne voulait pas céder.

Le bracelet de Jack s’affolait, le temps était compté. C’était plus qu’il n’en fallut à Owen bis pour se décider. Il se précipita vers la chaîne pour libérer le vaisseau orcan.

Owen – Non ! Tu vas te faire griller ! Je ne veux pas subir ça !
Owen bis – Arrête ça. Tu sais aussi bien que moi que de toute façon, mon aventure s’arrête ici. Une fois que le vaisseau sera reparti, l’influence de l’orcanie cessera et je repartirai comme je suis venu. Alors, maintenant ou dans une heure, quelle importance ? Ils doivent partir. Ça doit cesser. Je dois disparaître. Ce sera rapide, tu n’auras pas le temps de souffrir.
Owen – Mais… pourquoi ?

Owen bis était arrivé sous le vaisseau et s’était saisi de la chaîne. Et, alors qu’il était en train de tirer dessus, il se tourna vers Owen une nouvelle fois.

Owen bis – Promets-moi juste une chose.
Owen – Laquelle ?
Owen bis – Regarde-la. Regarde-la vraiment… avant qu’il ne soit trop tard.
Owen – Mais qui ?

Il parvint à dégager la chaîne du sol et dans un sourire, il fut pulvériser par la poussée de propulsion du vaisseau orcan. Owen s’écroula au sol dans un hurlement de douleur.

Ils restèrent là un instant, encore sous le choc de ce qu’ils avaient vu. Gwen s’était précipitée auprès d’Owen pour voir comment il allait. Il se releva et la regarda silencieusement.

Gwen – Tu vas bien ?
Owen – Je viens de me voir mourir, mais à part ça, on peut dire que ça va.
Gwen – Tu sais ce qu’il a voulu dire ?
Owen – Aucune idée.

Il se redressa, passa devant Toshiko puis s’éloigna. Il faisait nuit noire et le calme régnait dans les bois.

Jack – Et si nous rentrions ?
Ianto – Tu penses que la situation va revenir à la normale ?

Une petite famille de renards passa devant eux en courant.

Jack – Je crois bien oui.

Le lendemain matin, Toshiko effectua quelques mesures de vérifications et constata que l’influence de l’orcanie avait effectivement cessé. Liam, de son côté, croulait sous les appels des fermiers de la région qui lui signalaient que leurs bêtes se comportaient à nouveau normalement. Il n’y avait eu que peut de remarques au sujet d’un soi-disant vaisseau qui serait apparu dans le ciel de Ste Thérèse la nuit précédente, ce qui arrangeait grandement Ianto qui n’avait aucune envie de procéder à une distribution générale de Retcon. Seul le vieux Pierre semblait avoir vu la chose mais comme personne ne l’avait écouté auparavant, il y avait peu de risque que ça arrive aujourd'hui.

Après un bon déjeuner, l’équipe de Torchwood remballa tout son matériel et Owen et Gwen le chargèrent dans la voiture de location que Ianto était allé chercher dans la ville voisine. Owen fut soulagé de constater d’ailleurs qu’il s’agissait d’un modèle récent de SUV.

Le débriefing se déroula dans le cabinet vétérinaire de Liam et ils tombèrent d’accord sur la façon dont ils allaient expliquer les événements aux autorités sanitaires. Toshiko et Liam établirent un dossier faisant état d’une intoxication suite à la pollution subite de la nappe phréatique voisine. Les maisons étant approvisionnées après traitement de l’eau, la population n’avait pas été touchée.

Liam – C’est parfait. Je pense pouvoir gérer les retombées maintenant. Je ne vous remercierai jamais assez de l’aide que vous nous avez apportée.
Ianto – Allons, c’est normal. Je ne pouvais pas laisser passer ça.
Jack – C’est à ça que ça servent les amis non ?

Le capitaine décocha un sourire ravageur qui fit rougir Liam. Ianto grimaça légèrement et fusilla Jack du regard. Il s’apprêtait à répliquer lorsqu’il fut interrompu par des cris sur la place.

Marie – Mon Dieu ! C’est un miracle ! C’est un miracle !

Tous sortirent précipitamment du cabinet et virent Marie qui était tombée à genoux et regardait avec insistance en direction du verger. Lorsqu’ils tournèrent la tête, ils virent un homme s’avancer lentement, suivi par d’autres personnes.

Marie – Arnaud ! Mon chéri !

La jeune femme se releva et alla se jeter dans les bras de son époux retrouvé. Le petit Jean s’accrocha aux jambes de son père.

Jack – Ils n’ont pas menti. Tout est redevenu comme avant. Je pense que nous pouvons rentrer maintenant !

Après avoir salué Liam ainsi que Marie et sa petite famille fraîchement réunie, Jack, Ianto, Gwen, Toshiko et Owen montèrent dans leur véhicule de location. Ianto avait confirmé leur réservation pour le ferry du soir et dès lendemain, ils devaient être à pied d’œuvre à Cardiff.
Le gallois prit le volant, estimant que c’était la façon la plus sûre d'arriver jusqu'au ferry en vie et Jack ne protesta pas.

Owen – Pas mécontent de quitter la campagne. L’odeur du bitume me manque.
Gwen – Ben voyons, ça m’aurait étonnée que tu ne fasses pas de remarque à ce sujet.
Jack – Du calme les enfants derrière. On se tait et on regarde le paysage. Moi j’ai bien aimé ce court séjour en Normandie.
Ianto – Faudra d’ailleurs que tu m’expliques.
Jack – Hum ? Oh ça ? On verra, si tu es sage.

Jack s’appuya contre sa fenêtre et regarda le paysage défiler sous ses yeux. Il se mit machinalement à fredonner.

Jack - « Les vaches rousses, na na na , sur lesquelles na na la pluie et les na na na blancs made in Normandie … »[

[b]Ianto & Owen[/b] – Pitié Jack ! Non !

Les deux jeunes femmes regardèrent leurs collègues, intriguées. Le chemin du retour s’annonçait plus pénible que prévu.

THE END



bêta : Duam78


THE END

_________________

http://drolededuam.hautetfort.com


Dernière édition par duam78 le Mer 16 Déc 2009 - 12:15; édité 19 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Sunjin
Time Lord a la retraite

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2007
Messages: 10 529
Localisation: Mars
Cancer (21juin-23juil) 狗 Chien

MessagePosté le: Lun 14 Sep 2009 - 19:32    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

beau projet, je salue l'initiative
_________________
KroniK Marsiennes : Bad Bad Sunjin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 21 Sep 2009 - 14:49    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Après tirage au sort effectué sous contrôle d'un huissier de justice et par une main innocente (bon, ok, y'avait que moi dans la salle... donc c'est moi qui l'ai fait Laughing )

ORDRE de passage :

1- Yeles
2- David-S
3- Arkéos
4- Missy
5- King Doctor
6- Reinette
7- Samaël
8- Duam78
9- Arianrhod

... (si histoire non finie=> retour au n°1)


Les Bêtas: au choix Wink  

Duam78
Yeles
David-S
Hachiko
Samael
Missy
Mordax
Marm
Utopia
Arianrhod

Une introduction a été postée pour ancrer les bases de la fic... et la lier avec la Saison 2.


Note aux auteurs:
Pour cette fanfic, nous souhaitons ne voir apparaître que les personnages de Torchwood. Pas de Personnages portant les pseudos des membres, ou des personnages d'autres séries (cela inclut DW et SJA). Wink



Yeles , le compte à rebours a commencé ... copie à envoyer au bêta pour le 28 septembre

Bon courage à tous et en avant l'aventure
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com


Dernière édition par duam78 le Mer 9 Déc 2009 - 17:07; édité 11 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
king doctor
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 07 Mar 2009
Messages: 569
Localisation: dans le tardis
Masculin Taureau (20avr-20mai) 羊 Chèvre

MessagePosté le: Lun 21 Sep 2009 - 16:58    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

 
Citation:
Pour cette fanfic, nous souhaitons ne voir apparaître que les personnages de Torchwood. Pas de Personnages portant les pseudos des membres, ou des personnages d'autres séries (cela inclut DW et SJA).

Oki désolé de l'avoir fait pour la première BOT's Fanfic. Sinon c'est bien j'ai le temps  Laughing et Bon future chap yeles . Wink
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
arkeos17
[Master of the Vortex]

Hors ligne

Inscrit le: 15 Aoû 2008
Messages: 1 016
Localisation: Lot-et-Gallifrey
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 猴 Singe

MessagePosté le: Lun 21 Sep 2009 - 21:44    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Pas de personnages d'autres séries , ça veut dire pas de Martha ? *se fait fusiller*

Tiens , je suis encore 3e Confused Les mains innocentes ne seriaient-elles pas si innocentes ?

En tout cas , bonne intro ("Try to remember Laughing ) et bonne chance Yeles.
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 22 Sep 2009 - 21:49    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Le premier chapitre écrit par Yeles est en ligne Wink ==> ==>ICI<==


David-S tu as une semaine pour envoyer le tiens à la bêta de ton choix Wink
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com


Dernière édition par duam78 le Mer 23 Sep 2009 - 10:51; édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Reinette
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 918
Localisation: Budapest
Féminin

MessagePosté le: Mar 22 Sep 2009 - 22:11    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Bon alors un petit point sur l'intro de duam : très bon début, juste ce qu'il faut d'information pour que yeles puisse démarrer mais pas trop non-plus, pas évident comme exercice que de lancer l'intro d'une telle fic ^^ Okay

Et maintenant yeles : Super ce premier chapitre !! On est tout de suite plongés dans l'ambiance, c'est tout à fait Torchwoodien et tu as vraiment bien réussi à planter le décor sans trop baliser l'action, afin que les suivants aient des libertés. Je trouve ça très dur de commencer, bravo !
Y a des passages cro meugnons dans ce chapitre, j'adore ^^. Et l'humour présent est très frais, on imagine bien la bouille de Ianto et les mimiques de Jack !

Et puis Torchwood qui part à l'aventure en pleine cambrousse pleine de vaches, de poules et de moutons, je suis fan Mr. Green. Owen les pieds dans la boue ça doit être énorme Laughing

Vraiment un très bon début, j'ai hâte de voir ce que la suite va donner !!
_________________


-- [ Militante du CARV ODTD, atteinte d'OJSD et OBCD, Présidente des FFFATBI ] --
Revenir en haut
Mordax
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 19 Mai 2008
Messages: 883
Localisation: Somewhere with Matt Smith
Féminin

MessagePosté le: Mar 22 Sep 2009 - 22:59    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Début intéressant, l'intrigue n'est pas mal non plus ! Torchwood à la rescousse du monde animalier :-D .
L'ambiance normande est très sympathique, bref que du bon ;-)

J'aime particulièrement le fait que les anomalies se situent dans un rayon de 42 km, 42, c'est la réponse à tout :-)
_________________

... Angels have the Phone Box ...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
missy
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2009
Messages: 257
Localisation: nancy
Féminin

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 10:22    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

ouahou déjà le premier chapitre!
je viens de le lire hier soir et franchement j'ai adoré! il y a tous les éléments que j'aime:
de l'humour, du janto, une bonne intrigue, un owen raleur et une gwen qui a failli être malade héhé
ah et j'oubliais un peu de Jack jaloux aussi!!
dès le départ tu places le niveau très haut, et j'envie un peu David-S car ça doit être un réel plaisir d'écrire après toi^^
bon c'est un commentaire plus court que ce que je fais d'habitude, mais je prefere garder mes suppositions pour moi XD je veux pas influencer les suivants^^
_________________
Merci Duam^^

No, I am not a Johnette...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 10:51    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

J'ai adoré ce premier chapitre. Tout y est et c'est réellement une ambiance très Torchwood.

Tu plantes bien le décor et laisse libre choix au suivant pour l'intrigue ...

J'ai cependant une ou deux choses à relever Mr. Green

Citation:
Le vent faisait légèrement onduler ses cheveux. Jack aimait le fait que Ianto n’était pas allé chez le coiffeur récemment, de petites boucles commençaient à poindre et il trouvait ça craquant.
*je bugue à chaque fois que je lis cette phrase* Mr. Green Mr. Green


Citation:
Owen : Tu parles. Des vaches, des pommiers, super adorable. Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour trouver une boîte de strip-tease !
... Owen et la campagne .. je sens que l'on va avoir des moments savoureux avec lui Laughing

Citation:
Ils restèrent là, un moment, avant d’aller se coucher dans leur cabine.

ET

Lorsque Ianto et Jack entrèrent dans la leur, le jeune gallois brisa le silence.
C'est trop meugnon .. Mr. Green

et pour finir ..

Citation:
Gwen, Tosh et Owen étaient calés à l’arrière du véhicule tandis que Ianto rappelait constamment à Jack de rouler du bon côté de la route. Papa et maman étaient en balade avec les enfants. Une fois qu’ils eurent quitté l’autoroute, ils s’enfoncèrent dans les petites routes de campagne, bordées de platanes. Ce ne fut qu'après la vingtième remarque que Ianto décida qu’il était grand temps qu’il prenne le volant. Jack protesta pour le principe mais il fut soulagé de céder sa place de conducteur. Il n’aimait décidément pas la conduite à droite.
Jack et la conduite à droite
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Nanou
Time Lord

Hors ligne

Inscrit le: 28 Fév 2008
Messages: 3 558
Localisation: Lyon
Féminin Bélier (21mar-19avr) 鼠 Rat

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 12:14    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant



n'y aurait-il pas une influence de l'actualité sur ce chapitre, plus de lait... -hum hum-

et je voulais savoir les Bêta ils ne servent qu'une fois ? je vois que tu t'es barrée Duam ^^
_________________

*a-Matt-Smith-pour-son-birthD-et-est-sur-David*
des bananes dans le void
Revenir en haut
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 12:43    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Pour les bêtas, comme on est moins que le nombre d'auteurs, ils "serviront" plusieurs fois, mais chacun leur tour, c'est pour ça que je me suis barrée, vu que j'ai été la bêta de Yeles pour le 1er chapitre Mr. Green

Quand tous les bêtas seront "passés" je remettrai tout le monde en  "disponible".
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Samaël
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 31 Jan 2009
Messages: 268
Localisation: Pas bien loin de Cas'
Féminin Capricorne (22déc-19jan) 虎 Tigre

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 13:29    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

 Une premier chapitre vraiment sympa (J'imagine bien Ianto répéter toutes les 10 minutes "A droite Jack, à droite."  Laughing ) ,  Torchwood perdu dans la campagne française ça n'arrive pas tout les jours. (Remarque ils devraient se méfier la campagne ça ne leurs a pas trop réussi la dernière fois. )

Les vaches qui ne donnent plus de lait et les poules qui ne pondent plus... Confused   ( Moi j'aurais appelé les frères Winchester plutôt que Torchwood, mais là je m'égare Mr. Green )
En tout cas j'ai hate de savoir ce qui peut bien se cacher là dessous.
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
David-S
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2009
Messages: 562
Masculin Bélier (21mar-19avr) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mer 23 Sep 2009 - 14:05    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood Répondre en citant

Alors petit commentaire...

D'abord un grand bravo , ton chapitre est parfait dans tout les sens du terme :
Super début, avec tout plein d'ouvertures pour la suite.
Et puis on y retrouve très bien l'ambiance de Torchwood.
Et puis Jack et Ianto
Et puis Owen toujours joyeux, il respire la joie de vivre (enfin, si on peux dire... Laughing )

Ce qui ce passe dans le fameux village de Ste Thérèse est vraiment très étrange... Confused
Vraiment très très étrange ... Confused

Et maintenant c'est à mon tour de démeler cette affaire, ou de l'emmêler encore plus en fait, qui sait... (ba pas moi encore, mais j'espère bien que ça finira par venir... Laughing )
_________________
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:10    Sujet du message: [Terminée] La BOT's Fanfic 2 - le retour - Torchwood

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Made in Gallifrey -> Hall Of Fame Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6  >
Page 1 sur 6

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com