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When Time is going mad
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Reinette
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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2009 - 22:01    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

When Time is going mad                





Je me lance dans une nouvelle fic qui, contrairement à Meeting Casanova, sera sombre et mêlera l'univers de Torchwood à celui de Doctor Who. Un grand merci à Utopia!, qui a assisté à la genèse de cette histoire, pour la relecture des chapitres Wink


Auteur : Reinette
Spoilers : saison 3 de Torchwood et jusqu'à Planet of the Dead pour Doctor Who
Disclaimer : Nan, ça m'appartient pas...


Résumé : Deux ans après Children of Earth, Jack est un homme totalement différent. Alors qu'il retrouve le Docteur, de vieux ennemis vont chambouler leurs vies et transformer leur relation...


Citation:






Le Docteur se réveilla difficilement. Au bout de quelques secondes, il réalisa qu'il était menotté à un lit, dans ce qui ressemblait à une cellule. Furieux, il chercha à défaire ses liens, sans succès. Finalement, il aperçu Jack qui se tenait dans un coin de la pièce.

D - Oh Jack, tu n'aurais vraiment pas dû faire ça... tu vas le regretter.
J - Je suis désolé Docteur. Mais je n'ai pas le choix.

Tristement, Jack sortit et referma la porte de la cellule derrière lui, attendant que l'opération soit prête.


----------------------


* Quelques temps auparavant *


Jack regarda le dernier corps tomber à ses pieds. La pièce où il se trouvait n'était que marre de sang et monceaux de cadavres. Encore un massacre. Et toujours la même douleur. Aucune différence. Rien ne le soulageait, rien ne changeait. Tout était triste, sombre, sans goût.

Voilà deux ans qu'il parcourait l'univers à la recherche de malfrats, de bandits et de tueurs. Après quelques semaines passées à bord du vaisseau de croisière sur lequel il avait embarqué, il avait finalement volé un autre vaisseau, monoplace, afin de voyager seul. Il traversait l'univers dans le but de traquer tout ceux qui exploitaient ou tuaient des plus faibles qu'eux. Et quand il les trouvait, il les punissaient à sa manière. Comme ce soir. Encore une fois.

L'univers n'est rempli que de salauds, finissait-il par penser. Il voulait éradiquer chaque menace. Il se sentait tellement responsable de tout ce qui avait pu se produire sur Terre avec les 4 5 6... il voulait qu'aucune créature ne puisse plus jamais faire subir cela à un peuple, à des enfants, à des mères de famille, à des amants. Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pensé dès le début à inverser la fréquence ? Il s'en voulait tellement.

Il essayait de trouver la paix et la rédemption en débarrassant l'univers de sa vermine malfaisante. Il voulait se racheter, auprès de lui-même, en sauvant des vies. Mais comment trouver la paix en tuant ?

Jack s'effondra contre le mur. Assis par-terre, il parcouru la pièce du regard. Non, il ne se sentait pas mieux. Il resta là un moment, sans bouger, ne pensant à rien. Il regardait droit devant lui, les yeux dans le vides, embués, la gorge serrée. Puis, sans détacher son regard du point imaginaire qu'il fixait, il bougea le bras droit. D'un geste lent et las, il attrapa son arme qui était au sol. Il pointa le canon sur sa tempe.

Il tira.

----------------------

T – Aller vieille boîte rhumatisante ! Plus vite que ça !

Le Docteur frappait la console de son pauvre Tardis avec son marteau, un genou sur une manette, la main libre sur un levier, et le second pied à moitié dans les airs. Affalé de tout son long, il tentait de se faire obéir.

T – Accélère ou je répare le circuit caméléon !

Le Tardis cessa son petit jeu et obéit. Il était un peu espiègle depuis que le Docteur voyageait tout seul. Pour le distraire et lui rappeler qu'il n'était pas totalement seul...

T – Ah ! Tu vois quand tu veux ! Allons-y... tiens, ça fait longtemps que je ne l'avais pas dit. Molto bene.

Cela faisait plusieurs mois maintenant que le Docteur avait quitté Lady Christina De Souza et qu'il voyageait seul. Un peu plus d'un an. Bien-sûr, il avait fait des rencontres pendant ses aventures. Mais aucun de ses compagnons éphémères n'avait été invité à bord de la cabine bleue...

Il ne détestait pas la compagnie. Il ne supportait simplement plus l'idée de tout perdre encore une fois. Il s'était résigné à vivre seul, à ne développer aucune relation profonde. Il lui arrivait de regretter la présence d'un compagnon à ses côtés, mais alors il se rappelait de tous ceux qui sont morts en son nom, ou à cause de lui. De ceux qui ont souffert et qui ont préféré le quitter. De celles qui n'ont pas eu le choix. Soit il devait éloigner ses amis de lui pour leur propre bien, soit il était tellement dangereux de partager sa vie qu'ils préféraient s'en aller. Il se disait que, finalement, il devait y avoir une raison. Il était fait pour vivre seul.

Il n'y avait plus rien à partager. Mais il n'y avait plus rien à perdre non-plus. Seul restait son fidèle Tardis. Il ne l'avait jamais autant bichonné que depuis qu'il voyageait seul. Il réparait ce qui aurait dû être réparé depuis des années, il améliorait, nettoyait, débarrassait... n'importe quoi pour s'occuper l'esprit. Ne pas le laisser vagabonder parmi ses nombreux souvenirs. Ne pas réfléchir. Il savait que s'il pensait ne serait-ce que cinq secondes à ne plus voyager seul, il ne pourrait pas s'en empêcher. Il ne voulait pas. C'était fini. Mais c'était bien quand-même, non ? Voyager seul, personne pour t'ennuyer, pour t'attirer des ennuis supplémentaires... non, ce n'était pas si bien. Mais il n'avait pas le choix. C'était trop douloureux, il avait prit sa décision. Il allait de l'avant, comme toujours. Seule la manière changeait un peu.

Soudain, le Tardis s'immobilisa. Il était arrivé à destination. D'un pas rapide, il se dirigea vers les portes du vaisseau, attrapa son manteau au passage, et sortit sans hésitation. Le spectacle doit continuer, se disait-il. Même s'il n'y avait plus qu'un seul acteur.

----------------------

Jack rouvrit les yeux et poussa un cri. Il n'était resté mort que quelques minutes, mais il aimait ces moments. Il ne sentait plus rien, ne voyait plus rien, ne se souvenait de rien. Il était au calme, pendant un instant. Le retour à la réalité était difficile, mais ça le reposait.

Il resta allongé quelques secondes, haletant. Puis il se releva brusquement. Il regarda les corps autour de lui d'un air froid et méprisant, et il sortit. Il arpenta les couloirs. Il se trouvait dans un grand bâtiment, une sorte de base isolée. Une cinquantaine de personnes vivait ici, pour exploiter les ressources minières de cette planète désertique. Attaqués par des trafiquants, personne n'avait survécu. Ils avaient juste eu le temps d'envoyer un message de détresse. Jack l'avait capté, mais il était arrivé trop tard. Il avait seulement pu punir les responsables.

Il arriva dans ce qui était la cuisine. Après quelques recherches, il trouva une bouteille d'alcool. Il bu une grande gorgée et s'appuya contre le mur. Il bu encore quelques gorgées, jusqu'à ce qu'il reçoive un signal de son vaisseau, par l'intermédiaire de son bracelet. Il posa la bouteille et se dirigea vers son appareil, stationné à l'extérieur de la base.

J – Alors, que se passe-t-il cette fois...

Il s'attendait à un nouveau message de détresse, ou à n'importe quoi, mais pas à ça. Il re-vérifia son écran pour être sûr. Non... ça ne pouvait pas être ça... depuis tout ce temps, ça semblait tellement improbable ! Pourquoi maintenant ?! Pourquoi ici ?!

Jack se précipita hors du vaisseau et couru vers la base. Il entra comme une tornade dans la pièce qu'il cherchait. Il s'arrêta net en voyant qu'il était bel et bien là, en face de lui. Au milieu des cadavres, il se retourna vers Jack. Il affichait un visage sévère.

J- Docteur...
T – Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
J – Oui moi aussi je suis content de te revoir. Je vais très bien, merci de poser la question. Et toi ?
T – Qu'est-ce que tu fais ici, Capitaine ?
J – ... J'ai reçu un signal de détresse.
T – Moi aussi. On dirait qu'on est tous les deux arrivés trop tard.

Ils restèrent un moment à se regarder sans rien dire. Puis, la surprise passée, Jack retrouva la maîtrise de ses moyens.

J – Où étais-tu il y a deux ans ?! Hein ?! Tu es sensé défendre la Terre, où est-ce que tu étais passé à ce moment là ?!!
T – Quoi ? De quoi parles-tu ?
J – … tu n'es pas au courant ? Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé sur Terre il y a deux ans et demi ?

Le Docteur secoua la tête, perplexe. Qu'est-ce que Jack lui reprochait ? Qu'est-ce qu'il avait manqué ? Et qu'est-ce que Jack faisait là ?! Le Capitaine se calma.

J – Allons ailleurs. L'ambiance n'est pas terrible ici.

Jack sortit de la pièce, suivi du Docteur. Il l'entraîna vers la cuisine : la seule pièce sans corps. Le Docteur resta debout, immobile, tandis que Jack faisait les cent pas. Il lui raconta ce qu'il s'était passé avec les 4 5 6. Il lui parla des enfants, et de ce qu'il avait fait en 1965. Il lui expliqua comment le gouvernement avait tenté d'éliminer Torchwood. Il lui raconta comment il avait perdu Ianto et sacrifié Steven. Il lui avoua qu'il avait préféré s'enfuir loin de la Terre. Quelque chose que le Docteur ne comprenait que trop bien. Lorsqu'il eut fini son récit, Jack leva la tête vers son ancien compagnon. Il avait les larmes aux yeux, il ne supportait pas ce silence où ses mots résonnaient. Il voulait que le Docteur lui dise quelque chose. N'importe quoi.

T – Oh Jack... je suis désolé. Je suis vraiment désolé.
J – Pourquoi n'es-tu pas intervenu ?
T – Je n'ai reçu aucun appel, aucun signal. Si j'avais su... si seulement j'avais eu le moindre indice sur ce qu'il pouvait se passer... j'ai dû débrancher le mauvais câble au mauvais moment en réparant le Tardis.

Jack hocha la tête doucement. Il s'avança lentement vers le Docteur et le prit dans ses bras. Il le serra si fort... oh depuis combien de temps n'avait-il pas serré quelqu'un comme ça ? Depuis combien de temps ne s'était-il pas reposé dans les bras d'une personne qui pouvait le comprendre ? Il refusa cependant de laisser couler ses larmes. Pas devant le Docteur. Il fini par prononcer quelques mots, à voix basse. « Ils sont tous morts... »

Le Docteur le serra à son tour. Pauvre Jack... qu'est-ce qu'ils ont fait de toi ? Il le reconnaissait à peine. Lui qui était d'habitude si confiant, si désinvolte... il était devenu sombre, amère... il était brisé. Le Docteur avait l'impression de se regarder dans un miroir.

T – Je sais. Je sais ce que ça fait.

Au bout de quelques secondes, Jack relâcha finalement son étreinte. Il baissa les yeux et ria nerveusement, gêné par ses propres émotions. Le Docteur lui sourit gentiment. Voir son ami dans ce état lui faisait mal aux cœurs. Mais la curiosité était trop forte, il ne pu s'empêcher de questionner le capitaine.

T – Et depuis, qu'est-ce que tu fais ?
J – Je voyage. Je cherche des gens qui ont besoin de moi et je les aide. Un peu comme toi en fait, ajouta-t-il avec un sourire.
T – Oh ne te vantes pas, plaisanta le Docteur.
J – Où est le Tardis ?
T – Ailleurs, dehors. Et toi, comment tu voyages ?
J – Oh j'ai... « emprunté » un vaisseau.
T – Vraiment comme moi en fait.
J – Quoi ?
T – Rien. Une petite visite au Tardis ?
J – Avec plaisir. Mais j'ai une ou deux choses à régler dans mon vaisseau, je suis parti un peu précipitamment quand j'ai détecté votre signal.

Jack conduit le Docteur jusqu'à son appareil. Revoir son ami lui faisait du bien. Il aimait la solitude de ces dernières années, mais le Docteur était l'unique personne capable de comprendre ce qu'il pouvait ressentir. Il se sentait moins seul, il n'avait plus eu cette impression depuis longtemps. Revoir le Docteur lui faisait sincèrement plaisir.
Quant au Docteur, être en compagnie de Jack pouvait certes lui rappeler de mauvais souvenirs, mais aussi, et surtout, des bons. Il était heureux. Il n'avait jamais été aussi content de voir un être humain depuis des mois. Il n'aurait jamais imaginé que cet être humain, bien que très spécial, lui ferait cet effet là. Il se garda bien de le lui dire : si Jack l'apprenait, il passerait des années à se vanter.

Silencieux, ils arrivèrent au vaisseau du capitaine. Le Docteur remarqua tout d'abord les nombreuses armes embarquées à bord. Il ne posa pas de questions, mais ses traits se tendirent sensiblement. Jack ne remarqua rien.

J – Excuse le désordre, je ne reçois pas souvent.
T – Oh tu te souviens de l'état du Tardis. Quoiqu'il est  beaucoup plus accueillant depuis quelques temps.
J – Ah ? Tu as engagé une femme de ménage ou Donna Noble ne supporte plus le désordre ?
T – Donna n'est plus avec moi. Sa conscience de Seigneur du Temps la tuait, j'ai dû effacer tout ses souvenirs de moi pour la sauver. Elle est sur Terre, avec sa famille. En sécurité.
J – Je suis désolé... et depuis ?
T – Je voyage seul.
J – Bienvenu au club. Ermites unis, hein ?

Jack fit un petit clin d'œil au Docteur, qui lui sourit.

D – Qu'est-ce que tu fais ?
J – J'enclenche la sécurité, on ne sait jamais. Après je n'aurais qu'à ranger quelques bricoles et on pourra y aller.

Alors que Jack rangeait les armes que son manteau avait caché au Docteur jusqu'à présent, celui-ci préféra tourner la tête. Son regard se porta alors sur un écran de contrôle...

T – Jack ? Je crois que tu devrais jeter un œil à ça...

Le capitaine se retourna et regarda l'écran. Une alerte clignotait. Jack se crispa et déglutit difficilement... il vérifia plusieurs fois que l'appareil ne se trompait pas ou n'était pas en panne... mais non, tout fonctionnait. Il n'en croyait pas ses yeux...

J – Non... ce n'est pas possible...
D – Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que c'est ?
J – … Ils reviennent.







Citation:





Jack semblait totalement affolé et perdu. Le Docteur le regardait, sans comprendre. Il ne l'avait jamais vu dans un état pareil : il y avait dans les yeux du capitaine une lueur. Quelque chose de suppliant, qui demandait de l'aide. Comme s'il voulait que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve.

T – Jack ? De quoi parles-tu, qui revient ?
J – Les 4 5 6, Docteur. Les 4 5 6 sont revenus.

Les 4 5 6. Ces aliens dont Jack lui avait parlé il y avait quelques minutes à peine. Le Docteur fut surpris en entendant leur nom, mais il était hors de question de paniquer. Lui ? Paniquer ? Il avait décimé les Daleks, tué la dernière Racnoss, et empêché les Cybermen de contrôler la Terre depuis une montgolfière, il n'allait pas avoir peur d'une lumière qui clignotait sur un écran. Il tenta de rassurer le capitaine.

T – Est-ce que tu es sûr que ce sont bien les 4 5 6 ?
J – Certain ! J'ai réglé ce détecteur sur la fréquence qu'ils utilisent pour communiquer, il n'y a pas d'erreur : ils sont entrés en communication avec un autre peuple. Regardez, une demande de secours qui vient du même endroit ! Docteur il faut aller les prévenir et les aider !
T – D'accord d'accord d'accord, mais tu dois te calmer capitaine. Rappelle-toi d'une chose : la dernière fois que tu as eu affaire à eux, tu ne savais pas comment les combattre. Maintenant tu as la solution, alors si jamais on doit en venir à cette extrémité, on saura comment faire.
J – Comment ça « si » on doit en venir à cette extrémité ?! Tu ne comptes quand-même pas discuter avec eux, il faut s'en débarrasser tant qu'il n'ont blessé personne !
T – N'y pense même pas Jack. Tu me connais, et moi vivant il n'y aura pas de génocide. On a peut-être une chance de régler ça dans le calme, sauf si on les tue avant de savoir ce qu'ils veulent...
J – Oui, super ! Et quand ils nous dirons qu'ils exigent les enfants de tout un peuple, parce que c'est ça qu'ils veulent, on fera quoi ?
T – Là on agira en conséquence. Mais on doit leur laisser une chance.

Jack lu dans le regard du Docteur que ce n'était pas la peine d'argumenter. Mais il bouillonnait ! Comment pouvait-il penser une seule seconde que les 4 5 6 étaient peut-être pacifiques ? Ou qu'il arriverait à les raisonner ?! Mais le visage du Docteur était si ferme, si sévère... pourtant ils voulaient tout les deux la même chose : éviter un massacre. Mais jamais il ne laisserait Jack agir le premier et attaquer les 4 5 6. Le capitaine se résigna : il laisserait le Docteur procéder à sa manière. Mais quand le moment viendra, il prendra les commandes, et fera ce qu'il faudra.

Jack hocha finalement la tête pour montrer au Seigneur du Temps qu'il n'avait pas l'intention d'argumenter. Satisfait, rassuré, le Docteur prit le contrôle des opérations.

T – Bien. Il faut nous rendre sur place, tu peux entrer ces coordonnées sur ton manipulateur de vortex ? Je les transfèrerai au Tardis.
J – C'est fait. Et il ne manipule plus grand chose si tu te souviens bien.
T – Apparemment ça ne te handicape pas trop dans tes promenades. Suis-moi.

Jack obéit sans broncher. Il était sûr d'avoir raison à propos des 4 5 6, mais il ne pouvait s'empêcher de faire confiance au Docteur. Certaines choses ne changeaient pas. Même s'ils n'étaient pas d'accord sur la façon d'agir, il continuait de l'admirer. Il le suivrait n'importe où, pour la énième fois. Le voir si déterminé, si confiant, ayant tout sous contrôle... Jack avait besoin d'un allié pour combattre les 4 5 6. Avec le Docteur, il lui était impossible de perdre. Il avait besoin de se raccrocher à quelqu'un en qui il avait confiance.

Il lui emboîta le pas et ils entrèrent dans le Tardis quelques minutes plus tard. Jack ne pu s'empêcher de sourire en revoyant ce cher vieux vaisseau. Il tapota sur un des piliers de la salle de commande.

J – Ça faisait longtemps hein !
T – La dernière fois tu le conduisais !
J – Yap ! Et même pas une éraflure !
T – Tiens, met ton manipulateur qui ne manipule pas sur ce socle, ça donnera les coordonnées au Tardis.

Jack s'avança vers la console et posa son bracelet sur un petit rectangle de métal. Mais rien ne se produisit...

T – Bizarre.
J – Un caprice ?
T – Ou un mauvais réglage... je le bricole beaucoup en ce moment, et il arrive que tout ne retrouve pas sa place. Si je réactive ton manipulateur de vortex, ça devrait marcher...

Jack eu un petit sourire en coin, que le Docteur n'eut aucun mal à voir.

J – Je le désactiverai dès que tout ça sera fini, n'espère pas trop ! précisa-t-il d'un ton beaucoup moins ferme que ce qu'il aurait voulu.

Il reposa le bracelet réparé sur le socle en métal. Quelques secondes plus tard, les moteurs rugirent et le capitaine eut du mal à garder l'équilibre.

J – J'avais oublié ça ! dit-il dans un sourire.

Un nouveau choc du Tardis fit tomber une arme de sa ceinture. Le Docteur croisa les bras et lui lança un regard réprobateur.

T – Tu en as beaucoup des comme ça ?
J – Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ?
T – Des armes, tu en as beaucoup sur toi ? Tu as prévu de tirer à tout va sur les 4 5 6 sitôt que j'aurai ouvert la porte du Tardis ? C'est bien ça que tu fais, n'est-ce pas ? Tu traques ceux que tu juges mauvais, et tu les élimines.
J – Comment as-tu su ?
T – Oh je t'en en prie Jack ! Une douzaine d'armes dans ton vaisseau, des écrans de repérage dans tout les coins, du matériel médical, des chemises tachées de sang... qu'est-ce que tu es devenu, un chasseur de prime ?!
J – J'aide les gens ! J'empêche ce qu'il s'est passé sur Terre de se reproduire ! Comme ton double avec les Daleks, comme toi !
T – Oh non pas comme moi ! En aucune façon tu ne fais comme moi ! Tu tires d'abord et tu poses les questions ensuite, c'est comme ça qu'on aide les gens ?! C'est comme ça que tu t'aides toi-même ?! Si tu crois que tuer t'aidera à oublier, tu es vraiment loin du compte !
J – Au moins ça fonctionne ! Tu n'imagines pas le nombre de gens que j'ai pu sauver !
T – Et à quel prix hein ?! Combien de personnes tu as tué ?! Tu crois que tout ça ce sont tes décisions et que ça ne me concerne pas, et bien j'ai une mauvaise nouvelle pour toi : ça me concerne, et ça doit s'arrêter.
J – Et tu vas faire quoi ? M'enfermer ?!
T – Si je dois t'enchaîner à un pilier du Tardis pour que ça cesse, je le ferai ! Jack tu as reconstruit Torchwood avec de nouvelles valeurs, de nouveaux objectifs, qu'est-ce que c'est devenu ? Est-ce que les 4 5 6 ont réussi à t'enlever ça aussi ? Qu'est-ce que dirait Ianto s'il te voyait ?

Jack fut pris de court. Il baissa les yeux. Il ne pensait pas que le Docteur utiliserait un tel argument. Il savait qu'il avait raison, mais il avait toujours refusé de voir la vérité et d'admettre qu'il employait la mauvaise méthode.

J – Touché.
T – Désolé, s'excusa le Docteur, peu fier de ce qu'il avait dit.
J – Peut-être que j'ai un peu oublié tout ça ces derniers temps. J'aurais besoin de réapprendre, de revoir ce que ça fait d'agir comme toi. Tu sais, comme au bon vieux temps.

A ce moment, le Tardis s'immobilisa. Le Docteur sourit à Jack tout en se dirigeant vers la sortie.

T – C'est l'heure de la première leçon !

Le Tardis se trouvait dans un couloir désert. Alors que les deux hommes commençaient à marcher, un garde les interpella.

Garde – Excusez-moi ! Messieurs ! L'accès à cet étage est strictement restreint, j'ai besoin de voir vos cartes d'identités et d'accès.
J – Cartes d'identités : Jack Harkness, humain, et voici le Docteur, Seigneur du Temps. Accès : renforts. Nous avons reçu votre appel au secours, nous sommes venus vous aider.
Garde – Docteur ? LE Docteur ? Très bien venez, je vous conduis à mon supérieur.
J – Pratique cette petite réputation des fois, dit Jack tandis qu'ils marchaient.

Quelques secondes plus tard, ils arrivèrent dans une grande salle. A peine entré, Jack sentit sa gorge se serrer : face à lui se tenait une immense boîte en verre, remplie de fumée.

J – Docteur, ce sont eux.
? – Vous les connaissez ? demanda anxieusement un homme qui s'était approché. Vous êtes le Docteur ? La Proclamation des Ombres nous a parlé de vous, on espérait que vous recevriez notre message.
T – JE suis le Docteur. Voici le capitaine Jack Harkness. Et vous êtes ? Pitié ne saluez pas.
? – Oh, excusez-moi. Commandant Bucks, je dirige ce vaisseau. C'est un détachement militaro-scientifique, le Simmnant.
J – Comment vous êtes-vous retrouvés avec ça à bord ?
B – Nous nous sommes posés sur cette planète pour faire des prélèvements, et au cours d'une expédition nous avons trouvé cette sorte de... cage en verre. On l'a ramené pour l'étudier et au bout de quelques heures ça s'est rempli de gaz, probablement par un container qui était dedans.
J – Il s'est passé quelque chose depuis ?
B – Il y a eu une sorte de grande colonne de lumière à l'infirmerie, puis une autre ici, dans la cage. Comme un transfert d'énergie. Peu après on a entendu un cri aigu. Ensuite, plus rien. Il y a quelque chose à l'intérieur, on capte un battement de cœur. Mais il n'a pas tenté de communiquer, à part ce cri.
J – C'est ça qui a déclenché l'alerte dans mon vaisseau Docteur. Le cri, c'est comme ça qu'ils prennent contact au début : ils établissent la fréquence.

Mais le Docteur n'écoutait pas. Tournevis en main, il balayait la boîte en verre depuis quelques secondes d'une petite lueur bleue.

B – Vous savez ce qui est à l'intérieur capitaine Harkness ?
J – Un 4 5 6. C'est un alien et...
T – Désolé de te contredire Jack, mais ce n'est pas un alien, coupa le Docteur. Enfin pas tout à fait... d'après mon tournevis, ce qui est à l'intérieur est en partie humain.
J – Quoi ?! Mais aucun humain ne peut survivre dans un gaz pareil, j'ai lu les archives du gouvernement, c'est du poison !
T – Et bien va dire ça à ce qui se trouve à l'intérieur... commandant, que savez-vous de ce gaz ?
B – Rien, on a aucun moyen d'entrer pour prélever un échantillon.
T – Oh mais pas besoin d'entrer quand vous m'avez ! dit-il fièrement, tout en pointant un nouvelle fois son tournevis vers la cage.
B – Capitaine Harkness, qu'est-ce que vous savez au sujet de ces 4 5 6 ? Comment les connaissez-vous ?
J – Je les ai rencontré sur Terre. Ils nous ont demandé de construire la même sorte de pièce en verre, et de la remplir de gaz.
B – Pourquoi faire ? Quel était leur but ? Est-ce qu'ils sont amicaux ?

Jack tourna la tête vers le commandant. Il avait les yeux de celui qui a déjà vu, qui sait, qui appréhende... il allait répondre quand le Docteur prit la parole.

T – Ce gaz n'a aucun sens ! De l'azote, de l'oxychlorure d'azote, de l'acide chlorhydrique, du fluor, de l'acétone... et de l'air terrien ! Diazote, oxygène, argon...
J – Tu es sûr ? Ce n'est pas le même gaz que la dernière fois.
T – On dirait qu'ils ont changé leur mélange...

Le Docteur s'approcha un peu plus de la cage.

T – Est-ce que vous m'entendez ? Je suis le Docteur, je suis là pour vous aider.

Au bout de quelques secondes, un bruit de pas se fit entendre. Il provenait de la boîte en verre : ce qui était à l'intérieur venait de marcher.

T – Vous avez construit cette chose pour la remplir de gaz et pouvoir y vivre, pour que vous soyez emmené sur ce vaisseau. Mais quel est le but si vous refusez de communiquer ? Faites-moi confiance : nous ne vous ferons aucun mal. Vous avez ma parole.

Le bruit de pas recommença. Le Docteur observait la cage avec attention, tentant d'y voir quelque chose. Soudain, une main se colla contre la vitre, en face de lui. Il eut un mouvement de recul. C'était une main d'enfant. Il allait parler quand une voix se fit entendre depuis la pièce de verre...

? - Mummy ? Where is my mummy ? Mummy I'm coming. I'm coming back.











Citation:





Jack senti son coeur faire un bond dans sa poitrine. C'était impossible...

J – Docteur, est-ce qu'il vient de dire...
T – Oh oui capitaine, il l'a dit.

Le Docteur fixait la petite main en face de lui. Il n'était pas sûr de comprendre... ça ne pouvait pas être le même enfant... celui que Jack et lui avaient rencontré pendant la deuxième guerre mondiale... il l'avait guéri ! Les nanogenes l'avaient re-transformé en petit garçon ! Comment aurait-il pu être là ? Cela n'avait aucun sens...

T – Qui parle ? Qui est à l'intérieur, montrez-vous !
E – Vous n'êtes pas ma maman...

L'enfant semblait sévère. Pas apeuré, ni inquiet. Simplement dur, froid, sur de lui et sévère. Aucun enfant de 8 ans n'est comme ça ! Le Docteur comprenait de moins en moins... il réfléchissait à toute vitesse, établissait toutes les hypothèses possibles... rien ne pouvait expliquer le fait que les 4 5 6 aient en leur possession le même garçon que celui qu'il avait rencontré avec Jack. A moins que...

J – Laissez cet enfant tranquille ! Venez, affrontez-nous en face ! Ne vous cachez pas derrière une vitre cette fois !
T – Jack, non...

Mais Jack n'écoutait pas. Il bouillonnait. Se retrouver face aux 4 5 6... ceux qui lui avaient enlevé Ianto, ceux qui l'avaient forcé à sacrifier Steven, qui avaient provoqué la haine de sa fille, qui l'avaient poussé à fuir la Terre, à abandonner Gwen... il tentait de se contenir mais seule la présence du Docteur l'empêchait de laisser libre cours à sa colère.

J – Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! Vous êtes si faibles et si lâches que vous allez chercher vos victimes pendant la deuxième guerre mondiale ?! Un de plus ou de moins qui disparaît ce n'est pas grave à cette époque, n'est-ce pas ?! Comment l'avez-vous enlevé, comment vous avez fait ?!

Comment les 4 5 6 avaient-il pu utiliser ce petit garçon, comment avaient-ils fait ? Et quel était leur but ?! Alors que le capitaine se rapprochait du Docteur, un son strident retenti dans la pièce. Une autre voix se fit entendre... une voix dont Jack se souvenait parfaitement.

4 5 6 – Vous vous trompez. Vous nous avez donné cet enfant, capitaine. La première fois que nous nous sommes rencontrés.
J – C'est faux ! Il a été transformé par des nanogènes pendant la deuxième guerre mondiale, comment avez-vous fait pour le prendre ?!
4 5 6 – Vous vous trompez. Vous nous avez donné cet enfant. C'est le dernier. Les autres ont été épuisés.

Le gaz se dissipa soudainement de la cage de verre. Le Docteur et Jack purent voir l'enfant. Il ne ressemblait pas au petit garçon qu'ils avaient rencontré ensemble. Il ne portait aucun masque à gaz. Il ne bougeait pas. Il fixait les deux hommes d'un regard mauvais, malveillant. Soudain, il frappa du poing sur la vitre.

E – Vous n'êtes pas ma maman ! Où est ma maman ?!
T – Jack, ne bouge pas. Ce n'est pas Jamie, c'est un autre enfant.

Le Docteur s'était légèrement crispé, son expression avait changé.

4 5 6 – L'enfant a peur. La transformation n'est pas achevée, mais il nous obéira bientôt. Il cessera de chercher sa génitrice.
T – Oh oui, et quand la transformation sera terminée, il sera comme vous n'est-ce pas ?

Jack regarda le Docteur avec stupéfaction. Il avait compris ? Il savait ce que voulaient les 4 5 6 ? Le Seigneur du Temps était tendu, en colère. Fixant la cage de verre, on aurait dit qu'il voulait la détruire du regard...

T – Commandant ! Vous avez des nanogenes à bord ?
B – Euh oui, à l'infirmerie.
T – Et comme tout bon commandant, vous êtes prévoyant. Vous avez des nanogenes entraînés, mais vous en avez aussi de secours, qui ne sont jamais sortis de leur compartiment et n'ont jamais vu un humain, je me trompe ?
B – Effectivement, nous en avons. Mais quel est le rapport ?
T – S'est-il passé quelque chose d'inhabituel à l'infirmerie ? Vous parliez d'une colonne d'énergie tout à l'heure. Ca s'est produit avant que vous ne détectiez la présence d'un être vivant dans la cage ?
B – Exact, oui.
J – Doc, explique-moi... qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Le Docteur ne prêta pas attention à Jack. Son regard était toujours tourné vers la pièce de verre.

T – Et bien-sûr il a fallu que vous choisissiez un enfant ! Quelqu'un d'innocent, de fragile, à l'esprit facilement manipulable !
4 5 6 – L'enfant était en notre possession.
T – C'est tellement facile de contrôler en enfant, n'est-ce pas ? Ils sont moins résistants que les adultes. Mais pas pour très longtemps... au bout d'un moment leur esprit devient combattif, ils tentent de reprendre le contrôle. Ca serait tellement plus simple s'ils pouvaient rester contrôlés pour toujours ! Dicter les ordres par une seule pensée, avoir un pouvoir total et illimité sur eux... et vous avez finalement trouvé comment faire.
J – Docteur, dis-moi ce qu'ils ont fait !
T – Oh mais c'est très simple Jack ! Une fois que la cage était à l'intérieur du vaisseau, remplie de gaz, ils ont transféré les nanogenes non-entraînés qui étaient à l'infirmerie et ils les ont mis face à un enfant qui était contrôlé, le dernier qu'il leur restait depuis 1965. Puis ils ont relâché le contrôle qu'ils avaient sur ce garçon, mais les nanogenes avait enregistré l'image d'un enfant soumis, obéissant, dont l'esprit appartenait aux 4 5 6. Ils l'ont alors changé, transformé. Et maintenant c'est dans ses gênes, dans son ADN : il obéit aux 4 5 6, qu'ils établissent la fréquence ou non ! Ils sont en permanence dans sa tête !

Jack était horrifié. Les 4 5 6 avaient trouvé un moyen de contrôler les enfants sans interruption... mais pourquoi ? Il ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Le Docteur se tourna vers la cage, furieux.

T – C'était pour ça ce gaz, n'est-ce pas ? Ce n'est pas une cage pour faire vivre l'enfant, c'est une cellule de transfert ! Vous l'habituez progressivement à l'air respiré par les humains, après tout ce temps passé avec vous, dans votre air !
4 5 6 – La transformation sera bientôt achevée. L'enfant obéira.
T – C'est pour ça qu'il est si sévère ! Il est comme eux, Jack. Il a la même volonté, le même esprit. Mais comment avez-vous su qu'un vaisseau se poserait, hein ?
4 5 6 – Nous avons détecté la présence du vaisseau humain. Nous avons construit une cage. C'était ce que les humains appellent une « occasion ».
T – Mais pourquoi ici, et pourquoi maintenant ?!
4 5 6 – Les humains sont venus. Ceci est notre planète.

Jack senti un frisson parcourir tout son corps. Le Docteur écarquilla les yeux. Ils étaient sur leur planète... les environs étaient remplis de 4 5 6... Pendant quelques secondes, le capitaine eu envie de courir à l'armurerie du Simmnant pour espérer y trouver quelque chose d'assez puissant afin de tout faire sauter. Le Docteur se retourna vers lui et lui fit « non » de la tête. Jack ne su pas comment il avait pu deviner, mais il ne bougea pas.

4 5 6 – Nous avons scanné le vaisseau et découvert la présence de nanogenes. Nous avons élaboré ce plan. Et nous avons réussi.
J – Mais quel est le but ?! Vous contrôlez un enfant en permanence, et après ?! Ce n'est qu'un seul enfant, envoyez-le sur une planète humaine et ils n'hésiteront pas à le tuer !
T – Oh mais c'est justement tout l'intérêt des nanogenes... rappelle-toi Jack : Jamie contaminait les autres en les touchant.
J – Tu veux dire que... oh mon dieu...
T – Exactement. Si cet enfant touche quelqu'un, il sera transformé aussi. Il obéira aux 4 5 6, et rien ne pourra l'en empêcher.
B – … Il suffit de... de tuer le garçon !

Le Docteur se retourna brusquement vers le commandant Bucks.

T – Ce n'est qu'un enfant, il n'y est pour rien ! Il n'est pas encore mort, on peut le sauver et lui rendre sa vraie nature !
B – Mais on ne va pas risquer la vie de millions d'humains pour un seul enfant, c'est ridicule !

Jack s'avança vers le commandant et le saisit violemment par le col.

J – C'est à cause de gens comme vous que j'ai dû sacrifier mon petit-fils ! Parce qu'il n'était qu'un enfant face à la vie de millions d'autres ! C'est pour sauver des gens comme vous que Ianto est mort en affrontant le 4 5 6 en face, comme un homme ! Si vous voulez tuer cet enfant, il faudra me tuer d'abord ! Et croyez-moi, ça ne sera pas facile...

Le Docteur allait intervenir pour calmer Jack, mais un bruit suraigüe raisonna soudainement dans la pièce. Bucks et Jack durent se boucher les oreilles tellement le bruit était assourdissant. Seul le Docteur semblait pouvoir résister, mais avec grand peine. Le bruit fut bientôt rejoint par un cri : dans la pièce de verre, le petit garçon se tordait de douleur. En position fœtale, sur le sol, il hurlait et appelait au secours. Du sang coulait de ses oreilles, de son nez et de sa bouche. Un flux d'énergie l'entourait et semblait achever le processus.

T – LAISSEZ-LE TRANQUILLE !! Prenez-moi à sa place si vous voulez, mais arrêtez ça !!
4 5 6 – La transformation va être achevée. L'enfant obéira. Et répandra.

C'est alors que le bruit cessa. Le Docteur s'approcha un peu plus et regarda l'enfant, inquiet et furieux de n'avoir rien pu faire pour l'aider. Le garçon se releva doucement. Il avait les yeux entièrement blancs. Il fixait le Docteur mais ne semblait pas le voir. Puis, lentement, il plaqua sa main contre la vitre. Elle commença à se craqueler, et fini par se briser au bout de quelques secondes. Le Docteur ne recula pas.

J – Doc, fais attention...
4 5 6 – La transformation est achevée. L'enfant n'est plus. Il obéit aux 4 5 6. Son esprit n'est plus humain.

Les yeux de l'enfant redevinrent normaux. Mais son regard était vide, sans émotion. Le Docteur resta immobile. Oh il était tellement en colère... il voulait tellement aider cet enfant. Mais il n'y avait plus rien à faire, n'est-ce pas ? Il tremblait de rage. Il avait devant lui un petit corps innocent et fragile, privé de toute humanité. Il n'y avait plus aucune trace de sa vraie nature. Il regardait ce petit être, qui semblait tellement normal, mais qui était si différent... oh il aurait tant voulu voir quelque chose dans les yeux de cet enfant qui lui aurait prouvé qu'il restait une minuscule présence humaine à l'intérieur ! Mais il n'y avait rien.

T – Vous venez de priver un enfant de sa vie. Vous avez détruit un être humain. Oh vous n'auriez pas dû faire ça... parce que maintenant, plus rien ne peut m'arrêter.
4 5 6 – Vous ne combattrez pas. Vous serez le premier.

A ces mots, l'enfant s'avança brusquement vers le Docteur, qui n'eut pas le temps de réagir. Mais alors qu'il allait le toucher, le commandant Bucks tira vers lui. Il le manqua, mais le garçon s'arrêta. Il regarda fixement l'homme armé, sans rien dire. Le Docteur se retourna vers le commandant.

T – Ne l'attaquez pas, on doit pouvoir régler ça autrement !

L'enfant reporta alors son regard vers le Docteur, qui lui tournait le dos. D'un ton sévère, il s'adressa à lui.

E – Vous aviez dit que vous ne feriez pas de mal. Vous avez donné votre parole. Vous avez menti. Ceux qui mentent doivent être punis.

Le Docteur se retourna vers l'enfant, juste à temps pour voir la petite main s'agripper à la sienne. Surpris, il ne réalisa pas tout de suite ce qu'avait fait le garçon. Mais soudain, une douleur atroce parcourra tout son corps, comme si on le brûlait de l'intérieur. Il hurla, et tomba à genoux. La transformation avait commencé. Un flux d'énergie était sorti de l'enfant pour l'entourer.

J – Docteur !! NON !







Citation:





Mais le Docteur ne se laissa pas faire. Un sourire crispé aux lèvres, il combattait l'enfant. Grâce à ses capacités de Seigneur du Temps, il pouvait se défendre et repousser l'attaque des 4 5 6. Il arrivait à contrôler la présence des nanogenes dans son organisme et les empêchait de modifier son ADN. Le flux d'énergie diminua progressivement, jusqu'à être presque invisible. Les yeux pétillants, il fixait l'enfant d'un air arrogant. Il allait gagner, c'était sûr ! Cela ne se passerait pas comme ça, il ne deviendrait pas une marionnette !

J – Allez Docteur, tu y es presque ! Courage !

Les encouragements de Jack lui donnèrent de la force. Il commença à se relever, doucement, même s'il ne pouvait toujours pas détacher sa main de celle de l'enfant. Il souffrait... oh il avait tellement mal, c'était si dur de contrôler ces petits robots dans son corps ! Mais il devait continuer, il y était presque... peu importe la douleur, il ne devait pas se laisser faire, il devait combattre !

Soudain, l'enfant tendit le bras et plaça son autre main sur la tempe du Docteur. Celui-ci retomba immédiatement à genoux. Quoi ?! Il ne pouvait plus se défendre ! Ce n'était pas possible, il était forcément plus fort ! Et pourtant, il ne pouvait plus bouger un seul muscle ! Il avait perdu le contrôle de son corps ! L'enfant le forçait à rester immobile ! Il avait si mal, mais il ne pouvait même pas hurler ! Il essaya encore de combattre, tentant d'ignorer la douleur. Mais plus il essayait de reprendre le contrôle, plus sa souffrance était intense. C'était en vain.

Le Docteur le compris. Il ne pourrait plus résister longtemps, il savait qu'il allait perdre. Cette seule pensée l'horrifia tellement qu'il fit une dernière tentative, prêt à tout pour que les 4 5 6 ne parviennent pas à le transformer. Mais l'enfant lâcha sa main et posa la sienne sur l'autre tempe du Docteur. Le Seigneur du Temps fut immédiatement pris de convulsions. Il ne contrôlait plus rien.

J – ARRETEZ-CA ! Pas lui, laissez-le tranquille ! PAS LUI !

Jack... il était tout près de lui, mais il semblait si loin... tout s'éloignait de plus en plus. La dernière chose qu'il entendit fut la voix de son ami qui résonnait dans sa tête.

Puis, plus rien.  Le Docteur tomba à terre, inconscient.

Le capitaine avait regardé la scène, impuissant. S'il avait essayé d'intervenir, il aurait été transformé lui aussi. Il n'avait pas su quoi faire, et maintenant il était trop tard.

J – Inversez le processus ! Re-transformez-le, ou je vous jure que vous le regretterez !
4 5 6 – Vous ne pourrez combattre. Vous perdrez un autre ami. La transformation est terminée.

Jack reporta son regard sur le Docteur. Il avait bougé, il se relevait doucement. Il faisait face à l'enfant, tournant le dos au capitaine, qui ne croyait toujours pas ce qu'il avait vu. Le Docteur ne pouvait pas avoir été transformé par les 4 5 6, il avait forcément réussi à rester lui-même ! Inquiet, Jack appela le Docteur faiblement...

J – Docteur ?

Le Seigneur du Temps se retourna doucement. Jack fut horrifié par ce qu'il vit. Les yeux du Docteur étaient entièrement blancs. D'un blanc brillant, profond. Il ne souriait pas, il ne disait rien. Il se contentait de fixer Jack, sans bouger. Celui-ci sentit sa gorge se serrer. Il s'avança vers le Docteur, prudemment, et tendit le bras vers lui. Il posa la main sur la joue de son ami, qui ne bougeait toujours pas.

J – Doc... est-ce que tu m'entends ?

De longues secondes passèrent. Puis, brusquement, le Docteur attrapa le poignet de Jack fermement, comme pour lui faire mal. Le capitaine eu juste le temps de se dégager et recula de quelques pas, effaré.

J – Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! Rendez-le moi, re-transformez-le ! MAINTENANT !
4 5 6 – La transformation a échoué.

Jack se raidit. Quoi ? Qu'est-ce qu'ils avaient dit ? Cette dernière phrase ne lui inspirait rien de bon... il était clair que le Docteur était plus agressif que l'enfant, mais à quel point étaient-il différents ? Mais oui, justement ! Il était très différent : il n'était pas humain ! Il avait tenté de combattre les nanogenes ! Oh Docteur, oh non...

J – Qu'est-ce que vous voulez dire ? demanda Jack. Il connaissait la réponse mais préférait l'ignorer.
4 5 6 – Celui que vous appelez « Docteur » a modifié le processus. Les nanogenes n'ont pas pu transformer son ADN comme prévu. Nous n'avons pas le contrôle.
J – Alors qui a le contrôle ? Il n'est pas lui-même, ce n'est pas le Docteur ! Qui le contrôle ?!
4 5 6 – Le Docteur est perdu.

Jack sentit tout son être vaciller. C'était vrai... ce qu'il refusait d'admettre était vrai. Il regarda le Docteur, terrifié, et terriblement triste. Ses yeux étaient redevenus normaux. Mais il était quelqu'un d'autre. Le Seigneur du Temps qu'il connaissait n'était plus là, quelque chose de différent avait pris possession de son corps et de son esprit.

Jack le savait : il était totalement différent. Son agressivité l'avait prouvé. Le capitaine pouvait deviner ce qu'il s'était passé. Le Docteur savait qu'il n'arriverait pas à combattre ses agresseurs, mais il refusait d'être transformé. Dans un dernier effort, il avait probablement essayé de trouver un compromis avec les nanogenes. Mais les ondes des 4 5 6 avaient dû altérer sa tentative, et tout avait dérapé. L'équilibre fragile du processus avait été modifié et il avait fait de lui un être nouveau. Il était toujours un Seigneur du Temps, il était toujours le Docteur. Mais sa nature et sa personnalité avaient été modifiées... mais à quel point ? Peut-être y avait-il encore une trace de l'ancien Docteur ? Il avait été violent, mais peut-être qu'il s'était simplement senti menacé quand Jack avait posé la main sur sa joue... oui, c'était sûrement ça ! Le capitaine ne pouvait pas croire que le Docteur avait changé au point d'être méchant et volontairement agressif. Qu'il soit un être différent, pourquoi pas. Mais il n'était pas forcément malveillant pour autant ! Peut-être que sa personnalité était légèrement différente, comme après une régénération ! Il avait du mal à s'adapter et avait mal interprété le geste de Jack !

Hésitant mais se voulant le plus rassurant possible, Jack s'adressa à ce nouveau Docteur.

J – Doc, je sais que tu es différent, et tu ne te rappelles peut-être pas de moi, mais je ne te veux aucun mal. Je suis ton ami, Jack. Tu te souviens ?
4 5 6 – Le Docteur que vous connaissiez n'est plus. Plus rien ne reste de lui.
J – La ferme ! Ce n'est pas parce que son ADN a changé qu'il est aussi mauvais que vous ! Vous ne savez rien de lui, vous ignorez à quel point il est fort ! Docteur, qui que tu sois devenu, je t'aiderai. Je ne vais pas te laisser tomber, ne t'inquiète pas.
T – Jack...
J – Oui ! Doc, tu te souviens ? s'exclama Jack, heureux de voir que son ami était toujours là.
T – Jack Harkness... capitaine Jack Harkness...

Jack s'avança vers le Docteur et l'attrapa par les épaules, soulagé.

J – Oh Docteur je savais que tu ne pouvais pas avoir tant changé, de quoi d'autre te souviens-tu ?

Le Docteur regardait Jack avec un air d'incompréhension... il savait qui il était, où il était, mais tout semblait si différent... il avait tant de souvenirs qu'il ne comprenait pas...

J – Doc ? Ca va ?
T – Tout est tellement nouveau...
J – Tu as changé, laisse-toi un peu de temps pour t'habituer à ta nouvelle personnalité. Tu ne vois plus les choses de la même façon mais tu vas t'y faire, je vais t'aider. Tu n'as pas l'air d'être si différent, c'est bien non ?
T – Oh Jack... quelle vie misérable. Quelle vie pathétique.

Le sourire du capitaine s'effaça lentement. Il lâcha le Docteur et fit un pas en arrière. Quoi ? Qu'est-ce qu'il avait dit ?

J – De quoi tu parles ?
T – Toutes ces années à réparer les erreurs des autres, à fuir, à me sentir tellement coupable... c'était ça ma vie ? Comment as-tu pu me laisser faire ça ?

Le Docteur regardait Jack tristement, mais sa voix était pleine de reproches. Il ne semblait pas en colère, et pourtant il n'était pas calme. Comme s'il venait de se réveiller après un cauchemar horrible et douloureux...

T – Pourquoi faisais-je ça, Jack ? Pourquoi j'aidais les humains, pourquoi je rétablissais l'Histoire ?
J – Mais... mais tu aimes les humains... tu voulais tout le temps les protéger, et protéger l'univers des changements dans l'Histoire. Tu disais que c'était ta responsabilité, comme si tu étais en charge de la bonne marche des mondes !
T – Mais pourquoi je ne profitais jamais de ma puissance ? Je passais mon temps à secourir les autres, pourquoi est-ce qu'on ne me remerciait jamais ?! Personne ne faisait attention à moi !

Oh non... Oh ce n'était pas le Docteur qui parlait... mais enfin comment pouvait-il dire des choses pareilles ?! Il semblait tellement sincère ! Et ce ton rageur qu'il venait d'employer... Jack ne comprenait pas, il ne croyait pas ce qu'il entendait.

J – Tu n'es pas sérieux... que dirait Rose si elle te voyait ?
T – Rose Tyler n'était rien.

Le Docteur prit soudainement un air sévère et méprisant. Rose ? Une simple humaine... quel intérêt pour un Seigneur du Temps ? Pour le dernier ? Il se sentait tellement supérieur à toutes ces petites choses qui étaient si chères à son ancien lui...

J – … Quoi ?
T – A peine un point insignifiant dans l'univers, une gêne... Tu penses que je ne suis pas sérieux, n'est-ce pas ? Mais de quel droit ? Tu es parti, comme tout les autres. Tu m'as abandonné, tu m'as trahi. Vous ne valez pas mieux que les Seigneurs du Temps ! Toujours à penser que je ne suis bon qu'à nettoyer, effectuer les basses besognes et vous rendre service ! « Oh mais ce n'est pas grave, le Docteur va arranger ça », mais c'est fini ! J'aurais dû faire exploser la Terre il y a bien longtemps, comme Gallifrey... probablement la meilleure décision que j'ai jamais prise.
J – Mais enfin tu entends ce que tu dis ?! Tu as toujours regretté d'avoir détruit Gallifrey, tu as toujours été seul depuis !
T – Oh mais non... je ne suis pas seul : je suis unique. La seule personne qui pourrait m'arrêter serait un Seigneur du Temps, et je suis le dernier... je suis invulnérable.

Jack sentit un frisson parcourir son corps. L'arrêter ? Comment ça l'arrêter ? Qu'est-ce qu'il comptait faire ?

T – Quand je repense à Gallifrey... cette sensation d'avoir tant de vies entre mes mains... comment ai-je pu hésiter ? Comment ai-je pu me sentir coupable ? Aujourd'hui je ressens enfin le vrai plaisir, la puissance de cet acte... oh la puissance, quelle magnifique sensation !

Le capitaine cru un instant que ses jambes n'allaient plus pouvoir le porter. Le Docteur avait soif de puissance, de pouvoir ? C'était impossible, ça ne pouvait pas être lui ! Le capitaine sentait la colère monter en lui... il en voulait tellement aux 4 5 6, il se sentait si coupable de n'avoir rien pu faire...

T – Tant d'efforts pour des causes qui n'en valaient pas la peine ! Quel intérêt ?! Pourquoi devrais-je sacrifier mon existence pour des êtres inférieurs qui ne pensent qu'à eux, qui n'ont aucune conscience de ce qui les entoure, qui n'imaginent pas à quel point le monde pourrait être différent si je n'avais pas été là, si pathétique ! Mais tout ça c'est terminé !
J – Vous n'êtes pas le Docteur.

Jack était prêt à exploser. Cet être qu'il avait en face de lui était si différent... il avait l'air si malsain, si dangereux... il avait perdu son ami, et il ne supportait pas cette idée. Comment avaient-ils pu le changer à ce point ?
Le Seigneur du Temps s'avança vers lui. L'expression de son visage changea doucement... il n'avait plus l'air en colère, il arborait un sourire narquois. Une pointe de fierté venait éclairer ses yeux...

T – Oh si, je suis le Docteur. Je suis un nouveau Docteur. Tu ne comprends pas à quel point je vois les choses différemment maintenant ? Je suis plus fort, je suis libre de toutes ces bêtises sur la responsabilité d'un Seigneur du Temps, de toute cette culpabilité, de toutes ces belles idées sur la vie et l'univers ! Mon ancien moi est bien fade comparé à ce que je suis devenu !

Jack serra tellement la mâchoire qu'il cru se briser les dents. C'était si dur pour lui d'entendre cette voix si semblable et pourtant si différente... Il savait qu'il avait changé parce qu'il n'avait pas eu le choix, que ce n'était pas lui qui parlait mais ce nouvel ADN parasité par les 4 5 6, que le vrai Docteur n'aurait jamais dit de telles choses... et pourtant chaque parole lui faisait plus de mal que toutes les morts qu'il avait pu subir. Il regarda le Seigneur du Temps droit dans les yeux, déterminé.

J – Docteur, je sais que tu ne m'entends pas. Le Docteur que je connaissais n'est plus là. Mais laisse-moi te dire quelque chose : je vais trouver un moyen d'arranger ça. Je vais trouver une solution pour que tu redeviennes comme avant. Si tu te voyais tu serais horrifié. Tu ne voudrais pas que je te laisse comme ça, que je t'abandonne. J'ai dit que qui que tu sois devenu, je ne te laisserai pas tomber. Alors je vais tout faire pour t'aider. Tu ne resteras pas ainsi éternellement. Tu redeviendras toi-même, je te le promets.





Précision : Quand j'ai commencé à écrire cette fic, je n'avais pas encore lu la fic d'Utopia!, mais il se trouve que sans le faire exprès j'ai eu le même genre d'idée qu'elle (un Docteur contrôlé qui devient vilain pas beau). J'ai tourné ça d'une façon différente de la sienne, mais je voulais préciser que cette petite coïncidence n'était pas voulue (je n'ai pas sournoisement plagié sa fic ^^) et que dans l'absolu j'en ai discuté avec elle et ça ne lui pose pas de problème ^^
Mais rendons à Utopia! ce qui appartient à Utopia! : elle a eu cette idée la première Mr. Green











Citation:





T – Et comment comptes-tu y arriver, capitaine ? Tu vas m'affronter ? Tu vas te battre contre moi ? Tu oserais vraiment t'en prendre à quelqu'un qui lui ressemble tellement, qui parle comme lui, qui te rappelle tant de bons souvenirs ? Tu n'es qu'un détail...

Jack fulminait... oh non il ne parlait pas comme lui, il ne lui ressemblait pas... jamais. Comment osait-il se comparer au Docteur ? Et ces bons souvenirs... ne serait-ce que pour eux, le Docteur méritait que Jack se batte contre ce nouveau Seigneur du Temps. Et il le méritait pour tant d'autres raisons...
Il fit quelques pas en avant, jusqu'à être pratiquement nez à nez avec le Docteur, sûr de lui.

J – Le VRAI Docteur est toujours là, quelque part. Vous avez ses souvenirs, alors si je ne suis qu'un détail, cherchez dans votre mémoire et rappelez-vous de ceci : détail numéro 1, vous ne pouvez pas me tuer. Peu importe le nombre de fois, je reviendrai toujours et je finirai par vous battre : il me suffira d'une seule victoire pour le faire revenir. Détail numéro 2, le Docteur ne peut rien contre moi : je suis un point fixe, un fait. Je vais à l'encontre de toute sa nature de Seigneur du Temps. Il n'avait pas peur de moi parce que nous étions amis et que jamais je ne me serais attaqué à lui, mais vous ? Vous allez réussir à gérer mon existence ? Je suis la seule personne que le Docteur ne peut pas tuer, et maintenant je n'hésiterai pas à m'attaquer à vous. Vous pensez être invulnérable mais vous avez tort. Il me suffira d'inverser le processus, et le vrai Docteur reviendra. Je suis prêt à tout, et vous le savez : il me connaissait mieux que personne, cherchez dans ses souvenirs et vous saurez que je n'hésiterai pas.

Le Docteur déglutit et le regarda rageusement. Lui ? Avoir un point faible ? Jamais ! Mais il changea rapidement d'expression pour arborer un sourire arrogant, défiant.

T – Si tu me détruis, tu détruis ton Docteur.
J – Je trouverai un moyen de le ramener sans en arriver là. Et si je n'y arrive pas, je sais qu'il préfèrerait que je vous tue plutôt que de vous laisser en vie. Vous avez son corps, sa voix, mais vous êtes quelqu'un d'autre. Quelqu'un de dangereux. Cela fait deux ans que j'élimine les gens dangereux, votre physique ne m'arrêtera pas.

Jack essayait d'être le plus convaincant possible. Il savait que jamais il n'arriverait à tuer le Docteur, même si celui-ci avait disparu. Il voulait à tout prix inverser le processus et ramener l'ancien Docteur, et pour ça il fallait que son corps reste intact. S'il pouvait prétendre être la faiblesse du Docteur, le contraire n'était pas moins vrai. Mais il ne l'aurait montré pour rien au monde.
Le Seigneur du Temps toisa Jack quelques secondes et, dans un sourire, murmura quelque chose que le capitaine ne comprit pas. Puis il tourna les talons et se dirigea vers le couloir qui menait au Tardis.

J – Où pensez-vous aller ? Vous croyez que je vais vous laisser vagabonder tranquillement ?

Le Docteur s'arrêta et se retourna. Jack vit le sourire et le regard le plus malveillant qu'il ait jamais croisé. Lentement, le Gallifreyen tendit le bras vers la console de commande du vaisseau, tournevis sonique en main.

J – Oh espèce de...

Jack n'eut pas le temps de finir sa phrase que le tableau de bord explosa, engendrant une traînée de flamme entre lui et le Docteur. Celui-ci laissa échapper un ricanement avant de reprendre son chemin vers le Tardis.
Le capitaine couru chercher un extincteur et se trouva devancé par le commandant Bucks. Surpris de le voir, il le regarda éteindre les flammes. Il avait dû observer toute la scène depuis un coin de la pièce, sans vouloir ni pouvoir intervenir. Le feu maîtrisé, le commandant s'adressa à son équipage.

B – Ici le commandant Bucks, que toutes les unités se dirigent aux postes de défenses, armez les missiles et préparez-vous à faire feu. L'ennemi est sur le point de décoller, soyez prêts !
J – Ca ne sert à rien, le Tardis est indestructible ! Ne l'attaquez pas !
B – Capitaine vous avez vu comme moi que le Docteur est mort et qu'un autre l'a remplacé ! Je suis un militaire en mission spéciale pour la Proclamation des Ombres, j'ai des responsabilités, et il est de mon devoir d'écarter toute menace !
J – Vous ne comprenez pas, j'ai besoin de lui vivant ! Si je veux ramener le Docteur j'ai besoin de son corps et de son esprit ! Si ce nouveau Docteur meurt, l'ancien ne pourra jamais revenir !
B – Le Docteur est déjà mort et il n'y a rien que vous puissiez faire, acceptez-le capitaine ! A toutes les unités, l'ennemi a décollé : feu à volonté !

Mais comme prévu, le Tardis ne fut même pas inquiété par les missiles du commandant. Alors que Jack regardait le militaire d'un air furieux, une voix retenti par l'intercomm.

T – Oh mais on est brutal dis-moi capitaine !
J – Docteur, qu'est-ce que vous comptez faire ?
T – Surprise...
J – Je vous préviens : je vous retrouverai. Et quand ça arrivera, je m'occuperai de vous pour de bon.
T – Je suis au regret de te dire que tu vas sûrement être très occupé pour les jours à venir. Devine qui j'ai trouvé en rejoignant le Tardis... pas d'idée ? Regarde bien autour de toi : il ne manque pas quelqu'un ?

Jack fit le tour de la pièce des yeux et constata qu'il manquait effectivement une personne...

J – Où est l'enfant ?
T – Fascinant ce garçon, j'ai découvert qu'il n'était plus un danger pour moi. Apparemment le combattre une fois m'a protégé de toute autre potentielle attaque. Il est avec moi, j'ai décidé de l'emmener faire un petit tour.
J – Pourquoi ? Qu'est-ce que vous allez lui faire ?
T – Et bien j'étais en train de me dire que je pourrais modifier les nanogenes contenus dans le corps de cet enfant... une simple manipulation génétique et il n'obéirait plus aux 4 5 6 mais à moi. Et évidemment, il contaminerait d'autres personnes. Tu imagines ? Toute une ribambelle d'humains à mes ordres... brillant !
J – Docteur non, vous n'êtes pas sérieux !
T – Oh mais si ! J'ai passé tellement de temps à aider les humains, ils me doivent bien ça. Et je dois aussi t'avouer une chose : avant que je ne récupère l'enfant, il a eu le temps d'infecter quelques passagers de votre vaisseau. Comme je l'ai dit : tu vas être très occupé. Maintenant cours !

La communication se coupa. Jack resta un instant sans bouger, pour tenter de contrôler sa colère, puis il couru vers l'intercomm du Simmnant.

J – A tout l'équipage, certains membres ont été affectés par une sorte de virus. Soyez extrêmement vigilants et rapportez toute anomalie au commandant Bucks ou au capitaine Harkness. Si vous croisez quelqu'un qui semble suspect, qui n'agit pas normalement, surtout ne le touchez pas et ne le laissez pas vous toucher ! Ne le combattez pas !

Le message passé, il se retourna vers Bucks.

J – Maintenant vous, vous allez arrêter de faire des choses stupides et vous allez m'écouter. On doit trouver quelles personnes ont été contaminées et les isoler, les mettre en quarantaine le temps de trouver comment les guérir.
B – On doit pouvoir utiliser les nanogenes qu'il nous reste, non ? Ceux qui sont encore à l'infirmerie peuvent inverser le processus, ils savent à quoi ressemble un être humain !
J – Ils s'entretueraient. Les uns voudraient changer l'ADN et les autres voudraient le défendre, ça ne servirait à rien.
B – Comment vous comptez les mettre en isolement ?
J – Si on les endort, ça devrait stopper les nanogenes. Pas assez longtemps pour inverser le processus avec de nouveaux nanogenes, mais suffisamment pour les transporter dans une cellule ou quelque chose comme ça sans risquer d'être contaminé. Vous avez des tranquillisants ?
B – Tout ce que vous voulez ! Tout est à l'infirmerie.
4 5 6 – Vous ne pourrez pas combattre.
J – Oh que si ! Je vais combattre, et je peux vous assurer que je vais gagner. Je vais sauver les humains que vous avez déjà transformé, je vais faire revenir le vrai Docteur et ensuite je ferai exploser votre planète pour être sûr que ça ne se reproduise plus jamais.  Le Docteur m'a appris à me battre pour des causes justes, alors je vais le faire. Mais il n'a pas réussi à faire de moi quelqu'un de clément. Je suis le capitaine Jack Harkness, et je vais vous détruire.

Jack tourna les talons et si dirigea vers la porte pour partir à la recherche des passagers contaminés, suivi de Bucks. Mais il n'eut pas le temps de sortir...

4 5 6 – Les humains seront envoyés sur Terre. Vous ne pourrez pas les arrêter. Les terriens deviendront obéissants. Les enfants seront utilisés, et les adultes produiront de nouveaux enfants.

Un sourire arrogant se dessina sur le visage de Jack. Il reprit son chemin d'un pas déterminé. Il était sûr de gagner... il allait se rendre sur Terre pour donner des instructions. Il allait bien trouver un moyen pour se faire obéir ! UNIT et d'autres se chargeraient d'isoler les humains contaminés en attendant qu'un remède soit trouvé. Lui, il allait s'occuper du Docteur. Il ignorait comment il allait s'y prendre, combien de temps il allait mettre et s'il allait vraiment réussir. Mais les 4 5 6... il savait qu'il pouvait les battre. Il pouvait, n'est-ce pas ? Oh oui... il y avait cette petite voix dans sa tête, elle lui disait qu'il y arriverait... il souriait d'un air décidé, en se disant que cette petite voix serait ravie de le voir comme ça. Il adorait le voir aussi combattif et déterminé, il avait l'impression que tout allait forcément bien se finir dès lors que Jack en avait décidé ainsi. Il s'était trompé, une fois. Mais cette voix était là... Vas-y Jack, vas-y... tu peux le faire, tu vas y arriver... et ça lui donnait assez de force pour être certain que les 4 5 6 ne lui résisteraient pas longtemps. Et grâce à cela, il avait l'espoir de pouvoir guérir le Docteur.

Il passa la porte et se retrouva nez à nez avec deux personnes qui se tenaient devant lui, sans bouger, l'air agressif. Bucks le rejoignit et pu constater avec lui que le Docteur n'avait pas menti : ces gens étaient contaminés.

J – Il y a un autre passage pour l'infirmerie ?
B – Non, c'est le seul chemin...

A ce moment là, un des hommes contaminé tomba à terre, rapidement suivi par le deuxième. Un soldat qui se tenait derrière eux leur avait tiré des fléchettes tranquillisantes dans le dos. Il regarda avec soulagement les corps endormis, et salua rapidement Bucks et Jack.

? – Mon commandant ! J'ai pris la liberté de les sédater, je voulais vous prévenir qu'une dizaine de personnes étaient affectées. Ils bloquaient l'accès aux intercomm, alors je suis venu vous trouver.
J – Bien joué soldat ! Votre nom ?
C – Jones monsieur, Callum Jones. Excusez-moi mais qui êtes-vous ?
J –  Encore un Jones, hein ? Capitaine Jack Harkness, je prends le contrôle des opérations.
B – Pardon ?!
J – Je connais les 456, je connais le Docteur, je sais quoi faire. Une suggestion ?
B – ...
C – Excusez-moi, mais on fait quoi pour les autres soldats atteints ?
J – Où est-ce que vous les avez vu ?
C – Vers le réfectoire, mais ils ont dû se déplacer depuis.

Une voix raisonna dans le vaisseau.

4 5 6 – Les humains ont été transférés sur Terre. La conversion commencera. La Terre se soumettra.
J – Oh il faudra me tuer avant, alors ça ne risque pas d'arriver. Commandant, Callum, aidez-moi : il faut mettre ces soldats à l'abri. Vous avez des cellules ?
B – Par ici !
C – Vous voulez les enfermer ?!
J – Pour l'instant on ne peut rien faire de plus. Dès qu'on aura trouvé un antidote, on s'occupera d'eux, mais pour le moment il s'agit de contenir la contagion. C'est le meilleur moyen pour qu'ils ne blessent personne.

Callum acquiesça, bien qu'il ne sache pas exactement de quoi il retournait. Bucks appela d'autres hommes et ils enfermèrent les deux pauvres soldats endormis dans une cellule.

J – Voilà qui est fait. Bucks, rassemblez tout vos hommes et donnez-leur des pistolets à tranquillisants. Expliquez-leur la situation et envoyez-les chercher s'il y a d'autres infectés. Je vous laisse vous occuper du Simmnant, moi je vais me rendre sur Terre pour les prévenir.  Après mon départ, passez en quarantaine et interdisez tout contact avec la salle des commandes. Vous bloquerez les téléportations et vous resterez en position jusqu'à mon retour, je vous contacterai quand j'en saurai plus : j'aurais peut-être besoin de vous avec le Docteur. Callum, viens avec moi.
C – Euh... où ça ?
J – Sur Terre : si les 4 5 6 ont envoyé leurs marionnettes là-bas, on doit les prévenir.

Jack tendit la main au soldat Jones, qui la saisit timidement. Puis son bracelet s'activa et ils se téléportèrent à Londres, dans la base anglaise de UNIT. Ils firent une entrée fracassante, débarquant de nulle-part au milieu l'agence. Jack monta sur un bureau et s'adressa aux gradés et simples soldats qu'il avait devant lui.

J – Tout le monde m'écoute ! Pour les nouveaux, je suis le capitaine Jack Harkness. Pour les anciens, je suis de retour, et j'ai de mauvaises nouvelles. Les 4 5 6 sont revenus, ils ont volé des nanogenes pour transformer l'ADN des humains afin d'en faire des esclaves obéissants, ils ont déjà envoyé une dizaine de « contaminés » à travers le monde qui pourront affecter d'autres personnes rien qu'en les touchant, nous n'avons aucun moyen de les guérir, et le Docteur ne peut pas nous aider. Des questions ?









 
Citation:





Tout UNIT regardait Jack, les yeux ronds, sans bouger. Un gradé s'approcha de lui.

M – Je suis le colonel Malard, qu'est-ce que tout cela signifie capitaine Harkness ? Et où étiez-vous passé bon sang, on vous a cherché partout !
J – On parlera de ça une autre fois colonel, pour l'instant il y a plus important. On doit trouver un moyen de repérer les personnes infectées avant qu'elles contaminent toute la population.

Malard n'insista pas sur la disparition de Jack. Il savait ce qu'il s'était passé à Torchwood 3 et il connaissait la réputation du capitaine: il le respectait beaucoup.

M – Venez dans mon bureau, vous allez tout m'expliquer depuis le début. Qui est ce jeune homme ?
J – Le soldat Callum Jones, originaire de... de ?
C – La colonie humaine de Therag 6 mon capitaine, galaxie d'Ellruss.
J – Il était en poste sur le vaisseau où les évènements ont commencé. Il pourra nous fournir des renseignements.
M – Très bien, venez avec moi.

Le colonel conduisit les deux hommes dans son bureau. Jack lui expliqua ce qu'il s'était passé sur le Simmnant, ce qu'était devenu l'enfant transformé par les 4 5 6, et le pouvoir qu'il avait. Il se garda bien de mentionner le Docteur et sa nouvelle nature : il savait que UNIT n'hésiterait pas à s'attaquer à lui. Il ignorait s'ils étaient capables de le tuer, mais il ne voulait pas prendre de risque. Callum écouta avec attention, pour connaître toute l'histoire. Il avait envie d'en savoir plus sur ce capitaine... quelque chose le poussait à lui faire confiance. Après tout, il avait su prendre les choses en main à bord du Simmnant, et il semblait être du bon côté.
A la fin de l'explication de Jack, Malard se leva brusquement de son bureau, décontenancé. Il n'arrivait pas à croire que les 4 5 6 étaient de retour, et que la situation était encore pire qu'avant. Pire, il n'arrivait pas à croire que cette fois encore, le Docteur n'était pas là.

M – Vous avez dit que le Docteur ne pouvait pas nous aider, pourquoi ?
J – Je n'ai aucun moyen de le contacter. Donc à moins qu'il ne soit au courant de ce qu'il se passe sur Terre, il faudra faire sans lui.
M – Il est toujours fourré dans les ennuis, et quand on a vraiment besoin de lui il est introuvable, c'est un monde tout de même ! Enfin bref, concentrons-nous : avez-vous un moyen de repérer les gens infectés ?
J – Je pense qu'on doit pouvoir utiliser la fréquence des 4 5 6 : ils sont obligés de communiquer avec leurs zombies pour les contrôler. Si on capte la fréquence, on pourra les repérer.
M – Tuer le 4 5 6 à bord du Simmnant ne suffirait pas ?
J – Ca tuerait probablement aussi les humains qu'ils ont sous leur contrôle, ou ça les rendrait fous.
M – Alors c'est hors de question, cette fois nous ne cèderons pas. Mais si on doit passer au peigne fin chaque fréquence émise sur Terre, ça va prendre du temps. On doit trouver une façon d'accélérer nos recherches.
C – Si je peux me permettre mon capitaine, nous avons capté la fréquence depuis notre vaisseau. Elle est enregistrée sur mon bracelet de combat.

Callum tendit à Jack un bracelet assez semblable au sien. Il enregistrait toutes les données nécessaire à un soldat sur un champ de bataille. Notamment les positions et les moyens de communication des ennemis.

J – Brave garçon ! Je savais que j'avais bien fait de t'emmener. Colonel, donnez ça à vos analystes : on devrait connaître la position des infectés en quelques secondes.

Malard s'empressa d'apporter le précieux bracelet au laboratoire de UNIT, suivi de près par Jack et Callum. La fréquence fut trouvée en quelques instants, ainsi que la localisation des personnes infectées. Le colonel n'en crut pas ses yeux : les soldats envoyés par les 4 5 6 avaient déjà commencé à contaminer la population, et le nombre de personnes atteintes ne cessait de croitre.

M – Capitaine, vous avez maîtrisé des soldats infectés sur le Simmnant, qu'est-ce que vous suggérez ? Il faut maîtriser la situation au plus vite !

Très calmement, Jack réfléchit à un moyen d'enrayer le plan des 4 5 6. Il fallait opérer à l'échelle mondiale : les zones de contagions étaient dispersées à travers le globe. Mais ils ne devaient pas céder à la panique. Il fallait être prudent et méthodique : la réussite en dépendait.

J – Tout d'abord il faut délimiter des périmètres de sécurité : entourez les zones de contamination avec un cordon d'hommes armés de pistolets tranquillisants et de barbelés. Rien ne doit sortir de ces périmètres, ça nous permettra de maîtriser les infectés qui sont à l'intérieur. Si jamais ils progressent vers le cordon de sécurité trop rapidement, on le fait reculer et on l'agrandi, mais on ne le brise pas. Une fois que les périmètres seront installés, les soldats qui les surveilleront auront l'autorisation de tirer des tranquillisant à vue, sur chaque personne qui semblera suspecte. On ne peut pas laisser le bénéfice du doute. En même temps, on enverra des canadairs qui largueront du gaz soporifique à l'intérieur des zones. Avec tout ça on devrait rapidement contrôler les infectés, mais il faudra ensuite les déplacer dans des camps sous haute surveillance pour s'assurer qu'ils ne contaminent pas d'autres personnes.

M – On ne pourra jamais construire ces camps assez rapidement, comment va-t-on faire pour les maintenir sédatés le temps que tout soit prêt ?

Jack regarda Malard avec un air grave. Il avait pensé à tout, il savait exactement où enfermer les personnes infectés. Et sa propre idée l'écœurait tellement qu'il attendit que le colonel comprenne...

M – Oh non, vous n'êtes pas sérieux... Capitaine enfin ! Après tout ce que vous avez vu !
J – On n'a pas le choix. On ne peut pas se permettre de risquer la contagion de toute l'humanité juste pour une question de morale. Il faut enfermer les infectés dans les anciens camps de concentration.

Malard déglutit péniblement, réalisant que c'était effectivement la seule solution. Les camps Britanniques, Russes, Belges, Allemands, Français, Américains... UNIT allait les rouvrir pour sauver la Terre.
Callum avait parfois entendu parler de ces légendes terrestres. C'était donc vrai ? Des humains comme lui avaient enfermés d'autres humains comme du bétail ? Il n'avait jamais vu ça sur sa planète. Cette révélation le laissa un peu sonné et il préféra s'éloigner : il ne savait pas s'il voulait prendre part à un tel acte...

J – Il ne s'agit pas de les tuer : simplement de les garder à l'abri dans un endroit précis, d'où ils ne pourront pas s'échapper, en attendant qu'on trouve un remède.
M – A époque désespérée, mesure désespérée. J'espère qu'on aura pas de problème avec les bureaucrates. En attendant il faut réunir un maximum de troupes, on pourra commencer à établir les périmètres d'ici quelques heures. On s'occupera d'abord des zones les plus peuplées : Beijing, New-York, Londres, Paris, New-Dehli. Si d'autres zones apparaissent, elles seront prises en charge dès qu'on le pourra. Capitaine, il y a un risque que les 4 5 6 envoient d'autres infectés sur Terre ?
J – Normalement non, mais je ne peux pas vous le garantir.

Malard acquiesça et sorti du laboratoire pour préparer les opérations. Il fallait organiser les équipes, réquisitionner des centaines de militaires dans les pays contaminés, quadriller les zones de contagion et s'assurer que chacun savait ce qu'il avait à faire. Pendant ce temps, Jack rejoignit Callum, un peu à l'écart.

J – Tout va bien ?
C – Vous devez vraiment être un idéaliste pour aider cette planète après ce qu'ils ont fait dans ces camps, et alors qu'ils ont mal agi avec les 4 5 6 la dernière fois... j'ai lu le rapport pendant que vous parliez avec le colonel, je sais qu'ils voulaient sacrifier les enfants.
J – Tu as entendu quand on a évoqué le Docteur ? C'est un ami très proche et il ne peut pas nous aider pour le moment. Mais si le Docteur était là, il aiderait les humains et il sauverait la Terre, parce que de temps en temps, ils en valent la peine. Quelqu'un doit agir à sa place. Je ne suis pas un idéaliste : je suis un remplaçant.
C – Votre plan est tout de même... sujet à controverses.
J – Je ne vais pas te dire que ceux qui seront enfermés seront traités comme des rois, que c'est pour leur bien et que c'est la meilleure solution. C'est juste la seule solution. On n'a pas le temps pour autre chose. Tu n'es pas obligé de rester si tu ne veux pas participer à ça : je peux te ramener à bord du Simmnant.

Callum sembla réfléchir. Mais décidément il était trop intrigué par ce capitaine. Et puis cela faisait des années qu'il attendait que quelque chose vienne perturbé la routine du Simmnant, là il était servi !

C – Je reste. Vous allez avoir besoin d'aide, et j'avais toujours rêvé de voir la Terre.
J – Je ne sais pas si Malard te laissera prendre part aux opérations, mais tu pourras les aider depuis cette base. Londres va être sous quarantaine dans peu de temps.
C – On dirait que vous ne restez pas...
J – Je dois aller aider une autre personne. Je reviendrai dès que ça sera réglé, mais ça risque de prendre du temps.
C – Vous ne vous prendriez pas un peu pour le sauveur de l'univers ?
J – Comme je le disais : quelqu'un doit endosser le costume du Docteur ! répondit  Jack dans un clin d'oeil.

Il fit quelques pas vers le colonel, qui était toujours occupé à planifier les opérations.

J – Où en êtes-vous colonel ?
M – Les équipes seront bientôt prêtes à être envoyées sur le terrain, les pays contaminés ont donné leur accord pour qu'on établisse les périmètres et qu'on sédate les infectés. On fait tout pour que la population ne cède pas à la panique... le plus dur sera d'organiser les transports jusqu'aux camps, mais on y arrivera.
J – Si vous maîtrisez la situation, je repars : je vais tenter de trouver le Docteur. Je vous confie Callum, il pourra vous être utile.
M – Il saura vous contacter si on a besoin de vous ?

Jack se retourna et entra quelques coordonnées dans un ordinateur qui se trouvait à côté de lui.

J – Avec ça vous pourrez me contacter. Si le Docteur donne le moindre signe de vie, appelez-moi immédiatement.
M – Entendu. Soyez prudents.
J – Vous aussi, bonne chance.

Les deux hommes se saluèrent et Jack s'éloigna. Il activa son bracelet pour rejoindre le Tardis. Grâce à la manipulation du Docteur quelques heures auparavant pour réactiver le manipulateur de vortex, il pouvait se téléporter dans le Tardis sans problème, et sans que le Docteur puisse l'en empêcher : son bracelet était connecté au Tardis. Il fit un geste de la main à Callum et disparu dans un lueur bleue.


* A bord du Tardis *


Le Docteur était afféré dans une grande pièce qui ressemblait à une salle d'opération. Il préparerait le matériel pour la nouvelle transformation du petit garçon. Aiguilles, poches de solutions, poche de sang, perfusions... l'opération allait être longue et délicate. Le Seigneur du Temps parlait à l'enfant qui était allongé sur un lit, inconscient.

D – Tu sais ce qui est le plus drôle ? C'est que si mon ancien moi t'avait opéré comme je suis en train de le faire, il aurait pu te modifier pour que tu redeviennes comme avant. Il n'a pas voulu, il trouvait ça trop cruel de te faire endurer une telle douleur... je sais que tu ne peux pas crier, mais tu la ressens quand-même, n'est-ce pas ? Il a préféré se sacrifier pour t'épargner ça, et voilà le résultat. Si tu étais réveillé tu saisirais toute l'ironie de la situation...

Le Docteur se re-concentra sur ce qu'il était en train de faire. Un silence de mort prit place dans le Tardis... mais au bout de quelques minutes, il fut interrompu : Jack venait d'apparaître dans la pièce.

J – Eloignez-vous de cet enfant Docteur.
D – Sinon quoi ? Je suis désolé mais la kryptonite ne fonctionne pas contre les Seigneurs du Temps.

Jack dégaina une arme qu'il avait récupéré sur le Simmnant et la pointa vers le Docteur.

J – Si je vous sédate comme les autres et que je vous enferme, vous devrez dire adieu à tous vos jolis plans.

Le Docteur leva les mains, l'air inquiet. Mais il éclata de rire au bout de quelques secondes...

D – Tu pourrais vraiment me tirer dessus ? Même avec un pistolet à tranquillisants, tu n'y arriverais pas. Et de toute façon, il faut que tu saches que ton sédatif ne fonctionnerait pas sur moi : je ne suis pas un humain, ne l'oublie pas.

Jack paniqua intérieurement : il n'avait pas pensé à ça. Et il se retrouvait face à un Docteur qui ressemblait plus au Master qu'à autre chose, sans arme, et sans moyen de défense. Il ne lui restait que la fuite, mais c'était hors de question. Il baissa lentement son arme, tout en cherchant ce qu'il allait pouvoir faire. Mais le Docteur interrompit ses pensées.

D – Et puis comment pourrais-tu blesser la seule personne capable de t'offrir ce que tu veux vraiment ?
J – Qu'est-ce que vous voulez dire ?
D – Je te propose un marché : tu cesses de te mettre dans mon chemin, et je te redonne ce que tu as perdu.
J – De quoi est-ce que vous parlez ?!
D – Je peux te rendre Ianto.










Citation:





Jack n'en cru pas ses oreilles... c'était vrai ?! Il pouvait ramener Ianto ?! Il resta sans voix... aussi sonné par la phrase du Docteur que par sa propre réaction : il était vraiment en train d'hésiter ? D'hésiter à dire oui au Seigneur du Temps ? D'hésiter à pactiser avec lui, à le laisser comme ça, à abandonner son ancien ami, tout ça pour retrouver son Ianto ? Oh oui, il l'était... il s'imaginait déjà le serrer dans ses bras, l'embrasser, le taquiner comme avant, faire semblant d'être désinvolte devant lui, tout lui dire d'un seul regard sans bouger les lèvres... c'était mal, n'est-ce pas ? Mais il lui manquait tellement... si seulement il était là... Ianto pourrait lui dire encore une fois... il lui dirait... il lui dirait qu'il n'aurait jamais dû faire ça. Mais enfin à quoi penses-tu Jack ? Il est hors de question de passer un accord avec le Docteur, pas comme ça ! Ianto refuserait de revenir de cette façon, pas à ce prix là ! Jack se ressaisit. Il releva la tête et fixa le Docteur droit dans les yeux. Comment avait-il pu lui proposer une chose pareille ? Tentant de se contenir, Jack laissa fuser une phrase à travers sa mâchoire serrée.

J – Ianto est mort.
D – Oh ne sois donc pas si catégorique. Il me suffit de récupérer un peu de son ADN et je pourrais reconstruire son corps. Je pourrais même le rendre immortel, comme toi ! Il serait à tes côtés pour toujours. Bien sûr il faudrait que je crée totalement son esprit, ça ne serait pas exactement Ianto. Mais ça serait toujours mieux que rien, non ? Plutôt que d'errer tout seul, pour l'éternité, avec sa mort sur la conscience...
J – Arrêtez ça.
D – Tu ne veux pas lui rendre sa vie ? Cette vie qu'on lui a arraché si brutalement, alors qu'il était dans tes bras... alors qu'il était encore si jeune... si amoureux de toi... il te faisait tellement confiance : tu ne veux pas lui prouver qu'il avait raison de croire que tu le sauverai toujours ?
J – Arrêtez ça ! Taisez-vous !

Jack avait les larmes aux yeux. Ca le blessait tellement... des mots si cruels dans la bouche de quelqu'un qui était normalement si gentil, qu'il admirait et qu'il aimait tant... Jamais il ne s'était senti si en colère. Seule la mort de Ianto l'avait mit dans un tel état. Il laissa passer quelques secondes afin de réfléchir. Il savait ce qu'il devait faire. Il fit quelques pas en arrière, tout en fixant le Docteur d'un air déterminé.

J – Je pensais que je pourrais vous garder en lieu sûr le temps de trouver une solution, mais j'avais tort. Il me reste une dernière chose à essayer. Je ne voulais pas en arriver là, mais vous ne me laissez pas le choix.

Le Docteur regarda Jack, incrédule. Il ne savait pas de quoi il parlait, mais son assurance l'intriguait...

J – J'ai dit que je ferais tout pour vous faire redevenir comme avant et que je ne vous abandonnerais pas, et croyez-moi j'irai jusqu'au bout. Je reviendrai quand j'aurai de quoi vous aider.

Sans laisser le temps au Seigneur du Temps de faire quoi que ce soit, il activa son bracelet et se téléporta. Le Docteur resta pensifs quelques instants. Puis il se re-concentra sur son opération : quoi qu'il prépare, Jack n'aurait jamais les moyens de l'arrêter. Il décida de ne pas s'en inquiéter, il n'était qu'un détail.


* Une colonie humaine sur une planète *


Jack s'était téléporté devant un grand entrepôt. Il entra le code d'accès et pénétra à l'intérieur. Les lumières s'allumèrent, et Jack redécouvrit le bâtiment... depuis combien de temps n'était-il pas venu ? Il aurait préféré ne jamais avoir à remettre les pieds ici. Il avait même du mal à comprendre pourquoi il avait aménagé cet entrepôt, pourquoi il n'avait pas réglé cette affaire de la façon la plus sûre qui soit...

C'était arrivé huit mois auparavant : il avait fait une des pires découvertes de sa longue existence. Sur le moment il n'avait pas su quoi faire, ni comment réagir. Il n'y croyait pas, ça semblait tellement impossible ! Et puis il avait accepté la réalité : c'était en train d'arriver, et c'était toujours aussi dangereux. Mais il était hors de question qu'il n'intervienne pas, ça ne pouvait pas recommencer. Rien d'aussi terrible ne pouvait se reproduire, jamais.

Il avait alors décidé de recréer une base pour pouvoir s'occuper du problème. Il avait acheté cet entrepôt à une bande de marchands humains qui ne posaient pas de questions. Un peu à l'extérieur de la ville, à l'abri des regards... c'était parfait. Il avait passé des semaines à l'aménager : cellules, bureau, salle médicale... tout y était.

Ca avait été une affaire délicate. Longtemps il avait hésité sur la façon d'agir... oh il aurait tellement voulu boucler cette histoire une bonne fois pour toute. Mais il s'était ravisé. Il avait décidé de conserver le problème dans l'état dans lequel il était, afin de laisser le Docteur s'en occuper. Après tout, ce n'était pas vraiment la responsabilité de Jack. Il n'avait pas le droit de prendre une décision à ce sujet.

Il avait donc laissé l'entrepôt à l'abandon, ne pensant pas avoir besoin d'y revenir. Tout ce qu'il voulait, c'était un endroit sûr pour enfermer ce qu'il avait découvert il y a huit mois, et ne plus jamais en entendre parler avant d'avoir retrouvé le Docteur.

Mais maintenant le Docteur ne faisait plus partie de l'équation. Ou plutôt si, mais pas de la même façon... il ne pouvait évidemment plus rien faire pour le problème qu'avait découvert Jack. Pas dans l'état où il était. Mais les rôles pouvaient s'inverser...

Le capitaine entra dans une salle fermée à double-tour et protégée par un système de sécurité alien. Si on essayait d'y entrer ou d'en sortir sans avoir les codes d'accès, on partait en fumée... rien n'était de trop pour contenir ce problème.

Il s'avança dans la pièce. Il allait vraiment faire ça ? Terminer le processus et se servir de ça pour aider le Docteur ? Pour le forcer à redevenir comme avant ? Il avait du mal à croire ce qu'il était en train de faire, et pourtant c'était la seule solution. Mais il devait réfléchir : il risquait de perdre le contrôle de la situation, et il fallait à tout prix éviter ça. Il n'avait que très peu de moyen de pression. A vrai dire, un seul, et c'était loin d'être le meilleur. Mais il devait tenter le coup, il n'avait pas le choix.

Dans la salle, il s'approcha d'une table. Il activa plusieurs boutons, diverses manettes et contrôle des données sur un écran. Le processus était en marche... il allait être laborieux. Jack avait de longues heures de travail devant lui. Il espérait que le jeu en valait la chandelle... Si le vrai Docteur savait les risques qu'il prenait pour le sauver, il lui ferait le plus beau sermon de sa vie. D'ailleurs il le fera probablement si jamais ça fonctionne, se dit Jack en souriant légèrement.


* Dans le Tardis *


Le Docteur était afféré auprès du petit garçon : l'opération ne se passait pas comme prévue. Apparemment, malgré les nanogenes, l'organisme de l'enfant ne pouvait supporter de recevoir une partie de l'ADN d'un Seigneur du Temps. Son état se dégradait de minute en minute.

Mais le Gallifreyen tenta de sauver son expérience malgré tout : cette idée d'avoir une armée lui plaisait. Il passa donc de longues minutes à virevolter autour de l'enfant toujours anesthésié. Aiguilles, réglages, manipulations... tout y passait, il voulait vraiment que l'opération réussisse.

Malheureusement, au bout de quelques instants, le coeur du garçon s'arrêta. Furieux, le Docteur balança ses instruments à travers la pièce. Oh il était tellement en colère... il aurait tant voulu voir la réaction de Jack devant sa petite armée ! Il était si énervé qu'il n'essaya même pas de réanimer l'enfant : il regarda le petit corps sans vie d'un air dédaigneux. Si cette petite chose avait été un peu plus résistante, pensa-t-il....

Totalement indifférent au sort de l'enfant, il sortit de la pièce et se dirigea vers la salle de contrôle du Tardis. Où pouvait-il bien aller pour se venger ? Il lui fallait un endroit pour s'amuser un peu et oublier cette défaite... Soudain, il eut une idée. Il activa quelques manettes, entra les coordonnées et le vaisseau se mit à rugir. Direction : la Terre, siège de UNIT à Londres. Il avait une idée en tête, et si Jack avait bien agi comme il le pensait, tout ceci allait être très distrayant...


* Dans l'entrepôt de Jack *


Le Capitaine surveillait ce qu'il se passait dans l'infirmerie à l'aide d'un écran de surveillance. Il n'y avait rien qu'il puisse faire pour accélérer le processus : tout était presque fini. Il avait arrêté l'opération qu'il avait découverte quelques mois auparavant alors qu'elle arrivait à son terme. Stoppée net, elle n'avait pas bougé jusqu'à ce qu'il la remette en marche. On arrivait maintenant à la phase finale, et Jack ne se sentait pas bien. Il avait du mal à réaliser ce qui était en train de se produire, bien qu'il en soit à l'origine.

Il se leva brusquement et se servit un petit verre de scotch. Il l'avala d'un coup et descendit dans l'infirmerie. C'était trop calme, et décidément il n'était pas rassuré. Et si tout déraillait ? Si ça n'aidait pas le Docteur mais que ça empirait son état ? Ca en était bien capable. Mais malgré son inquiétude, Jack n'avait pas le courage de tout arrêter. Il pouvait stopper le processus bien-sûr, mais il c'était condamner le Docteur : il savait qu'il n'avait plus aucun recours. Pour une personne normale, il aurait cherché une autre solution pendant des jours. Mais le Seigneur du Temps était loin d'être normal.

Le capitaine avait beau réfléchir, il ne voyait pas d'autre issue : il allait tenter le tout pour le tout. Il avait l'impression de jouer à la roulette Russe avec un revolver entièrement chargé. Mais au fond de lui, il gardait un petit espoir : peut-être que ça allait faire ce qu'il voulait. Après tout, c'était un bon compromis pour ça aussi. Tout n'était qu'une affaire de compromis...

Une fois en face de la table d'opération, il pu constater que tout était normal. Tout allait bien. Du moins, aussi « bien » qu'une telle situation le permettait... Le côté matériel de l'opération était terminé. Ne restait plus qu'un dernier détail à régler, et ça serait prêt.


* QG de UNIT, Londres *


Le colonel Malard débarqua en trombe dans le hall de UNIT, où le Tardis s'était matérialisé. Décidément c'était la journée ! D'abord Jack, maintenant le Docteur. Mais qu'est-ce que le Docteur faisait là ? Jack avait réussi à le contacter et l'avait envoyé sans prévenir UNIT ? Ou bien il avait lui-même découvert que quelque chose n'allait pas ? Peu importe : maintenant qu'il était là, tout allait être plus facile.
La porte du Tardis s'ouvrit d'un seul coup et le Docteur en sortit, affichant un grand sourire.

T – Alors ? UNIT fait une fête sans moi ?
M – Docteur ! C'est un miracle, le capitaine Harkness nous avait dit que vous étiez introuvable ! C'est lui qui vous a prévenu de la situation sur Terre ?
T – Oui et non. Vous êtes ?
M – Colonel Malard, je dirige ce bureau de UNIT. Comment ça « oui et non » ?
T – Jack m'a contacté depuis un vaisseau, le Simmnant : j'ai réussi à capter un message où il m'expliquait brièvement ce qu'il se passait. Je suis allé le rejoindre grâce au Tardis pour qu'il m'en dise plus, mais... je suis désolé, je suis arrivé trop tard : il avait été contaminé par ce qu'il a appelé les 4 5 6.
M – Quoi ?!
T – Il a eu le temps de me dire que vous aviez des ennuis avant d'être totalement transformé, mais malheureusement je n'ai pas pu le sauver. Donc je suis venu constater les dégâts moi-même et vous avertir : vous savez aussi bien que moi que le capitaine Harkness est quelque de très spécial, les 4 5 6 le savent et vont peut-être essayer de se servir de lui pour vous atteindre. Il se pourrait qu'il revienne et agisse comme quelqu'un de normal, comme s'il n'était pas contrôlé. Aussi vous devez prévenir vos hommes : il ne faut rien croire de ce qu'il peut dire, et il faudra l'enfermer à la première occasion.
M – Je fais transmettre l'ordre d'interpellation. Je vous montre comment la situation évolue ? Nous sommes un peu débordés mais avec votre aide nous devrions nous en sortir.

Le Docteur acquiesça et Malard l'emmena dans son bureau pour lui expliquer le déroulement de toutes leurs opérations.


* Dans l'entrepôt de Jack *


Jack, un peu à l'écart de la table d'opération, regardait avec insistance le bouton sur lequel il devait appuyer pour ça soit enfin terminé. Il prit une profonde inspiration et l'enclencha.

Rien ne se passa pendant quelques secondes et Jack eut l'impression qu'elles furent les plus longues de son existence. Puis, soudain, ça bougea. Les yeux grands ouverts, ça regardait autour de lui sans comprendre. Jack s'avança un peu pour entrer dans son champ de vision.

J – Bonjour Maître.









Précision : une référence à la tenue que porte le Maître dans End of Time mais ça ne va pas plus loin. J'ai simplement repris la même ^^. Aucun spoiler, l'action que je met en place ne reprend et ne suit pas les épisodes de RTD.

Citation:





Jack regardait le Maître sans bouger, d'un air dur et froid. Il avait en face de lui celui qui l'avait torturé, lui et la Terre entière, pendant un an. Qui avait humilié et blessé le Docteur. Un être qu'il haïssait plus que tout. Il avait du mal à croire qu'il l'avait ramené à la vie.

Le Maître regardait Jack sans comprendre. Bien-sûr il se souvenait de son plan, de tout ce qu'il avait prévu pour échapper au Docteur. Mais pourquoi diable était-ce Jack ? Où était Lucy ? Oh sa douce et naïve Lucy qu'il aimait tant manipuler, qu'est-ce que cette plaie immortelle avait encore fait ? Son air interrogateur se transforma bientôt en une figure haineuse. Sainte Gallifrey, il détestait voir Jack à sa résurrection ! Surtout attaché et désarmé.

M – Qu'est-ce que ça veut dire?
J – J'ai découvert ce que vous aviez prévu. Il y a quelques mois je suis revenu sur Terre : j'avais détecté une activité anormale, une technologie alien qui opérait sur Terre. C'était différent du Tardis, je savais que ce n'était pas le Docteur. Donc je suis venu vérifier que tout allait bien. J'ai tracé le signal et je suis tombé sur un entrepôt bien caché en Europe de l'Est. Et là j'ai vu... j'ai vu Lucy Saxon, votre femme. Elle était en train d'appliquer le processus.

M – Ah, ma brave Lucy ! Fidèle jusqu'au bout...
J – Vous l'avez conditionnée, espèce d'enfoiré. J'ai contacté UNIT pour qu'ils l'emprisonnent mais ils n'ont pas pu briser votre emprise sur elle.
M – Oh Jack... c'est bas. Et vous avez compris tout seul comment fonctionnait le processus ?

J – Lucy a bien été obligée de m'expliquer. Elle m'a dit dit qu'elle devait vous tuer si votre plan était déjoué par le Docteur. Elle vous tuait, le monde entier pensait que vous vous étiez évanoui dans la nature pendant que le Docteur et moi on vous croyait mort. Et Lucy finissait par être relâchée car on pensait qu'elle avait été manipulée par le réseau Archange et qu'elle était innocente. Mais c'était votre plan : le monde la croyant disparue avec vous, elle devait se cacher. Elle a donc récupéré votre bague et s'est réfugiée dans l'entrepôt que vous avez préparé pendant que vous étiez Harold Saxon. Personne ne la cherchait, elle était tranquille pour lancer le processus. Vous l'avez conditionnée dès le début, c'était votre porte de sortie.

M – Quoi ? Ne me dites pas que ça vous surprend.
J – Le Docteur a pleuré votre mort, il en a souffert.
M – Mon gentil Docteur... ce n'est pourtant pas la première fois que je ressuscite. Et vous, vous me ramenez à la vie ? Alors que je l'ai tant fait souffrir et que ma mort lui a brisé les cœurs ? Drôle de façon de lui montrer votre amitié. Je suis sensé être un cadeau ? C'est pour ça qu'il n'est pas là ? Vous lui faites une surprise ?
J – Je comptais attendre le Docteur pour le laisser s'occuper de vous comme il l'entendait. Croyez-moi si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais fait exploser l'entrepôt dès mon arrivée. J'ai dû vous faire revenir parce que finalement, je n'avais pas le choix.
M – Ah... des petits soucis avec notre ami le Docteur ?

Jack savait que tôt ou tard il devrait dire la vérité au Maître. Il avait besoin de lui, il était bien obligé de lui expliquer la situation. Qu'est-ce qu'il pouvait détester avoir besoin du Maître... Mais tout de même, il voulait savoir quelque chose. Il l'avait fait revenir grâce aux explications de Lucy, mais il ne savait pas exactement en quoi consistait le processus : elle n'avait pas su lui dire. Tout ce qu'elle savait, c'était comment le mettre en marche.

J – Expliquez-moi comment ça fonctionne.
M – Ou quoi ?
J – Ou je vous laisse là, attaché, et je vous abandonne. Vous êtes immortel, croyez-moi vous allez vite vous ennuyez.
M – Voyons voir... vous m'avez ramené donc vous avez besoin de moi. Me laisser là ne vous servira à rien, vous ne le ferez pas.
J – Ou alors, en plus de ce que j'attends de vous, j'ai un marché à vous proposer. Un marché que vous ne pourrez pas refuser parce que c'est exactement ce que vous cherchez à faire et que je n'aurai aucun moyen de vous arrêtez. Mais avant je veux que vous me répondiez.

Le Maître sembla réfléchir quelques minutes. Il était intrigué... un marché ? Même s'il disait le contraire, Jack devait bien avoir une idée pour l'arrêter et le mettre en cage une fois qu'il aurait eu ce qu'il voulait. Mais après tout, il était le Maître : il avait réussi à maîtriser Jack une fois, il pourrait recommencer. Et une question le démangeait : où était le Docteur ? Jack ne l'aurait pas ressuscité sans son accord, il y avait forcément quelque chose qui n'allait pas. Et si quelque chose n'allait pas avec le Docteur, ça ne pouvait qu'être bénéfique pour lui. Il fallait qu'il sorte de là.

M – D'accord.
J – Wow, vous vous sentez bien ? Je pensais que vous seriez plus têtu que ça.
M – Peut-être que vous voir me rend tellement malade que je ne contrôle plus mon esprit, allez savoir. Vous voulez que je vous explique ou pas ? Alors taisez-vous et écoutez votre Maître.
J – Je vous écoute.

M – Brave garçon. Vous êtes un humain donc je vais essayer de faire simple pour ne pas faire exploser votre petit cerveau. Ca s'appelle le « loom ». C'est un processus des Seigneur du Temps : il s'agit de mettre une partie de votre âme, votre code ADN, dans un artefact prévu pour. Si votre forme physique est détruite, vous pouvez revenir à la vie grâce à ce processus. Ceci est une chambre de loom, je l'ai construite avant de devenir premier ministre. J'ai mis mon ADN dans cette bague, Lucy l'a récupérée après ma mort. Elle a ensuite démarré le processus : en mettant la bague sur ce socle, la chambre reconnaît le code génétique du Seigneur du Temps et commence à reconstruire le corps. Ensuite il suffit d'insérer l'esprit dans le corps grâce à l'artefact, en appuyant sur ce bouton.

J – Votre corps se reconstruit à partit de rien ?
M – Nous possédons des vaisseaux plus grands à l'intérieur qu'à l'extérieur et nous pouvons nous régénérer, vous croyez quoi espèce d'idiot ? Notre technologie nous le permet. A quel moment avez-vous stoppé le processus quand vous avez découvert Lucy ?
J – Votre corps n'était pas terminé.  Je l'ai transporté dans un autre entrepôt, sur cette planète.
M – Nous ne sommes pas sur Terre ? Dommage... jouer avec les humains a quelque chose d'addictif. Ils sont si naïfs et tellement fragiles...
J – Arrêtez ça.
M – Pourquoi vous m'avez fait revenir ?

Jack déglutit en regardant fixement le Maître. Il avait passé des heures à chercher comment expliquer ce qu'il se passait avec le Docteur mais il ne savait toujours pas par où commencer.

J – Une espèce alien a débarqué sur Terre il y a deux ans. On les appelle les 4 5 6, ils voulaient qu'on leur donne les enfants. On a réussi à les vaincre. Mais j'ai retrouvé le Docteur par hasard il y a quelques jours et nous sommes tombés sur les 4 5 6. Le truc, c'est qu'ils sont capables de contrôler quelqu'un en s'introduisant dans son esprit pour une durée limitée. Mais ils ont trouvé le moyen de rendre cette durée infinie en se servant de nanogènes : une fois que la personne est contrôlée, les nanogènes la transforment et elle devient une marionnette des 4 5 6.

M – Je ne les connais pas mais je les aime déjà. Quoi que ma façon de faire était plus subtile...
J – Taisez-vous et écoutez. Le Docteur a été contaminé par les 4 5 6 : ils ont essayé de le transformer. Mais ça s'est mal passé et il est devenu... comme vous.
M – Pardon ?
J – Il veut devenir maître de l'univers, se créer une armée, que tout le monde lui obéisse, il se fiche de la vie des autres... votre style en somme.
M – Voilà une concurrence inattendue...

Il esquissa un sourire. Imaginer le Docteur réfléchir et agir comme lui l'amusait. Mais il n'aimait pas l'idée d'avoir une sorte de jumeau. Il ne devait y avoir qu'un seul Maître.

M – Qu'est-ce que vous voulez de moi ?
J – Je veux que vous aidiez le Docteur. Vous êtes un Seigneur du Temps, je suis sûr que vous connaissez ou que vous trouverez un moyen de le faire redevenir comme avant.
M – Désolé, j'ai oublié mon chapeau et mon lapin sur le Valiant.
J – Je sais que vous pouvez l'aider. Je sais aussi que vous ne voulez pas mourir et que vous voulez être le seul maître à bord. Si vous ne m'aidez pas, je vous tue pour de bon. Et si vous cherchez à m'avoir et à vous échapper, vous vous retrouverez face à un Docteur prêt à tout pour achever ses plans.

Le Maître réfléchit à la situation. Si le Docteur n'était pas contre lui, il avait une chance unique d'enfin réaliser son rêve de domination. Mais s'il était réellement comme lui, jamais il n'accepterait une alliance... au lieu d'avoir un adversaire, il se retrouvait avec un ennemi qui avait toujours réussi à déjouer ses plans et qui maintenant n'aurait aucun scrupule à agir comme lui le fait. Tout ça n'était pas bon.

M – Vous avez parlé d'un marche.
J – Si vous acceptez de m'aider, je vous libère. Je prendrai évidemment des précautions pour m'assurer que vous ne me fausserez pas compagnie, mais tout ce que vous aurez à faire sera de redonner au Docteur sa vraie personnalité. Une fois que ce sera fait, je vous laisserai partir.
M – Le Docteur ne le fera pas. Je serai piégé.
J – Je trouverai un moyen de l'y obliger. Si pour qu'il revienne je dois vous promettre de le neutraliser le temps que vous vous échappiez, je le ferai. Et une fois que vous serez parti, lui sera de retour pour vous arrêter. Vous reprendrez votre jeu de chat et souris.
M – Donc vous me demandez de faire revenir parmi les sains d'esprit celui qui est le seul à pouvoir mettre en danger mes plans ?
J – Sinon vous mourrez sur le champ, ou bien vous ferez face à un Docteur qui ne fera qu'une bouchée de vous.
M – Qu'est-ce qui me prouve que vous me laisserez partir ?
J – Rien. Comme rien ne me prouve que vous n'essayerez pas de profiter de la situation pour mettre le Docteur de votre côté.
M – Oh par pitié ne me sortez pas le vieux refrain de « on va devoir se faire confiance ».
J – Vous faire confiance serait du suicide. Mais si vous acceptez le marché, vous avez tout à y gagner. Vous serez en vie, libre et vous n'aurez plus de concurrence. Mais si vous tentez de manipuler le Docteur, je vous tue.
M – Et plus personne ne pourra le sauver.
J – S'il était là il me dirait que je prends déjà trop de risques, alors je n'irai pas provoquer le sort en vous laissant faire n'importe quoi. Au moindre doute, vous êtes mort.

Jack essayait d'être le plus crédible possible. Il ne savait pas s'il serait capable de tuer le Maître sachant qu'il était probablement le seul moyen de ramener le Docteur à la raison, mais il n'avait pas d'autre choix que de croiser les doigts.

Le Maître regarda Jack quelques minutes. Ce qu'il préférait dans ses plans, c'était voir la réaction du Docteur. Voir son désarroi et sa colère, voir tous les efforts qu'il faisait pour contre-carrer ses projets sans pouvoir se résoudre à la solution la plus simple : le tuer. Et même s'il perdait, le Maître trouvait toujours un moyen de recommencer ce petit jeu. Mais tout ceci allait être beaucoup moins amusant avec un Docteur qui agissait comme lui... il risquait gros. Et il connaissait assez les nanogènes et leur fonctionnement pour savoir qu'il ne pourrait pas transformer le Docteur en un pantin à sa merci sans que cet encombrant cowboy de l'espace ne s'en aperçoive.
S'il acceptait l'offre de Jack maintenant et réussissait à guérir son congénère, il serait libre et face à un Docteur inoffensif qui ne lui ferait jamais de mal. Il trouverait bien un moyen de le maîtriser plus tard, au cours d'un de ses fameux plans.

Il s'adressa à Jack d'un ton ferme.

M – J'accepte.
J – Bien. Mais souvenez-vous bien de ça : je vous surveillerai et je ne laisserai pas passer le moindre doute. Et si vous avez peur que je ne vous laisse pas partir, pensez à ceci : vous aurez toujours le temps de me tuer pour vous enfuir et je suis presque sûr que vous le ferez. Mais si vous le faites avant que le Docteur ne soit guéri, vous devrez l'affronter.

Le Maître sourit de manière sournoise. Guérir le Docteur, tuer le monstre et s'enfuir. Ce plan lui plaisait. Il ne lui restait plus qu'à trouver le moyen de réaliser la première partie.

Jack s'approcha de la table, armé d'une sorte de pistolet médical. Il l'appuya sur le cou du Maître et pressa la détente d'un geste sec.

M – Aouch. C'est quoi ça ?
J – Un traceur : je veux pouvoir vous localiser à n'importe quel moment. J'aurais votre positionnement en permanence sur mon bracelet. Oh ! J'allais oublier : il contient une décharge explosive. Si j'appuie sur ce bouton, votre tête part en bouillie.

Le Maître poussa un soupire haineux. Il ne savait pas si le monstre aurait le cran de lui faire exploser le crâne, mais la possibilité qu'il puisse le faire ne l'enchantait pas.
 
Jack cacha un petit sourire. La réaction du Maître l'amusait, mais il ne faisait pas le fier et pour cause : il bluffait. Il n'y avait aucun explosif dans le traceur, il n'avait aucun moyen de tuer le Maître en appuyant sur un simple bouton. Mais il espérait que l'illusion tiendrait aussi longtemps que possible. Il avait l'impression de faire un pari avec le Diable sur la durée que mettrait tout ceci avant de se retourner contre lui.

Il jeta un regard méfiant au Maître et commença à le détacher. Il s'attendait à le voir bondir de la table d'opération pour lui sauter à la gorge. Pourtant, le Maître resta calme et immobile. Il attendit que Jack ait fini pour se lever doucement et s'assoir sur le bord de la table. Il le toisa quelques secondes.

M – Je suis sensé guérir le Docteur comme ça où vous allez me donner des vêtements ?

Il se retînt d'ajouter un petit commentaire sur les goûts de Jack et la possibilité qu'il apprécie la vue et se contenta de saisir les vêtements qu'il lui tendait. Il s'habilla rapidement : pantalon noir, sweat-shirt noir et chaussures noires. Seul le bas de son t-shirt rouge dépassant du sweat laissait voir une pointe de couleur.

J – Suivez-moi.

Le Maître ne protesta pas et Jack l'emmena hors de la chambre de loom, dans la partie principale de l'entrepôt aménagé en nouveau quartier général. Ce n'était pas un nouveau Torchwood : Jack était seul. Mais c'était le meilleur endroit pour que le Maître et lui cherchent une façon d'aider le Docteur.
Une fois au milieu de la pièce, il se retourna vers son nouveau « collègue » qui regardait autour de lui, découvrant les lieux.

J – Vous avez une idée de comment vous allez procéder ?
M – J'ai besoin de plus de détails sur les 4 5 6 et sur la transformation du Docteur. Comment ça s'est produit, en combien de temps, comment il était pendant... tous les détails. Ca devrait me donner une idée de ce que je peux faire.
J – Et sinon ?
M – Il faudra le trouver pour que je le vois et puisse l'observer quelques instants.

Jack ouvrit la bouche pour répondre mais stoppa net. Il ressentait une étrange sensation. Le Maître le regardait bizarrement, interloqué. Jack était en train de... disparaître ! Il regarda ses mains et les vit devenir progressivement transparentes, jusqu'à être presque invisibles. Il releva la tête, plus furieux que jamais.

J – Qu'est-ce que vous avez fait ?!
M – Ce n'est pas moi !
J – Ah oui ? Et bien qui que ce soit, vous venez avec moi !

Jack attrapa le Maître par le col et ils disparurent tous les deux en même temps.






Une autre précision : le "loom" est un processus évoqué dans l'ancienne série, je l'ai découvert en faisant des recherches sur l'ancienne série il y a longtemps et je n'ai fait que le reprendre quand j'ai construit la trame de ma fic.
Il s'avère qu'il est également présent dans une autre fanfiction anglaise qui s'appelle New Dawn Fades (peut-être est-il présent dans d'autres fanfic mais je ne l'ai vu que dans celle-ci). Mais les deux actions des fanfictions (la mienne et l'autre) sont totalement différentes et le "loom" n'est pas exploité de la même façon. Enfin bref, coïncidence quand tu nous tiens, on a utilisé le même truc. En même temps, à force d'écrire sur le même univers, ça devait finir par arriver. Mais je voulais préciser la chose Wink


Citation:




Le colonel Malard avait expliqué tout le plan élaboré par UNIT et Jack au Docteur. Celui-ci  virevoltait désormais entre le Tardis et la salle centrale de UNIT, sous le regard du colonel.

M – Je peux savoir ce que vous faites ?
T – Voyons colonel ! Vous avez construit tout ce stratagème avec Jack non ? Donc il est au courant de votre méthode d'action. Si on ne veut pas que cette histoire tourne à la catastrophe on ne peut pas le laisser en liberté alors qu'il est manipulé par les 4 5 6, n'est-ce pas ? Je vais donc nous l'amener !
M – Comment ?
T – Son bracelet est connecté à mon Tardis : je viens de faire quelques réglages et quand j'actionnerai la commande de mon merveilleux vaisseau, notre ami le capitaine apparaîtra au beau milieu de la pièce !

Le Docteur tentait de cacher sa joie : son idée l'amusait énormément. Amener Jack à UNIT pour le seul plaisir de lui montrer qu'il avait fait passer l'organisation de son côté, contre lui. Il n'avait aucun intérêt à faire venir Jack à UNIT, à part peut-être une chance qu'il se fasse enfermer. Il le faisait uniquement pour voir la tête de Jack et s'amuser. Il regarda le colonel d'un air décidé.

T – C'est parti !


* Dans l'entrepôt de Jack *


Jack ressentait une étrange sensation. Le Maître le regardait bizarrement, interloqué. Le capitaine était en train de... disparaître ! Il regarda ses mains et les vit devenir progressivement transparentes, jusqu'à être presque invisibles. Il releva la tête, plus furieux que jamais.

J – Qu'est-ce que vous avez fait ?!
M – Ce n'est pas moi !
J – Ah oui ? Et bien qui que ce soit, vous venez avec moi !

Jack attrapa le Maître par le col et ils disparurent tous les deux en même temps.


* A UNIT *


Le Docteur et les membres de UNIT qui étaient présents virent une étrange silhouette se former peu à peu : Jack était en train de se matérialisé sous le regard ébahi de Malard et de ses collègues. Cependant, le Docteur perdit rapidement son petit rictus moqueur : il remarqua que quelqu'un d'autre accompagnait Jack et il n'avait aucune idée de qui cela pouvait-il être. Est-ce que cette plaie avait trouvé de l'aide ? Le Gallifreyen avait un mauvais pressentiment...
Puis, au bout de quelques secondes, il ouvrit la bouche sans savoir quoi dire, les yeux écarquillés : Jack était là et à ses côtés se tenait... le Maître.

Le Maître... non, c'était impossible. Il était mort ! Mort depuis longtemps ! Le Docteur resta là, sans bouger, à regarder fixement le fantôme de son congénère.

Au même moment, tout UNIT s'était tu et la pièce était plongée dans un silence inhabituel. Tous observaient le Maître ramené par Jack. Jack ? Il était avec le Maître ? Le Docteur disait donc vrai...

De son côté, le capitaine regardait nerveusement autour de lui sans comprendre ce qu'il s'était passé et sans savoir comment ils allaient faire pour se sortir de là. C'est finalement le Maître qui réagi le premier, au bout de quelques secondes. Il agrippa le bracelet de Jack et tapota frénétiquement dessus avant de tourner la tête vers le Docteur.

M – Bien essayé ! Et on recommence : bye bye !

Jack et lui disparurent soudainement et réapparurent dans l'entrepôt du capitaine. Le Maître, toujours agrippé au bracelet, le détacha rapidement du poignet de Jack et le jeta violemment à terre, avant de l'achever à grand coup de talon.

J – Mais qu'est-ce que vous faites ?!
M – Vous n'avez rien compris à ce qu'il vient de se passer ou vous trouvez ça amusant comme manège ? Vous voulez refaire un tour pour attraper le pompom ? Le Docteur s'est servi de votre bracelet pour nous téléporter jusqu'à cet endroit, il aurait pu le refaire ou bien nous localiser si je ne l'avais pas détruit !
J – Mon bracelet était relié au Tardis... il s'est servi de la connexion pour nous téléporter ?
M – Oui. Je le réparerai et il ne sera plus relié au Tardis, il ne pourra pas nous refaire ce coup-là. Où est-ce qu'on était ?
J – Au siège britannique de UNIT. Et... oh mon dieu...
M – Quoi ?
J – Je suis allé à UNIT avant de vous ramener, pour leur expliquer la situation afin qu'ils organisent la riposte face aux 4 5 6 qui colonisent la Terre. Si le Docteur est allé les voir, il a pu les convaincre de n'importe quoi ! Ils m'ont vu avec vous, ils doivent penser que je suis devenu leur ennemi !
M – Oh génial, ça va être de ma faute.
J – Vous ne comprenez pas ? Si le Docteur a mis UNIT de son côté, ils vont lui montrer leur plan et il va le retourner à son avantage !
M – Oh mon dieu on va tous mourir ! Sérieusement capitaine, vous avez oublié à qui vous parlez ? Je n'aime pas cette concurrence soudaine, mais je dois dire que pour l'instant il fait un excellent travail.
J – La ferme.

Jack essayait d'évaluer rapidement la gravité de la situation. Un : UNIT était sans aucun doute passé du côté du Docteur. Deux : ils allaient lui dire comment ils comptaient lutter contre les 4 5 6 si ce n'était pas déjà fait. Trois : il était apparu sous leur nez accompagné du Maître et devait donc passer pour fou ou bien pour un ennemi juré allié avec le diable. Jack ferma les yeux et soupira longuement. Alors qu'il essayait de voir comment il allait s'en sortir, il se retourna machinalement et fit face au Maître, occupé à tripoter les morceaux de feu son bracelet. Quatre : sa seule « aide » était le Maître. Youpi.

J – Y a des jours comme ça...
M – Quoi ? fit le Maître en reportant son attention sur le capitaine.
J – Rien.


* Pendant ce temps, à UNIT *


Jack et le Maître venaient de disparaître. Tout ceci n'avait duré que quelques secondes mais cela avait été suffisant pour plonger le Docteur dans une colère noire. Oh il fulminait... le Maître ? Mais comment était-ce possible ?! Comment Jack avait fait ?! Est-ce que le Maître était de son côté ? Est-ce qu'ils avaient un plan contre lui ? Non non non ça n'allait pas ! Si le Maître était opposé à lui, tout ceci serait beaucoup moins drôle ! Oh Jack, espèce de petite vermine indestructible...

Le colonel Malard s'avança timidement vers le Docteur.

M – Euh... Docteur ? C'était... c'était le Maître non ?
T – Oh oui c'était bien lui et il est sensé être mort. Je ne sais pas comment il est revenu à la vie mais je compte bien régler ça moi-même ! Colonel ?
M – Oui ?
T – Poursuivez vos plans pour le moment, je reviens tout de suite.

Il entra brusquement dans le Tardis et en claque violemment la porte. Il tourna autours de la console à grands pas rapides. Vite, réfléchir. Trouver un plan. Une stratégie, vite... réfléchis, réfléchis, réfléchis ! Jack est avec le Maître. Jack ne peut pas mourir, le Maître est assez puissant pour contre-carrer ses plans. Mauvais points. Soyons positif : un quart des humains est contrôlé par les 4 5 6, UNIT est désormais à la poursuite de Jack. Bien... très bien. Il y a forcément un moyen d'utiliser les 4 5 6, tout ça n'est pas arrivé par hasard.
Oh oui... le Docteur releva la tête et afficha un sourire triomphant. Il avait trouvé. Oh c'était parfait ! Il était temps de revenir à la base de toute cette histoire. Il passa la tête par la porte du Tardis.

T – Colonel, je crois que j'ai trouvé ! Vous me faites confiance, n'est-ce pas ?
M – Euh oui, bien-sûr Docteur.
T – Alors tout se passera bien...


* Dans l'entrepôt de Jack *


J – Bon, Maître, vous avez dit que vous deviez voir le Docteur pour savoir comment l'arrêter et le retransformer. Vous l'avez vu. Alors ?

Le Maître, toujours accroupi prêt des restes du bracelet, se releva lentement. Un rire mi-moqueur mi-exaspéré lui échappa tandis qu'il s'approchait de Jack.

M – Excusez-moi mais je n'ai pas eu le loisir d'observer correctement celui dont on ne doit plus prononcer le nom. Vous n'avez peut-être pas remarqué mais j'étais occupé à sauver votre vie alors que nous étions coincés avec une poignée de soldats qui veulent probablement votre mort, dieu les bénisse ! Ca vous a échappé ?

Oh Maître, ce n'était pas le bon moment pour la provocation. Pas devant un Jack à court d'idées et déjà légèrement irrité par la tournure des évènements. Le capitaine empoigna le Seigneur du Temps par le col et le plaqua contre un mur.

J – Je vous ai ramené à la vie, je peux tout aussi bien vous tuer sur le champ, rappelez-vous que j'ai de quoi faire exploser votre tête et toutes les bêtises qui sont dedans. Alors vous ferez mieux d'arrêter de les débiter, c'est clair ?!

Le Maître n'insista pas. Il ne savait pas encore comment se débarrasser de Jack et il ne voulait pas mettre en danger ses plans. Il se contenta de répondre d'une voix sèche.

M – Lâchez-moi.
J – Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?
M – Est-ce que j'ai le choix ?
J – Non, alors soyez utile deux minutes et arrêtez de me faire perdre mon temps.

Jack relâcha son emprise sur le Maître mais continua de le fixer d'un regard ferme, bien décidé à avoir une réponse précise à la question qu'il avait posé.

M – Je ne sais pas encore comment l'arrêter et le changer, il faut que je puisse l'observer plus longuement. Quelques minutes devraient suffire.
J – Bien ! Je l'appelle et je mets du vin au frais, ça vous va ?
M – Et c'est moi qui fait perdre du temps ?
J – Parce que vous croyez vraiment qu'il va vous laisser faire sans broncher ? Vous n'aurez même pas le temps d'ouvrir la bouche, il vous aura déjà tué.
M – Est-ce que j'ai dit que je devais être dans la même pièce que lui ? Une projection suffira.
J – Une projection ?

Le Maître se pencha et ramassa un petit morceau du bracelet de Jack.

M – Ceci permettait à votre bracelet d'envoyer ou de recevoir une projection 3D d'une image.

Jack regarda le bout de bracelet que le Maître tenait entre ses doigts et se rappela rapidement des projections que lui avait envoyé John Hart autrefois.

M – A partir de ça, je peux construire un petit appareil qui nous permettra d'envoyer une projection de nous dans le Tardis et le Docteur la recevra instantanément. On pourra communiquer avec lui mais il ne pourra pas nous localiser.
J – Et ça vous suffira pour l'étudier ?
M – J'ai seulement besoin d'observer ses réactions et sa façon d'agir pour évaluer à quel point il a changé.
J – Combien de temps ça va vous prendre pour construire votre appareil ?
M – Ouh... au moins dix bonnes minutes.

Le Maître adressa un sourire voulant dire « je suis un génie, faites avec » et se mit au travail. Effectivement, une dizaine de minutes plus tard il avait en main un petit artefact fraîchement terminé. Il le posa sur le plan de travail, tapota sur le clavier et se plaça juste en face à quelques mètres, aux côtés de Jack.

M – J'ai entré les coordonnées du Tardis. Son bouclier anti-intrusion fonctionne contre les téléportations physiques, pas contre ce genre de projections : il les juge inoffensives. La connexion devrait s'établir d'ici quelques secondes et l'image du Docteur sera projetée en face de nous.


* Dans le Tardis *


Le Docteur était afféré dans le Tardis après avoir donné ses ordres à Malard. Il entendit un « bip » inhabituel et se retourna en direction du bruit... pour voir apparaître l'image du Maître et de Jack.

T – Ca devient une habitude...
M – Docteur.
T – Maître. Comment es-tu revenu à la vie ?
M – Ohoh je savais que ça allait t'intriguer. Longue histoire, je ne veux pas gâcher le suspens. Parlons de toi ! Il paraît que tu as changé de politique et qu'elle se rapprocherait désormais de la mienne ! Voilà un retournement de situation pour le moins inattendu...
T – Autant que ta soudaine apparition dans l'échiquier. Une idée de Jack ? Qu'est-ce que tu es sensé faire ?
M – Perturber tes pensées en te faisant te demander comment je suis revenu d'entre les morts. J'ai l'impression que j'ai réussi, j'espère qu'il me donnera un bon point.
T – Comment tu as fait ?
M – Ca te titille hein ? On a envie d'immortalité peut-être? Savoir comment revenir à la vie, la clé de la domination suprême... aucune limite, aucune crainte. C'est ça que tu cherches ?
T – Dis-moi !
M – Et me priver de te voir trépigner d'impatience ? Laisse-moi en profiter un peu, d'habitude je mets toujours un temps fou avant de réussir à t'énerver ! Tu n'imagines pas à quel point j'aime être dans cette position de force...
T – Oh si j'imagine, j'imagine très bien. Dans quelle position de force es-tu ? Tu as un petit secret que tu refuses de révéler, soit. Moi j'ai le Tardis, UNIT, la Terre à portée de main... rien ne peut m'arrêter et surtout pas toi et ton nouveau chien de garde ! JE suis en position de force, J'AI une puissance incroyable entre les mains...
M – Et tu as l'air d'aimer ça. Très différent de d'habitude.
T – Tu n'as pas idée... pour la première fois de ma vie j'ai conscience de tout ce que je peux réaliser, de tout ce que je mérite, de tout ce qui me revient de droit.
M – Hum... je ne suis pas sûr d'être d'accord. Ca sonne faux et j'ai les oreilles sensibles. Peut-être que je vais devoir t'arrêter.
T – Tu peux toujours essayer...
M – Défi accepté.

Le Maître coupa brusquement la communication. Jack se retourna vers lui.

J – Alors ? Vous avez trouvé ?
M – Oui. Très simple.
J – Dites-moi !
M – Ca ne va pas vous plaire.
J – Pourquoi ?

Le Maître marqua une pause. Il regarda Jack droit dans les yeux et prit un ton on ne peut plus sérieux.

M – Il n'y a qu'une seule solution pour le changer. Il faut tuer le Docteur.








 
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J – Ok, excusez-moi, je n'ai pas bien entendu. Vous pouvez répéter ?
M – Il faut tuer le Docteur.
J – D'accord alors simple question : vous vous foutez de moi ?!
M – Pas le tuer pour de bon, idiot ! Juste le forcer à se régénérer !
J – Mais même « juste » ça ! C'est hors de question ! Vous croyez que je vais vous laisser faire ça ?
M – Ecoutez-moi, Captain America, vous m'avez demandé une solution, je vous en donne une ! Quand deux Seigneurs du Temps sont au même endroit ils peuvent se sentir : ils sentent leur présence. Normalement je sens celle du Docteur et je le reconnais, je sais que c'est lui sans avoir besoin de le voir ni de l'entendre. Là je n'ai rien senti. RIEN ! Il n'y a aucune trace du Docteur que vous connaissiez, même s'il est toujours un Seigneur du Temps. Dans ce cas, je ne peux pas le faire revenir car il n'y a rien à faire revenir ! Il n'est plus là ! Je ne peux pas ramener ce qui a totalement disparu ! Donc la seule solution c'est de le forcer à se régénérer en espérant qu'il retrouve sa vraie nature.
J – « Espérer » ?! Vous n'êtes même pas sûr que ça marcherait ?!
M – Comment voulez-vous que je sois sûr ?! Je n'ai jamais vu ça de ma vie !
J – Oh oh alors vous n'êtes plus un génie maintenant ?

Le Maître soupira un grand coup en se frottant les yeux avec le pouce et l'index.

M – C'est un hypothèse : quand un Seigneur du Temps se régénère, il change de personnalité. On peut supposer qu'il redeviendra comme avant si je l'aide un peu.
J – L'aider comment ?
M – En lui faisant voir comment il était avant. Pendant sa régénération, si je lui montre par télépathie les souvenirs que j'ai de lui, ça pourrait influencer le processus et le faire redevenir un gentil Docteur sage et prévenant.
J – Comment je peux être sûr que vous ne ferez pas n'importe quoi pour le transformer en un gentil Docteur sage et prévenant qui fera tout ce que vous voulez ?
M – Parce que vous me collerez une balle dans la tête si jamais ça rate, même si ce n'est pas ma faute. Et je tiens à ma tête. C'est la seule idée que j'ai donc si j'échoue, ça voudra dire qu'il n'y a plus rien à faire et qu'il est perdu à jamais. Vous n'aurez plus de raison de me garder en vie et vous me tuerez sur le champ. N'est-ce pas ?
J – Sans hésitation.
M – Donc je n'ai aucun intérêt à saboter l'opération.
J – Bizarrement ça ne me rassure pas pour autant.
M – C'est vous qui voyez mais c'est ça ou rien. Sinon, quoi de neuf ?

Le Maître s'assit nonchalamment sur une chaise et croisa les bras en affichant un air désinvolte. Il savait que Jack n'avait pas le choix et Jack le savait aussi. Tout les deux savaient que l'autre savait que le capitaine était piégé. Ce dernier se mordit chaque lèvre successivement. Le Maître le tenait et il ne supportait pas cette situation. Il avait l'impression d'avoir encore moins de contrôle et de n'être qu'un pantin entre le Maître et le Docteur. Les deux hommes se toisèrent quelques instants. Ce silence ne ressemblait plus qu'à un concours pour voir qui craquerait en et parlerait en premier.
Jack refusait de parler car il savait également que le Maître ne pouvait rien faire sans lui : s'il bougeait une oreille, Jack avait menacé de le tuer et le Maître ne pouvait pas prendre un tel risque. Même si c'était lui qui disait quoi faire, il restait sous les ordres de Jack.
Le capitaine attendait donc que le Seigneur du Temps parle le premier. Il devait lui montrer qui était aux commandes. Et il savait que le Maître n'était pas patient...


* Pendant ce temps, à UNIT *


Le Docteur était occupé à régler quelques détails dans le Tardis. Il avait dit à Malard qu'il avait un plan mais il avait refusé de le lui divulguer avant d'avoir fini certains réglages. Tout UNIT attendait donc que le Docteur ressorte, tandis que les opérations pour contenir les 4 5 6 continuaient.

Mais le Seigneur du Temps n'avait pas fait attention à un détail. Un minuscule petit détail, sans importance, qui ne se voit pas, qui ne s'entend pas, qui sait se faire oublier. Il avait oublié Callum. Le jeune soldat avant observé toute la scène, de l'apparition du Docteur qui déclarait que Jack était passé de l'autre côté jusqu'à la disparition du capitaine avec cet homme que Malard appelait « le Maître ». A cause de l'arrivée du Docteur et du passage éclair de Jack, personne ne faisait plus attention à lui, comme s'il était invisible. Trop occupés à courir dans tous les sens, trop peu attentifs aux petits détails. Même le Docteur était passé à côté, concentré dans sa haine et sa démence.

Callum restait donc en retrait, sans bouger, dans un coin de la salle principale de UNIT. Il réfléchissait à ce qu'il pouvait faire, il tentait de mettre les choses à plat. Il espérait que Jack allait le contacter. Il ne connaissait pas ce Docteur mais quand il l'avait entendu dire que le capitaine était devenu leur ennemi, il ne l'avait pas cru. Quelque chose lui disait que Jack était toujours lui-même et qu'il faisait tout pour rétablir la situation. Après tout, Callum ne savait pas qui était le Maître. Il ne comprenait pas pourquoi tout UNIT semblait croire que Jack était devenu fou. Pour lui, le capitaine cherchait des solutions et avait simplement appelé quelqu'un à l'aide. En attendant, il tentait de recueillir un maximum d'informations pour être utile à Jack, sans se faire repérer. Il ne voulait pas se faire remarquer par le Docteur, il se disait bien qu'être du côté de Jack n'était pas une bonne idée face à cet homme bizarre, enfermé dans sa boîte bleue.

De son côté, le Docteur avait un peu de mal à se concentrer. Il avait un mal de crâne atroce depuis quelques minutes. Il le mis sur le compte de l'apparition du Maître : la vision de son congénère devait avoir excité une partie de son ancien lui qui dormait paisiblement. Il avait enfermé les quelques réminiscences de son ancienne personnalité bien profondément au fond de lui, comme ses souvenirs. La présence du Maître sur l'échiquier devait rendre instable le processus. Il ferma les yeux quelques minutes et stoppa tout mouvement pour reprendre le contrôle et chasser ce mal de tête.

De nouveau en pleine possession de ses moyens, il fini les préparatifs pour son plan et ressorti du Tardis.

T – Alors, où est-ce qu'on en était ?
M – Docteur, que faisons-nous pour Harkness et le Maître ? Et comment est-il revenu à la vie ?!
T – Je suppose qu'il avait prévu un stratagème pour revenir d'entre les morts malgré tout... ce ne serait pas la première fois. Jack a pu le découvrir il y a quelques temps, je ne sais comment. S'il savait ça alors les 4 5 6 le savaient aussi et le voilà qui rejoint leur camp dans le seul but d'être contre moi. Peut-être qu'ils ont le pouvoir de l'avoir ramené eux-mêmes ! Le problème c'est que si le Maître est avec les 4 5 6, la situation va rapidement être hors de contrôle. Il va prendre le dessus sur eux et s'il les tue, les gens sur Terre mourront.
M – Qu'est-ce qu'on peut faire alors ?
T – Le tout est de mettre hors d'état de nuire les 4 5 6 et d'isoler Jack et le Maître. Sans appui ni armée, on les aura plus facilement. On ne peut pas tuer les 4 5 6 sans tuer les humains, le plan de Jack était de les endormir pour couper la liaison avec les 4 5 6 et de les retransformer ensuite, c'est ça ?
M – Tout à fait, oui.
T – Malheureusement ça nous prend trop de temps d'isoler les humains contaminés et les 4 5 6 progressent sur Terre. Voilà mon plan : on endort absolument tous les terriens, sauf UNIT Londres, à l'aide de mon Tardis, puis on détruit les 4 5 6 et on lance les nanogènes sur Terre pour réparer tout ça. Ceux qui n'étaient pas infectés se réveilleront normalement et ceux qui l'étaient se réveilleront en étant à nouveau humains.
M – Il n'y a aucun risque pour la population ?
T – Oh il y a toujours un risque... disons... 0,14% ? Non attendez, mauvais calcul... je retiens 8,293 multiplié par... un risque de moins de 0,1% que quelque chose se passe mal. Et vous m'avez avec vous, non ? Colonel je sais que ça a l'air dangereux mais c'est la seule solution, on ne peut pas laisser plus de temps à Harkness et au Maître, on ignore ce qu'ils préparent.
M – Je ne peux pas prendre un tel risque Docteur. Endormir la planète entière, vous imaginez les conséquences ? Et si quelque chose tourne mal ? Le moindre problème mettrait l'humanité en danger et...
T – Colonel la seule chose qui met l'humanité en danger c'est vous. Voulez-vous vraiment que quelqu'un d'aussi dangereux que le Maître ou Jack prenne le contrôle de la Terre ? Vous voulez que ça arrive ? Parce que croyez-moi, si on ne fait rien ça arrivera ! Voyons Malard, c'est votre grand moment ! Vous avez l'opportunité de mettre la Terre à l'abri, de sauver l'humanité toute entière ! Est-ce qu'une seule fois j'ai laissé tomber les humains ? Faites-moi confiance et prenez la bonne décision.

Malard réfléchit longuement. Il faisait confiance au Docteur mais son plan lui semblait trop dangereux. Il chercha d'autres options, des moyens d'actions, il évalua les risques, les chances, les possibilités... mais c'était trop ! Il manquait de temps contre un ennemi qui devenait plus fort, il manquait de moyens pour contenir l'infection des humains, la situation était désespérée ! C'était trop, il lâcha prise.

M – Comment allons-nous procéder ?
T – Brave homme ! Vous vous souvenez d'A.T.M.O.S. ? Les Sontariens ? Pour anéantir leur gaz j'ai utilisé quelque chose qui ressemblait à peu près à ceci...

Le Docteur rentra furtivement dans le Tardis et en ressortit avec le même genre de petit canon qu'il avait utilisé.

T – Le principe va être le même sauf qu'au lieu d'enflammer l'atmosphère, je vais la modifier. Grâce à ce canon je vais envoyer une sorte de... hum... disons une sorte de grosse boule de gaz extrêmement volatil qui va se répandre dans tout l'atmosphère. Je vais le faire plusieurs fois à l'aide du Tardis et le gaz affectera tous les humains en à peine quelques minutes. Vous pouvez activer le conditionnement de UNIT ? Ca vous protègera.
M – Je le ferai quand vous m'en donnerez l'ordre. Et vous, vous ne serez pas affecté ?
T – Je suis un Seigneur du Temps voyons !
M – Et qu'est-ce que ce gaz contient ?
T – Divers produits trop longs à expliquer mais c'est à peu près la même chose que ce qui est utilisé pour plonger quelqu'un dans un coma artificiel.
M – ...d'accord. Mais comment comptez-vous les réveiller ensuite ?
T – Les nanogènes le feront, c'est le processus normal. Comme ils copieront des humains éveillés, les militaires de UNIT, les humains qu'ils iront « réparer » seront réveillés, ça sera le modèle de base. Vous voyez ?
M – Je crois oui.
T – Très bien alors tenez-vous prêts à sceller UNIT. Le gaz ne se dispersera pas avant plusieurs heures donc aucune entrée et aucune sortie, c'est bien compris ? Quand j'aurais réglé le problème de Jack, du Maître et des 4 5 6, je m'occuperai du gaz. Vous tous ici, vous vérifierez que tout se passe bien. La Terre entière sera endormie, vous devrez pouvoir repérer assez aisément le moindre problème, non ?
M – Vous pouvez comptez sur nous. Et que ferez-vous quand vous aurez fini de disperser le gaz ?
T – J'irai dire bonjour aux 4 5 6... à plus tard colonel, je vous retrouve à la fin de tout ceci !

Le Docteur s'engouffra dans le Tardis et le vaisseau disparu en quelques secondes.


* Entrepôt de Jack *


M – Il va nous falloir un moyen de trouver le Docteur.

Jack cacha un sourire : il avait gagné. Il se reprit rapidement. Il réfléchit quelques secondes et, soudain, son visage s'éclaira. Pendant quelques instants, dans la confusion, lui aussi avait oublié un certain détail. Mais ce petit détail allait être sa solution... Il sourit en pensant que Callum Jones n'était pas qu'un point dans le temps.

J – J'ai un moyen. Le Docteur est à UNIT ? Ca tombe bien, j'ai un homme dans la place.

Il chercha rapidement un petit transmetteur qui devait être dans un coin de son bureau. Il lui en fallait un qui soit compatible avec le bracelet de Callum. Il fini par trouver ce qu'il voulait et fit quelques rapides réglages pour être sûr que cela fonctionnerait.

J – Pendant que je règle ça, réglez le problème de mon manipulateur de vortex. Vous aviez dit que vous le répareriez.
M – Et bien-sûr, maintenant est le meilleur moment pour le faire.
J – Vous voyez le Docteur quelque part dans cette pièce ? Non, alors occupez-vous de manière utile au lieu de taper ce rythme sur mon bureau. Je vois que rien n'a changé...
M – Avouez que ça vous a manqué. Ce n'était pas sur ce rythme que j'avais l'habitude de vous torturer ? Le bon vieux temps...
J – Allez me réparer ça ! Et restez à un endroit où je peux vous voir d'ici.

Le Maître sortit du bureau de Jack. Les murs de verre de la pièce permettait au capitaine de continuer de l'observer mais il ne voulait pas l'avoir trop loin de lui. Il le vit s'installer à une table pour réparer son bracelet et il se reconcentra sur les réglages de son transmetteur. Il arriva au résultat escompté quelques secondes plus tard et il plaça l'appareil sur son oreille.

J – Hello mon grand ! Je t'ai manqué ?
C – Ssssh ! Attendez !

D'abord surpris d'entendre la voix de Jack, Callum reprit rapidement ses esprit et plaqua sa main sur son bracelet pour étouffer le bruit : il ne voulait pas être repéré et parler à son poignet n'était pas la meilleure façon de passer inaperçu. Il vérifia que personne ne faisait attention à lui avant de reprendre la conversation.

C – Où êtes-vous ?
J – Sur une autre planète en train de planifier une contre-attaque. Tu es toujours à UNIT ?
C – Oui, le Docteur vient de partir.
J – De partir ? Où ça ? Qu'est-ce qu'il prévoit ?
C – Ca ne va pas vous plaire...
J – Dis-moi, j'ai besoin de savoir.
C – Moi aussi je dois savoir : pourquoi tout le monde vous croit fou, qui est cet homme ?
J – Ecoute je promets de tout t'expliquer mais pour l'instant je dois arrêter le Docteur, fais-moi confiance Callum. C'est bien moi, je n'ai pas été infecté. Dis-moi ce qu'il a prévu de faire... s'il te plaît.
C – Il va plonger tous les humains dans un coma artificiel, UNIT Londres va être scellé de l'intérieur. Ensuite il ira tuer les 4 5 6 et il a dit qu'il enverrait des nanogènes sur Terre pour retransformer les humains.
J – Quoi ?! Tout le monde va être dans le coma sauf UNIT ?!
M – C'est un piège.

Depuis sa table de travail, le Maître avait entendu Jack s'écrier et il marchait en direction du bureau.

J – Merci, je m'en serais douté !
C – C'est lui, c'est ce Maître ?
J – Oui c'est lui, attend une seconde Callum. Maître, qu'est-ce qu'il a en tête ? Il est comme vous, qu'est-ce que vous feriez ?
M – Je trouverais un moyen de prendre le contrôle et de vous mettre dans un sacré pétrin. Est-ce qu'il a essayé de se servir du plan des 4 5 6 pour ses propres fins ?
J – Il a essayé de transformer un humain manipulé par les 4 5 6 pour qu'il soit manipulé par lui... oh non...
M – Je crois que vous avez votre réponse.
J – Mais comment est-ce qu'il compte faire ça ?!
M – Toujours avec les nanogènes. Si ça n'a pas marché une première fois, il peut avoir trouvé la solution.
J – Ok on doit l'arrêter. Callum ?
C – Monsieur ? Qu'est-ce qu'il compte faire alors ?
J – Il va changer les humains pour qu'ils se répondent plus aux ordres des 4 5 6 mais aux siens. Je veux que tu restes à UNIT et que tu observes ce qu'il se passe, je veux être informé du moindre changement, c'est compris ?
C – Oui capitaine !
J – Maître, il nous faut un moyen de trouver le Docteur et de le capturer pour de bon avant qu'il ne fasse n'importe quoi.
M – Il a bien dit qu'il voulait tuer les 4 5 6 ? Donc il sera sur leur planète à un moment. Si on sait où il va se trouver, il n'y a plus qu'à aller l'attendre.
J – Encore faudrait-il qu'ils ne nous tuent pas dès notre arrivée.
M – Bizarrement je pense que vous n'allez pas aimer mon idée. Encore une fois.
J – Dites toujours...
M – On peut s'allier aux 4 5 6 contre le Docteur.



Citation:


Pendant ce temps-là, dans le Tardis


Le vaisseau du Seigneur du Temps s'était matérialisé dans une petite ville de contrebandiers et de marchands peu scrupuleux. Ici, on trouvait tout ce qu'on voulait dès lors que l'on y mettait le prix. Aucun représentant d'une quelconque loi n'osait s'aventurer dans ce dédale de rues peuplées de bandits : les commerces les plus illicites prospéraient sans inquiétude.
Le Docteur était entré dans une échoppe pour acheter des nanogènes à l'un des contrebandiers. Il ne voulait pas attirer l'attention et il pouvait se procurer autant d'argent qu'il le souhaitait à l'aide de son tournevis sonique : il s'en fichait de payer le prix fort, pourvu qu'il obtienne ce dont il avait besoin.

C – Je peux vous aider mon ami ?
T – Je suis à la recherche de nanogènes. Neufs, jamais activés.
C – Oh... hum ça doit pouvoir se trouver mais c'est une marchandise rare et dangereuse à acquérir.
T – Arrêtez votre baratin et montrez-moi ce que vous avez.

Le malfrat sourit d'un air malsain et emmena le Docteur dans son arrière boutique. Là, il lui présenta un container rempli de nanogènes. Des centaines et des centaines de ces petits robots attendaient d'être activés, enfermés dans leur caisse. Le Seigneur du temps examina l'objet quelques instants avant de prendre un air satisfait.

C – Ça vous convient mon ami ?

Le Docteur allait répondre quand soudain, il hésita. Il regarda la caisse remplie de nanogènes et se mit brusquement à visualiser tout son plan dans sa tête. Tout ce qu'il allait faire aux humains, tout ce qu'il avait prévu, toutes les conséquences... Il n'était plus sûr de rien. Il ne savait pas pourquoi mais tout se mélangeait dans son esprit. Il allait vraiment faire ça ? Transformer les humains en une armée de zombies à ses ordres ? Non... il ne pouvait pas faire ça, c'était bien trop horrible... il n'était pas un monstre, il était le Docteur...

C – Eh, vous m'entendez ?

Il revînt brusquement à la réalité. Il secoua la tête d'un air résolu : bien-sûr que ça lui ressemblait ! Il était le Docteur, un nouveau Docteur et ce qu'il prévoyait de faire lui ressemblait parfaitement. Il ne savait pas à quoi était dû ce moment d'égarement et il préféra ne plus y penser.

T – Je les prends, dites un prix.

Le marchand annonça un chiffre et le Docteur paya sans poser de question avant de sortir  de l'échoppe. Son container sous le bras, il regagna le Tardis.


Au même instant, entrepôt de Jack


M – On peut s'allier aux 4 5 6 contre le Docteur.
J – C'est une manie chez vous de dire ce genre de phrases dans le seul but de m'énerver ?
M – Je vous avais dit que vous n'alliez pas aimer.
J – Qu'est-ce que vous avez en tête ? Expliquez-moi votre nouvelle idée du siècle.
M – Les 4 5 6 sont au courant que le Docteur est devenu incontrôlable. Si on leur dit qu'il veut les tuer, ils pourraient nous croire. Tout ce qu'on a à faire c'est les convaincre qu'il est dangereux pour eux, qu'ils ont besoin de notre aide et nous de la leur.
J – Mais encore ?
M – On les contacte à l'aide de l'appareil avec lequel on a rendu une petite visite virtuelle au Docteur. On les prévient et on leur propose un marché : ils nous laissent tranquille et nous on se charge de récupérer le Docteur quand il viendra les tuer.
J – Puisqu'ils n'ont aucun moyen de le supprimer et qu'ils ne le contrôlent pas, ils seront obligés de nous faire confiance pour sauver leur peau.
M – Exactement là où je voulais en venir. Vous commencez à penser comme moi...
J – Plutôt mourir.
M – Quand vous voulez.
J – Stop, ça suffit. Vous avez réparé mon bracelet ?
M – Presque. Le temps que vous parliez aux 4 5 6 ça sera fait.
J – Je les contacte, je passe un marché avec eux et s'ils acceptent, on se rend là-bas avec mon bracelet et on attend le Docteur. Et j'imagine que vous avez un plan pour le convaincre de nous suivre. Vous allez le lui demander gentiment ?
M – Bien-sûr. Je lui  proposerai des jelly babies, il ne pourra pas résister.
J – Qu'est-ce que vous comptez faire ?
M – Capitaine, vous n'avez jamais utilisé de sédatifs ?
J – Ça ne marche pas sur lui.
M – Ah oui, évidemment. Et qui vous a dit ça ?
J – ...lui.
M – Et pourquoi l'avez vous cru ?
J – Par habitude.
M – Ou plutôt par refus de voir qu'il avait changé. Et pour 50 livres notre dernière question : qui est un idiot ?
J – Aurais-je commis une erreur au cours de votre résurrection qui ferait qu'il vous manque un bout de cervelle ? Contentez-vous d'obéir.


Dans le Tardis


Le Docteur balança son manteau sur un pilier du Tardis d'un air satisfait. Il avait entreposé les nanogènes à l'abri, sous la console du vaisseau. Il devait maintenant fabriquer un gaz assez puissant pour qu'il atteigne tous les humains, afin que toute la population sombre dans un coma profond.

Il allait entrer de nouvelles coordonnées pour quitter cette ville et faire ses mélanges dans un endroit plus tranquille quand, soudain, son bras refusa de bouger. Il voulait tendre le droit pour attraper une manivelle de la console mais il n'y arrivait pas. Il essaya de palper son membre avec sa main gauche pour trouver ce qui n'allait pas, mais celle-ci refusa également de lui obéir. Il réalisa alors qu'il ne pouvait plus du tout bouger.

D'abord le moment d'égarement dans l'échoppe du bandit, maintenant ça. Son visage se crispa : il comprenait ce qu'il se passait et il n'aimait pas du tout ça.

T – Arrête ça. Tu n'as pas le droit, tu es mort ! C'est moi qui dirige ce corps désormais, c'est mon tour ! Je suis le nouveau toi, tu n'existes plus ! Arrête ça tout de suite !

Le Docteur. Le vrai Docteur l'empêchait de bouger, il contrôlait son corps. Quelque part, au fond, enfouie, la vraie personnalité du Docteur existait toujours. Et il se battait. Il avait retrouvé assez de force pour combattre cette espèce de double maléfique créé par les 4 5 6.

T – Tu ne seras jamais assez fort pour revenir ! Jamais !

Et pourtant, le corps du Gallifreyen bougeait maintenant de manière saccadée. Doucement, le bras gauche du Docteur se leva et sa main se tendit vers un bouton de la console.

T – Non... stop, arrête ça immédiatement !

Trop tard. Le bouton avait été enclenché et un bruit résonna dans le Tardis. Le vrai Docteur venait de réussir à désactiver le bouclier du vaisseau pour envoyer ses coordonnées à quelqu'un...


Entrepôt de Jack


Le Maître venait de terminer de réparer le bracelet de Jack tandis que celui-ci se préparait à contacter les 4 5 6. Le Seigneur du Temps releva la tête, soudainement perturbé par quelque chose. Il ressentait une étrange sensation. Quelque chose de familier mais qu'il n'avait plus senti depuis sa résurrection... Il réfléchit un instant puis sourit. Parfait... tout se passait parfaitement, comme prévu.
C'est alors que le bracelet émit un son bien particulier.

Depuis son bureau, le capitaine n'en cru pas ses oreilles. Il avait entendu le signal sonore de son bracelet et il couru aussitôt rejoindre le Maître.

J – Qu'est-ce que vous avez fait ?!
M – Moi ?! Je n'ai rien fait ! J'ai réparé votre saleté de bracelet et il a fait ce bruit, je n'y suis pour rien !
J – C'est une alerte signalant le positionnement du Tardis ! Ça veut dire qu'il a délibérément désactivé le système de brouillage et qu'il m'a envoyé ses coordonnées !
M – Donc que c'est un piège. Pourquoi nous indiquer sa position alors qu'il sait parfaitement que vous ferez tout pour l'empêcher de réaliser ses plans ?

Jack réfléchit quelques secondes. Il n'avait aucun moyen de savoir que c'était le vrai Docteur qui l'avait contacté mais il ne voulait pas laisser passer cette occasion.

J – On y va. C'est peut-être un piège mais c'est probablement notre meilleure chance de le capturer. Je préfère un piège du Docteur qu'une alliance avec les 4 5 6.
M – Alors que vous savez de quoi il est capable et que nous courrons droit à notre perte. Très ingénieux comme plan.
J – Fermez-la, je ne vous ai pas demandé votre avis. Trouvez un moyen de déjouer son piège puisque vous êtes si malin.

Sur ces mots, Jack agrippa le Maître et activa le téléporteur de son bracelet.


Au même moment, dans le Tardis


Le vrai Docteur avait envoyé ses coordonnées au capitaine deux minutes plus tôt et il s'efforçait désormais de garder le contrôle, le temps que Jack arrive.. Malheureusement, le nouveau Docteur réussit à reprendre le dessus rapidement. Trop faible, l'ancienne personnalité du Docteur ne parvînt pas à lutter plus longtemps.

Redevenu lui-même, le nouveau Docteur s'empressa de réactiver le bouclier pour brouiller ses coordonnées et empêcher Jack de l'atteindre. Mais il était trop tard : le capitaine, accompagné du Maître, était en train de se matérialiser dans le Tardis.

Ne s'avouant pas vaincu, le Docteur eut tout juste le temps de sortir de son vaisseau et se mit à courir dans les rues de la ville où il était toujours posé. Dans le Tardis, il était pris au piège : dans la ville, il pouvait se cacher et trouver un moyen de ses débarrasser de ses deux ennemis.

J – Il s'enfuit ! Par là, venez ! Vite !

Jack et le Maître se lancèrent à la poursuite du Docteur. Le complice de Jack hésita à en profiter pour s'échapper, mais il pensait toujours qu'une puce explosive était implantée dans sa tête : il ne voulait pas courir le risque.

Trouver le Docteur, c'était ce qui était important. Oh oui, c'était tellement important pour le Maître... Il afficha un sourire narquois avant de redoubler d'efforts : il voulait retrouver son congénère avant Jack. Il bouscula le capitaine puis le dépassa rapidement et réussit même à le semer, tandis que le Docteur courrait toujours devant lui, à grandes enjambées. Il avait beau prendre un maximum de virages et de petits passages cachés, le Maître parvenait à le suivre.

De son côté, Jack avait perdu de vue les deux Seigneurs du Temps. Il activa le traceur qu'il avait placé dans la tête du Maître afin d'obtenir sa position, à l'aide de son bracelet. Dans ce dédale de petites rues, sans moyen de se repérer, il courrait doucement : il lui faudrait un certain temps pour retrouver le Maître et le Docteur.

Ce dernier, quant à lui, se retrouva soudainement pris au piège. Il avait pris un mauvais virage et s'était engagé dans une impasse. Il allait faire demi-tour quand le Maître surgit derrière lui, lui bloquant le chemin.

M – Je te tiens !

Le Docteur fut brusquement paralysé par une douleur atroce. Il s'appuya sur le mur derrière lui pour ne pas tomber mais il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Son corps tout entier lui faisait mal, il était crispé, il ne pouvait plus bouger... Le Maître s'avança pour se rapprocher de lui, toujours souriant.

C'est alors que le Docteur, toujours souffrant et haletant, releva la tête. Son regard avait changé : l'ancienne personnalité reprenait le dessus.

T – Maître ! Attend ! Écoute-moi... c'est moi, le Docteur ! Le vrai Docteur ! Je ne sais pas ce que Jack et toi avez prévu de me faire mais je suis encore là, je peux reprendre le contrôle ! Je peux le vaincre, vous devez m'aider ! Je ne suis pas mort !
M – Je sais...

Le Docteur regarda le Maître sans comprendre. Il savait ? Il savait qu'il était encore en vie, quelque part dans ce corps ? Et il n'avait rien dit ? Il souriait toujours, d'un air satisfait et victorieux.

T – Qu'est-ce que tu vas faire ? Qu'est-ce que tu as prévu ?!
M – Surprise...

A ces mots, le Maître dégaina le pistolet à tranquillisants qu'il avait subtilisé à Jack un peu plus tôt, en le bousculant pendant la course-poursuite. Il tira sur le Docteur, horrifié, qui s'effondra en quelques secondes. Le Maître s'accroupit à côté de son congénère et lui murmura à l'oreille.

M – Attend et profite du spectacle...

Jack arriva alors que le Maître était en train de se relever. Il vit le Docteur allongé, inconscient et se précipita vers lui.

J – Qu'est-ce que vous lui avez fait ?!
M – Si je réponds que j'ai suivi votre plan vous n'allez pas me croire.
J – Vous l'avez sédaté ? Vous avez pris mon arme !
M – Je vous l'ai empruntée parce que je cours plus vite que vous. Tenez, la voilà.

Le Maître balança son pistolet à Jack qui le ramassa d'un air rageur. Il détestait se faire avoir, d'autant plus par le Maître.
Il reporta son attention sur le Docteur qui gisait à ses pieds. Le voir comme ça lui fit mal au cœur. Endormi, il ressemblait à l'ancien Docteur, le vrai...
Il enleva son grand manteau militaire et le déposa sur le corps du Seigneur du Temps. Puis, délicatement, il le prit dans ses bras et se releva. Il fit un signe de tête au Maître afin qu'il active le bracelet d'Agent du Temps et ils se téléportèrent, tandis que Jack tenait le Docteur dans ses bras.



Citation:
Jack finissait d'attacher le Docteur, toujours inconscient, sur un lit. Même s'il n'était pas bien sûr de la suite, au moins il avait le Seigneur du Temps avec lui. Il pouvait le surveiller, l'empêcher de faire et n'importe quoi et, peut-être, le guérir.

Il ne faisait toujours pas confiance au plan du Maître. Il lui avait interdit d'entrer dans la cellule où était enfermé le Docteur sous peine de lui faire exploser la tête. Il voulait mettre le Docteur en sécurité, loin de son congénère, et faire le point pour tenter d'y voir un peu plus clair. Tout se passait si vite, tout était mélangé. Il avait du mal à avoir une vue d'ensemble de la situation.

Il boucla la paire de menottes et regarda le Docteur quelques secondes. Sa gorge se serra... il avait l'impression de le trahir. Ramener le Maître, s'allier à lui, capturer son ami... pourvu que ça en vaille la peine. Il sortit de la pièce, enclencha la sécurité pour que personne d'autre que lui ne puisse ouvrir la porte et alla dans son bureau.

De son côté, le Maître s'était retranché dans un petit coin de l'atelier de l'entrepôt. Il avait déniché un petit scanner et avait eu tout le temps de l'utiliser sur lui-même, à l'abris de Jack, trop occupé avec le Docteur. Il souriait à la vue du résultat. Il souriait tellement... tout son plan se mettait progressivement en place. Il ne lui restait plus qu'à attendre le bon moment.

Il aimait la tournure que prenaient les évènements. Il avait encore quelques détails à régler mais il aurait tout le temps de s'en occuper une fois que son plan serait accompli. Et il pourrait enfin se venger de Jack... Après tout, tout était de sa faute, non ? C'était lui qui avait donné son bracelet d'Agent du Temps à cette Martha Jones, c'était grâce à lui qu'elle avait pu s'enfuir et parcourir le monde. Il allait le payer...

Le Maître allait enfin avoir tout ce qu'il voulait.

Dans son bureau, Jack réfléchissait. Il avait le Docteur avec lui. Bon point. Il avait un semblant de plan pour ramener le vrai. Deuxième bon point. Mais les 4 5 6 étaient encore vivants et contrôlaient toujours les humains, UNIT le prenait pour un ennemi et il ne savait pas si le Docteur avait eu le temps de plonger la Terre entière dans le coma. Très mauvais points.

Il devait en savoir plus avant de ramener le Docteur, il devait savoir où la situation en était. Il attrapa son oreillette.

J – Callum ? Tu me reçois ?
C – Capitaine ! Où étiez-vous passé ?! C'est la panique ici !
J – La panique ? De quoi tu parles, qu'est-ce qu'il se passe ?
C – UNIT attend le retour du Docteur mais il prend trop de temps selon eux, ils pensent qu'il lui est arrivé quelque chose et ils ne savent plus quoi faire, ils n'arrivent pas à le joindre !
J – On l'a capturé, il est enfermé dans mon QG. Qu'est-ce que UNIT a l'intention de faire ?
C – Apparemment l'épidémie a atteint un tiers des humains, ils considèrent ça comme une « perte raisonnable »... ils envisagent de...
J – Oh non... mais le colonel Malard avait promis !
C – Il a reçu des ordres apparemment. Capitaine on ne peut pas les laisser faire ça !
J – Mais ils ne me croiront jamais... s'ils apprennent que j'ai capturé le Docteur ils vont penser que je l'ai piégé et ils refuseront de croire qu'il a changé ! Quand est-ce qu'ils prévoient de tuer les humains infectés ?
C – Je ne sais pas, Malard hésite encore...
J – J'ignore combien de temps ça va prendre pour ramener le Docteur, si jamais ça fonctionne. On ne peut pas attendre. Il faut trouver un moyen de les empêcher de faire ça...
C – On ne peut pas leur montrer que le Docteur a changé ?
J – Il faut tenter le coup. Ecoute, voici ce qu'on va faire : je vais m'arranger pour qu'ils reçoivent des images du nouveau Docteur, toi tu reste caché. Personne ne t'a repéré ?
C – Pas encore non. Je crois que quelques soldats se demandent qui je suis mais ils sont trop occupés pour se soucier de moi.
J – Fais très attention, je vais avoir besoin de toi si jamais les images du Docteur ne marchent pas. Je ne peux pas venir en personne pour les convaincre, je dois rester avec lui et le Maître. Donc si ça échoue, il faudra que tu te découvre et que tu les raisonne. Tu pourras faire ça ?
C – Je ferai de mon mieux Capitaine.
J – Tu es conscient que tu risqueras ta vie en le faisant ?
C – Je sais, oui.

Jack marqua une petite pause, intrigué.

J – Callum ? Pourquoi est-ce que tu me fais confiance ?
C – Je ne sais pas. Vous avez fait ce qu'il fallait sur le Simmnant. Il y a des gens qui font que ce monde n'est pas totalement pourri et j'aime être de leur côté. Rien ne me dit que vous êtes réellement le gentil de l'histoire, j'ai encore des doutes. Mais rien ne me dit que vous êtes le méchant.

Jack resta sans voix. Il coupa la communication sans rien ajouter. Callum Jones lui rappelait quelqu'un. Quelqu'un qui avait été trahi par ses semblables lorsqu'ils avaient causé la mort de sa fiancée et qui était pourtant venu vers lui, pour chercher un peu de réconfort et une raison de vivre.

Il se repris. Il devait se dépêcher d'envoyer ces images à UNIT avant qu'ils ne fassent n'importe quoi. Il se dirigea vers la cellule du Docteur. Il aperçu le Maître installé au même endroit que lorsqu'il l'avait envoyé paitre pour pouvoir enfermer et attacher le Docteur tout seul. Il s'était alors assis à une table en déclarant que, de toute façon, il devait se préparer pour ramener le vrai Docteur. Jack ignorait qu'il avait fouillé dans l'atelier...

Le capitaine entra dans la cellule du Seigneur du Temps, toujours endormi. Il lui administra un antidote au sédatif que le Maître lui avait injecté afin qu'il se réveille.

Environ une minute plus tard, le Docteur se réveilla difficilement. Au bout de quelques secondes, il réalisa qu'il était menotté à un lit, dans ce qui ressemblait à une cellule. Furieux, il chercha à défaire ses liens, sans succès. Finalement, il aperçu Jack qui se tenait dans un coin de la pièce.

T – Oh Jack, tu n'aurais vraiment pas dû faire ça... tu vas le regretter.
J – Je suis désolé Docteur. Mais je n'ai pas le choix.

Tristement, Jack sortit et referma la porte de la cellule derrière lui, attendant que l'opération soit prête. Il savait qu'il n'avait pas besoin de rester avec le Docteur pour pouvoir montrer son nouveau visage à UNIT. Puisqu'ils le pensaient infecté, il valait mieux qu'il n'apparaisse pas sur les images. Tout ce qu'il fallait, c'était énerver le Docteur et lui faire dire des choses que seul sa nouvelle personnalité pouvait dire. Il savait parfaitement comment faire.

J – Maître ? Allez voir le Docteur, je veux savoir si on peut commencer l'opération.

Sans dire un mot, le Maître se leva et entra dans la cellule, tandis que Jack se dirigeait vers son bureau pour observer la conversation des deux Seigneurs du Temps grâce à la caméra placée dans la pièce.

M – Mon cher Docteur... pas trop serré ?
T – Qu'est-ce que tu veux ?
M – Voir comment tu vas ? Faire connaissance avec ta nouvelle personnalité ? Ou juste me moquer de ce délicieux retournement de situation... Tu imagines ? Il y a quelques années ton ami Jack voulait me tuer et maintenant il fait appel à moi pour te sauver.
T – Ce n'est pas mon ami. Plus maintenant.
M – Oh le pauvre... lui qui se donne tout ce mal pour ramener le vrai toi...
T – Détache-moi Maître...

Le Maître se pencha près du Docteur, le narguant d'un sourire satisfait.

M – Sinon quoi ?
T – Dis-moi... comment se portent les tambours ?
M – Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
T – Ca te torture toujours autant ? Je peux comprendre, maintenant que je sais ce que ça fait...

Le Maître se releva brusquement. Le sourire s'effaça de son visage et se redessina sur celui du Docteur.

M – Qu'est-ce que tu veux dire ?
T – Je sais à quel point tu te sentais seul d'être l'unique personne à entendre ces tambours. Ca fait mal n'est-ce pas ? Toujours dans la tête, sans jamais s'arrêter, toujours à guider tes gestes et tes décisions...
M – Tu les entends aussi ? Docteur, répond-moi ! Tu les entends ?!

Le Maître agrippa le Docteur par le col, furieux. Quoi ? Il se moquait de lui ou c'était vrai ?

T – Oh, ça t'intéresse ?
M – Dis-moi ! Est-ce que tu les entends ?! Dis-moi d'où est-ce qu'ils viennent Docteur ! D'où viennent les tambours ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Pourquoi nous ?
T – Peut-être que je les entends... peut-être pas... Tu aimerais le savoir hein ? Si je les entends ça veut dire que tu n'es pas fou. Que c'était juste mon ancien moi qui ne pouvait pas les entendre. Ca veut dire que maintenant, je peux te comprendre... Dis-moi Maître, est-ce que tu en as assez d'être seul ?

Le Maître regarda le Docteur sans bouger. Il pouvait le comprendre, il savait ce qu'il ressentait. S'il le transformait, il n'aurait plus personne comme lui, à ses côtés. Il se sentait tellement seul.

T – Tu pourrais me détacher. On se débarrasserait de Jack et on pourrait diriger la Terre ensemble.
M – Docteur, réponds-moi. Est-ce que tu les entends ?
T – Est-ce que tu vas me détacher ?

Le regard du Maître changea. Le Docteur se moquait de lui. Tout ce qu'il voulait, c'était parvenir à ses fins. Il voulait être libre et il le manipulait pour y arriver. Comme lui-même le ferait, sans aucun scrupule. Il entra dans une colère noire, furieux de s'être fait avoir par des méthodes qu'il aimait utiliser sur les autres et contre lesquelles il se pensait invincible. Il alla donner une gifle au Docteur lorsque Jack fit irruption dans la pièce. Il rattrapa le bras du Maître au dernier moment.

J – Ca suffit, on se calme !

Depuis son bureau, Jack avait observé toute la scène. Il en avait assez pour espérer prouver à UNIT que le Docteur n'était plus le même. Mais alors qu'il avait stoppé le geste du Maître, celui-ci se débattit.  Il envoya Jack valser contre un mur et se jeta sur le Docteur. Mais le capitaine ne s'avoua pas vaincu et il se releva rapidement. Il fondit sur le Maître et, d'un coup de poing magistral, lui fit lâcher prise. Le Seigneur du Temps se retrouva au sol, la lèvre inférieure en sang.

Il regarda Jack qui se tenait devant lui, essoufflé. Oh... il ne se souvenait pas avoir autant haït quelqu'un. Il était furieux comme jamais, enragé. C'en était trop. Il s'adressa au capitaine tout en se relevant.

M – Vous cherchez à prendre votre revanche, capitaine ? On frappe les méchants, ça fera oublier les vilaines choses qu'on a pu faire ? Comment ça fait de se sentir coupable de la mort de tant de monde, racontez-moi...
J – De quoi est-ce que vous parlez, malade ?
M – Mais des 4 5 6 bien-sûr. 1965 en Ecosse... ça ne vous rappelle rien ?
J – ...Comment vous êtes au courant ?
M – J'ai eu accès aux archives lorsque j'étais Harold Saxon, je sais ce que vous avez fait. Alors comme ça on sacrifie des enfants ?
J – Taisez-vous...
M – Et qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que vous vous retrouviez tout seul, sur une autre planète, à construire votre petite base dans votre coin ? Je me souviens pourtant que je m'étais occupé de vos amis à une époque... ils ne sont plus là pour vous aider ? Aaaah mais oui, c'est vrai : j'ai vu leurs dossiers dans votre base de données... fascinante lecture. Ca a dû être difficile de retranscrire tout ça... n'est-ce pas ? Dites-moi, vous arrivez toujours à vous regarder dans un miroir ?

Jack n'en pouvait plus. Il décrocha un nouveau coup de poing au Maître, fou de colère. Mais celui-ci ne se démonta pas pour autant... de nouveau au sol, il continuait son petit discours.

M – Ohoh, j'espère que vous étiez moins violent avec votre ami. Quel était son nom déjà ? Ah oui... Ianto Jones. Avouez... vous voulez tuer les 4 5 6 parce que vous pensez que ce n'est que justice. Vous ne réalisez pas que le seul responsable, c'est vous ? Je suis sûr que votre fille serait de mon avis... le pauvre Steven a dû penser que vous ne l'aimiez pas pour le sacrifier comme ça. Peut-être même Ianto. Il a dû vous dire que vous n'y étiez pour rien mais soyons honnêtes : sans vous, il ne serait pas mort à l'heure qu'il est...
J – LA FERME !

Jack attrapa le Maître par le col et le plaqua contre un mur. Des larmes coulaient sur ses joues sans qu'il puisse se contrôler. Le Maître frappait là où il ne fallait pas et il le savait...

Se calmer. Ne pas tuer ce petit salopard, il en avait besoin. Tétanisé, Jack essayait de se reprendre. Il fixait le Maître sans pouvoir bouger, le tenant à quelques centimètres au-dessus du sol. Il essayait de se contrôler, tant bien que mal...

T – Jack...

Le Docteur l'appelait. Mais il était tellement énervé qu'il ne fit pas attention au changement dans le ton de la voix du Seigneur du Temps. Il pensa que le nouveau Docteur voulait profiter de la situation pour enfoncer un peu plus le clou. Non, il ne pourrait pas le supporter, il allait en tuer un des deux. Il devait sortir, faire le vide, reprendre le contrôle.

Il posa le Maître et, sans le lâcher, l'emmena hors de la cellule, sans se retourner. Une fois dehors, il l'envoya violemment sur le côté et partit dans son bureau. Envoyer les images à UNIT, c'était tout ce qui comptait. Envoyer les images, boire un grand verre de whisky et se calmer. Au diable le Maître et le Docteur pour quelques minutes, il devait se reprendre.

Et dans sa colère, il ne réalisa pas que le Docteur ne voulait pas se moquer de lui. Il ne réalisa pas que la vraie personnalité de son ami avait réussi à revenir et l'appelait au secours. Et il ne réalisa pas qu'il avait oublié de fermer sa cellule à clé, alors que le Maître n'était qu'à quelques mètres de la porte...



_________________


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Dernière édition par Reinette le Ven 20 Aoû 2010 - 20:45; édité 13 fois
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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2009 - 22:01    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2009 - 22:43    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

ouah ça commence très fort!
rien que le premier paragraphe, je me fais tout un tas d'hypothèses.
c'est sombre et ça me plait beaucoup!
j'aime l'idée que Jack va errer seul et triste!
arg et ne me dis pas que c'est eux? ils peuvent pas rester chez eux??
hâte de lire la suite^^
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Merci Duam^^

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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2009 - 22:47    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Très bon 1er chap j'adore même si c'est sombre. Jack est en effet méconnaissable. désolé je peux pas te faire un commentaire de géant  mais j'attends vraiment la suite surtout après ce cliff !!!!!!


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MessagePosté le: Mer 30 Sep 2009 - 18:10    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Citation:
Un grand merci à Utopia!, qui a assisté à la genèse de cette histoire, pour la relecture des chapitres

Mais tout le plaisir était pour moi ! Ah, ça, tu m'as fait souffrir, mais, j'ai adoré ! Laughing


Bon, alors, comme à mon habitude, j'vais faire une petite intro, avant de commencer mes commentaires de folle ()
Bon bah, j'ai tout simplement A-DO-RE ce chapitre ! (et les autres, gniark) Je prends vraiment du plaisir à les lire !
Par contre, les cliffs... Surprised Non mais tu veux notre mort !! Laughing (sérieusement ?)

Bref, commençons les com's. Mr. Green


Citation:
Le Docteur se réveilla difficilement. Au bout de quelques secondes, il réalisa qu'il était menotté à un lit, dans ce qui ressemblait à une cellule. Furieux, il chercha à défaire ses liens, sans succès. Finalement, il aperçu Jack qui se tenait dans un coin de la pièce.


Docteur ? Menotté ?! LIT ?!!! JACK ?! Surprised
.... Surprised Surprised Surprised

Citation:
D - Oh Jack, tu n'aurais vraiment pas dû faire ça... tu vas le regretter.


HEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ?! FAIRE QUOI ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Reineeeeeette !!!

Citation:
J - Je suis désolé Docteur. Mais je n'ai pas le choix.

(si, si tu veux notre mort !)
Comment ça "désolé" !! Il a la Doctorite qui pousse, Jack !!!

Citation:
Tristement, Jack sortit et referma la porte de la cellule derrière lui, attendant que l'opération soit prête.


L'OPERATION ?!
Il veut tuer notre Doc' ?! Surprised Surprised Surprised

Citation:
----------------------

Naaaaaaaaaaaaaaaan pas les tireeeeeets !!! Pas de cliff's dès le début !!

Citation:
Jack regarda le dernier corps tomber à ses pieds. La pièce où il se trouvait n'était que marre de sang et monceaux de cadavres. Encore un massacre. Et toujours la même douleur. Aucune différence. Rien ne le soulageait, rien ne changeait. Tout était triste, sombre, sans goût.


Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised
Dark Jack ! Surprised

Citation:
Voilà deux ans qu'il parcourait l'univers à la recherche de malfrats, de bandits et de tueurs. Après quelques semaines passées à bord du vaisseau de croisière sur lequel il avait embarqué, il avait finalement volé un autre vaisseau, monoplace, afin de voyager seul. Il traversait l'univers dans le but de traquer tout ceux qui exploitaient ou tuaient des plus faibles qu'eux. Et quand il les trouvait, il les punissaient à sa manière. Comme ce soir. Encore une fois.


Wooooaaaah, Reinette, c'est plus que Dark Jack... C'est SUPER DARK Jack ! Surprised

Citation:
L'univers n'est rempli que de salauds, finissait-il par penser.

Surtout sur Terre !
(cf. COE)
!!! pas content

Citation:
Il voulait éradiquer chaque menace. Il se sentait tellement responsable de tout ce qui avait pu se produire sur Terre avec les 4 5 6... il voulait qu'aucune créature ne puisse plus jamais faire subir cela à un peuple, à des enfants, à des mères de famille, à des amants. Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pensé dès le début à inverser la fréquence ? Il s'en voulait tellement.


Le pauvre... Crying or Very sad
Mais pourtant, ce n'est pas de sa faute... Sad N'importe qui aurait fait de la même façon... voire, pire... Sad

Citation:
Il essayait de trouver la paix et la rédemption en débarrassant l'univers de sa vermine malfaisante. Il voulait se racheter, auprès de lui-même, en sauvant des vies. Mais comment trouver la paix en tuant ?


Il ne trouveras aucune paix de cette façon... Sad

Citation:
Jack s'effondra contre le mur. Assis par-terre, il parcouru la pièce du regard. Non, il ne se sentait pas mieux.

Reinette, stop it now, on n'en peut plus... Crying or Very sad

Citation:
Il resta là un moment, sans bouger, ne pensant à rien. Il regardait droit devant lui, les yeux dans le vides, embués, la gorge serrée. Puis, sans détacher son regard du point imaginaire qu'il fixait, il bougea le bras droit. D'un geste lent et las, il attrapa son arme qui était au sol. Il pointa le canon sur sa tempe.


Mais... Mais... NON ! Fais pas ça, Jack !!!!!!

Citation:
Il tira.


Il l'a fait !! Surprised

Citation:
T – Aller vieille boîte rhumatisante ! Plus vite que ça !


Parfois, je plains le TARDIS, quand même... Laughing

Citation:
Le Docteur frappait la console de son pauvre Tardis avec son marteau, un genou sur une manette, la main libre sur un levier, et le second pied à moitié dans les airs. Affalé de tout son long, il tentait de se faire obéir.


J'imagine très bien la scène ! Laughing

Citation:
T – Accélère ou je répare le circuit caméléon !


Rho, le chantage ! Laughing
Nan, Doc', t'as pas intérêt à changer le circuit !! We like the Police Box ! Razz

Citation:
Le Tardis cessa son petit jeu et obéit. Il était un peu espiègle depuis que le Docteur voyageait tout seul. Pour le distraire et lui rappeler qu'il n'était pas totalement seul...


C'est trop mignon !!!

Citation:
T – Ah ! Tu vois quand tu veux !

La phrase qui tue !!! "Tu vois quand tu veux..."

Citation:
Il ne détestait pas la compagnie. Il ne supportait simplement plus l'idée de tout perdre encore une fois.

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Citation:
Il n'y avait plus rien à partager. Mais il n'y avait plus rien à perdre non-plus.

Faut pas dire ça !! Il y a toujours quelque chose à perdre (malheureusement) et à partager !!!!


Citation:
C'était trop douloureux, il avait prit sa décision. Il allait de l'avant, comme toujours. Seule la manière changeait un peu.




Citation:
Soudain, le Tardis s'immobilisa. Il était arrivé à destination. D'un pas rapide, il se dirigea vers les portes du vaisseau, attrapa son manteau au passage, et sortit sans hésitation. Le spectacle doit continuer, se disait-il. Même s'il n'y avait plus qu'un seul acteur.


Show must go oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !
Oups, pardon... *shame*

Citation:
Jack rouvrit les yeux et poussa un cri. Il n'était resté mort que quelques minutes, mais il aimait ces moments. Il ne sentait plus rien, ne voyait plus rien, ne se souvenait de rien. Il était au calme, pendant un instant. Le retour à la réalité était difficile, mais ça le reposait.


C'est terrible... Crying or Very sad

Citation:
Il s'attendait à un nouveau message de détresse, ou à n'importe quoi, mais pas à ça. Il re-vérifia son écran pour être sûr. Non... ça ne pouvait pas être ça... depuis tout ce temps, ça semblait tellement improbable ! Pourquoi maintenant ?! Pourquoi ici ?!

C'quoi ? c'qui ? AAaaAaaaaaaHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!

Citation:
Jack se précipita hors du vaisseau et couru vers la base. Il entra comme une tornade dans la pièce qu'il cherchait. Il s'arrêta net en voyant qu'il était bel et bien là, en face de lui. Au milieu des cadavres, il se retourna vers Jack. Il affichait un visage sévère.

J- Docteur...

La rencontre !!!
*allez vous cacher !!!!!*

Citation:
J – Où étais-tu il y a deux ans ?! Hein ?! Tu es censé défendre la Terre, où est-ce que tu étais passé à ce moment là ?!!


GO JACK GO !!! GO AHEAD !!!

Citation:
T – Quoi ? De quoi parles-tu ?


Jamais au courant !!!

Citation:
J – … tu n'es pas au courant ? Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé sur Terre il y a deux ans et demi ?

Il semblerait... Rolling Eyes

Citation:
T – Oh Jack... je suis désolé. Je suis vraiment désolé.


PAS CETTE PHRASE !!!

Citation:
T – Je n'ai reçu aucun appel, aucun signal. Si j'avais su... si seulement j'avais eu le moindre indice sur ce qu'il pouvait se passer... j'ai dû débrancher le mauvais câble au mauvais moment en réparant le Tardis.
Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised
Tout ça à cause d'un cable !! Naaan !!
Citation:
Jack hocha la tête doucement. Il s'avança lentement vers le Docteur et le prit dans ses bras. Il le serra si fort... oh depuis combien de temps n'avait-il pas serré quelqu'un comme ça ? Depuis combien de temps ne s'était-il pas reposé dans les bras d'une personne qui pouvait le comprendre ? Il refusa cependant de laisser couler ses larmes. Pas devant le Docteur. Il fini par prononcer quelques mots, à voix basse. « Ils sont tous morts... »


Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Citation:
T – Je sais. Je sais ce que ça fait.


*fontaine time*

Citation:
J – Je voyage. Je cherche des gens qui ont besoin de moi et je les aide. Un peu comme toi en fait, ajouta-t-il avec un sourire.
T – Oh ne te vantes pas, plaisanta le Docteur.


raaah, ces deux-là ! Laughing

Citation:
J – Où est le Tardis ?
T – Ailleurs, dehors. Et toi, comment tu voyages ?
J – Oh j'ai... « emprunté » un vaisseau.
T – Vraiment comme moi en fait.
J – Quoi ?
T – Rien. Une petite visite au Tardis ?


La révélation à Jack !

Citation:
J – Excuse le désordre, je ne reçois pas souvent.
T – Oh tu te souviens de l'état du Tardis. Quoiqu'il est  beaucoup plus accueillant depuis quelques temps.


J'aurais bien aimé voir ça ! Laughing

Citation:
J – Ah ? Tu as engagé une femme de ménage ou Donna Noble ne supporte plus le désordre ?


Donnaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Citation:
T – Donna n'est plus avec moi. Sa conscience de Seigneur du Temps la tuait, j'ai dû effacer tout ses souvenirs de moi pour la sauver. Elle est sur Terre, avec sa famille. En sécurité.

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Citation:
T – Jack ? Je crois que tu devrais jeter un oeil à ça...

Le capitaine se retourna et regarda l'écran. Une alerte clignotait. Jack se crispa et déglutit difficilement... il vérifia plusieurs fois que l'appareil ne se trompait pas ou n'était pas en panne... mais non, tout fonctionnait. Il n'en croyait pas ses yeux...

Qu'est-ce que c'est ?! Surprised Surprised Surprised Surprised
Naaan, j'aime pas ça !!!!

Citation:
J – Non... ce n'est pas possible...
D – Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que c'est ?
J – … Ils reviennent.


Non... NON... NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!
REINEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEETTTTTE !!!!



Nan mais ça va pas ?!
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MessagePosté le: Sam 3 Oct 2009 - 18:05    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Citation:
Le Docteur se réveilla difficilement. Au bout de quelques secondes, il réalisa qu'il était menotté à un lit, dans ce qui ressemblait à une cellule.




Gné ? Cellule ? Menottes ?

Citation:
D - Oh Jack, tu n'aurais vraiment pas dû faire ça... tu vas le regretter.
J - Je suis désolé Docteur. Mais je n'ai pas le choix.




Jack ? C'est quoi ce bor§#% ! pas content pas content pas content


Citation:
Tristement, Jack sortit et referma la porte de la cellule derrière lui, attendant que l'opération soit prête.




L'opération ? ! ?

Mais quelle opération ? ! ?

C'est quoi cette intro de malade ? ! ?

----------------------

Citation:
Jack regarda le dernier corps tomber à ses pieds. La pièce où il se trouvait n'était que marre de sang et monceaux de cadavres.




Euh... C'est dirty Jack là Shocked

Citation:
Rien ne le soulageait, rien ne changeait. Tout était triste, sombre, sans goût.


Crying or Very sad Pauvre Jack... lui qu'on croyait intouchable...

Citation:
Il traversait l'univers dans le but de traquer tout ceux qui exploitaient ou tuaient des plus faibles qu'eux.


ça au moins, c'est une bonne mission ! Good Captain !

Citation:
L'univers n'est rempli que de salauds, finissait-il par penser.


Sad Triste conclusion... Mais y'a des gens bien aussi... si si !


Y'a moi

Citation:
Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pensé dès le début à inverser la fréquence ? Il s'en voulait tellement.


Ah non, pas une séance d'auto-flagellation

Citation:
Jack s'effondra contre le mur. Assis par-terre, il parcouru la pièce du regard. Non, il ne se sentait pas mieux.


Sad Sad Sad Sad

ça me fait vraiment de la peine de le voir dans cet état...

Citation:
D'un geste lent et las, il attrapa son arme qui était au sol. Il pointa le canon sur sa tempe.
Il tira.


Shocked Shocked Shocked

paf le Jack ?

----------------------

Citation:
T – Aller vieille boîte rhumatisante ! Plus vite que ça !
T – Accélère ou je répare le circuit caméléon !


Laughing Laughing Laughing

Ah là là, ces deux là... pires qu'un vieux couple

Citation:
Le Tardis cessa son petit jeu et obéit. Il était un peu espiègle depuis que le Docteur voyageait tout seul. Pour le distraire et lui rappeler qu'il n'était pas totalement seul...


Rhoooooooooooo c'est trop mignon ça... je veux adopter un Tardis moi aussi...

Citation:
Cela faisait plusieurs mois maintenant que le Docteur avait quitté Lady Christina De Souza et qu'il voyageait seul. Un peu plus d'un an.


Crying or Very sad Crying or Very sad Pauvre Doc... enfin bon, l'autre est repartie avec sa valise en carton... c'est mieux que rien Mr. Green

Citation:
Il ne détestait pas la compagnie. Il ne supportait simplement plus l'idée de tout perdre encore une fois.


Crying or Very sad Crying or Very sad POUUUUUUUUUURQUOIIIIIIIIIIIIIIIII Crying or Very sad Crying or Very sad

Citation:
Il se disait que, finalement, il devait y avoir une raison. Il était fait pour vivre seul.


Shocked pas content Mais non ! C'est pas vrai !

Citation:
Seul restait son fidèle Tardis. Il ne l'avait jamais autant bichonné que depuis qu'il voyageait seul.


Ouh là ! après, c'est le Tardis qui va faire une crise de jalousie si le Doc reprend un compagnon...

Citation:
Le spectacle doit continuer, se disait-il. Même s'il n'y avait plus qu'un seul acteur.


The show must go on... Mais le Doc ne doit pas rester seul ! Il lui faut quelqu'un...

----------------------

Citation:
Jack rouvrit les yeux et poussa un cri. Il n'était resté mort que quelques minutes, mais il aimait ces moments.

Il ne sentait plus rien, ne voyait plus rien, ne se souvenait de rien.


La fuite par le suicide... répété ? Shocked Shocked Shocked Il doit vraiment être très très mal pour s'imposer cette souffrance là en plus...

Citation:
Il bu encore quelques gorgées, jusqu'à ce qu'il reçoive un signal de son vaisseau, par l'intermédiaire de son bracelet.


Confused Tiens, kénécé qui grine ?

Citation:
Il s'attendait à un nouveau message de détresse, ou à n'importe quoi, mais pas à ça. Il re-vérifia son écran pour être sûr. Non... ça ne pouvait pas être ça... depuis tout ce temps, ça semblait tellement improbable ! Pourquoi maintenant ?! Pourquoi ici ?!


Mais qui ça ? Ne me dis pas que... nooooooooooon...

Si ?


Citation:
Il s'arrêta net en voyant qu'il était bel et bien là, en face de lui. Au milieu des cadavres, il se retourna vers Jack. Il affichait un visage sévère.


euh... Si c'est bien celui auquel je pense... ça va barder pour son matricule...


Citation:
T – Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
J – Oui moi aussi je suis content de te revoir. Je vais très bien, merci de poser la question. Et toi ?
T – Qu'est-ce que tu fais ici, Capitaine ?


Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

Les retrouvailles qui tuent ^^ Salut Doc, moi aussi je t'aime Mr. Green

Citation:
J – Où étais-tu il y a deux ans ?! Hein ?! Tu es sensé défendre la Terre, où est-ce que tu étais passé à ce moment là ?!!


C'est vrai ça ! Bon sang ! Il était passé où ? ! ?


Citation:
T – Quoi ? De quoi parles-tu ?




IL NE SAIT PAS ? ! ? ! ?


Citation:
J – … tu n'es pas au courant ? Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé sur Terre il y a deux ans et demi ?


Ah ben je vois que Jack a du mal à le croire aussi...

Citation:
Le Docteur secoua la tête, perplexe. Qu'est-ce que Jack lui reprochait ? Qu'est-ce qu'il avait manqué ? Et qu'est-ce que Jack faisait là ?! Le Capitaine se calma.
Il lui raconta ce qu'il s'était passé avec les 4 5 6.


Crying or Very sad

Citation:
Jack leva la tête vers son ancien compagnon. Il avait les larmes aux yeux, il ne supportait pas ce silence où ses mots résonnaient. Il voulait que le Docteur lui dise quelque chose. N'importe quoi.


n'importe quoi ? même ? nooooooooooooooooon

Citation:
T – Oh Jack... je suis désolé. Je suis vraiment désolé.




encore cette put ain de phrase

Citation:
T – Je n'ai reçu aucun appel, aucun signal. Si j'avais su... si seulement j'avais eu le moindre indice sur ce qu'il pouvait se passer... j'ai dû débrancher le mauvais câble au mauvais moment en réparant le Tardis.




un câble ?

Tout ça à cause d'un câble ? ! ?

Citation:
Il s'avança lentement vers le Docteur et le prit dans ses bras. Il le serra si fort... oh depuis combien de temps n'avait-il pas serré quelqu'un comme ça ?




mais il va le casser en deux ! ? ! Shocked

Citation:
Il fini par prononcer quelques mots, à voix basse. « Ils sont tous morts... »




pas d'autre commentaire sur ce point Sad

Citation:
Pauvre Jack... qu'est-ce qu'ils ont fait de toi ? Il le reconnaissait à peine. Lui qui était d'habitude si confiant, si désinvolte... il était devenu sombre, amère... il était brisé.


On aurait tellement envie de le prendre dans nos bras aussi le pauvre Jack...

Citation:
T – Je sais. Je sais ce que ça fait.


Et de prendre le Doc aussi... Allez un gros câlin collectif ?

Citation:
J – Je voyage. Je cherche des gens qui ont besoin de moi et je les aide. Un peu comme toi en fait, ajouta-t-il avec un sourire.
T – Oh ne te vantes pas, plaisanta le Docteur.


arf ^^ Ces mecs... tous les mêmes

Citation:
J – Oh j'ai... « emprunté » un vaisseau.
T – Vraiment comme moi en fait.
J – Quoi ?




LA révélation qui tue...

Citation:
Revoir le Docteur lui faisait sincèrement plaisir.
Quant au Docteur, être en compagnie de Jack pouvait certes lui rappeler de mauvais souvenirs, mais aussi, et surtout, des bons. Il était heureux.




Et c'est reparti comme au bon vieux temps !

Citation:
Il n'aurait jamais imaginé que cet être humain, bien que très spécial, lui ferait cet effet là. Il se garda bien de le lui dire : si Jack l'apprenait, il passerait des années à se vanter.




Et il a raison... et Dieu sait qu'avec Jack, ça peut vraiment durer des années... et des années...


Citation:
J – Ah ? Tu as engagé une femme de ménage ou Donna Noble ne supporte plus le désordre ?


and here we go again

Citation:
T – Donna n'est plus avec moi. Sa conscience de Seigneur du Temps la tuait, j'ai dû effacer tout ses souvenirs de moi pour la sauver. Elle est sur Terre, avec sa famille. En sécurité.


Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Tu ne nous épargnes rien

Citation:
J – Je suis désolé... et depuis ?
T – Je voyage seul.
J – Bienvenu au club. Ermites unis, hein ?


Hermit's united !

Citation:
T – Jack ? Je crois que tu devrais jeter un oeil à ça...




Jeter un oeil à quoi ? Confused

Citation:
J – Non... ce n'est pas possible...
D – Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que c'est ?
J – … Ils reviennent.




C'est quoi ce cliff encore ? ! ? Qui reviennent ? Les méchants qui étaient sur la planète ? Les 4 5 6 ? Les Daleks ? Jackie et Peter ? Martha et Christina ? (non, pitié, pas elles )

Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite ! La suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !
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MessagePosté le: Dim 4 Oct 2009 - 10:21    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Merciiiiiii beaucoup ^^

 
Chapitre 2 posted ! Smile
 


Pas taper
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MessagePosté le: Lun 5 Oct 2009 - 22:39    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

c'est la soirée des commentaires pour Missy!

Et merde, c'est bien les bouffeurs de gosses qui sont revenus! bande de pot de colle va!
ils sont partis enquiquiner une autre espèce si je comprends bien.
tsss, comme d'hab le doc veut tenter de causer.. ( moi je suis comme Jack: je tire dans le tas et j'avise après)
oh tiens, le tardis fait un caprice? bizarre
pfff c'est moche de la part du doc d'utiliser Ianto pour faire culpabiliser Jack.

et les revoilà dans leur boboite en verre! qu'on les noye! qu'on les brule!
un truc en partie humain dedans???? c'est pask'il y a un gosse avec?
brrr c'est flippant tout ça, jme demande vraiment ce qu'il y a dans cette cage!
ah punaise c'est le gosse flippant...
comment c'est possible????? je vois pas du tout là!
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Merci Duam^^

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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2009 - 13:32    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Bon, je viens (enfin) de lire ces deux chapitres... et que dire..

Je suis bluffée... réellement ...
Comme je te l'avais dit sur le Chat, le premier paragraphe Jack/Ten est super stressant .. que s'est-il passé pour que Jack en arrive à ce point ??? attacher le Doc? une opération? Surprised

Puis Jack, seul sur cette planète, mercenaire aidant les pauvres et opprimés à travers l'espace sidéral... J'en ai mal pour lui... Il doit avoir si mal pour en être arrivé là...

Seul au milieu de cette tuerie... les yeux dans le vague... j'en avais les larmes aux yeux... pauvre Jack.. il a vraiment morflé...

la seule chose qui puisse le soulager, et en plus ce n'est que temporaire, c'est de se suicider, là pendant les quelques instants où il est "mort", il est en paix... c'est horrible... c'est une malédiction...

Puis, on reprend un peu notre souffle avec l'arrivée du Docteur ... un peu d'humour dans ce monde de brutes avant de replonger dans la tristesse et les souvenirs.... Ianto, 2009, Donna et les autres... Un Doc seul, un Jack seul ... que c'est triste...

et cette référence de la mort qui tue : "Que penserais Ianto de ce qu'il fait" .... OMFG .. ça c'est le coup de grâce...


et patatra... tu nous ramènes ces sal!&% de 4.5.6 ... comme si on en avait pas eu assez ... j'ai toujours pas fait mon deuil et tu me les renvoies en pleine face .. Surprised
Et le Doc qui, égal à lui même veut parlementer avant, alors que Jack ne rêve que d'une chose: se venger !
Mais apparemment ce ne sont pas les mêmes 4.5.6 ... Pourquoi un tel changement ?

m'est d'avis que cette histoire ne va pas aller en s'améliorant et que Jack et Ten vont s'opposer ce qui conduira à la situation du 1er paragraphe .. Confused

-----------

Reinette ... un splendide mais atroce début de fic ...
J'en suis encore toute retournée ...
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2009 - 15:45    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Un début superbe, complètement déprimant mais superbe.

J'aime beaucoup la relation Ten/Jack que tu instaures, même s'ils ont des méthodes différentes dans le fond ils sont vraiment sur la même longueur d'onde. (dans le genre le destin s'acharne sur moi)

Citation:

 attendant que l'opération soit prête
L'opération?! Opération comme dans "Comptez jusqu'à dix et à votre réveil vos amygdales ne seront plus qu'un mauvais souvenir."Ou comme dans "L'opération destruction des méchants-pas-beaux pendant que le Docteur regarde ailleurs" commencera dans dix minutes? Confused

 
Citation:
 Mummy ? Where is my mummy ? Mummy I'm coming. I'm coming back.
Bravo tu as mixé deux des truc les plus flippant de ces séries....j'ai peur maintenant.


Je crois que je vais terminer avec le traditionnel: vivement la suite !
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2009 - 17:01    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

WOW !!!!

Ça dépote grave cette fic !!!!

J'ai plus qu'accroché !!!

Alors, le chapitre 1 commence bien (façon de parler... Sad ), ça plonge direct dans une ambiance sombre et triste qui ressort parfaitement tout au long des deux chapitres.
En fait, je sais qu'une fic est super bien foutue quand je me rends compte à la fin de ma lecture que j'ai une posture bizarre...
Avec le ventre contracté par le stresse, les yeux froncés par la concentration et le visage quasiment collé à l'écran Laughing
Et s'il y a un filet de bave sur mon menton c'est que ça frôle la perfection... Mr. Green

Et c'est clairement le cas ici... (je viens de faire l'équivalent de 50 abdos grâce à toi, merci Reinette Laughing )

Bon, sinon le premier paragraphe sur Jack est horrible, voir Jack seul et dans cet état est assez difficile...
Mais finalement, moi qui pensais être totalement dépressif après avoir lu tout ça, je me rend compte que non, je ne suis pas vraiment triste, je suis plus...
euh... autre chose, mais j'arrive pas à l'expliquer Laughing, disons que j'ai une boule au ventre, que je suis triste pour lui quand même, c'est évident, mais y a un truc en plus et j'arrive pas à mettre le doigts dessus...
'Fin bref, c'est une sensation bizarre qui renforce le plaisir que j'ai de te lire... Mr. Green

Ensuite, le paragraphe suivant sur le Docteur, tout pareil que pour Jack, mais dans un genre différent...
Jack c'est la solitude glauque et la déchéance, le Docteur c'est une solitude plus triste et mélancolique...

Le fait qu'ils se retrouvent m'a mis un peu de baume au cœur
Parce que je suis comme Jack moi, quand le Docteur est là, j'ai confiance quelque soit la situation alors je me dis que tout ne peut qu'aller mieux, même si je sais, d'après la façon dont ce termine le chapitre 2, qu'il risque d'y avoir pas mal de pépins avant le retour d'un éventuel ciel bleu...

Maintenant, je dois dire que ton histoire en elle même me plait énormément...
On pense retrouver les 456, et finalement, on retrouve Muuuuuuuummy au passage....
C'est très bizarre, surtout que le gamin n'était pas vraiment un Alien, du coup je me demande ce qu'il fait là, ou même si c'est bien lié... Confused
Et quel est le lien avec les 456 ??? Confused
Sans parler de cet étrange début...
On dirait bien que Jack va vouloir se faire une super vengeance !!! (c'est ça ou alors Jack a des projets de soirée un peu bizarre avec le Docteur... )

Mais ce qui m'intrigue le plus, je crois que c'est quand même l'étrangeté des 456 et leur rapport avec Mummy...
Si ça ce trouve on s'est trompé, ce ne sont pas les 456 qui se shootaient aux enfants, mais les enfants qui martyrisaient les 456 ??? Confused Laughing
Ou alors c'est un clone !!! Laughing
Non, je vais t'épargner mes suppositions super chelou... Laughing

En tout cas, tout ça fait bien flipper...

Bref, finalement, tu l'auras compris, j'ai A-DO-RE ces deux premiers chapitres et donc...
J'attends les suivant... Okay
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MessagePosté le: Ven 9 Oct 2009 - 22:01    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Citation:
Jack semblait totalement affolé et perdu.


Mais qui revient ! Surprised Surprised Surprised Surprised Surprised

Citation:
il y avait dans les yeux du capitaine une lueur. Quelque chose de suppliant, qui demandait de l'aide. Comme s'il voulait que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve.


Ne me dis pas que c'est eux... noooooooooooooooooooooon

Citation:
T – Jack ? De quoi parles-tu, qui revient ?
J – Les 4 5 6, Docteur. Les 4 5 6 sont revenus.




Citation:
Les 4 5 6. Ces aliens dont Jack lui avait parlé il y avait quelques minutes à peine. Le Docteur fut surpris en entendant leur nom, mais il était hors de question de paniquer.


Ah ben non ! Faut pas que le Doc panique ! Sinon, on n'est pas dans la m....

Citation:
Lui ? Paniquer ?


Jamais !

Citation:
il n'allait pas avoir peur d'une lumière qui clignotait sur un écran


Yeah ! Go Doc ! Goooooooooooooooooooooooo !

Citation:
T – Est-ce que tu es sûr que ce sont bien les 4 5 6 ?
J – Certain ! J'ai réglé ce détecteur sur la fréquence qu'ils utilisent pour communiquer, il n'y a pas d'erreur : ils sont entrés en communication avec un autre peuple.


Y'a pas de raison qu'ils ne s'intéressent qu'à la Terre... Bande d'enfoirés !

Citation:
la dernière fois que tu as eu affaire à eux, tu ne savais pas comment les combattre. Maintenant tu as la solution, alors si jamais on doit en venir à cette extrémité, on saura comment faire.


Si ? Mais on va leur péter la gueule oui ! pas content pas content pas content pas content pas content

Citation:
J – Comment ça « si » on doit en venir à cette extrémité ?! Tu ne comptes quand-même pas discuter avec eux, il faut s'en débarrasser tant qu'il n'ont blessé personne !


Je comprends Jack... Bande de sal%#@! pas content pas content pas content pas content

Citation:
T – N'y pense même pas Jack. Tu me connais, et moi vivant il n'y aura pas de génocide.


Raaaaaaaaaaaaah Le Doc et ses principes... Là, y'a pas de principes... C'est les 4 5 6 bon sang !

Citation:
Jack lu dans le regard du Docteur que ce n'était pas la peine d'argumenter.


Aaaaaaaaaaaaaaah ce regard....

Citation:
Mais il bouillonnait ! Comment pouvait-il penser une seule seconde que les 4 5 6 étaient peut-être pacifiques ?


Pacifiques ? Eux ? ! ? Shocked

Citation:
il laisserait le Docteur procéder à sa manière. Mais quand le moment viendra, il prendra les commandes, et fera ce qu'il faudra.


Ouh là ! On connait la fureur du timelord... mais celle de Jack ?


Citation:
J – C'est fait. Et il ne manipule plus grand chose si tu te souviens bien.


Laughing Laughing Laughing Laughing On sent le gosse fâché parce que son joujou est cassé ^^

Citation:
Il était sûr d'avoir raison à propos des 4 5 6, mais il ne pouvait s'empêcher de faire confiance au Docteur.


Et comment ne pas avoir confiance ? Smile

Citation:
Même s'ils n'étaient pas d'accord sur la façon d'agir, il continuait de l'admirer. Il le suivrait n'importe où, pour la énième fois.


On le suivrait TOUS n'importe où !

Citation:
J – Ça faisait longtemps hein !
T – La dernière fois tu le conduisais !


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah c'était tellement bien !

Citation:
T – Ou un mauvais réglage... je le bricole beaucoup en ce moment, et il arrive que tout ne retrouve pas sa place. Si je réactive ton manipulateur de vortex, ça devrait marcher...




C'est Jack qui va être content ^^

Citation:
Jack eu un petit sourire en coin, que le Docteur n'eut aucun mal à voir.
J – Je le désactiverai dès que tout ça sera fini, n'espère pas trop ! précisa-t-il d'un ton beaucoup moins ferme que ce qu'il aurait voulu.


Doc, t'es mal barré là ^^

Citation:
Il reposa le bracelet réparé sur le socle en métal. Quelques secondes plus tard, les moteurs rugirent et le capitaine eut du mal à garder l'équilibre.
J – J'avais oublié ça ! dit-il dans un sourire.


ça balance dans le Tardis

Citation:
T – Oh je t'en en prie Jack ! Une douzaine d'armes dans ton vaisseau, des écrans de repérage dans tout les coins, du matériel médical, des chemises tachées de sang... qu'est-ce que tu es devenu, un chasseur de prime ?!


Là Jack... j'ai l'impression que tu vas en prendre pour ton grade


Citation:
J – Et tu vas faire quoi ? M'enfermer ?!
T – Si je dois t'enchaîner à un pilier du Tardis pour que ça cesse, je le ferai !


Jack attaché à un pilier du Tardis ? Je peux venir ?

Citation:
Est-ce que les 4 5 6 ont réussi à t'enlever ça aussi ? Qu'est-ce que dirait Ianto s'il te voyait ?


Ouh la vache ! ça c'est pas sympa Sad

Citation:
J – Touché.
T – Désolé, s'excusa le Docteur, peu fier de ce qu'il avait dit.


Mon pauvre Jack Sad Sad

Citation:
J – Cartes d'identités : Jack Harkness, humain, et voici le Docteur, Seigneur du Temps. Accès : renforts. Nous avons reçu votre appel au secours, nous sommes venus vous aider.
Garde – Docteur ? LE Docteur ? Très bien venez, je vous conduis à mon supérieur.


Ils connaissent le Doc ? ! ? Shocked


Citation:
J – Docteur, ce sont eux.
? – Vous les connaissez ? demanda anxieusement un homme qui s'était approché. Vous êtes le Docteur ? La Proclamation des Ombres nous a parlé de vous, on espérait que vous recevriez notre message.


Ah... la palote a parlé Smile Bizarre... Ils ne lui en veulent plus ? Confused

Citation:
T – JE suis le Docteur. Voici le capitaine Jack Harkness. Et vous êtes ? Pitié ne saluez pas.


Le Doc et les saluts ^^

Citation:
Mais le Docteur n'écoutait pas. Tournevis en main, il balayait la boîte en verre depuis quelques secondes d'une petite lueur bleue.


le sonic en action ! Yeah !


Citation:
J – Un 4 5 6. C'est un alien et...
T – Désolé de te contredire Jack, mais ce n'est pas un alien, coupa le Docteur. Enfin pas tout à fait... d'après mon tournevis, ce qui est à l'intérieur est en partie humain.


En partie humain ? ! ?

Citation:
T – Et bien va dire ça à ce qui se trouve à l'intérieur... commandant, que savez-vous de ce gaz ?
B – Rien, on a aucun moyen d'entrer pour prélever un échantillon.
T – Oh mais pas besoin d'entrer quand vous m'avez ! dit-il fièrement, tout en pointant un nouvelle fois son tournevis vers la cage.


POWA !

Citation:
T – Ce gaz n'a aucun sens ! De l'azote, de l'oxychlorure d'azote, de l'acide chlorhydrique, du fluor, de l'acétone... et de l'air terrien ! Diazote, oxygène, argon...
J – Tu es sûr ? Ce n'est pas le même gaz que la dernière fois.


Surprised Gné ? Pas le même gaz ?

Citation:
Soudain, une main se colla contre la vitre, en face de lui. Il eut un mouvement de recul. C'était une main d'enfant. Il allait parler quand une voix se fit entendre depuis la pièce de verre...




j'aime pas ça... j'aime pas ça... j'aime pas ça...

Citation:
? - Mummy ? Where is my mummy ? Mummy I'm coming. I'm coming back.




is back ? But how ?


C'est quoi ce cliff ? ! ? Tu veux notre mort ? pas content pas content pas content pas content pas content

La suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !
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MessagePosté le: Sam 10 Oct 2009 - 12:35    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

yeles a écrit:

Citation:

J – Docteur, ce sont eux.
? – Vous les connaissez ? demanda anxieusement un homme qui s'était approché. Vous êtes le Docteur ? La Proclamation des Ombres nous a parlé de vous, on espérait que vous recevriez notre message.

Ah... la palote a parlé Smile Bizarre... Ils ne lui en veulent plus ? Confused


J'ai dit que la Proclamation avait parlé de lui, j'ai pas dit en quels termes... be patient Mr. Green


Chapitre 3 posté !!

 

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MessagePosté le: Sam 10 Oct 2009 - 14:10    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Mais ...mais... Mais c'est horrible!! Les 456 étaient déjà ignobles à la base mais là c'est encore pire. Pauvre gosse j'avais mal pour lui.
Jack à comme même pas de bol de toutes les planètes de l'univers il a fallut qu'il arrive sur la leur et en plus au moment où ils décident de se lancer dans la conquête de l'univers. Et puis cerise sur le gâteau le Docteur est le premier à être contaminé...Ils sont vraiment mal barrés là...

Est-il besoin de préciser que j'attends la suite avec encore plus d'impatience que la dernière fois? Mr. Green
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MessagePosté le: Sam 10 Oct 2009 - 20:37    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

magnifique debut Okay
même si Jack en sanguinaire c'est dur pas content et pourtant je sais qu'il l'a déjà été dans le passé
le doc est toujours égal à lui même: tout essayer avant de décider d'appliquer la solution radicale
je me demande s'il va parvenir à faire redevenir Jack plus humain....
quand au retour des 456  ils ont l'air encore plus dangereux -
bon je fonde de grands espoir sur le duo Doc + Jack

vivement la suite
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MessagePosté le: Mar 13 Oct 2009 - 22:57    Sujet du message: When Time is going mad Répondre en citant

Mais c'est quoi cette fic de malade ? Félicitation Reinette pour cette imagination débordante ^^

Jack sacrifiant le Docteur à une opération ? Les 4.5.6. de retour ? Les nanogènes utilisés n'importe comment ? Mais c'est horrible !!! ==> j'adore XD

A quand la suite ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:11    Sujet du message: When Time is going mad

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