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La repousse des Marguerites
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Marguerite
[Passager clandestin du Tardis]

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Messages: 375
Localisation: Beauvais
Féminin Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 - 00:22    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Voila, je me suis dites, "Routines" se terminait d'une façon assez dramatique et que je devais corriger ça.



Citation:

Six mois. Six longs et affreux mois étaient passés depuis ce jour horrible qui avait marqué mon départ du Tardis. Entre temps, de nombreuses choses avaient changés. J'avais quitté Amiens pour Beauvais, toujours en Picardie mais dans l'Oise cette fois. J'étais entrée en TS spé math en gardant mon euro anglais et avait réussit à intégrer le Conservatoire de Beauvais pour un parcours libre en piano.
Après mon départ du Tardis, je m'étais enfermée dans les études et la musique. Mes journées se résumaient à lycée, devoirs, repas, piano, un peu de PC et dodo. Les vêtements que je portais étaient souvent de couleurs sombres. J'avais réussi à m'intégrer dans mon nouveau lycée assez facilement car la Marguerite énergique était restée dans le Tardis et je ressemblais plus à une limace qu'à autre chose. Je n'avais donc pas la force de montrer à mes nouveaux camarades mon esprit dérangé et perverti.

Mais j'avais aussi pris certaines habitudes depuis le départ du Tardis comme celle de porter toujours la clef du Tardis autour du cou ou bien regarder si je n'avais pas reçu un message avec pour provenance « l'alien de la cabine bleue ». Car oui, c'est le nom que j'avais mis dans mon répertoire pour le numéro de téléphone du Docteur. Et j'espérerais que le Seigneur du Temps ne s'était pas amusé à fouiller dans mon téléphone à l'époque où je voyageais avec lui sinon j'étais sure de ne jamais le revoir. Et puis s'il avait fouillé, il me l'aurait fait payer à sa façon telle que la visite d'un marécage ou une blague de ce genre.

Ce jeudi-là, je terminais à 15h20, comme tous les jeudis. Je quittai la salle 37 où j'avais italien et descendis les marches de mon lycée, traversai le Boulevard parmi la foule de lycéens, marchai le long des deux rues pour arriver au conservatoire. Je regardai l'heure sur mon portable et entrai dans le bâtiment blanc. Je passai par l'accueil pour voir sur la feuille de présence que ma prof de piano n'était pas encore arrivée. Étrange, d'habitude elle était présente dés le matin car il m'arrivait d'avoir des cours dans la matinée.

J'ai sorti mon porte-monnaie et ai mis trente centimes dans la machine à café pour me faire couler une bonne soupe à la tomate. Je me suis assise sur une des chaises du hall du conservatoire et ai attendu en buvant ma soupe. Je l'ai terminée au bout de dix minutes puis suis retournée à l'accueil. J'ai demandé cette fois-ci à l'employée de l'accueil si ma prof était bien là, vu que certains professeurs du Conservatoire ne signaient pas la feuille de présence. La réponse de la jeune employée me troubla légèrement :

« Vous êtes une de ses élèves?
-Oui bien sur.
-Et bien, elle a du partir en congés maternité précipitée à cause de la grippe A mais un professeur la remplace. Nous avons envoyé des lettres à tous ses élèves mais vous connaissez la Poste. Vous pouvez y aller. C'est en salle Ravel comme d'habitude.
-Merci beaucoup. »

Je traversai le hall et montais au premier étage. Je tournai à droite et marchai le long du couloir. Je me suis arrêtée devant la porte et ai frappé trois coups avant d'entrer car j'entendais deux voix. Celle que je reconnaissais de l'élève avant moi, une fille de mon âge, et une autre voix qui devait être celle du remplaçant de ma prof. Étrangement, la voix du remplaçant me disait quelque chose. Elle m'était familière, même trop familière.

« Tu me reverras donc ton Chopin, disait cette voix. Fait attention aux basses qui sont beaucoup trop fortes. Elles doivent être délicates, à peine audibles.
-Bien monsieur.
-Pas monsieur, John s'il te plait. Tu sais quand arrive la prochaine élève?
-D'habitude, elle est toujours en avance de 5 minutes. Elle n'est jamais en retard.
-Merci. Bien. Travaille bien et à la semaine prochaine. »

J'ai pris mon courage à deux mains et ai ouvert la porte. J'ai vu l'autre élève qui mettait son manteau. Accroché au porte manteau, un long pardessus marron que je n'avais pas vu depuis six mois. J'ai attendu que l'élève ai quitté la pièce pour poser mes partitions sur le piano puis ai accroché mon manteau à une chaise. Sans accorder un regard à ce remplaçant, je me suis installée derrière le piano à demi-queue de la pièce après avoir réajustée le tabouret. J'ai disposé les six pages de la Fantaisie en Ré mineur sur le pupitre du piano, ai poussé mes mains sur le clavier puis me suis enfin tournée vers le remplaçant avec un immense sourire.

« Ça fait du bien de vous revoir Docteur! »







Citation:

« Marguerite, eh bien, ça faisait longtemps, fit le Docteur.-Près de six mois.
-Vous avez donc déménagé.
-Oui. Vous savez, il s'en passe des choses en six mois! Mais dites-moi Docteur, qu'est-ce que vous avez à prendre la place de mes profs? A Amiens, c'était la physique et là le piano. Si je me mets à prendre des cours de samba, vous prendrez la place du prof aussi? Quoi que le dernier des Seigneurs du Temps donnant des cours de samba, ça vaudrait le coup d'œil.
-Toujours aussi bavarde à ce que je vois, certaines choses ne changent pas.
-Et vous, toujours aussi mal coiffé. Ça aussi ça ne change pas. »

Je lui ai fait un immense sourire pour montrer que nous pouvions être deux à jouer au jeu de se lancer des piques.

« Bon, dis-je, qu'est-ce qui vous amène ici?
-Eh bien, j'ai détecté des anomalies de différents types dans cette ville et dont une bonne partie se concentre autour de ce bâtiment.
-Génial, here we go again! Bon, je sais que je suis votre dernière élève, si on allait discuter de ça autour d'une tasse de thé? »

Une demi-heure plus tard, nous étions assis dans un coin isolé du café de la paix. Le Docteur buvait un thé et moi un chocolat viennois. Je mélangeais la chantilly au liquide chocolaté avec ma cuillère en écoutant le Seigneur du Temps expliquer les raisons de sa venue à Beauvais. Car il n'y avait rien à Beauvais. Sauf peut-être les racailles des quartiers d'Argentine et de Saint-Jean qui faisait parfois ressembler la ville à Bagdad en brûlant par exemple le camion du vendeur de sapin de Noël de la place du jeu de Paume ou peut-être le jeune de 13 ans qui avait voulu assassiner ses profs du collège/lycée privé super sélect du Saint-Es'.

« Donc j'étais en Arctique en train d'observer une merveilleuse aurore boréale quand le Tardis a détecté des anomalies spatio-temporelles et une activité du sous-sol hors du commun. Le tout se concentrant autour du bâtiment du Conservatoire.
-Cool et on fait quoi?
-Je pensais qu'on pourrait entrer en douce dans le conservatoire cette nuit pour enquêter tranquillement.
-Est-ce que nous pourrions reporter ça à demain soir?
-Pourquoi?
-Parce que je n'ai pas cours samedi et que demain je n'ai pas envie de ressembler à une loque en cour.
-Vendredi soir alors. Retrouvez-moi devant le conservatoire vers neuf heures.
-Non, je pensais passer par derrière. On peut passer par la salle de l'orchestre souterraine. Comme mon frère joue dans celui-ci, il a le code pour y entrer. Je lui demande et il suffira de passer par les salles de danse pour être dans le bâtiment. C'est plus discret que de passer par l'entrée principale.
-Il semble que vous avez de l'expérience dans ce genre d'activité.
-J'ai connu un Docteur qui m'a enseignée de nombreuses choses. »

Nous avons terminé nos boissons puis nous sommes mis à marcher dans les rues. Nous allions doucement vers la cathédrale et puis, j'ai souri en voyant le Tardis garé près de la maison du XVeme siècle. Le Docteur m'a prise dans ses bras pour m'enlacer puis s'est dirigé vers la cabine bleue. J'ai repris le chemin inverse, retournant près de la mairie pour prendre mon bus. Étrangement, mon frère s'était baladé en ville après les cours et prenait le même bus que moi.

Nous nous sommes assis au fond et il m'a demandé:

« Qu'est-ce qui se passe?
-Pourquoi tu demandes ça?
-Il s'est passé un truc, ça fait longtemps que je t'ai pas vu sourire comme ça.
-Tu m'croirais pas. C'est trop dingue!
-Margi, t'es ma sœur et t'as voyagé avec un alien sortit d'une série tv. Pourquoi je ne te croirais pas? »

J'ai regardé mon frère et ai dit en souriant:

« Le Docteur est de retour. »

J'ai passé le reste du chemin à lui expliquer ce qui s'était passé. Nous sommes descendus à l'arrêt habituel et avons monté la côte qui séparait notre maison de l'arrêt de bus. J'ai vu la clio de mon père garée devant celle-ci et le Zafira de ma mère manquait à l'appel. Elle devait être donc en train de faire les courses. J'ai ouvert la porte et ai fait la bise à mon père. Je suis montée ensuite dans ma chambre pour étudier et ne suis redescendue que deux heures plus tard, juste à temps pour le diner. Mon frère fut celui qui a lâché la bombe:

« Marguerite va retourner voyager avec le Docteur.
-Quoi, s'exclamèrent mes parents? »

J'ai fusillé mon frère du regard puis ai dit:

« Non, je ne retourne pas voyager avec lui car je pourrais en crever et oui, il est de retour.
-Après ce qu'il t'a fait, tu le vois encore. Décidément, je ne te comprendrais jamais, soupira ma mère.
-Quand une personne prend la place de votre prof de piano, je n'ai pas d'autre choix que de lui parler. Et puis, on va juste régler un petit problème et se dire au revoir. A cause de mon allergie, je ne peux pas voyager dans le Tardis donc voilà. »

Je me suis levée et ai mis l'assiette dans l'évier puis suis remontée dans ma chambre. Je me suis connectée sur BOT et msn, puis ai changé mon statut Facebook. Celui-ci est passé de « j'ai hâte d'être à Noël » à « la vie est belle ». J'ai discuté un peu avec quelques botiens sur le chat et msn en écrivant un peu puis suis allée me coucher vers 23h. Je me suis endormie paisiblement mais la sonnerie de mon portable me réveilla à trois heures du matin. J'ai décroché sans regarder la provenance de l'appel.

« Moui allo?
-Marguerite, qu'est-ce que vous faites, me demanda la voix du Docteur?
-Il est trois heures du matin. Que fait un être humain à trois heures du matin? Il dort bien sûr.
-Ah vous dormiez, je viens de faire une découverte intéressante, je vous raconterais tout ça demain. Dormez bien. »

J'ai éteins mon téléphone et me suis effondrée sur le lit en maudissant le Seigneur du Temps de m'avoir réveillé en plein milieu d'un rêve plutôt agréable.

Le lendemain, en arrivant au lycée, une épidémie semblait avoir frappé le corps enseignant. Le prof de philo, celui d'italien et de math étaient absents. Cela me laissait libre jusqu'à quinze heure trente et il n'était que dix heures. La 710 euro a donc décidé de migrer hors du lycée pour aller au centre-ville tout proche en se divisant en groupe. J'étais avec les suicidaires comme moi qui avaient choisi de faire spé math. Nous n'étions qu'une petite dizaine. Il y avait David (une sorte d'Audrey au masculin), Ashley (dite Ashou), Amélie, Nassim, Nastacia, Adélaïde, Gregory et moi. Nous nous sommes installés sur la fontaine de la place Jeanne Hachette et avons commencé à discuter entre nous. Certains relisaient leurs cours et demandaient ensuite à se faire interroger, et les seconds discutaient de tout et de rien. J'étais dans ces derniers. Nous parlions de la soirée que nous avions passé quand Ashou lança:

« Eh les gens, vous savez que Margi a pécho? »

Tous les regards se tournèrent vers moi. J'entendais demander « sérieux », « vas-y raconte » ou « c'est qui l'heureux élu? ». J'ai regardé Ashou et ai demandé:

« Attend, qu'est-ce que tu veux dire par « pécho »?
-Ben hier, le grand brun. Tu sortais avec lui du café de la Paix. Il doit avoir le double de ton age. Mais beau a en lécher les miroirs.
-Attend, laisse-moi deviner, fit David. Brun, yeux chocolat, portait un costume marron et des Converses.
-Oui, c'est ça, confirma Ashou.
-Ben Margi nous a cloné David Tennant! Explique comment t'as fait? »

J'étais mal! Comment expliquer sans mentir qui était mon mystérieux accompagnateur?

« Il s'appelle John Smith et ce n'est pas mon mec, expliquais-je.
-C'est qui alors, demanda Nastacia? Un gars avec qui tu fais mumuse la nuit?
-Non! Tu connais ma mère. C'est juste un ami de la famille. Il vient d'Angleterre et ne savait pas où loger. Hier soir, je lui faisais visiter la ville, c'est tout.
-Ouais, et comme par hasard il ressemble comme un jumeau à l'homme de tes fantasmes, fit remarquer Adélaïde »

J'allais répondre à Adélaïde quand la Terre se mit à trembler. Mon téléphone portable sonna et j'ai décroché en étant allongée à terre.

« Oui allo?
-Marguerite, où êtes-vous?
-En ville.
-Venez au Tardis, vite. Il est garé au même endroit qu'hier.
-J'arrive! »

Je me suis levée. J'ai entendu mes camarades de classe me demander où j'allais mais je n'ai pas répondu. Je me suis mise à courir. J'ai traversé la place Jeanne Hachette et alors que je courrais sur la rue piétonne, les secousses se sont arrêtées. Je n'ai pourtant pas arrêté de courir, ce qui n'était pas facile avec mon sac de cour, et ce jusqu'à que j'atteigne le Tardis. J'ai sorti ma clef et l'ai mise dans la serrure. J'ai ouvert la porte et ai vu le Docteur qui s'agitait autour de la console. J'ai fermé la porte sans voir que j'avais été suivie.







Citation:

Je me suis dirigée vers la console, jetant mon sac dans un coin. Le Docteur tournait autour de celle-ci, touchant à différents boutons.« Bon qu'est-ce qui se passe, demandais-je?
-Fracture temporel! Cette ville est en train de s'effondrer sur elle-même.
-Vous savez comment arrêter ça?
-Non! Mais c'est impossible. Il n'y a pas de faille spatio-temporelle qui traverse cette ville! Comment c'est possible?
-Vous croyez pas que si on trouvait le point d'origine, on saurait? »

Le Seigneur du Temps me regarda en levant un sourcil puis attrapa son manteau avant de sortir du Tardis en courant. Je l'ai suivi, au pas de course aussi et ai fermé la porte du vaisseau derrière moi. J'ai rattrapé le Docteur facilement. Il avait sortit son tournevis sonique et prit le chemin du Conservatoire. Nous sommes arrivés devant le bâtiment qui était fissuré de toutes parts. Nous avons décidé d'emprunter l'entrée de derrière. Nous nous sommes arrêtes devant la salle d'orchestre.

« Vous connaissez le code je crois, fit le Docteur.
-Oui, deux secondes. »

J'ai sortit mon téléphone et ai tapé le numéro de mon frère. Il a décroché direct et a commencé à paniquer à propos du tremblement de terre.

« Frangin, deux secondes...Ta g***le! Bien donne moi le code de la salle d'orchestre. Pourquoi? Tu veux que le Docteur sauve ta peau ou pas? 9361. Merci. »

J'ai tapé rapidement le code et nous avons descendu dans la salle d'orchestre. J'ai ouvert la double-porte du fond qui donnait sur un long couloir. Couloir que je savais menant aux salles de danses se trouvant juste en-dessous du Conservatoire.

En plein milieu du couloir, le tournevis sonique a commencé à faire un bruit bizarre. Nous nous sommes arrêtes.

« Ce n'est pas bon, fit le Docteur!
-Pas bon à quel point, demandais-je?
-Pas bon du tout!
-Où se trouve le point d'origine? Vous l'avez localisé?
-Oui et vous vous tenez juste dessus! »

J'ai fait quelques pas en arrière et ai demandé:

« Vous savez ce que c'est? Docteur, dites-moi!
-Eh bien, oui je pense savoir ce que c'est. Il faut sortir d'ici tous de suite! »

Le sol a tremblé puis je me suis retrouvée les pieds dans le vide, une de mes mains tenant celles du Docteur. Je l'ai regardée, paniquée, alors qu'il me disait de tenir bon, de m'accrocher. J'ai hurlé à plusieurs reprises son nom, le priant de m'aider, de me sortir de là. Mes mains étaient moites, j'allais tomber. Oui, j'allais mourir! J'étais trop jeune! Je n'avais pas le droit!

« Margi, tiens le coup, hurla une voix! »

J'ai levé la tête et ai vit à coté du Docteur...

« Nastacia? Bon sang qu'est-ce que tu fous ici?
-Attrape ma main. Et vous, beau gosse, tirez-la! A deux, on va la sortir de là! »

Et ils m'ont tirés hors du trou. J'ai poussé un soupir de soulagement avant de regarder le Seigneur du Temps et mon amie et de dire:

« Je crois qu'on ferait mieux de sortir d'ici! »

Nous nous sommes mis à courir vers la salle d'orchestre et sommes ressortis à l'air libre. J'ai regardé Nastacia qui semblait essoufflée. Elle m'a fait un sourire et m'a demandé:

« Comment tu fais pour tenir une telle forme?
-J'ai l'habitude! Et qu'est-ce que tu fais ici?
-Je t'ai suivi. Non, hurle pas Margi, je sais que j'aurais pas du. D'ailleurs y a Didou qui m'a gueulée dessus, que j'avais aucun respect pour ta vie privée. Mais tu me connais, fallait que je sache! Donc c'est qui ce type?
-Je suis le Docteur, se présenta celui-ci. Mais je crois que nous n'avons pas le temps! Marguerite, venez! »

J'ai suivi le Seigneur du Temps et ai vu que Nastacia nous suivait aussi.

« T'es pas censée être en physique là, demandais-je?
-Je crois que t'es censée y être aussi!
-Tu marques un point! Bon Docteur, vous m'expliquez ce qui se passe?
-Le point d'origine est un artefact extra-terrestre, un moteur de vaisseau spatial, que sais-je. Il doit être enterré sous le bâtiment depuis des centaines d'années. Pour une raison qui m'est inconnue, il a choisit de s'activer maintenant.
-Est-ce que l'activation de votre bidule pourrait être du à des travaux par exemple, demanda mon amie?
-Oui possible. Pourquoi, il y a eu des travaux?
-Ben ouais, Margi était encore sur Amiens. Le Conservatoire était plus petit. Ils ont construit un nouveau hall, ont refait le parquet des salles de danse et on construit une nouvelle entrée.
-Ils ont donc du faire des fondations pour le nouveau hall, m'exclamais-je. Et ils ont surement utilisé des trucs bruits comme un marteau piqueur.
-Oui, s'écria le Docteur. Les appareils envoyant des ondes dans le sous-sol, à la bonne fréquence et au bon moment auraient pu provoquer ça.
-Le seul problème est comment on arrête ça?
-La seule solution est de détruire l'objet.
-Laissez-moi deviner, il se trouve au fond du trou dans lequel j'ai faillis tomber? »

Le Docteur fit un signe de tête me confirmant cela. Il y eut une autre secousse. J'ai regardé le Gallifréen puis mon amie puis ai demandé:

« On va pas devoir descendre dedans? »


Une dizaine de minutes plus tard, nous débarquions devant le Tardis. Lorsque le Docteur a ouvert la porte, Nastacia a hésité puis nous a suivit à l'intérieur. J'ai sourit en l'entendant dire:

« Mais c'est grave ce truc! C'est vraiment... vraiment.... immense! Comment c'est possible? C'est plus grand à l'intérieur! Trop classe dis donc!
-Je t'aurais fait faire le tour du propriétaire mais on n'a pas le temps. »

Nous nous étions assise sur le siège du capitaine alors que le Docteur, d'en dessous la console, avait sortit une immense coffre. Il l'ouvrit et nous vîmes un kit d'escalade complet. J'ai ouvert de gros yeux et ai demandé:

« On va pas...?
-Non, pas vous, mais moi oui! »

Il a mis tous ce qu'il lui fallait dans un immense sac à dos qui semblait lui aussi posséder la technologie des Seigneurs du Temps puis nous sortions du vaisseau en courant et nous dirigions à nouveau vers le conservatoire.

Le Docteur a fixé tous le matériel. Je tenais dans la main un appareil qui était censé détecter les secousses une minute ou deux avant qu'elles ne se produisent. Je lui ai souhaité bonne chance, puis il est descendu dans le trou. Sa descente fut longue, une dizaine de minutes. Par chance, aucune secousse ne s'était produite et ne semblait vouloir se produire.

« Tu fais ça souvent, me demanda Nastacia?
-Il y avait une époque, je voyageais avec lui. C'était bien!
-Pourquoi tu ne continue pas de voyager? »

Je n'ai rien dit. Je repensais à mon départ du Tardis. Maudite allergie! Sans elle, je serais surement toujours à bord du Tardis en tant que compagne permanente du Docteur. Avec tous les avantages qui vont avec le titre.

« Margi? Tu vas bien?
-Euh oui... désolée, perdue dans mes pensées.
-Alors, pourquoi t'es pas restée avec lui? J'sais pas, vous avez l'air super-complice et tout...
-Tu peux pas imaginer à quel point! C'est la vie avec le Docteur ça! Si je suis partie, c'est que je n'avais pas le choix. J'ai une allergie assez spéciale qui m'empêche de continuer à voyager à l'intérieur du Tardis. Le Docteur m'a donc ramenée contre mon gré à la maison en voyant que cela pouvait me tuer. Mais je ne voulais pas rentrer! Tu sais, lorsqu'on goute à ce genre de vie, on ne veut pas y mettre fin! Six mois que je ne voyage plus avec lui et j'ai toujours ce manque en moi! Ce manque d'aventures, de dangers.
-Ben au moins, aujourd'hui, t'es servie!
-Oui, mais on va sauver le monde et quoi? Le Docteur va repartir, sans moi. Car je n'ai pas le droit, je ne peux pas. Un voyage, il m'a dit! Un voyage suffirait à me tuer! Un seul voyage! Imagine! »

Mon téléphone a alors sonné et j'ai décroché:

« Oui Docteur?
-J'ai l'artefact, remontez-moi! Vite! »

J'ai appuyé sur le bouton et la corde à doucement commencée à remonter. Le détecteur de secousses fit alors un bruit. J'ai regardé l'appareil et ai lâché un:

« Merde! Docteur, grouillez-vous! Secousse imminente, et c'est une grosse!
-Accélérez la vitesse de l'appareil au maximum! »

Je me suis exécutée mais c'était trop tard. La secousse eut lieu. Nastacia et moi nous sommes jetées à terre. La liaison avec le Docteur fut coupée! J'ai regardé la corde et ai vu qu'elle craquait. Sous mes yeux horrifiés, elle a craqué. J'ai poussé un long cri alors que la corde tombait dans le trou. La secousse s'arrêta et je me suis approchée du trou, regardant dans celui-ci si je pouvait voir le Docteur mais rien, c'était noir. J'ai entendu le signal du détecteur de secousses et Nastacia m'a dit:

« Ça fait des grosses vagues, c'est pas bon signe ça!
-Secousses imminentes, encore plus fortes que celle-ci!
-Faut qu'on sorte là! Margi, viens! Faut qu'on dégage de là en vitesse! »






Citation:

« Margi. Qu'est-ce que tu fais? Viens, m'hurla Nastacia. Il faut partir!-Je ne peux pas!
-Marguerite! B***** de m****, tu viens! Vite! »

Une autre secousse se fit sentir. J'ai vu les murs se fissurer. J'ai alors, à contre-cœur, abandonnée le Docteur dans son trou. J'ai attrapé mon amie par la main comme le faisait souvent le Docteur avec moi puis nous avons couru vers l'extérieur. Nous avons monté l'escalier et fermé la porte avec le code. J'ai vu que le sol se fissurait lui aussi.

« Il nous faut un endroit où nous serions en sécurité, fit Nastacia.
-Le Tardis, m'exclamais-je!
-Tu parles de la cabine bleue?
-Oui, la cabine bleue! Allez viens! »

Nous avons couru jusqu'au Tardis. Je voyais bien que Nastacia était essoufflée. Il fallait dire que quand j'étais en mission « sauvetage de la Terre » avec le Docteur, je marchais à l'adrénaline et j'étais comme montée sur ressors. J'ai ouvert la porte avec ma clef, ai laissé mon amie entrer avant d'en faire de même et de fermer la porte.

J'ai vu mon sac de cours que j'avais jeté à terre plus tôt dans un coin de la salle des commandes. J'ai caressé la console et j'ai vu les lumières du vaisseau s'éteindre légèrement avant de se rallumer. J'ai baissé les yeux tristement avant de lâcher un:

« Oui, je sais. Mais ne t'en fait pas, on va le ramener. Mais comment?
-Tu parles à qui?
-Le Tardis n'est pas qu'un vaisseau spatial et temporel, c'est aussi un être vivant. Il, ou plutôt elle, peut communiquer telepathiquement. Il sent qu'il est arrivé quelque chose à son propriétaire. »

Je me suis appuyée contre la console, puis ai invité Nastacia à s'assoir sur le siège du capitaine. Je réfléchissais à un moyen de sauver le Seigneur du Temps. J'ai frotté mes yeux et ai commencer à mordiller ma lèvre inférieure. J'ai eu alors un déclic.

« Transfert d'ADN, ai-je murmurée. »

J'ai ouvert mes yeux complètement en réalisant quelque chose de complètement fou. Tellement fou que ça pourrait même marcher. Ma camarade m'a regardée et j'ai hurlé:

« Mais oui! Transfert d'ADN!
-Margi, de quoi tu causes?
-Alors que je voyageais avec le Docteur, lors d'un de nos derniers voyages, il s'est retrouvé accusé pour meurtre. Et il m'a embrassé. Pas parce qu'il allait se faire exécuter ou qu'il m'avouait un amour caché mais pour faire un transfert d'ADN. C'est à dire, transférer de l'ADN de Seigneur du Temps en moi. Si j'ai de la chance, et j'espère que j'en ai sinon on est mal, ben il doit reste une infime trace d'ADN du Docteur en moi. Si le Tardis peut reconnaître une part du Docteur en moi, peut-être qu'il m'aidera.
-Attend, tu veux dire que t'as embrassé ce gars. Wahou!
-Nastacia! On n'a pas le temps! »

Je me suis debout face aux commandes et je me suis alors demandé comment lancer un scanner. Car il fallait que d'abord le Tardis me scanne pour pouvoir détecter une infime trace d'ADN de Seigneur du Temps en moi.

« Ce qu'il faudrait c'est un manuel de pilotage de ce truc, fit Nastacia.
-Mais oui, un manuel! Attend-moi ici! »

Je me suis précipitée hors de la salle des commandes et ai couru jusqu'à la bibliothèque. J'ai regardé dans les rayonnages avant de voir une dizaine de livres bleus, comme le Tardis. Je suis montée sur une chaine. J'ai souris en voyant le titre des livres: Manuel de pilotage d'un Tardis Type 40 Mark II. Il y avait dix volumes. Par chance, il y avait une table des matières pour les dix livres dans le premier. J'ai vu que le chapitre qui m'intéressait se trouvait dans le volume six, à la page 456. J'ai parcouru la page 456 et les trois suivantes rapidement en souriant. Avec ces manuels, j'aurais pu piloter le Tardis, me diriez-vous. Mais quand vous voyez que pour démarrer le vaisseau rapidement, le chapitre fait près de trente pages, il m'aurait fallu des mois pour pouvoir piloter le vaisseau correctement. Et je n'avais pas des mois.

Je suis revenue dans la salle des commandes en tenant le Saint Graal dans les mains. J'ai regardée Nastacia avant de dire:

« Écoute, si le Tardis détecte cette part d'ADN, je vais essayer d'avoir un lien avec lui pour le démarrer et l'emmener retrouver son propriétaire. Mais je t'ai parlé de mon allergie. Si je me met à hurler de douleur pendant le voyage, ne touche pas aux commandes, laisse le vaisseau rejoindre le Docteur, lui saura quoi faire. Et si je suis en train de mourir, ben laisse-moi mourir.
-Attend, tu veux dire que tu risques de perdre la vie en faisant ça.
-Écoute, je ne suis rien. Une humaine sur Terre en 2009 parmi plus de six milliards d'autres humains. Alors que le Docteur, c'est le dernier des Seigneurs du Temps et il a sauvé l'Univers plusieurs fois tout seul. Alors, si il y avait quelqu'un à sacrifier je pense que ce serait moi et pas lui. »

S'il fallait que je meurt aujourd'hui ça serait pour la bonne cause. J'ai posé le livre ouvert sur la console et ai commencé à suivre ces instructions. J'ai appuyé sur quelques boutons avant qu'un léger bip se fasse entendre. J'ai tourné l'écran vers moi et ai vu une molécule d'ADN sur l'écran avec plusieurs symboles en haut, à droite. Soudainement, ces symboles me sont devenu compréhensibles. J'ai lu qu'il y avait une trace d'ADN de Seigneur du Temps détecté en moi. J'ai alors sourit. L'étape un avait réussit. Maintenant l'étape deux, le pilotage.

Je me suis concentrée puis me suis mise à parler.

« Écoute, je ne suis pas vraiment le Docteur. Non, ne me fout pas dehors. Il est en danger. Si tu pouvais m'aider à te conduire près de lui, ça serait vraiment super sympa de ta part. »

Le vaisseau ne m'a pas répondu à proprement dit mais alors que je posais la main sur un levier, j'ai vu les lumières clignoter une fois.

« Je dois le tirer, c'est ça? »

Et un autre clignotement. J'ai tiré le levier. J'ai baladé doucement mes mains sur la console jusqu'à voir un clignotement. Quand je m'arrêtais sur une mauvaise commande, il y avait deux clignotements pour me dire que je me trompais. Un pour oui et deux pour non. Simple comme bonjour. J'ai commencé tiré plusieurs leviers, appuyé sur plusieurs boutons, tiré plusieurs manettes avant de voir la colonne centrale bouger.

J'ai regardé Nastacia en souriant avant de sentir le mal de tête du à l'allergie revenir progressivement. J'ai poussé un cri de douleur en m'appuyant sur la console. Je sentais le vaisseau voler. On volait, je le savais. Vers où, j'en savais rien. Mais j'avais mal. Tellement mal. L'impression qu'un million d'aiguilles me transperçaient le crane. J'ai sentit le Tardis atterrir et je suis tombée à terre, ne pouvant plus tenir debout à cause de la douleur. J'ai vu Nastacia se pencher au-dessus de moi et j'ai réussit à articuler:

« Va voir dehors où on est....s'il te plait. »

Je l'ai vu se relever et ai entendu les pas se précipiter vers la porte. Nastacia est sortie du Tardis. Je l'ai entendu rentrer mais accompagnée cette fois, près de cinq minutes plus tard.

« Elle est juste tombée. Elle se tenait la tête en gémissant. Elle m'a parlée de mourir. Dites-moi, elle ne va pas mourir? Docteur, dites-moi qu'elle va s'en sortir? »

J'ai vu une silhouette mince s'agenouiller près de moi et me soulever la tête. J'ai sourit en reconnaissant le costume marron du Seigneur du Temps.

« J'ai réussit.
-Vous vous avez réussit... Je me demande d'ailleurs par quel miracle. »

J'ai fermé les yeux puis ai sentit une main me tapoter la joue pour me réveiller en m'appelant par mon prénom.

« Marguerite, regardez-moi. Regardez-moi! Je suis là. Vous voyez? Je suis là maintenant.
-Oui, je vois.
-Vous allez vous en sortir. Ne vous en faites pas, tout va bien se passer. Je vais vous soigner et vous ramener chez vous. Marguerite, vous m'avez compris. Tout ira bien. »

J'ai fait un dernier sourire au Docteur et je l'ai vu me sourire aussi. Puis, j'ai fermé les yeux et se fut le noir complet alors que je tombais dans complètement dans l'inconscience.




Citation:

Je me suis réveillée dans ma chambre, avec un mal de crane pas possible, comme à chaque fois que je faisais un voyage en Tardis. Foutue allergie! J'ai regardé autour de moi et ai vu mon père assis sur ma chaise de bureau.
« P****n de s*******e de sa mère!
-Marguerite! »

J'ai sentit mon père m'enlacer avant qu'il me dise de surveiller mon langage la prochaine fois. J'ai sourit avant de me détacher de l'étreinte de mon paternel. Je me suis levée et regardée dans le miroir. Je portais ma longue robe de chambre saumon qui me tombait jusqu'aux chevilles
et j'avais une tête de droguée.

« J'ai dormi combien de temps?
-Trois jours.
-Oh merde! Et le Docteur? Où est le Docteur?
-Il a laissé ceci. »

J'ai pris l'enveloppe que me tendait mon père et l'est ouverte. J'ai reconnu l'écriture fine et appliquée du Seigneur du Temps sur la feuille de papier se trouvant à l'intérieur.

Marguerite,Merci d'avoir risquée votre vie pour moi et désolé de ne pas attendre votre réveil pour partir. J'ai détruit l'artefact qui causait la fracture temporelle et est refermée celle-ci. Le Monde est sain et sauf, sauf peut-être les quelques dégâts matériels. Il vous faudra quelques jours pour vous remettre de votre crise d'allergie cette fois car je n'avais pas d'autre moyen pour sortir du trou et vous ramener chez vous. Le Tardis a reçu alors un signal de détresse et je dois y répondre.
J'espère vous revoir bientôt
Le Docteur.


J'ai lu plusieurs fois la lettre avant de la jeter sur mon bureau. J'ai ouvert le velux et ai éteint le radiateur. Je crevais de chaud. Je me suis tournée vers mon père qui m'a regardée et ai demandée à ce qu'il aille me faire un café, sans sucre ni lait. J'ai attendu qu'il soit sorti de la pièce pour me lâcher. Je me suis jetée sur mon lit et me suis enroulée dans les couvertures en pleurant et gémissant. Il m'avait laissée tomber! Le Docteur m'avait laissée tomber! Et si, je n'avais pas survécu? Si j'étais morte pendant ces trois jours d'inconscience?

J'ai séché mes larmes et ai regardé autour de moi avant de voir mon téléphone portable posé sur ma table de chevet. Je l'ai attrapé et ai cherché le numéro du Docteur dans les contacts. Sans hésitation, j'ai appuyé sur le bouton appel et.... suis tombée sur la messagerie. J'ai écouté le message d'accueil du Seigneur du Temps avant de laisser le mien.

« Ecoutez-moi bien Docteur! Ramenez votre popotin d'alien maigrichon le plus vite possible sur Terre ou ça va c***r pour vous! »

J'ai raccroché puis ai posé mon portable avant de retourner sous les couvertures.

Quelques semaines plus tard....
Nous étions le 31 décembre 2009. La Team B..... se réunissait. Oncles, tantes, cousines, grand-mère... étions réunis pour fêter le Nouvel An. Comme pour Noël en fait. Je détestais ces réunions de famille. Quand ça ne se terminais pas en engueulade, c'était tata Vera qui dansait sur la table avec un verre de Rakia.

Depuis mon abandon par le Docteur, j'avais repris les cours et expliqué à mes amis qui j'étais vraiment et comment j'avais voyagé à travers le temps et l'espace avec le dernier des Seigneurs du Temps. Malgré mon message, celui-ci n'était pas réapparu.

Deux de mes cousines, Tatiana et Alexandra, âgées respectivement de 20 et 18 ans, et moi faisions un concours wii-fit plus. Nous faisions tous les jeux et regardions laquelle d'entre nous avait le plus de points. Mes cousines étaient venues plus tôt pour passer un peu de temps avec moi car Tati, Alex et moi avions toujours été les trois cousines de la famille les plus unies. Car je n'avais que des cousines et aucun cousin. Mon frère était le seul garçon de la génération. Donc une vingtaine de cousins et mon frère seul garçon. Et parmi ça, juste notre trio qui s'entendait bien. Nous avions toutes les trois la fâcheuse habitude de dire ce qu'on pense et à tout moment et c'est qui nous rapprochaient.

Ma mère et mon père étaient partis faire des courses de dernières minutes avant d'aller chercher grand-mère à la gare et à la maison il n'y avait que nous trois et mon frère, dans sa chambre devant son PC. J'étais en train de faire du step-dancing quand on a sonné à la porte.

« Tat, Alex, une de vous peux aller voir qui c'est?
-J'y go, a répondu Tatiana. »

Je me suis re-concentrée sur le jeu en entendant ma cousine se diriger hors du salon, où nous trouvions, pour traverser la cuisine, aller dans le couloir de l'entrer et ouvrir la porte. De nature curieuse, j'ai écouté ce qui se passait du coté de l'entrée.

« Bonjour, a fait ma cousine. Je peux vous aider?
-Bonjour, je cherche Marguerite B..... . Je crois qu'elle habite toujours ici non?
-Euh oui, attendez une seconde. Mais restez pas dehors, entrez dans le couloir. »

Cette voix. Oh non, ce n'était pas possible. Il n'était pas...

Je suis arrivée à la fin du niveau et eu fait un score de 498 au step-dancing. Je suis descendu de la wii balance board puis ai regardé Tatiana qui a faire:

« Y a un gars qui veut te voir. J'sais pas d'où il sort. Il doit avoir quoi... trente ans, quarante grand max. Mais qu'est-ce qu'il est beau!!!
-Ne me dit pas qu'il porte un costume et un manteau marron, m'exclamais-je! »

J'étais troublée. Presque un mois sans nouvelle de lui et voilà qu'il réapparaissait comme par magie le jour du réveillon du Nouvel An. C'était impossible! Non, improbable. J'avais appris durant mon séjour dans le Tardis que rien n'était impossible. Tout était possible d'une façon ou une autre. Quel que soit la façon.

« Ben si, répondit Tatiana. Pourquoi? Tu le connais?
-Si je le connais... »

Qu'allais-je dire à mes deux cousines. Je le connais car j'ai voyagé avec lui dans une cabine bleue plus grande à l'intérieur et que j'en avais profité pour l'attacher à mon lit et l'enduire de Nutella? Non. Quoi que, si j'enlevais ce dernier détail, peut-être que l'histoire passerait...

Je suis sortie du salon et suis allée dans le couloir de l'entrée, après avoir attrapée un verre d'eau en pensant dans la cuisine. J'ai tourné dans le couloir et ai souri au Seigneur du Temps qui se tenait là, costume marron et manteau avec un bouquet de roses noires dans à la main.
Des roses noires! J'adorais les roses noires. Non, je n'étais pas dingue ni rien, mais ces fleurs étaient magnifiques. Je les ai prises – arrachés – des mains du Docteur avant de les approcher de mon visage pour en sentir l'odeur.

« Suivez-moi Doc, c'est par ici. Installez-vous le temps que je mette ça dans un vase et que j'vous fasse un thé. »

J'ai attrapé son manteau qu'il venait d'enlever pour aller le jeter dans ce qu'on appelait la laverie. C'était la pièce où on rangeait manteaux, chaussures et où se trouvait la machine à laver. Je suis revenue dans la cuisine avec une tasse de thé et les roses noires dans un vase. Je me suis assise en face du Seigneur du Temps puis ai dit:

« Espèce d'alien maigrichon dégénéré!
-Moi aussi je suis heureux de vous revoir.
-Vous m'avez laissée tomber. Vous voulez que je dise quoi? Oh Docteur, quel bon vent vous amène? Que me vaut l'honneur de la visite de sa Majesté Docteur, dernier des Seigneur du Temps?
-Vous devenez sarcastique.
-Vous croyez que je ne le sais, extraterrestre?
-Je crois que je vais y aller. »

Je l'ai vu se lever et l'ai fusillé du regarder en disant lentement, articulant chaque mot:

« Vous. Restez. Là. »

Il s'est rassit doucement et m'a regardée en soupirant:

« Qu'est-ce que vous voulez? »

J'ai vu mes cousines qui regardaient la scène sans rien dire, surement étonnées par les insultes que je lançais au Docteur et la façon dont je venais de le regarder. J'ai regardé le Seigneur du Temps dans les yeux. Dans ses beau yeux chocolat qui me faisaient fondre..

« Non, non, non, pensais-je alors. Il faut te ressaisir Marguerite. Tu es en colère contre lui. Tu n'as pas envie de te jeter sur lui! »

J'ai secoué la tête légèrement pour reprendre mes esprits avant de dire:

« Je ne veux savoir qu'une chose Docteur. Qu'une seule et unique chose.
-Qu'est-ce que c'est?
-Pourquoi vous m'avez abandonnée mourante chez moi il y a environ un mois de cela. »




Citation:

« Je parie que c'est parce qu'elle vous a montré sa véritable personnalité, dit soudainement Alex.-Ouais, confirma Tatiana. Je parie qu'elle a essayé d'abimer ce magnifique visage avec une poêle ou un truc du genre.
-C'est de la famille à vous, me demanda le Docteur?
-Ouais, deux de mes cousines, répondis-je.
-Vu leurs caractères, j'aurais plutôt dit des sœurs cachées.
-Oï! Je ne suis pas aussi « grande gueule » qu'elles!
-Non, t'es pire, lancèrent mes cousines en cœur!
-Merci beaucoup de votre soutien les filles! Bon, maigrichon, revenons à notre problème, car ne croyez pas que je l'ai oublié. Pourquoi vous m'avez laisser tomber? »

Je l'ai regardée, déterminée à savoir la vérité. Si nous devions y passer la journée, nous y passerions la journée mais j'étais décidée à tirer les vers du nez du Seigneur du Temps. Il semblait avoir vu mon regard. Dieu soit loué! Non pas Dieu, j'veux rien avoir à faire avec lui, d'ailleurs ma communion fut un exemple parfait. Je veux dire: par tous les satellites de Mars, il a capté! Je l'ai vu prendre une inspiration avant de se lancer:

« J'ai reçu un signal de détresse et j'ai du y répondre. Je me suis retrouvée sur un vaisseau de l'alliance galactique, d'ailleurs Jack se trouvait dessus et vous passe le bonjour et m'a demandé votre numéro pour quand vous aurez dix-huit ans.
-Génial, vous direz au capitaine que c'est bientôt et que quand il viendra faire un tour sur Terre, j'suis libre pour le moment. Mais continuez! »

L'idée d'avoir un coup avec le Capitaine Jack Harkness ne m'avait pas enlevé de la tête que j'étais en train d'arracher les explications de sa fuite de la bouche du Docteur. En fait je crois que à part le Docteur se mettant soudainement à faire un strip-tease, rien ne m'aurait fait oublier mon but.

« Bien, sur ce vaisseau se menait les négociations pour ramener la paix sur Potio V qui depuis près de 10 ans se trouvait plongé dans une guerre civile. Ça aurait pu être rapide si un des négociateurs de l'alliance ne s'était pas fait tuer. Il a fallu trouver le coupable avant de pouvoir signer tout accord de paix. Et ça n'a pas été facile!
-Ça ne vous a pas pris 4 semaines tout de même? Si? »

Je l'ai regardé et il m'a regardée. Il semblait chercher ses mots. Le Docteur ne sachant comment formuler ses paroles était une nouveauté pour moi.

« Quoi Docteur?
-Bien, ça ne m'a pris que deux jours mais bon, j'ai fait des recherches le reste du temps. Dans la bibliothèque du Tardis. Et je pense que j'ai manqué quelque chose quand j'ai fait des recherches la première fois pour votre allergie. Vous n'êtes pas un cas unique.
-Docteur, allez droit au but! Comme l'OM! Quoi que eux c'est plutôt je passe à coté du but ces derniers temps. Enfin bref!
-Eh bien, il est possible qu'il existe bien un moyen sans risque et presque sans douleur de vous guérir de votre allergie à l'énergie Atron.
-What? »

J'avais ouvert des yeux aussi grand que des assiettes, ma mâchoire inférieure allait tomber à terre et mon cœur s'était arrêté de battre.
J'ai battu des paupières de nombreuses fois avant de secouer la tête et de demander:

« Attendez Docteur! Vous êtes bien sérieux là? Il existe bien un moyen?
-Ai-je l'air de plaisanter? Marguerite, je suis désolé de ne pas l'avoir trouvé avant.
-Mais vous l'avez trouvé quand même! C'est ça, je vais pouvoir revenir.
-C'est quoi cette histoire d'allergie, demanda Tat? »

Nous relayant, le Docteur et moi avons expliqué à mes cousines toute l'histoire en accéléré.

Nous terminions notre narration quand la porte d'entrée s'ouvrit.

« Maman, rend-toi utile s'il te plait. Tiens-moi la porte, fit la voix de mon père. »

Mes cousines et moi nous sommes regardés avec horreur! Mamie était là! Ça allait être spectaculaire mais dans le mauvais sens du terme.

Ma grand-mère, presque 80 ans, rentra dans la cuisine. Sous son apparence de vieille dame gentille se cachait un alin debarqué dune autre planéte, pire que tous les aliens que le Docteur avait pu combattre. Elle avait la forme et déjà parlait à pleine voix en slovaque. Elle nous a enlacé toutes les trois. Je voyais que le Seigneur du Temps essayait de se faire petit mais ça ne marchait pas.

« Marguerite, un petit-ami, me demanda-t-elle en français? »

Elle n'attendit pas ma réponse en pour aller enlacer le Docteur en lui souhaitant la bienvenue dans la famille. Le Seigneur du Temps me regarda d'un regard supplicateur pour que je le sorte de là. Mon père entra dans la pièce portant dans ses mains trois plateaux de fruits de mer empilés dans ses bras. Mes cousines lui donnèrent un coup de main alors que moi je libérais le Docteur de l'étreinte de grand-mère.

« Non, grand-mère, ce n'est pas mon copain, tu le laisse tranquille. Va t'installer sur le canapé du salon, je vais te faire un thé.
-Marguerite, tu sais bien que je ne bois que du café! Avec du lait et deux sucres s'il te plait. »

Ma grand-mère quitta la pièce et en mettant au frigo les plateaux de fruits de mer, mon père lança:

« Vous abandonnez ma fille mourante et vous osez revenir comme si de rien n'était?
-Je suis désolé!
-Oui, bien sur. Ce n'est pas la première fois que vous la ramenez en mauvais état.
-Oï! J'suis pas un objet papa! Je ne suis pas « en mauvais état », objectais-je.
-Oui, peut-être mais tu vois ce que je veux dire ma puce. Il t'a ramenée à moitié morte et à peine nous t'avions amené à l'intérieur qu'il s'enfuyait.
-Excusez-moi, mais il y avait un appel d'urgence. Une guerre civile de plus de dix ans dans une autre galaxie, se défendit le Docteur.
-Mais je m'en moque Docteur! A la limite que vous l'emmeniez dans vos aventures, je m'en moque car elle semble adorer ça! Mais que vous l'abandonniez comme une moins que rien je ne suis pas d'accord.
-Bien... Et bien, je ferais mieux d'y aller.
-Non, non, non, non, l'arrêtais-je. Il est presque six heures du soir, on est le 31 décembre, vous n'allez pas passer la nouvelle année seul. Restez pour la soirée, vous risquez même de vous amuser. Et puis, rencontrer ma famille au complet c'est la pire punition au monde que je puisse vous infliger.
-Pire que m'enduire de Nutella? »

Mon père et mes cousines se tournèrent vers moi. J'ai jeté un regard au Seigneur du Temps que j'avais envie à ce moment précis envie de découper en rondelles et servir en ragout pour le diner. Oser dévoiler ça devant une partie de ma famille! Oh, le Docteur ne savait pas ce qu'il avait declanché. The Uncoming Marguerite qui allait le traquer plus qu'une légion de Daleks le ferait. Oh, il allait courir le Time Lord, je m'en fait une promesse. J'allais lui faire subir ce qu'une compagne ne lui avait jamais fait subir. La pire des tortures qu'il n'aura jamais vécu. Car il y avait une chose qu'il ne fallait surtout pas faire, c'est me mettre vraiment en colère. J'ai osé ensuite regarder mon géniteur qui, d'un ton extrêmement sec, me demanda:

« C'est quoi encore cette histoire Marguerite? »




Citation:

Il était six heure du matin et nous étions le 1er Janvier 2010. Le Docteur et moi étions allongés sur mon lit, dans ma chambre, dans le noir à discuter, avec chacun un verre à la main. La bouteille de vin se trouvait à terre, au pied du lit. Du bas, on entendait encore des membres de la tribu chantant à vive voix.

« Je ne sais pas comment vous faites, lâcha le Seigneur du Temps.
-Fais quoi?
-Pour survivre à tout ça. Et puis, moi que j'arrive à traduire trois langues à la fois, oui c'est normal, je suis brillant, mais vous...
-Quoi? Vous me croyez stupide?
-Je n'ai jamais dit ça. Mais réussir à comprendre trois personnes qui parlent trois langues différentes, dans un bruit pareil, c'est plutôt compliqué.
-C'est l'entrainement. »

J'ai avalé le reste de mon verre avant de m'en remettre.

« Vous en voulez, demandais-je?
-Allez, un pour la route! »

On a trinqué puis bu chacun une gorgée du rouge.

« Bon, vous me parliez d'un remède à mon allergie. C'est quoi ce produit miracle?
-Eh bien, c'est un procédé assez complexe.
-Expliquez, j'suis pas débile!
-Mais vous avez 2g dans le sang!
-Accouchez b****l ou j'vais annoncer en bas qu'on est marié.
-On est marié? Depuis quand?
-Depuis cette planète où vous aviez oublié le papier psychique dans le Tardis!
-Ah oui, vous portiez une jolie robe par ailleurs.
-Merci. »

J'ai avalé le reste de mon verre avant de le remplir à nouveau.

« Donc, Docteur, l'allergie.
-Oui donc, vous savez que lorsqu'une personne a une allergie c'est un problème au niveau génétique. Votre corps, des cellules nommées mastocytes produisent des médiateurs qui vont combattre l'énergie Atron, provoquant mal de tête et malaises. Parfois, quand les mastocytes produisent plus de médiateurs, les réactions sont tellement fortes qu'elles peuvent provoquer la mort ou un coma prolongé. Bon, et si j'arrive à pénétrer votre esprit assez profondément et essayer d'arrêter la production de ces médiateurs ou la réduire au minimum.
-Vous pouvez.
-Bien sur je peux. Ça sera surement long et vous devrez vivre dans le Tardis tout ce temps là. Il faut que je fasse ça en plusieurs fois. Ça risque de vous fatiguer trop si je réduis tout de suite la production de ces médiateurs
-Et quand est-ce qu'on commence? »

Nous avons tout planifié. Je passerais encore une semaine sur Terre, le temps que je fasse mes valises et dise au revoir à ma famille.

Le lendemain matin, c'est-à-dire vers 13 heures, j'ai dit au revoir au Docteur dont le Tardis était garé sur la place devant la petite chapelle en bas de ma rue. Je lui ai dit au revoir en lui faisant promettre de revenir d'ici vendredi prochain. Car, le connaissant, il allait surement s'égarer quelque part et m'oublier avant de débarquer trois mois plus tard.

Étrangement, ce fut bien une semaine plus tard que je le revis. Ayant un petit-ami, je me promenais en ville avec celui-ci après les cours. Enfin, surtout je faisais un détour par la gare routière où David (oui mon meilleur ami était devenu meine Mann) prenait son car tous les soirs à 18 heures. Nous marchions main dans la main, quand, prêt de l'Université, dans un coin, j'ai vu le Tardis. Sans une explication, j'ai lâché la main de David et me suis mise à courir vers la cabine bleue.

« Margi!!! Qu'est-ce qui se passe? »

Je me suis arrêtée puis lui ai souri avant de dire:

« Viens, j'vais te présenter quelqu'un. »

Il m'a suivie. J'ai sorti la clef du Tardis de mon sac et ai ouvert la porte. J'ai jeté mon sac dans un coin du vaisseau et me suis mise à hurler:

« DOCTEUR!!! Vous êtes où???? »

J'ai vu une tête emmergée de sous la console.

« Je ne suis pas sourd, s'exclama le Seigneur du Temps. »

Il remonta entièrement puis je me suis jeté à son cou. Je l'ai lâché rapidement en entendant David s'exclamer:

« Wahou, c'est vraiment plus grand à l'intérieur!
-Et vous êtes?
-Docteur, voici David. David, je t'en ai parlé, le Docteur, fis-je.
-Petit-ami, me demanda le Seigneur du Temps.
-Oui, répondis-je avec un immense sourire.
-Ça m'étonne.
-Quoi?
-Que quelqu'un veuille de vous. Vous tenez le coup j'espère? Car Marguerite n'est pas quelqu'un de facile à vivre.
-Moi pas facile à vivre? Et vous? Vous n'êtes pas mieux que moi.
-Margi, mon car, me fit David. Heureux de vous avoir rencontré Docteur. Mais si vous ne me la ramenez pas entière, je vous transforme en ragout.
-Ne vous en faites pas, je fais attention à mes compagnes. »

Nous sommes sortis du vaisseau et nous sommes embrassés tendrement en se disant au revoir. David me dit de faire attention et moi, je répondais d'un ton désinvolte. A ce moment là, je ne savais pas ce qui m'attendais.

Le Docteur et moi sommes passés par chez moi pour récupérer mes valises avant de partir. J'avais bien sur mal à la tête pendant les voyages en Tardis mais je savais que c'était surement les dernières fois où la douleur serait aussi forte. J'ai donc lutté pour ne pas tomber dans l'inconscience. Puis, le Tardis mit en orbite autour de la Terre, le Docteur m'a emmenée dans la bibliothèque où, dans la cheminée, brulait un feu. Il m'a fait assoir sur un des fauteuils de cuir et m'a demandé d'enlever mes lunettes. Il s'est mis debout derrière moi et a mit ses mains sur mes tempes. J'ai fermé les yeux en sentant mon esprit se faisant fouiller de fond en comble.

« Si vous voulez m'empêcher de voir certaines choses, imaginez une porte et fermez-la. »

J'ai hoché la tête pour montrer que j'avais compris. Le Docteur a continué à fouiller mon esprit, allant à chaque fois plus profondément. Je me laissais faire, ne sentant rien. Puis, j'ai vu l'intérieur de mon corps, les cellules qui causaient mon allergie. Je les voyais produire ses médiateurs qui étaient à la base du problème. Puis la production était plutôt rapide.

« Vous êtes prête, me demanda le Seigneur du Temps?
-Oui. »

J'ai sentit une vive douleur puis ai poussé un cri. Je n'ai plus senti les mains du Docteur sur mon visage. Je me suis levée et ai fait demi-tour pour voir le Seigneur du Temps à terre, me regardant, effrayé. Il s'est relevé et m'a regardé, gardant toujours cet air effrayé. Ça me faisait peur. Le Docteur qui avait peur était une chose rare et quand il avait peur, alors il fallait avoir peur.

« Qu'est-ce qui se passe, demandais-je?
-Oh non, votre allergie. C'est bien pire qu'une simple allergie.
-Quoi? Qu'est-ce que c'est? Dites-moi Docteur.
-Je suis désolé. Absolument, desolé. Mais quelque chose qui se nourrit d'énergie Atron habite en vous. Je ne sais pas qu'est-ce que c'est mais toute les formes de vies se nourrissant d'énergie Atron sont censés être mort.
-Attendez, et vous pouvez pas détruire le bidule à l'intérieur de moi avec votre super esprit de Seigneur du Temps comme pour les cellules.
-Si je pourrais. Mais, il y a un risque. Il pourrait avoir des séquelles irréversibles.
-Faites-le, et on verra. »

Il a fait un signe négatif de la tête en disant:

« Je ne peux pas.
-Docteur, faites-le! C'est un ordre! Je ne suis pas venue jusque là pour que vous abandonniez si facilement. Alors quoi que soit le truc qui provoque mon allergie, détruisez-le. Et si je perd la mémoire ou un truc dans le genre, c'est pas grave. On avisera ensuite.
-Vous en êtes sure?
-Certaine.
-Bien, allez vous reposer, on fera ça demain. »


Citation:

Le lendemain matin, je me suis assise à la table de la cuisine dans un état pitoyable. J'avais passé la nuit à discuter avec David au téléphone et n'avait donc dormi que deux heures. Mes cheveux n'étaient pas coiffés, je portais un vieux jogging et un t-shirt délavé. Mes lunettes étaient sales et j'avais un regard de merlan frit. J'étais l'opposé même de ce que j'étais dans la journée, c'est-à dire quelqu'un qui apportait toujours un soin particulier à son apparence. J'ai regardé le Seigneur du Temps, murmurant « B'jour » en attrapant une tasse de café.

« Vous allez bien, me demanda-t-il?
-Mwouais.
-Bien dormi?
-Mwouais...
-Vous allez adorer le programme d'aujourd'hui!
-Hmm?
-Cenori V en 294 346, en pleine guerre civile. Enfin avant la guerre civile. Des populations ne croyant pas à la religion officielle se révoltent contre l'empereur qui les appellent, eux païens. S'en suit une guerre civile de plus de quatre mois. La cité fut presque rasée. J'ai toujours voulu savoir à quoi ça ressemblait avant. Puis on s'occupera de ce qui se trouve en vous. Vous en dites quoi?
-Hmm.
-Brillant! On dit que dans les premiers jours de la guerre, la déesse en laquelle croyait les païens leur est apparue et ai descendu sur Terre pour leur donner courage. Une déesse détestant l'encens et ayant un langage assez cru, selon les écrits. Je me suis toujours demandée si c'était vrai! Alors? Qu'est-ce que vous en pensez? Marguerite? MARGUERITE??? »

Il avait élevé la voix et j'ai secoué la tête avant de prononcer :

« Kweuh? Désolée, je n'ai pas dormi. Vous pourrez me raconter n'importe quoi, je crois pas que je comprendrais. »

Le Docteur m'a fait un sourire avant de poser devant une petite pilule verte. Je l'ai regardé et ai demandé:

« C'est quoi?
-Ça inhibera les actions de la chose à l'intérieur de vous pour environ vingt-quatre heures. Plus de maux de tête ou de vertiges. »

Je lui ai sourit en guise de remerciement avant d'avaler la pilule. J'ai bu une autre tasse de café avant d'aller m'habiller.

J'ai trouvé le Seigneur du Temps dans la salle de la console environ une heure plus tard. J'étais maintenant fraiche comme une rose, portant des bottes noires avec un pantalon de la même couleur à l'intérieur, un chemisier bleu ciel avec une cravate rouge et verte. Par-dessus, j'avais mon trench rouge et sur la tête un chapeau melon de la même couleur que j'avais acheté dans une boutique prêt de Trafalgar Square, à Londres. Une paire de gant noires en cuir venait compléter la tenue. Je me suis appuyée contre la console, attendant que le chauffeur veuille bien démarrer.

Le voyage ne fut pas tranquille. J'ai terminé à terre, riant aux éclats tout comme le Docteur. Il m'a aidée à me relever puis je me suis dirigée vers la porte. Je suis sortie et me suis retrouvée en plein milieu d'un marché.

« Alors, vous en pensez quoi, me demanda le Docteur?
-Oh c'est génial! Ça faisait longtemps que je n'avais pas ressentie ça! Vous savez cette excitation, cette sensation de découverte. Oh j'adore!
-Bon, on va faire un tour? »

J'ai attrapé le bras qu'il me tendait et nous sommes partis à l'exploration de la ville qui serait bientôt dévastée entièrement par une guerre civile qui ferait des milliers de morts. Pour le moment, la ville était magnifique quoi que vide. Elle était dominée par un château, en hauteur duquel on pouvait surement voir tous les alentours. Cela fessait presque une heure que nous marchions. Les marchands étaient fermés. Le peu de gens que nous croisions nous regardaient avant de rentrer chez eux en courant. Le Docteur arrêta même une femme pour demander ce qu'il se passait mais celle-ci trouva un prétexte pour s'enfuir.

« Docteur, pourquoi ils font ça?
-Marguerite, vous entendez ça?
-Quoi?
-Chut, écoutez! »

Je me suis tue puis ai écouté. Un bruit se rapprochait. C'était des cris mêlés à des centaines bruits de pas. J'ai regardé le Seigneur du Temps qui m'a attrapée par la main en criant:

« Courrez! »

Nous nous sommes mis à courir. J'ai entendu le bruit se rapprocher. Nous avons tourné dans une ruelle et avons monté des escaliers en pierre. Là, nous nous sommes arrêtés et j'ai fait:

« Bien, c'était vraiment « run for your life ». On a de la chance, on s'en ai sortis. Bon, on retourne au Tardis comment maintenant? »

Je me suis sentie attrapée par la taille violament. J'ai poussé un cri avant de sentir une main plaquée contre ma bouche m'empêchant de pousser plus de cris. J'ai vu que plusieurs hommes armés retenaient le Docteur avant de le frapper à la tête. J'ai mordu la main de mon agresseur puis ai hurlé le nom du Seigneur du Temps. J'ai sentit alors qu'on appliquait un mouchoir contre ma bouche. Avant de tomber dans l'inconscience, une voix m'a murmurée:

« Voyez-moi en désolée votre sainteté, nous y sommes obligés. »

Une odeur d'encens est venu me chatouiller les narines. Oh, je détestais ça! Je detestais cette maudite odeur d'encens qui rend l'air d'une pièce irrespirable. J'ai ouvert les yeux et me suis légèrement relevée. J'ai regardé autour de moi. Je me trouvais dans une immense chambre, extrêmement luxueuse. J'étais sur un lit immense. Mon trench et mon chapeau melon rouges étaient posés dans un coin de la pièce, sur un porte-manteau. Toute la pièce n'était que dorures et pierres précieuses. Il y avait une immense baie vitrée qui offrait une vue magnifique sur un paysage enneigé. Je devais me trouver dans les montagnes qui entouraient la ville. J'ai entendu un bruit de portes qui s'ouvraient. La double-porte d'entrée de la chambre s'était ouverte sur une femme portant un immense plateau qu'elle posa sur la table de chevet.

« Où est-ce que je suis, demandais-je? Qu'est-ce que c'est ce cirque?
-Je suis désolée pour toute la violence votre sainteté mais nous y étions obligés. Votre accompagnateur était un des non-croyants, il nous aurait empêchés de vous emmener.
-Le Docteur? Bien sur qu'il vous aurait empêchés! Vous croyez quoi? Qu'on va me kidnapper et qu'il va rester là les bras croisés? Là vous rêvez!
-Que votre sainteté ne se mette pas en colère, je vous supplie. Je m'excuse au nom de tout les miens.
-Attendez, pourquoi vous m'appelez « votre sainteté »? J'suis pas le pape aux dernières nouvelles. J'suis même pas catholique! Et je ne crois pas à la foutaise qu'il y a un zozo qui a tout créé à partir de rien.
-Je ne sais point ce que ces derniers mots veulent dire mais nous vous vénérons. Voilà presque 2000 ans que notre société est secrète. Aujourd'hui nous sommes assez nombreux pour prendre le contrôle de cette planète. Notre vie est dédiée à vous vénérer, oh sainte déesse Pachima.
-Quoi? You are f***ing kidding me!!! Tout d'abord je m'appelle pas Pachimachitruc mais Marguerite et secundo, continuez un peu que je vois ce que vous voulez dire.
-Eh bien, votre dernière descente des cieux date de plus de 2000 où vous avez empêché les nôtres, qui alors étaient peu nombreux, de se faire massacrer. Vos écrits parlent tous de la même chose. Vous nous protégerez quand la grande Guerre viendra. Ce jour-là vous descendrez des cieux et marcherez parmi nous.
-Non, non, non, non. Vous faites erreur, j'suis pas une déesse. J'ai même pas 2000 ans, j'en ai 17, bientôt 18!
-Mais vous avez tous les signes. Vos cheveux sont courts et détachés. Vos yeux sont bleus et vous avez deux taches près de votre œil droit. »
Je me suis regardée dans le miroir. Mes deux taches de naissance près de l'œil droit distantes de moins de 5 millimètres.
« Auriez-vous des représentations de moi? Des peintures ou bien gravures?
-Si sa sainteté veut bien me suivre. »

Elle s'est inclinée devant moi puis m'a indiquée la porte. Quand le Docteur allait apprendre ça, il allait se rouler par-terre en riant et il allait me ressortir ça pendant des siècles. Moi une déesse? Ou même une sainte? Une « sainteté » à l'esprit légèrement dérangé alors.
Nous avons marché le longs de plusieurs couloirs, croisant des personnes qui s'inclinaient sur mon passage. Je devais avouer que ça me plaisait bien. J'avais eu toujours un complexe de supériorité énorme et mon ego avait souvent du mal à passer la porte d'entrée chez moi.
Nous sommes arrivées dans une sorte de chapelle. Je me suis avancée vers l'autel. Au-dessus de celui-ci, il y avait un tableau représentant... moi. Enfin pas moi, mais mon sosie. Les lunettes en moins bien sur, mais c'était bien moi. Je portais une armure de guerrière et une épée à la main, la tenue absolue que je n'aurais jamais enfilé. J'ai regardé la bonne, servante, esclave, qui m'accompagnait et ai

« Oh put**n, m'exclamais-je. Put**n, put**n, put**n, put**n! C'est une f***ing joke j'espère? »


Citation:

Trois semaines. Cela faisait trois semaines que je vivais une vie de rêve. Mes désirs étaient des ordres et j'avais laissé mon complexe de supériorité prendre autant de place qu'il voulait. Mais il y avait une chose qui m'étonnait, c'est que le dernier des Seigneurs du Temps n'ait pas encore montré le bout de ses converses. Mais cela n'allait pas durer.

J'étais allongée sur une chaise longue, sur la terrasse de ma suite de déesse. Je portais une sorte de toge romaine couleur bordeaux. J'avais d'immenses lunettes de soleil sur le nez et un cocktail à la main, un banana daiquiri pour être précise. J'étais confortablement installée, prenant un bain de soleil, quand j'ai vu se poser sur la rambarde qui délimitait la terrasse une main, puis une deuxième, puis une converses beige avant le reste du corps maigrichon du Docteur qui, avec grâce et élégance, alla faire corps à corps avec le sol de la terrasse. J'ai abaissé légèrement mes lunettes de soleil pour le regarder en levant un sourcil dans un style extrêmement doctoresque. A force de le fréquenter, ses mimiques déteignaient sur moi.

« Qu'est-ce que vous faites, demandais-je?
-Je viens vous sauver bien sur.
-Ah c'est bien! Vous voulez un cocktail? Je peux demander à Clarisse d'en apporter un.
-Vous n'êtes pas prise en otage?
-Bien sur que non! Je savais même que vous étiez dans la résidence.
-Comment ça?
-Vous ne savez donc vraiment rien! La prétendue déesse qui est revenue, c'est moi!!! »

Je lui ai fait un grand sourire. Il m'a regardée puis s'est assis sur la chaise longue à coté de la mienne. J'ai remonté mes lunettes puis ai appelé le service. Clarisse, la gouvernante qui s'occupait de réaliser mes moindres désirs est arrivée en moins d'une minutes puis je lui ai fait:

« Clarisse, vous seriez un ange si vous apportiez au Docteur.... Au faites, vous voulez quoi maigrichon?
-Banana Daiquiri.
-Ici, ça s'appelle un Banana Spoun. Donc deux, vous m'en ramènerez un aussi. Merci. »

J'ai souris à Clarisse avant de me tourner vers le Seigneur du Temps en gardant ce sourire. Il m'a regardée puis a fait:

« Ils vous prennent vraiment pour une déesse! Ils sont plus dingues que vous!
-Oï! Je pourrais vous faire pendre par les parties si j'en ai envie alors taisez-vous!
-Désolé. »

Il n'y a pas de meilleur moyen de faire taire un homme que de le menacer de le priver de ce qui fait vraiment de lui un être viril et puissant. Ça marchait sur les humains et, apparemment, ça marchait aussi sur les Seigneurs du Temps.

Clarisse nous a apporté nos cocktails et nous avons trinqués.

« Au fait Marguerite, je ne vous ai pas dit que les habitants de cette planète ont la fâcheuse habitude de bruler leurs dieux.
-QUOI??? Et vous pouviez pas le dire plus tôt? Et donc ils vont finir par me transformer en chiche-kebab?
-Euh...oui.
-Bien, il faut trouver un moyen de s'enfuir. Bon, vous commencez à élaborer un plan pendant que je vais enfiler des vêtements pour confortables pour courir. »

J'ai abandonné la toge pour remettre les vêtements que j'avais il y a trois semaines, qui avaient été lavés entre temps bien sur. J'ai rejoint le Docteur qui m'a expliquée le petit plan d'évasion qu'il avait prévu.

Nous sommes sortis par une porte de derrière et j'ai entendu une alarme se declancher. Nous nous sommes mis à courir, ce qui fut assez difficile vu que nous étions en montagne et qu'il devait y avoir au moins un mètre de neige. Puis le Docteur s'est arrêté et a sorti un truc qu'il s'est mit à déplier et tordre rapidement. Puis lorsqu'il eut fini, il posa à terre une luge. Il s'assit dessus et me dit:

« Asseyez-vous derrière moi! Vite!
-Vous êtes complètement malade!
-Vous voulez vivre ou pas? »

J'ai soupiré avant de grimper derrière le Docteur qui, d'un coup de pied dans le sol, a fait avancer la luge. Vu la descente, celle-ci a accéléré rapidement. Je poussais des cris de frayeur à chaque fois que la luge décollait du sol en passant sur une bosse. J'ai vu les faubourgs de la ville apparaître et ai entendu les cris des gens qui s'étaient lancés à notre poursuite.

Lorsque nous sommes arrivés au porte de la ville, nous sommes descendus de la luge que le Docteur s'est empressé de plier pour qu'elle redevienne le cube de quinze centimètres de coté qu'il était plus tôt.

« Bon, où est le Tardis?
-Suivez-moi! »

Il m'a attrapée par la main et nous nous mis à courir. Le Docteur m'a menée à travers les rues de la ville puis dans un hangar où se trouvait le Tardis. Il m'a ouvert la porte de la blue box, m'a laissée entrer avant d'entrer lui-même. Il s'est mis à tourner autour de la console, tirant différents leviers et appuyant sur des boutons. Je l'ai regardé et il m'a fait:

« Quoi?
-Vous êtes vraiment taré!
-C'est vous qui parlez? Je ne me fait pas vénérer en temps que dieu moi!
-Non, mais le truc du Dieu Solitaire que vous avez c'est déjà pas mal. En fait, c'est vous qui déteignez sur moi. Je devrais arrêter de vous fréquenter.
-Si vous voulez je peux vous ramener chez vous tout de suite.
-Oh votre offre est tellement touchante! Mais non, ça ira! »

On s'est souris mutuellement puis le Seigneur du Temps s'est mis à fouiller dans sa poche de pantalon et m'a tendu la petite pilule que j'ai avalé sans verre d'eau. J'étais une pro de l'avalage de comprimés sans eau.

« Marguerite, allez-vous détendre un peu avant que j'essaie de voir ce qu'il y a en vous. Je vais voir ce qui cloche avec le Tardis, il a l'air de ne pas vouloir m'obéir. D'accord?
-Oui. Combien de temps ça va vous prendre vos bidouillages?
-Une heure. Deux si c'est vraiment grave.
-Vous n'avez pas besoin d'aide?
-Vous ne me serviriez à rien.
-C'est gentil ça. Moi aussi j'vous aime Docteur. »

Je suis allée m'installer dans une des nombreux jardins du vaisseau après m'être changée et avoir enfilée une tenue bien plus confortable. Je me suis allongée sur une herbe rouge, sous un arbre aux feuilles argentés, « les Misérables » de Victor Hugo dans les mains. J'adorais la littérature. J'avais dévoré la vingtaine de livres qui composaient la collection des Roubon-Macquart de Zola à vitesse grand V et « les Misérables » était de loin mon roman favori. J'adorais lire et j'avais toujours adoré ça. Dés que j'avais appris l'art de la lecture, je n'avait cessé de dévorer les livres. J'avais même lu la collection des Twilight avant de déclarer que ces livres devaient être brulés en place publique, ce qui voulait dire que c'était extrêmement mauvais car j'avais un immense respect pour le travail de chaque écrivain.

C'est plongé dans mon pavé que le Docteur m'a trouvée. Il s'est assis sur l'herbe en face de moi et m'a fait:

« Je croyais que les jeunes ne lisent pas ce genre de littérature, qu'ils préfèrent du J.K Rowling ou bien du Stéphanie Mayer.
-J'adore les « Harry Potter », je les ai tous lu et ai chialé à la fin du 7. Mais pour Twilight, que j'ai lu pour pouvoir bien critiquer, et bien je dois dire que ça ne devrait même pas s'appeler des livres. C'est horriblement chiant et pendant les quatre bouquins on a: « Oh Edward je t'aime! » alors que Robert Pattinson est moche à un point, c'est juste pas possible! Sérieux, il n'a pas la classe d'un David Tennant ou d'un John Simm qui sont juste trop bawtchikawawa! »

Puis, me rappelant à qui je parlais, je me suis sentie rougir et ai remonté mon livre devant mon visage pour le cacher de celui du Seigneur du Temps.

« Oh, vous n'avez pas à vous cacher, arrêtez ça tout de suite, s'exclama-t-il!
-Vous n'allez pas vous moquer de moi?
-Pourquoi je le ferais? »

J'ai fermé mon livre et l'ai posé dans l'herbe rouge. J'ai regardé le Docteur et lui ai souris. Il a posé ses mains sur ma tempe. On fermé les yeux en même temps.

« S'il y a quelque chose que vous ne voulez pas que je vois...
-Oui soit la porte, soit la boite! Je sais! »

Et c'était parti! J'eus cette impression presque familière qu'on me retournait le cerveau dans tous les sens. Je suis restée quelques minutes sans rien dire laissant le Docteur faire mumuse avec mon esprit puis sans aucune raison, j'ai senti une douleur violente me transpercer le crane et je me suis évanouie.


Citation:
La raison pour laquelle j'ai fait un cliffhanger chers lecteurs est que je peux pas terminer un chapitre avec juste pouf tout va bien. Non, ça ne le ferait pas. Il faut un truc qui clache qui le docteur en danger de mort ou moi en danger de mort.

Ce qu'il faut que vous sachiez, chers lecteurs, c'est que à chaque fois que le Seigneur du Temps faisait mumuse avec mon esprit je tombais dans les pommes. Je suis sérieuse! Et comme à chaque fois, je me réveillais toute habillée dans mon lit. En général, j'avais le Docteur qui me réveillait avec un petit-déjeuner sur un plateau ou bien, quand il me laissait le droit d'avoir une vraie nuit et le petit-déjeuner m'attendait dans la cuisine du Tardis. Ce que vous ne savez aussi surement pas c'est que j'adore manger. Trois repas minimum. Matin, midi et soir. Avec le break de 16h qui se faisait en général en plein cour de physique ou de philo au lycée. Mais ce matin-là, contrairement à d'habitude, le grand brun aux converses beiges ne m'attendait pas dans la cuisine mais le plateau si. Donc je m'en fichait un peu!

Je prenais donc tranquillement mon petit-déjeuner quand....

« BOUM!!!!!! »

Le bruit fit tomber plusieurs assiettes à terre et donc les brisant. Je suis sortie de la cuisine en courant quand...

« BOUM!!!!!! »

Je me suis remise à courir vers l'origine du bruit. J'ai vu beaucoup de fumée sortir d'une pièce dont la porte était ouverte.

« Docteur, criais-je???
-Oui, je suis à l'intérieur, répondit la voix du Gallifréen. Mettez des lunettes de protection à l'entrée. »

Je lui ai obéit. Je me suis approchée de lui avec difficulté à cause de toute la fumée. Je l'ai vu tenant une immense pince. Au bout de cette pince ce que je reconnaissais comme étant du Potassium. Par terre, plusieurs récipients de plusieurs tailles remplis d'eau.

« Et après c'est moi qui suis tarée? Le truc, là, c'est du potassium! Si j'ai retenu un truc de mes cours de chimie de seconde c'est que le potassium réagit violemment avec l'eau. Docteur, ne me dites pas que vous vous amusez à lancer du potassium dans l'eau pour faire du bruit?
-Euh...si! »

Il me fit un immense sourire qui partait d'une oreille jusqu'à l'autre montrant ses dents blanches, aussi blanches que dans une pub pour Signal. Je lui ai souri aussi et il m'a tendue la pince au bout de laquelle pendait le bloc de potassium. J'ai lâché ce dernier dans l'eau et...

« BOUM!!!!!!!!!!! »

Nous sommes sortis de la pièce en riant et toussant à cause de la fumée. Je me suis appuyée contre le mur, toujours en riant, puis ai enlevé les lunettes de protection. Je riais tellement que j'en avais les larmes aux yeux. C'était juste trop!

C'est en riant comme ça que nous avons débarqués sur Terre, chez moi. Pour être plus précise au milieu de mon salon. La première chose que j'ai vu c'est mon père qui, bouche-bée nous regardait, assis sur le canapé d'angle rouge de mon salon. Puis, j'ai eu l'impression de voir mon clone masculin en vieux quand mon paternel s'est mis à hurler:

« Sortez ce machin tout de suite de mon salon!!! »

J'ai vu le Tardis disparaître de mon salon. J'ai enlevé mon manteau et l'ai jeté sur une des chaises de la salle à manger avant d'enlacer mon père et d'aller mettre de l'eau dans la bouilloire pour faire du thé. J'ai alors entendu sonner à la porte et suis allée ouvrir. Le Docteur! J'ai vu le Tardis garée devant le garage, à coté de la Clio de mon père. J'ai fermé la porte derrière lui. J'ai appris alors par mon père que ma mère allait bientôt rentrer et qu'elle était juste partie chercher mon frère au collège privé catholique dans lequel il était inscrit. Je dois vous avouer que j'étais heureuse qu'elle ne soit pas là étant donné que ma mère se montrait peu compréhensive vis-à-vis du fait que je voyageais avec un alien dans le temps et l'espace. Elle n'arrivait pas à accepter que elle, qui était si croyante, avait une fille aussi athée et qui vivait ce qu'elle appellait une vie de « pècheresse ». Oui, ma mère était une protestante luthérienne intégriste, croyante et pourrie par la Bible jusqu'à la moelle. Mon père, quand à lui, était presque toujours au travail et n'avait pas le temps d'arrêter les délires de ma mère. Je dois dire que c'est de mon père que je suis la plus proche. Même trop proche je dois dire. Avez-vous déjà vu une fille qui fasse les boutiques avec son père et discuter lingerie avec lui? Non, c'est plutôt rare. Je dois dire que j'ai beaucoup hérité du coté paternel. Que se soit de mon esprit mal tourné que mon père et moi partageons ou bien même ma grande gueule que j'ai hérité de ma grand-mère paternelle, décédée reçamment.

Enfin bref. Je parlais à mon père des derniers lieux où le Docteur m'avait emmenée, celui-ci ajoutant quelques détails que j'avais oublié quand j'ai entendu la porte s'ouvrir. Mon frère m'a fait la bise et ma mère a juste fait:

« Tiens, notre fille a bien voulu nous rendre visite.
-Merci, moi aussi je t'aime maman.
-Bon, je vais y aller. Je reviens vous chercher d'ici une semaine c'est ça, demanda le Seigneur du Temps?
-Oui, c'est ça.
-Tu vas rester une semaine? Je n'avais pas prévu ça. Franchement, tu pourrais prévenir, fit ma mère.
-Maman, si ça te gène, je reste une nuit et je me débrouille pour le reste de la semaine.
-Je disais ça juste comme ça. Ne te met pas en colère! »

J'ai raccompagné le Docteur jusqu'à la porte d'entrée et l'ai regardé se diriger vers le Tardis. Les séjours sur Terre d'une semaine étaient réguliers. Très réguliers. Je ne pouvais pas être absente du lycée sans raison donc j'allais en cours et mes week-end se transformaient en semaines pour voyager dans le temps. C'est parfois bien pratique une machine à voyager dans le Temps.

Le Docteur aurait du venir me chercher le vendredi soir mais, comme souvent, il manqua son rendez-vous. Je savais qu'il allait arriver samedi dans l'après-midi avec soit un bouquet de roses noires, soit des marguerites (« Des marguerites pour Marguerite »). Donc, voyant que le Time Lord n'était pas là, je me suis permise de sortir le vendredi soir et le samedi, ce qui signifie de faire une nuit blanche et d'enchainer le vendredi et le samedi. C'est comme ça que je me suis retrouvée dans un kebab du centre-ville avec David, Grégory, Nastacia, Adélaïde, Ashley, Nassim et Amélie vers 11h du matin, le samedi. On avait tous enchainés la nuit. La majorité d'entre nous avait atteint la majorité et seules moi et Amélie n'avions que 17 ans. Mais grâce au « je m'en fous de ma fille » de ma mère et de la « coolittude » de mon père, je pouvais me permettre ce genre de choses.

Enfin bref, nous étions en train de déjeuner, discutant bruyamment, moi assise entre David et Nastacia quand la terre s'est mise à trembler. Une voix bien connue m'a criée:

« A terre, tous! »

Je me suis retrouvée sous la table puis me suis relevée voyant que les tremblements continuaient. Ce n'étaient pas un séisme. Tout d'abord une secousse sismique est de courte durée et secondo, ça n'aurait pas interresé le Seigneur du Temps qui se trouvait juste en face de moi.

« Oh non, Docteur, qu'est-ce qui se passe encore, m'exclamais-je?
-Allez voir dehors! »

Je me suis précipitée à l'extérieur comme le reste de mon groupe d'amis. J'ai regardé le ciel et me suis exclamée:

« Oh merde! C'est pas... Ne me dites pas que c'est... »

Le Docteur et moi nous sommes regardés puis j'ai fait, effarée:

« C'est la Lune! La Lune va s'écraser sur la Terre! »


Citation:
« Pu***n, fais chier! On peut même pas bouffer tranquille, soupirais-je! »

Mes amis se tournèrent vers moi et me regardèrent d'un air étrange. Et moi, j'étais blasée. La Lune qui s'écrase sur la Terre? Géniale, ça recommence. Ce n'est pas que je déteste sauver le monde avec le Docteur, bien au contraire mais juste que c'est devenu une routine pour moi.

« Attends Margi, t'as la bloody Moon qui va s'écraser sur la planète Terre et tu ne paniques même pas, s'exclama Amélie
-Écoute, Amel, c'est une question d'habitude.
-Le truc c'est que vous imaginez que il y a pleins de paramètres qui font que la Lune est en orbite et ne s'écrase pas, fit Nassim. Il va falloir que l'on trouve lequel a été modifié pour trouver comment arrêter ça.
-T'es sur que ça va, lui demanda David? T'as pas dormi d'la nuit et on dirait que t'as bouffé le bouquin de physique.
-Contrairement à certains, moi je bosse ma physique et prends des notes en cours.
-Ouais, mais tu perds ton temps, ce profs est tellement nul qu'il prend ses cours sur physagreg et que t'as pas à prendre de notes et juste imprimer le cour chez toi, répondis-je.
-Oui mais moi j'ai pas quatre en type bac, avec trois points venant des TP. »

Ce fut à ce moment qu'Ashley vint me sortir de cette dispute en disant:

« Eh, les gens, si le grand truc en costume est là c'est pour qu'on l'aide à sauver le monde.
-Mais je n'ai pas besoin d'aide pour sauver le monde, j'ai atterri par hasard, rétorqua le Docteur.
-Oui, bien sur, fit Adélaïde. Écoutez, j'ai regardé quelques épisodes de la série sur vous. Sans vos compagnes vous seriez mort et enterré depuis longtemps.
-Elle a raison Docteur, fis-je. Et puis qu'est-ce que vous avez à perdre? »

Il nous fit signe de le suivre. Le Tardis était garé non loin de là, près de l'Hotel-Dieu. Les réactions de mes amis furent diverses et variés mais celle d'Ashley fut celle qui me plut le plus. Sans aucune gêne, elle passa son bras autour des épaules du Seigneur du Temps et lui demanda:

« Alors dites-moi, est-ce que tout chez vous est plus grand à l'intérieur? »

Elle lui lança un regard suggestif et j'ai vu que le Docteur était en train de me regarder, voulant que je le sorte de cette situation embarrassante. J'ai donc pris Ashley par l'épaule et lui ai fait:

« Écoute, ça va pas trop le faire en ce moment. »

Le Docteur me lança un sourire en guise de remerciement avant de dire:

« Bon je lance tous les scanners possibles pour voir s'il n'y a pas une anomalie quelconque. Un astéroïde de taille exceptionnelle qui aurait percuté la Lune.
-J'veux pas dire mais un astéroïde c'est super pas probable, fit Adélaïde
-Elle n'a pas tord Docteur, confirmais-je. Ils se sont tous stabilisés dans la ceinture d'astéroïdes Vous avez surement entendu parler de la théorie de la planète manquante.
-Et vous imaginez la force qu'il faudrait pour que l'astéroïde, même s'il fait plusieurs centaine de kilomètres de longueur et qu'il n'y a pas de frottements dans l'espace, arrive à atteindre une vitesse suffisante et vienne percuter la Lune, conclut Nassim.
-Vous êtres plutôt intelligents pour des humains, nous fit le Docteur.
-Merci, même si le « pour des humains » je crois que je vais le zapper, répondis-je. »

Le moniteur de la console fit un léger « bip » et une dizaine de personnes se poussèrent pour voir ce qu'il affichait. Le Docteur nous fit la traduction et dit:

« On a placé un bouclier magnétique autour de la Lune. Celle-ci est attirée par la Terre mais ne ressent pas l'attraction solaire. Il me faudrait consulter les dossiers de la NASA. Mais je ne peux pas faire depuis le Tardis. Et j'aurais besoin de l'aide de quelqu'un assez doué en informatique. »

Mes amis et moi nous sommes regardés. Nous connaissions un génie en informatique. Un génie qui avait réussi à pirater le wi-fi du lycée et à surfer sur facebook au CDI alors que c'était impossible. Puis nous nous sommes tous écriés en même temps:

« Mais Simon! »

Le Docteur nous a regardé et a demandé:

« Quoi?
-Simon, dis-je! Un gars de ma classe, plutôt doué en informatique. Quelqu'un a son numéro?
-Je l'appelle tous de suite, fit Nassim. »

La conversation dura moins d'une minute et Nassim nous fit:

« Il est chez lui et il n'habite pas loin. Et il joue à World of Warcraft!
-La Lune va s'écraser sur la Terre et Simon est sur le web. Pourquoi ça m'étonne pas, soupirais-je. Dis-lui qu'on le rejoint! »

Il nous valu moins de cinq minutes pour arriver chez Simon qui habitait en plein cœur du centre-ville. Le Docteur a donné un coup de tournevis à la porte de l'immeuble et nous sommes montés directement. J'ai vu Simon nous ouvrir, me regarder et demander:

« Qu'est-ce tu veux toi? »

Entre Simon et moi, ce n'était pas la meilleure des ententes. Je n'aimais pas ça tête et lui pas la mienne. Je l'ai regardé et ai fait:

« Écoute, je te supporte pas et toi non plus. Mais j'ai un ami qu'à besoin de ton aide. »

D'un signe de tête j'ai indiqué le Docteur qui est rentré à l'intérieur et s'est dirigé directement vers la chambre de mon camarade de classe qui était bouche-bée. Le Seigneur du Temps s'est assis derrière l'ordinateur portable et Simon a pris une chaise aussi.

« J'ai besoin de m'introduire dans la base de donnée de la NASA. J'ai entendu que les pare-feu et systèmes de protection vous connaissiez. Alors vous allez m'aider.
-Ok.
-Bien alors au boulot.
-Mais au fait, vous êtes qui?
-Je suis le Docteur! »

Je les ai vu tapé sur le clavier. Le Docteur donnait les ordres et Simon exécutait quand il comprenait. J'ai ouvert la fenêtre et me suis penchée vers l'extérieur, regardant la ville et la Lune en continuant de respirer profondément. David s'est appuyé contre la fenêtre à coté de moi. Je l'ai regardé et ai dit:

« Le monde doit être en train de paniquer! Les marées qui sont toutes chamboulées. Ça doit être un chaos pas possible!
-M'étonne! Mais t'as l'habitude pourtant, remarqua-t-il?
-Ouais, mais c'est étrange! La vie que je mène avec le Docteur, c'est pas simple. En fait, j'ai deux vies. Une ici et une dans le Tardis. Et je trouve qu'elles se mélangent un peu trop. Bon, j'ai pas le choix!
-Tu pourrais arrêter de voyager?
-Mais t'es malade! Si tu voyais tout ça! Toute cette vie qu'il y a en dehors, tu ne pourrais pas t'en passer! C'est comme une drogue!
-Et pourquoi tu m'emmènes jamais? »

Je suis restée muette mais le Docteur m'a sauvée en m'appelant pour dire qu'il avait réussit à entrer. Il m'a montrée l'écran du PC où s'affichait un compte à rebours. Le Seigneur du Temps s'est levé et a commencé à faire les cent pas en se donnant des tapes sur la tête et parlant tout seul.

« Bon réfléchi, réfléchi, réfléchi. Une pluie de météores, des étoiles filantes et quelques jours plus tard la Lune. Un astéroïde énorme ou plusieurs un peu moins volumineux ont du venir frapper la Lune, la faisant sortir de son orbite. Mais comment la faire revenir à la normale.
-Si on arriver à exercer une force assez forte pour remettre la Lune à sa place, demandais-je, vous pensez que ça pourrait marcher?
-En théorie ça pourrait. Mais comment exercer cette force?
-On a pas vu en bio que les ondes L et R pouvaient détruire des villes entières, proposa Nastacia.
-Oui, exact. Sauf que il n'y a pas d'air dans l'espace, ça ne marcherait pas avec les ondes sismiques, corrigea le Docteur. Mais ça pourrait marcher avec une onde sonique. Si on arrivait à envoyer une onde assez forte pour remettre la Lune sur orbite mais pas trop pour ne pas l'envoyer errer dans l'espace. Il faudrait donc calculer cette force.
-Huit minutes cinquante-quatre, m'exclamais-je! »

Le Seigneur du Temps s'est précipité à l'extérieur pour dévaler les trois étages puis s'est mis à courir vers le Tardis garé là où nous nous trouvions precedament. Nous l'avons suivi en remerciant Simon contrairement à mon ami extra-terrestre. Nous nous sommes tous précipités dans le Tardis que le Docteur a ouvert en claquant des doigts dans la précipitation. Entrant la dernière, Nastacia a fermé la porte. Le Docteur a jeté son manteau sur le pilier et a commencé à faire le tour de la console. Amélie et Ashley se sont assises sur le siège du capitaine; Nassim, Adélaïde et Gregory se sont appuyés sont contre la rembarde; Nastacia, David et moi étions appuyé contre la console.

« Marguerite, le levier du stabilisateur, me fit le Docteur.
-C'est le long?
-Oui! Allez, vite! »

J'ai tiré le levier. David m'a murmuré en souriant:

« Je t'aurais parlé de cette façon, tu m'en aurais mis une.
-Desolé le Docteur, c'est diffèrent. »

J'ai regardé mon portable que j'avais mis en mode minuteur et j'ai fait:

« Il nous reste trois minutes dix-neuf.
-C'est suffisant! L'onde est calibrée, la Lune est bloquée comme étant la cible. »

Il tira un dernier levier. Le Tardis se mit à trembler. Je me suis tenue au rebord de la console pour ne pas tomber puis plus rien. Je me suis tournée vers le Seigneur du Temps et ai demandé:

« Est-ce que c'est bon?
-Il n'y a qu'une solution pour savoir, aller voir. »

Nous nous sommes rués tel un troupeau de bœufs vers l'extérieur. Nous avons le ciel bleu, enfin gris, de Beauvais sans aucune trace de la Lune. Nous avons poussé un immense cris de joie et nous sommes jetés dans les bras de la personne la plus proche, pour moi il s'agissait de Amélie Après avoir fait une holà, je me suis tournée vers le Docteur qui m'a fait un sourire et me suis jetée dans ses bras pour lui faire un big méga hug. Puis dans les haut-parleurs qu'il y avait un peu partout dans la ville s'est fait entendre une voix qui m'aurait glacé le sang.

« Humains! Votre planète est cernée! Vous devez vous rendre ou périr! »

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Dernière édition par Marguerite le Dim 9 Mai 2010 - 20:31; édité 10 fois
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MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 - 00:22    Sujet du message: Publicité

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Reinette
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MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 - 00:59    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Ahahah Chopin, ça me rappelle un truc. Pis le Docteur qui joue du piano, ça me rappelle le même truc Mr. Green (bon j'arrête avec les private jokes)

Appétissant ce prologue ! Le Docteur va prendre quelques vacances sur Terre ? Huhuhu... curieuse de voir ce que ça va donner cette suite ^^
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MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 - 10:13    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Prologue plus que prometteur. J'ai hâte de lire la suite Partner Wink
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Merci Neph
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MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 - 20:54    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Oui Reinette Chopin Mr. Green

Sinon voila:
Chap 1 posté
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MessagePosté le: Lun 30 Nov 2009 - 00:17    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Prologue

On retrouve notre Marguerite nationale de retour dans une vie normale... Je sais combien c'est dur...

La salle Ravel... Ravel... un compositeur bien... qui initie de drôles de choses

Ah flûte, ton prof est malade ? Et remplacé ? Bon, ça va, tu vas avoir cours quand même

Mais ? Un manteau marron ? LE manteau marron ? ! ?

Noooooooooooooooooooooooooooon, c'est lui ? Confused

chap - 1

L'alchimie reprend vite entre vous deux ^^

En même temps, c'est le Doc... on ne peut que rentrer dans son jeu non ?

Je vois que tu as bien éduqué tes camarades de classe... c'est bien de transmettre la bonne parole. Mais ils devraient savoir que DT ne porte plus de converses... ça aurait dû leur mettre la puce à l'oreille non ? Mr. Green

En revanche, ton frangin est un vil cafteur... C'est pas sympa de griller sa frangine comme ça. (jaloux peut-être ? )

Bizarre cette épidémie subite dans le corps enseignant... En cette période de grippe A. Tu t'es faite vacciner ? Perso, je suis pas pour le vaccin, mais bon, chacun fait comme il le sent. Mais je m'égare là...
Bon, c'est quoi ce tremblement de terre ? Et qui est-ce qui t'a suivie ? Confused (je paris que c'est David... David ton pote hein... pas le David du forum... Ni David Tennant (qu'est-ce qu'il foutrait là d'abord ? )

Alors ? Qu'est-ce que se passe ? ! ?

ça fait plaisir en tout cas de lire à nouveau tes aventures avec le Doc... On va finir par l'épuiser
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MessagePosté le: Sam 5 Déc 2009 - 18:31    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Merci, merci. Alors voila, voici le:

Chapitre 2
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MessagePosté le: Dim 6 Déc 2009 - 17:26    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

A peine tu le retrouves que tu le perds déjà ? ! ?

Dans quel pétrin notre Docteur s'est-il encore fourré ? ! ?

Et ton amie, je me demande si elle a vraiment conscience des risques qu'elle prend en vous suivant tous les deux.

Ce que j'apprécie tout particulièrement, c'est la grande délicatesse avec laquelle tu t'adresses à ton frère... C'est fou ce que l'on peut être aimable quand on est dans l'urgence ^^

Bon, c'est pas tout ça, mais il faudrait peut-être que tu nous le retrouves ce Doc... parce que là...
a pu de Doc...


Toujours aussi haletant...


En revanche, juste une petite remarque, qui n'engage que moi... j'ai un tout petit peu de mal avec la concordance des temps... mais sinon, c'est toujours aussi savoureux à lire... vivement la suite
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MessagePosté le: Sam 12 Déc 2009 - 17:55    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Ayé, retard rattrapé !! Ahah, ça continue comme au bon vieux temps : ça court partout, ça explose, ça manque de mourir et ça fait pouf 5 Mr. Green

Et les petites pics que tu lances au Doc... quand on te connait un peu, on te reconnait bien là . Et comme yeles, j'adore la façon dont tu parles à ton frangin Laughing . Bon et maintenant, tu nous le récupères comment notre Guy of Legend ? Hein ? *imagine Marguerite à la pèche au Docteur*

Ravie de vous retrouver tout les deux ensemble, ça manquait Mr. Green . Et le nouveau "format" de ta fic est chouette aussi (j'aimais beaucoup les petites routines mais le changement est positif là je trouve ^^).



EDIT : j'ai oublié, je me dois de protester : LE DOCTEUR N'EST PAS MAL COIFFE Mr. Green
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MessagePosté le: Sam 12 Déc 2009 - 22:31    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Bonsoir,c'est pour quand le prochain chapitre?XD Hate de savoir la suite...
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MessagePosté le: Mar 22 Déc 2009 - 23:41    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Bon alors....:

Chapitre 3

Mr. Green
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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2009 - 03:09    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Margueriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite, meurs pas  Crying or Very sad

Je me dis que c'est trop facile de l'avoir retrouvé comme ça le sieur au costume marron... le problème est toujours pas réglé !! Y a un problème à régler avant de la soigner/ramener chez elle hein Mr. Green

Docteur, prend soin d'elle ! On y tient !! ^^
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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2009 - 10:53    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Une très belle suite Partner, mais s'il te plait MEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURT PAAAAAAAAAAAAAS !!!

Doctor, Time Lord ou pas, si jamais il arrive quelque chose à ma Partner je vous jure que vous allez le regretter Mr. Green
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Merci Neph
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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 21:48    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Bon alors, après un certain temps....

Chapitre 4
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MessagePosté le: Lun 4 Jan 2010 - 01:58    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Alors alors alors, où on en était ? Ah oui : boum le Docteur, aïe la Marguerite, "hello again" le Docteur, "pouf 5" la Marguerite. T'aimes mon résumé ? Mr. Green

Moi j'adore ce chap, j'ai bien rigolé en le lisant ^^

Citation:

P****n de s*******e de sa mère!


Rho, tu es d'une grossièreté... t'es pas du matin peut-être ? Mr. Green

Citation:

Il m'avait laissée tomber! Le Docteur m'avait laissée tomber! Et si, je n'avais pas survécu? Si j'étais morte pendant ces trois jours d'inconscience?


Vilain Ten

Citation:

« Ecoutez-moi bien Docteur! Ramenez votre popotin d'alien maigrichon le plus vite possible sur Terre ou ça va c***r pour vous! »


Paf dans sa gue*le Mr. Green
Et on ECOUTE Marguerite, sinon ça va barder pour ton matricule, biscotte de l'espace ! (copyright sur celui-là, merci Mr. Green )
(note à moi-même : ne pas laisser Marguerite sans nouvelles)

Citation:

Quand ça ne se terminais pas en engueulade, c'était tata Vera qui dansait sur la table avec un verre de Rakia.


Y a de l'ambiance chez toi !

Citation:

Je suis arrivée à la fin du niveau et eu fait un score de 498 au step-dancing


Ca, franchement, c'est la précision qui tue Laughing
Un mec avec une voix qu'elle connaît frappe à la porte. Qu'est-ce que fait Marguerite ? Elle se précipite pour vérifier que c'est qui elle pense ? NAN : elle regarde son score à la wii Mr. Green . Ton sens des priorités est particulier ^^


Citation:

j'en avais profité pour l'attacher à mon lit et l'enduire de Nutella?


Toi ? Nooooooooooon... Mr. Green (*va chercher le chapitre en question pour le relire un coup* Mr. Green )


Citation:

Espèce d'alien maigrichon dégénéré!


Here we go again ^^


Citation:

-Vous m'avez laissée tomber. Vous voulez que je dise quoi? Oh Docteur, quel bon vent vous amène? Que me vaut l'honneur de la visite de sa Majesté Docteur, dernier des Seigneur du Temps?


 GO ON GIRL
("Oh Doctor you're so handsome"... ahem, non pardon c'est pas ça la réplique, on la refait)

Citation:

"Je crois que je vais y aller
Vous. Restez. Là."



Je t'imagine trop lui balancer ça d'un air glacial... bientôt ça va être "GO... TO... YOUR... ROOM !!" Mr. Green ("and wait for me")


Citation:

Non, non, non, pensais-je alors. Il faut te ressaisir Marguerite. Tu es en colère contre lui. Tu n'as pas envie de te jeter sur lui!


Un p'tit glaçon Marguerite ? Mr. Green

Citation:

-Pourquoi vous m'avez abandonnée mourante chez moi il y a environ un mois de cela.


Ouais hein ! Pourquoi ?!
Baaaaaad Ten, bad bad bad.



Très chouette ce chapitre, j'attends avec impatience l'explication du Docteur ^^ (sinon, il sera puni )
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MessagePosté le: Sam 9 Jan 2010 - 13:26    Sujet du message: La repousse des Marguerites Répondre en citant

Margi, Margi, Margi... Je te trouve bien grossière dis-donc

Bon, en même temps, ça peut se comprendre. Tu risques ta vie pour sauver la peau du Doc.

Et puis j'admets que je n'aurais pas réagit autrement s'il m'avait laissée tomber... d'ailleurs je n'ai pas réagit autrement

J'espère au moins qu'il a une bonne raison à te donner... une très bonne raison même.


Par contre, un tout petit détail m'a fait tomber du canapé de mes parents quand je l'ai lu :

Citation:
J'ai vu que le chapitre qui m'intéressait se trouvait dans le volume six, à la page 456.


POUUUUUUUURQUOIIIIIIIIIIIIIIIII ? ! ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:19    Sujet du message: La repousse des Marguerites

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