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Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13)
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duam78
Lady Of The Tardis
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MessagePosté le: Ven 11 Déc 2009 - 19:00    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Titre : Cardiff, 2093

Résumé : Le "train train" quotidien de l'équipe de Torchwood, suite ...

Spoilers : Allusions spoilers pour Torchwood Children of Earth.

Disclaimer : Torchwood et ses personnages appartiennent à R.T. Davies et à la BBC. Je fais ça juste pour le fun, sans en attendre une quelconque rémunération.

Note de l'auteur : Fic post CoE ... et suite des 6 premiers épisodes que vous pouvez lire ICI

Bêta : Yeles

pour ceux qui ne connaîtraient pas Cardiff



Citation:
Voix 1 : Vance ? Où en sommes-nous ?
Vance : Monsieur le directeur, le dernier rapport indique que nous en sommes à 200 unités.
Directeur : Seulement ?
Vance : Ils sont difficiles à capturer, Monsieur et tout aussi difficiles à asservir…
Directeur : Et que disent les premiers tests in-situ ?
Vance : Ils sont concluants. Aucune perte, ils sont tous rentrés sans exception, pour les survivants, j’entends.
Directeur : Est-il possible d’augmenter les rafles ?
Vance : Les augmenter ?!? … heu … Je vais m’assurer que ce soit possible.

Vance sortit à reculons du bureau du directeur situé au 10e et dernier étage du bâtiment … à chaque fois qu’il était dans cette partie de l’édifice, il se sentait nauséeux, mal à l’aise… Sûrement à cause de l’étrange odeur qui y régnait ou de l’atmosphère lourde et pesante qui sentait sur lui. Il ferma les doubles portes et s’adossa à celles-ci, les yeux fermés, le souffle court et des perles de sueur sur les tempes.

Augmenter les rafles … Il était fou … On déplorait déjà 10 morts dans le personnel chargé de trouver et ramener ces bêtes dans le sous-sol du bâtiment. Et il en voulait encore plus… C’était de plus en plus difficile de les dénicher, les plus « dociles » avaient fait partie des premiers convois, restaient maintenant les plus méfiants et les plus sauvages, cachés dans les pires recoins de la ville… là où il était dangereux de s’aventurer. Il décrocha son téléphone et pianota sur l’écran tactile le numéro du chef de la section « récupération ».

Vance : Fred, le Directeur veut qu’on multiplie les opérations de récupération des spécimens.
Fred : Quoi ? Mais j’ai perdu deux de mes hommes la dernière fois… Je n’ai plus que Slater et Fuller.
Vance : Je sais… Je sais … Fred… Mais on ne discute pas un ordre du directeur.
Fred : Mouais… En tous cas, le jour où je n’aurai plus personne, il comprendra peut-être …
Vance : Peut-être…
Fred : Bon, je vais recruter deux hommes supplémentaires… Ça sera pas de trop.
Vance : Il semblerait qu’il y ait quelques unités près du vieux château, coté parc selon les dernières informations.
Fred : Ok , on y va… Je vous tiendrai au courant.

--------------------------------

Jack : C’est étrange…
Eirwen : De quoi tu parles Jack ?
Jack : Ils étaient bien plus nombreux avant …
Eirwen : Avant quoi ?
Ianto : Je crois qu’il veut parler des Weevils … C’est ça Jack ?

Jack ne répondit pas, il était soucieux… Ianto le voyait, les rides de son front formaient des plis qu’il avait appris à reconnaître comme un signe distinctif de ses émotions et notamment de l’inquiétude. Tous trois traquaient depuis plus d’un quart d’heure un Weevil qui s’était aventuré trop près des détecteurs extérieurs du Hub. Il avait réussi à s’enfuir vers Bute Parc avec sur ses traces Jack, Ianto et Eirwen. Ils avaient franchi la barrière d’arbres et scrutaient maintenant les ombres projetées par les murailles dentelées par les bombes de l’attentat du 22 novembre 2078 dirigé vers le 25e congrès international regroupant les 6 pays les plus influents du Globe. Cet attentat n’avait fait aucune victime, mais toute la partie nord ouest des remparts avait été soufflée et jamais reconstruite, faute de moyens.

A la faveur d’un rayon de lune, Ianto aperçu une ombre se faufiler par-dessus les ruines et pénétrer dans le parc intérieur du château.

Ianto : Là !
Eirwen : Où ça ?
Ianto : Il est entré dans le parc du château.
Jack : On y va… Ianto à droite, Eirwen à gauche, je prends tout droit…. Il ne peut pas aller loin, c’est la seule entrée ouverte.

Chacun prit la direction que lui avait indiqué le Capitaine Harkness, arme à la main, regard scrutant le moindre recoin, oreilles aux aguets. Eirwen contournait par la gauche le donjon circulaire tandis que Ianto longeait la façade du logis renaissance. Jack, de son côté, traversait à découvert le grand espace de la cour intérieure…

Ils se retrouvèrent au bout de dix minutes sans avoir aperçu le moindre Weevil. Ils allaient repartir lorsqu’ils entendirent un bruit de moteur suivit d’un bang métallique. Leurs regards furent attirés par deux traits de lumière jaune arrivant à grande vitesse dans leur direction. Ils s’accroupirent dans le même mouvement et assistèrent à une scène particulièrement étrange. Un van noir venait de s’arrêter près des douves. Quatre hommes en étaient sortis, le cinquième étant resté au volant, le moteur toujours en marche.

Un bruit strident résonna. Ianto, Jack et Eirwen durent se protéger les oreilles. Le bruit était des plus désagréables. Luttant contre ce sifflement, ils regardèrent en direction du donjon et virent le Weevil s'avancer de son plein gré vers les hommes qui l’attendaient… Certes il semblait craintif, mais on aurait dit qu’il était attiré par ce son… Le Weevil lançait des sortes de rugissements à l'encontre des quatre hommes qui l’entouraient. Puis ils tirèrent avec leurs pistolets et l'atteignirent mais, avant qu’il ne sombre, il eut le temps de sauter sur un de ses agresseurs et de le mordre au cou.

Voix : Merde ! Fuller ! Debout ! Lève-toi !
Voix 2 : Fred, il est mort !
Fred : Fais chier ! Slater charge-le dans le van ! On dégage !

Alors que Slater se dirigeait vers le corps immobile de son coéquipier, il fut arrêté par le conducteur, le dénommé Fred.

Fred : Pas lui !
Slater : Mais c’est Fuller …
Fred : Pas le temps…

Il jeta un dernier regard à celui avec qui il avait passé les deux derniers mois et empoigna les épaules du « monstre » pendant qu’un autre lui prenait les jambes. Ils le jetèrent sans ménagement au fond du van et montèrent à la suite, fermant la porte latérale à la volée. Le véhicule fit crisser ses pneus et effectua un demi-tour se retrouvant sur le chemin des trois membres de Torchwood qui durent se jeter de part et d’autre pour l'éviter. Jack dégaina son arme et tira en direction des roues arrières, mais le van était déjà trop loin. Ils le virent tourner à droite et emprunter Castle Street.

Jack se releva et tendit la main à Eirwen pour l’aider à se relever. Ianto s’était déjà remis sur ses pieds, avait sorti un calepin et un crayon et y notait quelque chose.

Jack : Dis moi que tu as relevé le numéro de la plaque ?
Ianto : Tout à fait !
Jack : Alors allons sauver Willy !
Eirwen et Ianto : Willy ?!?
Jack : Ben quoi ? Ça me manque d’appeler quelqu’un comme ça ???

------------------------------

Le van filait à pleine vitesse en direction de Cardiff Bay empruntant Clare Rd puis Corporation Rd pour enfin arriver par James Str jusqu’à Havanna Str qui les mena directement au bâtiment de la société Kree. Le conducteur utilisa son bip afin d’ouvrir les portes du garage et s’enfonça dans le parking. Les lumières s’allumèrent d’un coup et il se gara près des portes de l’ascenseur. Il coupa le moteur mais resta assis derrière le volant, les yeux dans le vague… encore un… il venait encore de perdre un de ses hommes… ça commençait à faire beaucoup ... beaucoup trop même… D’un poing rageur il frappa sur le volant.

Slater : Fred ?

Fred se retourna vers son complice et reprit ses esprits.

Fred : Emmène-le à Vance ! je l’appelle pour lui dire qu’on en a eu un.
Slater : Bien… (aux autres) Vous deux montez le au niveau 7.
Fred : Vance ? Oui, on en a eu un… Non…. Oui… Un… Fuller… Ça commence à faire beaucoup Vance ! … Oui je sais… Mais quand même … Plus personne ne veut venir pour les récupérer… Oui, il est en route... il va arriver au 7e d’une minute à l’autre… Oui… d’accord.
Slater : Alors ?
Fred : On a la fin de soirée de libre.
Slater : On va récupérer Fuller ?
Fred : Non, Fuller est… « perdu » ... je pense qu’ils s’en sont occupés…
Slater : Mais … c’était… Un des nôtres…
Fred : Je sais …
Slater : C’était qui ces types ?
Fred : ça j’en sais rien…

----------------------------------

Jack : ça j’en sais rien…

Jack s’était retourné vers Eirwen afin de répondre à sa question : qui étaient ces hommes et que voulaient-ils à ce Weevil ?

Jack : Ianto, appelle Simon, qu’il vienne avec David récupérer le corps

10 minutes plus tard, le SUV faisait son entrée dans le parc du château. David descendit de la place passager et se dirigea vers le corps toujours étendu près des douves.

Simon : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Jack : On dirait bien que quelqu’un s’amuse à kidnapper des Weevils… Pourquoi ? J’en sais strictement rien… Mais j’aime pas ça …
Ianto : La dernière fois, ils en avaient fait des esclaves et s’en servaient de Punch in’ Ball dans des combats clandestins.
Eirwen : ça s’est déjà produit ? Alors vous savez qui c’est !
Ianto : Non Eiry… c’était il y a bien longtemps …
Jack : Oui, bien longtemps, mais on pourrait reprendre la même ruse …
Ianto : tu veux sacrifier un autre Weevil…
Jack : Si ça permet de retrouver les kidnappeurs …
Ianto : Je n’étais déjà pas d’accord la dernière fois… Ne compte pas sur moi pour t’aider cette fois ci …
David : Hey ! Les gars… Si vous m’aidiez … Ça irait plus vite !
Simon : J’arrive … je n’aime pas le ton qui monte entre ces deux-là ... autant s’éloigner …

Jack était immobile, la tête tournée vers le gallois, il le fixait d’un regard sombre. Ianto soutenait son regard et il ne lâcherait pas, pas cette fois ! Et il eut gain de cause. Ce fut Jack qui céda le premier. Il baissa le regard et s’avança vers le SUV à la rencontre de David et Simon qui hissaient le sac contenant le corps de l’homme à l’arrière. Jack prit place derrière le volant. Avant que quiconque n’ait eu le temps de réagir, Ianto monta à l’arrière, sur le siège le plus éloigné et pivota pour regarder par la vitre arrière. Un silence pesant s’abattit sur le groupe. Ne sachant pas trop quoi faire, Eirwen prit les devants et se hissa sur le siège passager tandis que David et Simon prenaient les sièges arrières restants. Une fois tout le monde installé, Jack appuya sur l’accélérateur et le SUV fonça à travers la porte d’entrée du Château et prit la direction du Millenium Stadium par Westgate Str.



Citation:


Jack était immobile devant la porte vitrée de la cellule du sous-sol. Il fixait depuis plus d’un quart d’heure son occupant, luttant contre les deux voix qui ne cessaient de se disputer à l’intérieur de sa tête. La sienne, qui savait que le plan mis en place avait d’énormes chances de réussite et celle de Ianto, qui lui donnait mille et une raisons de ne pas donner « Steve » en pâture à des gens dont on ne savait rien.

D’un coté il savait pertinemment que sa stratégie était très discutable, tout comme elle l’avait été il y a plus de 80 ans, mais il ne voyait pas comment infiltrer… infiltrer ? Mais oui, il venait d’avoir la solution ! Un homme était mort ce soir. Ils devraient sûrement le remplacer. Mais comment entrer en contact avec « eux » ?

Il s’élança vers les escaliers qu’il grimpa quatre à quatre jusqu’à atteindre les portes blindées de la salle d’Archives dans laquelle s’était enfermé Ianto dès leur arrivée. Il frappa de grands coups contre l’acier et attendit. Aucune réponse.

Jack : Ianto ?
Ianto : Pas maintenant. Je ne suis pas vraiment d’humeur pour quoi que ce soit !
Jack : Ianto ! J’ai peut-être trouvé une solution ! Pas besoin de sacrifier « Steve » !

La porte de la salle s’ouvrit. Ianto en sortit. La contrariété se lisait toujours sur son visage, mais ses yeux ne lui lançaient plus de flammes invisibles.

Ianto : Quelle solution ?
Jack : Promet- moi d’abord que si cette solution foire, on en revient à mon plan.
Ianto : Mouais… Mais en dernier recours.
Jack : En dernier recours oui !

Ianto suivit son capitaine le long du couloir les menant vers l’escalier et ils montèrent dans la salle commune où ils retrouvèrent Simon qui semblait affairé sous le bureau de son ordinateur.

Jack : Simon, j’aurais besoin de toi !
Simon : Attend Jack, je dois ressou… Arf… Salo*** de put*** de mer*** !!

Simon s’extirpa de sous la table, le doigt dans la bouche tentant de stopper le saignement causé par un fil dénudé qui faisait bugger son ordinateur, chose que Simon détestait par-dessus tout. Ianto avait un sourire discret aux lèvres. Il était rare que les membres de Torchwood entendent le français jurer, mais lorsqu’il le faisait, ce n’étaient jamais de simples jurons, mais toujours des exclamations imagées et développées qui amusaient Ianto, celui-ci comprenant parfaitement le français.

Simon : Désolé…
Jack : Il faut que tu me trouves l’itinéraire emprunté par le van. Où sont-ils allés ?
Simon : Il va falloir que j’infiltre le réseau de sécurité CCTV.
Jack : Et ça va poser problème ?

Simon regarda Jack et Ianto tour à tour avec un sourire signifiant « non-mais-vous-savez-à-qui-vous-parlez-là-? ».

Simon : Non aucun. Donnez-moi simplement 10 minutes.
Jack : Ok, appelle nous quand tu l’auras.
Simon : Bien évidement.

Jack et Ianto, qui n’avait toujours rien dit, attendant de connaître exactement le plan de son supérieur, rejoignirent David en salle d’autopsie. Ils y retrouvèrent également Eirwen qui pianotait sur l’ordinateur et attendait apparemment que la base de données des empruntes digitales daigne lui donner le nom de l’inconnu allongé sur la table. David était en plein travail et marmonnait ses observations à son oreillette enregistreuse.

Jack décida de le laisser finir avant de l’interrompre et s’avança vers Eirwen. Ianto s’était arrêté à quelque pas de l’entrée et s’était arrêté, l’épaule contre le mur, les jambes croisées. Il attendait.

Jack : Eiry, tu as quelque chose ?
Eirwen : Non pas enc…

Le logiciel de reconnaissance digitale émit un bip signifiant qu’il y avait un résultat positif pour la recherche.

Eirwen : Mais comment tu fais ? A chaque fois c’est pareil, dès que tu arrives, le résultat est trouvé…
Jack : Il a peur de moi …
Eirwen : mouais … bien sûr … comme si l’ordinateur était capable de ressentir quelque chose… comme si c’était un être capable de penser, de ressentir, de …

Eirwen releva les yeux vers Jack, elle ne savait pas s'il plaisantait ou si réellement le système informatique de Torchwood était « vivant » … La seule réponse qu’elle obtint de Jack fut un sourire énigmatique qui voulait à la fois tout et rien dire. Ianto ne put s’empêcher de sourire. Lui avait la réponse, mais se garderait bien de le dire à Eirwen. Il aimait la titiller, la faire marcher et généralement, elle sautait les deux pieds joints.

Jack : Alors, ce résultat ?
Eirwen : Ah heu … oui… La victime se nomme James Fuller, 41 ans. Il a un casier intéressant. Vols, agressions à main armée, cambriolages, conduite en état d’ébriété ayant entrainé la mort d’un jeune garçon. Il a fait 15 ans de prison et en est sorti … Il y a tout juste 2 mois.
Ianto : Beau curriculum …
Eirwen : Puis plus rien depuis sa sortie, il a manqué ses quatre derniers contrôles de liberté surveillée.
Jack : Il manquera visiblement les suivants … Rien d’autre ? Un emploi ? Un logement ?
Eirwen : Non Jack, rien d’autre.

Jack se tourna vers David qui recousait le torse de l’homme. Il venait de finir l’autopsie.

Jack : David ?
David : Rien de bien intéressant. Décès causé par l’arrachage de la jugulaire par des dents acérées. Un foie en mauvais état dû à l’abus d’alcool. Pas grand-chose de bien réjouissant.
Jack : Ok, merci David !

Le capitaine Harkness se dirigeait vers la sortie lorsque l’interphone sonna. Eirwen appuya sur le haut parleur et la voix de Simon en sortit.

Simon : Jack est encore là ?
Jack : Oui, qu’y a-t-il ?
Simon : Je les ais !
Jack : J’arrive ! … Ianto, aide David à déplacer le corps jusqu’à la morgue et rejoignez-nous tous en haut.

Ianto n’aimait pas être mis de coté comme ça alors qu’il voulait contrôler l’ensemble du plan de son patron. Eirwen accompagna les deux hommes au sous-sol et ouvrit la porte blindée de la salle mortuaire. Lorsqu’ils y pénétrèrent, ils se dirigèrent vers le coté gauche et longèrent une série de tiroirs numérotées jusqu’à atteindre le premier de libre. Ianto s'empara du dossier, y nota le numéro du tiroir qui serait la dernière résidence de ce Fuller et signa la page. Il le tendit à Eirwen afin qu’ils installent le cadavre sur la planche coulissante et le gallois scella la porte.

Eirwen s’était retournée vers la rangée de droite et parcourait du regard les noms des anciens membres de Torchwood. David quant à lui était remonté ranger sa pièce avant d’aller rejoindre le reste de l’équipe dans la salle principale.

Eirwen : Ianto ?
Ianto : Oui ?
Eirwen : Dis-moi … pourquoi certains ont des noms et d’autres des numéros ?
Ianto : Tu sais que le Hub de Torchwood a été détruit lors de l’explosion de 2009.
Eirwen : Oui…
Ianto : Et bien, peu de choses ont survécu au feu et au souffle de l’explosion…
Eirwen : à part Jack ? Tu m’as dit un jour, qu’il était présent lors de cette explosion.
Ianto : Jack … Oui, il a survécu… Mais dans quelles conditions…

Un voile passa dans le regard de Ianto… C’était toujours difficile de repenser à cette époque, à sa mort, à celle de Steven, au sacrifice qu’avait dû faire Jack, à l’abandon de leur famille respective…

Eirwen : tu me disais que peu de choses avaient résisté.
Ianto : oui, la salle principale a été entièrement détruite, entraînant l’effondrement des étages supérieurs sur les cellules. La salle des archives, comme tu le sais a été sauvegardée grâce aux mesures de sécurité mises en place. Quant à la morgue… seule une partie a résisté aux flammes. Les corps dont les noms sont inscrits sur les portes ont pu être identifiés soit grâce à leur Adn, soit car ils étaient intacts. Mais ceux qui avaient été réduits en cendres par l’incendie… on n’a pas pu les identifier. Donc nous avons listé les « restes », numéroté les tiroirs en attendant qu’on fasse les recherches nécessaires. Deirdre… Deirdre avait commencé…
Eirwen : Et celui-ci ?

Eirwen s’était approché d’un caisson mis à l’écart, différencié des autres par un panneau de contrôle. Elle frôla le dispositif des doigts.

Eirwen : On dirait un système de cryogénisation, comme …
Ianto : C’en est un …
Eirwen : Mais… il fonctionne ?
Ianto : Oui. Depuis plus de 80 années.
Eirwen : Tu veux dire que quelqu’un est là dedans et qu’on pourrait le « réveiller » à tout moment si on le voulait ?
Ianto : Si on le voulait … Oui… Mais je ne crois pas que Jack le veuille. Et puis il a été endommagé en 2009… Tant qu’on ne sait pas réellement quels dommages le caisson a subit, il ne vaut mieux pas l’ouvrir.
Eirwen : Mais qui est-ce ?
Ianto : Gray…
Eirwen : Gray ??
Ianto : Le petit frère de Jack…
Eirwen : QUOI ???

La voix de Jack interrompit les deux jeunes gens. Il semblait impatient de les voir remonter. Il devait avoir une piste. Ils montèrent sur la plateforme après avoir refermé les portes de la morgue et montèrent en quelques secondes au niveau souhaité.

Eirwen bouillonnait de questions à poser à son supérieur, mais ce n’était ni le moment, ni le lieu…

Jack : Simon a trouvé le van !
Simon : « Morceau de Gâteau » comme vous dites chez vous ! C’est d’ailleurs beaucoup plus élégant que notre expression « les doigts dans le nez » …
Jack : SIMON !?!
Simon : Oui pardon, je digresse … Alors, le Van est parti par Castle Str, je l’ai retrouvé à l’angle de Cowbridge Rd et Lower Cathedral Rd. Ils l’ont descendu jusqu’à … arf … où sont-ils ? … ah le revoilà … ils ont pris la direction de Cardiff Bay via Clarence Rd … je change d’angle de caméra … alors … après … hum…
Ianto : Ils ont tourné sur Adelaïde Str !
Simon : t’es sûr ?
Ianto : Reviens en arrière et zoome sur le coin droit de l’écran !
Jack : Bonne vue Ianto !
Simon : Ok, donc je me branche sur le réseau de Mermaid Quay… voilà … Adelaïde Str …
David : Bingo ! On les tient !
Jack : Pardon… ?
David : Il n’y a qu’un seul endroit où ils ont pu aller par là … l’immeuble St David. Siège de la très puissante Société Kree.
Eirwen : Société Kree … Et en quoi est-elle si puissante ?
David : Tu plaisantes ? La Société Kree est une des sociétés à la pointe des domaines comme la génothérapie, le clonage thérapeutique, la reconstruction cellulaire … Ils sont leaders dans la recherche médicale.
Simon : J’ai accès à leur système de vidéo-surveillance !
Jack : Bon boulot Simon…
Simon : David a raison, le van entre dans le parking de l’immeuble.
Jack : Bon, on sait où chercher… On n’aura pas à se servir de « Steve »… content ?
Ianto : Très drôle Jack...
Eirwen : « Steve » ? Jack ?!? Tu donnes un nom à tous les Weevils que tu croises ?
Jack : Comment veux-tu les différencier autrement ?
Eirwen : Ben … Heu … Ok, j’abandonne…

Jack : Simon, ça te dit une mission d’infiltration?
Ianto : Jack ?
Jack : Il n’y a que Simon et David qui n’ont pas été vus dans le parc du château … Je n’aime pas cette option non plus, mais je crois que Simon est plus qu’apte pour remplir cette mission. Même s’il est plus à l’aise derrière un bureau et puis lui seul sait comment entrer dans un système informatique et … bidouiller ses trucs …
Simon : Holà … Je NE bidouille PAS !
Jack : Oui… Si tu veux … Ils ont perdu un homme ce soir, il faut que tu arrives à te faire passer pour un nouveau venu en relation avec ce … comment il s’appelle déjà le gars ?
David : James Fuller.
Jack : Voilà ... ce Fuller… famille, relation, ancien codétenu … Ianto ! Tu t’en occupes ? Tu le brieffes sur son identité et on y va... On n’a pas de temps à perdre…
 
 



Citation:


Ianto : Répète-le encore une fois, pour qu’on soit sûr !
Simon : Mais c’est bon, je le connais par cœur…
Ianto : Simon, s’il te plait…
Simon : Je m’appelle Lucas Dupuis, je suis français, j’étais compagnon de cellule de James Fuller. J’ai purgé 10 ans pour escroquerie avec tentative de fuite et il m’a dit, quand il est sorti, deux mois avant moi, que si j’avais besoin d’un travail, je devais venir ici et qu’il essaierait de me faire entrer dans la société. J’ai 35 ans, orphelin et j’ai des bases d’informaticien.
Ianto : Ok, ça roule.
Simon ; Je te l’avais dit…
Jack : Par contre Simon…
Simon : Oui ?
Jack : Pense à utiliser un vocabulaire moins « bourgeois » que celui que tu utilises d’habitude… ça passera pas sinon.
Simon : Bien entendu.
Jack : par exemple évite de dire ça …
Simon : Ok.
Jack : Là c’est mieux !

Jack n’était pas rassuré malgré l’air qu’il tentait de se donner. Simon était un geek et comme tout geek qui se respecte, l’action n’était pas vraiment son fort. Si on le séparait plus d’une demi-journée de son clavier, il devenait … grincheux et désagréable. Mais le capitaine savait qu’il n’avait pas le choix. David était encore moins apte à mener cette mission d’infiltration que ne l’était le génie en informatique. Mais il n’était pas confiant, il avait vu trop de ses équipiers mourir à cause de … lui… et il espérait du plus profond de son âme que Simon ne soit pas le prochain. Malgré son côté français, Jack ne pouvait s’empêcher de… l’apprécier…

Jack : Simon, au moindre doute, au moindre problème tu te sauves vite fait de l’immeuble, tu as compris ?
Simon : Ok boss !
Jack : Je ne plaisante pas Simon !

Le regard qu’il lui lança stoppa net l’arrivée d’un sourire sur le visage de l’informaticien.

Ianto : Tiens, voilà le micro. C’est le dernier modèle, presque invisible et quasiment indétectable.
Simon : Presque ... quasiment … ça rassure …
Jack : On sera en contact permanent avec toi, par contre on ne pourra te parler, alors si tu es pris ou que tu ne peux pas t’échapper, tu nous le fais savoir et on débarque ... Ok ?
Ianto : La phrase codée c’est « il fait chaud ou c’est moi ? »
Simon : Il fait chaud ou c’est moi ? ? ?
Ianto : T’en prends pas à moi, c’est l’idée de Jack. Voilà tes vêtements et tes affaires.
Simon : Je dois vraiment porter ça ?
Ianto : Je te rappelle que tu sors de prison, donc tu ne peux pas être à la page niveau fringues.
Simon : Ok, ok …

Simon s’éloigna pour s’habiller dans un coin tandis que les autres se partageaient les postes de surveillance. Ianto et Jack se posteraient sur le parking près de l’immeuble, Eiry et David surveilleraient le coté baie en se faisant passer pour un couple de touristes se promenant. Tous auraient des oreillettes et seraient en constante relation les uns avec les autres, tout en écoutant ce que le micro de Simon leur ferait parvenir.

Simon réapparut vêtu d’un jean râpé, d’un Tee-shirt bleu passé et d’une vieille veste de cuir marron. Il tenait sur l’épaule un sac à dos ayant apparemment bien vécu.
Simon : Je suis prêt.
Jack : Ok, alors allons-y …

Tous prirent la direction du parking et s’engouffrèrent dans le SUV. Ianto avait repris sa place à coté de Jack et s’affairait à mettre en place le réseau des oreillettes. Ils avaient à peine fait cent mètres dehors qu’un sifflement aigu résonna dans la tête des membres, leur arrachant un cri.

Ianto : Désolé. Le contact est établi.
Jack : Tu aurais pu faire ça avant qu’on les porte ! J’ai failli prendre le mur !
Ianto : J’ai dit que j’étais désolé ... c’est la première fois qu’on les utilise, je ne pouvais pas savoir !
Jack : C’est ton boulot de savoir ça !
Ianto : Oh hé… passe tes nerfs sur quelqu’un d’autre s’il te plait !
Eirwen : Hé les gars, on y est !

Jack freina d’un coup et gara le SUV en double file à quelques mètres du Millenium Center pour laisser descendre Eirwen et David. De là, ils pourraient atteindre le bâtiment de la Société Kree en longeant les quais. Simon sortit du véhicule également, mais avant qu’il s’éloigne, Jack le retint encore quelques minutes. Il voulait être sûr que Simon n’imite pas les héros qui défilaient sur son écran de veille.

Jack : Simon, tu entres, tu trouves les infos et tu ressors… pas d’héroïsme... pas d’actions insensées… pas d’actes de bravoure…
Simon : OK patron.
Ianto : Fais gaffe…
Simon : Toujours !

Simon s’éloigna dans la direction opposée afin d’arriver à la Société Kree par les rues, sous les regards angoissés de ses amis. Jack et Ianto devaient attendre qu’il soit à l’intérieur pour aller se garer dans le parking, afin d’éviter que les gardiens ne soupçonnent quelque chose. L’attente fut longue… Simon en avait environ pour 10 minutes de marche mais 10 minutes dans ces conditions équivalaient à une heure pour les deux hommes. Et Jack était loin d’être patient…

Jack : Ianto, désolé pour tout à l’heure…
Ianto : Non, c’est moi, je sais dans quel état tu es, je n’aurais pas dû t’envoyer balader comme ça …
Jack : C’est qu’on a déjà perdu tellement de …
Ianto : Je sais… Mais je suis sûr que Simon s’en tirera sans une égratignure…

Ianto sortit sa montre à gousset et regard l’heure que les aiguilles affichaient.

Ianto : C’est l’heure… Il doit-être entré maintenant.

Jack démarra le SUV et s’inséra dans le faible trafic. Ils arrivèrent sur le parking et se postèrent à un endroit d’où ils pouvaient voir l’entrée. Jack actionna son oreillette et s’adressa à ses équipiers.

Jack : C’est parti.

**********************

Simon pénétrait dans le grand hall de l’immeuble. Son regard fut immédiatement attiré par la hauteur impressionnante du bâtiment. Du sol, on pouvait apercevoir le toit de l’édifice. C’était vertigineux.

Voix : Monsieur ?
Simon : Oui… excusez-moi…
Voix : Vous cherchez ?
Simon : Je suis un ami de James Fuller, il m’a dit que je trouverai du travail ici.
Voix : Ne bougez pas, j’appelle Mr Vance. Vous êtes ?
Simon : Lucas Dupuis…
Voix : Il n’y en a pas pour longtemps Mr Dupuis.

L’homme se saisit du téléphone et appuya sur une touche. Il prévint son interlocuteur de la présence de Simon et raccrocha. Puis il entendit l’homme pianoter sur le clavier de son ordinateur. Il devait rechercher des informations sur le dénommé Lucas Dupuis. Mais Simon n’était pas inquiet, c’était lui-même qui avait crée informatiquement cet homme virtuel au passé douteux, il avait infiltré les réseaux de police et de sécurité sociale pour créer des dossiers à son nom, plus vrais que nature. Il avait entré les informations que Ianto lui avait données, falsifié le casier judiciaire d’un autre pour en faire le sien ainsi que celui de la sécu d’un homme mort depuis dix ans.

A peine cinq minutes après s’être assis sur un des bancs regroupés au centre du hall, Simon vit un homme de petite taille, assez corpulent, sortir de l’ascenseur. Après un rapide coup d’œil à l’homme derrière le comptoir, qui lui avait certainement fait comprendre que « c’était bon », il tendit la main vers Simon.

Homme : Monsieur Dupuis, je suis Monsieur Vance, le responsable des ressources humaines et du développement. Vous dites être un ami de Monsieur Fuller ?
Simon : ouaip, on était potes de cellules à la prison de Cardiff. Il m’a dit de venir ici quand je sortirai pour un taf … il parait que vous avez besoin de main d’œuvre.

Ianto sourit et Jack ne pu s'empêcher de lâcher un rire lorsqu'ils entendirent Simon. Ils furent en même temps étonnés de voir avec quelle facilité ces mots argotiques sortaient de sa bouche. Eirwen et David eurent les mêmes pensées.

Vance : Monsieur Dupuis, je suis aux regrets de vous annoncer…
Simon : … Ne me dites pas que vous avez pas de boulot… ‘tain, je vais faire comment… pas de taf, pas de logement… j’veux pas crécher sous les ponts !
Vance : Non, ce n’est pas ça Monsieur Dupuis… On recherche effectivement des hommes… ce que je voulais vous dire, c’est que nous déplorons la mort de votre ami… ça s’est passé il y a moins d’une journée, hélas….
Simon : Quoi ? Merde, il devait me loger si j’avais le taf !
Vance : Vous ne paraissez pas peiné par sa disparition…
Simon : Vous savez l’amitié en prison, c’est pas pareil que dans la vraie vie, ça va ça vient… ça dépend de ce que l’autre peut vous apporter…
Vance : Je pense comprendre.
Simon : Alors, ce taf, je l’ai ?
Vance : Eh bien, ma foi, nous manquons terriblement de main d’œuvre … donc considérez que vous faîtes officiellement partie de notre équipe. Suivez-moi.

Simon accompagna le dénommé Vance dans l’ascenseur et tous deux se rendirent au niveau -2 et se dirigèrent vers un groupe d’hommes.

Vance : Slater !
Slater : Oui boss !
Vance : Voilà un nouveau gars pour ton équipe. Il remplacera Fuller, c’était un de ses amis.
Slater : Désolé pour ton pote.
Simon : Ouaip.
Vance : Le Directeur veut que vous fassiez une nouvelle ronde.
Slater : Encore ? Mais on devait avoir notre soirée de libre !
Vance : Je sais, je suis désolé, mais les ordres sont les ordres !
Slater : *Grmpf* …
Simon : Mais attendez, moi mon domaine c’est l’informatique !
Vance : Pour l’instant on a besoin de bras pas de cerveau Monsieur Dupuis, si vous ne voulez pas de ce travail, libre à vous de partir.
Simon : Nan… j’ai besoin de taf…
Slater : C’est quoi ton prénom?
Simon : Lucas… Lucas Dupuis !
Slater : C’est quoi comme origine ça ?
Simon : Français.
Salter : J’aime pas les français, des sales mangeurs de grenouilles… Qui ne savent même pas jouer au rugby.
Simon : Répète ça ?

Simon se jeta sur Slater et les deux hommes roulèrent sur le sol. Simon tapait tout ce qu’il pouvait, tout comme Slater qui, beaucoup plus musclé et entraîné que Simon prenait logiquement le dessus. Il envoya Simon d’un coup de pied et ce dernier heurta 3 barils qui s’écroulèrent sur lui. Slater se rapprocha de lui, Simon se releva rapidement et se remis en position de défense. Mais au lieu d’un coup de poing, c’est un rire puissant qui lui parvint. Slater lui tendait une main que Simon s’empressa de saisir.

Slater : J’aime les hommes qui se battent pour leur conviction. Allez le « frenchy » … monte, on part à la chasse…
Simon : à la chasse ?
Slater : Ouais et je parie que tu n’a jamais vu de bêtes comme celles-là…

Le plan ne fonctionnait pas comme prévu… Il n’avait jamais été question qu’il prenne part à une chasse au Weevil. Il devait simplement « bidouiller » dans le réseau informatique et c’est tout … Maintenant il allait devoir improviser, et tenter de rentrer en vie…

**************************

Les quatre membres de Torchwood venaient d’assister impuissants et à distance par oreillettes interposées à la « bagarre amicale» entre Simon et Slater. Jamais Jack n’avait pensé que Simon serait amené à suivre l’équipe de récupération. Il avait parié qu’avec son physique maigrichon il serait employé dans les bureaux… Ça se corsait…

Ianto & Eirwen : Jack ???
Jack : Oui, je sais…
David : Il faut que je l’examine, il est peut-être blessé…
Jack : Je crains que cela doivent attendre David…
David : Mais…

Un Van noir sortit du garage sous-terrain de l’immeuble. Il passa à coté du SUV, sans remarquer Jack et Ianto et se dirigea en direction de Roald Dahl Plass.

Jack : David, Eiry ! On vous récupère, grouillez-vous !

Sur ces mots, Jack mit le contact et attendit. Au loin, deux silhouettes arrivaient en courant. Lorsqu'ils furent montés à l'arrière du SUV, il démarra en trombe et se mit à la recherche du van... Mais celui -ci avait de l'avance et au premier croisement, il l'avait perdu de vue.

Jack : Merde !
Ianto : Ils ont pris par Bute Street !

Jack regarda Ianto d'un air étonné. D'un geste vers son ordinateur, Ianto lui montra un point clignotant se déplaçant sur le plan de Cardiff.

Ianto : Puce GPS intégrée au micro. Encore une innovation bien pratique !

Jack enclencha la première et pénétra dans Bute Street après avoir fait crisser les pneus, ce qui obligea Ianto à noter mentalement qu'il aurait pour tâche de commander une nouvelle paire de pneus lorsqu'ils rentreraient au HUB.
  
 


Citation:
Jack stoppa à peine le SUV afin qu’Eirwen et David puissent monter à bord et fila dans la direction que Ianto lui avait indiquée quelques instants plus tôt.

Jack : Ils se dirigent toujours vers le terrain vague des anciens entrepôts portuaires ?
Ianto : Oui.
Jack : Merde ! C’est là qu’il y en a le plus .. Ils vont se jeter dans la gueule du loup !

Il tapa rageusement sur le volant. La majorité des Weevils s’étaient regroupés de l’autre coté de Cardiff Bay, sur une immense friche industrielle datant des années 2050. C’était un lieu parfait pour se cacher des rafles incessantes perpétuées par la société Kree, mais également un endroit idéal pour jouer à cache-cache entre les ruines des bâtiments et la végétation qui avait repris ses droits.

Depuis 15 minutes, plus aucun bruit ne venait du micro de Simon, mis à part le ronflement régulier du moteur du van dans lequel il avait pris place. Puis ils entendirent la voix du français.

Simon : On va où ?
Fred: T’occupe ! tu nous suis et c’est tout. T’as rien à dire le nouveau…
Slater: Lâche-le ….Fred…., on va à la chasse et on connaît leur meilleur terrier !
Simon : La chasse à quoi ?
Slater: On sait pas comment ça s’appelle… mais c’est des monstres, ça c’est sûr…
Simon : Et il est où ce terrier ?
Slater: Derrière le parc zoologique, sur le terrain vague.

Jack sourit. Simon venait de leur donner l’endroit exact où ils se rendaient. Il bifurqua immédiatement à droite et ignorant les protestations de ses amis, il appuya sur l’accélérateur et fonça à pleine vitesse dans les rues étroites des docks.

Ianto : Qu’est-ce que tu fais ???
Jack : Raccourci !

En effet, 25 min plus tard, ils arrivèrent quelques minutes avant le van ce qui leur permit de sortir du SUV et de se poster à plusieurs endroits stratégiques.

Jack : N’oubliez pas ! Pas d’intervention, sauf si la vie de Simon est en danger ! On a besoin de sa couverture jusqu’à ce qu’il puisse s’introduire dans leurs fichiers !
Ensemble : Compris !

Ils virent enfin le véhicule qui se frayait un passage entre les ruines des soubassements. Il s’immobilisa à une cinquantaine de mètres environ et les passagers en sortirent, Simon en dernier. Il faisait vraiment pâle figure à côté des autres au physique de déménageurs.

Ils se séparèrent en deux groupes qui s’éloignèrent dans des directions opposées, obligeant les membres de Torchwood à effectuer une scission identique. Ianto et Eirwen suivraient le premier groupe et Jack et David s’occuperaient de celui formé par Slater et Simon. Jack aurait pu s’en charger seul, mais il préférait avoir David avec lui … Au cas où... même si cela signifiait avoir 2 personnes à surveiller au lieu d’une.

D’un signe de la main, il ordonna la séparation et chacun suivit sa cible. Jack marchait en premier, David essayait de le suivre le plus discrètement possible, marchant dans ses pas, l’imitant dès qu’il s’immobilisait.

Jack avait sorti son arme et la tenait fermement, droit devant lui, sa main gauche soutenant la droite pour plus de stabilité. David se souvint qu’Eirwen lui en avait donné une avant de partir et la dégaina. Il se remémora les conseils qu’elle lui avait prodigués et la pointa vers le sol. Il ne savait pas s’il serait capable de tirer, mais la savoir prête le rassurait un peu. Il faisait face à une crise de conscience, le serment d'Hippocrate qu’il avait prêté lors de la remise de son diplôme de médecin urgentiste lui imposait de sauver des vies, pas d’en prendre … Devant eux, le duo avançait à découvert, insouciant. Soudain Jack fit signe au médecin, levant son poing fermé, en signe d’immobilisation.

David regarda autour de lui, anxieux. Il vit que les deux hommes avaient eux aussi stoppé leur avancée et qu’ils regardaient vers leur gauche. Son regard accrocha alors une silhouette tapie à couvert sous un pan de mur.

Le dénommé Slater porta un talkie à sa bouche et David et Jack entendirent ce qu’il disait par l’intermédiaire de Simon.

Slater: Fred J’en ai un. Ramenez-vous le plus vite possible !
Fred : On arrive, ne bougez pas !

Personne ne bougea durant les trois minutes nécessaires aux deux hommes pour rejoindre leur chef et Simon. Une de plus et Eirwen et Ianto avaient eux aussi rejoint le capitaine et le médecin. Ils virent les quatre hommes prendre en sandwich le Weevil qui s’effondra après avoir reçu deux fléchettes de tranquillisants. Il n’avait même pas eu le temps de réagir… Ils avaient rapidement tiré la leçon du fiasco du château. Mais c’était sans compter sur les deux autres Weevils qui arrivaient…

Jack esquissa un mouvement mais se retint. Il détestait par-dessus tout rester un spectateur impuissant alors qu’un de ses amis était en danger… L’un des Weevil gronda derrière le chef du groupe qui se retourna et se retrouva face à face avec lui. Il eut le réflexe d’appuyer sur la gâchette et une nouvelle fléchette tranquillisante se fixa sur la poitrine de la créature qui vacilla, ce qui permit à l’homme de s’éloigner et de recharger son arme afin de lui en envoyer une nouvelle qui eut le même effet que sur le premier Weevil. Ianto laissa échapper un grondement de contestation aussitôt interrompu par le regard assassin de Jack. Le troisième Weevil prit peur et s’enfuit avant qu’ils aient pu le capturer lui aussi.

Fred: Et de 2… Je pense que Vance sera content … Allez, on les embarque et on rentre !

Chaque binôme se chargea d’un corps. Les membres de Torchwood se recroquevillèrent le plus possible pour ne pas être aperçus et une fois hors de vue, ils rejoignirent rapidement le SUV et reprirent leur place, attendant que le van prenne le chemin de retour. L’opération avait duré en tout et pour tout deux heures.

Jack : Quoi encore Ianto ?
Ianto : Non, rien …
Jack : Tu ne vas pas me reprocher la capture de ces Weevils ?
Ianto : Grumpf…
Jack : Tu plaisantes j’espère ! Je t’ai juste promis de ne pas utiliser Steve… j’ai rien promis pour les autres Weevils !
Ianto : Mmm…
Jack : mais je t’en prie ! Môsieur le protecteur des Weevils… Je te retiens pas que je sache, tu peux aller fonder la SPW, la société protectrice des Weevils… Tiens tu auras même ton premier client … Je te laisse emmener Steve... j’en ai marre de ses hurlements intempestifs ! Je vous souhaite tout le bonheur du monde !!

Pour seule réponse Ianto le gratifia d’un :

Ianto : Ils viennent de partir … Tu peux démarrer, à moins que tu veuilles rester là …

Le fusillant du regard, il mit le contact et démarra en arrachant au passage une gerbe de terre qui s’envola derrière eux. Le trajet jusqu’au parking de l’immeuble se fit dans un silence absolu de la part des membres de Torchwood. Jack rageait dans son coin, roulant bien au-delà de la vitesse autorisée en ville, Ianto fixait la route au travers de la vitre sur sa droite et Eiry et David avaient les yeux collés au sol, n’osant pas interrompre le lourd silence et préférant se focaliser sur les conversations enjouées qui émanaient du van.

25 min plus tard et une fois le SUV garé, Jack ordonna à Eirwen et David de retourner à leur poste d’observation. Obéissant au quart de tour, le médecin sortit précipitamment du SUV, mais avant que la jeune femme ne le rejoigne, Ianto descendit à son tour et lui dit :

Ianto : Je prends ce quart avec David, si cela ne te gêne pas Eiry.
Eirwen : Heu … Non… Jack ?
Jack : Qu’il fasse ce qu’il veut… J’en ai rien à faire.

Les deux hommes partirent en direction des quais tandis qu’Eiry s’installait sur le siège avant passager. Elle jeta un coup d’œil en direction de son patron et le vit absorbé par la surveillance des portes d’entrées du bâtiment, un air renfrogné et vexé sur le visage, les yeux humides. Ce serait une longue … Une très longue attente… Se dit-elle



**************************

Le van s’engouffra dans le garage et se stationna près de l’ascenseur. Vance était déjà là, à les attendre. Il avait été prévenu sur le trajet du retour par ……… .

Vance : Bravo messieurs ! Deux unités et zéro perte. Je vous félicite… vous avez mérité votre soirée. Emmenez-les au 7e étage et ensuite vous pourrez partir.
Simon : Heu … Monsieur Vance ?
Vance : Oui Monsieur Dupuis ?
Simon : J’ai pas d’endroit où crécher. Et j’aurais besoin d’une bonne douche.
Vance : Ah oui... Exact… En attendant que vous vous trouviez un logement, vous pouvez occuper un des appartements de fonction qui est libre.
Simon : Merci beaucoup Monsieur.
Vance : Venez me trouver dans mon bureau dès que les deux unités seront déposées au 7e.


Ils sortirent les deux corps de l’arrière du van et les entassèrent dans l’ascenseur. Arrivés à l’étage indiqué par le Directeur, ils les emportèrent dans une salle ressemblant à une salle d’autopsie. Simon posait ses yeux partout, cherchant un moyen de s’infiltrer dans le système. Mais il y avait bien trop de monde.

Fred : Bon, cette fois-ci on s’en va avant qu’il nous retienne encore !
Karl: On va au Bay Club ?
Fred : Pourquoi pas ... ça nous changera les idées ! Simon tu viens ?
Simon : Merci les gars, mais pas ce soir, suis vanné, je vais prendre cette douche et dormir.
Fred: Comme tu veux … Dommage, Cherry t’aurait sûrement plu !

Les trois hommes quittèrent la pièce en compagnie de Simon qui les accompagna jusqu’à l’ascenseur devant lequel ils se séparèrent. Le jeune homme prit les escaliers vers le 10e étage. Arrivé, il se présenta devant la secrétaire.

Simon : Mr Vance m’a dit de le rejoindre …
Secrétaire : Je le préviens tout de suite ... Monsieur ???
Simon : Dupuis… Lucas Dupuis.

Elle s’empara du combiné et appuya sur l’interphone en liaison avec le bureau du responsable.

Secrétaire : Mr Vance, Mr Dupuis est là !
Vance : Faites-le entrer !

Simon pénétra dans le bureau dont les baies vitrées donnaient sur l’embouchure du fleuve. Panorama splendide qu’il aurait admiré s’il n’avait pas été en mission.

Vance : Alors ce petit aperçu ? Vous restez avec nous !
Simon : c’était quoi ces … trucs ?
Vance : Nous ne savons pas exactement ce que c’est mais ils sont très utiles, une fois leur instinct canalisé et ciblé.
Simon : Vous montez une armée ?
Vance : Vous en êtes bien curieux …
Simon : J’aime savoir avec qui je bosse, c’est tout … Après ce que vous en faites, c’est pas mon problème !
Vance : Bon, si nous vous trouvions une chambre … Alors… Voyons voir … Laquelle est libre …

Il s’assit à son bureau et pianota sur le clavier.

Vance : Argh, mais c’est pas vrai !
Simon : Quoi ?
Vance : Cet ordinateur n’arrête pas de planter !
Simon : ça fait longtemps.
Vance : Un ou deux jours tout au plus …
Simon : Je peux ?
Vance : Quoi ?
Simon : Je suis informaticien, je peux peut-être trouver le problème…
Vance : Ah mais oui … Faites ! Faites !

Simon s’avança et s’assit dans le fauteuil que Vance venait de quitter. Il entra dans le DOS et saisit des lignes de codes complexes.

Vance : Alors ?
Simon : Vous avez un cheval de Troie !
Vance : Un cheval de quoi ?
Simon : Un vers, un « espion » qui s’infiltre dans vos fichiers et les détruit un par un …
Vance : Vous pouvez l’arrêter ?
Simon : Facile ! le B.A.-ba de tout informaticien qui se respecte !

Il continua à saisir des lignes de codes et tapa sur « enter ».

Simon : Voilà, il ne reste plus qu’à rebooter votre ordinateur et le tour est joué !
Vance : Rebooter ?
Simon : Oui éteignez-le puis rallumez-le !
Vance : D’accord !

Vance effectua les manipulations et s’écria :

Vance : Merveilleux ! ça fonctionne ! Vous êtes un génie ! Vous ne devez pas gâcher ce talent en étant dans les équipes de récupération… je vous transferts dans l’unité informatique qui s’occupe des données du siège !
Simon : Merci Monsieur, j’avoue que ce soir, j’étais pas fier de moi … Je les avais à zéro !
Vance : Bon, la 3 et la 5 sont libres. Vous allez prendre la 5, elle donne sur la baie.
Simon : Merci.

Il emmena Simon au 5e étage et lui ouvrit la porte avec un passe qu’il lui donna ensuite.

Vance : Rendez-vous demain à 6h45 au 2e étage, salle 234. Vous pouvez prendre votre repas dans la salle commune au rez-de-chaussée. Le self est ouvert 24h/24.
Simon : Bien noté. Au revoir Monsieur Vance.
Vance : Bonne nuit Monsieur Dupuis et merci encore !

Il sortit de la pièce, laissant Simon seul. Il était 19h20. La nuit était déjà tombée et il avait plus de 10 heures à combler avant d’avoir accès à un ordinateur. Il fit le tour de sa chambre : elle était assez spartiate : un lit, un bureau, une chaise et une télévision. Une porte menait à la salle de bain. Il s’assura que personne n’était dans le couloir et vérifia méticuleusement tous les endroits susceptibles de cacher un matériel de surveillance. Rien. Pas de micro ni de caméra. Il s’approcha de la vitre et parla à ses coéquipiers.

Simon : J’espère que vous m’entendez. J’ai besoin de vous ! Il me faut le mot de passe de Vance. J’ai lâché un virus dans son ordinateur. Il doit vous avoir envoyé le code, seulement il est dans mon dossier de téléchargement sur mon ordinateur au Hub. Il me le faut absolument si je veux entrer dans les fichiers. Demain j’aurai accès au réseau. J’espère que vous trouverez un moyen de me le faire parvenir… Au fait, le mot de passe c’est …

Toc Toc Toc…
Simon n’eut pas le temps de leur donner le mot de passe. Quelqu’un venait de frapper à la porte.



Citation:
Eirwen : Jack ?
Jack : J’ai entendu Eiry ! Tu peux récupérer le mot de passe depuis le terminal du SUV ?
Eirwen : Je vais essayer ! Mais sans le mot de passe de Simon, ça va être quasi impossible… Ianto serait plus à même d’y parvenir, il sait comment craquer un dossier…
Jack : Fais ce que je te dis !
Eirwen Ok, ok … Mais il va bien falloir crever l’abcès entre vous deux !
Jack : Fais ton job, c’est tout ce que je te demande !

Jack sortit furieux du véhicule. Il n’avait toujours pas digéré la « fuite » de Ianto. Mais quelle mouche l’avait piqué ? Est-ce que cela avait un rapport avec ce qui s’était passé entre eux ? Leur « échange » … Était-il à ce point bouleversé ? Si oui, comment avait-il pu passer à coté ? Il faut dire qu’il n’avait pas arrangé la situation en prenant la mouche à chaque remarque de son coéquipier. Mais il était lui aussi sur les nerfs, cette situation l’avait affecté bien plus qu’il ne l’avait imaginé. Il avait faillit le perdre, encore… et malgré ce qu’il pensait, avec les nombreuses pertes qu’il avait connues, il ne pouvait se résoudre à le perdre. Pas lui. Pas encore.

Jack frappa rageusement contre la tôle du SUV. Eirwen sortit et se posta devant lui.

Eirwen : Ça va ?
Jack : Oui…
Eirwen : Ça t’a aidé ?
Jack : Non…
Eirwen : Ça fait mal ?
Jack : Oui… mais ça va passer. Ça passe toujours.
Eirwen : Ces douleurs là oui…

Ils se regardèrent l’un l’autre pendant un long moment, chacun soutenant le regard de l’autre, sans un mot, sans une expression. Ce ne fut que l’arrivée de leur coéquipiers qui les sortit de leur « transe ».

David : Qu’est-ce qui se passe ?
Jack : Rien.
David : Eiry ?
Eirwen : Ça va David…
Jack : Eiry, tu as pu trouver le mot de passe ?
Eirwen : Nope, je n’y suis pas arr…
Ianto : Je vais avoir besoin des logiciels du Hub ! Je ne peux rien faire d’ici !

Ianto s’était installé directement à l’arrière du SUV, devant l’écran laissé inoccupé par Eirwen. Il avait lancé plusieurs programmes de récupération, mais aucun n’arrivait à décrypter l’algorithme mis en place par Simon.
Ianto : Je dois me connecter à son poste pour le récupérer Jack !
Jack : Tu ne peux pas le faire d’ici ?
Ianto : Je viens de te dire que non ! La clé de cryptage utilisée est unique et je pense qu’elle est stockée dans ses dossiers personnels. D’ici je n’ai accès qu’au réseau !
Jack : Ok ! Je reste là pour surveiller. Vous, rentrez au Hub, trouvez le mot de passe. Une fois que vous l’avez, vous me l’envoyez et je le donnerai à Simon. Profitez-en pour prendre un peu de repos. On se retrouve ici à 0:00. Ça vous laisse 4 heures.
Eirwen : Jack, comment vas-tu faire pour lui transmettre le mot de passe …
Jack : J’ai mon idée.

Il se dirigea vers l’arrière du SUV, ouvrit le coffre, et s’empara d’un étui en toile assez long.

Jack : Allez-y !

Ianto laissa la place qu’il occupait à Eirwen et s’installa au volant du véhicule, David à ses cotés. Il démarra et après un regard vers son patron, il enclencha la première et sortit du Parking. Une fois hors de vue, Eirwen coupa les transmissions vers l’extérieur, rendant Jack sourd à leur conversation mais leur permettant de l’entendre.

Eirwen : Ianto ?
Ianto : Pas maintenant !
Eirwen : Oh que si maintenant. Votre attitude à toi et Jack met en péril la mission de Simon. Si vous n’arrêtez pas ça rapidement, qui sait où ça peut mener ?
Ianto : On gère !
Eirwen : C’est pas l’impression que j’en ai Ianto ! Qu’est-ce qu’il y a ?
Ianto : Rien..
Eirwen : Ne dis pas qu’il n’y a rien ! Je commence à bien vous connaître … et depuis votre… « échange », vous n’êtes plus les mêmes. Vous l’avez bien caché au début, mais plus ça va … plus vos relations deviennent conflictuelles et ça … ça nuit à l’équipe !
Ianto : Tu as fini ?
Eirwen : …
Ianto : Bien… Que les choses soient claires … Ce qui se passe entre Jack et moi, ça se passe entre Jack et moi et uniquement entre lui et moi ! Compris ! Je ne te demande pas ce que tu fais ou pas avec David, j’en ai rien à faire… alors reste en dehors de ça !
David : Oi ! Doucement Ianto ... tu …
Eirwen : Iantooooooooooooooooooooooo !!!!!!!!!!!!

*************************

Toc Toc Toc

Simon se dirigea vers la porte et l’entrouvrit. Slater était posté devant l’ouverture, un grand sourire sur le visage.

Slater : Salut, je te dérange ?
Simon : Non, non… j’allais prendre ma douche … mais tu devais pas aller dans ce bar... avec les autres ?
Slater : J’ai changé d’avis. Et puis tu me plais bien le français, ta compagnie est sûrement bien plus sympa que celle de ces deux brutes sans cervelles qui me servent de coéquipiers. Ils vont encore finir bourrés et j’ai pas envie de ça ce soir… je te laisse prendre ta douche et on se rejoint dans le bar en bas ?
Simon : heu … vouis… le bar ?
Slater : à gauche en sortant des ascenseurs, juste avant le self.
Simon : Ok … j’arrive dans 15 minutes.

Slater jeta un coup d’œil intéressé à travers la porte qui fit frémir Simon. C’était un regard d’envie, un regard qui, comme dirait si poétiquement Jack « crie Braguette » … Aurait-il laissé penser à ce Slater qu’il pourrait se passer quelque chose entre eux ?

Il referma la porte qu’il verrouilla à clé et s’avança vers la fenêtre contre laquelle il posa son front. Dans quel guêpier s’était-il fourré ? Il leva les yeux vers l’horizon et songea à l’équipe dehors. Il ne savait absolument pas s’ils avaient eu son message. C’était pourtant la façon la plus rapide pour lui de récupérer le mot de passe de Vance qui lui permettrait d’accéder aux dossiers de la compagnie et de trouver ce qu’ils faisaient avec ces Weevils, sinon, il devrait passer des heures à pirater le réseau au risque de se faire repérer. Il allait rejoindre la salle de bain pour faire un brin de toilette quand il entendit un son mat venant du balcon derrière lui. Il se retourna et regarda à travers la vitre… rien…

Avec précaution, il entrouvrit le battant mobile et sortit. Il regarda autour de lui… le noir total. Seules les lueurs de la raffinerie située de l’autre coté de la baie étaient visibles. Il allait rentrer lorsque ses yeux se posèrent sur le montant de la porte. Une flèche y était ancrée avec un papier accroché à sa pointe. Il déroula le papier et lu ce qu’il y avait d’écrit dessus. « Message reçu. Réponse bientôt. Même manière ». Il avait reconnu l’écriture de son supérieur. Il baissa les yeux et l’entre-aperçut à demi-caché par les buissons qui entourait une cour. Il leva la main, lui faisant signe qu’il avait comprit et retourna à l’intérieur. Son regard se posa sur l’horloge murale : 20h10 : Ils n’avaient plus que quelques heures.

Jack jeta un coup d’œil à sa montre. Son équipe ne devrait pas tarder d'arriver au Hub et commencerait à décrypter les données. Il pourrait bientôt le faire passer à Simon. Et demain, tout serait fini. Simon retournerait derrière l’écran de son ordinateur et chaque chose serait de nouveau à sa place, telles qu’elles devaient être. Ianto aurait déjà dû l’avertir de leur arrivée sur le site, mais vu leurs rapports, il décida de ne pas s’en formaliser et d’attendre patiemment leur appel.

5 minutes… 10… 15 … Toujours rien… 20… La patience du capitaine commençait sérieusement à s’effriter. Il dépassait les bornes... ILS les dépassaient … Que Ianto ne lui donne pas de nouvelles était déjà assez vexant, mais que Eiry fasse de même… Il ne comprenait pas.

Après une demi-heure, il se décida à les appeler et ouvrit le canal de son oreillette.

Jack : Ianto ! Eirwen ! Qu’est-ce que vous foutez !

À l’autre bout de la ligne, il n’y avait que des grésillements.

Jack : Ianto ! Eiry ! Répondez !

Toujours le même bruit, comme si la communication avait été coupée. Jack pianota sur son bracelet et ouvrit le canal d’urgence. Idem. Rien. Aucune réponse ne lui parvenait.

Jack : IANTO !!! … EIRY !!!! … DAVID !!!! … REPONDEZ !!!

Seul le long et régulier son du crépitement lui résonnait dans l’oreille.

*********************

Voix : à l’aide !!! Par ici !!!
Voix 2 : Dr Eccleston ? Que faites-vous ici ?
David : Cole Grant ! Oh merci mon Dieu ! Aide-moi ! Elle est en arrêt !
Cole : Depuis combien de temps ?
David : Une ou deux minutes, pas plus…
Cole : Sam ! Apporte-moi 2cc d’adré ! Vite ! Reprenez le massage, je m’occupe de la respiration !


Secouriste : Monsieur ! Monsieur ! Vous nous entendez ? Réveillez-vous !
Voix 4 : Mmm…
Secouriste : Il ouvre les yeux ! Une perf de Physio. On l’emmène à Albion !
Voix 4 : Non… pas l’hôpital … je dois … trouver ... mot de …
Secouriste : Restez tranquille Monsieur ! Ou je vais être obligé de vous donner des tranquillisants …
Voix 4 : NON ! Je dois …
Secouriste : Frank ! 3 cc de tranquillisant ! Il se laisse pas faire !
Franck : OK Ben !

Cole : J’ai pas de pouls Dr Eccleston !
David : Continue ! 1, 2, 3, 4, 5, souffle ! 1, 2, 3, 4, 5, souffle ! 1, 2, 3 …
Voix : Arghhhhhhh……..
David : Eiry ! C’est moi, c’est David ! Oh, merci mon dieu !!!
Cole : Il faut qu’on la transfère à Albion!
David : Oui ... fais-le Cole … et l’autre passager ? Ianto… Ianto Jones ?
Cole : Je vais vérifier …
David : Merci.

David s’affaissa sur la route, près de la carcasse du SUV qui gisait sur le flanc. L’adrénaline s’amenuisait dans ses veines et il commençait à ressentir les effets de l’accident. Ça s’était produit si vite ! Il n’avait rien pu faire. Ianto avait seulement réussit à éviter le garçon qui traversait mais n’avait pu garder le contrôle du véhicule qui avait percuté un poteau avant de se retourner. David s’en était miraculeusement sorti indemne et avait traîné Ianto et Eiry hors du véhicule. Les secours avaient dû être alertés par les résidents des maisons alentours car moins d’une demi-heure plus tard, ils étaient près d’eux. Il regarda l’état du véhicule et frissonna en pensant à la réaction de Jack lorsqu’il verrait son précieux SUV dans cet état … JACK ! Il fallait qu’il le prévienne ! Il devait attendre le mot de passe …

Cole : Dr Eccleston ? Le second passager a un trauma crânien et trois côtes cassées. Il risque une hémorragie interne s’il bouge de trop. Et il refuse les tranquillisants !
David : J’arrive ! Cole... aurais-tu un portable ?
Cole : Oui … Tenez !

Les deux hommes se dirigèrent vers l’arrière d’une ambulance. Trois hommes étaient en train d’essayer de maintenir le blessé afin de lui administrer des tranquillisants.

Voix : ça y est !
Voix 2 : Avec ça il est pas près de se réveiller le coco !
David : Qu’avez-vous fait ?
Voix 2 : Il refusait de coopérer, on a dû employer les manières fortes ! Il ne posera plus de problèmes pendant un moment celui-là.
David : Merde !
Cole : Quoi ?
David : Rien… Emmène Eiry et Ianto mais … Cole, je peux te demander une faveur ?
Cole : Oui… vous savez bien que oui... Vous avez sauvé ma fille…
David : Fais-les entrer « sous les radars », que personne ne sache qu’ils sont là sauf le personnel nécessaire… surtout pour Ianto, aucun prélèvement, aucun examen. Tu peux faire ça ? Je peux compter sur toi ?
Cole : Mais Docteur …
David : Je ne te le demanderais pas si ça n'était pas aussi important. Ce sont des agents sous couverture Cole … Et ils doivent le rester !
Cole : Entendu…
David : Prends soin d’Eiry et quand Ianto se réveillera, laisse-le partir veux-tu ... Sans poser de question.
Cole : Partir ? Mais il est sévèrement blessé …
David : J’en prends la responsabilité. Je te retrouve le plus vite possible à l’hôpital et je te promets de tout t’expliquer. Va !

Cole accéda à la demande de son ancien supérieur et partit accompagné des trois urgentistes. Ils montèrent dans les ambulances et prirent la direction de l’hôpital.

David s’éloigna du lieu de l’accident en boitant. Il composa le numéro d’urgence du portable de Jack et attendit.

Jack : Jack Hakness !
David : Jack, c’est David…
 



Citation:
Jack : David ?!? Où étiez-vous passés ? Ça fait plus plus d’une heure que j’attends de vos nouvelles ! Et pourquoi tu m’appelles avec un portable ?
David : Jack … On a eu un accident.
Jack : Comment ça un accident ?
David: Un gosse, il traversait sans regarder…
Jack : Mais de quoi tu parles David … Quel gosse ?
David: Ianto a pu l’éviter mais il n’a pas réussi à garder le contrôle du véhicule. Eiry… elle … elle est gravement blessée.
Jack : à quel point ?
David: Elle a fait un arrêt cardiaque Jack ! On a réussit à la ranimer. Elle est à l’hôpital Albion, j’ai un contact là-bas, il s’en occupe.
Jack : Et Ianto ?
David: J’ai pas réussi à les en empêcher…
Jack : Empêcher qui ? De quoi ?
David: Ils lui ont donné des tranquillisants, assez pour assommer un cheval Jack ! J’ai tenté de les en empêcher, mais je suis arrivé trop tard…
Jack : Il est blessé ?
David : Il aurait un trauma crânien et des côtes cassées, mais toi comme moi, Jack, on sait que …
Jack : Oui, il aurait guéri rapidement…
David : Oui…
Jack : Et toi ? Comment vas-tu ?
David : En un seul morceau, j’ai eu de la chance.
Jack : Où es-tu ?
David : à … environ 200 mètres du Hub, sur Wood Str.
Jack : Je sais que ce n’est pas ton domaine David, Mais on n’a pas le choix, il faut que tu casses le code de Simon et que tu me donnes le mot de passe.
David : Je ne sais pas si j’en serai capable, je suis médecin, pas informaticien !
Jack : Je te guiderai, tu vas y arriver David ! Va au Hub et recontacte-moi une fois là-bas !
David : Ok …

Il se dirigea au petit trot, sa jambe gauche le faisant légèrement claudiquer, en direction du Hub. Il ne lui fallut que 2 min pour y arriver. Bob, le gardien était à son poste, comme toujours.

Bob : Dr Eccleston ! Que vous est-il arrivé ? Où sont Mr Jones et Mlle Lloyd ? Et le Capitaine Harkness ?
David : Bob, On a eu un accident sur Wood Str. Eiry et Ianto sont à l’hôpital, Jack est resté à la Société Kree. Bob, Il faut aller sécuriser le SUV.
Bob : Bien, je m’en occupe de suite.
David : Et prenez contact avec Cole Grant à l’hôpital Albion, il s’occupe d’Eiry et Ianto, tenez-moi informé en temps réel.
Bob : Dès que j’aurai récupéré le véhicule, je les appelle.
David : Bien. Merci Bob.
Bob : Je ne fais que mon travail monsieur.

Il sécurisa l’accès au Stade et se dirigea avec David vers l’entrée du Hub. Le médecin entra le code et pénétra à l’intérieur tandis que le « concierge » continua son chemin jusqu’à atteindre un camion de remorquage. Une fois à l’intérieur David se rendit directement à la station de travail de Simon et se connecta tout en composant de nouveau le numéro de Jack.

Jack : David ?
David : Oui, j’y suis ! Merde !
Jack : Quoi ?
David : Il me demande un mot de passe pour accéder à ses fichiers personnels.
Jack : Simon et sa paranoïa ! Essaye « Sophie »
David : Mot de passe incorrect !
Jack : « Solenne » ?
David : Non plus …
Jack : 28042089
David : On a plus qu’un essai Jack … Tu es sûr ?
Jack : On a pas le choix ! essaye !

David tapa les 8 chiffres que lui avait donné le capitaine et appuya sur la touche « entrée » du clavier. Une fenêtre s’ouvrit, laissant apparaître une pin-up en bikini puis un message vocal retentit. « Bienvenue Simon ».

David : Les geeks…
Jack : C’était quoi ?
David : Rien, le fantasme de Simon qui me souhaitait la bienvenue…
Jack : (rires) tu as rencontré Esther …
David : Jack… C’est pas le moment… qu’est-ce qu’il faut que je cherche ?
Jack : le dossier des téléchargements à distance… pour ça il faut que tu contournes le pare-feu et après tu auras accès à l’ensemble de ses dossiers.
David : Et je fais ça comment ?
Jack : Tu va entrer dans le DOS et taper les lignes de codes que je vais te donner.
David : J’y suis, vas-y !

Jack énonça plus d’une dizaine de lignes de code à David qui les transcrivit à l’écran. Une fois terminé, il envoya le code à l’ordinateur et attendit.

David : ça va prendre combien de temps ?
Jack : Je n’en sais rien… 5 minutes, une heure…
David : Jack ? Comment tu connais son mot de passe ?
Jack : Généralement les mots de passe correspondent à des moments clés de notre histoire ou à des personnes, même pour un geek paranoïaque comme Simon.
David : Et cette date ? elle correspond à quoi ?
Jack : la mort de sa fille, Sophie.
David : Oh … et .. Jack …
Jack : Oui ?
David : Je peux te poser une question ?
Jack : Oui.
David : Avant qu’on ait cet accident… Eiry et Ianto se disputaient à propos de toi et lui. Y a-t-il quelque chose que je devrais savoir… en tant que médecin de l’équipe ?? Qui aurait un rapport avec l’incident qui vous a … inter-changé ?
Jack : Je ne sais pas David... Mais depuis qu’on a retrouvé nos corps, il n’est plus vraiment le même… il est toujours sur la défensive et « explose » à la moindre remarque de ma part.
David : Tu aurais dû m’en parler Jack … Et ça se passe aussi dans votre vie … privée ?
Jack : Encore plus dans ces moments-là …
David : C’est peut-être un choc post-traumatique … Je pourrais essayer de lui parler si tu veux ? J’ai fait un stage en psychiatrie… J’ai quelques bases.
Jack : Quand cette mission sera finie, ce serait peut-être une bonne idée, oui …
David : Ok, je le fer…
Bob : Docteur Eccleston?

Le concierge du Hub venait d’arriver par l’ascenseur

David : Oui Bob ?
Bob : Le SUV est sécurisé, mais je doute de pouvoir le retaper cette fois-ci …
Jack : QUOI ?
Bob : Désolé mon Capitaine, mais les dégâts sont bien trop importants.
Jack : Ok, on verra ça à mon retour…
David : Des nouvelles de l’hôpital ?
Bob : Mlle Lloyd semble être hors de danger mais il faut qu’elle reste sous surveillance. Mr Jones s’est réveillé et a quitté l’hôpital il y a 10 minutes. Mr Grant est, selon ses propres termes, « sur le cul » car il n’aurait pas dû se relever avant 12 bonnes heures selon lui.
David : Merci Bob. Continuez à me tenir au courant pour Eiry.
Bob : Évidement. À votre service Docteur Eccleston.
Voix : Je suis patient généralement, mais 12 heures, c’est beaucoup trop long…
Jack : IANTO !
Ianto : Salut Jack !
David : Tu n’as pas eu de problèmes avec Cole ?
Ianto : Non, Il m’a laissé sortir comme tu l’as demandé. Mais il m’a demandé de te dire que tu lui dois une explication…
David : Oui et je n’ai aucune idée de ce que je vais lui dire…
Jack : On verra ça plus tard … Toujours rien David ?
David : Non…
Ianto : Laisse-moi voir ?

David laissa sa place à Ianto et s’occupa de soigner sa coupure à la cuisse qui commençait à le lancer terriblement.

Ianto : Jack, j’upload un accélérateur, ça devrait permettre de contourner le pare-feu de Simon plus vite.
Jack : Ok…
Ianto : Voilà … J’y suis … J’ouvre son dossier de téléchargements, je devrais trouver le fichier envoyé dedans.

Il fouilla à la recherche du fichier. Lorsqu’il trouva le dernier en date, il l’ouvrit. Un programme se lança faisant défiler quantité de nombres et chiffres qui s’effaçaient un à un. Au bout d’un moment il ne resta plus qu’un mot sur l’écran : ALYSON2065

Ianto : Je l’ai ! ALYSON2065 !
Jack : Excellent ! Je l’envoie à Simon. David tu files à l’hôpital, Ianto tu me rejoints !
David : Tu pourrais avoir besoin de moi Jack !
Jack : David ! Va t’occuper d’Eiry… Elle a plus besoin de toi que nous, on se débrouillera !
David : D’accord.
Jack : Oh et Ianto !
Ianto : Oui Jack ?
Jack : Ne prends pas la Porsche .
Ianto : Et je prends quoi ? La mini de Deirdre? La moto de Simon ? Ou peut-être la trottinette que tu as confisqué au gamin la semaine dernière parce qu’il n’arrêtait pas de venir sur le parking du stade ? Oh, je peux aussi venir à pieds ! Ça me ferait de l’exercice !

Jack n’eut pas le temps de répondre, mais il perçut les jurons gallois de Ianto avant que celui-ci ne raccroche.

**********************

Pendant ce temps-là Simon s’était préparé et avait rejoint Slater au bar de la Société, un peu mal à l’aise et sur ses gardes. Ils avaient siroté un bourbon avant de rejoindre le self pour prendre un repas. Aucune allusion n’avait été faite, au grand soulagement de Simon.

Slater : Alors, Lucas, la prison… c’était pour quoi ?
Simon : Escroquerie avec tentative de fuite.
Slater : Vraiment ? T’as pas l’air d’un escroc.
Simon : Comme on dit chez moi, l’habit ne fait pas le moine…
Slater : Mouais… t’as escroqué qui ?
Simon : Une banque.
Slater : Ah ouais, quand même … respect. T’as récupéré combien sur ce coup ?
Simon : C’était pas pour moi, c’était une commande d’un client. Je touchais 10%.
Slater : 10% de ?

Simon fit mine de regarder autour de lui, comme s’il voulait vérifier que personne ne l’espionnait. Puis il se pencha vers Slater.

Simon : 10 millions.
Slater : La vache ! ça fait …
Simon : ouais mec … 1 million de Livres.
Slater : Put***… C’est con que tu te sois fait piquer … T’aurais eu une super retraite avec ça …
Simon : Exact, je me suis fait pincer, tout comme mon commanditaire… mais je n’ai pas dit que j’avais perdu ma part…

Les yeux de Slater étincelèrent. Il se dit que ce Lucas devait être un as de l’informatique pour avoir pu s’en tirer. Il pourrait bien lui servir … Il n’avait pas envie de rester ici indéfiniment, à faire rafle sur rafle…

Slater : Lucas, j’ai peut-être une idée qui pourrait nous sortir de ce merdier qu’est en train de monter la Société. Mais pour ça j’ai besoin de ton aide.
Simon : Mon aide ? Pour ?
Slater : Kree est une immense société riche à millions. Si on arrive à détourner ne serait-ce qu’une partie de leurs ressources… On pourrait …
Simon : Oh là … Je viens de tirer 10 ans… J’ai uniquement pris ce job pour « jouer le jeu » avec mon contrôleur judiciaire, le temps que je récupère mon argent et que je me casse.
Slater : imagine, tu pourrais doubler ton capital Lucas !

Simon était nerveux, il avait réussi à inventer une histoire, mais cela se retournait contre lui. Comment se débarrasser de Slater ? Devait-il entrer dans son plan ? Devait-il jouer le jeu ? Ne serait-ce que provisoirement ? Mais cela n’allait-il pas l’empêcher de faire ce qu’il avait à faire ?

Simon : laisse-moi le temps d’y réfléchir. Demain j’aurai accès à un ordinateur. Je regarderai si c’est faisable, sans risque et je te tiens au courant.
Slater : Super mec… c’est tout ce que je te demandais …

Simon préféra couper court à la conversation et prétexta être fatigué afin de quitter la table.

Slater : On se revoit ici, à la même heure demain soir ? Tu me diras si c’est réalisable !
Simon : Ok ! Rendez-vous à 21h.
Slater : Merci mec !

De retour dans sa chambre Simon commença à faire les cent pas. Comment allait-il se sortir de cette galère. Il espérait avoir le code afin de récupérer les informations et partir d’ici avant le rendez-vous du lendemain. Cela faisait bien 10 min qu’il tournait en rond. Il était très rare qu’il se retrouve seul. Enfin façon de parler… Lorsqu’il ne travaillait pas, ce qui était assez exceptionnel, il passait ses journées sur son ordinateur à créer ses propres programmes, à jouer à des jeux en ligne, à chatter sur un forum d’informatique… Il n’avait pas de famille, pas de petite (ou petit) ami, peu d’amis hors ses collègues. Ses « amis » étaient dispersés aux quatre coins de la planète, des geeks comme lui, des petits génies de l’informatique. Certains travaillaient pour leur gouvernement ou dans de grandes sociétés, d’autres étaient de grands hackers recherchés par de nombreuses administrations françaises, américaines et anglaises, même russes. Ensemble, ils avaient monté un réseau planétaire accessible uniquement à certains initiés et discutaient librement des dernières avancées technologiques, des moyens à mettre en place pour pirater tel ou tel site, des virus nouvellement crées même de la pluie et du beau temps.


************************

Jack remit son téléphone dans sa poche. Il avait entendu par son oreillette que Simon était parti retrouver le dénommé Slater et décida d’attendre son retour. Lorsqu’il aperçut la lumière dans la chambre, il s’empara d’une feuille et inscrivit le mot de passe dessus en ajoutant une phrase à la suite. Il l’enroula autour de la tige de sa flèche et attrapa son arc. Il le banda, visa le balcon de la chambre de Simon et lâcha la corde. Le projectile décrivit une légère courbe et vint se planter à quelques centimètres de là où s’était fichée la précédente. Le bruit de l’impact alerta Simon. Il se dirigea prudemment vers la porte fenêtre et récupéra le papier qu’il lut immédiatement : « code : ALYSON2065. Et bien joué ». Il ne put s’empêcher de sourire, les compliments de la part de Jack étaient trop rares pour qu’il n’en profite pas. Puis comme pour la première flèche, il remit le papier en place et envoya le tout le plus loin possible dans l’eau de la baie, afin que personne ne les trouve et ne découvre leur plan. Il ne restait plus qu’à attendre quelques heures, et ils auraient leurs informations et lui pourrait s’en aller de cet enfer !

Quelques instants plus tard, Jack entendit le ronflement du moteur de sa précieuse Carrera GT grise. Ianto était au volant et il en sortit sans un regard pour son supérieur.

Ianto : Tiens, je te rends les clés de ton joujou, ne t’inquiètes pas, elle n’a rien.
Jack : Ianto …
Ianto : Où en sommes-nous ?
Jack : Ianto… je suis …
Ianto : C’est pas le moment Jack… je ne sais pas si ça le sera un jour d’ailleurs, mais là, pour l’instant, on a une mission à finir.
Jack : Très bien. J’ai envoyé le mot de passe à Simon. Il ne reste plus qu’à patienter.
Ianto : Ok, je vais faire un tour, histoire de voir si tout est en ordre.
Jack : Comme tu veux…

Ianto s’éloigna nonchalamment, comme un promeneur nocturne l’aurait fait à cette heure, longeant les bâtiments annexes, contournant l’entrée du parking désertée et s’accoudant à la rambarde séparant la promenade de l’étendue sombre de la baie. Il regarda loin devant lui, bien plus loin que ses yeux ne pouvait voir. « Vais-je y arriver? ?» se dit-il. « Comment faire ? J'en ai pas le courage, ni l'envie, mais il le faut ! ».
 



Citation:
Dans un des couloirs de la société Kree, un agent s’avançait en direction des chambres. Vance l’avait envoyé chercher le nouveau. Cela ne l’enchantait guère. Il avait dû se lever 2 heures avant sa prise officielle de travail. Tout ça pour aller porter un message. Il passa à coté de la grande horloge murale. 4h20.

Il stoppa devant la chambre n° 5 et frappa à la porte. Simon qui s’était finalement endormi sursauta.

Agent : Mr Dupuis ! Mr Vance vous demande dans son bureau !

Simon se leva et s’avança pour ouvrir la porte.

Simon : mpfff… Il est quelle heure ?
Agent : 4h20.
Simon : Je croyais que je devais le rejoindre à 6h45 ?
Agent : Il y a un problème. Apparemment il veut vous voir ! Veuillez me suivre Mr Dupuis.
Simon : Ok, j’arrive.

Simon revêtit son jean et son t-shirt et suivit l’agent jusqu’à l’ascenseur. Il s’adossa à la paroi du fond et bailla à gorge déployée. Son ventre grogna lui faisant comprendre qu’il était vide. Le regard désapprobateur de son accompagnateur le dissuada de demander un arrêt au self. Au 7e étage, un bip les avertit qu’ils étaient arrivés à destination. Les portes s’ouvrirent et ils avancèrent vers la pièce où Simon avait déposé le Weevil quelques heures auparavant.

Vance : Mr Dupuis ! Désolé de vous avoir sorti du lit de si bonne heure mais nous avons un souci !
Simon : Bonjour Mr Vance. Dites-moi… Je pourrais peut-être faire quelque chose…
Vance : je l’espère mon ami, je l’espère !

Ils avancèrent tous les deux vers une seconde salle dans laquelle des ordinateurs faisaient un bruit du tonnerre. Une dizaine d’écrans, autant de tours et une douzaine de serveurs remplissaient la salle. Simon était émerveillé. La technologie la plus high-tech était devant lui. Les derniers modèles des serveurs CORTEX10 utilisés dans la gestion des intelligences artificielles les plus poussées. Il n’en avait vu que par écran interposé ou sur le papier glacé des magazines spécialisés. C’était le paradis des geeks.

Vance : Voilà notre problème. Nous avons développé une puce capable de commander au cerveau afin de permettre à des gens ayant perdu l’usage d’une partie de leur corps, jambes, bras, tronc, voire yeux, bouches, oreilles, de récupérer leur capacité à 90%.
Simon : C’est merveilleux !
Vance : Oui. Le problème c’est que lors de nos derniers tests…
Simon : Tests ? Vous en êtes déjà à l’étape des tests ? Mais comment ?
Vance : Nous Travaillons dessus depuis plus de 10 ans Mr Dupuis.
Simon : 10 ans …
Vance : Le problème est donc que le contact s’auto déconnecte au bout de quelques heures. Nous ne savons pas pourquoi. Tout se passe bien et d’un seul coup, plus rien ne répond. Ils redeviennent comme avant.
Simon : Ils ?
Vance : Oui nous avons une centaine de « patients » sur lesquels nous faisons nos tests.

Simon donnait le change, en s’étonnant avec intérêt de ce que Vance lui racontait. Cependant il n’était pas dupe. Il savait parfaitement à qui ces puces étaient destinées. Aux Weevils. C’était donc pour ça qu’ils en avaient besoin. Mais pour quoi faire ? Etaient-ils de simples cobayes avant que cette technologie ne parvienne aux humains ou cette technologie allait-elle servir de plus noirs desseins dont les Weevils en seraient les pions ?

Vance : Cette puce peut être télécommandée par le sujet lui même ou par une tierce personne. Elle transmet les ordres par la pensée, les transformant en langage mathématique que la puce adapte et envoie aux différents organes, muscles ou autres qui en sont les destinataires. Si le sujet pense « marche », moins d’une seconde plus tard, il se déplacera.
Simon : Whouah !
Vance : Oui c’est le mot. Cependant le fait que les effets soient si courts dans le temps nous retarde dans sa mise en place. Selon nos informaticiens, tout est en ordre dans les équations et formules qui composent le programme. J’aimerai que vous y jetiez un œil, avec votre regard neuf, vous arriverez peut-être à trouver ce qui bloque le programme.
Simon : Je peux essayer… Avez vous la procédure ?
Vance : Keenan ! Apportez la procédure Alpha 5 à Mr Dupuis.

L’employé s’exécuta et revint 2 minutes plus tard avec un pavé de 560 pages.

Simon : Je vais y passer des jours !
Vance : Vous avez 24 heures.
Simon : Mais … c’est impossible !
Vance : 24 heures… pas une de plus …
Simon : Et sinon ?
Vance : ça me ferait de la peine d’avoir à me débarrasser de vous Lucas !
Simon : *Glasp*…
Vance : Je serais vous, je me mettrai tout de suite au travail. Keenan restera avec vous si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Le Directeur sortit accompagné de l’agent. Simon resta seul avec le dénommé Keenan. Il ouvrit le classeur à la première page et commença à étudier la procédure.

***************************

Jack avait tout entendu grâce à son oreillette. Il n’aimait pas ça mais pour l’instant il ne pouvait pas faire grand chose. Il fallait attendre pour voir comment cela allait se dérouler. Il fallait juste que Simon ait accès à un ordinateur et qu’il soit seul. Facile à dire… plus compliqué à se réaliser…

Il frissonna. L’air frais de Cardiff à 5 heures du matin transperçait le long manteau de Jack. Il jeta un coup d’œil vers les quais, là où Ianto s’était enfui après être revenu. Il ferma les yeux et se perdit un moment dans ses pensées. Il retourna des dizaines d’années en arrière. Devant lui, il voyait Ianto, jeune, élégant dans son costume. Il tenait une tasse de café fumante dans les mains et s’avançait vers lui, le sourire aux lèvres. Il arrivait à sentir la douce mais également puissante odeur du café. Il avança les mains pour prendre la tasse mais celle-ci se fracassa sur le sol, aux pieds des deux hommes. Jack avait le regard baissé vers les débris et la flaque brunâtre. Lorsqu’il releva les yeux, Ianto le regardait furieux. Il allait s’excuser, mais Ianto ne lui en laissa pas le temps. Il se retourna et sortit du Hub, sans un regard à son supérieur et amant.

Jack ouvrit les yeux, une boule au ventre. Il n’aimait pas les « rêves » qu’il faisait dernièrement. Etait-ce dû à l’attitude étrange de Ianto ? Il était distant, froid, peu enclin aux jeux que Jack adorait mettre en place le soir dès que l’équipe était partie. Ce n’était plus le Ianto qu’il avait connu, ce n’était plus celui qu’il avait épousé. Quelque chose s’était brisé en lui.. mais quoi ? Et surtout comment le réparer ?

Il cligna des paupières pour évacuer l’humidité qui s’était emmagasinée sur ses yeux et se dirigea vers l’arrière du bâtiment. Ce n’était peut-être pas le lieu ni le moment pour ça … mais Jack voulait une explication, il en avait besoin.

Il le trouva assis sur un banc, le visage tourné vers le large, immobile, silencieux. Il ne bougea même pas lorsque le capitaine s’assit à ses cotés. Jack regardait son profil imperturbable, s’il n’avait pas vu sa poitrine se soulever régulièrement, il aurait pu croire que c’était une statue. Il leva la main vers son visage mais s’arrêta à quelques centimètres, la laissant retomber sur ses cuisses.

Jack : Ianto ?

Il ne répondit pas. Ne bougea pas. Ne réagit pas.

Jack : S’il te plait … Parle-moi !

Toujours aucune réponse.

Jack : Explique-moi … je suis perdu… je ne comprend pas …

Très lentement, Ianto tourna la tête vers son compagnon de longue date. Ses yeux vinrent rencontrer ceux de Jack, ils étaient vides, sans expression, ce qui terrorisa le capitaine qui sentit les siens redevenir humides.

Ianto : C’est fini Jack …
Jack : Comment ça fini ?
Ianto : Je reste avec vous pour finir cette mission. Ensuite je partirai.
Jack : Tu veux quitter Cardiff ? Bien, nous partirons. Il me faudra quelques jours pour transférer le commandement à Unit mais après…
Ianto : Non, Jack, tu ne comprends pas … Je partirai seul … Sans toi.
Jack : Pardon ?
Ianto : J’ai besoin d’air ! J’étouffe !
Jack : Mais … je …
Ianto : JE, JE, JE … Toujours JE !
Jack : Tu … reviendras ?
Ianto : Je n’en sais rien pour l’instant…
Jack : Pourrais-je te faire changer d’avis ?
Ianto : NON.
Jack : Si tu veux partir je ne te retiendrai pas … Tu es libre, tu l’as toujours été. Tu seras également toujours le bienvenu si tu souhaites revenir. Je serai là. Je ne bougerai pas.

Ianto se leva. Il leva sa main gauche et regarda son alliance. Il la caressa longuement et la fit glisser de son doigt. Il se retourna vers Jack et la lui tendit.

Ianto : Ne te fais pas trop d’illusion Jack. Ne perd pas ton temps à m’attendre. Je … je suis désolé.

Il fit tomber la bague dans le creux de la main de son partenaire et s’éloigna

*****************************

David faisait des allers-retours entre la salle où était allongée Eirwen et les différents services. Sa notoriété au sein de l’établissement était telle que rien ne lui était refusé. Il s’occupait personnellement de son amie, l’amenant aux différents appareils, radio, scanner, IRM etc… Il étudiait les résultats dès qu’ils arrivaient.

Mis à part son arrêt cardiaque, Eiry n’avait que des blessures « légères » qui guériraient avec un peu de temps et beaucoup de repos. Elle s’en sortait avec beaucoup de chance, elle aurait dû y rester. David passa sa main sur le front de son amie et déplaça une mèche bouclée qui lui barrait le front. Il se pencha et y déposa un tendre baiser.

Eirwen : mmmm…
David : Salut ma belle !
Eirwen : David ?
David : Oui… doucement ..
Eirwen : Où suis-je ?
David : à l’hôpital.
Eirwen : à l’hôpital ?
David : Tu te souviens ? On a eu un accident.
Eirwen : Vaguement … Je me souviens d’un petit garçon qui traversait la route, de Ianto en colère … IANTO ?!? Comment va-t-il ?
David : Ne t’inquiète pas … Toujours aussi indestructible !
Eirwen : Le mot de passe ?
David : Transmis !
Eirwen : Simon ?
David : Je ne sais pas. Jack, ne m’a rien dit .

Eirwen tenta de se lever, mais dû y renoncer tellement sa tête tournait. Etait-ce elle ou la pièce qui tournait ? David la força à se rallonger et lui dit qu’elle allait avoir besoin de repos, de beaucoup de repos. Malgré les protestations, il resta inflexible, et Eirwen capitula malgré son envie d’aider ses coéquipiers qui étaient sur le terrain.

Eirwen : Combien de temps ?
David : De ?
Eirwen : De repos ? Combien de temps ?
David : Idéalement ? 3 mois …
Eirwen : Et non idéalement ?
David : Au minimum 1 mois Eiry … Je suis sérieux !
Eirwen : Ok… Doc … Au moins je pourrai rattraper mon retard de lecture et de séries télé.
David : Je préviens Jack… Reste là, je reviens.

*****************************

Jack resta un moment seul, la main toujours ouverte, le regard hagard. A son tour il était immobile. A son tour, il contemplait le large, sans rien dire. Seules des larmes coulaient sur son visage et venaient s’écraser sur le tissu de son manteau. Ce fut la sonnerie de son téléphone qui le tira de ses pensées.

Jack : Allo ?
David : Jack c’est David … Eiry s’est réveillée et j’ai de bonnes nouvelles. Aucun signe alarmant … Elle va s’en tirer sans séquelle !
Jack : Parfait David.
David : Jack ? ça va ?
Jack : Oui oui …
David : T’es sûr ? T’as une drôle de voix !
Jack : C’est rien … On se retrouve bientôt.
David : Ok …

Jack ralluma son oreillette et se dirigea vers le parking qu’il avait quitté quelques temps auparavant. Ianto n’y était pas. Il devait être parti de l’autre coté du bâtiment. Il lui avait promis de terminer la mission avec lui, et Jack savait qu’il tiendrait sa promesse. Il ouvrit le poing et regarda une nouvelle fois l’anneau brillant qui s’y trouvait avant de le ranger dans sa poche intérieure.

Jack : Je t’attendrai Ianto, peu importe le temps que tu mettras pour me revenir, je serai là à t’attendre, j’ai le temps, j’ai l’éternité devant moi.


La suite dans le 4x08 : Weevil's War 2/2 ...



Citation:
Après la discussion qu’il venait d’avoir avec Jack, Ianto se sentait nauséeux. Il s’était retiré du coté est de l’immeuble et tentait de retrouver son calme en s’efforçant de respirer lentement. Mais il dut rapidement se pencher par-dessus les rambardes pour expulser le liquide acide qui lui brûlait les entrailles. Acide, sa bile l’était assurément, aussi acide que les mots qu’il avait lâchés au visage de son époux, aussi acide que sa trahison. Malgré le fait qu’il se soit débarrassé de l’ensemble du peu d’aliments qu’il avait dans l’estomac, ses hauts le cœur ne le quittaient pas et lui infligeaient des douleurs aiguës dans sa gorge et son œsophage.

Il lui fallut dix bonnes minutes pour retrouver le contrôle de lui-même. Il s’essuya la bouche d’un revers de manche et sécha ses larmes de douleur puis fixa l’horizon. Il se détestait pour ce qu’il venait de faire mais il n’avait pas eu le choix lorsque le moment propice s’était imposé. Il décrocha son téléphone et composa un numéro. Au bout de la troisième sonnerie, une voix s’éleva dans l’écouteur.

Voix : Mr Jones. Nous attendions de vos nouvelles. Quelle est votre réponse ?
Ianto : J’accepte.
Voix : Nous vous contacterons pour vous donner le point de rendez-vous Mr Jones. Il va sans dire que la discrétion est de rigueur. Avez-vous fait ce que vous deviez faire ?
Ianto : Oui…
Voix : Bien, très bien Mr Jones.

********************************

Une semaine plus tôt.

Voix : Mr Jones ? Ianto Jones ?

Ianto se retourna. Il sortait juste du Starbuck Coffe, les bras chargés de muffins pour l’équipe. Devant lui, deux hommes vêtus de costumes noirs lui barraient le chemin.

Ianto : Que voulez-vous ?
Homme 1 : Quelqu’un voudrait vous parler.
Ianto : Qui ?
Homme 2 : Nous ne pouvons pas vous le dire.
Ianto : Et vous comptez que je vous suive, comme ça ? Sans explications ? Vous rêvez messieurs !
Homme 2 : Ceci est la façon civilisée qui nous a été conseillée, mais on peut s’y prendre autrement.

Le premier homme fit signe à une limousine noire de s’avancer à leur hauteur. Lorsqu’elle s’arrêta, il ouvrit la portière et dégaina son arme.

Homme 1 : Votre puce ?
Ianto : Ma Puce ?
Homme 1 : Nous savons que vous avez une puce implantée. Où est-elle ?

Ianto sentit le canon d’une seconde arme contre son dos. A deux contre un, il avait une chance, infime soit-elle. Il esquissa un mouvement mais se retrouva plaqué au sol, l’arme devant le visage.

Homme 1 : Où est-elle !
Ianto : Epaule droite.
Homme 2 : Vous voyez, ce n’était pas si difficile. Relevez vous !

Il se releva, épousseta son costume et fusilla du regard le gorille devant lui. Le second plaça sur son épaule un appareil et envoya une décharge qui désactiva la puce de localisation.

Homme 1 : Montez !

Ianto s’exécuta à contrecœur. Il s’assit à l’arrière de la limousine, un des deux hommes prit place près de lui, le second à coté du chauffeur. Il posa le regard sur la troisième personne assise en face, dans la pénombre. Il n’arrivait pas à distinguer qui elle pouvait être. La voiture démarra et une voix de femme, jeune, familière, sans pour autant qu’il puisse mettre un nom dessus, arriva aux oreilles de Ianto.

Voix : Monsieur Jones, j’ai… Non, pardon, le pays a besoin de vous.
Ianto : Le Pays ?
Voix : Vous êtes le seul à pouvoir nous aider.
Ianto : Nous ?
Voix : Le peuple britannique Monsieur Jones.
Ianto : Mais pourquoi moi ?
Voix : Parce que la seule autre personne qui pourrait nous aider est également le premier suspect et je ne peux rien faire pour le protéger. Dans une semaine, il sera arrêté.
Ianto : Et qui est-ce ?
Voix : Jack Harkness.
Ianto : Jack ? Mais c’est impossible ! De quoi l’accuse t-on ?
Homme : De régicide.
Ianto : QUOI ?
Voix : Je sais parfaitement qu’il n’est pas derrière ces menaces. Je lui ai donné ma confiance et il n’a jamais failli, bien que ses manières ne soient pas toujours conventionnelles, vous ne me contredirez pas là-dessus Mr Jones. Je ne suis pas comme mes prédécesseurs, je sais que le travail de Torchwood est des plus importants, non pas pour traquer le Docteur, mais pour protéger l’humanité. J’aimerais que les autres branches de Torchwood soient comme la vôtre … malheureusement mon Etat-Major n’a pas accepté que je prenne cette décision. Les vieilles peurs et habitudes ont la peau dure.
Ianto : Excusez-moi .. Je suis perdu … QUI êtes-vous !

Son interlocutrice se pencha en avant vers la lumière. Elle avait la trentaine, portait des vêtements ne correspondant pas à son âge ainsi qu’un simple diadème dans ses cheveux blonds.

Voix : Quand je pense que vous avez le triple, voir quadruple de mon âge et pourtant vous paraissez plus jeune que moi. Me direz-vous votre secret ?
Ianto : … Ma ... Ma…

Ianto avala sa salive, respira profondément et inclina respectueusement la tête.

Ianto : Majesté !

Voix : Appelez-moi Victoria ou même mieux, Vicky. Je ne me suis pas encore fait à ce cérémonial pompeux qui entoure ma fonction.
Homme 1 : Madame !
Victoria : Alfred, laissez, je ne suis pas mon frère et je ne le serai jamais ! Je n’étais pas faite pour gouverner ce pays… Pourtant j’y suis obligée. Alors laissez-moi faire comme je l’entends. Vous n’étiez pas aussi protecteur à Torchwood Londres !
Alfred : Pardonnez- moi, Majesté. Nous sommes arrivés.

L’homme sortit du véhicule et s’assura que les alentours étaient sûrs. Le second homme le rejoignit et il se pencha vers les deux derniers occupants.

Homme 2 : Vous pouvez sortir Majesté, Mr Jones.

Comme le voulait le cérémonial, Ianto sortit le premier, suivit par la jeune femme. Ils étaient dans un parking et se dirigèrent vers les ascenseurs. Un bip résonna lorsqu’ils arrivèrent à l’étage souhaité.

Victoria : Laissez-nous seuls !
Alfred : Madame, c’est …
Victoria : Seuls j’ai dit !

Les deux gardes du corps restèrent à l’intérieur tandis que Ianto suivait la Reine Victoria III dans de somptueux appartements, sûrement une suite royale…

Ianto : Où sommes nous ?
Victoria : Au Mercury. Dernier étage. Veuillez m’attendre un moment.

Ianto s’assit sur un des fauteuils, mal à l’aise de se retrouver seul à seul avec le monarque britannique, bafouant ainsi le protocole millénaire. Bien que Gallois et ouvertement anti-anglais, il n’en était pas moins un sujet de sa majesté et respectueux des traditions…

La porte par laquelle Victoria s’était évaporée s’ouvrit et elle réapparut vêtue d’un jean et d’un pull, les cheveux libérés du diadème retombant sur ses épaules. Il esquissa un geste pour se lever mais elle lui fit comprendre qu’il n’avait pas à le faire.

Victoria : Alors Ianto, je peux vous appelez Ianto, ou avez-vous gardé le prénom de Will ?
Ianto : … Heu non, Ianto c’est bon… mais …
Victoria : Oui, je sais beaucoup de choses Ianto, sur vous, sur le Capitaine Harkness, sur votre équipe… Et cela grâce à vous.
Ianto : à Moi ?
Victoria : Je n’ai jamais lu de rapports aussi détaillés et complets que les vôtres. Un vrai plaisir.
Ianto : Mes rapports ?
Victoria ; Evidement. Je les lis tous, les vôtres entièrement, les autres, on m’en fait un résumé. Enfin, on m’en faisait …
Ianto : Faisait ?
Victoria : Avant la mort d’Edouard, j’étais la responsable de Torchwood. C’est à moi que le Capitaine Harkness envoyait ses rapports hebdomadaires, enfin je devrais dire VOS rapports.
Ianto : Vous…
Victoria : Oui, c’est la tâche assignée au second dans l’ordre de succession au trône depuis 3 générations. Aujourd’hui, c’est mon jeune frère qui est à la tête de l’organisation et il est … comment dire … borné et influencé par de mauvaises personnes. C’est lui qui a donné l’ordre d’emprisonner votre supérieur. La seule solution que j’ai trouvée c’est de venir moi-même et de vous rencontrer.
Ianto : Qu’attendez-vous de moi au juste, Majesté ?
Victoria : Victoria !
Ianto : Victoria…
Victoria : J’ai un plan, mais je pense que vous ne l’aimerez pas !
Ianto : Dites toujours !
Victoria : Venez travailler à Torchwood Londres ! Coupez les liens qui vous unissent à la branche de Cardiff, à cette équipe et aidez-moi à trouver le traître qui veut ma mort.
Ianto : …
Victoria : Qu’en dites vous ?
Ianto : Maj … Victoria … Si vous avez lu mes rapports vous savez quels liens j’ai avec Jack Harkness. Le quitter ne sera pas chose facile et de vous à moi, je ne m’en sens ni le courage ni la force et surtout pas l’envie, même si c’est pour donner le change. Par contre si nous le mettons au courant …
Victoria : Impossible. Il est impliqué dans l’affaire ! Et de plus, il faut que votre « rupture » ait l’air authentique. Vous êtes surveillés 24h/24. S’ils n’assistent pas à une « vraie » réaction de la part de Jack Harkness, ils auront des soupçons et vous ne serez pas libre de vos mouvements à Londres. Il est important que personne d’autre que vous ne soyez au courant Ianto. Vous me comprenez ?
Ianto : Oui…
Victoria : Je sais que je vous demande un gros sacrifice.
Ianto : Vous ne savez pas à quel point…
Victoria : Allez-vous m’aider ?
Ianto : Ais-je vraiment le choix ?
Victoria : Ianto …

Elle posa sa main sur son avant-bras. Il releva ses yeux humides vers ceux de sa Reine.

Victoria : Arrivera un moment où vous pourrez tout lui dire. Je vous le promets. Mais seulement lorsqu’il aura été mis hors de cause… Vous l’aimez tellement, cet homme ça se voit dans vos yeux.
Ianto : Il est tout ce qui me reste de mon ancienne vie, il est tout pour moi… c’est lui et juste lui. J’espère simplement que quand il saura, ce ne sera pas trop tard pour nous.
Victoria : Je vous envie Ianto … Et c’est la mort dans l’âme que je vous le demande … Rompez avec lui, avant la fin de la semaine.

*********************

Demain soir. Dans environ 24 heures, les troupes de Torchwood Londres investiront le Hub et captureront Jack. Ianto savait qu’il ne se laisserait pas faire et qu’encore une fois il mourrait. Mais cette fois ci, lui ne serait pas là pour l’accompagner à son réveil.

Ianto quitta son poste d’observation et retourna vers le parking, une boule dans le ventre, à la rencontre de celui qui n’était plus maintenant que son supérieur. Il espérait sincèrement que cette mission se terminerait rapidement, il ne voulait pas manquer à sa parole et surtout abandonner Simon.

Lorsqu’il s’approcha de la Porsche, il vit Jack posé contre une des ailes, les bras croisés, le regard noir. Il avait repris une contenance, celle du boss de l’équipe, inflexible, imperturbable.

Ianto : Des nouvelles ?
Jack : Eiry est tirée d’affaire !
Ianto : Bien.
Jack : David est resté avec elle.
Ianto : Bien.
Jack : Et Simon …
Ianto : Quoi Simon ?
Jack : Simon est un peu coincé pour l’instant. On l’a assigné à la vérification du programme et il est sous surveillance… Il ne peut avoir accès au réseau pour le moment.
Ianto : Merde… Il va pouvoir le faire ?
Jack : Comment veux-tu que je le sache ?

Ianto ne répondit rien et s’adossa aussi à la portière de la voiture. Son épaule frôla celle de Jack qui, comme électrisé par ce contact, s’éloigna de quelques centimètres.

Dans leurs oreillettes seul le bruit de pages qu’on tournait se faisait entendre depuis plus de 15 minutes.

********************

Simon : Vous savez, si j’avais accès au réseau, cela irait beaucoup plus vite. Je créerais un programme qui serait capable de trouver l’erreur en quelques minutes.
Keenan : Je n’ai pas l’autorisation de vous laisser entrer dans le réseau.
Simon : ça va me prendre des jours !
Keenan : Vous n’avez que 24 heures Mr Dupuis.
Simon : C’est IMPOSSIBLE !

Il referma bruyamment le classeur et le posa sur la table faisant de ce fait revenir Vance.

Vance : Mr Dupuis, que se passe t-il ?
Simon : Ce que vous me demandez est impossible ! Même le plus talentueux informaticien n’y arriverait pas sans se servir d’algorithmes particuliers. Et pour ça je dois avoir accès au réseau sur lequel est implanté le programme.
Vance : Impossible… Ce réseau est totalement sécurisé. Seules deux personnes y ont accès.
Simon : Alors votre technologie tombe à l’eau et vous pouvez vous débarrasser de moi tout de suite car je n’y arriverai pas en 24 heures.

***************

Jack : Mais qu’est-ce qu’il fait !

Il allait s’élancer tête baissée vers le bâtiment afin de faire sortir son employé manu militari, mais Ianto le retint par le bras.

Ianto : Jack attend !

Il se dégagea comme si cette main qui le tenait le dégoûtait et le fixa.

Ianto : Ils ont besoin de lui, ils ne vont pas le tuer ! Simon sait ce qu’il fait ! Ils vont lui donner l’accès !
Jack : J’espère que tu as raison ! Car si Simon meurt, tu le suis illico presto, quel que soit le nombre de fois auquel je devrai m’y reprendre !

Il se retourna vers l’immeuble et tous deux levèrent les yeux vers les baies vitrées du 7e étage.

***************

Vance était furieux. Il faisait les cent pas dans le peu de place qu’il avait. Il sortit son téléphone.

Vance : Monsieur le Directeur ? … Oui, nous avons un soucis… Oui pour le délai… Il dit avoir besoin d’un accès au réseau pour accélérer la vérification… Non, impossible en 24 heures…. Oui… Très bien … D’accord …

Il raccrocha, s’avança vers un des écrans et l’alluma. Il entra son mot de passe et se recula.

Vance : Voici Mr Dupuis. Vous avez accès au programme et seulement au programme. Suis-je bien clair ?
Simon : Tout à fait !
Vance : J’espère pour vous que vous dites vrai et que vous savez ce que vous faîtes.

Sur ce, il quitta une nouvelle fois la pièce laissant de nouveau Simon seul avec Keenan.

*****************

Ianto : Je te l’avais dit !

Il regretta aussitôt sa phrase. Jack le toisa du regard, d’un regard assassin. Il venait de « perdre » son amant et avait failli perdre un de ses employés. Il n’était pas en état de prendre des paris insensés aujourd’hui.



Citation:
Simon tapait nerveusement sur le clavier, entant lignes de codes après lignes de codes, créant de toutes pièces un algorithme capable de vérifier le programme de la société Kree. Il n’avait pas le choix pour l’instant, Keenan étant derrière lui à le surveiller. Mais dès qu’il en aurait la possibilité, il s’immiscerait dans le réseau et se mettrait à la recherche d’informations sur ce qu’était réellement capable de faire cette puce si révolutionnaire. Il n’avait aucun doute sur le but des rafles de Weevils, seule interrogation restante : servaient-ils de cobayes pour les tests ou allaient-ils servir à autre chose ? Il se souvenait encore de l’attitude étrange que ces aliens avaient eue peu de temps auparavant, comme s’ils étaient un groupe solidaire.

Il travaillait le plus lentement possible mais pas assez à son goût. Malheureusement, ralentir le rythme était hors de question, il tapait presque à deux à l’heure et s’il diminuait encore, il mettrait la puce à l’oreille de son « gardien ». Encore trois lignes, plus que trois lignes et il aurait terminé… Il appuya sur la touche « enter » du clavier et une barre de progression apparut à l’écran. En dessus, une durée qui laissa un peu d’espoir à Simon : 03:23:17

Keenan : T’as fini ?
Simon : Yep ! Mission accomplie ! y’a plus qu’à attendre.
Keenan : J’appelle Vance !

Il sortit pour s’emparer du combiné de l’interphone, laissant Simon seul durant quelques minutes, ce qui lui permis de pirater le réseau. Il saisit cette chance et retourna dans le DOS pour y inscrire les lignes de code d’un « ver-espion » indétectable. Une fois cette manipulation effectuée, il rouvrit la fenêtre du programme de vérification, comme si de rien était, puis le plus discrètement possible il s’adressa à l’équipe.

Simon : C’est bon ! Le ver est en place ! On a 3 heures avant la fin de la vérification.


***********************


Toujours silencieux, Jack et Ianto écoutaient la conversation entre Simon et Vance qui venait d’arriver.

Vance : Mr Dupuis, je vous félicite ! Vous aviez raison ! Mr le Directeur va être ravi ! Dans 5 heures nous pourront démarrer notre projet !
Simon : Quel projet ?
Vance : Je ne sais pas si je peux vous le dire … de toute façon…
Simon : De toute façon quoi ?
Vance : Vous venez de nous permettre de créer la plus puissante et obéissante armée du monde ! Ces puces vont nous permettre de contrôler ces créatures pour en faire de parfaits petits soldats !
Simon : Mon Dieu ! Vous allez les lâcher dans Cardiff !
Voix : Pas seulement dans Cardiff ! Nous les clonons depuis plus d’un an maintenant. Notre Armée se compose de plus de 200 000 Unités réparties dans les plus grandes villes du globe ! Il ne reste plus qu’à envoyer à chaque centre le code d’activation que le programme de vérification est en train de calculer.
Vance : Mr Le Directeur…
Le Directeur : Mr Vance, vous avez fait une travail remarquable ! Je vous félicite ! Il est temps de se débarrasser des pions gênants… en commençant par Monsieur ici présent !
Vance : à vos ordres ! Messieurs ! Emmenez-le au niveau –3 !
Simon : Niveau –3 ? Qu’est-ce qu’il y a au niveau –3 ?
Le Directeur : Le centre de détention de nos unités les plus récalcitrantes. Je crois savoir qu’elles manquent d’exercice !


Jack regarda Ianto, la peur se lisait dans son regard. Simon allait être donné en pâture aux Weevils qui n’en feraient qu’une bouchée s’ils n’intervenaient pas immédiatement. Laissant leur différent de coté, ils s’élancèrent vers l’entrée du bâtiment, armes à la main. Le vigile n’eut pas le temps de réagir à cette intrusion qu’un uppercut vint le toucher en plein visage, l’assommant sur le coup. Après un rapide coup d’œil autour d’eux pour s’assurer que la voie était libre, ils s’engouffrèrent dans l’ascenseur. Mais au moment où Ianto allait appuyer sur le bouton de l’étage souterrain désiré, ils s’aperçurent qu’il n’existait pas.

Jack : Les escaliers !

Ils ressortirent et descendirent quatre à quatre les escaliers, priant pour arriver à temps pour sauver Simon. Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte marquée « niveau –3 », Ianto se positionna sur le coté tandis que Jack prenait place en face, les bras tendus, prêt à faire feu. Il donna un grand coup de pied dans la poignée et s’engouffra suivi de Ianto.

Personne… Juste un couloir sombre, vide et silencieux. Ils prirent à gauche et remontèrent le long corridor. Toujours rien… Puis soudain un hurlement retentit. Ils s’élancèrent vers le lieu d’origine, prenant couloirs après couloir. Ce labyrinthe devait s’étendre bien au delà des fondations de l’immeuble, sous la baie. L’humidité présente ne laissait aucun doute là-dessus.

Un nouveau cri résonna, plus fort, donc plus près d’eux. Ils continuèrent encore plusieurs mètres avant de tomber sur une porte close. De nouveau ils prirent place autour d’elle et de nouveau Jack utilisa la « méthode bourrin » pour l’ouvrir. Ianto ne dit rien, il savait pertinemment que cette situation ne se prêtait pas à « on se la joue discret » : Simon était en danger.

Une fois la porte défoncée et les deux hommes entrés, ils s’immobilisèrent. Ils étaient dans une pièce vide, Simon était devant eux attaché à une espèce de poteau reliant le sol au plafond. Il semblait avoir été tabassé. Ils s’approchèrent de lui, doucement, vérifiant leurs arrières.

Jack : Simon ! Tu vas bien ?

Il lui ôta le bâillon qu’il avait sur la bouche.

Simon : C’est un piège Jack ! Partez !
Voix : Trop tard !

Au même moment, des spots éclairèrent la pièce, aveuglant les trois hommes et la porte fut condamnée par un rideau de fer, les emprisonnant dans cet espace clos.

Voix (Dans un haut-parleur) : Capitaine Jack Harkness ! Pourquoi ne suis-je pas surpris de vous voir ici ?
Jack : Qui êtes-vous et comment me connaissez-vous ?
Voix : Je suis le Directeur de cette Société. Mais voyons Capitaine… Vous me faites de la peine ! Réfléchissez … 1978 …
Ianto : Jack ?
Jack : Impossible ! Vous avez été condamné à perpétuité et enfermé dans les prisons de UNIT ! il y a …
Le Directeur : 115 ans oui ! Ce fut une longue attente… croyez-moi !
Jack : Vous … êtes un alien ?
Le Directeur : Bien évidemment, sinon il y a belle lurette que je serais mort et enterré. Et ces autres aliens que vous appelez Weevils, ils seront les pions de mon jeu d’échec mondial et avec eux je ferai échec et mat aux grandes puissances.
Ianto : Qui est-ce Jack ?
Jack : J’aurais dû m’en souvenir… déjà à l’époque il avait essayé d’apprivoiser les Weevils ! Il se faisait appeler Zodac ! Comment avez-vous pu vous échapper !
Zodac : Le destin ! Ou la chance, appelez ça comme vous voulez. Une panne d’électricité providentielle et un peu d’ingéniosité et me voilà de nouveau libre et puissant !
Jack : Je ne vous laisserai pas faire !
Zodac : Et comment comptez-vous m’arrêter Capitaine !
Jack : Je ne peux pas mourir Zodac !
Zodac : c’est fâcheux … mais cela explique votre présence à cette époque vous aussi. Si je ne peux vous tuer, je peux vous rendre fou ? Combien de temps pensez-vous rester lucide avec les cadavres de vos amis près de vous, sans nourriture, sans eau, sans avenir ni espoir ? Combien de temps avant de sombrer dans la folie ?

Un bruit métallique se fit entendre. Une trappe venait de s’ouvrir dans le sol de la pièce et comme il était de coutume dans les cirques antiques, le fauve fit son entrée, toutes dents dehors, la bave aux lèvres, les yeux exorbités et grognant à plein poumons.

Jack : Ianto ! détache Simon et restez derrière moi !
Ianto : Et ensuite ?

Jack dégaina son arme et tira deux coup de feu dans la tête du Weevil qui s’effondra mort.

Zodac : Combien de balles Capitaine ? 8 ? 12 ? une vingtaine avec celle de votre acolyte ? J’ai des centaines de ces bêtes qui attendent de l’autre coté de ce mur !

Et comme pour valider ses dires, un nouveau Weevil sortit de la trappe. Jack tira trois nouvelles balles et comme le premier, il s’effondra.

Ianto : Il a raison Jack ! On va pas tenir longtemps ! Qu’est-ce qu’on va faire une fois à court de munitions ?

Deux corps gisaient sur le sol de la pièce, l’un près de l’autre. Il n’y avait plus de bruit, pour le moment tout était calme. Un « clic » retentit suivit d’une douzaine de « bing ». Jack venait de décharger son barillet et replaçait les munitions vides par de nouvelles. Les six dernières. Restait encore l’arme de Ianto, puis…

Il avait à peine fini de réenclencher son arme qu’il sentit quelque chose lui frôler le visage et un sifflement résonna dans ses oreilles. Il se retourna incrédule vers Ianto qui tenait son arme devant lui, le regard volontaire et rageur. Il regarda alors derrière lui et vit un troisième weevil affalé à coté des deux autres.

Ianto : On est quittes désormais !
Jack : Quittes ?
Ianto : Pour le « Poisson lune »
Jack : Quelle mémoire !
Simon : Dites, ça vous dirait qu’on essaye de sortir d’ici ?
Jack : Il me reste 6 balles, tu dois en avoir 10…
Ianto : 9 !
Jack : Oui 9 … on doit prendre les devants sinon on y arrivera pas !
Ianto : C’est à dire ?
Jack : Cette trappe doit bien arriver quelque part !
Ianto : C’est du suicide Jack ! On n’y arrivera jamais ! Et Simon peut à peine marcher !
Jack : Tu as une autre idée ? Moi je préfère y aller plutôt que de rester ici et attendre la mort !
Simon : Parlez pour vous ! Il me semble qu’il n’y a que moi de mortel ici ! Mais je suis de l’avis de Jack ! Je n’attendrai pas gentiment de me faire déchiqueter ! On y va !

Ils s’avancèrent alors vers la trappe grande ouverte. Jack tenait son pistolet droit devant lui, la main gauche soutenant la droite pour avoir une meilleure précision, leurs balles étaient comptées. Il était près à faire feu à tout moment. Ianto le suivait, soutenant Simon du mieux qu’il pouvait de son bras gauche, tenant son arme dans la main droite.

Jack se baissa pour examiner le trou sombre et béant. Voyant qu’il n’y avait rien il amorça sa descente lentement, examinant tous les recoins. Il était pratiquement arrivé en bas lorsqu’un de ses pieds fut arraché du sol. Il chuta sur les angles des marches et entendit des craquements sinistres dans son dos. A tâtons, il essaya de récupérer son arme qu’il avait lâché, mais il ne la retrouva pas. Sa jambe fut de nouveau tirée et malgré les coups de pieds que le capitaine assénait à son agresseur, il se sentait glisser et ne pouvait s’accrocher à rien.

Jack : Saloperie ! tu vas me lâcher !
Ianto : Jack ?
Jack : Ianto ! Tire ! mais tire bon sang !
Ianto : Je distingue rien ! je risque de te toucher !
Jack : Tire dans le tas !!!!
Ianto : Mais…
Jack : Mais quoi ? t’as peur de me tuer ??? TIRE !

Ianto leva son arme et tira deux coups dans la masse sombre. Deux hurlements distincts se firent entendre ; un grondement sourd suivit d’un bruit de chute et un gémissement retenu que Ianto reconnu de suite. Il avait touché Jack. Il se rua au bas des escaliers et tâtonna devant lui pour essayer de rejoindre le Capitaine, Simon sur ses talons.

Ianto : Jack ?!?

Ianto attendait une réponse mais seul le silence lui arrivait.

Ianto : JACK ???
Jack : Arghh, oui .. mpff… laisse-moi deux minutes ..
Ianto : Je t’ai touché ?
Jack : Oui , mais ce n’est pas grave …
Ianto : où es-tu ?

Tout à coup la lumière s’alluma. Ianto plissa des yeux pour s’habituer et distingua les deux corps devant lui. Le Weevil gisait à terre, un trou dans la tête… et Jack était à quatre pattes essayant de reprendre son souffle.

Ianto : Tu devrais t’asseoir Jack, t’as pas l’air bien…
Jack : Je préfère pas …
Ianto : Oh …
Jack : Oui oh …
Ianto : Désolé…
Jack : C’est juste l’affaire de quelques minutes…
Ianto : Faudrait peut-être enlever la balle non ?

Ianto avança la main afin de se rendre compte par lui même des dégâts mais il fut arrêté immédiatement par Jack.

Jack : non,non,non… n’y touche pas !
Ianto : C’est bien la première fois que tu me dis ça !
Jack : Touché (*en français dans le texte)


Citation:
Jack se releva péniblement, tentant de cacher sa douleur, mais dès qu’il fit un pas, il ne put s’empêcher de laisser échapper un petit cri de douleur.

Jack : Peut-être encore une ou deux minutes hein …

Ils attendirent que le Capitaine reprenne ses forces et deux minutes plus tard ils étaient en train d’explorer les couloirs des sous-sols. Après avoir parcouru quelques dizaines de mètres sans encombre, deux Weevils leur firent face. Jack qui avait repris son arme tira deux fois et fit mouche à chaque coup.

Jack : 4

Ils continuèrent à l’aveuglette, tournant à gauche,puis à droite, essayant de trouver une sortie. Jack venait de vider son arme sur 4 weevils qui étaient apparu au détour d’un de ces interminables couloirs.

Jack : Ianto ton arme !
Ianto : Tiens ! plus que 9 !
Jack : Je sais !
Simon : à gauche !

Jack se montra une nouvelle fois d’une précision sans faille et deux autres corps tombèrent au sol.

Jack : 7
Ianto : On y arrivera jamais !
Jack : Ianto ? As-tu déjà vu des Weevils nager ?
Ianto : Pardon ? tu crois vraiment que c’est le moment de me poser des devinettes ?
Jack : Non, je suis sérieux !
Ianto : heu … non… je ne crois pas …
Jack : Alors j’ai une idée !

Jack avait un de ses sourires « on-va-s’en-sortir-mais-je-vous-promets-pas-que-ce-sera-de-la-manière-la-plus-simple ».

Simon : J’aime pas trop beaucoup ça …
Ianto : hein ?
Simon : vieille blague française faisant référence à un film comique des années 2000 …
Ianto : ah … ben moi non plus j’aime pas trop beaucoup ça …

Jack fixait le plafond de manière étrange. Il leva la main et en toucha la surface.

Jack : Humide… et ça suinte de partout depuis quelques mètres …
Ianto : Oui et ?
Jack : on doit être en, dessous de la baie !
Ianto : Mauvaise idée Jack ! Très mauvaise idée !
Jack : Yep … mais c’est la seule, à moins que tu en ais une ?

N’attendant même pas la réponse que Ianto ne pouvait de toute façon pas lui donner, il s’avança vers un boîtier encastré dans le mur qu’il ouvrit. Trois vannes dépassaient du mur.

Simon : Ne me dis pas que …
Ianto : J’en ai bien peur si …

Jack avait terminé de serrer ou desserrer les vannes et les indicateurs de niveaux grimpaient doucement mais sûrement vers la partie rouge. Il parut satisfait et revint vers eux.

Jack : ça serait une bonne idée de se protéger de l’explosion !

Les trois hommes se retranchèrent derrière le coin formé par le croisement de deux couloirs.

Jack : Lorsque les conduites exploseront suite à la surpression, l’eau va s’infiltrer à très grande vitesse et elle sera très froide ! Il faut que vous teniez jusqu’à ce que le courant soit moins fort et qu’on puisse remonter à la surface, vous m’avez compris !
Ianto : Tu sais à combien de la surface nous sommes ?
Jack : Non mais on ne doit pas être trop profond ! Simon, reste à côté de moi ! Et surtout, quand je te ferai signe, tu me suis !! Ianto ?
Ianto : Prêt !

Un grondement se fit entendre suivit de sifflement indiquant que les conduites étaient prêtes à lâcher. La pression accumulée fit son office et fit exploser les tuyaux qui ouvrirent une brèche dans le plafond. Une immense quantité d’eau gelée se déversa et atteignit les trois hommes en quelques secondes. Tous se cramponnaient à ce qu’ils pouvaient. L’eau montait de plus en plus, ils en avaient maintenant jusqu’à la moitié du torse et elle allait atteindre le haut des couloirs très rapidement. Jack regarda Ianto qui lui rendit son regard accompagné d’un hochement de la tête lui signifiant qu’il était prêt.

Ils prirent une profonde respiration et se laissèrent recouvrir par l’eau. Ils remontèrent le couloir jusqu’à la brèche et s’engouffrèrent chacun leur tour, Jack en premier afin d’aider Simon et Ianto derrière pour le pousser. Alors qu’il allait suivre ses équipiers, Ianto sentit que quelque chose le retenait. Il se retourna et vit avec effroi que les Weevils savaient nager et surtout, qu’ils semblaient respirer sous l’eau …

Il se contorsionna pour essayer de se libérer mais ne réussit qu’à expirer plus d’air qu’il ne l’aurait voulu. Il se démenait, donnant des coups de pieds au hasard. Il commençait à manquer d’oxygène et ses poumons le brûlaient. Au bout d’un ultime effort, il réussit à lui faire lâcher prise et il put se faufiler dans le trou et rejoindre la surface. Jack avait depuis un moment rejoint la rive toute proche. Il y avait hissé Simon et fixait l’étendue sombre, à la recherche d’un signe de Ianto. Lorsque celui-ci apparut, Jack en fut soulagé. Ianto rejoignit ses amis et sans se faire remarquer, ils se frayèrent un passage vers le SUV garé à quelques mètres. Ils étaient dégoulinant de saletés et sentaient la marée… Mais pour une fois, personne n’en fit la remarque et personne ne rouspéta lorsqu’ils s’assirent sur les sièges du véhicule.

Ianto : Jack ? Ta Porsche ?
Jack : Je la récupèrerai demain … On a encore du travail à faire ! il faut désamorcer ces puces !
Ianto : Très bien !
Jack : Simon tu pourras le faire du Hub ?
Simon : Tout à fait, j’ai toutes les informations nécessaires dans ma tête !
Jack : Parfait ! alors c’est parti !

*********************

Une fois arrivés au Hub, David se précipita vers eux.

David : Mon dieu ! Vous allez bien ?
Jack : Oui ça va ! Mais il faudra que tu examines Simon après qu’il ait désactivé les puces !
David : Vous viendrez TOUS vous faire examiner ! Même toi Jack !
Jack : groumpf

Simon s’était déjà installé à son bureau, sans même prendre le temps de se sécher ou de changer de vêtements. Il tapait ses lignes de codes les unes après les autres à une vitesse incroyable.

Ianto : On peut t’aider ?
Simon : Merci Ianto, mais non.

Il posa la main sur l’épaule de Simon et se retourna. Il vit Jack entrer dans son bureau et au travers de la fenêtre il le vit enlever son manteau dégoulinant et baisser ses bretelles. Il détourna son regard. Il n’avait pas oublié qu’il venait de rompre avec lui et les idées qui lui venaient en tête ne se réaliseraient pas … plus… Il descendit alors dans leur chambre, se déshabilla, prit une rapide douche et enfila un nouveau costume propre. Il s’assit à son bureau et s’empara d’une feuille de papier et d’un crayon. Il y griffonna quelques mots et la plia afin de la faire rentrer dans une enveloppe qu’il ferma. Puis il remonta rejoindre le reste de l’équipe.

Jack était sorti de son bureau et Ianto ne le voyait nulle part. Il regarda vers Simon qui était toujours aussi concentré sur son travail et entra dans le repère de son patron. Le manteau militaire gisait sur le sol dans une marre d’eau brunâtre. Irrécupérable se dit-il. Il s’en empara et retourna dans la salle centrale.

Ianto : Tu as besoin de quelque chose Simon ?
Simon : Mmm… heu ... non merci…
Ianto : Je sors quelques instants !
Simon : Ok…

Ianto remonta les marches qui le mèneraient à l’air libre. Il jeta le manteau dans un des containers à ordures et se dirigea vers St Mary Str. Il y connaissait un très bon vendeur de surplus militaire et savait qu’il possédait une grande collection de manteaux de la RAF datant de la seconde guerre mondiale. Il le savait car il les avait en fait tous achetés il y a quelques temps … en prévision de … Le vendeur lui gardait son stock en contrepartie d’une très bonne rémunération.

Voix : Mr Jones !
Ianto : Ah .. bonsoir Bob.
Bob : Il est bien tard pour une sortie.
Ianto : Urgence extrême Bob, Jack a besoin d’un manteau neuf !
Bob : Effectivement, si le Capitaine est sans manteau, c’est la fin du monde !

Tous deux rirent de leur blague et Ianto continua son chemin.

Ianto : Bonne nuit Bob !
Bob : Bonne nuit Mr Jones !

***********************

Ianto : Il en reste combien Mr Kinkert ?
Kinkert : 2 !
Ianto : Déjà ?
Kinkert : Qu’est-ce qu’il en fait votre boss ? Il les mange ?
Ianto : Vous pourrez en trouver d’autres ? disons 5 ?
Kinkert : tout est possible Mr Jones, dès qu’on y met le prix !
Ianto : Combien ?
Kinkert : 500 ... la pièce.
Ianto : J’ai pas le temps de marchander aujourd’hui… voilà 2 500£ d’avance et 1 000 de plus pour le stockage ! Je vais devoir m’absenter un moment, mais si besoin, je donnerai vos coordonnées à mon amie, Eirwen Lloyd.
Kinkert : Du moment que j’ai mon argent moi …
Ianto : Merci et encore désolé de vous avoir dérangé dans votre sommeil !

Ianto remonta St Mary, son paquet sous le bras, marchant aussi lentement qu’il le pouvait pour repousser l’échéance. Maintenant qu’il avait mis Jack devant le fait accompli, il ne pouvait rester près de lui. En plus, UNIT débarquerait le lendemain, au Hub et mettrait Jack en état d’arrestation pour régicide.

*********************

Simon : Jack !
Jack : ça y est ?
Simon : Oui ! regarde ! Toutes les puces se désactivent les unes après les autres et dès que tous les Weevils seront redevenus des bêtes sauvages et assoiffées de sang, je lance mon virus pour effacer toutes les données de la Société Kree.
Jack : Parfait !

La porte s’ouvrit et lorsque Jack aperçu Ianto, il détourna son regard et de reconcentra sur la carte à l’écran. Ianto tourna les talons et alla déposer le manteau sur la table basse de Jack et y ajouta l’enveloppe sur le dessus. Il examina la pièce une dernière fois et décrocha son téléphone.

Ianto : Je serai dehors dans 5 minutes.

Puis il le remit dans sa poche et se forgea un visage impassible avant de rejoindre les autres.

Ianto : Tu as réussi Simon ?
Simon : Tu en doutais ?
Ianto : Parfait… Alors la mission est terminée ?
Simon : Ouaip ! Enfin un peu de repos !
Jack : Oui. La mission est terminée. Tu peux partir !
Ianto : Jack …
Jack : C’est bien ce que tu avais dit non ? Je termine la mission et après adieu !
Ianto : Oui …
Jack : Donc adieu Ianto et bonne chance dans ta nouvelle vie !
Simon : QUOI ?
Jack : Ianto me … nous quitte pour aller …
Ianto : J’ai besoin d’un break Simon …
Simon : Mais …
Ianto : J’ai pris ma décision … Au revoir. Et … Prenez soin de vous !

Il se retourna et partit par la porte circulaire qui le mènerait à l’endroit où une voiture était censée l’attendre. Il n’aurait de toute façon pas pu rester plus longtemps près de Jack, il sentait que son masque était sur le point de se fendre. Il ne vit pas les larmes monter dans les yeux de son amant, il ne les vit pas non plus couler le long de ses joues et s’écraser sur sa chemise bleue pâle. Il ne le vit pas non plus s’enfermer dans son bureau et baisser les stores de la fenêtre. S’il avait vu cela … Jamais il ne serait parti.

Lorsqu’il arriva à l’extérieur, la voiture était bien là, garée à 5 mètres de l’embouchure du passage. Il referma la porte derrière lui et s’engouffra par la portière dans la limousine noire. Il s’assit à la même place qu’il avait occupée quelques semaines auparavant.

Voix : Je suis tellement désolée.

Ianto fut incapable de lui répondre, il avait bien entendu reconnu la voix de la Reine Victoria III, mais son état lui interdisait de réagir. Elle se déplaça et vint s’asseoir près de lui, le prenant dans ses bras. C’est alors qu’il laissa son chagrin exploser.

*****************************

Jack avait aperçu le paquet dès qu’il était entré. Il l’avait alors prit, laissant la lettre glisser sur la table. Il déchira le papier et découvrit un manteau flambant neuf qu’il laissa tomber sur le sol. Il n’était pas d’humeur à se réjouir d’avoir retrouvé ce qui faisait de lui « le Capitaine » Jack, car la majeure partie de ce qui faisait ce qu’il était venait de l’abandonner.
 


Citation:
La lettre reposait sur son bureau depuis qu’il l'y avait déposée, n’ayant pas le courage de la lire… Sur l’enveloppe, un seul mot : Jack. Il avait reconnu de suite l’écriture soignée de Ianto. Mais il n’avait pas envie de la lire. Pas maintenant. Il n’avait pas le courage de vouloir plus d’explications. Elle resterait donc là, le temps qu’il se décide. Les heures s’écoulèrent, lentement. Simon avait quitté son poste après avoir lancé le virus qui avait anéanti toutes les données sur l’expérience « Weevils ». David était revenu de l’hôpital avec Eirwen et lui tenait compagnie dans l’infirmerie.

Vers 2 heures du matin, l’attrait hypnotisant de ces quatre lettres qui semblaient ne cesser de clignoter devant ses yeux eut raison du Capitaine. Il s’en saisit et déchira l’enveloppe. Sur la lettre deux lignes.

« Rejoins-moi ce soir
au 12 Church str. Ianto »

Jack ne savait que faire. Il regarda sa montre : 2h05. Etait-ce trop tard ? Devait-il y aller pour de nouveau se faire jeter comme une vieille chaussette trouée ? Ou Ianto souhaitait-il revenir ? S’excuser de son comportement ? Vu ce qu’il venait de traverser ces derniers mois, Jack comprenait qu’il ait eu envie d’espace. Il glissa la lettre dans une des poches de son manteau avant de l'enfiler et se précipita vers la sortie.

David, qui était remonté et assistait Simon comme il le pouvait dans la gestion courante des ordinateurs qui surveillaient la faille, en l’absence des deux autres membres de l’équipe, faillit être renversé par la brusque sortie de leur supérieur. Les deux hommes mirent cette fuite sur la peine de Jack et le fait qu’il ne souhaitait pas qu’ils le voient triste.

Jack dépassa le coin de St Mary Str, s’engagea dans Church Str et stoppa près de l’entrée d’un immeuble, le n° 12. Il poussa la porte, s’assura que personne ne le suivait et entra. Il monta les marches deux par deux jusqu’au dernier étage. Une seule porte lui faisait face. Elle n’était pas fermée et il pénétra dans un appartement sombre. À tâtons il s’avança vers le fond de la pièce. Il poussa une nouvelle porte qui était restée entrouverte et s’arrêta. Sur le lit, il reconnut ce corps qu’il avait de nombreuses fois caressé, embrassé, aimé. Il contempla de longues minutes la forme qui se dessinait sur le lit grâce à la lueur des rayons de la lune, couchée en position fœtale, le drap reposant à la limite de ses hanches, laissant apercevoir la naissance de ses fesses. Jack était hypnotisé. Il en oublia les soucis de la journée, il en oublia la peine et la rancœur qu’il ressentait, il en oublia même son cœur brisé.

Il commença par enlever son long manteau puis il retira les bretelles retenant son pantalon et les laissa pendre le long de ses cuisses. Il enleva un à un les boutons de sa chemise et la fit glisser sur ses bras jusqu’à la faire tomber au sol. Il commençait à sentir son sexe durcir d’envie et être à l’étroit dans son pantalon de toile, mais il continua à retirer lentement ses vêtements tout en gardant les yeux fixés sur le corps endormi qu’il avait devant lui. Il ôta son tee-shirt blanc en le faisant passer par dessus sa tête et le laissa tomber en boule à ses pieds. Il s’attaqua à sa ceinture, la débouclant, laissant ainsi accès au bouton et à la fermeture éclair, avant dernier rempart avant de libérer sa masculinité. Une fois détaché, le pantalon alla rejoindre le tee-shirt. Il se pencha et libéra ses pieds en enlevant ses chaussures et chaussettes.

Il ne restait que son boxer et la bosse qui se dessinait à l’intérieur ne pouvait tromper qui que ce soit. Jack était au garde-à-vous. Il s’approcha du bord du lit, descendit le dernier vêtement le long de ses cuisses et s’assit sur le matelas après avoir repoussé le drap. Il s’allongea doucement, remonta le drap sur lui et se rapprocha du corps. Lorsqu’il se cala tout contre lui, épousant le contour de son dos, de ses fesses et de ses jambes, un courant électrique le traversa de part en part. Les veines de son sexe gorgé de désir battaient au rythme de son cœur et transmettaient la cadence dans le bas des reins de son partenaire qui remua légèrement.

Jack passa un bras par-dessus le corps chaud et s’empara de la main qui reposait sur l’oreiller, près de son visage serein. Ses doigts se mêlèrent aux siens alors qu’il déposait de tendres baisers au creux de son cou, sur son épaule et sur sa nuque. Jack entendit son prénom doucement murmuré, dans un demi-sommeil et sentit la main serrer un peu plus fort la sienne. Il se réveillait.

Ianto : Jack …
Jack : shhhhhh … C’est moi, je suis là …
Ianto : Je dois …
Jack : Plus tard Ianto… plus tard …

Jack se recula légèrement, abandonna la main qu’il tenait et, la posant sur le torse de son compagnon, le fit basculer sur le dos. Il avait les yeux grands ouverts maintenant et une larme perla au coin d’un de ses yeux. Jack lui rendit son regard et posa la main sur sa joue, caressant du pouce la pommette de son visage. Il embrassa le front de son partenaire, son nez, ses yeux, son menton, puis remonta afin d’embrasser chacune leur tour les deux lèvres fortement attirantes. Les baisers étaient rapides, mutins, stratégiquement placés et ponctués de légers coups de langues.




Vous voulez la lire ?

MP moi Mr. Green
 

Ianto : Je t’aime Jack.
Jack : Je t’aime aussi Ianto.
Ianto : Jack .. je …
Jack : Demain … on aura tout le temps… demain.

Ianto se tut et ferma les yeux. Une larme coula sur sa joue. Demain, il ne serait plus là. Ce n’était pas pour se retrouver qu’il lui avait demandé de venir… mais pour se dire au revoir… au moins pour un temps. Mais il ne pourrait pas lui dire. Demain son capitaine se réveillerait seul. Lui, sera en route pour Londres, pour tenter de le sauver et de sauver la Reine. Mais ça il ne pourra pas lui dire. Demain il serait arrêté, conduit dans les cellules de Torchwood Londres et questionné. Il serait à quelques étages de lui, et il ne pourra rien faire.

Avait-il eut raison de lui dire de venir ? Il avait un instant pensé qu’il ne viendrait pas et en avait été rassuré. Puis il l’avait senti et s’était laissé emporter par ses envies… Cette rencontre n’aurait même pas dû avoir lieu, trop de choses dépendaient de lui, d’eux et leurs hormones allaient devoir s’y faire. Ils s’endormirent, Jack calé dans les bras de Ianto. Au petit matin, il lui faudra le quitter. Pour combien de temps, il ne le savait pas. Mais un jour, ils se retrouveraient. Un jour il lui expliquerait et Ianto priait pour que Jack lui pardonne.

 


Citation:


Ianto : Jack ?
Jack : Comment oses-tu revenir ?
Ianto : S’il te plait… laisse-moi t’expliquer …
Jack : Il n’y a rien à expliquer ! Tu ne fais plus partie de cette équipe, tu as fait ton choix il y a plusieurs mois.
Ianto : J’avais une bonne raison !
Jack : Ah oui ? Et quand bien même… Comment oses-tu espérer que je te pardonne ? Que je te reprenne dans l’équipe… Dans ma vie…

Jack avait laissé les derniers mots s’évanouir dans un soupir. Ianto avait remarqué le tressaillement de la voix de son ancien supérieur et cela lui faisait autant de mal que ce que Jack devait ressentir.

Ianto : Si j’avais pu faire autrement …
Jack : On n’aurait pas eu de « goodbye sexe » ? Tu sais ce qui m’a fait le plus mal … ça ! Me réveiller le lendemain sans personne à mes cotés ! Me faire arrêter par Unit, être enfermé à Torchwood, ne plus avoir de tes nouvelles, ça n’était rien comparé à ton absence ce matin-là.
Ianto : entre autre… mais ça n’aurait pas dû se produire… je t’avais fait venir pour tout te dire… et tu ne m’en as pas laissé le temps…
Jack : ça va être de ma faute maintenant !

Jack était de plus en plus hors de lui. Ses poings étaient serrés au maximum et il tremblait de tout son corps, ses yeux d’ordinaire si tendres et éclatants étaient d’un bleu à la limite du noir et lançaient des éclairs à tout va.

Ianto : Je n’ai jamais dit ça Jack… Laisse-moi tout te dire, laisse-moi une chance de m’expliquer … Laisse-moi m’excuser pour ce que je t’ai fait…
Jack : Trop tard !
Voix : Je serais vous, je lui laisserais une chance… Je nous laisserais cette chance…

Jack se retourna vers l’entrée de son bureau. Une jeune femme, vêtue d’un jean et d’un pull, se tenait dans l’embrasure. Ses cheveux étaient attachés par une queue de cheval et reposaient sur son épaule droite. Il émanait d’elle une grande bonté, une grande joie mais également une autorité suprême et une grandeur que la vie n’aurait pas dû lui apporter avant quelques années. Trop absorbé par sa colère et sa joute verbale avec Ianto, Jack ne réalisa pas qui se tenait devant lui.

Jack : Ah … c’est pour ELLE que tu m’as quitté alors !
Ianto : Oui. Mais …
Jack : T’as pas mauvais goût. Après une cyberwoman et un immortel tu as réussi à te trouver quelqu’un de normal ou alors c’est un alien et c’est pour la sauver que tu t’es enfui !
Ianto : Jack… non… ne fais pas ça !
Jack : Vous a t-il dit qu’il s’est offert une dernière nuit de sexe torride avant de partir ?
Ianto : Oh mon Dieu … Jack …
Jack : Et je peux vous dire qu’il a apprécié !
Ianto : (à la jeune femme) Je suis désolé… Il… Il ...
Jack : Je ? vas-y … Excuse toi pour moi ! Ne te gênes pas !
Ianto : JACK ! c’est …
Jack : Qui ? Ta sœur ? Ta nièce ? Ta fille peut-être ? Qui sait … Maintenant je me demande si tu as été fidèle durant tout ce temps !
Ianto : Jack … C’est …

Ianto ne savait plus où se mettre, il regardait le sol, les mains fermées et serrant ses doigts fortement, faisant blanchir ses articulations. Le rouge lui était monté aux joues, de honte et de désespoir, devant l’attitude de son boss, bien qu’elle fut légitime.

Jack : Qui bon Dieu ? La Reine ? Cette pimbêche de Victoria « je-fais-ce-que-je-veux-car-je-suis-la-Reine-et-si-j’ai-envie-d’emmerder-le-monde-je-me-gêne-pas ? »
Ianto : …
Voix : Victoria « Je-fais-ce-que-je-veux-car-je-suis-la-Reine-et-si-j’ai-envie-d’emmerder-le-monde-je-me-gêne-pas » troisième du nom... Enchantée Capitaine Jack « je-cause-toujours-sans-savoir-et-après-je-me-retrouve-comme-deux-ronds-de-flanc-devant-celle-que-j’ai-surnommée-pimbêche » Harkness.

Victoria s’avança vers Jack, lui tendant la main. Ianto ne put s’empêcher de sourire devant l’air ahuri de son ancien amant. Elle attendait, le bras toujours en l’air, mais Jack était comme tétanisé. Lentement il tourna la tête vers Ianto l’implorant du regard de lui dire que c’était une farce, qu’elle ne pouvait être la reine Victoria et qu’il ne venait pas de l’insulter.

Ianto : Je peux t’assurer Jack que c’est bien elle.
Jack : Je .. je …
Victoria : Excuses acceptées Capitaine. Normalement je n’aurais pas laissé passer cette insubordination, mais vous avez des circonstances atténuantes. Et j’en suis responsable ! Donc un partout et balle au centre !

Jack, encore sous le coup de la surprise, serra finalement la main de la Reine avant de se ressaisir et de lui faire le baise-main de rigueur, puis de se redresser pour lui faire un salut militaire.

Jack : Majesté !
Victoria : Appelez moi Victoria ! Je déteste entendre ce titre, j’ai l’impression qu’on appelle ma mère ! Et s’il vous plait.. ne me saluez pas ! Je déteste ça …
Jack : Je connais quelqu’un qui m’a dit la même chose il y a fort longtemps …
Victoria : Comment va ce cher Docteur ? Vous avez des nouvelles ?
Jack : Non, aucune… pourquoi ne suis-je pas surpris que vous le connaissiez ?
Victoria : Connaître est un bien grand mot, je ne l’ai vu qu’une fois, à Noël.. il y a … une dizaine d’années... il a empêché le monde de disparaître.
Jack : Oui, il fait souvent ce genre de choses !
Ianto : Hum…

Jack : Bon, si vous m’expliquiez ?
Ianto : Victoria …
Jack : Pas toi ! Ma’am…. Heu .. Victoria.

Il lui fit signe de s’installer dans un des fauteuils disposés à quelques pas d’eux, Puis s’assit à son tour. Ianto allait prendre place dans le troisième quand Jack l’arrêta.

Jack : Un café pour moi et .. Victoria ? Vous prendrez quelque chose ? Café, Thé, Cappuccino … ?
Victoria : heu … je veux bien un café.
Jack : Ianto, deux cafés merci !!
Ianto : bien…

Il sortit du bureau tandis que Victoria commençait à lui raconter les événements des derniers mois.

Dans le Hub, Eirwen, Simon et David suivaient des yeux le gallois qui se traînait vers le coin cuisine. Ianto reprit ses repères très rapidement et commença par nettoyer le percolateur mais lorsqu’il sentit une présence derrière lui, il se retourna et vit ses anciens collègues.

Eirwen : Ianto ? que … que s’est-il passé ?
Simon : Tu reviens ?
David : C’est bien la Reine Victoria III dans le bureau de Jack ?
Ianto : Longue histoire Eiry … Je sais pas Simon, ça dépend de Jack et oui c’est bien elle David ! Je vous fais un café également ?
Eirwen, Simon & David : … … …


*************

La visite de la Reine n’avait pas vraiment eu l’effet escompté et elle avait dû user de son autorité pour forcer le Capitaine à réintégrer Ianto dans l’équipe de Torchwood Cardiff. Pour les autres membres de l’équipe, cela avait été beaucoup plus simple : une tasse de café et tout était redevenu comme avant. Mais Jack … Jack avait beaucoup plus de mal à lui pardonner et s’entêtait à ne lui parler que par nécessité extrême. Ianto avait emménagé dans la salle de repos, l’accès de la chambre commune lui étant interdit.

Tous les jours ils se croisaient le matin, Ianto saluant Jack, Jack maugréant un bonjour inaudible en retour. Puis la journée se passait, bon gré mal gré, sans un regard du capitaine à celui qui avait été son amant des années durant. Il s’était vu certes réintégré, mais au poste le plus bas de l’échelle, celui qu’il avait eu lorsqu’il était arrivé à Torchwood : soutien logistique… pour faire simple, il préparait les cafés, nettoyait le hub, faisait les courses, répondait au téléphone et archivait les dossiers, tout en étant évincé des réunions et missions. Mais c’était sa punition, sa pénitence pour regagner le respect et la confiance de Jack. Et s’il devait faire ça durant dix années pour le retrouver… Il le ferait, sans hésiter et sans pester.

Il se dirigea vers l’escalier, attrapa un seau et monta les marches en direction de l’extérieur. Il s’arrêta sur l’avant dernière, réalisant qu’il avait oublié le principal. Il déposa le seau et redescendit prendre une barre de chocolat noir dans le tiroir de la cuisine. Il repartit, reprit le seau et sortit du Hub en direction du stade. Il aimait ces instants de tranquillité loin de l’humeur exécrable de Jack, de ses piques incessantes et de son ignorance à son égard.

Il poussa la porte et se rendit dans la pièce réfrigérée. Il remplit le seau de viande fraîche et entra dans l’enceinte des gradins. Il s’assit sur un des sièges et siffla. A l’autre bout du terrain, un « squiiiiiiiii » sonore se fit entendre. Il siffla une nouvelle fois et le ptérodactyle survola la pelouse en quelques secondes seulement… Il se posa sur un des rangs inférieurs et émit un second cri.

Ianto : oui … oui … là… doucement … je l’ai … là .. voilà…

Ianto déchira l’enveloppe d’alu qui entourait la barre chocolatée. Myfanwy piaillait d’impatience, tel un oisillon attendant son repas et ce malgré son grand âge…. inconnu… Il lui tendit la friandise et le ptéro s’en saisit délicatement. Ianto sourit… Le fait de l’avoir puni de chocolat pendant une semaine avait porté ses fruits… mais la main de Ianto s’en souvenait encore. Il déposa le seau dans l’allée, le « volatile » s’en saisit et s’envola pour retourner à son nid. Tout en le regardant s’éloigner, il se dit qu’un jour il faudrait qu’il ait le courage d’aller récupérer la centaine de seaux qui jonchait la pelouse. Il rit un peu à la pensée de lui apprendre à « rapporter » mais même avec un mois de restriction, il doutait d’arriver à ses fins.

Il resta de longues minutes assis à regarder le ciel, Myfanwy, ses pieds... Il était au calme, il était bien… Il n’avait pas réellement envie de regagner le Hub. Il décida d’aller rendre visite au concierge, Bob. Il parcourut la centaine de mètres qui séparait l’entrée du stade de la guérite de gardien et frappa.

Bob : Oui ?
Ianto : Bob, c’est moi, Ianto !
Bob : Ah Mr Jones ! Quelle surprise !
Ianto : Combien de fois devrais-je te dire de m’appeler Ianto ! à défaut de m’appeler autrement …
Bob : Autant de fois que je vous appellerai Mr Jones, je suppose. Et je pense avoir passé l’âge de vous appeler comme je le faisais autrefois …
Ianto : Il n’y a pas d’âge pour ça Bob, j’avoue que ça me manque …

Ianto sourit et abandonna comme à chaque fois, leur traditionnelle dispute.

Ianto : Alors dis moi … Quoi de neuf ?
Bob : Nous avons battu l’Angleterre 30 à 9.
Ianto : Bonne nouvelle !
Bob : Oui … et Manchester a battu Liverpool 3 à 1 !
Ianto : Et c’est …
Bob : Catastrophique Monsieur !
Ianto : Ah … oui … évidemment… Bob ?
Bob : Oui ?
Ianto : Je me demandais … tu ... tu es bien ici ? Tu ne t’ennuies pas ?
Bob : m’ennuyer Monsieur ? Jamais : j’ai la TV, le Capitaine m’a même branché au câble mondial, je reçois plus de 850 chaînes… j’ai la radio numérique, je suis nourri et logé… Qu’est-ce que je pourrais vouloir de plus ?
Ianto : Je ne sais pas … Ton ancienne vie ne te manque pas ? Ta famille, tes amis ?
Bob : Un peu, mais qu’est-ce que ça changerait ? Je ne peux pas retourner les voir …
Ianto : Oui … Je sais … C’est que parfois, je me demande si j’ai fait le bon choix… de t’obliger à vivre comme ça ..
Bob : Mais je suis très heureux monsieur, je vous en serai à jamais reconnaissant.
Ianto : Si tu es heureux alors …

Ianto n’eut pas le temps de finir sa phrase. Bob fut secoué par de violents tremblements et s’effondra à terre, inconscient. Ianto se précipita vers lui et lui prit le pouls. Il était terriblement faible. Il allait s’emparer du combiné téléphonique pour appeler les secours quand il sentit une grande douleur derrière le crâne. Il dû s’adosser au mur de la cabine pour ne pas tomber. Il passa la main sur son cuir chevelu. Une sensation de viscosité l’informa qu’il devait être blessé. Il releva les yeux et reconnu son assaillant. Il ne pensait pas le revoir un jour… surtout depuis que Bob était devenu adulte. Deux hommes lui attachèrent les mains et les pieds et le bâillonnèrent. Ils se saisirent de Bob et le conduisirent à l’extérieur, hors de vue de Ianto. Le premier homme s’approcha de lui.

Homme : Vous n’auriez pas dû kidnapper le Roax ! Sa destiné est écrite depuis des millénaires ! Maintenant que nous l’avons retrouvé, son destin va enfin s’accomplir !
Ianto : Mmpffff…

Il essaya de se libérer de ses attaches, mais elles étaient trop bien nouées. L’homme avança sa main vers la nuque sous les yeux terrifiés de Ianto et appuya sur un point stratégique situé à la base du crâne, immobilisant le gallois.

Les deux hommes l’attendaient près d’un dispositif portatif duquel émanait une lumière jaune éclatante. Ils avaient déposé Bob sur un brancard flottant à quelques centimètres du sol. Leur « chef » appuya sur le bouton au sommet de l’appareil et ils disparurent en un éclair.


La suite dans le 4x09 : Pour l'amour de Bob ...


 







Citation:
Jack: Baisse-toi ! Quand je pense qu’on en est là par ta faute !

Ianto: ça va hein ! Tu n’allais tout de même pas le laisser dans cette situation, si ?
Jack: Non, bien sûr que non. Mais quand même. Si tu veux te faire repérer, autant aller te rendre tout de suite.
Ten : Messieurs, s’il vous plaît ! Un peu de calme. J’essaye de trouver le réglage idéal. Bon, si je veux réussir à désynchroniser l’appareil sans blesser l’enfant, je dois faire ça... Non, ça ne va pas marcher. Ou alors… Oui ! C’est ça. Je crois que… Ah ben non.
Jack: Doc ?
Ten : Mais si jamais je perturbe le flux xylithien, il va perdre la raison… et nous avec. Non, je ne peux vraiment pas faire ça. Et si j’arrivais à relier ces deux câbles comme ceci, peut-être que je…

Ianto: Doc ? !
Ten : … me prendrais une décharge. J’encaisse, mais y’a des limites. Alors, réglage 22, je le fais rentrer en résonnance et ça ne fait… rien. Mais c’est pas vrai ! Réfléchis on sang ! Il doit bien y avoir un moyen d’interrompre le processus ! Et je faisais…

Jack& Ianto: DOC ! ? !
Ten : Oui ?
Ianto: Il faudrait peut-être te dépêcher. La cérémonie va bientôt commencer et ça sera trop tard.
Ten : Oui, je sais. Mais ne me mettez pas la pression. Même si, je dois l’admettre, je suis bon quand je travaille sous pression, je suis même brillant.
Jack: Ah ouais ? Et bien brille un peu plus vite, on n’a plus beaucoup de temps.

Les trois hommes étaient accroupis derrière un mur, bien à l’abri de l’assistance qui était rassemblée autour d’un autel. Sur celui-ci, on pouvait voir le corps d’un enfant, allongé là, inconscient. Il avait l’air si petit, si fragile. Ianto regardait la scène, visiblement inquiet et ça ne semblait pas faire plaisir à Jack. Ils étaient arrivés sur cette planète quelques jours auparavant, par le plus grand des hasards, au gré des caprices du T.A.R.D.I.S. . Le grand prêtre, ou tout du moins, celui que l’on pouvait identifier comme tel, était en train de psalmodier des incantations en levant une sorte de sceptre au-dessus du corps sans défense.

Grand Prêtre : O grand Xandor, accepte cette âme en sacrifice, afin que le rite s’accomplisse et que la toute puissance de Youl éclate. Nous nous soumettons à ta volonté.

Dans un angle de la pièce, on pouvait voir l’assistant du religieux, si tant est que l’on puisse définir le Culte de Xandor comme étant une religion, se placer près d’un immense appareil qui était en train de vrombir. Il attendait un signe de la part de son supérieur pour activer la machine.
En rampant, le Docteur s’approcha au maximum de l’appareil et il pointa son tournevis sonique en direction du panneau qui se trouvait à l’arrière.

Ten : Réglage 42. Je n’ai pas souvent eu l’occasion de m’en servir mais je pense que là, c’est le seul qui puisse être adapté à la situation. Messieurs, tenez-vous prêts à faire diversion. Ça va faire des étincelles !

Quelques secondes plus tard, l’appareil se mit à fumer, puis des jets d’énergie s’échappèrent dans un vacarme assourdissant.

Ten : Maintenant !

D’un bond, Jack et Ianto s’élancèrent, dans la confusion la plus totale. Ianto se précipita sur l’enfant, défit ses liens et le prit dans ses bras tandis que le capitaine couvrait ses arrières, pointant son arme en direction de quiconque voulant essayer de s’interposer.

Grand Prêtre : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! Vous ne pouvez pas prendre le Roax ! Vous n’avez pas le droit !

Le grand-prêtre tenta de se jeter sur Ianto mais un direct du gauche de Jack l’interrompit brutalement. Il se retrouva à terre, à moitié assommé.

Jack: Allez viens ! Faut pas traîner ici. Doc ? C’est bon ?
Ten : Perfectamundo ! Ils ne pourront plus rien faire de mal. J’ai mis l’installation définitivement hors d’état de nuire. Maintenant, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je pense que nous pouvons retourner au T.A.R.D.I.S.
Jack: Avec joie ! De toute façon, je ne pense pas qu’ils vont vouloir nous garder pour le dîner. Ianto ?
Ianto: Je vous suis.

Les trois hommes s’enfuirent du temple en courant. La progression de Ianto était un peu plus délicate que pour les deux autres, il ne voulait pas blesser l’enfant qu’il portait dans les bras. Ils progressèrent aussi rapidement que possible dans le dédale des couloirs qui les séparaient du vaisseau du Docteur. Au loin, on pouvait entendre la clameur de leurs poursuivants s’élever.
Le Docteur ouvrait la route, son tournevis pointé vers l’avant afin de trouver le trajet optimal pour arriver à bon port au plus vite.

Jack: Doc ? Tu n’as pas un raccourci de disponible ? On va finir par se faire rattraper et ça risque de ne pas être beau. Je n’ai pas grand-chose à craindre, j’aimerais en dire autant pour vous deux.
Ten : Je peux toujours me régénérer, même si ça ne me ferait pas plus plaisir que ça. Je m’aime bien comme ça. Je ne suis vraiment pas pressé de changer. Quant à Ianto, tu sais bien que...
Jack: Je ne sais rien du tout ! On n’a pas encore eu l’occasion de se confronter à une blessure grave. Et sincèrement, je n’ai aucune envie d’essayer. Et puis qui me pourrait me faire un aussi délicieux café hein ?
Ianto: C’est tout à fait charmant ce que tu viens de dire Jack. Mais je préfèrerais que tu restes concentré. Aow ! Attention !

Un projectile siffla à l’oreille de Ianto, l’effleurant. La douleur commença fuser et il sentit quelque chose de visqueux couler le long de son cou.

Jack: Ianto, ça va ?
Ianto: Oui, ça va aller.
Jack: Tu es sûr ?
Ianto: Positif. Couvre plutôt nos arrières. Ils sont plus proches que je ne l’avais pensé.

Jack passa en dernière position et tira sur le groupe des poursuivants qui s’approchait dangereusement. Il fit mouche à plusieurs reprises.

Ten : J’espère que tu n’infliges aucune blessure mortelle. Tu sais ce que je pense des armes.
Jack: Je sais Doc. T’inquiète, je ne vise que les jambes. J’arrive pas à croire que je fasse ça.
Ten : Ah, ça y est, on arrive !

Le Docteur pointa son tournevis en direction de la porte de la boîte bleue et celle-ci s’ouvrit. Il s’engouffra dans le T.A.R.D.I.S., suivi de près par Ianto. Jack s’arrêta un instant avant de monter à son tour et tira une nouvelle fois. Il essayait de gagner un peu de temps supplémentaire en ralentissant la progression de la foule enragée.

Ianto: Jack ! Magne-toi !

Le capitaine visa une colonne providentielle qui s’effondra en travers du chemin, bloquant les fidèles, puis il entra dans le vaisseau dont la porte se referma immédiatement après. Le Docteur était déjà en train de s’affairer autour de la console. Il effectuait les derniers réglages. On pouvait entendre des coups rageurs contre la porte. Ianto la fixait du regard, inquiet.

Ten : Ne vous inquiétez pas, les troupes d’Hannibal n’ont pas pu entrer, ça n’est pas une bande d’hystériques religieux qui va y arriver. Allez, c’est parti !

Le Docteur abaissa le levier et la colonne de lumière s’anima. Jack déposa son arme et s’approcha de Ianto.

Jack: Il va bien ?
Ianto: Je ne sais pas. Il n’a pas bougé depuis tout à l’heure. Je sens à peine son pouls.
Ten : Emmène-le dans l’infirmerie.
Ianto: Elle se trouve où déjà ?
Ten : troisième pièce au fond à gauche après le couloir nord-est.
Ianto: OK.
Jack: Je t’accompagne.
Ten : je vous rejoins dès que j’aurai stabilisé la trajectoire. (Puis, se tournant vers la console) Tu ne vas pas faire des tiennes cette fois !

Tandis que le Docteur tapait sur le plan de commande avec son marteau, le petit, en caoutchouc, Ianto se dirigea vers l’infirmerie, l’enfant dans ses bras, Jack à sa suite.
Ils entrèrent dans la pièce qui s’alluma à leur arrivée. Le gallois s’approcha du lit d’examen et y déposa le corps frêle et inerte. Jack pris les électrodes posées sur l’appareil qui se trouvait sur la droite. Ianto retira la robe de cérémonie dont l’enfant était vêtu et il fixa les électrodes à l’aide du gel médical qu’il avait trouvé sur la desserte.

Ten : Un coup de main ?
Jack: Ah Doc ! Tu tombes bien. Je ne sais pas comment régler l’appareil. Surtout pour un youlien.
Ten : Leur biologie est assez semblable à celle des humains. Enfin, à ceci près que le cœur se situe à droite.

Le Docteur déplaça les électrodes de manière à les positionner correctement puis il effectua quelques réglages sur l’appareil. Quelques instants plus tard, on pouvait voir une courbe lumineuse se dessiner sur l’écran.

Ten : J’ai effectivement un pouls. Sa respiration est très faible, mais elle est là. Jack, tu peux ouvrir l’armoire qui se trouve là ? Tu y trouveras des flacons de nutriments universels. Cet enfant a besoin d’être réhydraté au plus vite, sinon, on aura fait tout ça pour rien.

Jack fouilla dans l’armoire et en sortit une poche en plastique contenant un liquide doré. Il suspendit la poche sur une potence et l’approcha du lit. Le Docteur désinfecta une aiguille qu’il fixa au fin tuyau qui en pendait. Il passa ensuite une compresse alcoolisée sur le bras de l’enfant et y enfonça l’aiguille.
Ianto caressait doucement les cheveux du garçonnet. Il avait l’air préoccupé. Jack s’approcha de lui et passa ses bras autour de sa taille.

Jack: Ne t’inquiète pas. Il va s’en sortir. Je suis sûr qu’il est costaud.
Ianto: Il a l’air si petit.
Jack: Tu devrais aller te reposer. Tu es épuisé.
Ianto: Vas-y toi. Je préfère rester encore un peu.
Jack: Comme tu voudras.

Jack savait que rien ne pourrait faire entendre raison à son amant. Il l’embrassa tendrement sur la joue et sortit de la pièce, accompagné du Docteur.
Ianto attrapa un siège et s’installa à côté de la tête du lit. Tout en continuant de caresser les cheveux de l’enfant, il se mit à chanter une berceuse galloise, une de celles que sa mère lui chantait quand il était petit. Il regardait la petite poitrine se soulever et s’abaisser doucement, c’était presque imperceptible.

Ianto: J’espère qu’il va survivre.

La pénombre de la pièce, conjuguée à la fatigue accumulée des derniers jours eurent raison de la vaillance du jeune homme qui finit par s’endormir, la tête posée à côté de celle du petit garçon.
Une pression sur son bras fit tressaillir Ianto. Il leva la tête et vit deux billes sombres le dévisager.

? – Monsieur ?

Avant même de lui répondre, Ianto se précipita sur le communicateur.

Ianto: Jaaaaaaaack ! Viens vite ! Il s’est réveillé !

Il retourna ensuite au chevet de l’enfant qui le regardait, légèrement effrayé.

Ianto: Tout va bien, ne t’inquiète pas. Tu me comprends ? Bien sûr que tu me comprends. On est dans le T.A.R.D.I.S.
? – Qui êtes-vous ?
Ianto: Un ami. Tu es hors de danger.

Ianto s’était remis à caresser la chevelure du garçonnet pour le rassurer. Le visage de l’enfant reprenait progressivement des couleurs et ses joues se teintèrent rapidement. Il essaya de se redresser.

Ianto: Attends, ne bouge pas. Je vais incliner le lit. Tu es encore très faible.
Jack: Alors ! Comment se porte notre petit malade ?
Ianto: Il a reprit connaissance. C’est déjà un bon signe non ? Docteur ?

Le gallifreyen était en train de vérifier les constantes. Il se tourna vers Ianto, un grand sourire affiché sur son visage.

Ten: Tout m’a l’air parfait. Tu nous as fait une belle frayeur mon bonhomme. Mais tu es tiré d'affaire maintenant.
Jack: Il avait quoi alors ?
Ten: Disons qu’il était sous l’effet d’une transe, une sorte d’état second propice au sacrifice qu’il devait subir. Nous devons le tenir éloigné de toute source youlienne maintenant. Sinon, il va retomber en transe et ça pourrait lui être fatal.

Ianto sursauta et regarda Jack.

Ianto: On ne peut pas laisser faire ça ! On doit s’occuper de lui !
Jack: On doit ? On doit ? ! ? Je te rappelle que c’est toi qui as voulu le sauver.
Ianto: Ok, il est sous ma responsabilité alors. Et je refuse de l’abandonner ! Et si tu ne veux pas, je m’en occuperai seul, ça ne me fait pas peur du tout.
Jack: Ouh là ! Du calme Jones ! Je n’ai jamais dit que je n’étais pas d’accord…
Ianto: Alors tu veux bien ?

Les yeux de Ianto commencèrent à s’embrumer. Jack lui caressa doucement la joue.

Jack: Oui, je veux bien gros bêta. J’espère que tu as conscience du fait que c’est beaucoup de responsabilités.
Ianto : Oui, je sais. J’ai pris tout le temps de la réflexion.
Jack: Bon, alors, si c’est comme ça. (Il se tourna vers l’enfant) Petit, tu viens de te trouver une nouvelle famille. Et ne fais pas trop attention au gros imbécile à côté de moi, il est très gentil aussi tu sais.
Ianto : Oï !

Le Docteur s’approcha des deux hommes et se mit entre eux, passant ses bras sur leurs épaules.

Ten: Merveilleux ! Je pense que des félicitations s’imposent ! Quelle belle famille : Jack, Ianto et… et comment au fait ?
Ianto: C’est vrai ça. On ne sait pas comment tu t’appelles.

Le petit garçon resta un instant silencieux. Il se demandait quoi penser au sujet de ce qui était en train de se passer. Mais les sourires qui s’affichaient à l’instant sur les visages des trois hommes qui se trouvaient face à lui finirent par le rassurer.

? – Uzboblakovatiraplak.
Jack: D’accooooooooord.

Ianto donna un coup de coude à Jack ce qui eut pour effet de faire éclater de rire le Docteur.

Ten: Je crois qu’on va opter pour une version courte si tu n’y vois pas d’inconvénient. Tu n’aurais pas un petit surnom ?

L’enfant secoua la tête négativement.

Ten: Je suis bon pour ça, les diminutifs, ça me connaît. Que dirais-tu de Bob ?
Bob : Bob ?
Ten: Oui, Bob.

Le garçonnet réfléchit quelques secondes puis il se mit à sourire à son tour.

Bob : ça me va.
Jack : Alors ça sera Bob.

Citation:
Jack tournait en rond dans son bureau. Ianto était parti depuis 2 heures. Il ne fallait pas deux heures pour nourrir Myfanwy tout de même ! Et il avait une terrible envie d’un café. Il attendit encore 5 minutes avant de se diriger vers la machine à expresso qui se trouvait dans le coin repas du Hub. Il avait si souvent vu Ianto préparer son doux breuvage qu’il était certain d’arriver au même résultat. Il ne fallait pas avoir fait Oxford pour faire du café !

Deux paires d’yeux le regardaient, sans que celui-ci s’en rendre compte. Ils suivaient ses gestes en espérant ne pas avoir à souffrir ultérieurement de la colère d'un Jack n’ayant pas réussi à se faire un café premièrement et deuxièmement celle de Ianto lorsqu’il verrait l’état dans lequel Jack allait laisser le percolateur suite à son échec prévisible. Personne n’arrivait à faire fonctionner ladite machine.

Jack s’empara d’une main d’une tasse, de l’autre du paquet de café et resta immobile en fixant les manettes. Au bout d’une interminable minute, ils le virent reposer le tout et se retourner vers eux.

Jack : Simon ! Tu as vu Ianto ?
Simon : Non… pas depuis qu’il est parti nourrir Myfanwy !
Jack : Eiry ?
Eirwen : Il a peut-être besoin de rester seul, pour décompresser !
Jack : Décompresser de quoi ? Il n’est pas surchargé de travail non plus !
Eirwen : Jack ! Tu ne te rends pas compte de la manière dont tu le traites ! Tu l’as banni de votre chambre, de ta vie, tu lui fais faire les tâches les plus ingrates, il ne fait plus partie de l’équipe, il est tenu à l’écart des décisions et tu lui parles comme à un chien… Non… même à un chien tu parlerais plus gentiment !
Jack : Au moins les chiens sont fidèles eux !
Eirwen : JACK ! Mais atterris ! Tu ne vois donc pas que cela t’affecte aussi ? Tu n’es plus le même, tu n’es plus à 100%, tu restes des heures les yeux dans le vague dans ton bureau et la majeure partie du temps tu ne viens plus en mission ! David a dû se joindre à l’équipe active pour nous aider ! Tu réalises ? David sur le terrain !
Jack : Ce n’est pas vrai !
Eirwen : Mais bon Dieu, Jack ! Ta rancœur te rend aveugle ou quoi ? Tu connais les raisons de son geste, tu sais qu’il y a été contraint et qu’il s’en veut au point de s’abaisser à obéir à tes ordres les plus abjects !
Jack : Ce ne sont pas tes affaires Eirwen !
Eirwen : Oh que si ce le sont ! Du moment que ça touche l’équipe, ce sont les affaires de tout le monde !

David, qui était remonté de son bureau, attiré par les voix venant de l’étage, s’approcha d’Eirwen et la prit par les épaules, lui faisant comprendre qu’il valait mieux capituler pour le moment.

Jack : David ? Tu as vu Ianto ?
Eirwen : Cherche-le par toi-même ! Si tu avais un tant soit peu de compassion, cela ferait bien longtemps que vous seriez de nouveau ensemble et que cette histoire serait terminée !

Jack pesta mais ne renchérit pas. Au fond de lui et ce, depuis que Ianto était revenu au Hub, Il était tiraillé entre deux comportements : la vengeance et le pardon, la haine et l’amour, le rejeter et tomber dans ses bras et l’embrasser. À chaque fois qu’il posait ses yeux sur Ianto, Jack n’avait qu’une envie, que tout redevienne comme avant, mais sa fierté mal placée le lui interdisait, le faisant souffrir encore plus. Il fit taire ces voix dans sa tête et tendit la main vers le téléphone du bureau situé près de lui et appuya sur la touche 2. Une tonalité… une deuxième… une troisième … Biiiiiiiip Vous êtes bien sur le portable de Will, laissez un message, je vous rappellerai ! Biiiiiiiiiiip. Ianto avait gardé son ancien message, par précaution, il était toujours connu de la société et de l’administration comme Will Jones et expliquer qu’il était en fait Ianto relèverai du parcours du combattant. Jack jeta un coup d’œil qui se voulait interrogateur, mais qui était plutôt inquiet vers ses équipiers. Même si Ianto avait voulu un peu de solitude, jamais il aurait ignoré un appel du Hub ! C’était la règle n°1 : Toujours rester joignable en toutes circonstances ! Il appuya de nouveau sur la touche d’appel rapide. Même réponse. Il tenta de joindre Bob, le concierge. Pareil. Et Bob répondait TOUJOURS ! Quelque chose clochait !

Jack : Eiry, David avec moi ! Simon tu scannes le secteur !

Ils s’élancèrent vers les escaliers et en arrivant à la surface, ils se dirigèrent vers les tribunes du stade. Jack ouvrait les portes à la volée et montait les marches des escaliers quatre à quatre, ses amis sur les talons, peinant à le suivre. Il ouvrit celle de la réserve de viande qui contenait des dizaines de seaux et 3 réfrigérateurs : rien d’anormal. Il se rua vers les tribunes et scruta le stade. Toujours rien. Au loin Myfanwy se fit entendre et ils le virent arriver et se poser à quelques pas d’eux semblant attendre quelque chose.

Soudain, leur oreillette se mirent à grésiller de concert. Simon prenait contact avec eux.

Simon : Jack ! Il y a eu des irrégularités infimes dans les relevés d’activité de la faille. Si minimes que cela aurait pu passer inaperçu.
Jack : Où ?
Simon : Ici même ! à une dizaine de mètres de vous ! Près de l’entrée.
Jack : Tu as essayé de rappeler Bob ?
Simon : Oui, toujours rien ! Idem pour Ianto mais la puce GPS de son portable indique qu’il est chez Bob !
Jack : Et aucun d’eux ne répond ?
Simon : Non.
Jack : Et leur puce de localisation ?
Simon : La nouvelle de Ianto n’a pas encore été implantée… Celle de Bob …
Jack : Simon ?!?
Simon : Celle de Bob… est introuvable …
Jack : Quoi ?

Jack fit demi-tour sans se soucier des suppliques du ptérodactyle qui s’attendait à recevoir du chocolat ou autres friandises. Ils se dirigèrent directement vers l’entrée du stade, armes à la main. Bob ne quittait jamais sa guérite, ou presque. Quand il était absent, c’était pour aller voir un match de rugby avec Ianto ou assister aux entraînements de l’équipe de foot locale. S’il était absent, c’est que quelque chose lui était arrivé et le silence radio de Ianto augmentait l’inquiétude de Jack.

Prudemment, ils s’approchèrent du petit bâtiment servant de lieu d’habitation et de travail au gardien. Jack, d’un geste, ordonna à Eirwen et David de faire le tour par l’arrière tandis que lui, passerait par devant. Le Capitaine entra le premier. Un rapide coup d’œil dans l’étroite pièce l’informa de la situation. Ianto était affalé par terre, inconscient, coincé entre le mur et le bureau.

Jack : Ianto !

Jack posa son arme à terre, et se rapprocha du corps. Il allait poser sa main sur le torse de Ianto lorsqu’Eirwen et David entrèrent à leur tour. Le médecin s’approcha des deux hommes et prit le pouls du plus jeune.

David : Il respire mais difficilement !
Jack : Ianto !
David : Laisse-moi passer Jack ! Sortez pour faire de la place !

Jack recula mais resta dans la pièce, seule Eirwen était sortie, elle ne pouvait pas faire grand-chose et attendait donc sur le trottoir que David réanime leur ami. Il ouvrit le placard sur sa gauche et attrapa la trousse de premiers soins qu’il avait donnée à Bob, quelques mois plus tôt lorsque celui-ci s’était entaillé la main avec un bout de verre. Il y récupéra des sels qu’il porta aux narines de Ianto qui se réveilla lentement, toujours sonné.

Jack : Ianto ! Que s’est-il passé ?
Ianto : Bob ! Ils ont pris Bob …
Jack : Qui ? Qui était-ce Ianto ?
Ianto : Ils l’ont repris Jack ! Ils ont repris Bob !

Ianto était affolé, il regardait dans toutes les directions cherchant Bob des yeux, essayant de se persuader qu’il avait juste fait un mauvais rêve. Jack s’accroupit devant lui et de sa main droite immobilisa le visage apeuré de son équipier.

Jack : Ianto ! Regarde-moi ! Qui ?
Ianto : Le Roax … Ils vont le sacrifier !
David : Roax ?
Jack : C’est impossible… pas après si longtemps ! Comment l’ont-ils retrouvé !
David : C’est quoi un Roax ?

Ignorant la question de David, Jack prit la décision de tous rentrer au Hub.

Jack : Il faut le ramener à l’infirmerie !

Ianto refusa l’aide proposé par David et se releva seul. Il était encore un peu dans les vapes, mais il se sentait la force de partir à sa recherche !

Ianto : Jack ! Il faut le retrouver !
Jack : On va le retrouver !
Ianto : Promets-le moi !
Jack : Je te le promets !
Ianto : Je ne veux pas le perdre !
Jack : Tu … Nous ne le perdrons pas !

Jack esquissa un mouvement vers son ancien amant, il aurait voulu le prendre dans ses bras, le consoler de sa peine, la partager, lui murmurer qu’il ferait tout pour lui ramener Bob, mais il se retint. Bloody fierté ! Ils sortirent et retrouvèrent Eirwen qui faisait les cent pas dehors et ensemble, ils retournèrent au Hub après avoir fermé à clé la guérite de surveillance. Dans la salle centrale, Simon analysait les données qu’il venait de recueillir.

Jack : Tu as quelque chose ?
Simon : J’ai mis un traceur sur la puce de Bob, mais elle reste muette pour le moment, si elle arrive à se connecter, j’aurais ses coordonnées. Que s’est-il passé là haut Jack ?
Ianto : Bob a été enlevé par son ancien peuple. Ils vont le sacrifier !
Simon, Eirwen et David : son ancien QUOI ?
Ianto : Bob est …

Jack lança un regard noir à Ianto qui se tut.

Jack : … Bob vient … d’une tribu … amérindienne … d’une ile perdue dans le pacifique … nous l’avons sauvé et en remerciement il travaille pour nous !
Simon : Drôle de remerciement …

Même si aucun de ses collaborateurs ne fut dupe du mensonge de Jack, Bob n’ayant rien d’un amérindien, ils se turent, sachant parfaitement qu’ils n’obtiendraient rien de plus pour l’instant. Soudain, un bip retentit. Tous les regards se portèrent vers l’écran de l’ordinateur et Simon analysa les données qui arrivaient mais la source des informations se coupa d’elle-même au bout d’une seconde.

Jack : Qu’est-ce que c’était ?
Simon : La puce de Bob s’est activée une seconde avant de disparaître de nouveau.
Jack : Tu as pu le localiser ?
Simon : Approximativement…
Ianto : Et ?!?
Simon : Il serait en plein milieu du Canal de Bristol !
Eirwen : Quoi ?
Simon : Je me connecte au satellite !
Ianto : Tu vois quelque chose ?
Simon : Rien … y’a strictement rien !
Jack : Camouflage !
Ianto : Tu crois qu’ils utilisent un filtre de perception ?
Jack : C’est la seule explication à laquelle je veux penser. L’autre serait que Bob repose au fond du canal et ça c’est exclu !

Les deux hommes avaient le regard humide, perdu dans leurs pensées. Eirwen les regardait, elle n’arrivait pas à comprendre. Bob représentait visiblement plus qu’un employé pour eux, ils étaient tous les deux touchés par sa disparition. Pourquoi ? Qui était donc ce Bob ?

Citation:
? – Aaaaaaaaaaaaaaaaaah !

En sueur, il se redressa et balaya la pièce d’un air affolé. Une main puissante se posa sur son bras.

Ianto – Allons Bob, du calme, tout va bien. Tu as fait un cauchemar ?

Bob – Il était là, en train de m’attacher sur la grande table en pierre. Et je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas…

Ianto – Il n’est pas là, rassure-toi. Il ne pourra plus te faire de mal, j’y veillerai personnellement.

Le petit garçon plongea son regard empli de larmes dans celui du gallois qui lui caressait doucement les cheveux. L’homme se mit à chanter une berceuse qui eut pour effet immédiat de l’apaiser. Il se blottit sous les couvertures et se rendormit rapidement. Ianto attendit encore quelques minutes, il ne se lassait pas de regarder l’enfant qui était devenu, par un miraculeux concours de circonstance, le sien. La porte de la pièce s’ouvrit et Jack entra.

Jack – J’ai entendu un cri, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Ianto – Il a fait un cauchemar. Je pense qu’il va falloir du temps pour qu’il se détache de tout ça. Tu crois qu’on a pris la bonne décision ?

Jack – Quand je te vois, je me dis qu’on a fait le meilleur des choix.

Le capitaine passa en souriant sa main sur la joue de son amant et déposa un baiser sur son front. Ianto esquissa un sourire timide mais inquiet.

Ianto – Je ne pensais pas m’attacher aussi vite. Si jamais ils venaient nous le reprendre ? Et s’ils reprenaient possession de son âme ? Ça le tuerait ! Je crois que je ne m’en relèverais pas.

Jack – Ne t’inquiète pas, j’ai ma petite idée sur la question. Je ne laisserai pas une telle chose arriver. Dès demain, je prends les choses en main.

Ianto – Est-ce que tu peux me le promettre ?

Jack – Je t’en fais le serment. Allez, viens te coucher, tu es épuisé. Demain, il fera jour.

A contrecœur, le jeune homme se leva et emboita le pas de Jack qui se dirigeait vers la sortie. Il se tourna une dernière fois pour regarder l’enfant qui dormait maintenant à poings fermés et referma la porte. Au loin, on pouvait entendre la lente respiration du Tardis. Le Docteur avait réglé la cabine en vol de croisière et ils évoluaient dans un espace pacifique. Ils avaient tous besoin de repos après ce sauvetage mouvementé. Ni Jack, ni Ianto ne firent attention à la silhouette qui se tenait dans l’ombre, dans un coin reculé de l’infirmerie. Sans doute parce que… ni Jack, ni Ianto ne pouvaient la voir.

Lentement, la silhouette se détacha de l’ombre et s’approcha du petit corps endormi. Elle resta là, à regarder la frêle poitrine se soulever doucement. On pouvait sentir une certaine incrédulité émaner de l’être qui était apparu là quelques minutes auparavant.

? – ça a marché…

L’enfant frissonna mais ne se réveilla pas. Pour ne pas risquer de troubler plus son sommeil, la silhouette se retira à nouveau dans l’ombre et s’accroupit.

? – Il va maintenant falloir attendre…

Le lendemain, le jeune Bob ouvrit les yeux. La nuit avait finalement été très réparatrice et il se sentait serein. Il s’assit sur le bord du lit et, après s’être copieusement étiré, il se leva. On avait déposé une petite paire de chaussons au pied du lit et il les enfila avant de sortir de la pièce. Il se retrouva dans un immense couloir à l’éclairage tamisé. Il ne savait pas trop où aller mais une douce odeur lui indiqua le chemin. Il progressa tout en regardant de chaque côté. Il ne pouvait détacher ses yeux des étonnants détails qui se trouvaient ça et là. Des symboles étaient dessinés sur les parois du couloir, des cercles de différentes tailles, ainsi que de magnifiques volutes et des motifs qui devaient sans doute être une écriture dans une langue inconnue. Au fur et à mesure de son avancée, un son apaisant monta progressivement. Il ne savait pas vraiment où il se trouvait, mais il savait au plus profond de son être qu’il y était bien, il se sentait… oui, il se sentait en sécurité.

Après de nombreux détours, il finit par aboutir dans une immense salle au milieu de laquelle se tenait une imposante colonne de lumière. Il comprit rapidement que le son provenait de celle-ci et il fut rapidement hypnotisé par le va et vient des pistons qui se trouvaient à l’intérieur.

Ianto – Bonjour Bob, bien dormi ? Je vois que tu as trouvé le chemin sans te perdre.

Jack – Le sens de l’orientation, c’est un bon point ça. On va pouvoir en faire quelque chose de cet enfant.

Ianto – Jack !

Jack – Oh, mais je plaisante. Je trouve simplement que ce petit a sûrement un tas de ressources qu’on ne soupçonne pas le moins du monde. C’est bien mon grand.

Le capitaine ébouriffa la tête du jeune garçon qui se tourna vers lui en souriant.

Ten – Alors, comment va notre petit ami ?

Ianto – Il semble avoir récupéré Docteur. Allez viens, on va prendre le petit déjeuner.

Bob se dirigea vers la table que Ianto avait dressée dans un coin de la salle de commandes. Le Docteur et Jack en firent de même.

Jack – Ianto, je vois que tu as sorti le grand jeu ! Tu crois qu’on aura assez à manger ?

Ianto regarda le capitaine en levant les yeux au ciel, ce qui déclencha un léger fou rire chez celui-ci.

Ianto – Ne sachant pas ce que Bob aime, j’ai fait un peu de tout. Regarde, tu trouveras des muffins, des pancakes, des beans on toast, des œufs, du chocolat au lait, du thé et de la confiture de myrtilles. Docteur, votre tasse de café est prête. Jack, la tienne est là.

Ten – Heureusement que le Tardis peut contenir de grandes réserves. Je n’en attendais pas moins de toi. Rien de tel qu’un café Ianto pour bien démarrer la journée.

Jack – Entièrement d’accord ! Bob, mon grand, remplis bien ton estomac. On va avoir du pain sur la planche et tu dois prendre des forces.

Ianto – Oï ! Tu ne peux pas le laisser souffler un peu ?

Jack – Après notre conversation de cette nuit ? Non, je ne pense pas. Je t’expliquerai, ne t’inquiète pas, c’est pour son bien. Pour le tiens aussi d’ailleurs.

Jack posa une main qu’il voulait rassurante sur celle de son amant et avala son café d’une traite. Bob observa les mets présents sur la table et se décida pour un pancake tout chaud sur lequel il étala une bonne couche de confiture. Il mangea de bon cœur. Ianto observait la scène, visiblement attendri par ce spectacle. Il ne pu s’empêcher d’essuyer le coin de la bouche du garçonnet dans un geste plein de délicatesse. Le petit déjeuner se déroula dans la joie et la détente.

Ten – Il ne va peut-être pas rester dans cette tenue ce jeune homme. Ianto, tu sais où se trouve la garde-robe, tu devrais trouver une tenue plus adéquate à sa taille.

Ianto – Bonne idée. Viens Bob, on va aller te trouver des affaires de rechange.

Pendant que Bob était en train de se changer, Jack en profita pour emmener Ianto à l’écart. Il était impatient de lui faire part du plan qu’il avait murit toute la nuit durant.

Jack – Voilà, le plus gros risque pour Bob, c’est d’être touché dans son subconscient par l’influence de ses semblables. Si jamais ils y parvenaient, c’en serait fini pour lui. Tu sais que j’ai fait partie de l’agence du temps pendant un certain nombre d’années.

Ianto – Oui… où veux-tu en venir ?

Jack – Attends, j’y arrive. Pendant notre formation, nous avons appris un tas de techniques pour nous préserver en cas de torture, tant physique que psychologique. Dont une, toute particulière et très délicate, qui consiste à projeter son esprit dans un lieu de sécurité pour qu’il ne soit atteint par des attaques extérieures, d’aucune manière que ce soit.

Ianto – Je commence à comprendre. Et tu veux apprendre ça à Bob ? Tu penses qu’il en serait capable ? Il est peut-être un peu jeune non ?

Jack – Bien au contraire. Plus je commencerai tôt, plus il aura de chance d’y parvenir de manière efficace. Je vais voir avec le Doc s’il a une pièce où on peut s’isoler de toute perturbation extérieure. Et désolé, mais tu ne pourras y participer. Tu es bien trop impliqué sentimentalement, ça risquerait de nuire à la bonne marche de l’apprentissage.

Ianto voulu manifester sa désapprobation mais l’air subitement très sérieux de Jack l’en dissuada immédiatement. Il comprit à cet instant que le capitaine faisait cela parce qu’il était très attaché au petit garçon et que sa formation d’agent du temps lui permettait aussi d’avoir le détachement nécessaire pour que ça fonctionne.

Bob – Je suis beau comme ça ?

Les deux hommes se retournèrent et Jack éclata de rire. Bob se tenait devant eux dans sa nouvelle tenue, un t-shirt blanc, un jean bleu délavé et des converses rouges, fier comme Artaban. Ianto réajusta son t-shirt et lui laça les chaussures.

Ianto – Parfait, tu es très beau.

Jack – Superbe ! Allez viens, on va faire un petit jeu tous les deux.

Bob regarda Jack avec une inquiétude manifeste. Visiblement, le concept de jeu lui était totalement inconnu. Il se tourna vers Ianto pour y trouver une réponse rassurante.

Bob – Tu viens monsieur ?

Ianto – Non, je ne participe pas au jeu. Mais ne t’inquiète pas, Jack est très gentil. Je suis sûr que le jeu va te plaire. Et ne m’appelle pas monsieur, Ianto, ça sera très bien.

A moitié rassuré, Bob attrapa la main que Jack lui tendait et Ianto les regarda s’éloigner. Il était bien sûr déçu de ne pas être présent, mais si le capitaine avait dit que ça devait se faire sans lui, il s’en tiendrait là. Bob se retourna une dernière fois avant de disparaître dans le couloir.

Bob – A tout à l’heure monsieur !

Le Docteur avait indiqué à Jack une pièce assez reculée dans le Tardis, un endroit hermétique à tout son extérieur, coupé de tout moyen de communication. Seul le bracelet de Jack les maintenait en contact et le capitaine désactiva la sonnerie afin que rien ne trouble la première séance d’entraînement.

Au milieu de la pièce, on pouvait voir une table et deux chaises. La décoration était assez minimaliste, bref, il n’y avait aucune distraction possible. Bob sembla un peu surpris. L’idée du jeu lui avait paru plutôt amusante et là, il en voyait rien d’amusant du tout. Jack pris une des deux chaises par le dossier et fit signe au petit garçon.

Jack – Allez bonhomme, viens donc t’asseoir ici, je vais me mettre en face.

Bob s’installa sur sa chaise et regarda fixement le capitaine s’installer à sa place. Celui-ci releva ses manches de chemise avec méthode puis il se frotta les mains.

Jack – Bon, écoute-moi. Je veux que tu t’avances et que tu fermes les yeux.

Bob – Pourquoi ?

Jack – Tu vas voir, c’est rigolo.

Dubitatif, le petit garçon s’exécuta malgré tout. Avec douceur, Jack plaça ses doigts sur les tempes de Bob.

Jack – Bien. Maintenant, tu vas te laisser porter par le son de ma voix. Tu vas partir dans tes souvenirs. Tu sais, ce que tu as vécu, que tu as aimé et que tu aimes te rappeler. Tu vas penser à un moment bien précis de ta vie, un moment où tu te sentais bien, heureux. Concentre-toi. Je sais que ça n’est pas facile mais je suis sûr que tu peux y arriver.

Bob plissa les paupières, il essayait de se concentrer aussi fort que possible. Il ne comprenait pas trop ce qu’il faisait mais il voulait faire plaisir à Jack. Il laissa vagabonder son esprit et le premier souvenir agréable qu’il trouva, ce fut le plus récent, ce si délicieux pancake à la myrtille. Il ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de ce souvenir. Jack remarqua le sourire et se dit que la première étape était atteinte. Il pouvait passer à la suivante.

Jack – Bon, maintenant, tu vas essayer, je dis bien essayer, de rentrer dans ce souvenir. Visualise une porte et ouvre-la. Comme si tu regardais des gens par la fenêtre et que tu voulais aller les rejoindre. Tu vois la porte ? Elle peut être de la forme que tu veux, ça n’a pas d’importance. L’essentiel, c’est qu’elle soit là.

Bob plissa les paupières un peu plus fort. Il se concentrait autant qu’il lui était possible de le faire mais c’était difficile. Il sentait son cœur battre de plus en plus fort et sa respiration commençait à s’accélérer. Dans sa tête, une porte commençait à se dessiner. Mais il eu soudain l’impression que le sol était en train de disparaître en dessous de lui. Jack remarqua la sueur qui commençait à perler sur le front de l’enfant et se dit qu’il serait peut-être bon d’arrêter la première séance. On ne peut pas parvenir à un résultat probant dès le départ et il devait ménager Bob. Il plaqua alors doucement ses mains de chaque côté du visage du garçonnet.

Jack – Allez, c’est bon, on va arrêter là. Tu as bien travaillé mon grand. Ça va ? Tu n’es pas trop fatigué ?

Bob – Non, ça va. Mais c’est difficile.

Jack – Je sais. Mais je suis sûr que tu y arriveras bientôt. Allez viens, on va aller retrouver les autres.

Ils retournèrent dans la salle de commande où les attendaient Ianto et le Docteur. Celui-ci avait prévu d’offrir une petite visite dans les étoiles à Bob. Il ne pouvait pas résister à la tentation de montrer les merveilles que son Tardis pouvait offrir.

Après cette journée bien remplie et un copieux dîner, Ianto alla coucher Bob. Le petit garçon se mit en pyjama et se réfugia sous ses draps. Le gallois le berça une nouvelle fois et l’enfant s’endormit très rapidement.

Le calme régnait dans la pièce. C’est alors qu’un léger bruit réveilla Bob. Inquiet, il balaya la pièce du regard pour voir d’où le bruit pouvait provenir. Et là, il la vit. La silhouette qui s’était approchée de lui la nuit précédente se tenait dans un coin de la pièce.

Bob – Mon… monsieur, c’est toi ?

Il scrutait le fond de la pièce non sans une certaine inquiétude. Lentement, la silhouette s’avança et Bob commença à en distinguer les traits quasi-fantomatiques. C’était un homme d’âge mûr qui se tenait là. Il regardait le petit garçon en souriant.

? – Non Bob, ça n’est pas Monsieur.

Bob – Mais alors… t’es qui toi ?

? – ça va peut-être te sembler compliqué mais… je suis toi.

Citation:
Jack : Je prends le bateau ! David ! Prépare-moi une trousse de secours au cas où et tiens-toi prêt ! Eirwen tu viens avec moi ! Simon tu nous guides !

Le Capitane empilait divers instruments qu’il souhaitait prendre avec lui dans le bateau : jumelles, radars, système GPS. Simon s’était installé à son bureau et avait les yeux fixés sur les images satellites affichées à son écran, Eirwen avait pris son pistolet dans le tiroir de son bureau et l’avait glissé dans son holster attaché à sa ceinture, espérant ne pas avoir à s’en servir tandis que David était parti deux étages plus bas afin de rassembler le nécessaire de 1ers secours. Le bruit métallique de l’escalier les avertit de son arrivée imminente.

Ianto se dirigea vers son ancien bureau, celui qu’il n'occupait désormais que très rarement, mais dans le tiroir duquel était toujours rangée son arme.

Jack : Qu’est-ce que tu fais Ianto ?
Ianto : Je viens aussi !
Jack : Oh non ! Tu restes avec Simon !
Ianto : Si tu crois vraiment que je ne vais pas participer aux recherches de notre … ami !
Jack : Tu ne fais plus partie de l’équipe active ! Tu restes là !
Ianto : Essaye de m’en empêcher !

Ianto planta son regard bleu dans celui légèrement plus clair de son patron. Jack le regarda. Il vit devant lui un Ianto des plus déterminés, le regard droit, qui ne scillait pas, la veine centrale de son front légèrement gonflée. Au fond de lui, Jack savait qu’il ne réussirait pas à le garder à distance cette fois-ci. Une légère sensation refit surface en lui, une sensation qu’il n’avait pas sentie depuis qu’ils s’étaient séparés : la fierté de voir l’être aimé faire face et agir. Il capitula.

Jack : Je crois que je n’ai pas le choix !
Ianto : Je crois avoir « mérité » de ne pas être laissé en arrière cette fois-ci ! Il s’agit de Bob !
Jack : Simon ! Réactive sa puce !

Simon se leva et ouvrit un des tiroirs du meuble situé derrière lui. Il s’empara d’une sorte de pistolet hypodermique et d’un flacon renfermant une puce. Ianto défit sa veste et son gilet de costume, ouvrit sa chemise et l’ôta également. Simon inséra la puce dans le chargeur et l’arma. L’informaticien appliqua l’objet à l’endroit de la minuscule cicatrice laissée par le précédent implant et lui injecta le nouveau qu’il réactiva grâce à l’ordinateur.

Simon : Voilà ! De nouveau traçable !
Ianto : Mouais …

Ianto profita d’être à moitié déshabillé pour aller enfiler des vêtements plus adéquats pour une chasse à l’homme. Moins de 5 minutes plus tard, vêtu d’un jean, d’un T-Shirt noir et d’un blouson kaki, il était de retour à l’étage et rejoignait Jack et Eirwen près de l’équipement qu’ils avaient amassé près de la sortie. Ils se saisirent des différents sacs et valises et sortirent par la porte circulaire qui les mena jusqu’à l’embarcadère auquel le bateau était amarré. Eirwen et Ianto fixèrent l’équipement, armes, radars, civière… tandis que Jack prenait place derrière le gouvernail. Le Gallifrey One était à Jack ce que le SUV était à Ianto, il en était le propriétaire attitré et il ne laissait que rarement une autre personne le diriger. Ianto se positionna à ses cotés, près des appareils de navigation et Eirwen, qui se souvenait de son seul et unique voyage à bord du bateau, vint immédiatement s’asseoir sur le siège dans la cabine, ce qui fit apparaître un léger sourire sur le visage de ses deux compagnons, sourire qui s’effaça presque aussitôt.

Jack mit le contact, les moteurs démarrèrent et il mit les gaz au maximum, profitant de sa légèreté dûe au fait que le SUV n’était pas à son bord. Comme elle l’avait pressenti, Eiwen fut collée à son siège. Ianto s’était accroché à une poignée, le visage fixé vers l’estuaire de la Taff. Les ponts se succédaient à une vitesse impressionnante et déjà, le barrage de la baie était en vue. Ianto avança la main vers le tableau de bord et décrocha la CB.

Ianto : Gallifrey One à Capitainerie. Ici Torchwood, autorisation 52 663. Demande urgente d’ouverture du barrage. Code rouge.
Voix : Capitaine Murray à Gallifrey One : désolé mais il va falloir attendre, la marée n’est pas encore assez haute pour permettre l’ouverture des portes.
Ianto : Shit ! Combien de temps ?
Murray : Une heure !
Ianto : Merci.

Il raccrocha et tapa furieusement contre le mur métallique de la cabine tandis que Jack amarrait le bateau à un ponton près de l’entrée de la Marina de Penarth.

Ianto : Fait chier ! J’avais oublié la marée !

Jack qui avait amorcé un geste de la main se retint. Il alluma son oreillette et commença à discuter avec Simon pour savoir s’il avait quoi que ce soit comme information. L’expression du visage du Capitaine n’annonçait aucun changement.

Une tension palpable s’était installée dans l’habitacle. Ianto et Jack avaient le regard braqué sur les immenses arcades bleues claires du barrage et Eiry, qui était un peu en retrait des deux hommes les regardait à tour de rôle se demandant si son buté de chef allait un jour pardonner à Ianto.

Au bout de cinq minutes, Jack sortit de la cabine sans un mot, sauta sur le ponton et se dirigea vers l’entrée du barrage. Ianto l’avait suivit des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse, puis s’était reconcentré sur les portes du barrage.

Eirwen : Tu devrais le rejoindre.

Ianto, surpris, se retourna vers sa coéquipière, le regard interrogateur.

Eirwen : Tu devrais le rejoindre ! Bob est … clairement quelqu’un d’important pour vous deux. Vous devriez être « unis » dans cette recherche.
Ianto : Il ne veut pas de moi.
Eirwen : Cesse d’être aussi buté que lui Ianto ! Fais le premier pas ! Ou le deuxième … Tu sais aussi bien que moi que lui, comme toi en crevez d’envie ! Je les vois bien vos regards en coin que vous baissez à chaque fois que l’autre est sur le point de le croiser, vos gestes interrompus, votre frustration lorsque vous vous frôlez de ne pas pouvoir aller plus loin…
Ianto : Mais comment … Crois-moi j’ai essayé de lui parler !
Eirwen : Parfois, Ianto, ce ne sont pas de mots dont on a besoin…

Il la regarda silencieusement avec un faible sourire et suivit le chemin que son supérieur avait emprunté quelques instants auparavant. Il s’arrêta à la porte, tourna la tête vers la jeune femme.

Ianto : Merci Eiry.
Eirwen : De rien, mais comment vas-tu faire pour le retrouver ?
Ianto : Je connais ses habitudes.

Et il sortit du bateau après avoir lancé un clin d’œil à sa coéquipière. Il retrouva Jack, accoudé au parapet du barrage. Il regardait le large avec une telle profondeur que Ianto se demanda s’il n’essayait pas, à l’inverse de Moise, de rassembler les eaux plus rapidement. Il se dirigea vers lui et, sans que celui-ci ne le vit, posa une main sur son épaule. Jack sursauta de surprise et se retourna brusquement prêt à faire face à un éventuel ennemi. Il fut tellement surpris que ce soit Ianto qui se trouva là qu’il dû s’adosser au muret.

Sans un mot, Ianto se rapprocha de lui et le serra dans ses bras. Pendant un instant Jack ne bougea pas, ne fit pas le moindre mouvement, restant immobile, tendu. Puis peu à peu, sa carapace se fissura et il leva les bras les plaçant autour du corps réconfortant son ami. Ils restèrent comme ça pendant plusieurs minutes, comme s’ils laissaient leurs corps se redécouvrir, leurs chaleurs se mêler de nouveau. Puis Ianto se recula, la tête légèrement baissée. Il semblait attendre quelque chose.

Jack avait bien compris que Ianto attendait qu’il lui dise quelque chose. Mais Jack savait également qu’il n’avait jamais les mots justes pour ce genre de situation. Il leva la main vers le visage juvénile lui faisant face et le souleva afin qu’il puisse échanger un regard. Puis il déposa au coin des lèvres du gallois un baiser qui les électrisa tous les deux.

Jack : On va le retrouver, je t’en fais la promesse ! Ensemble !

Ianto ému aux larmes ne put faire qu’un geste d’acquiescement de la tête. Il se retournèrent ensemble vers le large et attendirent que la Capitainerie leur donne le feu vert.

******************

Quelque part au milieu du canal.


Garde 1 : Le Roax est toujours inconscient monseigneur.
Grand Prêtre : Bien. Il faut qu’il le reste jusqu’à ce que nous soyons de retour sur Xandoria. Quand serons-nous prêts à partir ?
Commandant du vaisseau : Dans quelques heures. Nous devons encore purifier leur eau pour la rendre compatible à notre moteur hydraulique.
Grand prêtre : Tâchez d’accélérer les choses ! Le 257e jours du 28e cycle de la 4e rotation commence dans 7 heures. Le sacrifice requiert une précision horaire des plus serrée. Le Grand Xandor n’attend pas !
Garde et Commandant : Que le Grand Xandor soit loué !

Le prêtre quitta la salle de commande et se dirigea vers la salle où ils avaient enfermé Bob. C’était une pièce vide avec pour seul meuble une table sur laquelle avait été attaché le gardien de Torchwood. Il était, comme l’avait dit le garde, immobile. Seuls, derrière ses paupières clauses, ses yeux bougeaient.

**************

Une heure s’était écoulée. Jack et Ianto étaient revenus au bateau ensemble, sous le regard plus que ravi d’Eiry et bien que la situation soit encore inquiétante, l’atmosphère dans la cabine était beaucoup moins tendue.

La radio grésilla et ils entendirent la voix du Capitaine Murray.

Murray : Capitainerie à Gallifrey One. Préparez-vous à traverser.
Ianto : Bien reçu Capitaine, nous nous mettons en position.

Jack lança les machines et manœuvra afin de se placer perpendiculairement aux portes du barrage qui commençaient à se lever. 3 minutes plus tard, le Gallifrey One quittait la baie pour le canal. Ianto reprit contact avec Simon afin d’avoir la confirmation des dernières coordonnées GPS du point où la balise de Bob s’était activée la dernière fois.

Simon : Ianto, je t’envoie les coordonnées GPS sur ton ordinateur de bord.
Ianto : ok Simon, merci !

Ianto ouvrit son ordinateur et prit connaissance des coordonnées et les donna à Jack

Ianto : Latitude : 51.41890742069287 - Longitude : -3.0377197265625

Le Capitaine rentra les coordonnées dans l'ordinateur de bord et lança :

Jack : Ianto ! Cap au large !

Et comme si cela était évident il lâcha la barre et se positionna sur le coté. Ianto eut le réflexe de s’en saisir avant qu’ils ne dévient trop de la trajectoire et percutent le bateau de pêche qui arrivait en sens inverse. Il mit donc cap vers le sud et poussa les moteurs tout en suivant des yeux le point correspondant à leur situation qui clignotait sur l’écran.

Citation:
Bob regardait l’homme qui se tenait devant lui, les yeux écarquillés. Il avait envie de crier, mais en même temps quelque chose l’en empêchait. Le sentiment profond que rien ne pouvait lui arriver et qu’il pouvait avoir une confiance absolue. Mais qu’est-ce qu’il voulait dire par « Je suis toi » ?

Bob – Je comprends pas Monsieur. Comment tu peux être moi alors que je suis moi.

Bob vieux – J’aimerais pouvoir t’expliquer ça clairement mais je ne vais pas pouvoir rester longtemps mon grand. Je sens qu’ils se rapprochent. Dans quelques temps, tout sera bien plus clair pour toi, tu verras.

Bob – Qui ça ? Qui est-ce qui se rapproche ?

Bob vieux – Il ne vaut mieux pas que tu saches. Ne t’inquiète pas, je maîtrise la situation enfin, je pense. En tout cas, je peux te dire que tu arriveras à faire ce que Jack essaye de t’apprendre.

Bob était sorti de son lit et s’approcha de l’autre lui qui se tenait dans l’angle de la chambre. Il leva doucement la main, comme pour vérifier qu’il ne rêvait pas. Mais elle passa au travers de la silhouette. Il recula de surprise.

Bob vieux – Tu ne peux pas me toucher. Le risque d’un paradoxe aurait été trop grand. Le Docteur a été très clair à ce sujet. La perspective de voir l’univers se fendre en deux, de voir les reapers débarquer et détruire mon passé. Non, la technique de Jack ne permet qu’un déplacement du Moi intérieur, de mon âme en quelque sorte.

Bob – Paradosque ? C’est quoi ? Encore un truc de grand que je peux pas comprendre ?

Bob vieux – Oh non, c’est simple. Tu ne peux pas être en contact physique avec une autre incarnation de toi. C’est tout à fait impossible.

Le visage du petit Bob se ferma subitement.

Bob vieux – Il ne faut pas être déçu mon grand. C’est vraiment plus prudent.

Bob – Mais… je suis vieux ?

Bob vieux (dans un éclat de rire) – On peut dire ça, même si je préfère le terme « mature ». Et crois-moi, ce n’est rien comparé aux trois hommes qui sont avec toi dans le T.A.R.D.I.S. Tu verras, tu vas avoir une belle vie avec eux. Profite bien de chaque instant. Je vais vraiment devoir te laisser. Sinon, ils vont m’attraper. Prends bien soin de toi et prends bien soin d’eux. Et surtout, pas un mot de tout ça. Ça restera notre petit secret, d’accord ?

Bob hocha la tête en signe d’approbation. Il aurait aimé parler plus longtemps à cet homme. Il avait tellement de questions qui se bousculaient dans sa tête.

Bob vieux – Bonne nuit Bob, à bientôt j’espère.

La silhouette recula dans l’ombre et s’évanouit lentement, sans bruit.

Bob resta debout un instant la main tendue vers l’endroit où son moi d’un autre temps s’était tenu. Il était submergé d’interrogations en tous genres et aucune réponse ne semblait vouloir prendre corps. Mais la fatigue se fit plus forte que ses questions et il retourna se coucher. Il jeta un dernier regard en direction de l’angle de la pièce où il s’était vu quelques instants auparavant puis il sombra finalement dans un profond sommeil sans cauchemar.

Le lendemain matin, lorsque Bob ouvrit les yeux, il se demanda un instant s’il n’avait pas tout simplement rêvé. Mais une nouvelle fois, au plus profond de lui, il réalisa qu’il n’avait pas rêvé et qu’il était maintenant détenteur d’un grand secret, un secret connu de lui seul et qu’il ne pourrait pas en parler avec qui que ce soit.

Une fois qu’il fut arrivé à cette conclusion, Bob se leva, passa sa robe de chambre et enfila ses chaussons. Il devait sûrement être l’heure du petit déjeuner et il ne devait pas être en retard pour sa leçon avec Jack. Il avait maintenant l’intime conviction que tout ceci avait une importance capitale pour lui.

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Ten – Tourne doucement ce volant. Encore un quart de tour à gauche, doucement… voilà. Ensuite, remonte ce levier et appuie sur cette pédale. Non ! Pas la verte ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? La noire, oui, celle-là. Et voilà ! Un atterrissage quasi parfait.

Bob – Quasi ? C’ETAIT parfait !

Ten – Tu as failli te tromper de pédale, encore une fois. Je n’aurais pas été là, on se serait retrouvés dans le voïd, ou à Acapulco. Je ne saurais trop le dire. Tout ce que je sais, c’est que la dernière fois que c’est arrivé, on est passé à deux doigts d’une refonte totale de l’univers tout entier, à moins que ça ne soit la fois où j’ai branché mon ipod sur l’alimentation principale de la console par inadvertance. Je ne saurais jamais trop si…

Ianto – Docteur, vous vous égarez… encore…

Ten – Oups, pardon, revenons à nos moutons. Bob, mon grand, je pense que je peux officiellement dire que tu as obtenu ton brevet de pilote de T.A.R.D.I.S., félicitations !

Bob souriait à pleines dents. Il se tourna vers Ianto. Le gallois regardait le jeune homme avec fierté. Il s’en était passé du temps et il avait du mal à croire que Bob ait déjà quinze ans. Tout était allé si vite. Bien trop vite en réalité. La vitesse à laquelle Bob avait vieillit était hors du commun. Il ne s’était pas écoulé autant de temps qu’il paraissait. Ça ne faisait que trois ans qu’ils étaient en compagnie du Docteur et pourtant Bob était devenu maintenant un grand gaillard. Il avait presque rattrapé ses deux papas.

Ianto repensait aux longues discussions qu’il avait eues à ce sujet avec le Docteur qui avait examiné Bob à plusieurs reprises. Ce petit bonhomme qui n’en était plus un restait une énigme pour le gallifreyen qui admettait contre toute attente, son ignorance au sujet de la race de Bob.

Ten – Ce qui est étonnant, c’est que je ne me souviens pas avoir constaté pareille rapidité de vieillissement auprès de ses semblables. Il doit forcément y avoir un facteur qui joue, un élément qui modifie sa structure cellulaire profonde et qui fait qu’il vieillisse trois fois plus vite que la normale telle que nous la concevons, même si je ne suis pas vraiment une référence en matière de vieillissement.

Ianto – Je sais, Jack m’a expliqué. Mais, quelles sont les conséquences sur son espérance de vie ? Ne me dites pas qu’il va nous quitter aussi trois fois plus vite. Je ne pourrais pas le supporter.

Ten – Oh non, je ne pense pas. Ce serait à vérifier mais les scanners du T.A.R.D.I.S. semblent indiquer que nous en avons encore pour plusieurs années de Bob.

Ianto – J’aimerais pouvoir lui montrer la Terre, ça fait un moment que je songe à aller enfin y faire un tour, voir comment va ma famille, comment va Gwen. Et Docteur, au niveau… mental… Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Ce vieillissement rapide ne va pas provoquer un décalage avec son développement cognitif ?

Ten – Ianto, arrêtez de vous inquiéter comme ça. Vous avez bien vu de quoi il était capable non ?


C’était un fait, Bob était intelligent et avait déjà fait preuve de beaucoup de débrouillardise, à maintes reprises. Jack avait réussi à l’embarquer dans de nombreuses missions de terrain et ce malgré les réticences de Ianto. Le capitaine reprochait à son gallois d’être un peu trop «mère poule » et ça avait tendance à faire sortir Ianto de ses gonds. C’était presque devenu une rengaine entre les deux hommes. D’ailleurs, en parlant de Jack…

Ianto – Jack, tu pourrais dire quelque chose quand même.

Le capitaine se tenait dans un coin de la salle de contrôle, l’air renfrogné, les bras croisés. Il se mit à marmonner de manière parfaitement inaudible.

Ianto – Jack, franchement, tu ne peux pas faire avec ?

Ten – Je pensais avoir été très clair non ?

Bob réprima un début de fou-rire et tenta de reprendre vite un semblant de contenance.

Jack – Tu peux faire le malin toi !

Ianto – Jack ! S’il te plaît !

Jack – Bon, OK… Bien joué gamin.

Le capitaine s’était approché de Bob et lui donna une grande tape sur l’épaule tandis qu’il le félicitait. Bob se redressa en frottant son épaule légèrement endolorie.

Ianto – Jack, tu pourrais y aller doucement non ? Ne va pas lui déboîter l’épaule sous prétexte que tu es tout simplement jaloux.

Jack – Jaloux ? Moi ? Que je sache, Bob n’est pas en sucre. Ça n’est pas une petite tape cordiale qui va lui faire mal. N’est-ce pas Bob ?

Le jeune homme acquiesça en grimaçant légèrement. Le capitaine n’y était pas allé de main morte.

Jack – Bon, je vais aller chercher quelque chose pour fêter ça. N’empêche, je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas le droit de passer ce fichu brevet de pilotage de T.A.R.D.I.S.. C’est presque insultant de voir qu’on me fait si peu confiance. Tout ça parce que…

Le reste de sa phrase se perdit dans le couloir du T.A.R.D.I.S..

Ten – Jack ! On en a déjà parlé des dizaines de fois, tu as manqué nous faire vaporiser tout ça parce que tu as été déconcentré par le fait que Ianto s’était penché pour ramasser un marteau sous la console !

Jack (hurlant du fonds du couloir) - ALORS ON N’A QU’A INTERDIRE IANTO DANS LA SALLE DE CONTROLE !

Ianto – JACK !

Cette fois, c’était trop pour Bob qui éclata de rire. La jalousie infantile du Capitaine était tellement ridicule qu’il ne put s’en empêcher. Rapidement, il fut rejoint par le Docteur et Ianto. Lorsque Jack revint dans la salle, une bouteille de champagne à la main, il lança un regard noir en direction des trois hommes mais la bonne humeur générale eut raison de sa vexation et il se mit à rire de bon cœur.

Le bouchon de champagne sauta pour aller se perdre parmi les branches de la salle. Jack servit trois flûtes et les distribua.

Ten – Tu ne bois pas ?

Jack – Et ça, c’est quoi ?

Ianto – Jack ! A la bouteille ? Tu n’y penses pas !

Jack – Et pourquoi pas ?

Ianto leva les yeux au ciel en signe manifeste de sa désapprobation mais n’ajouta rien. Jack leva la bouteille.

Jack – A Bob ! Que sa conduite ne nous fasse pas nous poser en pleine guerre intergalactique, ou au beau milieu d’un concert de Justin Bieber, non, sérieusement, ça ne va pas être négociable gamin si on se retrouve au milieu de ces méchus.

Ianto – Jack !

Jack – Oui, ok, si on ne peut plus rigoler. A toi Bob, qui nous montre tous les jours un peu plus que nous avons eu raison de le prendre avec nous. Nous sommes tous très fiers de toi.

Ten – A Bob !

Ianto – A Bob !

Tous trinquèrent de bon cœur. Tandis qu’il buvait l’excellent champagne qui lui avait été servi, Bob eu l’impression que quelqu’un l’observait. Discrètement, il tourna la tête pour voir d’où cela pouvait-il bien provenir. Il plissa les yeux, mais ça n’était peut-être qu’une impression. Une étrange impression pourtant bien réelle. C’est alors qu’il la vit… LA silhouette. Cette fameuse silhouette qu’il avait cru avoir rêvée quelques années auparavant. Elle se tenait là, à l’entrée de la salle, dans l’ombre de la porte. Visiblement troublé, il attendit que les trois hommes aient fini de boire. Il glissa la bouteille vide sous son bras, pris les flûtes et se dirigea vers le sas pour sortir.

Bob – je vais rapporter ça à la cuisine. Ne vous dérangez surtout pas.

Ianto – Merci Bob. Tu n’as pas besoin d’un coup de main ?

Bob – Non, non, ça va aller. Vous pouvez rester là. Vous ne serez pas trop de trois… pardon, deux, pour piloter le T.A.R.D.I.S

Jack – Quand je pense que même Ianto a eu son permis, c’est vraiment dég…

Ianto – Jack !

Bob sortit de la salle rapidement tandis que le ton recommençait à monter. La silhouette n’était plus là, mais quelque chose lui disait qu’il n’avait pas halluciné. Il avança dans le dédale de couloirs pour arriver dans la cuisine principale (le T.A.R.D.I.S. possédait un nombre surprenant de cuisines) et déposa les flûtes sur le plan de travail qui se trouvait à droite de l’évier.

??? – Il n’a jamais digéré cette histoire de brevet de pilotage.

Bob se retourna brusquement, manquant de faire tomber une flûte. La silhouette se trouvait là, dans un angle de la pièce.

Bob – Vous ! Je savais bien que je vous avais vu ! C’est dingue, vous êtes… enfin… je… je n’ai pas changé !

Bob vieux – Oui, moi. Et oui, je n’ai pas changé depuis notre dernière rencontre. Si pour toi, il s’est écoulé plus de trois ans, pour moi, c’est de l’ordre de quelques minutes à peine.

Bob – Dois-je comprendre que je suis en danger ? Ils sont revenus ?

Le jeune homme fixa son double futur droit dans les yeux. Celui-ci s’assombrit furtivement, mais une étincelle s’alluma dans son regard.

Bob vieux – Oui, ils sont revenus. Mais ne t’inquiète pas, je sens que ma fuite va bientôt prendre fin. Les secours approchent, j’ai ressenti leur présence. Ils ne sont plus très loin. Mais pour qu’ils me retrouvent, je dois relâcher ma concentration brièvement, sinon, je ne suis pas traçable.

Bob – Pas traçable ?

Bob vieux – Là où nous vivons maintenant, nous portons des puces d’identification, directement reliée à notre cortex. La puce est donc inactive lorsque je fais ce que Jack nous a appris. Et ça, il n’y a que lui et moi qui le sachions.

Bob – Ianto n’est toujours pas au courant ? Pourtant, il va bien falloir qu’il le sache, sinon, comment pourras-tu…

Bob vieux – Dans ta ligne de temps, il ne le sait pas, dans la mienne il va bientôt le savoir. C’est compliqué, mais avec le Docteur, tu devrais être habitué aux timey-wimey. C’est pour ça que je vais te dire quelque chose que tu ne devras dire qu’à un moment très précis et ce moment, tu le découvriras par toi-même. Lorsqu’il arrivera, l’évidence te sautera aux yeux.

Bob se pencha vers l’adolescent. Il aurait presque pu le sentir le frôler tant il était proche. Il murmura une phrase dans un souffle. Le jeune homme se recula, plongea son regard dans la sagesse de son futur. Les deux Bob s’observèrent un instant puis, le corps spectral recula une nouvelle fois dans l’ombre.

Bob vieux – Je dois y aller, je dois me laisser approcher sans me laisser prendre. Nous nous verrons une dernière fois. A notre prochaine rencontre…

Bob – Mais comment je…

C’était trop tard, il avait disparu. Bob resta là, à fixer l’angle de la pièce où il s’était tenu face à lui une fraction de seconde plus tôt.

Ianto – Franchement, parfois je me demande s’il a vraiment l’âge qu’il dit avoir !

Bob sursauta.

Ianto – ça va Bob ? Tu as l’air troublé.

Bob – Non non, ça va. Un café Monsieur ?

Ianto – Mais quand vas-tu te décider à arrêter de m’appeler comme ça ?

Bob – Je ne sais pas Monsieur.

Citation:
Ils étaient maintenant à quelques miles de leur objectif et devant eux l’eau était toujours aussi plate. Rien ne venait déformer sa ligne ondulant au rythme de l’avancée du bateau. Pas un vaisseau, pas une île. Et pourtant, le radar continuait d’indiquer les mêmes coordonnées inlassablement.

Jack : Simon ! Es-tu sûr des coordonnées ?
Simon : Affirmatif Jack, la puce de Bob s’est activée un court moment et indiquait toujours le même point.

Jack et Ianto s’échangèrent un regard inquiet. Deux solutions étaient envisageables et les deux hommes le savaient. Soit le vaisseau était occulté par un champs d’invisibilité et d’un moment à l’autre, ils allaient le percuter de plein fouet, soit le vaisseau reposait au fond du canal.

Ianto dans son for intérieur priait pour que ce soit la seconde solution, car il ne donnait pas cher du Gallifrey One contre un vaisseau extra-terrestre, de toute façon, que ce soit l’une ou l’autre des possibilités, ils iraient à l’eau.

Plus que quelques mètres et ils auraient la réponse. Instinctivement les trois équipiers s’accrochèrent à ce qu’ils avaient sous la main et se préparèrent au choc… qui n’arriva pas. Ils continuèrent leur chemin comme si de rien n’était, au grand soulagement de chacun.

Ianto immobilisa le bateau et lui fit faire demi-tour pour se positionner aux coordonnées exactes fournies par Simon.

Jack : Ianto ! Combien de combinaisons ?

Ianto se dirigea vers l’armoire située au fond de la cabine et l’ouvrit.

Ianto : Une seule Jack !
Jack : OK, tu la prends, Eiry tu restes ici et tu fais le relais entre nous et Simon, Ianto on y va !
Ianto : Mais Jack …
Jack : Quoi ?
Ianto : On ne sait même pas où le vaisseau se trouve ! Tu ne pourras pas rester en apnée aussi longtemps !
Jack : Qui a dit que je ferais de l’apnée ?

À peine eut-il achevé sa phrase qu’il se saisit d’une corde qui traînait sur le pont et l’attacha d’un coté à un anneau de la combinaison qu’il tendit à Ianto et de l’autre se l’enroula autour de la taille.

Jack : allez zou … à la flotte ! Et t’occupes pas de moi !

Ianto, sachant qu’il n’aurait pas le dernier mot, ne s’aventura pas dans cette direction et enfila la combinaison pendant que jack se déshabillait et mettait pantalon, chaussures et Tee-shirt dans un sac étanche, ne gardant sur lui qu’un caleçon. Il regarda son supérieur avec un air grave afin de lui faire comprendre sa désapprobation.

Jack : Tu me regardais rarement comme ça auparavant, surtout dans cette tenue.

Ignorant son capitaine, il alluma son intercom.

Ianto : Eiry ? Tu me reçois ?
Eirwen : 5/5 Ianto ! Faites attention !

Comme unique réponse elle ne perçut que le bruit des deux corps tombant à l’eau. Elle s’imagina Jack se noyer mais enleva immédiatement cette image de sa tête. Elle devait rester concentrée sur le radar et sur les liaisons radio.

Ianto commença à nager vers le fond du canal. Au bout de quelques brasses, il se retourna pour vérifier l’état de son compagnon. Il le vit, au bout de la corde, pointer le doigt vers le fonds, lui intimant l’ordre de continuer sans se soucier de lui. Il continua sa lente descente mais lorsque la corde se tendit et le ralentit il comprit que son capitaine venait de se noyer. Même sachant qu’il se réveillerait, son premier réflexe fut de nager vers lui, le ramener vers la surface et le réanimer. Mais il stoppa à mi chemin, le regarda, les larmes aux yeux et replongea vers les profondeurs, tirant derrière lui le corps inanimé.

Bientôt, il crut apercevoir des sortes de lumières clignotantes mais il fut alerté part des soubresauts venus de la corde. Il se retourna et vit que Jack s’était « réveillé » et qu’il se noyait une seconde fois. Sans plus attendre il redoubla d’efforts et s’enfonça encore plus dans l’obscurité des profondeurs jusqu’à apercevoir les parois du vaisseau.

Ianto : Eiry ? J’y suis !
Eirwen : Comment va Jack ?
Ianto : Mort, mort à nouveau et peut-être mort une troisième fois si je n’arrive pas à trouver l’entrée assez rapidement.
Eirwen : OK, Simon a scanné les profondeurs et trouvé une source d’énergie à 25 mètres de ta position, à ta gauche. Il pense que c’est l’énergie qui permet de garder le sas d’entrée étanche !
Ianto : Merci, je vais voir !

Ianto s’aida des aspérités de la coque pour avancer le long du vaisseau, en faisant attention à ce que le corps de Jack ne cogne pas trop contre ses parois. Mais le 1er choc eut pour incidence de faire revenir une deuxième fois le capitaine à la vie. Le regard qu’il lança à Ianto avant de sombrer de nouveau, lui fit comprendre qu’il aimerait bien ne pas avoir à revivre ça une 3e fois.

Lorsqu’il arriva enfin au sas, il dû de nouveau s’arrêter. Un champs electro-magnétique barrait l’entrée.

Ianto : Eiry, mets moi en relation avec Simon !

Eirwen s’empressa de coupler les deux conversations.

Simon : Ianto ?
Ianto : je suis devant le sas mais je ne peux pas entrer ! il y a un champs electro-magnétique qui m’en empêche ! une solution ?
Simon : As-tu une sorte de clavier à coté du sas ?
Ianto : Oui.
Simon : sur le devant de ta combinaison, tu dois trouver une poche avec des câbles dedans ?
Ianto : Trouvée.
Simon : Tu connectes la sorte de ventouse rouge sur le fil qui relie le boîtier au vaisseau et le vert au boîtier lui-même.
Ianto : Fait !
Simon : Maintenant donne-moi 2 minutes.
Ianto : essaye de faire ça rapidement, je ne suis pas sûr que Jack apprécie une troisième noyade !

Ianto regarda son supérieur avec un air de pitié. Il savait bien qu’il n’était pas réellement mort, mais comme il lui avait dit lors d’une conversation en 2009, il se rappelait de tout et c’était ça qui lui faisait mal. À peine les 2 minutes demandées par Simon s’étaient écoulées, qu’il reprenait contact avec Ianto.

Simon : 3-6-5-2-8-8
Ianto : Le clavier n’a pas de chiffres Simon !!!
Simon : c’est comme notre clavier numérique sauf qu’il est en sens inverse. Le « 1 » est en haut à gauche.
Ianto : OK !

Ianto se concentra afin d’entrer le code au 1er essai.

Ianto : Bingo ! Maintenant silence radio, on ne sait pas s’ils peuvent capter nos fréquences.

Le champ de force disparu et l’eau s’engouffra dans le sas ; emmenant Ianto et Jack avec elle. Il recomposa le code afin de remettre le champs en place et vider l’eau au même moment où Jack reprenait conscience. Ianto saisit la taille de son supérieur et le hissa de toutes ses forces pour qu’il atteigne l’espace vide en haut de la petite pièce.

Jack : rhhahaargh
Jack reprenait son souffle tout en recrachant l’eau qui lui restait dans les poumons. Quand le niveau fut assez bas pour qu’il puisse se tenir debout pour respirer, Ianto le lâcha et enleva le casque de sa combinaison.

Ianto : ça va Jack ?
Jack : Au temps pour le « jamais deux sans trois »
Ianto : C’est pas le moment pour les blagues !

Une fois la pièce totalement vidée, Ianto délivré de son scaphandre et Jack rhabillé avec les affaires qu’il avait rangées dans le sac à dos étanche, ils ouvrirent la porte menant aux couloirs et avancèrent un peu au hasard à la recherche de Bob. En silence, ils longeaient les couloirs à l’affut du moindre bruit qui les mèneraient à leur objectif. Arrivés près d’une double porte entrouverte, ils tendirent l’oreille et entendirent des voix psalmodiant. Ils jetèrent un regard et virent un scène qu’ils n’avaient pas vue depuis plusieurs décennies. Au centre de la pièce, le supérieur religieux se tenait devant un autel vide pour le moment et semblait le « purifier » avec divers liquides et plantes. Des sangles pendaient de chaque coté, attendant d’être attachées autour des poignets et chevilles du sacrifié. Dans un angle de la pièce, un assistant se tenait près d’un immense appareil qui était en train de vrombir. Ianto et jack savaient exactement son utilité, sacrifier le Roax, mais l’absence de corps leur remontait un peu le moral. Ils n’étaient pas arrivés trop tard.

Jack : (murmurant) Simon, toujours rien ?
Simon : Non Jack, je te préviendrai au moindre signe de lui ! J’ai réussi à pénétrer le système du vaisseau et j’ai maintenant accès à ses plans. Si le signal se réactive, je saurai exactement où il est !
Jack : Bien reçu ! … (à lui-même) J’espère que Bob s’est souvenu de mes leçons !
Ianto : Tes leçons ? Quelles leçons ?
Jack : Je crois qu’il est temps de te le dire … de toute façon, il va falloir attendre, donc utilisons ce temps à bon escient, ce vaisseau est bien trop gros pour qu’on le fouille de fond en comble.

Ils se dirigèrent non loin de là dans une salle vide. Jack s’assit dos contre le mur à coté de la porte qui offrait une vue sur celle de la salle de sacrifice. Ianto fit de même en face de lui.

Jack : Tu te souviens, dans le Tardis ? Je t’ai dit que j’allais apprendre à Bob comment protéger son esprit en le projetant dans un lieu de sécurité pour qu’il ne soit atteint par des attaques extérieures ?
Ianto : Oui, vous vous êtes enfermé dans la zéro-room durant des heures et des heures, sans jamais dévoiler ce que vous y faisiez.
Jack : Je lui ai appris à vider son esprit de toutes choses en « entrant » dans une sorte de coma, comme si son esprit quittait son corps pour se réfugier ailleurs dans ses souvenirs.
Ianto : J’ai du mal à comprendre le concept.
Jack : Imagine un voyage spatio-temporel. Et bien c’est la même chose, sauf que ce n’est pas ton corps qui voyage mais ton esprit. Ton corps restant à l’endroit où tu t’es « endormi ».
Ianto : Je comprends mieux … mais il ne risque pas d’être coincé s’il arrive quelque chose à son corps durant le processus ?
Jack : C’est un risque.

Cette dernière phrase ne réconforta absolument pas Ianto.

Jack : Le fait que nous ne captions la puce de Bob que quelques instants vient du fait qu’elle est directement liées à notre système nerveux central. Tu sais comme moi que si l’on meurt, la puce arrête d’émettre.
Ianto : Oui.
Jack : C’est pareil avec Bob. Le fait de se projeter fausse la perception de la puce qui se met en veille croyant à la « mort » de son détenteur. Dès qu’il se réveille, elle remarche.
Ianto : Mais pourquoi Bob ne reste t-il pas conscient ?
Jack : Il doit se dire que c’est la meilleure façon pour se protéger et nous protéger. Il sait beaucoup de choses sur nous et Torchwood. Il ne veut pas leur donner des informations. C’est pourquoi il se réveille par courtes périodes, afin de nous laisser le localiser, avant de replonger dans ses souvenirs.
Ianto : y’a plus qu’à attendre alors ?
Jack : Oui y’a plus qu’à attendre.

Leurs regards fixèrent alors la double porte par laquelle les paroles du prête leur arrivaient sourdement. Au bout de quelques minutes qui leur parurent des heures, un grésillement retentit dans leurs oreillettes.

Simon : Jack ! Je l’ai !! Pont 5, couloir de gauche, 13e salle sur la droite !

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Dernière édition par duam78 le Jeu 29 Nov 2012 - 14:17; édité 26 fois
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MessagePosté le: Ven 11 Déc 2009 - 19:00    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 11 Déc 2009 - 19:24    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Youpi, la suite... C'est reparti pour un tour...   
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MessagePosté le: Ven 11 Déc 2009 - 19:46    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Super nouveau chapitre. David qui prend petit à petit ses marques dans l'équipe. Tu n'as pas intérêt à nous en tuer un autre parce que sinon je peux te dire que tu vas nous entendre

Bon forcément j'ai tilté sur une chose et une seule Mr. Green Et j'en suis fière

Citation:
société Kree




Pourquoi cela ne m'étonne-t-il pas de toi ?

Bon sinon vivement la suite !!
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Merci Neph
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Nanou
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MessagePosté le: Sam 12 Déc 2009 - 20:23    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

j'aime bien les clins d'oeil aux épisodes Mr. Green

si je peux me permettre une correction : c'est "punching ball", pas "punch in' ball" Mr. Green
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MessagePosté le: Dim 13 Déc 2009 - 13:34    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Cardiff 2093 est devenu pour moi, une véritable drogue, au même titre que le café et Torchwood et son Janto.

Merci de nous faire vivre régulièrement, ce qui pourrait être une véritable saison 4 avec un Ianto bien vivant.

Le couple Jack Ianto, deux bons acteurs super, pourquoi on t-il fait ça ?

Continue comme ça, j'adore.
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Fannette
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MessagePosté le: Lun 14 Déc 2009 - 18:32    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Huhum c'est inquiétant tout ça... Pourquoi enlèvent-ils les weevils? Que vont-ils leur faire ou leur faire faire?? M'est d'avis que cette fois-ci, c'est pas seulement pour se défouler, ça sent beaucoup plus le sapin que ça...

Aaaah même dans la panique, Ianto a le temps et la présence d'esprit de noter la plaque, si c'est pas quelqu'un d'efficace ça!! Okay

Oh bah nan les garçons, vous allez pas commencer à vous disputer??  Même si Ianto a raison de s'opposer à Jack pour le coup... Allez Jack, on répête après moi : Les. Weevils. Ne. Sont. Pas. Des. Appats!! Smile

Une très bonne entrée en matière, tout ça promet un nouvel épisode des plus palpitants!!
Bravo bravo et vivement la suite!!
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yeles
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MessagePosté le: Mer 16 Déc 2009 - 13:19    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Citation:
Voix 1 : Vance ? Où en sommes-nous ?
Vance : Monsieur le directeur, le dernier rapport indique que nous en sommes à 200 unités.


Confused C'est qui ces gars ? Et c'est quoi ces "unités" ? ! ?

Citation:
Vance : Ils sont difficiles à capturer, Monsieur et tout aussi difficiles à asservir…


Confused Confused Confused Confused

Mais de quoi ils parlent ? ! ?

Citation:
Directeur : Est-il possible d’augmenter les rafles ?
Vance : Les augmenter ?!? … heu … Je vais m’assurer que ce soit possible.


Shocked Shocked Shocked Shocked

Je comprends plus rien là... De quoi ils parlent à la fin ? ! ? pas content pas content

Citation:
Vance sortit à reculons du bureau du directeur situé au 10e et dernier étage du bâtiment … à chaque fois qu’il était dans cette partie de l’édifice, il se sentait nauséeux, mal à l’aise…




ça doit être sympa de bosser dans cette boîte...

Citation:
Augmenter les rafles … Il était fou … On déplorait déjà 10 morts dans le personnel chargé de trouver et ramener ces bêtes dans le sous-sol du bâtiment.


des bêtes ? ! ? Confused Mais quelles bêtes ? ! ? Ne me dis pas qu'ils parlent de...

Citation:
Vance : Fred, le Directeur veut qu’on multiplie les opérations de récupération des spécimens.
Fred : Quoi ? Mais j’ai perdu deux de mes hommes la dernière fois… Je n’ai plus que Slater et Fuller.




Elles n'ont pas l'air commode ces bestioles...

Citation:
Vance : Il semblerait qu’il y ait quelques unités près du vieux château, coté parc selon les dernières informations.
Fred : Ok , on y va… Je vous tiendrai au courant.


Bon, bon, bon... on va sans doute en savoir plus après... Enfin, j'espère

--------------------------------

Citation:
Jack : Ils étaient bien plus nombreux avant …


Confused Confused Confused Confused Confused

Il ne va pas s'y mettre aussi...

Citation:
Eirwen : Avant quoi ?
Ianto : Je crois qu’il veut parler des Weevils … C’est ça Jack ?




C'était bien ce que je pensais ! OMG !

Citation:
Jack ne répondit pas, il était soucieux… Ianto le voyait, les rides de son front formaient des plis qu’il avait appris à reconnaître comme un signe distinctif de ses émotions et notamment de l’inquiétude.


Et quand Jack fait cette tête là, c'est pas bon du tout


Citation:
A la faveur d’un rayon de lune, Ianto aperçu une ombre se faufiler par-dessus les ruines et pénétrer dans le parc intérieur du château.
Ianto : Là !
Eirwen : Où ça ?
Ianto : Il est entré dans le parc du château.


Le château ? ! ? C'est pas là qu'ils allaient aussi les autres ? Confused

Citation:
Ils se retrouvèrent au bout de dix minutes sans avoir aperçu le moindre Weevil. Ils allaient repartir lorsqu’ils entendirent un bruit de moteur suivit d’un bang métallique.


BANG !



Faut pas me faire peur comme ça !

Citation:
Un van noir venait de s’arrêter près des douves. Quatre hommes en étaient sortis, le cinquième étant resté au volant, le moteur toujours en marche.


tiens, tiens... qui voilà ?

Citation:
Le bruit était des plus désagréables. Luttant contre ce sifflement, ils regardèrent en direction du donjon et virent le Weevil s'avancer de son plein gré vers les hommes qui l’attendaient…




Un Weevil ! Je ne sais pas s'ils sont conscients de ce qu'ils font ?

Citation:
Puis ils tirèrent avec leurs pistolets et l'atteignirent mais, avant qu’il ne sombre, il eut le temps de sauter sur un de ses agresseurs et de le mordre au cou.




Le pauvre gars... j'ai bien peur que...

Citation:
Voix : Merde ! Fuller ! Debout ! Lève-toi !
Voix 2 : Fred, il est mort !


Et voilà


Encore un qui tombe... C'est teigneux un weevil...

Citation:
Le véhicule fit crisser ses pneus et effectua un demi-tour se retrouvant sur le chemin des trois membres de Torchwood qui durent se jeter de part et d’autre pour l'éviter.




Bande de sauvages ! Ils vont pas nous abîmer l'équipe quand même ! pas content

Citation:
Jack se releva et tendit la main à Eirwen pour l’aider à se relever. Ianto s’était déjà remis sur ses pieds, avait sorti un calepin et un crayon et y notait quelque chose.


Good boy ! Excellent réflexe !

Citation:
Jack : Alors allons sauver Willy !
Eirwen et Ianto : Willy ?!?
Jack : Ben quoi ? Ça me manque d’appeler quelqu’un comme ça ???




Kilékon Mr. Green

------------------------------

Citation:
Il coupa le moteur mais resta assis derrière le volant, les yeux dans le vague… encore un… il venait encore de perdre un de ses hommes… ça commençait à faire beaucoup ... beaucoup trop même… D’un poing rageur il frappa sur le volant.


Le pauvre... je comprends sa colère Sad

Citation:
Fred : Emmène-le à Vance ! je l’appelle pour lui dire qu’on en a eu un.
Slater : Bien… (aux autres) Vous deux montez le au niveau 7.


Un seul... mais bon, un gros morceau visiblement ! Mais ils vont en faire quoi ? ! ? Confused

Citation:
Slater : On va récupérer Fuller ?
Fred : Non, Fuller est… « perdu » ... je pense qu’ils s’en sont occupés…


Perdu... quel joli euphémisme Rolling Eyes

Citation:
Slater : C’était qui ces types ?
Fred : ça j’en sais rien…


C'est Torchwood !

----------------------------------

Citation:
Jack s’était retourné vers Eirwen afin de répondre à sa question : qui étaient ces hommes et que voulaient-ils à ce Weevil ?


C'est vrai ça ! On aimerait bien savoir Confused

Citation:
Jack : Ianto, appelle Simon, qu’il vienne avec David récupérer le corps


Le corps...

Citation:
Simon : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Jack : On dirait bien que quelqu’un s’amuse à kidnapper des Weevils… Pourquoi ? J’en sais strictement rien… Mais j’aime pas ça …


Moi non plus

Citation:
Eirwen : ça s’est déjà produit ? Alors vous savez qui c’est !
Ianto : Non Eiry… c’était il y a bien longtemps …


Je vous parle d'un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtreuuuuuuu

*Aznavour, sors de ce corps ! *

Citation:
Jack : Oui, bien longtemps, mais on pourrait reprendre la même ruse …




Comme avec Janet ? ! ?

Janet Crying or Very sad

nan, mais ça va pas ? ! ? Je pleure un weevil... je suis trop sentimentale moi...

Citation:
Ianto : Je n’étais déjà pas d’accord la dernière fois… Ne compte pas sur moi pour t’aider cette fois ci …




Mais c'est qu'il se rebelle le gallois !

ça va charcler

Citation:
Jack était immobile, la tête tournée vers le gallois, il le fixait d’un regard sombre. Ianto soutenait son regard et il ne lâcherait pas, pas cette fois !


L'obstination galloise est réputée...

Je n'envie pas les autres subitement... parce que là, si Jack et Ianto se pouillent la gueule... va y'avoir des dommages collatéraux


Citation:
Avant que quiconque n’ait eu le temps de réagir, Ianto monta à l’arrière, sur le siège le plus éloigné et pivota pour regarder par la vitre arrière.




Retour au Hub en mode "soupe à la grimace"...

Lovely

Citation:
Un silence pesant s’abattit sur le groupe.




La, la, la... Bonne ambiance ma foi.

ça promet pour la suite...

Mais vivement la suite !

et tiens rien que pour le fait d'avoir fait se disputer Jack et Ianto.

Nan mais, vilaine !
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc 2009 - 17:45    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Un nouvelle épisode, que du bonheur

En tous cas merci bien, vivement la suite !!

PS : pour faire disputer nos deux tourteraux
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MessagePosté le: Lun 21 Déc 2009 - 21:18    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Yeles, Fanette, Evan's, aviva94, Hachiko, Nanou et TerryJones


chapitre 2 du 4x07 posté .... Wink

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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2009 - 07:58    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

yeah ! y'a de l'action qui se prépare
et enfin du concret pour Simon, je trouvais qu'il était un peu derrière les autres Mr. Green j'ai hâte de lire la suite ^^ !!
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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2009 - 15:30    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Oh Steve ne sera peut être pas sacrifié !! pourquoi Steve ? Confused

Enfin excellent chapitre, Simon qui va faire de l'infiltration pas mal !!

vivement la suite Okay Okay
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MessagePosté le: Lun 28 Déc 2009 - 22:21    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Alors finalement Gray a échapper à l'explosion ! Ça sent le décongelé par ici... [Quoi ça se dit pas ? xD]


Il me fait bien marrer le français ! Mr. Green J'espère qu'il va pas lui arriver de pépin en infiltré ! J'ai hate de voir ça ! SmileSmile
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan 2010 - 21:52    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

bon comme je suis une grosse flemmerade en ce moment, je n'ai commenté que le chapître 1!
Tu auras le chapitre 2 si tu travailles bien ahahaha!

Nous voilà donc pour un nouvel épisode de cardiff 2093.
Et donc un nouveau commentaire de ma part ( t'en as pas marre de lire les betises que j'ecris quand même??)

Hum ça ne me dit rien qui vaille cette conversation. Des unités??? de quoi parlent-ils? Les Weevils si on se reporte au titre... ( pauvre Janet dans COE hein... )

Ils vont être contents les employés de savoir qu'il faut en capturer plus... ça ne doit pas être tache facile. Et s'il n'y a plus de Weevils, Jack ne pourra plus faire une bonne chasse aux Weevils avec Ianto... snifff...

C'est bien ce que je disais, ils ont l'air ravi de devoir aller en récuperer plus...

Ah Jack a reperé qu'il y en avait moins... Eirwen a l'air à côté de la plaque XD
Tiens ils vont chercher le weevils au même endroit que les autres... va y avoir rencontre je pense!

Oh la chasse à trois, c'est pas drole...
Arf ils ont perdu le weevil! pas doué les coco

Ah ils assistent au "kidnapping" du weevil!
Ils l'attirent avec un son??? chelou!


Ahahah j'ai mal lu!! au lieu du Fuller, j'ai lu Mulder!! morte de rire toute seule dans son coin!
ah merde, ils ont encore perdu un équipier! faudrait revoir vos méthodes hein! ça ne m'a pas l'air efficace!

Ils abandonnent le corps... Sympathique... ( tain jsuis sure qu'avec leurs pneus ils ont niqué la pelouse les salauds!! ils savent l'entretien que c'est hein!!)

Roh sauvez Willy! Je serais un peu vexé que mon "ancien" prenom finisse sur un weevil hein... Un weevil quoi!!!

Erf oui, ça commence à faire beaucoup de perte d'hommes cette affaire... juste pour des weevils quoi...
Oh ils avaient reperé l'équipe TW en fait...

Elle joue la nunuche aujoud'hui Eirwen ou quoi??
( et hop le SUV qui nique la pelouse maintenant...)
Oh Jack veut encore sacrifier un weevil... pauve bête...
Ianto ou le fervent défenseur de la cause de weevils... ( ça me fait penser à Hermione avec SALE pour les elfes de maison)

J'aime bien l'emprise de Ianto sur Jack! vas-y, affirme toi coco!!
Sont limite comiques quand ils se font la gueule les deux-là...

Vivement la suite! Jme demande bien ce qu'il se passe avec les Weevils!
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Merci Duam^^

No, I am not a Johnette...
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MessagePosté le: Mar 19 Jan 2010 - 15:03    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Bon, me revoilà maintenant du coté de Cardiff en l'an de grâce 2093...

Alors alors, quoi de neuf sous le soleil ?

Des Weevils kidnappés, j'ai comme une impression de déjà vu, mais étrangement, je doute que ce soit pour les même raisons qu'autrefois...
Non, mon instint me dit que c'est sans doute une sorte de collecte de super soldats, genre pour une guerre...
A moins que ce ne soit le titre qui m'ait mis cette idée en tête, j'avoue que je ne suis plus très sur... Laughing

Pffff, les humains me font toujours un peu peur quand ils mettent leurs nez dans les affaires des Aliens...
Et ils devraient s'inquièter aussi vu le nombres de morts qu'ils ont déjà subit !!!

La dispute Jack Ianto Mr. Green

Allé go, j'enchaîne direct avec la suite !!!

"Steve" le descendant de Janet peut-être... Laughing

Ianto qui boude dans son coin c'est marrant Laughing et éfficace...
Steve va pouvoir dormir sur ses deux... euh... est-ce que les Weevils ont des oreilles ??? Confused
Qui a dit "on s'en fout !!!" ???

Pauvre James Fuller, sortit de prison pour mourir égorgé par un Weevil...

Oh, le passage à la morgue, c'est comme se promener dans le lointain passé de Torchwood, un voyage dans le Temps à une époque qui nous est si familière...
Un peu glauque comme promenade dans le passé, mais bon, ça reste de bon souvenir, si on compte pas tout les morts et les destructions et les souffrances...

Gray...
Serait-il possible qu'il finisse par revenir finallement ?

Et l'heureux élu sera .... Simon !!!!! Youhou !!!
Notre français préféré aura l'honneur et la joie de partir en infiltration !!!
Sous entendu, Ianto lui n'y sera pas et aura donc théoriquement moins de chance de se prendre encore une tuile contre un coin de la tronche Mr. Green
Le brave Ianto Smile

Bref, maintenant que cette guerre a commencé, j'ai hâte de savoir comment elle va finir...


EDIT : Je viens seulement de comprendre l'allusion à Willy = Will = Ianto de la première partie...
Moi je pensais au film sauver Willy avec l'orque et du coup je pigeait pas bien le rapport mais bon... oh lala quel c** des fois Laughing
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MessagePosté le: Mar 19 Jan 2010 - 18:55    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13) Répondre en citant

Citation:
Jack était immobile devant la porte vitrée de la cellule du sous-sol. Il fixait depuis plus d’un quart d’heure son occupant, luttant contre les deux voix qui ne cessaient de se disputer à l’intérieur de sa tête.


ça doit se bousculer dans la tête de Jack

Citation:
La sienne, qui savait que le plan mis en place avait d’énormes chances de réussite et celle de Ianto, qui lui donnait mille et une raisons de ne pas donner « Steve » en pâture à des gens dont on ne savait rien.


Confused Effectivement, c'est compliqué !

Citation:
Un homme était mort ce soir. Ils devraient sûrement le remplacer. Mais comment entrer en contact avec « eux » ?


Confused Confused Confused Confused Confused

C'est vrai ça, comment tu vas t'y prendre Jack ? ! ?

Citation:
Jack : Ianto ?
Ianto : Pas maintenant. Je ne suis pas vraiment d’humeur pour quoi que ce soit !


Ouh là ! Mais c'est qu'il ferait presque peur le gallois là !

Citation:
Jack : Ianto ! J’ai peut-être trouvé une solution ! Pas besoin de sacrifier « Steve » !


Shocked Steve ? ! ? Shocked

Décidément, il a une imagination à toute épreuve pour les prénoms des weevils ^^

Citation:
La porte de la salle s’ouvrit. Ianto en sortit. La contrariété se lisait toujours sur son visage, mais ses yeux ne lui lançaient plus de flammes invisibles.


maman

Citation:
Simon : Attend Jack, je dois ressou… Arf… Salo*** de put*** de mer*** !!


Laughing C'est super classe ça Simon... la french touch

Citation:
ce n’étaient jamais de simples jurons, mais toujours des exclamations imagées et développées qui amusaient Ianto, celui-ci comprenant parfaitement le français.


Cool Ianto aime la classe à la française... J'en connais tout pleins des jolis jurons fleuris moi aussi... ben quoi ?

Citation:
Simon : Il va falloir que j’infiltre le réseau de sécurité CCTV.
Jack : Et ça va poser problème ?


Euh... Jack ? Tu sais ce que ça implique de blesser l'amour propre d'un geek ? ! ? Confused

Citation:
Simon regarda Jack et Ianto tour à tour avec un sourire signifiant « non-mais-vous-savez-à-qui-vous-parlez-là-? ».


Qu'est-ce que je disais

Citation:
Jack décida de le laisser finir avant de l’interrompre et s’avança vers Eirwen. Ianto s’était arrêté à quelque pas de l’entrée et s’était arrêté, l’épaule contre le mur, les jambes croisées. Il attendait.


Et nous aussi... nous attendons

Citation:
Eirwen : Mais comment tu fais ? A chaque fois c’est pareil, dès que tu arrives, le résultat est trouvé…
Jack : Il a peur de moi …




Peur de lui ? Mais alors il est... c'est vrai ? ! ?

Citation:
La seule réponse qu’elle obtint de Jack fut un sourire énigmatique qui voulait à la fois tout et rien dire. Ianto ne put s’empêcher de sourire. Lui avait la réponse, mais se garderait bien de le dire à Eirwen.


rhooooooooo les vilains... C'est pas sympa ça...

Ben oui quoi, j'aimerais bien savoir moi aussi

Citation:
Eirwen : Ah heu … oui… La victime se nomme James Fuller, 41 ans. Il a un casier intéressant. Vols, agressions à main armée, cambriolages, conduite en état d’ébriété ayant entrainé la mort d’un jeune garçon. Il a fait 15 ans de prison et en est sorti … Il y a tout juste 2 mois.


Impressionnant CV !

Citation:
Jack : David ?
David : Rien de bien intéressant. Décès causé par l’arrachage de la jugulaire par des dents acérées. Un foie en mauvais état dû à l’abus d’alcool. Pas grand-chose de bien réjouissant.


Yeurk !

Citation:
Ianto n’aimait pas être mis de coté comme ça alors qu’il voulait contrôler l’ensemble du plan de son patron. Eirwen accompagna les deux hommes au sous-sol et ouvrit la porte blindée de la salle mortuaire.


Sad J'aime pas cet endroit... des mauvais souvenirs Sad

Citation:
Eirwen : Dis-moi … pourquoi certains ont des noms et d’autres des numéros ?
Ianto : Tu sais que le Hub de Torchwood a été détruit lors de l’explosion de 2009.


Voilà, je le sentais venir ça Crying or Very sad

Citation:
Un voile passa dans le regard de Ianto… C’était toujours difficile de repenser à cette époque, à sa mort, à celle de Steven, au sacrifice qu’avait dû faire Jack, à l’abandon de leur famille respective…




POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! ! ! ! ! !

Citation:
Eirwen s’était approché d’un caisson mis à l’écart, différencié des autres par un panneau de contrôle. Elle frôla le dispositif des doigts.


Confused mécékoidon ? ! ? Confused

Citation:
Eirwen : On dirait un système de cryogénisation, comme …
Ianto : C’en est un …
Eirwen : Mais qui est-ce ?
Ianto : Gray…
Eirwen : Gray ??
Ianto : Le petit frère de Jack…
Eirwen : QUOI ???




Citation:
Eirwen bouillonnait de questions à poser à son supérieur, mais ce n’était ni le moment, ni le lieu…


pas content pas content pas content pas content pas content

Vivement que ça soit le lieu et l'endroit ! Je veux savoir ! ! ! ! ! !

Citation:
Simon : « Morceau de Gâteau » comme vous dites chez vous ! C’est d’ailleurs beaucoup plus élégant que notre expression « les doigts dans le nez » …




Définitivement, j'adore Simon !

Citation:
Simon : Ok, donc je me branche sur le réseau de Mermaid Quay… voilà … Adelaïde Str …
David : Bingo ! On les tient !




Bon et maintenant, on fait quoi ? Confused

Citation:
David : Il n’y a qu’un seul endroit où ils ont pu aller par là … l’immeuble St David. Siège de la très puissante Société Kree.
Jack : Bon, on sait où chercher… On n’aura pas à se servir de « Steve »… content ?




Steve est sauvé !

Citation:
Eirwen : « Steve » ? Jack ?!? Tu donnes un nom à tous les Weevils que tu croises ?
Jack : Comment veux-tu les différencier autrement ?




C'est une petite manie de Jack il faut croire Mr. Green

Citation:
Jack : Simon, ça te dit une mission d’infiltration?
Ianto : Jack ?


Euh oui, Jack ? ! ? Tu vas bien là ?

Citation:
Simon : Holà … Je NE bidouille PAS !




Je ne veux pas voir la fureur du geek... surtout un français !

Citation:
Jack : Voilà ... ce Fuller… famille, relation, ancien codétenu … Ianto ! Tu t’en occupes ? Tu le brieffes sur son identité et on y va... On n’a pas de temps à perdre…


Allez ! Go ! Go ! Go !

Simon sur le terrain, je sens que ça va faire des étincelles Smile

Vivement la suite ! Vite ! Mécréante ©David-S
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thx sis' pour avoir tenu la caméra Smile
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:17    Sujet du message: Cardiff, 2093 (épisodes 7 à 13)

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