Doctor Who Index du Forum
 
 
 
Doctor Who Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion


Kings of the world
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Made in Gallifrey -> Fan Fiction -> Torchwood fan-fiction
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
yeles
Time Agent
Time Agent

Hors ligne

Inscrit le: 15 Sep 2008
Messages: 4 108
Localisation: les yeux dans les étoiles
Féminin Gémeaux (21mai-20juin) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 20:08    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Titre : Kings of the world

Genre : Romance

Disclaimer : Torchwood appartient à la BBC. Je n’en attends aucune rémunération quelconque… Les autres œuvres citées ne sont pas à moi non plus (sinon, je serais riche)

Spoilers : aucun

Beta : Missy

Note de l'auteur : Missy cherchait une nouvelle idée, on en a papoté longuement un soir, c'est parti en vrille et finalement, j'ai hérité d'un sujet.





 

Citation:
Le générique défilait lentement à l’écran. Ianto était blotti dans les bras de Jack, les yeux encore embrumés. Ils s’étaient accordé une petite journée « off », profitant du fait que la faille n’avait pas montré de signe d’activité depuis quelques jours. Le jeune homme se redressa pour rallumer la lampe qui se trouvait à droite du canapé et Jack en profita pour essuyer rapidement la larme qui coulait sur sa joue. Son gallois lui avait concocté une "petite" soirée romantique avec une sélection de films savamment étudiée. Ils avaient commencé avec « Moulin Rouge », suivi de « Quand Harry rencontre Sally » pour achever en beauté par « Titanic ».

Jack n’était pas vraiment friand de ce type de film, mais il n’avait pas osé refuser la proposition de Ianto. Ils étaient passés par des moments éprouvants ces derniers temps et cette petite récréation « fleur bleue » s’avérait nécessaire.

A sa grande surprise, le capitaine avait été particulièrement bouleversé par le dernier film. Cette histoire d’amour impossible l’avait profondément touché. Mais sa mâle fierté ne voulait pas le laisser transparaître. Il avait donc tout fait pour que Ianto ne s’en rende pas compte. A commencer par effacer le plus rapidement possible les traces de son émotion. Son regard s’attarda sur le dos de son gallois tandis qu’il était en train de ranger le DVD du film. Il avait envie de poursuivre cette soirée et il savait parfaitement comment. Ianto se tourna, se releva et s’approcha du capitaine. Il s'assit face à lui, lui sourit tendrement en passant sa main sur sa joue.

I – ça va ?

J – Hum… oui et toi ?

I – Tu es sûr ? Tu as les yeux rouges.

J – Tu sais, rester comme ça, dans le noir, à fixer un écran, ça n'est pas forcément très recommandé et mes yeux ont du mal.

I – Mouais. Tu veux un café ?

J – ça ne sera pas de refus.

Ianto se leva et se dirigea vers la cuisine. Il n’était pas vraiment dupe. Il était plutôt heureux de voir que son capitaine n’était pas aussi insensible qu’il pouvait le laisser croire et c’est avec un petit sourire de satisfaction qu'il entreprit de préparer son fameux breuvage magique.
Il revint un instant après, tenant deux tasses fumantes dans les mains et ils savourèrent leur boisson, les yeux dans les yeux.

J – Et si on prenait un petit bain de réconfort ?

Ianto, surpris par la demande, eut un léger mouvement de recul. Jack avait le regard qui pétillait d’envie, laissant supposer qu’il avait plus qu’une envie de bain de réconfort en tête.

I – Avec des sels ?

J – Oui.

I – Et les bougies parfumées ?

Jack leva les yeux au ciel. Ianto pouvait être très midinette parfois.

J – Oui, avec les bougies parfumées.

I – Ouah ! Je suis gâté alors. Bon, je vais aller faire couler l’eau.

Le jeune homme se dirigea cette fois vers la salle de bain mais une sonnerie l’interrompit. Elle venait du bracelet d’agent du temps de Jack. L’alerte d’activité de la faille s’était manifestée pour son plus grand malheur.

J – Et merde ! On ne peut pas avoir 5 minutes de tranquillité dans ce monde ?

I – Laisse. Je suis sûr que ça n’est rien du tout. Je vais aller vérifier ça, ça ne me prendra pas longtemps. Si jamais c’est plus grave, je te contacte immédiatement.

J – Tu es sûr ?

I – Affirmatif. Je peux te confier l’appartement ? Tu ne vas pas provoquer de catastrophe ?

J – Roooh, tout de même. J’ai plus 8 ans.

I – Parfois, je me pose la question.

J – Ah, ah, ah. Allez, tu ferais mieux de filer, je prépare tout en t’attendant.

Ianto regarda Jack, interloqué. Le capitaine lui adressa un clin d’œil appuyé censé le rassurer, ce qui n’eut qu’un effet relatif. Le gallois attrapa son manteau et comme il ouvrait la porte, il se tourna vers son amant.

I – Jack ?

J – Oui ?

I - 5 minutes seulement ?

J – Idiot va ! Allez, dépêche-toi. Tout sera prêt à ton retour.

Une fois seul, Jack débarrassa la table et rapporta les tasses à la cuisine. Ensuite, il se dirigea vers la salle de bain. Il sortit le flacon de sels parfumés au bois de santal et le posa sur le rebord de la baignoire d’angle puis il ouvrit le robinet et régla la température. Une fois qu’il eut trouvé le réglage idéal, il boucha la baignoire, laissa l’eau couler et versa le sel de manière à en répartir un peu partout. Il sortit ensuite les bougies, les disposa dans la pièce puis les alluma. Il éteignit le plafonnier pour donner à l’endroit un aspect plus « intime ». Enfin, il retira ses vêtements qu’il plia soigneusement. Il les posa sur la chaise qui se trouvait dans un angle de la pièce. Il ne voulait pas gâcher la fin de la soirée par une scène de son compagnon pour des habits semés en vrac. Avant de retirer son bracelet, Jack regarda l’heure. Il ne put s’empêcher de vérifier les informations qui lui provenaient du hub.

J – Il ne devrait plus trop tarder. Je vais m’installer en l’attendant.

L’homme pénétra dans l’eau et s’allongea. Ianto avait vraiment eu une bonne idée en faisant installer cette grande baignoire et Jack appréciait de pouvoir s’y étendre de tout son long. La semaine avait vraiment été éprouvante et le capitaine sentait bien que ses muscles avaient été mis à rude épreuve. Que c’était agréable. Les effluves de santal chatouillaient délicieusement les narines de Jack. Bercé par le bruit de l’eau, il ferma les yeux un instant.

--------------------------

? – Attention, ce petit joujou vaut une petite fortune.

?? – Pas de panique professeur, je pourrais le poser sur un timbre poste.

? – En attendant, essayez de ne pas le perdre. Sinon, je vous envoie le récupérer vous-même. Compris ?

? – Déstresse Tosh, je ne vais pas le perdre ton joujou.

T – J’espère bien Owen. Mais j’apprécierais que dans le cadre professionnel, tu m’appelles comme le reste de l’équipe.

O – Ok, Professeur Sato.

Le jeune homme ravala sa fierté et s’enfonça dans son siège. Il plaça ses mains sur les commandes.

O – Et c’est parti.

Nous étions quelque part au sud de Terre-Neuve et le Vaillant s’était stationné dans ce coin isolé de l’atlantique Nord où l’épave avait été localisée. Toute l’équipe du professeur Sato était à pied d’œuvre pour exhumer les vestiges de ce qui fut jadis l’un des plus prestigieux fleurons de la marine anglaise.

O – Costello, tu me reçois ? Costello ? Oh ! Suzie, tu m’entends ?

S – Bien sûr que je te reçois.

O – Tu as le plan sous les yeux ?

S – Parée au guidage.

Toshiko Sato était concentrée. Elle fixait attentivement l’écran sur lequel on pouvait voir la progression du Nautile, petit sous-marin télécommandé, bijou technologique qui leur permettait de fouiller la légendaire épave sans risquer la vie du moindre plongeur.

S – Là, tu prends la coursive et tu arrives à l’accès des cabines de première classe. Tu as vu, l’escalier semble presque intact. C’est… impressionnant. Hum… pardon, continue sur 100 mètres, tournes à gauche. Voilà. C’est la suite qu’on recherche. Dégage le passage. Tu devrais, si mes calculs et les données que j’ai sont exacts, trouver ce que l’on cherche.
Avec d’infinies précautions, Owen actionna le Nautile pour dégager les débris de bois qui lui barraient le passage.

T – Doucement Owen, ça brouille l’image. Il ne faudrait pas provoquer en plus un effondrement de la structure. Après quasiment un siècle au fond de l’océan, je doute de la solidité des matériaux.

O – Du calme To… Professeur… Je vais l’avoir. Je sens que je touche au but… Encore cette planche… Et voilà.

Un immense sourire barra le visage de la jeune femme tandis qu’elle voyait l’objet de ses recherches apparaître enfin à l’image. Elle attrapa son talkie et donna l’ordre à l’équipe de récupération d’intervenir. Deux heures plus tard, elle était sur le pont du Vaillant, entourée d’Owen et Suzie, à regarder l’immense grue se baisser pour y déposer…

O – Ce fichu coffre-fort ! On en a bavé pour le trouver celui-là. J’espère que ça va payer.

T - Du calme Owen. Si tout ce qu’on a comme données des assureurs de l’époque est juste, ça devrait être Noël avant l’heure. Attrape-ça !

O – Cigare ? Merci !

T – C’est l’occasion tu ne crois pas ? Tu te rends compte ? La larme du temps, la plus célèbre montre à gousset de l’ère victorienne. Elle a été fabriquée par le grand horloger royal, cadeau de mariage de sa Majesté la Reine Victoria à son époux. Mais on devrait être rapidement fixés. Rhys ? Tu peux ?

Un homme s’avança, armé d’un pied-de-biche qu’il inséra entre la porte et le bord du coffre. Après quelques minutes à appuyer, la porte céda et le coffre s’ouvrit, laissant s’écouler ce qu’il contenait encore d’eau salée.

Toshiko se baissa, enfila ses gants en plastique et commença à fouiller à l’intérieur. Elle y trouva des vestiges de billets de banque, une pochette en cuir détrempée, mais aucune trace de montre. Le sourire qui se trouvait sur le visage de la jeune femme s’effaça. Elle se releva et fit un signe de la main à Suzie, lui demandant de récupérer ce qui se trouvait dans le coffre pour le porter dans le labo. Ils trouveraient peut-être une piste.

O – Bon, je suppose qu’on ne va pas le fumer tout de suite.

T – Non, tu peux le ranger. Qui sait, peut-être bientôt.

La jeune femme se rendit en cuisine pour se servir un café réconfortant. Elle était là, depuis 20 minutes, à réfléchir aux derniers événements et à sa motivation dans cette histoire lorsque son talkie la ramena à la réalité.

S – Professeur ?

T – Oui ?

S – Vous devriez venir voir. On a fait une découverte surprenante. On vous attend au labo.
Toshiko sortit de la cuisine au pas de course et se rendit au laboratoire. Suzie était penchée au-dessus d’un bassin de nettoyage, un tuyau à la main.

T – Qu’est-ce que tu as à me montrer ?

S – La pochette de cuir. Celle qui était dans le coffre.

T – Oui ?

T – Elle contenait une feuille. Après un premier scan, j’ai eu l’impression que quelque chose d’important se trouvait sur cette feuille. J’ai l’impression que je ne me suis pas trompée. Regardez…

Sous les yeux ébahis de Toshiko, Suzie était en train de dégager une portion de dessin. Portion sur laquelle on pouvait voir… une montre ! LA montre !

T – Elle était donc bien là ! Tu peux dégager le reste du dessin ?

Au fur et à mesure que Suzie passait le jet sur la feuille, avec mille précautions, le dessin apparaissait et les yeux de Toshiko s’écarquillaient. Un jeune homme, simplement vêtu de… en fait, seule la montre couvrait une partie de ce qui faisait de lui un homme. Il y avait quelque chose d’indéfinissable sur son visage. C’était un dessin d’une finesse fascinante. Le professeur se dit qu’avec ce dessin, ils arriveraient peut-être à obtenir des réponses supplémentaires qui les rapprocheraient de La larme du temps.

-----------------------

Quelques jours plus tard, à des centaines de kilomètres de là, une jeune femme était en train d’éplucher des légumes dans la cuisine tout en regardant les informations d’un air distrait. Mais son attention fut attirée par le reportage qui venait de démarrer.

« L’équipe du Professeur Sato progresse dans ses recherches sur l’épave. De nombreuses découvertes ont été faites et un nombre considérable d’objets divers a été remonté à la surface. La scientifique espère que tout ceci permettra d’en savoir plus encore sur la véritable histoire de cette terrible tragédie qui a fait plus de 1800 victimes. Ses recherches se portent tout précisément sur un objet mythique, la célèbre montre La larme du temps.

T – Regardez ce dessin. C’est la preuve irréfutable que l’objet était à son bord si on se fie à la date qui figure au bas de la feuille : 14 avril 1912. Il a été fait le jour même du naufrage. Il n’y a aucun doute là-dessus. La datation est formelle, le dessin est authentique. Si jamais quelqu’un sait quoique ce soit au sujet de ce dessin, ou de la personne figurant sur l’image, qu’il nous contacte dès que possible. »

? – Ouah ! Grand-père ? Viens voir !

?? – Oui ? Qu’y-a-t’il ?

? – Ils parlent de ton bateau aux infos. Ils ont fait une découverte dans l’épave. Tu devrais voir ça. C’est… surprenant.

L’homme âgé qui se trouvait dans le salon se dirigea vers la cuisine et regarda l’écran. Il poussa un petit cri de surprise.

? – Qu’est-ce qu’il y a grand-père ?

?? – Ça par exemple ! Je ne pensais pas le revoir un jour.

? – Le revoir ? Tu le connais ce beau jeune homme ?

?? – Oui ma chérie. Ce beau jeune homme sur le dessin, c’est moi.




Citation:
Deux semaines plus tard, l’équipe du Professeur Sato au grand complet se tenait prête sur le pont du Vaillant. Ils attendaient un invité particulier. Un des seuls témoins survivants de la catastrophe. Ils espéraient que l’éventuel récit que cette personne ferait les rapprocherait de La larme du temps. Le bruit de l’hélicoptère qui s’approchait fit monter l’excitation déjà très forte chez certains. L’appareil se posa et Toshiko commença à s’approcher lorsque les pales furent totalement immobilisées. Elle était accompagnée de Rhys qui tendit la main pour aider les passagers à descendre. Par galanterie, ce fut d’abord le tour de la jeune femme puis il assista le vieil homme. Toshiko s’avança et lui serra énergiquement la main.

T – Professeur Sato. Je suis ravie de vous accueillir à bord du Vaillant M. Harkness. J’espère que vous avez fait bon voyage.

M. H – Excellent. Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas amusé comme ça. Mais s’il vous plaît, pas de cérémonial, vous pouvez m’appeler Ianto. Permettez-moi de vous présenter ma petite fille Gwen.

Toshiko sentit le rouge lui monter aux joues face au sourire charmeur qui s’affichait sur le visage de Ianto. Malgré son âge avancé, il était presque centenaire, il ne manquait pas de charisme. De magnifiques cheveux argentés encadraient son visage et ses yeux d’un bleu profond étincelaient de malice. A côté du professeur, Rhys souriait bêtement à la jeune femme qui se tenait à la droite de son grand-père.

T – Enchantée Ianto. Rhys que voici va vous accompagner à vos cabines pour vous permettre d’y déposer vos affaires. Nous nous retrouverons au labo une fois que vous vous serez installés.

Quelques minutes plus tard, Ianto et sa petite fille arrivèrent au laboratoire où toute l’équipe les attendait. Gwen aida son grand-père à s’installer puis se mit en retrait. Rhys apporta des rafraîchissements qu’il proposa à l’assistance et Toshiko alluma alors l’écran qui se trouvait à côté d’elle.

T – Vous voulez le voir ?

I – Bien sûr. Je n’ai pas fait ce trajet pour prendre une orangeade avec vous, même si votre compagnie est charmante mademoiselle.

Elle ne put s’empêcher de rire mais, se ressaisissant tout de suite, elle se tourna vers Owen.

T – Tu peux y aller.

O – Ok !

Owen s’installa confortablement dans le fauteuil, passa ses mains dans les commandes et actionna le Nautile. Après quelques minutes, des images de l’épave apparurent à l’écran. Ianto approcha timidement la main et effleura le poste, visiblement ému par ce qu’il voyait.

I – C’est impressionnant ce que l’on arrive à faire de nos jours.

T – Et vous n’avez pas tout vu. Rhys, tu peux apporter le dessin ?

R – Tout de suite.

Rhys approcha, tenant un cadre dans les mains. Il le posa sur la tablette qui se trouvait entre Toshiko et Ianto et se remit en retrait, non sans avoir fait un petit sourire à Gwen au passage. Celle-ci, poussée par la curiosité, se pencha pour regarder le dessin qui se trouvait à l’intérieur du cadre et ne put s’empêcher de pousser une exclamation d’admiration.

G – Ouah ! Grand-père, quel beau gosse !

La réaction spontanée de la jeune femme fit sourire Ianto. Il resta un instant à contempler le dessin sorti tout droit d’un autre temps. Une nouvelle fois, il fut saisi par l’émotion tandis qu’il caressait le verre du bout des doigts. Le papier était certes légèrement jauni mais l’esquisse exécutée au crayon était intacte. Le froid de l’eau l’avait préservée au fil des ans. Ianto soupira, songeur, puis il releva la tête.

I – J’ai eu mon heure de gloire j’avoue. C’était il y a bien longtemps. Je ne pensais vraiment pas le revoir un jour.

T – Le dessin a été retrouvé dans le coffre-fort d’une suite de première classe. Vous me confirmez qu’il s’agit bien de vous ?

I – C'est bien moi.

T – Donc, vous admettez par la même occasion avoir porté la larme du temps ?

I – On peut dire que j’ai eu cette chance en effet. 24 carats de merveille horlogère, un magnifique cadran en ivoire des indes, cadeau de la Reine Victoria à son époux Albert de Saxe-Cobourg-Gotha à l’occasion de leur mariage le 10 février 1840. Cette montre a disparu peu de temps après le décès du prince consort. Certains objets ont été dérobés à l’insu de sa majesté et la montre a miraculeusement réapparu quelques années après son propre décès.

T – J’aimerais savoir, si ça ne vous pose pas de problème, dans quelles circonstances vous vous êtes retrouvé à porter cette montre ?

I – Je vais essayer.

Gwen prit une chaise et s’assit à côté de son grand-père. Les autres membres de l’équipe s’approchèrent et prirent place dans le cercle. Ianto ferma les yeux quelques secondes et prit une profonde inspiration. Lorsqu’il les ouvrit à nouveau, Toshiko eut l’impression d’y déceler un éclat différent et se sentit soudainement en confiance. Allait-elle obtenir des réponses à ses questions ? La jeune femme se redressa dans son siège.

I - Ça fait tout de même plus de 80 ans et…

T – Si vous avez du mal à vous souvenir, ça n’est pas grave.

I – Vous voulez connaître toute l’histoire ? Si vous m’interrompez tout le temps, on n’y arrivera jamais.

T – Pardon… Oui, s’il vous plaît.

I – Ça fait plus de 80 ans et pourtant j’arrive encore à me rappeler l’odeur de la peinture fraîche et de l’encaustique. Le bateau se tenait fièrement dans le port de Liverpool, scintillant sous le soleil et tous les passagers se pressaient pour monter à son bord. Pour beaucoup, ce navire représentait les rêves qu’ils allaient réaliser une fois arrivés aux Etats-Unis. Pour moi, ça n’était qu’un simple bateau négrier qui m’emportait malgré moi vers un destin que je ne voulais pas. Je venais tout juste de fêter mes 18 ans. La perspective de voguer à l’intérieur du plus magnifique paquebot du monde aurait dû m’enchanter, comme tout le monde. D’extérieur, j’étais un jeune homme de bonne famille, bien fait de sa personne et bien mis. J’étais plutôt d’un naturel calme et discret. Mais à l’intérieur de moi, je hurlais.

-----------------------

? – Attention à ce carton ! C’est un chapeau fabriqué à Paris ! Veuillez apporter tous ces bagages dans la suite Robusta. Ianto mon cher, que pensez-vous de ce petit bateau ? N’est-ce pas magnifique ?

Le jeune homme se tourna vers la jeune femme qui venait de lui adresser la parole. Elle le regardait comme on regarde une possession, avec fierté et dédain. Il savait pertinemment qu’elle ne l’aimait pas, mais malheureusement, il n’avait pas le choix. Son père ne lui avait pas laissé ce luxe. La famille Hallet était une riche et puissante famille américaine qui avait réussi dans le pétrole et qui en dominait d’ailleurs le marché. Pour la famille Jones, s’unir à la famille de la jeune femme était la seule solution qu’ils avaient trouvé pour se sortir d’une terrible impasse financière qu’ils avaient réussi à cacher du grand public jusqu’à présent.

Lisa était l’unique héritière de l’empire colossal que son père avait bâtit et Ianto lui avait semblé être le futur mari idéal. Poli, discipliné, intelligent, mais pas trop, il remplirait parfaitement son rôle à ses côtés. Sans doute lui permettrait-il d’avoir de beaux enfants aussi. De plus, le renom de la famille de Ianto en Europe serait un puissant atout pour étendre l’empire Hallet. Les fiançailles avaient été célébrées à Cardiff lors d’une somptueuse réception et ils s’apprêtaient à gagner le nouveau continent afin d’y préparer le mariage.

C’était donc la mort dans l’âme que Ianto allait embarquer à bord de l’immense transatlantique. Résigné, il offrit un sourire timide à la jeune femme.

I - Magnifique oui. Quand je pense aux milliers d’ouvrier qui ont sué sang et eau pour le bâtir et qui n’auront pas la joie de monter à bord.

L – Vous devriez être fier de votre pays mon cher. C’est tout de même une superbe prouesse technique !

Profitant du fait que Lisa lui tournait le dos à ce moment là, Ianto leva les yeux au ciel. Comment pourrait-il être fier ? Ce bateau avait été construit en Angleterre. Lui, il était gallois ! Il réalisa alors que sa future épouse ne comprendrait jamais la nuance. Son père remarqua la réaction du jeune homme et lui colla un coup de coude bien senti dans les côtes.


I – Aouch !

L – Qu’y a-t’il ?

I – Hum ? Non, rien, j’ai juste buté dans la malle qui se trouvait sur mon passage. Il faut dire que j’étais tellement absorbé par la contemplation de la magnifique structure bâtie par mes compatriotes britanniques.

La jeune femme ne releva pas le ton sarcastique avec lequel Ianto avait prononcé se dernière phrase. Le regard foudroyant de Mr. Jones en revanche, ne laissa aucun doute au jeune homme sur le fait qu’il aurait sans doute droit à une petite mise au point musclée lorsqu’ils seraient seuls dans leur cabine.

Il offrit poliment son bras à sa promise et ils montèrent ensemble sur la rampe d’accès suivis par le père de Ianto et Mr Davidson, le garde du corps de Lisa. Ils pénétrèrent ensuite dans le grand hall d’entrée et Ianto resta un instant immobile, subjugué par le spectacle qui s’offrait à lui. L’immense escalier en bois précieux était tout simplement magnifique. Lisa se tourna vers lui, lui faisant comprendre qu’ils ne devaient pas s’attarder ici s’ils voulaient prendre leurs quartiers dans leurs appartements avant le départ. Mais Ianto ne l’entendait pas de cette oreille. Il souhaitait prendre tout le temps qu’il lui était possible de prendre. Profiter de ce qui lui restait de liberté était son seul objectif. Il lui fit un bref signe de tête.

I – Je vous rejoins dans quelques minutes.

L – Comme vous voudrez mon cher mais n’oubliez pas que le souper sera servi dans une heure. Mr. Jones ? Si vous voulez bien m’accompagner ? Davidson ?

Ianto regarda les trois personnes s’éloigner puis il se tourna vers la grande pendule qui se trouvait à mi-chemin de l’escalier. Délicatement, il passa les doigts sur le cadran et soupira.

I – Si seulement le temps pouvait s’arrêter.

Au même instant, dans un bar du port, une partie de poker battait son plein. Une foule compacte s’était amassée autour de la table où se trouvaient les joueurs, deux immigrés danois face à deux américains. Au centre de la table, on pouvait voir ce qui avait été misé, une somme d’argent non négligeable ainsi que deux billets pour le voyage inaugural du paquebot qui était amarré au quai voisin et que l’on pouvait admirer de la fenêtre. C’était le dernier coup et l’ambiance était plutôt tendue. La nervosité chez les deux danois faisait sourire l’un des deux américains. Un sourire qui aurait fait se damner n’importe qui, même le tenancier de l’établissement qui se surprit à soupirer d’envie.

Danois 1 - Jij is te zeker van jij ! (tu es trop sûr de toi)

Danois 2 - Met de hand die j' heeft men kan niet verliezen (avec la main que j’ai, on ne peut pas perdre)

L’autre américain regardait son partenaire, inquiet. Toutes ses économies étaient sur la table et il n’avait pas envie de les voir s’envoler en fumée. L’autre homme regardait ses cartes attentivement. Il prit une profonde inspiration.

? – John ?

Jo – Oui Jack ?

J – Tu as pensé à dire au revoir à Janet ?

Jo – Non, pourquoi ?

J – Parce que tu n’es pas prêt de la revoir. Full aux rois par les as. On part en Amérique mon grand !

Jack avait posé ses cartes dans un geste triomphal et s’était relevé pour serrer John dans ses bras. Il regarda ensuite ses deux adversaires. L’un deux se leva brusquement, visiblement très en colère.

Danois 1 - Jij gaat de dag van jouwe geboorte betreuren (tu vas regretter le jour de ta naissance)

Le sourire de Jack s’effaça tandis qu’il voyait l’homme serrer son poing. Il ferma les yeux. Mais le danois colla un violent uppercut sur le visage de son partenaire. Le patron de l'établissement, amusé par la scène, interpella Jack.

Patron – Tu veux partir en Amérique ?

Jack – Oui, pourquoi ?

D'un signe de tête, l'homme lui indiqua l'horloge qui trônait sur le mur derrière le comptoir.

Patron – Parce qu’ils vont lever l’ancre.

Précipitamment, Jack et John prirent tout ce qui se trouvait sur la table, l’argent ainsi que les précieux billets. Ils attrapèrent ensuite leurs baluchons respectifs et sortirent en trombe du bar pendant que les deux danois continuaient de se battre, encouragés par les clients. Ils coururent comme des dératés parmi la foule qui circulait sur le quai, essayant de ne pas tomber. Sur le chemin, Jack alpagua un officier de marine.

J – L’accès des troisièmes classes ?

O – A cent mètres sur votre gauche. Dépêchez vous, ils vont bientôt fermer.

J – Ok, merci !


Et effectivement, lorsqu’ils arrivèrent, ils virent que les officiers de bord étaient en train de retirer la planche d’accès. Jack leva la main, mettant ainsi en évidence les deux billets qu’ils avaient gagnés.

? – Hey ! Vous avez passé les contrôles d’hygiène ?

J – Oui, on n’a pas de poux, ni de maladie honteuse.

Jo – Parle pour toi.

D’un bond, ils atterrirent dans le petit hall d’accès. Ils y étaient arrivés, ils étaient à bord. Ils déambulèrent pendant plusieurs minutes, à la recherche de leur cabine. Une fois la porte DW10 trouvée, ils entrèrent. On était loin du grand luxe. Six lits superposés, trois de chaque côtés de la cabine, étaient à disposition des passagers qui allaient l’occuper. Il y avait déjà quatre personnes à l’intérieur, quatre danois.

Danois 1 - Wie zijn deze mensen? (Qui sont ces gens ?)

Danois 2 - Ik weet niet (Je ne sais pas)

Danois 3 - En waar Hans en Karl zijn? (Et où sont Hans et Karl ?)

Ne prêtant pas attention aux quatre personnes qui les observaient avec méfiance, Jack et John jetèrent leurs baluchons sur les lits disponibles. Ils étaient au comble de l’excitation. Ils savaient qu’ils allaient effectuer le voyage de leur vie.


Citation:
Lisa se tenait sur le pont de promenade privé, à regarder par la fenêtre la terre qui s’éloignait. Elle se dirigea vers le grand salon où Ianto était occupé à dérouler des affiches de cinéma en compagnie de la femme de chambre qui leur avait été allouée par la compagnie. Fantasmagorie, Le voyage dans la lune, Frankenstein, il ne savait quelle affiche choisir pour égayer la pièce.

L – Vous n’allez tout de même pas nous imposer ces horreurs mon ami.

I – Cette pièce est bien trop sévère et ces affiches ont besoin d’être déroulées. Un peu de couleur ne peut pas nous faire de mal. Ces films sont de magnifiques œuvres d’art et je les aime. Je les trouve fascinants. Vous verrez, d’ici quelques années, le monde entier sera de mon avis.

L – De la poudre aux yeux, tout juste suffisant pour un numéro de cirque. Quelle perte de temps et d’argent.

Le jeune homme ne prêtait pas attention aux remarques désobligeantes de sa fiancée, tout absorbé qu’il était par la contemplation de l’affiche qu’il tenait dans les mains. Cette pauvre Lune, un obus coincé dans l’œil droit, le ciel étoilé derrière elle et des fées stellaires dansant en dessous. Il restait là, hypnotisé par l’image, son esprit était déjà dans les étoiles.

I – On a l’impression de rentrer dans l’imaginaire de celui qui crée ces merveilles. C’est empli de vérité, pas de logique.

Femme de Chambre – Et qui a réalisé celui-ci ?

I – Georges Méliès.

L – Il s’appelle Méliès et il restera inconnu. Vous verrez.

Ignorant une nouvelle fois Lisa, Ianto se dirigea dans la pièce d'à côté, la femme de chambre à sa suite, tenant dans ses mains l’affiche qu’il voulait y accrocher. Sa future épouse ne partageait vraiment pas son amour pour le septième art. Encore une chose qui les séparait, une parmi tant d’autres. Mais peu importait, le jeune homme voulait rendre son voyage le moins sinistre possible et cette petite touche de fantaisie l’y aiderait sûrement. Tout du moins il l'espérait.

Ensuite, il termina de déballer ses costumes, refusant l’aide du majordome pour le faire lui-même. Ianto était pourtant habitué au personnel de maison mais il préférait agir seul, comme ça, il était au moins sûr que cela serait fait à son idée. Et puis il était plus prompt à rendre service qu’à être servi et ce, depuis sa plus tendre enfance. La mort prématurée de sa mère, le désintérêt profond de son père, tout ceci avait contribué à le forger ainsi, indépendant, serviable, ordonné et fidèle.

La journée s’écoula doucement, trop doucement au goût du jeune gallois qui commençait à sentir une sensation de malaise grandir en lui. Pour tenter de l’oublier, il se fit un café en cuisine. Il avait réussi à convaincre le maître de pont de le laisser entrer et de lui donner l'accès au magnifique percolateur venu tout droit d’Italie, fabriqué spécialement pour la croisière inaugurale. Il remonta ensuite s’installer dans la promenade privée pour siroter le délicieux breuvage de jais qui embaumait la pièce à présent. Lisa s’était absentée et il pouvait admirer les côtes françaises puisque le paquebot allait faire escale à Cherbourg.

A l'occasion de cette escale, une femme monta à bord. Elle était connue sous le nom de Margareth Blaine, mais tout le monde l’appelait Molly. D’ailleurs, plus tard, elle serait appelée « L’insubmersible » Molly Blaine. Feu son époux avait fait fortune en trouvant de l’or dans l’ouest des Etats-Unis. Elle faisait partie de ceux que le père de Ianto qualifiait de « nouveaux riches ». Autant dire qu’il l’appréciait peu et c’est sans doute ce qui poussa le jeune homme à s’intéresser à elle d’un peu plus près. Par défi ? Par intérêt ? Par simple sympathie peut-être ? Sans doute un subtil mélange des trois.

La croisière suivait son cour. Le bateau voguait à présent au large de l’Irlande et l’immensité de l’océan s’offrait à la vue des passagers. Le commandant de bord, Edward J. Smith, décida alors qu’il était grand temps pour lui d’ordonner la mise en route des dernières chaudières afin que cette merveille puisse atteindre sa pleine puissance. L’officier adjoint se dirigea vers un téléphone de bord pour transmettre l’ordre du commandant à la salle des machines. Les hommes s’activèrent, chargeant les monstrueuses chaudières de charbon, suant sang et eau pour que le géant d’acier puisse enfin avancer à pleine vitesse. La pression montait et les gigantesques pistons accéléraient leur cadence.

Jack et John se trouvaient sur le pont, tous deux couraient pour rejoindre la proue du navire. Il faisait un temps magnifique et l’océan luisait sous le soleil. Ils s’appuyèrent sur la rambarde, à regarder la pointe du bateau fendre l’océan. Dans l’écume des vagues, ils virent sauter des dauphins qui accompagnaient le vaisseau dans sa course. C’était la première fois qu’ils en voyaient. Vus d’aussi haut, ils semblaient minuscules.

J – Regarde celui-là, il tient bien la cadence !

Jo – Oui, je le vois, je me demande bien quel goût ça a d’ailleurs.

J – Rhooo, t’as vraiment un don pour gâcher la magie. Profite plutôt !

Jack regarda John en souriant puis il monta sur la rambarde et se tint au câble qui était fixé sur la pointe de la proue. Le vent lui fouettait le visage et faisait voler ses cheveux. Il prit une profonde inspiration et se mit à hurler à pleins poumons.

J – Wouhou !

Jo – Regarde, on peut presque voir la statue de la liberté d’ici. Elle est toute petite mais on la voit ! On sera les rois là-bas tu verras.

Jack éclata de rire voyant que son enthousiasme avait gagné son ami. Il se redressa, lâcha le câble et, regardant droit vers l’horizon plein de promesses qui s’étendait devant eux, il laissa exploser sa joie.

J – JE SUIS LE ROI DU MONDE !

Et tous deux se mirent à hurler en chœur, face à l’immensité de l’Atlantique, à des centaines de lieues de toute préoccupation terrestre. Pas un obstacle en vue, pas une côte, rien que le bleu de cet océan que seul le majestueux navire troublait.

-----------------------

C’était l’heure du déjeuner et Ianto, Lisa ainsi que Monsieur Jones, étaient installés à une table de choix. Joseph Bruce Ismay, le directeur général de la White Star line, présidait. A sa gauche, Margareth Blaine était en train de consulter la carte du repas. Lisa, quant à elle, se trouvait à la droite de l’homme d’affaires qui retraçait le parcours de la conception du navire.

JBI – C’est le plus gros objet mobile fabriqué par l’homme dans toute sa longue histoire. Et nous devons cette merveille à son concepteur, Monsieur Andrews qui l’a dessinée de la quille au pont supérieur.

Thomas Andrews était assis face à Ianto, entre Monsieur Jones et Margareth. Il réajustait nerveusement sa serviette de table. C’était un homme d’un naturel plutôt discret et modeste. Il n’appréciait que peu la façon qu’Ismay avait de le mettre en avant. Ianto l’avait tout de suite trouvé sympathique, bien plus que le président de la compagnie qui paradait comme un paon dans la volière.

TA – Je l’ai peut-être conçu, c’est vrai, mais l’idée originale venait de Monsieur Ismay. Il voyait un navire si grand de taille, si luxueux et si superbe que sa suprématie ne pourrait jamais être contestée. Et il y a réussi. Vous êtes à bord d’un navire de légende.

Ianto écoutait les deux hommes d’une oreille distraite. Pendant qu’un serveur était en train de prendre les commandes, un autre était venu lui apporter une tasse de café et il s’apprêtait, une nouvelle fois, à déguster ce délicieux breuvage. Il avait donné des instructions très précises lorsqu’il s’était rendu en cuisine la dernière fois et il savait que sa boisson favorite serait préparée selon sa méthode. Lisa le toisa du regard. Monsieur Jones n’avait pas l’air plus ravi.

MJ – Ianto, tu sais très bien que j’ai horreur de cette manie que tu as de boire du café.

Le jeune homme se tourna vers son père et, le fixant droit dans les yeux, il avala une gorgée du précieux liquide, en signe manifeste de défi. Lisa se baissa et pris la tasse des mains de son fiancé. Elle versa le liquide dans le vase qui se trouvait devant elle.

L – Il est parfaitement au courant Monsieur Jones.

Puis elle se tourna vers le serveur qui attendait la commande. Ianto se retint d’exploser et regarda, désolé, Margareth qui se trouvait face à lui. Celle-ci observait la scène, visiblement choquée.

L – Nous prendrons l’agneau, saignant et avec un peu de sauce à la menthe. Vous aimez l’agneau mon ami ?

Il se contenta de lui répondre par un timide sourire empli de sarcasme.

M – Est-ce que tu lui donnes aussi la becquée Lisa ?

La jeune femme resta interloquée, se demandant comment elle devait prendre la remarque de Margareth. Voulant éviter l’incident, celle-ci se mit à rire, non sans avoir jeté un petit coup d’œil affectueux à Ianto, lui montrant ainsi qu’il avait tout son soutien.

M – Et qui a eu l’idée de le nommer ainsi ? C’est toi Bruce ?

JBI – Effectivement. Je voulais un nom qui représente la taille, la puissance, la stabilité, le luxe et par-dessus tout, la force.

I – Connaissez-vous le Docteur Freud Monsieur Ismay ? Sa théorie sur la préoccupation du mâle face à la taille des choses devrait vous intéresser.

La remarque fit sourire Margareth et Andrews commença à rire sous cape. Monsieur Jones était outré.

MJ – Que dis-tu là Ianto ?

I – Excusez-moi.

Le jeune homme se leva et quitta le restaurant.

M – On peut dire qu’il a de la répartie ton fiancé. Il n’a pas la langue dans sa poche.

L – Sans doute. Peut-être que je devrais surveiller ses lectures.

Sur le pont des troisièmes classes, Jack était en train de s’adonner à son passe-temps favori. Une planche à dessin sur les genoux, il croquait un père et sa petite fille qui étaient en train d’admirer le paysage. Jack aimait dessiner, il comptait bien pouvoir gagner sa vie avec son art sur le nouveau continent. A côté de lui, John discutait avec un autre passager.

Jo – Ce bateau est magnifique hein ?

? – Ben, c’est un navire irlandais.

Jo – Irlandais ? Je pensais qu’il était anglais.

? – Non, irlandais. 15000 irlandais ont battit ce paquebot. Il est aussi solide que les falaises d’Irlande. Mais ça, c’est anglais. Les chiens de première classe viennent faire leurs besoins ici.

J – ça, c’est pour bien nous remettre à notre place.

? – Ils n’ont pas besoin de ça.

Jack éclata de rire, ce qui troubla légèrement son interlocuteur. Puis, se ressaisissant, il se pencha pour lui serrer la main.

? – Tommy Brockless.

J – Jack Harkness.

Jo – John.

T – ça peut rapporter tu sais les dessins.

Mais Jack ne l’écoutait plus. Il était subjugué par la vision qui s’offrait à lui sur le pont des premières classes. Il était là, cintré dans un superbe costume trois-pièces sombre, le regard plongé vers l’horizon, l’esprit visiblement ailleurs. Tommy le remarqua immédiatement. Légèrement vexé de ne plus être le centre d’attention du jeune homme, il ne put s’empêcher d’essayer de ramener Jack sur les planches du navire.

T – Oh non, oublie-ça. Il te sortira des anges du derrière avant qu’un tel homme s’intéresse à ta petite gueule.

Mais le jeune homme s’en fichait éperdument. Il restait là, à détailler du regard celui qui était accoudé à la rambarde. Il n’arrivait pas à en détacher les yeux. L’ovale de son visage, la finesse des boucles brunes caressées par le vent, la largeur de ses épaules, la puissance manifeste de ses mains, tout chez lui était parfait. Jack était troublé, bien plus qu’il n’aurait pensé l’être un jour.

Ianto cherchait à reprendre son calme. L’air frais du pont lui ferait le plus grand bien. Il ne supportait pas que Lisa le remette à sa place ainsi en public. Mais il ne pouvait rien dire, il ne devait pas risquer de mettre en péril le mariage à venir. Il fixait le lointain, se concentrant pour ralentir les battements de son cœur et sa respiration. Mais tout à coup, il se sentit observé. Du regard, il balaya le pont quand soudain, il le vit. Il chercha à détourner le regard mais il ne put s’empêcher de le fixer à nouveau.

Il était irrésistiblement attiré par l’homme qui était assis en contrebas et qui le regardait maintenant sans aucune retenue. Il y avait chez lui quelque chose d’intemporel et de fascinant. C’était la première fois que Ianto se sentait aussi troublé par la vue d’un autre homme. C’était nouveau, perturbant mais c’était aussi merveilleux. Hélas, tout ceci mettait en péril la démarche initiale de Ianto qui était de retrouver son calme et sa contenance. Il était tout juste parvenu à en regagner un semblant lorsque Lisa arriva pour le ramener dans le restaurant. Après avoir clairement manifesté sa désapprobation, le jeune homme s’en retourna à son déjeuner.

Jack le regarda s’éloigner, intimement convaincu que leurs routes se croiseraient à nouveau. S’il y avait bien une personne en ce monde qui lui était destinée, c’était cet homme.


Citation:

C’était l’heure du dîner dans le restaurant des premières classes. Tous les passagers savouraient les mets délicieux qui leur étaient servis dans la magnifique porcelaine blanche bordée de délicats fils d’or. Les serveurs évoluaient de table en table, apportant là un plat fumant, servant ici un vin des plus fins. Le quatuor à corde égrainait des mélodies légères pour accompagner les convives pendant le repas mais la musique était presque couverte par le brouhaha des conversations.

Monsieur Jones était en grande discussion avec son voisin de droite au sujet des dernières évolutions de Wall-Street. Il était préoccupé par les fluctuations des actions et gardait un œil sur le marché pour s’assurer que le choix qu’il avait porté sur la famille de Lisa était bien le bon. La jeune femme, quant à elle, était en train de demander au serveur qu’on lui apporte du pain frais afin de pouvoir saucer avec gourmandise son assiette.

L’esprit totalement absent, le regard dans le vague, Ianto fixait le verre qui se trouvait devant lui. Il sentait qu’il perdait entièrement le contrôle de son existence. C’était comme si le sol s’échappait sous lui. Il n’avait rien pu avaler du repas. Personne à table n’avait remarqué son trouble. Il faut dire que personne ne lui prêtait attention. Après l’incident du déjeuner, le jeune homme avait adopté une attitude toute en discrétion et il s’était fait oublier du reste du monde.

Tout se bousculait à cent à l’heure dans sa tête. Il savait qu’il n’avait pas d’autre choix que celui qui se présentait à lui mais il aurait aimé qu’il en soit autrement. Sa mère lui aurait été de bons conseils. En fait, si elle avait encore été là, il ne serait sans doute pas assis à cette table, à se morfondre sur cette perspective d’épouser une femme qui n’était pas faite pour lui, une femme qu'il n'aimait pas et qui ne l'aimait pas. Il ne serait sans doute pas rongé par l’angoisse d’avoir à affronter tous les jours ces faux semblants, ces tromperies, ces futilités. Il n’avait pas d’autre choix… Pas d’autre choix ? Vraiment ?

Ne supportant plus de rester en place et profitant du fait que personne ne le regardait, Ianto se leva de table et sortit de la salle. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Un nœud d’angoisse lui tordait le ventre, il avait tellement mal. Il n’avait plus qu’une envie… Fuir. Fuir tout cet avenir dont il ne voulait pas, fuir cette société qui ne lui convenait pas, fuir ce père qui ne l’avait jamais vraiment aimé pour ce qu’il était. Il se mit à courir sur le pont, les larmes aux yeux. Il bouscula quelques badauds sur son passage mais ne s’arrêta même pas pour s’excuser. Il ne voulait plus s’excuser. Il voulait juste… Oui, il voulait juste en finir.

Il avait remonté tout le pont du vaisseau et se trouvait maintenant à la poupe. Lentement, il s’approcha de la rambarde, presque mécaniquement. Il leva doucement les mains pour les poser sur la barrière métallique, puis, plein de détermination et de résignation, il passa de l’autre côté avec mille précautions. Il vérifia que personne n’était présent sur cette partie du pont avec lui et se tourna face à l’océan qui lui tendait les bras, bien décidé à en finir une bonne fois pour toute.

-----------------------

Jack avait finit par redescendre de son nuage et avait suivit Tommy dans une des salles de troisième classe. On y servait de la bière irlandaise, la musique était bonne et les gens heureux de vivre. Ils dévorèrent le repas qui leur était proposé. Pas de mets savamment cuisinés, ni de vins fins à déguster. Mais peu leur importait. Tant que le repas était chaud et que la bière était fraiche, tout irait pour le mieux. John avait envie de taper le carton et Tommy l’accompagna. Jack n’était pas vraiment d’humeur à jouer. Il avait plutôt envie d’aller prendre l’air à l’arrière du navire.

Il sortit donc de la salle commune et remonta. Il avait trouvé un accès au pont supérieur qui n’avait pas été fermé et il en profita pour passer. Il déambula lentement, savourant le silence qui contrastait radicalement avec l’animation qui régnait à l’intérieur. Laissant son esprit vagabonder, il arriva, sans s’en rendre compte, à l’arrière du navire. Un banc semblait lui être destiné. Il ne put refuser cette proposition de nuit à la belle étoile qui s’offrait à lui. Le froid glacial de l’Atlantique nord ne lui faisait pas peur. Il s’allongea sur le banc, s’emmitoufla dans sa veste et leva les yeux vers le ciel étoilé qui s’étendait au dessus de lui.

Ça devait bien faire vingt minutes qu’il était là, à rêvasser en fixant les constellations qui scintillaient sur le velours noir du ciel quand il entendit soudain des bruits de pas. Quelqu’un arrivait en courant et passa même à proximité de son banc sans s’arrêter. Jack se redressa pour voir ce qu’il se passait. L’éclairage du pont lui permit de voir la silhouette qui s’éloignait déjà en direction de l’extrémité de la poupe. Il se retourna pour voir si quelqu’un poursuivait l’homme qui venait de passer, mais personne. Il se regarda de nouveau en direction de la poupe et se rendit compte que l’homme s’était arrêté de courir.

Un étrange pressentiment le saisit et il décida d’aller voir ce qu’il se passait. Plus il approchait, plus son cœur battait fort sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. L’autre homme était passé par-dessus la rambarde et semblait vouloir se jeter dans l’océan. Entre le froid de l’eau, les remous provoqués par les hélices et la hauteur de la chute, il ne s’en sortirait jamais. Jack ne pouvait pas le laisser faire, c’était plus fort que lui. Prudemment, il s’avança, il ne devait pas effrayer cet inconnu, sinon, sa tentative pour le sauver aurait l’effet inverse de celui recherché.

-----------------------

J – Non, ne sautez pas.

Ianto trésaillit et se tourna brusquement. Ce n’était pas le fait d’entendre cette voix venue de nulle part s’élever dans son dos qui manqua de le faire tomber, mais plutôt celui de reconnaître celui qui avait parlé. Jack, réalisant à qui il s'était adressé, se figea immédiatement, n’osant pas faire un pas de plus.

I – N’approchez pas ! Si vous approchez, je saute !

Jack était encore plus déterminé à empêcher le jeune homme de sauter. Il pouvait lire dans ses yeux tout le désarroi du monde, rien ne semblait pouvoir le faire changer d’avis. Le cœur battant à tout rompre, il fit un nouveau pas en avant.

J – Je vous en prie… Donnez-moi la main que je vous ramène sur le pont.

I – Non ! Restez où vous êtes. Approchez et… Et je saute !

Jack s’arrêta à nouveau, fixant Ianto avec inquiétude. Ne voulant rien laisser transparaître de la peur qui lui retournait le ventre, il prit un air dégagé et s’avança vers la rambarde, les mains dans les poches. Puis, avec un air de défi, il se tourna vers le jeune qui se tenait toujours accroché à la barrière de métal, tremblant de froid et de peur.

J – Ça, j’en doute.

I – Et comment ça vous en doutez ? Vous prétendez me connaître et ce que je ferai ou ne ferai pas ?

J – Ben… Vous l’auriez déjà fait.

I – Vous faites insulte à mon intelligence monsieur, partez !

J – Je regrette, mais il est trop tard. Si vous sautez, je vais devoir sauter après vous.

Jack retira sa veste, la plia et la posa sur l’ancre qui se trouvait contre la rambarde. Il retira ensuite ses chaussures qu’il déposa juste en dessous. Ianto le regardait faire, à la fois surpris et désarçonné. Qui était donc cet homme qui semblait vouloir l’empêcher à tout prix de commettre l’irréparable ? Et pourquoi se sentait-il si troublé ?

I – Ne soyez pas ridicule, si vous sautez, vous allez mourir.

J – Vous savez, je suis plutôt bon nageur.

I – La chute seule vous tuera.

J – Oh, ça fera mal, ça c’est sûr. Mais ça n’est pas tant la chute qui me fait peur. C’est plutôt la température glaciale de l’eau.

Ianto réalisa que l’autre homme avait raison. Il commença à avoir des doutes sur sa réelle volonté d’en finir. Était-ce la perspective de plonger dans les eaux glacées de l’Atlantique nord ? La hauteur à laquelle il se trouvait ? Ou bien la voix chaleureuse de cet homme qui tentait de le raisonner ? Il n’aurait su le dire mais à cet instant précis, il se mit à regretter d’être passé de l’autre côté de la rambarde. Jack ne quittait pas le jeune homme des yeux. L’inquiétude se mêlait au désir qui commençait à monter en lui de manière difficilement contrôlable.

I – Si glaciale que ça ?

J – Oh, à vue de nez, je dirais à peine au dessus de zéro.

Ianto déglutit avec difficulté.

J – Vous êtes déjà allé dans la péninsule du Boeshane ?

I – Je vous demande pardon ?

J - Vous n’avez pas idée du froid qu’il y règne en hiver. Je me souviens, quand j’étais encore enfant, mon père m’emmenait pour faire des parties de pêche sur glace. Le lac se trouvait près de chez nous.

Ianto écarquillait les yeux au fur et à mesure que Jack parlait. Il n’arrivait pas à comprendre si l’homme qui était à côté de lui était devenu fou ou s’il était tout simplement indifférent à son désarroi. Jack remarqua cette inquiétude mais poursuivit la conversation comme si de rien était tout en continuant de retirer les affaires qui pourraient le gêner dans l’eau.

J – La pêche sur glace, si vous voulez savoir, c’est quand…

I – JE SAIS CE QUE C’EST QUE LA PECHE SUR GLACE !

J – Oups, désolé. Je pensais, en vous voyant, que vous étiez plutôt quelqu’un qui écume les soirées mondaines, au temps pour moi. Bref… Une fois, je suis tombé à l’eau. Vous n’avez aucune idée de ce que j’ai pu ressentir. L’eau était glaciale, sans doute autant que celle-ci. Et là, j’ai eu l’impression d’être transpercé par des centaines de lames acérées. Je n’arrivais plus à respirer, mon cerveau était paralysé, je ne parvenais plus à avoir la moindre pensée cohérente. Seules la peur et la douleur étaient devenues mes compagnes. C’est la raison pour laquelle ça ne me dit vraiment rien de sauter après vous, je n’ai aucune envie de les retrouver. Mais que voulez-vous, je n’ai pas le choix.

Le jeune gallois sentit sa gorge se serrer devant autant de courage et d’abnégation. Il commença même a éprouver de l’admiration pour cet homme qui s'était précipité pour se porter à son secours.

J – En fait, ce que j’espérais, c’était que vous repassiez de ce côté-ci de la rambarde pour me rejoindre et que je n’ai pas à sauter à l’eau.

I – Vous êtes insensé.

J – C’est ce que tout le monde dit mais… Vous admettrez monsieur, que moi au moins, je suis du bon côté de la rambarde.

Ianto fixait l’océan, sa respiration était maintenant très rapide. Jack avança sa main doucement dans la direction de l’autre homme.

J – Allez, donnez-moi la main. Vous ne voulez pas faire ça.

Il continuait à avancer la main en tremblant légèrement. Ianto retira la sienne de la rambarde et toutes deux se rejoignirent pour se serrer fermement. Le contact de la peau de l’autre homme électrisa Ianto sans qu’il ne put réellement comprendre pourquoi. Lentement, il se tourna dans l’autre sens pour enfin faire face à Jack.

J – Ouf ! Je m’appelle Jack Harkness.

I – Et moi, c’est Jones, Ianto Jones.

J – Enchanté de faire votre connaissance Jones, Ianto Jones.

Jack, soulagé par la tournure que prenaient les événements, se mit à sourire. Sourire auquel Ianto ne put que répondre tant cette vision lui réchauffait le cœur.

J – Allez-y, grimpez.

Avec précaution, Ianto commença à monter sur la rambarde afin de passer de l’autre côté mais la semelle lisse de sa chaussure, combinée à l’humidité qui avait commencé à se déposer sur la barre de métal le fit glisser et il perdit l’équilibre. Il se retrouva à pendre dans le vide, uniquement retenu par Jack qui avait joint ses deux mains pour assurer sa prise et tenter de remonter le jeune homme.

J – Tenez bon ! Allez, remontez !

Non sans difficulté, Jack aida Ianto à remonter sur la rambarde. Mais le jeune homme glissa à nouveau et échoua dans la manœuvre. Il ne put s’empêcher de crier. La peur prenait le dessus.

I – Aidez-moi ! S’il vous plaît, aidez-moi ! Je vais lâcher.

J – Calmez-vous, je vous tiens.

Jack fixa Ianto droit dans les yeux. Il se voulait rassurant et était profondément déterminé à réussir.

J – Allez, faites un effort.

Ianto recommença son ascension. Jack le saisit sous le bras, puis par la taille. Dans un dernier effort, il le fit basculer par-dessus la rambarde et emportés par ce dernier élan, les deux hommes basculèrent sur le pont. Jack resta un instant allongé sur Ianto, les deux hommes se fixèrent en silence puis l'américain se redressa dans un mouvement vif.

Alertés par les cris, des membres d’équipage arrivèrent en courant sur les lieux. Ils trouvèrent Ianto allongé, essoufflé et visiblement choqué. Jack se tenait agenouillé à ses côtés. La méprise était tellement évidente.

Matelot – Qu’est-ce que vous faites ?

Le pantalon de Ianto déchiré par la chute, la frayeur flagrante qui se lisait dans son regard, l’officier de pont n’alla pas chercher midi à quatorze heures. Jack se remit debout, conscient du fait qu’il s’était mis dans de beaux draps.

Officier – Ne bougez pas de là ! Vite, appelez immédiatement le capitaine !



Citation:
Ianto était assis sur un banc, visiblement encore en état de choc. L’officier de pont lui avait mis une couverture sur les épaules et un passager s’approcha du jeune homme, un verre à la main.

Passager – Un verre de brandy jeune homme ? En de telles circonstances, ça ne peut que vous réconforter.

Ianto leva les yeux vers l’autre homme. Il aurait largement préféré un café, mais la proposition est faite avec tant de gentillesse qu’il ne pouvait refuser. Mais son attention fut détournée par les éclats de voix qui s’élevaient à quelques mètres de là.

Jack se tenait debout, raide comme un piquet. Dans son dos, l’officier de pont était en train de lui passer les menottes tandis que Lisa faisait rageusement les cent pas.

L – C’est totalement inacceptable ! Comment avez-vous osé vous attaquer ainsi à mon fiancé ? Vous serez mis aux fers !

La jeune femme gifla Jack qui ne broncha pas. Il ne savait que trop bien qu’il n’était pas en position de répliquer. Il n’évoluait pas dans la même classe que cette femme pourtant, il aurait bien aimé la moucher. Surtout après ce qu’il avait vu tantôt. Ianto ne pouvait pas rester sans rien faire. Il se dirigea vers Lisa.

I – Lisa…

L – Qu’aviez-vous l’intention de lui faire hein ? Qu’aviez-vous l’intention de…

I – Lisa, je vous en prie.

Il avait posé sa main sur le bras de Lisa pour l’arrêter dans son élan. Elle le regarda avec étonnement.

I – C’était un accident.

L’étonnement céda la place à l’incrédulité. Lisa ne put réprimer un petit éclat de rire.

L – Un… un accident ? ! ?

Jack fronça les sourcils. Il ne voulait pas perdre une seule miette de ce qui était en train de se dérouler.

I – C’est ma faute. Vous me connaissez Lisa, je suis trop curieux. J’ai voulu me pencher, j’ai perdu l’équilibre et je suis tombé. Je voulais voir à quoi pouvaient ressembler les… hmm… euh… les…

Ianto essayait de trouver l’argument imparable pour clouer définitivement le bec de Lisa. Il cherchait ses mots tout en faisant des cercles avec son index droit, comme si ça allait lui permettre de les trouver.

I – Hum… les…

L – Les hélices ?

I – Oui, c’est ça, les hélices. J’ai dû me pencher un peu trop et j’ai failli passer par-dessus bord. Mais monsieur Harkness est venu à mon secours, au risque de m’accompagner vers une mort certaine dans ma chute.

L – Vous vouliez voir les hélices.

Lisa affichait de nouveau son air méprisant si connu de Ianto. Elle s’adressa aux autres personnes présentes sur le pont, dans une envolée théâtrale.

L – Il voulait VOIR les hélices !

En entendant le récit de son fils, monsieur Jones haussa les épaules avec dédain.

MJ – J’ai toujours dit que mon fils n’était aucunement doué pour la mécanique.

Jack observait toujours la scène en silence, un petit sourire se dessinait sur son visage. Voir ce beau jeune homme chercher à tout prix un moyen de lui sauver la mise, au risque de se couvrir de ridicule, il trouvait ça très touchant. Mais aussi très attirant.

L’officier de pont resserra sa prise sur les poignets de Jack.

Officier – Pourquoi n’avez-vous rien dit ? C’est bien ce qui s’est passé ?

Jack regarda Ianto. Celui-ci l’implorait du regard de corroborer ses dires. Ce regard suppliant lui porta le coup de grâce.

J – Yep, c’est bien ce qui s’est passé. Tout à fait comme monsieur l’a dit.

MJ – Si c’est le cas jeune homme, je vous dois la vie de mon nigaud de fils. Et je vous prie de nous excuser pour le traitement que nous venons de vous faire subir. Puisque tout est réglé, nous pouvons retourner à notre conversation ma chère amie.

Monsieur Jones offrit son bras à sa future belle-fille mais celle-ci lui fit un petit signe de la main, lui intimant d’attendre encore un peu. Elle passa son pouce sur la joue de Ianto, le regard légèrement troublé, puis soupira profondément.

J – Mon ami, je ne sais pas ce que nous allons faire de vous. Allez donc vous coucher, vous allez prendre froid sur ce pont. Je vous raccompagne à l’intérieur.

Ianto jeta un dernier regard dans la direction de Jack à qui l’on ôtait les menottes puis emboita le pas de Lisa.

MJ – Peut-être serait-il à propos de récompenser ce jeune homme nous avoir évité un drame ce soir ?

Lisa marqua un arrêt, réfléchit un instant puis se tourna vers Davidson.

L – Vous avez raison. Andy, je pense que 20 dollars feront l’affaire.
I – 20 dollars ? C’est ainsi que vous évaluez les sentiments que vous me portez ?

Cette phrase claqua dans la nuit comme une voile mouillée claque dans la tempête. Un sourire embarrassé s’afficha sur le visage de la jeune femme mais très vite, elle reprit son assurance.

L – Effectivement, ça n’est pas vraiment approprié. En y réfléchissant bien…

Elle se tourna dans la direction de Jack et se dirigea vers lui.

L – Nous feriez-vous l’honneur de vous joindre à nous pour le dîner de demain ? Vous pourriez ainsi raconter de quelle manière vous avez sauvé la vie de mon si maladroit futur époux. Si ça ne vous pose pas de problème M. Jones.

MJ – Aucunement.

L – Bon parfait. Alors ? C’est entendu ?

Jack fixa Lisa tout en réajustant sa veste.

J – C’est d’accord. Ce sera avec plaisir que je me joindrai à vous.

Il appuya légèrement sur le mot plaisir en jetant un coup d’œil furtif à Ianto. Celui-ci sentit le rouge lui monter aux joues et il détourna rapidement le regard.

L – C’est parfait. Nous vous attendrons demain soir.

Lisa fit demi-tour puis pris le bras de monsieur Jones pour se diriger à l’intérieur. Ianto se remit à fixer Jack un instant. La jeune femme se pencha vers son futur beau-père.

L – Je ne pense pas qu’il vienne.

Jack les regarda s’éloigner puis il se tourna vers Davidson qui était encore présent.

J – Hey, vous n’auriez pas quelque chose à boire ?

Davidson s’approcha de Jack et lui tendit une flasque en argent. L’homme prit le flacon, dévissa précautionneusement le bouchon pour avala une gorgée de ce qui s’avérait être un excellent scotch.

J – Merci, avec toutes ces émotions, c’était recommandé vous ne pensez pas ?

Davidson regarda Jack avec un certain dédain. Il reprit sa flasque, essuya méticuleusement le goulot puis revissa le bouchon.

D – C’est étonnant. Autant je veux bien croire que monsieur Jones ait glissé. Autant je n’arrive pas à croire que vous ayez eu le temps de retirer vos chaussures ainsi que vos vêtements.

Un sourire narquois s’afficha sur le visage de l’homme de main de Lisa. Il n’était visiblement pas dupe. Jack ne se démonta pas pour autant et soutint son regard. Davidson s’éloigna, laissant l’américain seul sur le pont.

------------------
Seul devant le grand miroir de la cabine, Ianto restait silencieux. Une douce ballade galloise était égrainée par la boite à musique qu’il avait ouverte sur le bureau. C’était le seul objet qui lui restait de sa mère. Le jeune homme poussa un soupir. Dans l’encadrement de la porte qui se trouvait derrière, il aperçu Lisa.

L - Vous m’avez l’air bien mélancolique mon ami. Et j’en ignore la raison.

Tout en s’approchant de Ianto, la jeune femme poursuivit.

L – Je voulais garder ceci pour le dîner de répétition de la semaine prochaine mais j’ai supposé que ce soir…

Elle ouvrit un écrin dans lequel se trouvait une magnifique montre à gousset. Ianto posa la main sur le cadran.

I – Oh mais c’est…

L – C’est pour vous rappeler que chaque minute passée à vos côtés m’est précieuse. Mon amour pour vous est plus fort que le temps qui passe.

I – C’est en…

L – Or massif ? Oui !

Un immense sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Pour la première fois, elle semblait éprouver de la joie. Comme une enfant ravie de partager trésor, elle sortit l’objet de l’écrin et le fit admirer à Ianto. Elle le fit se lever et fixa la chaine de la montre à une des boutonnières du gilet de son fiancé. Ianto avait une réelle passion pour les montres à gousset.
Tremblant, il se saisit de l’objet et appuya sur le bouton-poussoir pour ouvrir le couvercle. Le magnifique cadran en ivoire ciselé apparut.

L – Elle fait 24 carats pour être exacte. Elle a appartenu à l’époux de la Reine Victoria, Albert et vous savez comment elle s’appelle ? La lar…

I - …me du temps.

L – Oui.

I – C’est trop pour moi..

L – C’est pour la royauté. Et nous sommes la royauté mon ami.

Lisa se rapprocha de Ianto, le regardant par le biais du miroir qui se trouvait devant eux.

L – Je vous offrirai tout ce que vous désirerez. Je ne vous refuserai aucun caprice, aucune envie.

Elle tourna son visage vers Ianto et le fixa droit dans les yeux.

L – Enfin… si vous cédez à toutes les miennes. Donnez-moi votre cœur mon cher.

Ianto ne put soutenir très longtemps le regard suppliant de Lisa. Il fixa à nouveau le miroir, passant machinalement le doigt sur le cadran de cet objet si beau pourtant symbole d’une union sans amour.

-----------------------

Le lendemain matin, Jack rejoignit Ianto sur le pont et ils se mirent à bavarder tous les deux en marchant.

J - J’ai pris l’habitude de me débrouiller seul depuis que j’ai l’âge de quinze ans. Depuis que mes parents sont morts en fait. J’avais un jeune frère mais il a disparut après ce décès accidentel. Je n’ai jamais réussi à le retrouver. Comme je n’avais aucune autre famille aux environs, je suis parti de mon village natal et je n’y suis jamais retourné. Depuis, je vais où le vent me porte.

Ianto ne se lassait pas d’écouter cet homme. Ses aventures étaient fascinantes et sa voix était enivrante.

J – Ianto, nous avons marché plus de deux kilomètres sur ce pont, nous avons parlé du temps qu’il fait et parlé de mon enfance mais je doute que ce soit de ça que vous vouliez me parler.

Le jeune homme se figea, prit une profonde inspiration et se lança enfin.

I – Monsieur Harkness je…

J – Jack !

I – euh… Jack, je voulais vous remercier non seulement de m’avoir sauvé la vie mais pour la grande discrétion dont vous avait fait preuve hier soir.

J – Y’a pas d’quoi…

I – Ecoutez, je sais ce que vous devez vous dire. Pauvre petit nanti, oh, que peut-il savoir de la misère ?

J – Non… Non, ça n’est pas ce que je me dis. Ce que je me dis c’est… qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’il en vienne à vouloir mettre fin à ses jours ?

Une immense bouffée de chaleur se diffusa à l’intérieur de Ianto. Sa détresse semblait enfin comprise. Il sentit qu’il pouvait se confier sans crainte.

I – Mais… En fait, c’était tout ! Mon existence, mon… mon monde où on ne pense pas et… l’inertie de ma vie qui plonge dans une abîme sans fond et moi… impuissant et soumis.
Ianto montra la gourmette en or que Lisa lui avait offerte lors de leurs fiançailles.

J – Oh, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Vous auriez coulé à pic.

I – Lisa a fait envoyer plus de cinq cents invitations. On a invité toute la haute société au complet et moi, au milieu de tout ça, je me sens comme dans une grande salle, entouré de gens mais que même si je me mettais à hurler on ne m’entendrait pas.

J – Mais tu l’aimes ?

I – Je vous demande pardon ?

J – Est-ce que tu l’aimes ?

Ianto se sentit étrangement blessé par cette question.

I – Comment osez-vous me tutoyer ? Et je n’ai pas à répondre à ça !

J – Bon, je reformule le tout… Votre fiancée, vous l’aimez oui ou non ?

Le rouge commença à monter aux joues du jeune homme.

I – ah mais… c’est insensé, je ne répondrai pas à ça.

Jack commença à s’amuser des réactions du gallois.

J – C’est pourtant facile, c’est une question comme une autre.

Ianto éclata d’un rire gêné.

I – Mais c’est absurde. Vous ne me connaissez pas et je ne vous connais pas. Et ce n’est pas un sujet de conversation. Vous êtes grossier, impudent et présomptueux. Et je pars à l’instant même.

Jack acquiesçait, un sourire au coin des lèvres, prêt à éclater de rire. Ianto se mit à lui serrer la main énergiquement.

I – Jack, Monsieur Harkness, ce fut un plaisir. J’ai tenu à vous remercier et je vous ai remercié.

J – Et insulté au passage…

I – mais vous le méritiez.

J – Euh oui.

I – oui.

Ianto continuait à serrer la main de Jack. Celui-ci baissa son regard comme pour indiquer qu’il était peut-être temps d’arrêter.

J – Est-ce que vous vous en allez ?

I – Oui je m’en vais !

Ianto se tourna pour s’éloigner puis se retourna vers Jack.

I – Vous êtes d’une telle arrogance !

Il refit quelques pas puis s’arrêta subitement.

I – Mais ! Je n’ai pas à m’en aller ! Je suis sur MON pont !

Il tendit le bras, comme pour indiquer la sortie à Jack.

I – VOUS vous allez filer !

J – Mais dites-donc, on devient grossier.

Touché. Ianto, vexé, attrapa la pochette en cuir que Jack tenait sous son bras.

I – C’est quoi ce stupide truc que vous trainez avec vous ?

Il ouvrit la pochette et commença à regarder. D’abord furtivement.

I – Vous êtes un artiste assurément.

Puis son regard s’attarda sur quelque croquis et, se dirigeant vers un transat.

I – Mais… c’est intéressant. C’est même plus qu’intéressant.

Jack s’assit à côté de Ianto et l’observa tandis que le jeune homme admirait ses dessins. Des scènes de vie, des hommes, des femmes, des enfants. Les expressions, les traits, tout était d’une finesse admirable.

I – Jack c’est excellent !

J – Hmm, ce n’est pas ce que les gens pensaient à Paris.

I – Paris ? Ben vous voyagez pour… euh pour… pour une personne qui a peu de moyens.

J – ah ah, oui, pour un pauvre. Allez, dites-le.

Le dessin suivant était un nu. Un jeune homme allongé sur un lit, un drap négligemment posé pour cacher l’essentiel.

I – Ouais, ouais, ouais…

Malgré le rouge qui lui était monté aux joues, Ianto continua. Un deuxième dessin montrait deux jeunes hommes debout, encore une fois nus, l’un de trois quart, appuyé sur une barre de danse, se reflétant dans un miroir et l’autre de plus près, coupé à la taille.

I – Et ils sont faits à partir de modèles vivants ?

Jack hocha de la tête tandis que Ianto refermait la pochette pour éviter que les passants ne voient les dessins.

J – C’est une des choses que j’aime à Paris. On trouve facilement des hommes qui acceptent de poser nus.

Ianto rouvrit la pochette et poursuivit. Encore le même jeune homme.

I – Je vois qu’il vous plaît. Vous semblez l’avoir beaucoup dessiné.

J – Il faut dire qu’il a des mains magnifiques. Regardez.

I – Je suppose que… vous avez eu une aventure avec lui.

J – Avec lui non, avec ses mains oui. Il se prostituait. Et il n’avait qu’une seule jambe. Regardez.

Jack montra le dessin suivant à Ianto qui ne put s’empêcher de pousser une petite exclamation.

J – Mais il avait un sacré sens de l’humour. Oh, y’avait aussi cet homme là.

Il montra le dessin d’un homme aux cheveux courts, en bataille, portant un long manteau, assis à une table. Il avait un verre à pied posé devant lui, juste à côté d’une rose en bouton et son visage était tourné en direction de celui qui l’avait dessiné. Son regard semblait bien plus vieux qu’il ne le paraissait physiquement.

J – Cet homme venait s’assoir dans le bar, soir après soir, portant toujours le même costume marron, un stéthoscope dépassant de sa poche. D’où il sortait, ça, nul ne le savait. On l’appelait Le Docteur. Il attendait celle qui avait dû le laisser seul, assis à ce bar là.

I – Et bien, vous avez un don Jack. Je vous jure, vous voyez dans l’âme même des gens.

J – Dans la votre oui.

I (un sourire aux lèvres) – Et ?

J – Vous ne sautiez pas.


Citation:

Le père de Ianto était assis à une table du salon de thé, en train de discuter avec deux dames de première classe. Il devait palier le fait que son épouse ne serait pas là pour organiser le mariage de leur fils. Il était en train de prendre des renseignements sur les meilleurs traiteurs de New-York et répondait aux questions quant à l’avenir du jeune couple.

? – A-t-il terminé ses études ?

MJ – Il a ce qu’il faut d’éducation pour accompagner sa future épouse dans les affaires. Lisa est redoutable sur ce plan. Il faut dire qu’elle a été à bonne école avec son père.

Une de ses interlocutrices se crispa subitement. Margareth venait de faire son entrée dans le salon.

? – Ciel, voici qu’entre cette vulgaire Margareth.

MJ – dépêchons-nous de sortir d’ici avant qu’elle ne nous voit.

Ils s’apprêtèrent à se lever mais c’était trop tard.

M – Tiens-donc je m’attendais bien à vous trouver ici.

MJ – Oh, bonjour ma chère. Nous nous apprêtions justement à partir. La comtesse et moi-même souhaitions prendre l’air sur le pont.

M – Oh, mais c’est une merveilleuse idée ! Ainsi vous pourrez me raconter les derniers potins du vieux continent.

Monsieur Jones afficha un sourire quelque peu crispé, il était pris à son propre piège. Il fit signe à la comtesse et à Margareth d’avancer et leur emboita le pas en direction du pont supérieur.

A la table voisine, Ismay s’entretenait avec le Capitaine.

JBI – Il y a quatre chaudières qui ne fonctionnent pas encore.

EJS – C’est que… nous n’en avons pas besoin. Nous avons une excellente allure et l’océan est particulièrement calme.

JBI – Oui mais c’est que, voyez-vous, la presse connaît la taille du Titanic. Il faudrait maintenant leur montrer sa puissance. Nous allons les surprendre par sa vitesse. Il faut que le premier voyage du Titanic laisse un souvenir impérissable dans la mémoire des gens.

EJS – Monsieur Ismay, nous préférons ne pas trop forcer les moteurs tant qu’ils ne sont pas entièrement rôdés.

JBI – Je ne suis qu’un simple passager, je sais que vos officiers font tout pour le mieux. Mais ne serait-ce pas terminer en beauté votre prestigieuse carrière que d’arriver à New-york mardi soir à la grande surprise de tous. Vous feriez les gros titres. Vous retirer en pleine gloire, ce serait magnifique non ?

Le capitaine se contenta d’acquiescer silencieusement, à la grande satisfaction d’Ismay qui tira une grande bouffée sur sa cigarette.

Dehors, sur le pont, Jack et Ianto étaient en train de bavarder, appuyés sur le bastingage.

J – Et après ça, j’ai été pêcheur pendant quelques années. Ensuite, je suis allé à Los Angeles et j’ai gagné ma vie en faisant des portraits que je vendais 10 cents pièce.

I – Oh, mais pourquoi je ne peux pas faire comme vous Jack ? Et partir tout droit, vers l’horizon. Aller là où le vent me mène.

Le regard de Ianto brillait d’un nouvel éclat. Jack ne pouvait détacher ses yeux de cet homme.

I – Dites qu’un jour vous m’emmènerez à cette promenade. Même ce ne sont que des paroles en l’air.
J – Pourquoi en l’air ? Nous irons là-bas. Nous irons boire de la bière bon marché, nous feront un tour dans les montagnes russes et nous vomirons trippes et boyaux ensuite. Et puis après, nous monterons à cheval pour galoper sur la plage. Vous savez monter à cheval bien sûr ?

I – Bien sûr !

J – Attention hein, je parle de monter comme un vrai cowboy, pas pour une chasse à cour. La selle, le cheval, ça n’a rien à voir. Monter en jeans, à cru, sans selle.

Au fur et à mesure que Jack ajouter des conditions, Ianto blêmissait et ça amusait l’américain qui en faisait des tonnes.

I – En jeans ? Mais qu’est-ce donc ?

J – Un pantalon en toile de coton très solide. Rien à voir avec les culottes d’équitations que vous portez sûrement d’habitude. Votre joli derrière supportera-t-il ça ?

Ianto rougit sur le champ et se mit à bafouiller.

I – Mais… je… je…

Le sourire éclatant de Jack désarma Ianto.

J – Je vous en prêterai une paire. Je suis sûre qu’elle vous ira comme un gant.

I – Vous me montrerez comment on monte à cru ?

J – Je vous apprendrai à monter comme un vrai cowboy.

I – Comme un vrai cowboy !

J – Et à chiquer le tabac comme un vrai cowboy !

I – C’est que… je… je n’ai jamais appris à cracher…

Ianto était presque honteux de cet aveu. Il avait la désagréable sensation de n’avoir finalement rien appris de sa vie.

J – Quoi ? On ne t’a jamais appris ça à l’école ?

Le gallois ne releva même pas le fait que Jack s’était subitement mis à le tutoyer.

J – Viens, je vais te monter.

Jack attrapa Ianto par la main pour l’emmener à l’arrière du pont, à l’abri du vent. Mais le jeune homme ne se laissait pas faire si facilement.

I – Non Jack ! Pas ici !

J – Allons, ne fais pas ton timide, allez viens !


Ianto, affolé, regardait si les autres passagers remarquaient la petite scène qui lui faisait Jack mais personne n’y prêtait réellement attention. L’américain s’arrêta à l’endroit qui lui parut le plus propice pour pouvoir démarrer la leçon.

J – Maintenant, regarde bien.

Jack racla le fond de sa gorge et d’un souffle vif et puissant, expulsa un crachat en direction de la mer. Ianto regarda la scène à mi-chemin entre amusement et écœurement.

I – Oh, Jack, c’est dégoutant !

J – Allez, maintenant, c’est à toi, vas-y…

Ianto se contenta de cracher timidement. Le bruit était à peine audible.

J – Bon sang mais c’est ridicule ça. Je suis sûr que tu es capable de mieux. Regarde encore. Tu te places vers l’arrière, la tête comme ça, tu vois ? Et tu prends appuies avec les bras. Et là, tu rrrrrrsktp… tu vois jusqu’où c’est allé ?

Ianto hocha timidement la tête mais essaya malgré tout d’améliorer sa technique. Il n’avait pas remarqué que Mr Jones était en train d’approcher en compagnie de Margareth et de ses deux autres compagnes de promenade.

J – Ah voilà, c’est déjà mieux, mais… regarde, tu dois vraiment aller le chercher pour bien épaissir ton projectile. Regarde bien, il faut que tu fasses comme ça rrrrrrrrrr…

Soudain, Ianto s’aperçut que son père s’était arrêté pour observer la scène d’un air franchement outré. Margareth, quant à elle, se mordait les lèvres discrètement pour ne pas éclater de rire. Le jeune homme tapa de manière répétée et insistante sur le bras de Jack qui s’arrêta dans son élan. Il se tourna en direction du petit groupe que Ianto lui indiquait d’un signe de tête, un filet de bave coulant au coin de la bouche.

I – Père ! Père, vous vous souvenez de Jack Harkness ?

Mr Jones toisa l’américain du regard, il ne semblait pas vraiment apprécier la blague. Jack balaya le groupe du regard et remarqua qu’Margareth lui signifiait d’un geste discret qu’il devait s’essuyer le menton, ce qu’il fit immédiatement. Ianto expliqua au reste du groupe ce que Jack avait fait la veille au soir avec beaucoup d’entrain.

M – Eh ben ma foi Jack, tu es l’homme à avoir sous la main pour faire face aux situations délicates !

La trompe qui annonçait le dîner imminent se fit entendre.

M – Pourquoi se croient-ils toujours obligés d’annoncer le dîner comme on annonce une charge de la cavalerie ?

Ianto, sauvé par le gong, se mit à rire et se dirigea vers son père.

I – Nous devons nous préparer pour le dîner. A tout à l’heure Jack !

Il lança un dernier regard à l’autre homme, un regard mêlé de crainte et d’envie puis s’éloigna avec son père. Jack ne le quittait pas des yeux. Margareth s’approcha de lui, l’air concerné.

M – Eh, dis-donc mon grand, est-ce que tu as la moindre idée de ce que tu es en train de faire ?

J – Non pourquoi ? Je devrais ?

M – Parce que tu vas te jeter dans la fosse aux lions ce soir. Mais au fait… tu porteras quoi ?

Jack, baissant la tête pour regarder la tenue qu’il portait, fit comprendre à Margareth qu’il n’avait rien de mieux à se mettre sur le dos. Elle soupira en l’entrainant avec lui.

M – C’est bien ce que je pensais… Allez, viens avec moi.

-----------------------

Dans la cabine de Margareth, Jack était en train de boutonner le gilet du costume qu’elle lui avait prêté. Elle l’aida à enfiler la veste et l’ajusta sur son dos, satisfaite par son idée.

M – J’avais raison ! Tu fais à peu près la même taille que mon fils. Il faut dire que de ce point de vue, il tient plutôt du côté de son père. Solide et bien charpenté.

Jack se recoiffa de la main tout en se regardant avec attention dans la psyché qui se trouvait face à lui. Et il aimait ce qu’il y voyait.

M – Regarde-moi ça, tu es beau comme un tramway ! Je suis sûre que tu vas faire sensation ce soir. Allez, va devant, je finis de me préparer.

Le soleil était en train de se coucher et le navire filait à bonne allure. Les passagers de première classe se dirigeaient tous vers le grand hall, prêts à entrer dans la salle à manger principale pour le dîner. Un membre d’équipage ouvrit la porte pour laisser entrer Jack avec tout le respect que l’on pouvait devoir à un membre de première classe qu’il n’était pas. L’illusion était parfaite. Il s’avança en direction du grand escalier. En bas, provenant de la salle à manger, on pouvait entendre l’orchestre jouer « Le Beau Danube bleu » de Strauss.

Il regarda tout autour de lui, imprimant chaque détail de la pièce dans sa mémoire. Rares avaient été les occasions de se trouver dans pareil endroit. Les boiseries fraichement sculptées, la verrière magnifique, la grande pendule, tout était magnifique. Puis, il entama la descente pour se rendre dans la salle à manger. D’extérieur, il semblait calme et digne mais à l’intérieur, il pouvait sentir son cœur battre la chamade tant il était impatient de retrouver Ianto, même s’il devait le revoir au milieu de toutes ces personnes qu’il n’apprécier guère, exception faite bien entendu de Margareth.

Arrivé en bas, il s’approcha d’une colonne et s’arrêta pour continuer son observation. Il regardait la manière dont ces gens du grand monde se tenaient. Il écoutait leur façon de parler, de se saluer. Quand tout à coup, il reconnut des voix derrière lui. Il se tourna et vit Lisa descendre en grande conversation avec son futur beau-père. Jack s’avança pour les saluer mais ils ne lui prêtèrent même pas attention.

MJ – Où est donc mon fils ?

L – Oh, il ne devrait plus tarder à arriver. Oh, mais voici mon amie la Comtesse. Très chère…

La jeune femme passa donc devant Jack sans le reconnaître. Il se contenta de mimer un salut puis, se sentit subitement observé. En haut des marches, Ianto regardait la scène, à la fois amusé et fasciné. Jack se tourna vers lui et les deux hommes se regardèrent un instant en silence. Le cœur de Jack fit un bond. Il ne quitta pas Ianto des yeux alors qu’il finissait de descendre l’escalier. Le gallois portait un smoking parfaitement ajusté. Jack put constater à quel point l’autre homme était bien bâti.

Ianto s’arrêta devant Jack et le salua en lui serrant fermement la main. Jack inclina la tête.

J – J’ai souvent vu les gens de la haute faire ça et j’ai toujours eu envie de le faire moi aussi.

Ianto ne pu s’empêcher de sourire et d’un signe de tête, indiqua à Jack la direction de la salle à manger. Ils s’avancèrent d’un même pas et, comme ils s’étaient approchés de Lisa et Mr Jones, Ianto tapota sur l’épaule de la jeune femme.

I – Ma chérie ? Vous vous souvenez de Jack Harkness j’espère…

Lisa se tourna et ne put masquer sa surpris en découvrant l’américain si bien mis. Ianto quant à lui, ne pouvaient détacher son regard de l’américain.

L – J… Jack Harkness ? Ça par exemple ! Vous voilà bien à votre aise ! Vous pourriez presque passer pour l’un des nôtres.

J – Oui… presque

L – C’est incroyable ! (puis, se tournant vers Mr Jones) vous venez ?

Et tout le monde entra dans la salle à manger.

-----------------------

La fine fleur de la haute société semblait s’être donné rendez-vous en ce lieu. Tout en descendant le dernier escalier, Ianto balaya rapidement la salle tout en présentant à Jack les personnes qui lui paraissaient importantes à connaitre.

I – Là-bas, c’est Lady Cassandra. Et là, c’est Peter Tyler, l’homme le plus riche du paquebot et sa jeune femme, Jackie. Elle a mon âge mais on dit qu’elle est enceinte. Elle essaie de le dissimuler. On ne parle que de cela dans tous les salons. Et là, c’est Harold Saxon et sa maîtresse. Son épouse est restée à la maison avec les enfants. Ah oui, voici Lord Smith et Lady Noble. Elle a créé toute une ligne de lingerie fine et frivole. Elle est très populaire auprès de la royauté.

Margareth Blaine arriva sur ces entrefaites.

M – Et où est mon garde du corps ?

J – Il est ici même.

Jack tendit son bras afin que Margareth puisse y passer le sien et ils passèrent dans la salle suivante.

M – Tu verras Jack, ici, c’est un jeu d’enfant. Tous ces gens adorent l’argent. Tu n’as qu’à prétendre que tu es le riche héritier d’une obscure grande famille de l’ouest américain et tu feras partie du club. Hey ! Tyler !

Peter Tyler se tourna vers Margareth et engagea poliment la conversation.

P – Oh, bonsoir Margareth. Quel plaisir de vous voir ici.

I – Peter, Jackie, laissez-moi vous présenter Jack Harkness.

Peter se tourna vers Jack et lui serra la main tout en le saluant.

P – Harkness… Harkness de Londres ?

J – Euh non, Harkness de Boeshane mon cher Tyler.

L’autre homme acquiesça, refusant de montrer le moindre soupçon d’ignorance. Jack, en dépit de sa nervosité, s’en sortait plutôt bien. Son sourire et sa verve charmait toute les personnes qu’il croisa jusqu’à la table où il s’installa finalement, au côté de Margareth. Tout ça, c’était sans compter sur Monsieur Jones qui ne manqua pas de remettre Jack à sa place.

MJ – Dites-moi mon ami, à quoi ressemblent donc les cabines de troisième classe ? J’en ai entendu le plus grand bien.

J – Les meilleures qu’il m’ait été donné de voir Monsieur. Presque sans pareille.

Lisa ne put s’empêcher de rire nerveusement et enchaina aussitôt.

L – Monsieur Harkness est un passager de troisième classe. Il a sauvé la vie de mon fiancé hier soir.

I – J’ai découvert que Monsieur Harkness est un artiste de talent. Il m’a accordé le privilège de voir ses œuvres aujourd’hui.

L – Ianto et moi-même n’avons pas vraiment tout à fait la même définition de ce qu’est l’art. Mais… je ne parle pas de vos œuvres.

Jack fit un geste de la main pour signifier qu’il n’était nullement offensé par ce que venait de dire Lisa. Ianto toussota pour capter l’attention de Jack et lui fit discrètement remarque qu’il devait enlever sa serviette de l’assiette ce que le jeune homme fit immédiatement. Puis, légèrement mal à l’aise, il regarda tous les couverts qui se trouvaient sur la table et se pencha vers Margareth.

J – Ils sont tous pour moi ?
M – Tu commences de l’extérieur vers l’intérieur.

Bruce Ismay leva son verre pour trinquer avec les autres convives de la table tandis que Ianto complimentait l’architecte du navire.
Un serveur se pencha vers Jack pour lui proposer du caviar, mais celui-ci refusa poliment.

J – Non merci, je ne suis pas particulièrement friand de ce met.

Monsieur Jones semblait décidé à mener la vie dure à Jack à cette table.

MJ – Mais où vivez-vous normalement Monsieur Harkness ?

Jack ne se démonta pas.

J – A ce jour, mon adresse est le R.M.S Titanic mais après ce voyage, je n’en ai pas la moindre idée m’sieur.

MJ – Et où trouvez-vous les moyens de voyager ?

J – Je me débrouille toujours pour payer mon passage. Je suis parfois matelot. Mais là, mon billet, je l’ai gagné pendant une partie de poker. J’avoue que j’ai eu de la chance.

Il lança un regarde pétillant à Ianto pour appuyer ses derniers mots. Le jeune homme ne put s’empêcher de sourire en entendant cela.

BI – On peut dire que la vie, c’est comme une partie de cartes.

L – Je ne pense pas cher ami. Je crois que les gens de mérite font leur chance… Pas vrai Harkness ?

Jack leva la tête et acquiesça. Le père de Ianto le jaugea du regard.

MJ – Et vous trouvez ce genre de vie fascinante je suppose.

Sans ciller, l’américain lui répondit.

J – Bien sûr Monsieur, oui. C’est vrai quand on y pense. J’ai tout ce qu’il me faut. De l’air pour respirer, plein de feuilles pour dessiner. J’adore m’endormir chaque nuit en ignorant ce qu’il va m’arriver le lendemain. Rendez-vous compte. Il y a encore quelques soirs de cela, je dormais sous un pont et me voilà ici, en train de déguster un délicieux repas sur le plus grand paquebot du monde. Et en charmante compagnie qui plus est. Pour moi, la vie est un cadeau et j’ai l’intention d’en profiter. On ne sait jamais quelle carte on va tirer et il faut savoir prendre la vie comme elle vient.

Jack se rendit compte que Lisa cherchait de quoi allumer la fine cigarette qu’elle avait fixée sur le tube en ivoire qu’elle avait sorti de son sac. Il l’interpela de l’autre bout de la table en lui lançant sa boîte d’allumettes.

J – Oh, tenez Lisa ! –puis il poursuivit- ce qui compte c’est de profiter de c’que l’on a.

M – Bien dit !

Ianto prit son verre et, sans quitter Jack des yeux, le leva.

I – A ce qui compte.

Toute la tablée – A ce qui compte !


Citation:
L’orchestre égrainait des mélodies toutes plus légères les unes que les autres tandis que le repas se terminait. Margareth régalait la tablée, une partie tout du moins, avec une de ces croustillantes anecdotes dont elle-seule avait le secret.

M – Mais je vous assure ! Mon époux ne savait pas que les plans de la centrale étaient cachés dans le poêle. Il était de retour à la maison, saoul comme un écossais et, comme il trouvait qu’il faisait froid, il décida d’allumer un feu !

Tout le monde éclata de rire. Ianto se pencha légèrement pour s’adresser à Jack.

I – Les affaires vont reprendre. On ne va plus avoir besoin de nous pour le reste de la soirée. C’est à ce moment précis que John Lumic se leva.

JL – Mes amis, je crois qu’il est temps pour nous de nous rendre dans le salon pour un brandy.

Ianto ne put s’empêcher de sourire en poursuivant.

I – Ils vont se retrouver dans un salon enfumé et passer le restant de la soirée à se féliciter mutuellement d’être les maîtres de l’univers.

JBI – Mesdames (puis se tournant vers Ianto et Jack), messieurs, encore merci pour ce délicieux repas en si plaisante compagnie.

Lisa se tourna vers Ianto.

L – Voulez-vous que je vous raccompagne à la cabine ?

Mais Ianto refusa d’un geste poli de la main.

I – Non, ça va aller mon amie. Je reste encore un instant.

Jack se leva et remercia Margareth pour tout ce qu’elle avait fait pour lui ce soir.

JL – Vous vous joignez à nous Harkness ? Vous n’allez pas refuser un bon brandy de 25 ans d’âge ?

J – Merci, mais ça ira. Je pense que je vais retourner en bas.

L – C’est sans doute mieux ainsi. Nous allons parler politique, placements boursiers, affaires. Vous allez probablement vous ennuyer. Sans doute autant que mon cher fiancé.

Lisa lui tapota l’épaule d’un geste mêlé de mépris et de dégoût. Puis, comme elle s’éloignait, elle fit un brusque demi-tour.

L – Oh, Harkness, j’oubliais…

Elle lui lança la boîte d’allumettes qu’il lui avait envoyée plus tôt pendant le dîner. Jack s’approcha ensuite de Ianto pour le saluer.

I – Jack, vous nous quittez ?

J – Il est grand temps pour moi de retourner à ma condition. Je vais rejoindre les rangs des esclaves. Bonne nuit Ianto.

Il lui tendit la main pour serrer la sienne. Jack salua Mr Jones et le reste des convives puis sortit de la salle à manger. A sa grande surprise, Ianto sentit un morceau de papier au creux de sa paume. D’un geste vif, sans regarder autours de lui, il déplia le papier.

« Fais en sorte que ça compte. Retrouve-moi dans le grand escalier, au pied de l’horloge »

En lisant ces quelques mots, Ianto sentit une boule se former au creux de son ventre. Il prit une profonde inspiration, se leva et sortit de la salle à son tour. Arrivé au pied de l’escalier, il marqua une pause. Jack se tenait dos à lui, devant la grande horloge. Le cœur de Ianto manqua un battement. Lentement, le souffle court, il monta les quelques marches qui le séparaient de l’américain. Jack, entendant les bruits de pas derrière lui, se tourna. Un sourire se dessina largement sur son visage.
J – Tu veux vraiment t’amuser ?

Jack entraina Ianto en troisième classe. Dans une des salles communes, la fête battait son plein. Un orchestre traditionnel irlandais jouait une musique entraînante. Hommes, femmes, enfants, de tout âge et de toute nationalité, dansaient un peu partout dans la salle.

Ça sentait la transpiration, la bière bon marché et les pommes de terre bouillies mais les éclats de rire et la bonne humeur générale surpassaient tout. Ici l’on faisait une farandole endiablée, là, une gavotte. Jack était en train de faire danser une fillette âgée d’une dizaine d’années. Assis à une table, Ianto était en train de discuter avec un danois. Ou plutôt, il était en train d’essayer de faire comprendre au danois qu’il ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il était en train de lui raconter. Tommy arriva avec plusieurs pintes de bière. Il en tendit une à Ianto qui la bu d’un seul trait en regardant Jack faire tournoyer la petite fille.

La musique s’arrêta un bref instant et l’orchestre enchaina avec le morceau suivant. Jack salua sa jeune cavalière.

J – Merci encore pour cette danse. Mais si cela ne te dérange pas, j’aimerais faire danser un peu le jeune homme que tu vois là.

En entendant ces mots, Ianto écarquilla les yeux. Jack se tourna vers lui, encore plus souriant qu’à l’accoutumée.

J – Ianto, veux-tu me faire l’honneur d’une danse ?

I – Nan Jack ! Je ne… ça ne se… tu n’y penses pas !

Mais Jack ne l’entendait pas de cette oreille et pris le jeune homme par la main et le rapprocha de lui. Ianto se retrouva face à l’américain, au bord de la panique, mais se laissa faire. Il leva un regard légèrement affolé vers son cavalier inattendu. Jamais à ce jour il n’avait dansé avec un autre homme. Il jeta un rapide regard alentour, personne ne semblait être choqué.

I – Je… je ne… qu’est-ce que je dois faire ?

J – Déjà, tu vas commencer par te rapprocher de moi, comme ça…

Jack pressa sa main au creux des reins de Ianto et le rapprocha de lui un peu plus. Ianto pouvait sentir son souffle sur son visage.
L’américain plongea ses yeux bleus dans le regard du jeune homme. La jeune cavalière de Jack regardait la scène, intriguée et en même temps un peu triste. Jack se tourna vers elle en souriant.

J – Ne t’inquiète pas, tu restes ma préférée Sarah.

I – Je ne connais pas les pas.

J – Moi non plus. Tu n’as qu’à te laisser porter par la musique. Et suivre le mouvement.

Le rythme s’accélérait continuellement et Ianto serra les yeux tandis que Jack l’emportait dans une valse éperdue. Les couples se formaient, se concurrençaient. C’était à celui qui ferait les pas les plus fous.
Jack sauta alors sur la table et commença à exécuter quelques pas, un peu pour épater la galerie, beaucoup pour impressionner Ia nto. Mais le jeune homme ne se laissa pas faire et lui emboita le pas. Il se mit à effectuer une série de pas compliqués avec un certain talent. Jack regarda la chorégraphie, à la fois amusé et surpris. Ianto n’était peut-être moins coincé qu’il n’y paraissait.

Après avoir terminé leur danse, les deux hommes burent une bière. Jack fut surpris, une nouvelle fois, en voyant Ianto vider son verre cul sec. Ce qui amusa le jeune homme.

I – Et alors ? Tu crois peut-être que les garçons de la haute ne savent pas boire ?

Il éclata de rire. Son rire était communicatif. Jack dévorait Ianto du regard. Le voir si heureux alors que, la veille à peine, il avait voulu mettre fin à son existence, c’était inestimable. Il fut interrompu par une bousculade et se retrouva aspergé de bière. Ianto en fit les frais aussi.

J – Faites un peu attention quand même !
I – ça va Jack, je ne suis pas en sucre non plus.

Mais l’attention du jeune homme fut détournée par un groupe où l’on disputait une bruyante partie de bras de fer. L’alcool aidant, il s’approcha et défia le dernier gagnant.

I – Dites-donc messieurs, vous vous croyez imbattables ? Essayez donc de faire ça (il tendit sa veste de smoking à Jack), tiens ça pour moi Jack.

Tous les regards se braquèrent sur Ianto. Le jeune homme leva les yeux et attrapa la poutre qui était au dessus de sa tête. Il fit une traction, sa tête dépassait légèrement le sommet de la poutre. Il resta ainsi, sans bouger, devant un auditoire fasciné par la démonstration de force du gallois. Puis, sentant sa force lui échapper, Ianto se laissa tomber. Jack le réceptionna in extremis.

I – Ouf ! Y’a des années que je n’avais pas fait ça !

Dans le tumulte de la foule, les deux hommes ne virent pas que Davidson était en train de chercher Ianto du regard dans la salle. Le garde du corps vit le fiancé de sa patronne rire aux éclats dans les bras de l’américain.

La musique changea une nouvelle fois et John entraîna Ianto et Jack dans une farandole de tous les diables. Ianto riait à gorge déployée, il se sentait tellement libre. Pour la première fois depuis des années, il pouvait être lui. Personne ne le jugeait, personne ne le rabaissait. Non, ce soir, c’était tout le contraire.


Citation:
Sur leur pont privé, Ianto et Lisa petit-déjeunaient en tête à tête le lendemain matin. La femme de chambre et le majordome s’affairaient autour du couple, préparant les toasts et servant les boissons.

FdC - Café mademoiselle ?

Lisa répondit négativement d’un geste e la tête. Elle semblait contrariée. Peut-être avait-elle passé une mauvaise nuit se dit Ianto. Le jeune homme tournait sa petite cuillère dans son thé en essayant de faire le moins de bruit possible. Un silence pesant planait au dessus de la table.

L - J’avais espoir de vous voir hier soir.

I - J’étais épuisé. Je me suis endormi sans demander mon reste.

L – Certes… Je suppose que vos exercices au pont inférieur ont dû vous exténuer.

Le mépris avec lequel Lisa lâcha cette dernière phrase glaça Ianto. Mais il ne se démonta pas pour autant.

I – A l’évidence, votre homme de main m’a suivi hier soir et vous a tout rapporté.

L – Jamais vous ne referez ça Ianto, vous m’entendez ? Jamais !

Elle fusillait son fiancé du regard. Il sentait sa gorge se nouer et sa respiration s’accélérer légèrement.

I – Je ne suis pas un de vos employés dont vous pouvez disposer à votre guise. Je suis votre fiancé !

A ces mots, Lisa explosa.

L – Mon fiancé ? MON FIANCE ! Oui, c’est ce que tu es ! Et tu es aussi mon mari !

La jeune femme fulminait. Elle se leva et envoya la table du petit déjeuner valser d’un geste de la main. Elle avait beau être plus frêle que Ianto, sa colère semblait avoir décuplé ses forces.

L – Mon mari dans les faits et selon la loi sous peu. Alors je te pries de respecter ma position. Alors tu vas m’honorer comme tout époux honore sa femme. Parce que, sois-en bien sûr, je ne te permettrai jamais de me ridiculiser en public. Encore moins avec un traine savate de bas étage. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

I – ou… oui

Ianto était pétrifié. La colère qu’il lisait dans les yeux de Lisa le remplissait d’effroi. La jeune femme avait déjà à plusieurs reprises fait preuve de la violence de ses colères. Elle perdait tout ce qui pouvait la rapprocher d’un être humain dans ces moments-là.

L – Puisque nous sommes d’accord…

Lisa se retira sans ajouter le moindre mot. Elle croisa la femme de chambre qui venait d’arriver sur le pont. Celle-ci, voyant la vaisselle brisée au sol ainsi que le désarroi dans lequel se trouvait Ianto, se précipita. Probablement plus pour voler au secours du jeune homme que pour ramasser les éclats de faïence.

FdC – Monsieur !

I – Nous… nous avons eu un incident. Je… je vais ramasser tout ça. Je suis désolée Brdiget, je vais… je vais m’en occuper.

FdC – Non monsieur laissez-moi faire. Vraiment, laissez cela.

Bridget pris la main de Ianto, à la fois pour l’arrêter dans son élan et pour le rassurer.

B – ça va aller Monsieur ?

Pour toute réponse, Ianto étouffa un léger sanglot. Il tenta de reprendre sa contenance en ralentissant sa respiration.

Quelques instants plus tard, alors que le majordome l’aidait à ajuster le gilet de Ianto, Mr Jones entra dans la chambre.

MJ – Vous pouvez disposer Adam.

A – Oui monsieur.

Le visage de Ianto se crispa au son de la voix de son père. Il savait ce qu’il l’attendait. Après avoir refermé la orte de la chambre à clé, Mr Jones s’approcha de son fils repris la tâche d’Adam où il l’avait interrompue. Tandis qu’il resserrait la boucle dorsale du gilet de Ianto, il entama ce qui s’annonçait comme un sermon long et douloureux pour le jeune homme. Les gestes de son père étaient nerveux et brusques.

MJ – Tu ne reverras jamais cet homme. J’espère que je me fais bien comprendre n’est-ce pas ?

Ianto préféra ne pas répondre. Sa gorge se nouait douloureusement.

MJ – Ianto ! Tu as intérêt à m’obéir !

I – Oh, je vous en prie père, vous allez faire une attaque si vous continuez.

Mr Jones retourna brutalement son fils afin de lui faire face. Il le regarda droit dans les yeux. Un regard noir, sans amour ni compassion. Avait-il seulement éprouvé une seule fois ces sentiments pour Ianto ?

MJ – Ecoute-moi bien Ianto ! C’est très sérieux ! Tu connais parfaitement notre situation actuelle. Nous n’avons plus d’argent.

I – Je suis bien au courant de notre situation. Il n’y a pas un jour qui s’écoule sans que vous ne me le rappeliez.

MJ – L’état de santé de ta mère nous a coûté énormément d’argent. A son décès, nous nous sommes retrouvés sans le moindre sous. La seule chose qu’il me reste, c’est notre nom. Sa réputation peut contribuer à notre retour sur le devant de la scène. C’est le seul atout que j’ai pu abattre sur la table. Mais tu cherches quoi à la fin ! Ton mariage avec Lisa est la seule solution pour assurer notre survie dans ce monde !

I – Mais comment pouvez-vous me dire ça ?

MJ – Parce que je pense à ton avenir.

I – Non ! Vous pensez simplement au votre !

Le visage de Mr Jones se métamorphosa. Ses yeux s’embuèrent.

MJ – Voudrais-tu me voir travailler comme tailleur ? A la boutique de quartier ? Comme un moins que rien ? C’est ça que tu veux ? Tu voudrais que l’on vende tout ce que nous avons de plus cher aux enchères ? Au premier venu ? C’est ça que tu cherches ? Que les seuls souvenirs qu’il me reste de ta mère soient perdus à jamais ?

Mr Jones étouffa un sanglot dans cette dernière phrase et détourna son regard de Ianto. Le jeune homme était complètement déstabilisé. C’était sans doute la première fois qu’il voyait son père aussi désarmé face à lui. Il prit une profonde respiration.

I – Que voulez-vous que je fasse ?

MJ – Ce que tu dois faire. Pour nous, pour notre famille. Les choix ne sont jamais faciles à faire mon enfant.

L’homme s’approcha de son fils, pris son visage entre ses mains. Délicatement, il posa un baiser sur la joue de Ianto et sans ajouter le moindre mot. Il le tourna afin de terminer ce qu’il avait commencé. En silence.

-------------------------------------------

Dans la chapelle des premières classes, le chant des fidèles s’élevait. C’était dimanche matin et tout le gratin assistait à l’office. Ianto était présent, encadré par son père et sa fiancée. Présent plus par habitude que par réelle conviction, il essayait d’oublier les scènes qu’il avait dû subir juste avant cela.
Jack descendit le grand escalier qui menait vers les salons de première classe. Il croisa Thomas Andrews qu’il salua avec entrain. Il n’avait qu’une seule idée en tête, retrouver Ianto.
Il s’avança dans le hall et se dirigea vers l’entrée de la chapelle, guidé par le chant qui en sortait. Le valet présent à la porte se précipita vers l’américain.

V – Monsieur… Monsieur !

J – J’ai besoin de voir quelqu’un, je n’en ai que pour une seconde !

V – Vous n’avez pas le droit d’être ici.

J – Je dois lui parler, j’en ai vraiment pour un petit instant.

A l’intérieur de la chapelle, Davidson tendit l’oreille et jeta un regard sombre en direction de la porte. Il reconnu immédiatement Jack. Il fallait agir rapidement avant que cet homme ne fasse un scandale et attire l’attention des autres personnes présentes. Tout particulièrement celle du fiancé de sa patronne. Lisa remarqua d’ailleurs le départ précipité de son homme de main mais fit comme si de rien était. Sans doute pour ne pas éveiller les soupçon de Ianto.

J – Je suis venu dîner ici hier soir. Vous ne vous en rappelez pas ?

V – Je suis au regret de vous dire monsieur que vous devez retourner dans vos quartiers. Ici, c’est réservé aux passagers de première classe et uniquement de première.

Jack aperçu Davidson qui sortait de la chapelle.

J – Tenez, demandez-le lui, il vous confirmera que j’étais là hier soir. Je dois parler à Ianto.

D – Mademoiselle Hallet et Monsieur Jones vous remercient une nouvelle fois pour ce que vous avez fait l’autre soir. A ce titre, ils m’ont demandé de vous remettre ceci.

Davidson tendit un billet de 20 dollars à Jack.

J – Comprenez-moi bien, je ne veux pas d’argent.

D – Ils m’ont aussi prié de vous rappeler que vous êtes un passager de troisième classe. Votre présence en ces lieux est parfaitement inappropriée.

Jack fronça les yeux et commença à perdre patience.

J – Je vous en prie, j’ai besoin de parler à Ianto une seconde seulement.

Davidson s’adressa alors aux deux membres d’équipage qui se trouvaient à ses côtés en leur tendant un billet à chacun.

D – Messieurs, vous seriez bien aimable de raccompagner Monsieur Harkness en troisième classe et veiller à ce qu’il y reste bien le reste du voyage.

Vs – Oui Monsieur. Allez, suivez nous.

La mort dans l’âme, Jack se laissa raccompagner. Il mitrailla Davidson du regard mais avait bien du mal à cacher sa déception. Il devra trouver un autre moyen de revoir Ianto. Coûte que coûte.

Dans la chapelle, Ianto ne se doutait de rien.

Plus tard dans la matinée, le jeune homme participait à une visite guidée du navire, en compagnie de Lisa, son père ainsi que de Thomas Andrews. Ils se trouvaient dans le poste de pilotage, en compagnie du commandant de bord.

EJS – Nous n’utilisons cet équipement que lorsque nous sommes à proximité des côtes. En dehors de ça, nous utilisons la puissance de propulsion du navire. Actuellement, nous avançons à plein régime.

Un opérateur radio s’approcha du commandant.

OR – Monsieur, nous avons reçu un nouvel avertissement au sujet d’Iceberg.

ESJ – Merci. Ça devrait aller.

Ianto fronça les sourcils. Des icebergs, ce n’était jamais bon d’en croiser quand on se trouve sur un bateau, même celui-là. Le commandant remarqua son inquiétude.

ESJ – Oh, ne vous en faites pas mon ami. C’est très fréquent d’en croiser à cette époque de l’année. C’est aussi pour ça que nous naviguons plus vite. Avant que notre trajet soit envahi.

Pendant ce temps, Jack était en train de monter sur un des ponts supérieurs. Il avait escaladé par la rambarde et se faufila discrètement parmi les passagers qui se prélassaient au soleil. Il remarqua un manteau bleu gris laissé à l’abandon sur un transat, il le ramassa et l’enfila. Il pourrait se faire plus discret ainsi. Il fallait absolument qu’il revoit Ianto.

Le jeune homme était en train de harceler Thomas Andrews avec d’incessantes questions relatives à la sécurité et aux équipements du navire. Il faut dire que l’annonce d’icebergs à proximité ne l’avait guère rassuré.

I – Mr Andrews, j’aurais aimé avoir des précisions. Voilà, j’ai fait un rapide calcul et… en multipliant le nombre de canots de sauvetage par la capacité que vous mentionniez j’en arrive à la conclusion qu’il n’y a pas assez de canots pour tous les passagers.

TA – En effet, il y aurait assez de canots pour la moitié seulement. Je suis impressionné par votre capacité de mémoire et votre sens du détail mon ami. J’avais fait mettre de tous nouveaux emplacements pour des canots supplémentaires ici comme vous pouvez le voir. Mais on m’a bien fait comprendre que ce serait inutile et que ça pourrait encombrer le pont.

L – Allons mon cher, vous voyez bien que c’est déjà une perte d’espace sur un navire réputé insubmersible. Pas la peine de l’encombrer plus.

TA – Voilà, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles Ianto. C’est un beau navire que nous avons là, fort et sûr. Vous n’avez vraiment pas à vous faire de soucis. Que penseriez-vous si je vous faisais visiter la salle des moteurs ?

Thomas Andrews accéléra le pas pour rattraper Mr Jones et Lisa qui étaient déjà loin devant, laissant Ianto légèrement en retrait. Il sentit une main le saisir par le bras et sursauta.

J – Viens, suis-moi !

Jack entraina le jeune homme dans une salle de sport vide.

I – Jack… C’est impossible, je n’ai pas le droit… On ne peut plus se voir.

Ianto se précipita vers la porte pour s’enfuir mais Jack l’en empêcha.

J – Mais il faut que je te parle !

Ils étaient face à face, Ianto tentait d’éviter le regard de Jack. Il sentait le feu qui embrasait ses joues.

I – Je ne peux pas, je n’ai pas. Je dois épouser Lisa tu sais ? J’aime Lisa.

J – Ianto, je n’y crois pas un seul instant. Ta voix fuis la vérité. Je sais bien que tu peux être le pire des boudeurs, têtu, enfant gâté. Mais tu es aussi le plus ponctuel… surprenant… amusant… homme qu’il m’ait été donné de rencontrer dans ma vie entière.

I - Jack, il faut vraiment que j’y aille.

J – Non ! Attends ! Laisse-moi finir ce que j’ai à dire. Je ne suis pas stupide. Je connais très bien les usages de ce monde, je sais très bien comment ça fonctionne dans ton univers. Je n’ai pas le moindre sou, je n’ai rien à t’offrir, j’en suis parfaitement conscient. Mais vois-tu, je suis bien trop impliqué. Si tu sautes, je saute après toi. Je n’ai pas l’intention de me défiler. Alors voilà, je ne lâcherai pas tant que je ne serai pas sûr que tout va bien.

I – Ne t’inquiète pas, ça va aller.

Les yeux de Ianto commençaient à briller, sa respiration à s’accélérer.

J – Tu es bien sûr que ça va aller. Parce que moi je n’ai pas cette impression. Ces gens là, ton père, Lisa. Ils te tiennent prisonnier. Là tu dis que ça va, parce que tu te sens fort, mais combien de temps tiendras-tu dans ce carcan ? Hein ? Combien de temps ? Et l’étincelle que j’ai vue au fond de tes yeux, cette flamme qui fait que tu es qui tu es, tout ça finira par s’éteindre si tu ne fais rien. Et ça, je ne le supporterais pas.

Jack avait posé sa main sur la joue de Ianto. Les deux hommes se regardaient, pris par l’émotion. Leurs visages étaient si près l’un de l’autre. Ianto avait du mal à retenir ses larmes.

I – Ce n’est pas à toi de me sauver mais…

J – Mais à toi de le faire. Toi seul pourras y parvenir.

Ianto marqua une hésitation. A cet instant, il aurait aimé… il aurait voulut… mais non, il ne pouvait, ne devait pas.

I – Laisse-moi partir. Tu dois me laisser partir.

Jack ne pu retenir le jeune homme plus longtemps. La porte se referma et il resta là, la main sur la vitre opaque, à regarder la silhouette s’éloigner. Il aurait tant aimé que ça se termine différemment.

_________________
thx sis' pour avoir tenu la caméra Smile


Dernière édition par yeles le Mer 26 Nov 2014 - 21:52; édité 7 fois
Revenir en haut
MSN
Publicité






MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 20:08    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
duam78
Lady Of The Tardis
Lady Of The Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2008
Messages: 4 205
Localisation: Entre le Hub, le Tardis et sa maison avec son mari... épuisant ...
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 20:44    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Citation:
Le générique défilait lentement à l’écran. Ianto était blotti dans les bras de Jack, les yeux encore embrumés.
Rhooooooooo choupinou ... ben m'alors .. big calin ..

Citation:
Jack en profita pour essuyer rapidement la larme qui coulait sur sa joue.
Mouarf ...

Citation:
Son gallois lui avait concocté une "petite" soirée romantique avec une sélection de films savamment étudiée. Ils avaient commencé avec « Moulin Rouge », suivi de « Quand Harry rencontre Sally » pour achever en beauté par « Titanic ».
heu ça c'est une soirée que j'apellerai de "la mort qui tue"


Citation:
A sa grande surprise, le capitaine avait été particulièrement bouleversé par le dernier film. Cette histoire d’amour impossible l’avait profondément touché. Mais sa mâle fierté ne voulait pas le laisser transparaître. Il avait donc tout fait pour que Ianto ne s’en rende pas compte. A commencer par effacer le plus rapidement possible les traces de son émotion.
ben voyons ... c'est poutant si sexy un homme qui pleure devant un film triste

Citation:
I – Tu es sûr ? Tu as les yeux rouges.
J – Tu sais, rester comme ça, dans le noir, à fixer un écran, ça n'est pas forcément très recommandé et mes yeux ont du mal.
V'là l'excuse remarque dans un sens c'ets vrai ce qu'il dit ^^

Citation:
Il revint un instant après, tenant deux tasses fumantes dans les mains et ils savourèrent leur boisson, les yeux dans les yeux.
La lalalala lala la la la la la laaaaaaa (air de song of the sand)

Citation:
J – Et si on prenait un petit bain de réconfort ?
Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Citation:
I – Avec des sels ?

J – Oui.

I – Et les bougies parfumées ?

Jack leva les yeux au ciel. Ianto pouvait être très midinette parfois.
Midinette Power et c'est vrai que serait un bain sans sels et bougies ???? hein

Citation:
Le jeune homme se dirigea cette fois vers la salle de bain mais une sonnerie l’interrompit. Elle venait du bracelet d’agent du temps de Jack. L’alerte d’activité de la faille s’était manifestée pour son plus grand malheur.
ET MER** !!!! adieu le chapitre NC17 Crying or Very sad

Citation:
I – Affirmatif. Je peux te confier l’appartement ? Tu ne vas pas provoquer de catastrophe ?

J – Roooh, tout de même. J’ai plus 8 ans.

I – Parfois, je me pose la question.
J'allais dire : T'es sûr Ianto ??? mais il m'a devancé ..

Citation:
J – Ah, ah, ah. Allez, tu ferais mieux de filer, je prépare tout en t’attendant.
Confused Confused WTF ??? Jack préparer le bain avec sels et bougies ???


Citation:
J – Il ne devrait plus trop tarder. Je vais m’installer en l’attendant.
*visualise la scène et

Citation:
Les effluves de santal chatouillaient délicieusement les narines de Jack. Bercé par le bruit de l’eau, il ferma les yeux un instant.
dodo l'enfant do ...

--------------------------

Citation:
? – Attention, ce petit joujou vaut une petite fortune.

?? – Pas de panique professeur, je pourrais le poser sur un timbre poste.

? – En attendant, essayez de ne pas le perdre. Sinon, je vous envois le récupérer vous-même. Compris ?
Confused Confused Confused hum .. c'est qui et que font-ils ???

Citation:
? – Déstresse Tosh, je ne vais pas le perdre ton joujou.

T – J’espère bien Owen. Mais j’apprécierais que dans le cadre professionnel, tu m’appelles comme le reste de l’équipe.

O – Ok, Professeur Sato.
Tosh ? Owen ? PROFESSEUR Sato ???

Citation:
Le jeune homme ravala sa fierté et s’enfonça dans son siège.
oulà ça doit être dur ça pour Owen ..

Citation:
Nous étions quelque part au sud de Terre-Neuve et le Vaillant s’était stationné dans ce coin isolé de l’atlantique Nord où l’épave avait été localisée. Toute l’équipe du professeur Sato était à pied d’œuvre pour exhumer les vestiges de ce qui fut jadis l’un des plus prestigieux fleurons de la marine anglaise.
Vaillant ? Terre-Neuve ? Fleuron de la marine anglaise ??? Shocked ils fouillent le TITANIC ??????

Citation:
O – Costello, tu me reçois ? Costello ? Oh ! Suzie, tu m’entends ?
SUZIE ??? suis perdue là ...

Citation:
Toshiko Sato était concentrée. Elle fixait attentivement l’écran sur lequel on pouvait voir la progression du Nautile, petit sous-marin télécommandé, bijou technologique qui leur permettait de fouiller la légendaire épave sans risquer la vie du moindre plongeur.
Plus ça va plus j'ai l'impression de revivre le Titanic de Cameron .... Surprised

Citation:
Un immense sourire barra le visage de la jeune femme tandis qu’elle voyait l’objet de ses recherches apparaître enfin à l’image. Elle attrapa son talkie et donna l’ordre à l’équipe de récupération d’intervenir. Deux heures plus tard, elle était sur le pont du Vaillant, entourée d’Owen et Suzie, à regarder l’immense grue se baisser pour y déposer…
je suppose donc que contrairement à ce que je pensais, le Valliant n'est pas un vaisseau spatial mais un bateau

Citation:
O – Ce fichu coffre-fort ! On en a bavé pour le trouver celui-là. J’espère que ça va payer.
en tous cas Owen râle toujours pour tout Laughing

Citation:
T – C’est l’occasion tu ne crois pas ? Tu te rends compte ? La larme du temps, la plus célèbre montre à gousset de l’ère victorienne. Elle a été fabriquée par le grand horloger royal, cadeau de mariage de sa Majesté la Reine Victoria à son époux. Mais on devrait être rapidement fixés. Rhys ? Tu peux ?
La larme du temps ??? une montre à gousset ? excellent !!!!! je sens que cette fic va ma plaire (mais ça j'en doutais pas )

Citation:
S – Vous devriez venir voir. On a fait une découverte surprenante. On vous attend au labo.
Toshiko sortit de la cuisine au pas de course et se rendit au laboratoire. Suzie était penchée au dessus d’un bassin de nettoyage, un tuyau à la main.
Bon, ayant vu Titanic 5 fois au ciné et je compte plus à la TV ... ... je parie pour un dessin

Citation:
Sous les yeux ébahis de Toshiko, Suzie était en train de dégager une portion de dessin. Portion sur laquelle on pouvait voir… une montre ! LA montre !
J'avais raison !!! Mr. Green

Citation:
Au fur et à mesure que Suzie passait le jet sur la feuille, avec mille précautions, le dessin apparaissait et les yeux de Toshiko s’écarquillaient. Un jeune homme, simplement vêtu de… en fait, seule la montre couvrait une partie de ce qui faisait de lui un homme. Il y avait quelque chose d’indéfinissable sur son visage. C’était un dessin d’une finesse fascinante. Le professeur se dit qu’avec ce dessin, ils arriveraient peut-être à obtenir des réponses supplémentaires qui les rapprocheraient de La larme du temps.
MAIS C'EST QUI SUR LE DESSIN .. bon, ok je dosi attendre comme tout le monde .. mais bon, j'aime savoir

-----------------------

Citation:
? – Ouah ! Grand-père ? Viens-voir !
?? – Oui ? Qu’y-a-t’il ?
? – Ils parlent de ton bateau aux infos. Ils ont fait une découverte dans l’épave. Tu devrais voir ça. C’est… surprenant.

L’homme âgé qui se trouvait dans le salon se dirigea vers la cuisine et regarda l’écran. Il poussa un petit cri de surprise.

? – Qu’est-ce qu’il y a grand-père ?
?? – Ça par exemple ! Je ne pensais pas le revoir un jour.
? – Le revoir ? Tu le connais ce beau jeune homme ?
?? – Oui ma chérie. Ce beau jeune homme sur le dessin, c’est moi.


???????????? c'est quiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

------------------------------

Un début tout à fait passionnant, j'adore vraiment le parallélisme avec le film que je vénère (oui j'assume je suis fan de TITANIC !!!)
bon, ben pour faire court ... et pas très nouveau .. je veux la suite !!!!
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Reinette
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 918
Localisation: Budapest
Féminin

MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 21:07    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Ouuuuuééééééééééé j'ai réussi à prendre une fic de yeles dès le début sans être à la bourre de 15 chapitres !! Mr. Green (prochaine étape, faire pareil avec duam)

J'ai envie de dire +1 au commentaire de duam Razz . Début très très intrigant (Professeur Sato ? Rhys ? Suzie ? GNE ? ) et en même temps très mignon avec la scène Ianto/Jack. Ceci dit, bêtement, vu que c'est la faille qui s'active et qui prive Ianto de son bain (rho, pauvre choupinou), j'ai déjà des théories sur ce que tu nous as concocté mais je ne m'avancerai pas trop vite... qu'est-ce que t'as encore fichu ?

'Fin bref, très bon début de fic qui met bien l'eau à la bouche, je veux savooooiiiiir ce qu'il se passe dans ce binz !! J'ai le sentiment qu'on est pas au bout de nos surprises
Et toujours aussi agréable de te lire
_________________


-- [ Militante du CARV ODTD, atteinte d'OJSD et OBCD, Présidente des FFFATBI ] --
Revenir en haut
Captain Jack's coat
[Ood]

Hors ligne

Inscrit le: 14 Nov 2009
Messages: 33
Localisation: Vendée
Féminin Balance (23sep-22oct) 虎 Tigre

MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 21:55    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Citation:
Ianto était blotti dans les bras de Jack, les yeux encore embrumés.

Crying or Very sad Ah ben ça commence bien !
Citation:
Jack en profita pour essuyer rapidement la larme qui coulait sur sa joue.

Crying or Very sad C'est miiignooon !
Citation:
Ils avaient commencé avec « Moulin Rouge », suivi de « Quand Harry rencontre Sally » pour achever en beauté par « Titanic ».

Comment me faire regarder des films !! (J'avoue, je n'en ai vu aucun de ceux-là )
Citation:
et cette petite récréation « fleur bleue » s’avérait nécessaire.

Il reste de la place sur le canapé ?
Citation:
A commencer par effacer le plus rapidement possible les traces de son émotion.

Maaaais nooooon, c'est trop mignon un homme qui pleure, alors un Captain Jack !!
Citation:
Son regard s’attarda sur le dos de son gallois tandis qu’il était en train de ranger le DVD du film.

Il est vraiment pas possible !
Citation:
I – Tu es sûr ? Tu as les yeux rouges.

On peut rien cache à Ianto Jones !!
Citation:
J – Tu sais, rester comme ça, dans le noir, à fixer un écran, ça n'est pas forcément très recommandé et mes yeux ont du mal.

Hou la menteuse, elle est amoureuse !!
Citation:
J – Et si on prenait un petit bain de réconfort ?


Citation:
I – Et les bougies parfumées ?

Celles qui viennent du même endroit que le meuble ? ^^
Citation:
I – Ouah ! Je suis gâté alors.

Laughing Dis-moi qu'il le dit tel que je l'imagine !
Citation:
Elle venait du bracelet d’agent du temps de Jack.

Oh noooooooooon !!
Citation:
On ne peut pas avoir 5 minutes de tranquillité dans ce monde ?

Exagère pas on plus, vous avez eu le temps de regarder trois films !
Citation:
Il sortit le flacon de sels parfumés au bois de santal

Okay Ca sent trop bon le bois de santal !!
Citation:
Enfin, il retira ses vêtements qu’il plia soigneusement.

Ianto déteint !!
Citation:
J – Il ne devrait plus trop tarder. Je vais m’installer en l’attendant.

Il parle tout seul ?! Haaa, la vieillesse !
Citation:
Portion sur laquelle on pouvait voir… une montre ! LA montre !

Ah ben elle était bien dans le coffre alors ! ^^
Citation:
T – Elle était donc bien là ! Tu peux dégager le reste du dessin ?

C'est ce que je viens de dire ! Ecoute un peu quand je parle !
Citation:
14 avril 1912.

Je viens de comprendre de quelle épave il s'agit...
Citation:
Oui ma chérie. Ce beau jeune homme sur le dessin, c’est moi.

? ?? ??? Ca s'arrête comme ça ?! Je veux la suiiiiite !!
_________________
By the way, I love the coat.
Revenir en haut
kimus
[Ood]

Hors ligne

Inscrit le: 15 Mar 2010
Messages: 5
Féminin Lion (24juil-23aoû) 虎 Tigre

MessagePosté le: Mar 23 Mar 2010 - 22:13    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

J'adore ce début de fic,
et puis je pense savoir qui ça pourrai être sur ce dessin.
Le collier du films qui se change en montre pour la fics c'est une super idée de même que l'homme sur le dessin.
vivement la suite.
Revenir en haut
MSN
Tessa
[Conquête du Cpt Jack]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2009
Messages: 100

MessagePosté le: Jeu 25 Mar 2010 - 18:47    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Début très prometteur et mystérieux à souhait, parce que je ne vois absolument pas où cela nous emmène. Quelles sont les propriétés de cette montre? et qui est le pépé? Je sens que cela va être passionnant.
Revenir en haut
nath7
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 09 Avr 2009
Messages: 255
Localisation: dans les étoiles avec ...
Féminin Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Jeu 25 Mar 2010 - 21:31    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

des discussions qui se terminent par la mise en scène de cette fic ...   mmoi j'en redemande

bon  si j'ai pigé Ianto va au Hub - sur le coup j'ai eu peur qu'il lui arrive ....
et non - enfin semblle - t -il Mr. Green

en l'attendant Jack s'installe dans le bains si bien préparé et rangé Laughing , ferme les yeux ... et ... Razz boom s'endort et rêve d'un "Titanicwood "

alors la montre au lieu du diamant oui bcp c'est plus Torchwoodien ...  et plus mec aussi et puis sur le coup j'ai pensé à la montre du Docteur... qui sait bcp de perspective possible ave ça
par contre hate de savoir : quel est le beau jeune homme Laughing sur le dessin Question Question pour moi c'est Ianto mais ... allez qui sait, si dans son rêve, Jack  n'estplus "Jack" (immortel) ça pourrait être lui alors mais ... je penche quand même pour Ianto
mais alors ça veut dire ... il va nous rejouer la scène mémorable i Crying or Very sad Crying or Very sad
moi j'appelle ça un cauchemar Idea  à moins qu'il n'en fasse un trés beau rêve qui finit bien ,après tout c'est un rêve tout peut arriver

dis moi Yeles   tu vas faire une suite ,c'est pas un mini drabble ?? DIS ??? rassure nous STP
allez tous mes nos

c'est tellement bien commencé et ouvre tellement de perspectives .....
_________________
Le couple JIanto me fait fondre et plus encore
CARPE DIEM
Revenir en haut
missy
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2009
Messages: 257
Localisation: nancy
Féminin

MessagePosté le: Lun 29 Mar 2010 - 23:13    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

un nouveau projet de Yeles, youhou
déjà ça commence bien, y a une jolie créa pour appâter le client!
( en même temps le client est déjà appâté: il a vu les mots TW et Yeles, alors il vient en courant!)

allez je m'y mets!
ohhh ils sont mignons tous les deux, l'un contre l'autre sur le canapé... je voudrais bien faire pareil sur le mien... ( ramène tes fesses, Jack! oh j'ai froid? je peux mettre ton manteau su moi???? yeux de panda)
C'est sympa comme petite soirée. c'est clair que le choix de film change de ce qu'ils ont l'habitude de cotoyer!
J'adore lire que Jack finalement est sensible comme tout le monde! ça me donne envie de lui pouiker les joues ( bon les fesses aussi en passant... )

Il est mignon d'essuyer discretos sa larme! c'est choupi!
je suis sure que si Ianto le remarquait, il aurai envie de lui faire un gros calinou!

Citation:
I – Mouais. Tu veux un café ?

ahah il n'est pas dupe notre gallois! mais c'est bien, il n'insiste pas.

Citation:
Il était plutôt heureux de voir que son capitaine n’était pas aussi insensible qu’il pouvait le laisser croire et c’est avec un petit sourire de satisfaction qu'il entreprit de préparer son fameux breuvage magique.

qu'est-ce que je disais hein...

Citation:

les yeux dans les yeux.

gniiii cro chou

Citation:
J – Et si on prenait un petit bain de réconfort ?

ça m'étonnerait que ça reste longtemps purement du réconfort

Citation:
Jack leva les yeux au ciel. Ianto pouvait être très midinette parfois.

oh punaise oui! Tu fais très fille Ianto là! Pas étonnant que Clem t'ait sniffé comme gay!!! sans doute le gout du savon parfumé!

Citation:
I – Ouah ! Je suis gâté alors. Bon, je vais aller faire couler l’eau.

je crois que Jack ait pret à accepter le canard et le navire, pourvu que Ianto finisse nu dans la baignoire avec lui!

Citation:
J – Et merde ! On ne peut pas avoir 5 minutes de tranquillité dans ce monde ?

j'allais le dire!

Citation:
I – Affirmatif. Je peux te confier l’appartement ? Tu ne vas pas provoquer de catastrophe ?

des exemples Ianto? je suis curieuse de ce que le capitaine a déjà fait comme betise!

Citation:
I – Parfois, je me pose la question.

oui mais quand on voit ses idées sexuelles, on se rappelle bien vite que oui, il n'a plus huit ans!
mais bin c'est vrai jack est un gosse! genre il ne faut surtout pas toucher un bouton... et que fait jack? jvous laisse deviner...

Citation:
Le capitaine lui adressa un clin d’œil appuyé censé le rassurer, ce qui n’eut qu’un effet relatif.

il connait l'énergumène.

Citation:
I - 5 minutes seulement ?

J – Idiot va ! Allez, dépêche-toi. Tout sera prêt à ton retour.

ahaha j'adore ce genre d'humour! je vois bien Ianto avec un petit clin d'oeil comme dans l'épisode Adam!

C'est marrant comment Jack est soigné et ordonné quand il veut quelque chose hein!
C'est bien romantique en tout cas!
Allez plouf dans le bain! Je peux venir?? Non? C'est sur??? sur sur??? ok ok.... *guette quand même par le trou de la serrure*

Citation:
Bercé par le bruit de l’eau, il ferma les yeux un instant.

et se mit à ronfler bruyamment....
non non je ne tue pas le romantisme de la scène...

-------------------------

Alors franchement le début de la deuxieme partie j'étais bien paumée...
alors je vais pas te mettre mais hein? qui? quoi? hein???? parce que c'est vite lassant! mais c'est ce que j'ai ressenti: un bon what the hell????
Suzie Costella? mais qu'est-ce qu'elle fait là? et de quoi ils causent? Tosh est professeur??? Owen s'excuse???

Mais ce début d'histoire? j'ai du mal à le reconnaitre j'avoue!
Et là, ça fait tilt quand ils causent de la larme du temps! je retrouve enfin mes repères!
Le dernier film que Jack et Ianto ont regardé, version TW!!!
Hiiiiii, je commence déjà à faire tout un tas de supposition sur qui jouera qui!!
Du coup j'ai relu le passage et ça se comprend beaucoup mieux à la deuxième lecture!

C'est marrant de reconnaitre des extraits du film et de transposer dans sa tête les personnages.^^
héhé le fameux dessin!
Un beau jeune homme dessus!! Ianto?? ( désolée jack, t'es pas si jeune que ça.. hum)
en tout cas j'ai eclaté de rire avec l'histoire qui couvre le kiki!
et je te le redis! petit kiki ou grosse montre????

Mais j'aime bien l'idée d'un Jack dessinateur. je l'imagine très bien plongé dans ses croquis, dévorant de regard son modèle... ouah... *bavouille dans son coin*

ohhh on va savoir qui joue le role de Rose là! alors alors alors???
ah m*** on ne sait pas, c'est honteux!
je lance le pari sur Ianto moi!

Jack ne peut être que.. Jack *rit de sa propre betise*

très bonne fic et début prometteur!
vivement la suite!
Faut juste que ta faignasse de beta se bouge le popotin!!! (non ne la cailloute pas!!!)
_________________
Merci Duam^^

No, I am not a Johnette...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gareth David-Lloyd
[Conquête du Cpt Jack]

Hors ligne

Inscrit le: 09 Aoû 2009
Messages: 141
Localisation: Nantes
Masculin Vierge (24aoû-22sep) 狗 Chien

MessagePosté le: Mer 31 Mar 2010 - 08:16    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Une nouvelle fic de yeles !
Du Torchwood !
Du Titanic ! Confused

C'est parti

La première partie ==>
Petite soirée film à l'eau de rose pour nos deux amoureux préférés ! Très bien, et très bon choix ! Mais par contre, tu vas nous les tuer dès le début de ta fic là ! Laughing Laughing Laughing

Ils sont mignons comme ça, dans les bras l'un et l'autre. C'est facile d'imaginer la scène ! Laughing
Et la fierté de jack qui ne veut pas qu'on voit qu'il a versé sa larme Tu me diras, je ferais certainement la même chose Laughing

yeles a écrit:
I – Mouais. Tu veux un café ?
J – ça ne sera pas de refus.


Moi, je prendrais plutôt un cappuccino. (Quoi ?! Ok, je sors ...)

Un bain de réconfort ? Pour te réconforter de quoi, Jack ? D'avoir été sensible en présence de ton homme ? Je crois plutôt que tu as encore une idée derrière la tête ...

Et c'est là que la faille se manifeste ...


Et le reste ... J'ai imaginé un Jack entrant dans son bain de "réconfort" ... et ...


La deuxième partie ==>

Mais OMG ! Qu'est-ce que c'est que tout ce petit monde ?!? Comme Duam, j'ai cru que le Vaillant était d'abord un vaisseau. Mais effectivement, on fini par comprendre que c'est un navire. Et ils fouillent une épave.

Ils remontent un coffre-fort, qui devrait contenir la Larme du temps
Oh ! Mais je commence à entre-apercevoir une ébauche de début d'idée !!!
Et donc, comme missy, j'ai une ébauche de début d'idée de scénarii possibles qui se créent dans mon esprit torturé ! Et alors OMG !!

Bon, pas de trace de la fameuse montre à gousset () mais un dessin d'un homme nu ... (On peut voir ? ) avec une représentation du trésor tant convoité dissimulant la virilité du jeune homme dessiné !


La troisème partie ==>

Tout ce que j'aime : des personnages qu'on ne connait pas (donc à découvrir) et des cliffhangers de la mort qui tue ! Qui peut bien être ce fameux vieil homme qui se désigne comme le beau jeune à la grosse virilité ... euh montre !

Oh, j'adore ce genre de choses ! Je veux une suite ! Voilà en tout cas un début de fic très prometteuse, j'ai vraiment hâte de lire la suite ! En avant yeles ! Go go go !!


Oh, je me dis que si c'est un petit mélange avec "Titanic", ça risque d'être bien sympa à lire, même si j'ai peur de ne pas reconnaître toutes les références du film (je n'ai vu le film qu'une seule fois, il y a trèèèèèèèèèèèèèès lontemps ...) ! Enfin, j'verrais bien, si ça se trouve, je me plante complètement.
_________________
>>Ma Collection de Manga<<
Revenir en haut
MSN
David-S
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2009
Messages: 562
Masculin Bélier (21mar-19avr) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mer 31 Mar 2010 - 10:46    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Dis donc, j'ai l'impression que plus je commente, plus vous pondez de chapitres !!!! Laughing

Pas grave, je finirais bien par en venir à bout

Donc, Jack et Ianto s'offrent une petite soirée romantique Smile , c'est... Bah romantique... et larmoyant Crying or Very sad (Jack on t'a vu !!!! Pas la peine de faire genre !!! Laughing )

Bonne idée Ianto, un bon café pour se remettre Okay

Et comme Ianto est toujours plein de bonnes idées, on ajoute un bon bain de réconfort...

Bref, tout semble allé pour le mieux dans le meilleurs des mondes non ???
Ah... Bah non...

Maudite faille


Petits tirets séparateur et pouf !!! On se retrouve ailleurs et je suis un peu largué pendant quelques lignes...
Tosh ??? Owen ???
Nous serions donc dans la saison 2 ???
Suzie ???????
Serions nous dans du post saison 1 ??? (Impossible si Jack et Ianto vont prendre un bain... ensemble je veux dire... Smile )
Le Valliant ???????

Bon, je vais te dire la vérité, à ce stade, je pensais que nous étions dans un flashback post saison 1 et que Tosh, Owen et Suzie travaillait à bord du Valliant pour retrouver la larme du temps qui serait en fait une montre Alien aux pouvoirs étrange (le truc avec la Reine Victoria venant me conforter dans cette idée) et qu'ils devaient la récupérer et que Ianto finirais par se retrouver propulsé dans l'histoire à cause du problème de la faille qu'il est allé vérifier.............

Oui, je vais chercher loin... Peut être un peu trop loin Laughing

Bref, finalement, c'est une équipe de recherche qui fouille le Titanic pour retrouver "La larme du Temps" (Joli nom d'ailleurs Smile )
Tiens ???
Un coffre ? Des billets, une pochettes en cuir, mais pas de montre ???
Et quand on découvre un dessin d'un monsieur tout nu avec la fameuse montre sur le... (cherche un mot classe pour désigner cette partie du corps...) zizi !!!!!!! (quoi ??? moi je trouve ça classe... Laughing ) le parrallèle devient total et ne laisse présager que du bon

Et voilà !!!!
Je pense à peu près avoir deviner la suite, mais je ne dirais rien, mon taux de réussite dans le domaine du devinage étant proche de 0, je préfère resté humble et la fermer !!!

Voila, je sais pas trop à quoi ressemble ce comm, je crois qu'il est bizarre, mais ça n'empêche que j'ai beaucoup aimé et que j'attends la suite !!! Okay
_________________
Revenir en haut
yeles
Time Agent
Time Agent

Hors ligne

Inscrit le: 15 Sep 2008
Messages: 4 108
Localisation: les yeux dans les étoiles
Féminin Gémeaux (21mai-20juin) 牛 Buffle

MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 22:32    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Merci à tous pour vos commentaires

et...

CHAPITRE 2 POSTE


J'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes
_________________
thx sis' pour avoir tenu la caméra Smile
Revenir en haut
MSN
nath7
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 09 Avr 2009
Messages: 255
Localisation: dans les étoiles avec ...
Féminin Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 23:04    Sujet du message: chp 2 Répondre en citant

vu l'heure j'allais me coucher mais quand j'ai vu le mail d'info me suis faut que j'y aille et là : BINGO !!

la suite comme je l 'espérais  avec un trés beau Ianto - devenu M HARKNESS (là je fonds )  et parti pour nous  raconter son passé  en tant que  .... Confused  je sais plus son nom à la fille Wink
et Jack en "Léonardo" Cool

alors avec les scènes mythiques ça va être sympa de les redécouvrir Exclamation Exclamation !


mais je reste sur mon com précédent concernant la fin
bon je sais Razz  ce n'est qu'un rêve d Jack et Confused  je me demande .... comment tout ça va t il finir Question Question  
vite stp  la suite !!

Euh nb : Confused dis donc tu l'as revisionné combien de fois  ??? Okay
_________________
Le couple JIanto me fait fondre et plus encore
CARPE DIEM
Revenir en haut
Tessa
[Conquête du Cpt Jack]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2009
Messages: 100

MessagePosté le: Lun 5 Avr 2010 - 23:15    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

Contrairement à beaucoup de commentaires, j'avoue n'avoir aucune idée sur la suite des événements. En plus, qui est qui? Cela donne envie d'en savoir plus. Une question indiscrète: tu as des ancêtres danois?
Le tout est mystérieux à souhait.
Revenir en haut
missy
[En Rehab' avec John Hart]

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2009
Messages: 257
Localisation: nancy
Féminin

MessagePosté le: Mer 7 Avr 2010 - 10:18    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

javascript:void(0);
Citation:

trying to remember
when life was so tender..... hum pardon pardon ça m'a fait penser à ça...
Allez je m'y mets sérieusement! Enfin aussi sérieusement que possible.

Citation:

Un des seuls témoins survivants de la catastrophe.
le fameux monsieur de la fin du chapitre 1.
Moi je dis Ianto!

Citation:

Elle était accompagnée de Rhys qui tendit la main pour aider les passagers à descendre.
Oh tiens Rhys est là... Mr. Green

Citation:

M. Harkness
Harkness???? Nan c'est pas possible, je n'ai pas pu me tromper!


 
Citation:
vous pouvez m’appeler Ianto.
ahhhhhhhhhh j'avais donc raison! C'est bien Ianto! je suis cro forte. mais pourquoi Ianto Harkess?
*Tente de se rappeler le film* ahh oui c'est vrai... ok ok!!

 
Citation:

Permettez-moi de vous présenter ma petite fille Gwen.
Gwen? hé bé drole de choix de prénom pour une petite fille!


 
Citation:
Toshiko sentit le rouge lui monter aux joues face au sourire charmeur qui s’affichait sur le visage de Ianto.
Un Ianto papi a toujours de l'effet héhé
Heureusement qu'il n'a pas fini comme ça:

Citation:

A côté du professeur, Rhys souriait bêtement à la jeune femme qui se tenait à la droite de son grand-père.
et hop, un couple de fait! Un!

 
Citation:

I – Bien sûr. Je n’ai pas fait ce trajet pour prendre une orangeade avec vous, même si votre compagnie est charmante mademoiselle.
il a toujours de la repartie! C'est fort ça!

Citation:

I – C’est impressionnant ce que l’on arrive à faire de nos jours.
ça doit lui faire quelque chose
Citation:

G – Ouah ! Grand-père, quel beau gosse
euh tu causes de ton papi là, tu sais...

Citation:

Ianto soupira, songeur, puis il releva la tête.
ohhhh il me fait mal au coeur...  calinou


 
Citation:
I – J’ai eu mon heure de gloire j’avoue.
et donc Ianto- chéri, tu pourrais nous expliquer la position steuplé...

Citation:

I - Ça fait tout de même plus de 80 ans et…
Hé bé, ça fait un petit bout de temps...

 
Citation:

I – Vous voulez connaître toute l’histoire ? Si vous m’interrompez tout le temps, on n’y arrivera jamais.


*se met assise elle aussi et écoute*

Citation:

Je venais tout juste de fêter mes 18 ans.
Un Ianto tout frais, tout beau...
Citation:

Mais à l’intérieur de moi, je hurlais.

Il y a de quoi...

Citation:


La famille Hallet était une riche et puissante famille américaine qui avait réussi dans le pétrole et qui en dominait d’ailleurs le marché
Ohhhh il est fiancé à Lisa... Bon personnellement je n'ai rien contre ce personnage à la base.

Citation:

Poli, discipliné, intelligent, mais pas trop, il remplirait parfaitement son rôle à ses côtés.
Mouais, je sens qu'en fait je ne vais pas trop l'aimer, Lisa dans cette histoire...

Citation:

Sans doute lui permettrait-il d’avoir de beaux enfants aussi.
hiiiiiiiii des petits Ianto qui courent partout..

Citation:

Les fiançailles avaient été célébrées à Cardiff lors d’une somptueuse réception
J'ai même pas été invité... Bon 'est vrai qu'à l'époque je n'étais même pas née...

Citation:

I - Magnifique oui. Quand je pense aux milliers d’ouvrier qui ont sué sang et eau pour le bâtir et qui n’auront pas la joie de monter à bord.
*partie chercher un gif bien précis*

yeah trouvé!

 
Citation:

Il réalisa alors que sa future épouse ne comprendrait jamais la nuance
Lisa mélangée à l'esprit de Martha Jones!!!! Miséricorde!!!


Citation:

I – Aouch !
Bisou sur le bobo

 
Citation:

Il faut dire que j’étais tellement absorbé par la contemplation de la magnifique structure bâtie par mes compatriotes britanniques.

sarcasme again! C'est un expert en la matière dis donc!

Citation:

Le regard foudroyant de Mr. Jones en revanche

ah papa Jones! Aussi éffrayant que je l'imaginais...

Citation:

I – Je vous rejoins dans quelques minutes.
Je suis cabine 31... hum hum

Citation:

Davidson ?
ce nom... ça me dit quelque chose... 

 
Citation:

deux immigrés danois face à deux américains.
deux américains ok...

 
Citation:

Un sourire qui aurait fait se damner n’importe qui, même le tenancier de l’établissement qui se surprit à soupirer d’envie.




Citation:

Danois 1 - Jij is te zeker van jij ! (tu es trop sûr de toi)

Danois 2 - Met de hand die j' heeft men kan niet verliezen (avec la main que j’ai, on ne peut pas perdre)
avoue que t'as fait des recherches là hein!!!

 
Citation:

? – John ?

Jo – Oui Jack ?
gniiiii la fine équipe de l'agence du temps!

Citation:


J – Tu as pensé à dire au revoir à Janet
Laughing Laughing Trop fort, Janet! Et c'est quoi leur relation précisement? Je suis curieuse là!

Youhou ils ont gagné! je suis trop contente pour eux!!
Ah mince, le bateau va déjà démarrer! Dépêchez vous les gars! Zou!

Euh... Je ne veux même pas savoir quelles sont les maladies honteuses de John! Too much information...
En tout cas yes!!! Ils sont sur le même bateau...
 Jack et Ianto sont sur un bateau...


La suite! La suite!
_________________
Merci Duam^^

No, I am not a Johnette...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Reinette
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 918
Localisation: Budapest
Féminin

MessagePosté le: Mer 7 Avr 2010 - 21:46    Sujet du message: Kings of the world Répondre en citant

J'ai bugué sur le "Ianto Harkness". J'ai bien rigolé sur le fait que Ianto fasse craquer tout le monde. J'ai commencé à me dire "naaaan..." quand Ianto prend le bateau (Ianto va à la plage, Ianto va chez le coiffeur, Ianto va traire les vaches normandes, Ianto prend le bateau...). Et j'ai dit "mon dieu elle est folle" en lisant la partie de carte de "Jack" Mr. Green

C'est marrant parce que ça s'éclaircit d'un côté comme ça devient encore moins compréhensible de l'autre . Le côté Ianto/Jack est un peu plus clair (enfin, semble l'être... j'sais pas ce que t'as prévu pour la suite Mr. Green ) mais le reste... euh... 42 ? ^^

Intrigant tout ça !! Mais le fait que ça soit mélangé à un tout autre univers, miam. Ca sent l'idée géniale cette fic Mr. Green (tiens, c'est bizarre, j'suis pas étonnée). J'suis frustrée parce que je fais des commentaires assez courts mais quand je lis ta fic, tout ce qui me vient à l'esprit c'est "Hein ? Quoi ? Naaah... mais mais... rho ? RHO ? Alors oui ? Nan... purée, si... gné ?!" (shebam pow blop wiiz)

T'oublieras pas de me prévenir pour le chapitre trois, que je prenne pas de retard Mr. Green
_________________


-- [ Militante du CARV ODTD, atteinte d'OJSD et OBCD, Présidente des FFFATBI ] --
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:12    Sujet du message: Kings of the world

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Made in Gallifrey -> Fan Fiction -> Torchwood fan-fiction Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
Page 1 sur 4

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com