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Back in business... [Chapitre 3]

 
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Utopia!
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MessagePosté le: Mer 21 Avr 2010 - 19:32    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Titre : Back  in business...

Résumé : Un an plus tard, me voilà au lycée dans une autre ville... Une routine qui se transforme rapidement en cauchemar !

Spoiler : Aucun, l'histoire se situe avant The Waters of Mars.

Disclaimer : Doctor Who est la propriété de la BBC. Je ne reçois en aucun cas une quelconque rémunération de cette histoire. Les personnages apparaissant sont la propriété des personnes qu'elles représentent.

Note de l'auteur : Cette histoire est la suite d'Une rencontre quelque peu surprenante que vous trouverez ici mais aussi de celle de... King Doctor que vous trouverez ici.
             
Comme nous n'aurons jamais la suite des One-Shots de King Doctor, je vous fais donc un léger résumé de mon départ :

Lors de notre dernière aventure, une entité s'empare de King Doctor et le rendant plus féroce que jamais. Le Docteur est donc obligé de me faire quitter le vaisseau brusquement, sans prévenir...

Cette fiction, si je puis la nommer ainsi se fera en fait en plusieurs histoires comportant plusieurs chapitres. Personnellement, j'appellerais ça plutôt des OS, mais avec des chapitres à l'intérieur. Smile



 
Citation:



Maëlle : Célia, Micka, Virginie ! Fuyez ! Que tout le monde s'en aille !

Et me revoilà encore dans de beaux draps, en train de fuir quelque chose, dont on ignore pour le moment l'identité.

Mais laissez-moi tout d'abord vous raconter le début de cette aventure, qui, comme à chaque fois, était arrivée au moment où je m'en doutais le moins.

***********************************

Tout a commencé un matin, alors que je me préparais à aller au lycée.
C'était une journée comme on en voyait tous les jours, c'est-à-dire, banale, voire même ennuyeuse.
J'étais dans ma chambre, en train ranger deux trois bricoles dans mon sac de cours, avant de m'en aller à l'arrêt de bus.

Juste avant de partir, je nourris mon lapin, qui, reconnaissant, vint me faire un câlin, puis, je descendis les escaliers rapidement.

Maëlle : A ce soir !

Je claquai la porte et m'en allai.

Comme chaque jour, le bus arriva en retard et comme chaque jour... je l'étais aussi et devais courir pour ne pas le rater.

Une fois ma mission réussie, je m'installai sur un siège et sortis mon portable pour regarder si je n'avais pas de nouveaux messages.

J'eus un pincement de cœur lorsque je vis mon fond d'écran. C'était une photo qui avait environ un an, que j'avais prise il y a de cela plus d'un an.
On pouvait voir sur la photographie en arrière plan, un vieil établissement bordeaux, assez miteux. Sur cette photo se trouvaient quatre personnes. Le Docteur, avec son costume rayé et son long manteau brun. À sa gauche se trouvait Maud, qui tenait la main à une troisième personne, Ianto.

Je me trouvais à la droite du Docteur, un grand sourire aux lèvres.

Nous étions tous resplendissant de bonheur, bien qu'un peu fatigués par ce qui était arrivés les jour précédent le cliché.

Quelque mois plus tard, j'avais voyagé avec le Docteur et avais vécu pas mal d'aventures toutes plus loufoques les unes que les autres en sa compagnie et celle d'une autre personne..

Je fus tiré de mes pensées par la voix du Bus qui retentit.

Voix : Prochain arrêt, Rey de Foresta.

Cinq minutes plus tard, j'étais arrivée en cours.

Dans les couloirs.

Maëlle : Salut les filles !
Célia, Mickaëla & Virginie : Hello !
Micka : Maëlle ! Tu sais quoi ?
Maëlle : Euh... ?
Célia : Il y a un nouvel élève !
Maëlle : C'est vrai ?!
Virginie : Oui ! C'est Mélissa qui me l'a dit. Normalement, il devrait venir pendant notre cours de Mathématiques.
Célia : Enfin un peu de lumière dans ce monde de ténèbres...
Maëlle : Ouch, dur pour commencer un trimestre.
Célia : Tu l'as dit, boogie !

Soudain, la cloche retentit dans tout l'établissement et le professeur arriva.
Deux minutes plus tard, nous étions installés en classe.

Professeur : Bonjour tout le monde !
Élèves : Bonjour m'sieur !
Professeur : J'aimerais vous présenter vos deux nouveaux camarades.

Il y eut un bref silence puis je me retournai vers Célia.

Maëlle : Deux ?! Tu m'avais dit un nouvel élève...
Célia : Je ne suis pas voyante non plus, ma chère.

Professeur : Tom, Mélanie si vous voulez bien entrer.

Un jeune homme et une jeune fille entrèrent dans la classe. Le garçon fit un signe de tête à la classe et la fille salua tout le monde chaleureusement.

Professeur : Voyons voir où vous pourriez vous asseoir... Ah je sais, Tom, tu vas t'asseoir à côté de cette jeune fille.
Et Mélanie, tu iras t'asseoir à côté d'Alexandre... J'en ai bien peur.

Tout le monde se mit à rire

Le professeur nous désigna Alexandre et moi.
Le dit Tom me regarda. Je crus voir dans son regard une sorte d'étonnement... Comme s'il me connaissait...
Sans un mot, il vint s'asseoir sur la chaise à côté de moi.

Quelque peu intimidée, je bafouillais rapidement quelques salutations.

Maëlle : … Salut !
Tom : Salut.

Le professeur vint devant moi vérifier mes exercices.

Je restais silencieuse pendant tout le cours. Non seulement car c'était dans mes habitudes de rester silencieuse en cours, mais aussi car j'étais beaucoup trop timide.
Lorsque le fin du cours sonna, je commençais à ranger mes affaires.

Maëlle : Au fait, mon nom c'est Maëlle.
Tom : Oui, je sais.
Maëlle : Pardon ?
Tom : Je veux dire... Je l'ai lu sur ton carnet... Il était posé sur la table...

Il avait pris un ton faussement dégagé, mais je me rendis compte qu'il était plutôt hésitant.

Maëlle : Ah...

Tom : Euh... C'est quoi le prochain cours ?
Maëlle : Italien !
Tom : Beurk !

Je me mis à rire.

Tom : Oui... Je n'aime pas trop les langues...
Maëlle : Ah ça... En tout cas, vous ne serez pas les seuls nouveaux aujourd'hui ! Nous devons avoir un nouveau professeur d'Italien. L'ancien est parti à la retraite il y a deux semaines. Mais avec un peu de « chances », il ne sera pas là...

Soudain, Mélanie surgit entre nous deux.

Mélanie : Hello !
Maëlle : Salut.

Je lui fis un petit sourire.

Mélanie : Cela ne te dérange pas si je te l'emprunte deux minutes ?

Elle désigna Tom. Je pris soudain un ton rouge écarlate, et bafouillai.

Maëlle : Oh, euh oui bien-sûr !

Elle tira la manche de Tom pour l'entraîner dans un coin du couloir qui prit un regard gêné. Elle lui murmura quelque chose à l'oreille tout en me fixant le regard un peu suspicieux.

Puis, Tom me regarda à son tour pour ensuite tourner sa tête vers Mélanie et acquiesça à l'une de ses remarques.

Immédiatement, ils se mirent tous les deux à sourire.

Lorsque Tom revint vers moi pour visiblement me dire quelque chose, une fille de ma classe du genre pimbêche, vint accoster le nouveau.

Clarisse : Alors le p'tit nouveau ? Pas trop dur ?

Elle se mit à rire...

Soudain j'entendis un drôle de bruit qui résonna doucement dans le couloir, puis quelqu'un tomba.
Je me retournai et vis Clarisse étendue par terre, les quatre fers en l'air.
Un de ses talons, semblerait-il, se serait subitement cassé...
A côté, je vis Tom ranger discrètement quelque chose dans sa poche revolver, le regard innocent.

Dix minutes plus tard, le professeur n'était toujours pas arrivé. Nous en déduisîmes donc que l'on allait pas avoir ce cours...
A la place, nous retournâmes avec quelques élèves, en Anglais discuter un peu avec le professeur.

Mais quelque chose attira mon attention. Quelque chose qui paraissait plutôt anodin et qui pourtant m'interpelait.
Lorsqu'on passait près des hauts-parleurs, on entendait comme des grésillements... Chose inhabituelle vu qu'ils venaient juste d'être posés et qu'en temps normal, le seul bruit qui en ressortait était la cloche...

Après tout, c'étaient peut-être les portables qui provoquaient ça...

Après une très longue conversation ayant pour sujet, à mon plus grand plaisir, l'Espace, la sonnerie retentit de ses quatre coups et nous obligea ainsi à replier bagages et aller au cours suivant.
Il m'arrivait parfois d'espérer que le Docteur apparaisse et m'emmène avec lui... Cette monotonie était très difficile à vivre après avoir goûté aux voyages dans le Temps.

Mais je pense que la chose qui me manquait le plus, c'était la compagnie du Docteur. Car en plus d'avoir voyagé avec lui, il était devenu pour moi plus qu'un ami...
Ne plus avoir de nouvelles de lui me fendait le cœur et je n'avais personne à qui me confier, sauf aux autres Botiens qui connaissaient l'existence du Docteur qui avaient été les seuls à comprendre ma tristesse.

Voix : Maëlle, ça va ?

Je fus alors tirée de mes pensées pour la deuxième fois en une journée... Je regardai alors plus attentivement devant moi pour voir qui m'interpelait.

C'était une de mes amie, Célia, récente fan du Docteur qui ignorait encore son existence.

Maëlle : Oui, pourquoi ?
Célia : On aurait dit que tu étais absente... A quoi tu pensais ?
Maëlle : Oh... euh... Rien de bien particulier...
Célia : Tu en est sûre ?
Maëlle : Certaine.

Je lui fis un sourire rassurant.

Maëlle : C'est pas tout, mais il faudrait peut-être qu'on entre en cour !
Célia : Ouais... ou pas !
Maëlle : Non, pas de « ou pas » qui tienne, on entre.
Célia : Ok, ok, on va en Espagnol..

Son regard s'assombrit et sa joie habituelle disparut soudainement... L'effet Espagnol avait encore frappé...

Je m'étais assise au fond de la classe, près de la fenêtre et j'observais, le regard rêveur, l'extérieur du lycée.
Écoutant d'une oreille distraite les reproches de ma professeur concernant ma passivité dans son cour, je collais alors ma tête contre la vitre, le regard un peu plus attentif.

Il m'avait semblé voir quelque chose... Comme une sorte d'ombre furtive qui était passé par le portail en un clin d'œil et s'était dirigée vers le lycée.
J'avais à peine cillé que l'ombre avait disparu.

Je donnai alors un énorme coup de coude à ma voisine Célia, qui se redressa brusquement, l'air endormi.

Célia : Mmhh ?
Maëlle : J'ai cru voir une sorte d'ombre dehors...

Je fronçai alors les sourcils.
Elle sortit alors sa tête de ses épaules pour regarder par la fenêtre, l'air un peu moins endormi.

Célia : Je ne vois rien !
Professeur : Hum, hum !

Je me retournais brusquement et vis la professeur qui nous regardait, l'air vexé que son cours ne nous captive pas plus que ça...

Maëlle : Oubs...

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing

Tout le monde sortit de la classe en trombe, la fin de la journée était enfin arrivée.

Célia : C'est ce que j'appelle être sauvées par le gong !
Maëlle : Plutôt, oui.
Célia : Bon je te laisse, je dois me dépêcher ce soir. Salut !
Maëlle : A plus, Céliou !

Je me retrouvais alors seule. Un silence très étrange régnait devant l'établissement et c'est là que je m'aperçus qu'il n'y avait pas l'ombre d'un chat.
Ce qui était plutôt étrange, vu qu'en temps normal les élèves se comptaient par dizaines à cette heure-là.

J'entendis soudain quelque chose bouger dans les buissons non loin de là. Je me retournai brusquement mais ne vis rien.
C'est là que je ressentis un frisson, comme si quelqu'un se trouvait derrière moi.

Tom : Uto, cours !

Le nouvel élève s'élança vers moi et m'entraîna loin de l'endroit où je me trouvais. J'eus le temps de me retourner et d'apercevoir une espèce de créature mesurant dans les un mètres quatre-vingt qui nous poursuivait en émettant des cliquetis brefs.

Quelques minutes passèrent puis nous nous retrouvâmes dans une allée que je ne connaissais guère.

Essoufflée, je regardais les alentours.

Maëlle : Merci... Où sommes nous... ?
Tom : Dans une allée pas très loin de ton lycée...
Maëlle : Ah d'acc... Eh, une minute, comment m'as-tu appelée tout à l'heure ?! Et comment se fait-il que tu n'aies pas eu peur ?!
Tom : C'est pas l'heure... !
Maëlle : Tu...

Je me stoppais alors en pleine tirade et fixai Tom...

Maëlle : Impossible !
Mélanie : Ah, toi c'est pas possible que tu ne te fasses pas repérer pendant plus d'une journée !?

La prénommée Mélanie avait de nouveau surgit entre Tom et moi.

Maëlle : Mais... Vous êtes... Non, c'est impossible ! Comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte ! Vous êtes...
Mélanie : Oui ?

Elle dit un grand sourire.

Maëlle : Melanou et TND !
Mélanie : Ah ah, j'en étais sûre qu'elle devinerait qui on est en moins d'une journée !
TND : Mouarf !
Maëlle : Mais alors...

Je me retournai et balayai plus attentivement du regard l'allée...
C'est là que je vis...

À suivre...





 
Citation:



Maëlle : Oh mon Dieu... Le TARDIS !

Je regardai alors successivement TND, Mélanie et le vaisseau.

Maëlle : Une minute... Comment avez-vous fait pour savoir que j'étais ici... ?
TND : Pour tout t'avouer, on ne le savait pas...
Mélanie : Le Docteur a détecté quelque chose d'anormal ici et... nous voilà !
Maëlle : Donc le Docteur ignore ma présence ici ?
TND : En gros, oui...
Maëlle : Pour une fois que le hasa...

Je fus coupée en milieu de phrase.

Mélanie : Euh vous deux... J'ai une très bonne suggestion à vous faire... Certainement la meilleure que vous entendrez durant toute votre vie...
TND : Mais encore ?

Elle parla d'une toute petite voix.

Mélanie : Courez...
Maëlle : Encore ?!

Je regardai par dessus mon épaule et vis une forme translucide s'approcher de nous.

Mélanie me poussa en avant et nous nous dirigeâmes vers le TARDIS.
La créature, si on put la nommer ainsi, fut stopper en plein élan par un champs de force, certainement celui du TARDIS...

Ne regardant pas devant moi, je ne fis pas attention et heurtai quelqu'un qui avait eu le malheur de se trouver sur mon passage.

??? : Oi ! Ça fait mal, vous pourriez faire attention... !
Maëlle : Désolée !

Mon teint devint cramoisi et je pris un air gêné.

Je relevai la tête et la personne qui se trouva en face de moi prit la même tête ahurie que moi.

(en même temps)

Maëlle : Docteur !
Docteur : Maëlle !

Il y eut un silence puis on entendit un éclat de rire.
Le Docteur se releva brusquement et me tendis le main pour m'aider à me lever à mon tour.

A peine relevée, je serrai le Docteur dans mes bras.

Maëlle : Je suis heureuse de vous revoir.
Docteur : Tout le plaisir est pour moi !

Il me fit l'un de ses plus grands sourires.
Une secousse remua soudain le vaisseau.

Docteur : C'est pas possible, ça ! On peut pas avoir deux minutes de répits !

Je m'accrochai à l'une des colonnes du vaisseau.

Il attrapa son marteau et tapa une ou deux fois sur la console jusqu'à ce que le calme revienne.

Docteur : Voilàà, molto bene ! Ça devrait les tenir deux trois minutes...

Il y eut de nouveau un silence.

Docteur : Oh, mais nous n'avons pas fait les présentations ! Donc Maëlle, je te présente Mélanie et...
TND : C'est pas l'heure !
Docteur : … TND... Mais il me semble que vous vous connaissez déjà ?
Maëlle : Et pas qu'un peu.
Docteur : BOT ?
Maëlle : Oui. C'est là que j'ai connu le délinquant et Mélanie.
Docteur : Le délinquant ?

Il eut l'air plutôt étonné et se retourna vers TND, qui semblait un peu gêné.

Docteur : Étrange surnom...
Maëlle : Oui, c'est vrai.

Je me souvins alors de la raison pour laquelle je me trouvais dans le TARDIS.

Maëlle : Au fait, Docteur quelles sont ces choses dehors ?! L'une d'entre elles a déjà essayé de m'attaquer tout à l'heure... D'ailleurs encore merci TND...
Docteur : Pour être franc, je l'ignore encore... Je sais juste qu'elles sont ici depuis un certain moment, tout particulièrement dans ton lycée, j'en suis navré.
Maëlle : Pourquoi dès que je vais dans un établissement scolaire, il y a toujours des créatures étranges...
Mélanie : Faut voir le bon côté, ça fait de l'ambiance !

Elle rit brièvement.

Maëlle : Certes, mais quand même... D'ailleurs comment vous êtes vous retrouvés ici ?
Mélanie : Longue histoire...
TND : Très longue, même... J'espère juste que mes parents auront pu réparer le salon.

Le Docteur eut l'air de nouveau gêné. Il me regarda.

Docteur : Ça fait combien de temps depuis la dernière fois ?
Maëlle : Un an...
Docteur : Cela ne fait que quelques semaines pour moi... Sinon cette année se passe bien ?

Le Docteur se rendit compte un peu tard de la bêtise qu'il venait de faire.
J'explosai en sanglots.

Maëlle : Vous m'avez abandonnée !
Docteur : Je sais, je suis désolé... !
Maëlle : UN AN ! Un an de routine, à vous attendre, à espérer un jour pouvoir vous revoir ne serait-ce qu'une fraction de secondes ! Et vous osez me demander si cette année se passe bien ?!
Docteur : Ne m'en veux pas, je n'avais pas le choix. Tout a dégénéré et on a bien failli tous y rester. Crois-moi, il valait mieux que tu ne sois pas là...
Maëlle : Vous auriez au moins pu montrer un signe de vie... Je ne savais même pas si vous vous en étiez sorti. Les seules nouvelles que j'avais de vous, c'était à travers la série ! Mais non, je ne vous en veux pas.

L'atmosphère se détendit légèrement. A côté, TND et Mélanie se regardaient avec un peu d'anxiété.

Docteur : Dans ce cas, je vous propose que l'on passe tous une soirée ensemble ! Je vais juste déplacer le TARDIS afin d'éviter que l'on soit dérangés par une quelconque créature...
Maëlle : On ne va pas d'abord essayer de voir ce que c'est ni essayer de la faire partir ?
Docteur : Well, vu que ton lycée est fermé à cette heure-là, cela risque d'être compliqué. Et je n'ai pas très envie de neutraliser toutes les caméras. C'est fou l'abondance de caméras dans ton établissement, d'ailleurs ça me rappelle ma rencontre avec...
TND : Docteur, désolé de vous couper, mais le TARDIS ne bougera pas seul...

Le Docteur se racla la gorge.

Docteur : Oui, tu as raison...

Le Docteur se jeta alors sur la console, marteau à la main et pied droit sur la console et le TARDIS se dématérialisa.
La soirée n'allait pas être des plus calmes...

*********************************************************

Le lendemain...

J'étais restée dans le TARDIS jusqu'à vingt-deux heures puis j'étais rentrée chez moi.
De retour en cours le lendemain matin, une petite surprise m'attendait encours d'Italien.

Maëlle : Hello, hello, hellooooow !
Célia : Tu as l'air en forme ce matin !
Maëlle : More than ever!
Célia : Devine ce que Mélissa a dit à mézigue...
Maëlle : À quoi ?
Célia : À moi... bref ce qu'elle m'a dit...
Maëlle : Mmmh ?
Célia : Le nouveau prof d'Italien est arrivé !

J'étais en train de manger une pomme lorsque j'entendis sa phrase et m'étouffai.
Célia arriva derrière moi et me donna une grosse claque dans le dos.

Maëlle : ARGH ! Un nouveau prof ?! Il n'aurait pas osé faire... Oh si...

Mon amie m'observait en train de parler seule d'un air légèrement étonné.
La sonnerie retentit.

Célia : Maëlle ? Tu viens ?

Je montais les marches quatre à quatre impatiente de voir si mes craintes étaient fondées...
Je tombai alors sur TND et Mélanie, qui semblaient légèrement fatigués.
Mon petit doigt me disait que notre boule d'énergie avait du les réveiller très tôt...

Mélanie & TND : Salut Uto...
Maëlle : Salut !

Mathilde, une élève de la classe, s'approcha vers nous.

Mathilde : Euh, vous savez qu'on est censés rentrer ?

Elle repartit en gloussant et en se remaquillant... Je lui jetai un regard en coin, le sourcil légèrement relevé... Oui, mes craintes étaient fondées.
Lorsque je rentrai en classe je ne fus pas surprise de voir que le Docteur avait remplacé mon professeur d'Italien.

Docteur : Molto bene ! Buon Giorno tutti !

Un gloussement général se fit entendre, puis j'entendis quelqu'un gémir à côté de moi. Soudain on attrapa ma manche et on la secoua comme un pruneau.

Je me retournai.

Célia : RAAAAAAH ! C'est le Docteur !!!
Maëlle : Moins fort !
Célia : Comment-est-ce-possible-que-le-Docteur-soit-dans-notre-lycée ?
Maëlle : Longue histoire...
Célia : Pourquoi tu ne réagis pas plus que ça ?!
Maëlle : Busy day ?
Célia : Humpf !

Le cours se déroula de la façon suivante : toutes les filles se cachaient derrière leurs cheveux pour se remaquiller, d'autres se recoiffaient et regardait le Seigneur du Temps d'une façon très, très étrange...
Chaque fois qu'il récitait le nom d'une des filles, cette dernière répondait en minaudant « presente ! »

Lorsqu'il arriva à mon nom, le Gallifréen vit que j'enrageais dans mon coin et ricana doucement en me faisant un clin d'œil.

Maëlle : Mouarf !

La fin du cours arriva très rapidement. Malgré les apparences, je n'étais pas non plus mécontente d'avoir pour professeur un alien de neuf cents ans... Mais s'il fallait en échange, supporter les gloussements des autres...

Je fis semblant de terminer de noter ce que le Docteur avait noté au tableau, qui par ailleurs, avait une écriture très jolie.

Lorsque tout le monde fut parti, à exception de Mélanie, TND et Célia qui tenait absolument à parler au Docteur, je m'approchai du bureau.

Maëlle : Vous... êtes... complètement... fou !
Docteur : Pourquoi ? Ta classe a pourtant l'air charmant !
Maëlle : Ah ça, pour être charmante, elle l'est ! À ce rythme-là, on peut même envisager la construction d'une piscine dans cette salle tellement elle bave pendant votre cours...
Docteur : Ah bon ?

Il eut l'air étonné par ma remarque... Le pire, c'est qu'il était sincère...
J'entendis Célia pouffer de rire derrière moi.

Elle regardait le Docteur avec les yeux remplis d'étoiles.

Maëlle : Docteur, je vous présente mon amie Célia, fan de Doctor Who et assurément future BOTienne !
Docteur : Hello ! Future BOTienne ? Ah ça promet, tout ça ! J'ai remarqué que la communauté s'était agrandie, d'ailleurs ! Plus de mille membres ! Je me souviens lorsque j'ai rencontré Maud pour la première fois, vous étiez tout juste cinq cent.

Il fit un grand sourire tout en prenant un air songeur.

Célia : Bijour !
Maëlle : Et tant qu'on y est, Célia, voici... Tom alias TND... et Mélanie, alias nemr0d ou Melanou...
Célia : GNÈÈÈH ?! C'est vrai ?! On voit enfin TND pour de vrai !!! Alors c'est quoi ton prénom ?!
TND : Euh... C'est pas l'heure !

Il fit un immense sourire et se reçut mon écharpe sur la tête.

Maëlle : Oups, ça m'a échappé !

Je lui lançai un regard malicieux.

Docteur : Je ne voudrais pas vous interrompre pendant vos... discussions, mais vous avez cours.
Célia : Tout-à-fait, on a... SVT...
Maëlle : SVT ?! On va se faire tuer !
Célia : Se faire virer en gros...

Nous sortîmes tous les quatre, Célia, TND, Mélanie et moi et trainant nos sacs sur notre dos, nous courions aussi vite que possible pour rejoindre le troisième étage.
Sauf que nous avions omis un léger détail...

Arrivé au troisième étage, Célia commença à tirer sur ma manche.

Maëlle : Qu'y a-t-il ?
Célia : Ce silence... C'est pas normal...

Je croisai le regard de TND, qui semblait tout aussi stupéfait.

Mélanie : Quelque chose me dit qu'on aurait mieux fait de rester avec le Docteur...

J'entendis soudain les même grésillements que la veille. Les haut-parleurs recommençaient à n'en faire qu'à leur tête...

L'atmosphère devint glaciale et je ressentis le même frisson que la dernière fois...

Maëlle : Oh, oh...

Les sens en alerte, j'étais aussi attentive que possible et tentais de détecter le moindre bruit suspect.
Des cris se firent soudain entendre et ce fut la panique générale. Les élèves disparaissaient un à un, tandis qu'une créature surgissait du néant et disparaissait au même instant, emportant avec elle quelqu'un.
Paniquée, je commençais à hurler le prénom de mes amies pour qu'elles s'enfuient. Mélanie vint vers moi.

Mélanie : Il faut que tout le monde s'en aille !
Maëlle : Célia, Micka, Virginie ! Fuyez ! Que tout le monde s'en aille !

Je courus alors vers les escaliers et les dévalai aussi vite que possible.

Maëlle : DOCTEUR !

À suivre...




 
Citation:



Je dévalais les marches aussi vite que mes jambes purent me le permettre. La gorge de plus en plus nouée, j'arpentais dans le lycée, scrutant les moindres recoins d'un regard alerté. Mais forcément, je fus rapidement stoppée dans mes « recherches ».
Je sentis soudain une ombre surgir derrière moi et un sentiment de malaise m'envahit.
Et, à mon grand effroi, je perçus ce même cliquetis qui se rapprochait doucement et sournoisement vers moi...

Je me figeai et je ne pus m'empêcher de penser à ce son qui résonnait dans ma tête de plus en plus fort.
Je le sentis s'approcher de plus en plus, le bruit s'amplifiant encore et encore.
Paralysée par la peur, je ne parvenais pas à effectuer le moindre mouvement... Mais pourtant, il le fallait ! Allons ma fille, ce n'est pas ainsi que tu vas t'en sortir !

Mais qu'importent ce que je me disais. Je ne pus que regarder du coin de l'œil, par dessus mon épaule.

C'est là que j'aperçus une silhouette trouble qui se mouvait et qui oscillait légèrement.
Puis une sorte de bras se décerna du reste de l'ombre et commença à s'approcher dangereusement de moi. Ma respiration s'accéléra et si je n'étais pas devenue momentanément muette, je pense que j'aurais poussé un hurlement capable de percer les tympans de quiconque se trouvant à moins de cent mètres...

Le dos voutée, à demi recroquevillée, je fermai les yeux et me crispai.
C'est à ce moment-là que quelque chose me traversa l'esprit, une chose effroyable qui me terrorisa.

Je regardais autour de moi, et je ne vis personne... Seulement le vide...
Personne n'était là pour se rendre compte de ma mauvaise posture, personne pour me sauver, pour me tirer de ce mauvais pas.

C'est vraiment étrange de voir comment dans ce genre de circonstance on arrive à réfléchir aussi vite...
Mais à côté de ça, on a cette autre impression d'avoir le cerveau paralysé, comme s'il ne vous restait plus que la sensation de vos entrailles qui se tordent et qui vous donnent la nausée.
Cette prise de conscience lorsque la mort semble vous tendre les bras et que vous espérez de toute votre âme que quelqu'un, en l'occurrence le Docteur surgisse, le sourire aux lèvres en résolvant votre problème.

Je me sens faiblir, petit à petit, devinant d'ores et déjà le sort qui m'attend. Je regarde mes mains, elles ont presque disparu et j'aperçois le sol à travers ces dernières.
Je me résigne pratiquement et abandonne tout espoir définitivement.
Je commence à pleurer, les larmes roulant doucement sur mes joues et tombant, sans bruit sur le sol.
Je ne reverrai plus jamais ceux que j'aime et j'ignore même s'ils s'en sortiront.

Et dire que quelques heures avant, je riais avec Mélanie et TND, et qu'encore avant, je me « vagabondais » dans le lycée avec Célia, Micka et Vivi, plaisantant de tout et de rien, que le soir je rentrais, accueillie chaleureusement par mes parents, et jouant avec mon lapin.

Malheureusement, c'est dans ce genre de circonstances que l'on réalise... que les petites choses qui parfois paraissent insignifiantes font vraiment partie de notre bonheur.

Mais alors, une image me vint à l'esprit. Une image qui datait d'il y a plus d'un an lorsque je voyageais avec le Docteur. Cette époque pleine d'aventures, d'amitié, de joie, parfois aussi de peine... À cette époque, le Docteur s'était toujours débrouillé pour nous sauver. Jamais une fois il ne nous avait vraiment oubliés ou abandonnés...

Il suffisait juste de lui demander, et il serait là pour m'aider, m'avait-il dit.
Je pris alors, dans un effort quasi surhumain, le peu d'énergie et de volonté qui restait en moi et je criai avec le désespoir :

Maëlle : DOCTEEEEEEEEEEEEEEEEEUR !

C'est là que j'entendis des bruits de pas précipités qui s'amplifiaient au fil des secondes.
Une demi-minute plus tard, qui me sembla durer des heures, le Docteur apparu, le tournevis sonique en main, l'air affolé.

Derrière-moi, le Lockquartz semblait contrarier.
Il remuait nerveusement et je me mis soudain à disparaître encore plus vite.
Je finis même par me demander si le Seigneur du Temps parviendrait à me voir. À mon enchantement, pour une fois, j'eus tort.
Néanmoins, lorsque je croisai son regard, toutes mes pensées noires et pessimistes disparurent : j'étais sauvée.

Docteur : Maëlle surtout, ne bouge... pas.

Je voulus lui rétorquer que ce n'était pas vraiment dans mes intentions et que malheureusement, j'étais dans une posture qui rendait toute fuite ou geste brusque relativement compliqué.

Docteur : À trois, tu te jettes par terre.

Je lui lançai un regard scandalisé et terrorisé. Il se sentait bien ?!

Docteur : Fais ce que je te dis !

Sans un mot de plus, j'attendais le signal du Docteur.

Docteur : Un...

Je sentis la créature s'agiter. Mes mains étaient devenues translucides et on distinguait parfaitement le sol. Je me sentais de plus en plus bizarre.

Docteur : Deux...

Est-ce que j'allais mourir ?

Docteur : TROIS !

Je m'exécutai et me jetai par terre. Juste au-dessus de moi, notre créature, mécontente, émit un cliquetis que l'on aurait pu interpréter par de la colère.
Alors, le Docteur brandit son tournevis sonique et ce dernier émit un bruit si strident, que je dus plaquée mes mains contre mes oreilles.

La créature émit un son qu'on aurait pu facilement interpréter par de la protestation puis... plus rien.
Plus le moindre bruit.

Le souffle coupé, je me relevai subitement et je tournai mon regard vers le Docteur, qui me fixait d'une façon très très étrange...

Maëlle : Euh... Docteur ?
Docteur : Ce n'est pas normal...

Il y eut un silence.

Maëlle : Qu'est-ce qui n'est pas normal ?
Docteur : Tu aurais dû mourir.
Maëlle : Merci...

Le Docteur se rendit soudain compte de la gaffe qu'il venait de commettre et balbutia des excuses.

Docteur : Non, non, non, désolé, je ne veux pas ta mort, hein !

Il attrapa le lobe de son oreille droite d'un geste nerveux.
Je riais brièvement.

Soudain, un tremblement ébranla le lycée et des fissures apparurent...
Le regard en alerte, le Docteur me fit signe de le suivre.
Un nuage de poussière apparut, me faisant tousser et troublant ma vision. La seule chose que j'étais capable de distinguer c'était le Seigneur du Temps qui, par ailleurs, ne semblait pas vraiment gêné dans sa course.

Le sol tremblait de plus plus fort et au fur et à mesure que j'avançais, je perdais l'équilibre et manquai de tomber à plusieurs reprises.

Tout à coup, mes entrailles se tordirent et une horrible pensée me vint à l'esprit... Qu'était-il advenu des autres ?

Comme s'il avait lu dans mes pensées, le Docteur me répondit :

Docteur : Ne t'en fais pas, ça va aller pour eux. En plus ils sont en bonne compagnie. Quoiqu'en y pensant ils sont peut-être en danger avec tes amies...
Maëlle : Mes camarades, pas mes amies... Mes amies, dans cette classe, je les compte sur les doigts de la main. Et je doute fort qu'elles puissent être vraiment dangereuses... Les autres en revanche...

Je relevais le sourcil droit et commençai à songer à l'attitude déplorable de mes « camarades » de classe...
Je me demande encore aujourd'hui comment on a bien pu atterrir là-dedans. Enfin ce n'est pas la question.

Deux minutes plus tard, nous étions arrivés au coin où étaient réfugiés les élèves qui se trouvaient au troisième étage.
Pratiquement tout le monde avait l'air paniqué... Tous à l'exception de TND qui tenait un tournevis sonique (étonnant n'est-ce pas ?) de Mélanie et, à mon plus grand étonnement (cette fois-ci vraiment) de Célia !

Maëlle : Mouarf !
TND : Elle a quoi la délinquante ?
Maëlle : La délinquante, t'sais ce qu'elle te dit ?
TND : Non, vas-y !
Maëlle : « Dis ton prénom ! »
TND : C'est Pas L'Heure !

Il se reçut soudain une écharpe dans la figure, qui cette fois, ne venait pas de moi mais de Célia, qui lui arbora son plus magnifique sourire moqueur.

Mélanie : Je sais qu'on ne m'entend pas souvent dire ça mais : et si on redevenait sérieux ?
TND : Ça c'est sûr, tu ne dis pas souvent ça...

Mélanie lui lança un regard noir et réprimant un fou-rire, je me raclai la gorge.

Maëlle : Oui, tu as raison, Mel...

Il y eut soudain un silence de mort, puis quelqu'un se manifesta.

Louison : Des gens sont morts !
TND : Vraaaaimeeeent ?

Louison s'apprêta à répliquer mais se stoppa net lorsqu'elle vit le regard de TND, plus désagréable que jamais.
Comme quoi, un délinquant, ça peut aussi se montrer mécontent...

Maëlle : Docteur ?

Encore un silence... Il y a beaucoup de vent dans la région...

Maëlle : DOCTEUR !

Ce n'est pas possible, il est sourd ou il le fait exprès ?
Le Seigneur du Temps avait le regard pensif et semblait réfléchir à quelque chose...

Célia : DOCTEUR !

La voix de Célia, définitivement plus portante que la mienne, parvint à le sortir de ses songes...

Docteur : Moui ?

Je m'apprêtais à parler, mais Mélanie me devança.

Mélanie : Ces al... créatures, quelles sont-elles ?

Le regard du Docteur s'assombrit légèrement.
Le peu d'élèves qui chuchotaient entre-eux se turent immédiatement et tout le monde écouta le Gallifréen parler.

Docteur : Je vais essayer de faire simple, pour une fois... Ces créatures sont appelées des Lockquartz... Ce sont des créatures du silence, invisibles qui, en temps normal, ne se manifestent jamais... Sauf dans de rares cas, comme aujourd'hui.
Dans le cas présent, elles décident de sacrifier tout ce qui leur paraît étrange, différents d'elles et qui les gênent. Sachez que si vous avez le malheur de croiser leur chemin, vos chances de survivre seront infimes.

Le Docteur tourna alors son regard vers moi...
L'atmosphère était de plus en plus tendu au fur et à mesure que le Docteur parlait. Néanmoins, tous les jeunes continuèrent de l'écouter attentivement.

Docteur : Une chose est sûre, ce qui nous arrive à tous en ce moment est grave. Je comprends votre peine pour ceux qui ont perdu des amis qui leur étaient chers, honnêtement je comprends, et je suis vraiment désolé pour vous. Vraiment.
Virginie : Mais ces créatures, d'où viennent-elles ?
TND : Ce sont des extraterrestres !

TND avait dit cette phrase sur un ton tellement évident que tout le monde eut l'air ahuri.

Clarisse : Pfff... N'importe quoi !
Mélanie : Si tu le dis...
TND : Les humains... Ils ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez.

Lorsque l'adolescente entendit la remarque de TND, elle lui cracha sur un ton féroce :

Clarisse : Et alors, tu es humain à ce que je sache !
Maëlle : Tu pourrais lui parler sur un autre ton !
Clarisse : Oh toi, commence pas !

Elle me toisa d'un regard noir, me signifiant que je n'avais pas mon mot à dire pour cette fois-ci... Visiblement, rien ne changeait, même dans ce genre de situations.

Le Docteur, non loin de là attendait patiemment que la crise des adolescents passent un peu pour reprendre la parole... Il fredonnait une petite chanson à voix basse, l'air un peu impatient. Mais il semblait que notre Seigneur du Temps ait trouvé plus fort que lui en matière de bavardages...

Agacée par ses échanges qui nous faisaient perdre du temps, je m'assis contre le mur et je jetai un regard autour de moi... Ce serait vraiment un miracle si les Lockquartz ne nous remarquaient pas...

Je fus tirée de mes songes par les voix de mes camarades dont le ton haussait de plus en plus... Je levai les yeux au ciel et me retournai.
Un débat avait commencé avec d'un côté, les élèves et de l'autre, Mélanie. TND, quant à lui, s'amusait à retourner son tournevis entre ses doigts.

Ignorant tout d'abord leur conversation animée, j'allai voir le Docteur, qui devenait de plus en plus agacé par l'égocentrisme de certaines personnes.

Docteur : STOP !

Il y eut tout d'abord un silence, puis les contestations recommencèrent.

Mélissa : On va mourir et vous nous demandez de nous la boucler ! C'est un truc de fous !
Clarisse : Vous vous prenez pour qui ?!
Virginie : S'il vous plait, écoutez...

Tandis que l'atmosphère commençait à s'électrifier, la pauvre Virginie tentait vainement de se faire écouter.

Virginie : Vraiment j'ai quelque chose d'important à...
Clarisse : Oh, tais-toi, toi !

Soudain, dans ce vacarme digne d'un 14 juillet, TND sortit son tournevis sonique et le pointa sur les lumières, ce qui eut pour effet, de les faire immédiatement exploser. Tout le monde redevint silencieux et ce dernier afficha un grand sourire.

TND : Bon, maintenant allons-y !

Il souffla sur son tournevis sonique, comme s'il s'était agi d'une arme.

Virginie : Et maintenant est-ce que je vais pouvoir enfin dire ce que j'ai à dire ?!

Tout le monde, à la fois choqué et effrayé par l'énervement de Virginie. Elle était dans un tel état de rage, que l'on aurait dit qu'elle répandait autour d'elle des ondes de haine. Certains élèves reculèrent d'un pas, comme si la fureur de la jeune fille allait les blesser.

Virginie : Depuis tout à l'heure j'essaie de vous dire... que Micka a disparu et que Célia est partie à sa recherche !
Maëlle : QUOI ?!
Docteur : Quand est-elle partie ?
Virginie : Lorsque la dispute a commencé...

Sans dire un mot, le Docteur sortit lui aussi son tournevis et le pointa vers le fond du couloir.

Docteur : Elle est partie par là ?

Il indiqua une direction à l'aide de son sonique.

Virginie : Oui...
Docteur : TND, Maëlle, suivez-moi. Mélanie, tu restes avec ces... charmantes personnes et tu essaies de maintenir l'ordre... Si jamais j'apprends qu'il y a de nouvelles disputes, vous aurez affaire à moi... C'est clair ?

La plupart des élèves acquiescèrent tandis que certains se contentèrent de lui adresser un regard dédaigneux. Néanmoins, personne ne fut assez fou pour contester les ordre du Docteur.

TND : Mél', au moindre problème...
Mélanie : Je vous appelle, oui.
TND : Et s'il faut que je refasse exploser quelque chose... Il n'y a pas de soucis.

Tout le monde échangea un regard inquiet.
Affichant de nouveau un petit sourire, TND me regarda rapidement et nous emboitâmes le pas du Docteur, qui s'était mis à courir.

Docteur : Il faut faire vite. Si jamais elles se sont retrouvées face à l'un d'eux...

Il accéléra le pas et finit par saisir la poignée de la porte de l'escalier.
Il mit tout le poids de son corps pour pousser la porte, mais cette dernière refusa de s'ouvrir.

Docteur : Il ne manquait plus que ça !

Il pointa son tournevis et le rapprocha de son oreille pour écouter l'appareil émettre un son que seul lui semblait entendre.

Docteur : Je capte un signal... Elles doivent être deux étages plus bas...

Il s'apprêta à pointer son tournevis vers la porte lorsque TND lui fit remarquer un détail assez contraignant.

TND : La porte est en bois...
Docteur : C'est pas vrai...
Maëlle : Super ! Il ne manquait plus que ça ! On fait quoi maintenant ? On creuse un trou pour accéder au premier étage qui se trouve bien en-dessous de nous ?

Les deux hommes se regardèrent et s'exclamèrent :

TND et le Docteur : Tu es brillante !
Maëlle : QUOI ?! Mais ce n'était qu'une petite blague... Je n'ai jamais été sérieuse... Oh, bon sang...

Sans prêter attention à ce que je venais de dire, ils se regardèrent et rapprochèrent leur tournevis sonique.

Docteur : À mon signal... 1... 2... 3 !

Ils appuyèrent sur le bouton de leurs appareils respectifs et un bruit énorme retentit.

VRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANG !

Il y eut de la poussière partout et je me mis à tousser. Tout en faisant de grand gestes pour apercevoir les deux autres, je marchais à tâtons pour les retrouver.
Le Docteur me vit et m'attrapa par la manche pour me tirer vers eux.

Docteur : Te voilà... Je pars en premier et vous me suivez, d'accord ?
TND : Okay !

Le Seigneur du Temps s'engouffra dans le trou en faisant un saut léger, comme s'il se contentait de sauter d'un trottoire.

On entendit un bruit, signifiant qu'il venait de se réceptionner.

Docteur : C'est bon, vous pouvez y aller. Par contre, la chute est relativement longue. Attention à la réception.

Je jetai un regard complice à TND et tout en tombant au travers du trou, nous hurlions :

TND et Maëlle
: GERONIMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !


À suivre...
   



 
Citation:


Chapitre 4 :
"Sometimes, impossible things just happen, and we call them miracles"

  
SPLATCH !

Le corps endolori, je me relevai avec peine. Ma chute avait été beaucoup moins gracieuse que celle du Docteur. TND, qui était tombé moins brutalement que moi, se massait le genoux, le regard un peu crispé.
Personnellement, je m'étais ramassée à plat ventre, les bras en croix. Je ne sais pas comment, mais ma tête avait été épargnée...
Comme d'habitude, il avait fallu que je trouve le moyen de tomber dans un posture non seulement ridicule, mais aussi très douloureuse.
Appuyée contre le mur, j'essayais de reprendre mon souffle, qui avait été coupé dès que j'eus fait la connaissance du sol... (J'ai trouvé notre rencontre plutôt brutale...)

Mais trêve de plaisanterie, il fallait se remuer un peu (beaucoup) et trouver mes deux amies.
Doux Tennant Noble Smith seul pouvait savoir dans quel pétrin elles s'étaient encore fourrées...
Sans un mot, tout le monde se releva avec difficulté (sauf pour le Docteur, qui semblait avoir juste sauté une marche d'escalier) et avança, l'oreille attentive.

Le Docteur en répétant toujours le même mouvement pointait son tournevis devant lui, les épaules en arrière et le regard énigmatique.
Des bips retentissaient comme un fond sonore et accélérait de plus en plus. Au bout de deux minutes, le Docteur arriva à une conclusion qui semblait le gêner quelque peu, les filles étaient...

Docteur
: … dans les toilettes...
Maëlle : Les toilettes ?! Mais qu'est-ce qu'elles sont allées faire là-bas ?! Enfin, je veux dire... Oh, et p'is mince, allons-y.

J'arrêtai d'avancer lorsque je vis que les deux garçons s'étaient stoppés net.

Maëlle : Qu'est-ce qu'il y a ?
TND : Eh bien, chère Uto, ce sont les toilettes des filles...
Maëlle : Et ?
TND : Bah les garçons normaux ne vont pas dans les toilettes des filles...
Maëlle : Alors aucun garçon ne l'est dans ce lycée.

Je lui fis un grand sourire et je continuai d'avancer. Le Docteur et TND se regardèrent, puis résignés, ils se décidèrent à avancer.
D'un pas de loup, nous nous dirigions vers les dites toilettes traumatisantes. Le Docteur passa devant nous et le tournevis de nouveau pointé (décidément), il semblait prêt à agir au moindre signe.
Nous nous rapprochions de plus en plus... Plus que dix mètres... neuf... huit... sept... six...
Et lorsqu'il n'en restait plus que cinq, un petit cri étouffé retentit et sans même prendre le temps de réfléchir, je me mis à courir de toutes jambes.

Lorsque j'arrivai devant les W.C., ma première vision fut... une flaque d'eau par terre. La deuxième, c'étaient Célia qui se tenait devant Mickaëla, toutes les deux les yeux écarquillés (ou poisson-lune éméché, si vous préférez) et la respiration haletante.
Il ne me fallut qu'une fraction de secondes pour me rendre compte que l'atmosphère de la pièce était vide et beaucoup trop silencieux...

Un silence plus perturbant que le plus gênant des bruits, un silence qui vous tenait aux tripes...

Bien que je m'y attendais, je fus tout de même surprise lorsqu'une forme imprécise apparut soudain non loin de moi.
Dès que je tournai la tête, elle disparut et réapparut derrière moi, telle les prédateurs dans Primeval.

TND et le Docteur entrèrent alors dans la pièce et les mouvements de la créature se firent de plus en plus rapides et indistincts.

Le Seigneur du Temps glissa doucement vers la droite de la pièce tandis que TND effectuait les mêmes mouvements mais de l'autre côté.
Se fixant mutuellement, ils commencèrent à lever le bras.

Docteur : TND, maintenant !

Les deux hommes activèrent leurs soniques et un bruit strident et horriblement fort retentit à nos oreilles.
Le Lockquartz émit le même bruit de protestation que celui de tout à l'heure puis disparut.

Docteur : Voilà qui devrait le tenir tranquille pendant au moins quelques minutes...

Il tourna son regard vers Célia et Mickaëla. Micka tremblait comme une feuille et Célia semblait se remettre d'une frayeur certaine. Je m'approchais de mes deux amies et les pris dans mes bras le temps que TND et le Docteur entretenaient une conversation, le ton grave.
Je soufflai dans l'oreille de Célia :

Maëlle : Ne me refais plus jamais ça...

Célia commença à tortiller son T-Shirt avec ses mains, l'air embarrassé.

TND : Docteur, il va falloir trouver un moyen plus efficace pour les arrêter... Les tournevis soniques ne marcheront pas à chaque coup...
Docteur : Je sais, je sais... Mais pour le moment, c'est le seul moyen de défense que nous possédions. Nous n'avons plus accès au TARDIS, car si nous sortons, ils s'attaqueront à nous.

Je me retournai vers eux.

Maëlle : Mais ça ne peut plus durer... Des gens meurent en ce moment-même et d'autres mourront si on ne règle pas ça rapidement. Il doit bien y avoir un moyen de les stopper.
Docteur : Sans le TARDIS, ça va être bien plus compliqué...

Un silence accablé s'abattit sur tout le monde.
Soudain, une petite voix brisa ce silence qui durait depuis quelques secondes, une voix que l'on avait pas entendu depuis le début :

Mickaëla : Qu'est-il arrivé aux autres ?
TND : Ils sont un étage au dessus de nous.
Docteur : À ce propos, je peux vous demander ce que vous étiez parties faire vous deux ?

Célia entortillait son T-Shirt de plus belle et semblait trouver son T-Shirt très très intéressant.

Célia : Eh bien... Mickaëla était partie boire juste avant que la dispute commence... Et puis au bout d'un moment, j'ai vu qu'elle mettait du temps à revenir, alors j'ai décidé d'aller voir ce qui se passait...
Mickaëla : Il y a eu une dispute ?
Maëlle : Oui... Longue histoire.
TND : Une longue et explosive histoire.

Il arbora un grand sourire et je pouffais de rire.

Célia continua son récit, le regard quelque peu perplexe.

Célia : Donc je suis allée la rejoindre et lorsque j'ai passé la porte du couloir, elle s'est fermée à clé derrière-moi. Au début, j'ai essayé de la forcer puis je me suis aperçue que tout était devenu silencieux... Comme la dernière fois... Alors ni une ni deux, je me suis précipitée vers les toilettes et j'ai découvert Micka immobile, le regard livide fixant quelque chose que je ne semblais pas pouvoir voir... Du moins au début.
Une sorte de monstre est alors apparu juste devant nous et a disparu à l'instant même où nous nous étions aperçu de sa présence.
C'était horrible... On aurait dit qu'il essayait de nous faire peur, comme s'il s'amusait avec nous.
J'ai cru...

Sa voix s'étouffa.

Maëlle : Que tu ne pourrais pas t'en sortir ?
Célia : Oui...

Le Docteur, qui avait écouté attentivement chaque parole de Célia prit la parole.

Docteur : Voilà ce que nous allons faire : Tout d'abord, nous allons retrouver Mélanie et les autres...
TND : Oh mon Dieu, Mel ! Elle est avec ces monstres depuis tout ce temps !

Les portes étant toujours bloquées, nous ne pouvions pas remonter au troisième. À moins de posséder un quelconque engin capable de nous propulser à travers le trou formé par les tournevis respectifs de TND et du Docteur.
Cependant, n'ayant pas de tels objets en notre possession, il fallait trouver un autre moyen...
C'est là que Mickaëla eut une idée de génie, elle s'exclama alors que nous pouvions passer par...

Mickaëla : La sortie de secours !
Maëlle et TND : Pardon ?
Mickaëla : Oui, la sortie de secours ! Vous savez, celle qui mène aux escaliers extérieurs... Il n'y a aucun système de fermeture de ces portes car les élèves les ont cassées depuis belle lurette !
TND : Tu veux dire que...
Maëlle : Pitié TND, ne le dis pas...
TND : On a creusé un trou et sauté un étage pour rien !?
Maëlle : Il l'a dit... !

Mickaëla, quelque peu surprise par cette remarque, se contenta de dire :

Mickaëla : Eh bien...
Docteur : Très bien, alors nous allons passer par la sortie de secours ! Le principal étant que nous trouvions un moyen de rejoindre les autres... Surtout que je ne voudrais pas vous alarmer, mais ça fait déjà dix minutes que nous avons neutralisé le Lockquartz... Et je doute fort qu'il ne soit pas aller chercher ses « petits copains »...

Sans même chercher à discuter, tout le monde pressé le pas, jetant des regards méfiants par dessus leur épaule.

Une fois arrivés au troisième étage, nous rejoignîmes Mélanie et les autres. Celle-ci semblait trouver le temps très long et parut soulagée de nous voir arriver.

Mélanie : Vous en avez mis du temps !
TND : Désolé, on a eu quelques obstacles en route... Entre autre un sol, un Lockquartz et une porte...
Mélanie : Le petit délinquant ne vous a pas trop posé de soucis ?
TND : Mais je ne te permets pas !
Mélanie : Bah écoute, en tout cas tu as fait ton effet parmi les élèves...

Elle indiqua d'un signe de tête le troupeau d'élèves qui nous observaient depuis notre arrivée.
En effet, tous les adolescents avaient un regard anxieux et suivaient du retard chaque faits et gestes de TND, voulant s'assurer qu'il n'allait pas de nouveau créer un petit « feu d'artifices » avec les lampes.

Maëlle : TND, je te félicite ! Personne ne les aura gardés aussi longtemps calmes !
TND : Merci, merci.
Mélanie : Attendez...

Tout le monde se tut et entendit un petit bourdonnement retentir en écho dans le couloir...

Vvvvvvrrrrrr

Célia : Ce sont les haut-parleurs ! Ils font ce bruit quand quelqu'un passe à côté avec son portable allumé...

Tout le monde regardait les autres et les haut-parleurs alternativement. Les autres élèves qui étaient restés un peu plus loin de nous vinrent nous rejoindre, l'air apeuré.

Maëlle : Mais il n'y a personne à côté
TND : Mais alors...

Chacun se rapprocha des autres et nous ne formions plus qu'un cercle étroit. Les sens aux aguets, nous nous attendions chaque seconde à voir l'un de nous disparaître, ou hurler.
TND commença à fouiller dans ses poches et sortit de nouveau son tournevis sonique. Il se tourna vers le Docteur qui sortit lui aussi son tournevis sans grande conviction.

Pour ma part, je scrutais les environs du couloir au peigne fin pour voir s'il s'agissait bien des Lockquartz.
Dans quel pétrin nous étions-nous encore fourrés... Décidément, les établissements scolaires me portaient malheur... Ou bien était-ce moi qui portait malheur aux écoles ?
Enfin non, la question n'était pas là, il fallait que je reste concentrée. Surtout que si nous avions bien affaire aux Lockquartz, ils attaqueraient sans crier garde...

Vvvvvvrrrrrr

Le Seigneur du Temps semblait réfléchir à toute vitesse aux possibilités de fuites qui se présentaient devant nous.

Docteur : À mon signal... Vous courez de l'autre côté... Compris ?! Je vais essayer de détourner leur attention pendant que vous vous enfuyez. Je veux que vous partiez tous ! Et j'ai bien dit TOUS.

Il jeta un regard furtif vers Mélanie, TND et moi.

Maëlle : Mais...
Docteur : J'ai dit TOUS !
TND : C'est de la folie ! Vous ne pourrez pas tous les retenir !
Mélanie : Vous allez finir comme les élèves qui se sont fait attaquer !

Tout le monde acquiesça en silence.

Docteur : Un...

Tout le monde commença à pivoter vers l'autre côté du couloir.
Le Docteur pointait une nouvelle fois son sonique vers l'endroit où les Lockquartz se trouvaient assurément.

Docteur : Deux...

Bon sang, ce que je déteste les comptes à rebours du Docteur...

Docteur : TROIS ! COUREZ !

Sans se faire prier, tout le monde - même Clarisse et Mélissa - se mit à courir.
À contre-cœur, je suivais aussi les autres, restant derrière avec mes trois amis pour voir si le Docteur s'en sortait.

Mais alors que les élèves étaient presque arrivés au niveau des escaliers, je m'aperçus que quelque chose clochait...
Pourquoi les cris s'étaient-ils soudain tus ?
Des formes commençaient à apparaître furtivement devant nous et à disparaître dès que nous clignions les yeux. L'atmosphère s'alourdit, et je me sentis plus nerveuse que jamais. Chaque battement de cœur résonnait dans ma tête, chaque respiration se faisait lente et bruyante, on aurait pu croire qu'une armée de Détraqueurs* avides d'âmes venait de faire son entrée.

On ne pouvait plus rien distinguer, hormis des silhouettes floues, et des ombres qui tournaient autour de nous, rétrécissant le cercle qu'elles formaient autour de nous.

TND : On est cernés !

Un Lockquartz apparut devant moi et Mélanie, qui se trouvait juste à côté de moi, me poussa juste à temps.

Entraînée par l'élan de Mélanie, je basculai en arrière et ma tête percuta le mur. Encore sous l'effet de la surprise et un peu assommée, je regardais mon amie d'un air ahuri.

Maëlle : Merci.
Mélanie : À charge de revanche.

Elle me fit un clin d'œil et m'aida à me relever, non sans peine.
La vision trouble, je tentai de repérer mes autres camarades de classe. Tous tremblaient telles les feuilles mortes en automne.
La marche indécise, je voulus rejoindre mes amies, dont les jambes semblaient refuser d'effectuer le moindre mouvement.
Mais le « cercle » que formaient désormais les Lockquartz m'en empêcha. Je leur hurlai alors d'aller se cacher.

Maëlle : Revenez, ne restez pas là ! Allez dans les salles de classe, cachez-vous !

Tous les élèves semblaient incapables de réfléchir ou de penser quoique ce soit. Il se contentèrent d'obéir sans objecter la moindre remarque, suivant la direction que leurs instincts leur indiquaient.

De notre côté, nous étions tous les quatre revenus aux côtés du Docteur qui s'affairait auprès de câbles électriques incrustés dans le mur.
Le bras tendu en direction des monstres, il s'était formé une sorte de bouclier à l'aide d'un petit boitier noir et rouge.
Soulagée de voir que le Gallifréen n'avait rien, je laissais échapper un soupir de soulagement, rapidement interrompu par les autres créatures qui revenaient à la charge.

Docteur : Il faut faire vite. Je ne parviendrai pas à retenir ceux-là très longtemps et leurs amis ne vont pas tarder à nous attaquer. TND, va poser ça là-bas !

Il lui tendit un petit boîtier rouge et noir.

Docteur : Une fois que tu l'as mis par terre, tu appuies sur le bouton du dessus. Ensuite, je m'occuperai du reste.

TND se précipita vers l'endroit que lui avait indiqué le Docteur et s'arrêta en dérapant.
Il posa l'appareil et appuya sur le bouton in extremis. Une fraction de seconde plus tard, le Docteur appuya sur l'alarme incendie, qui s'enclencha aussitôt.

Docteur : Voilà qui devrait les occuper quelques minutes...
Mélanie : Qu'avez-vous fait ?
Docteur : J'ai relié ces boîtes aux câbles de l'alarme incendie afin de créer une sorte de bulle temporelle autour de nous.
TND : Une bulle temporelle ?! Mais combien de temps pourra-t-elle rester en place ?
Docteur : Ça, je n'en sais rien...
Célia : Et maintenant, on fait quoi ?
Docteur : Je ne sais pas... Je déteste réfléchir quand je suis sous pression.
Maëlle : C'est pourtant ce que vous faites à chaque fois...
Docteur : Je sais, je sais... Ah réfléchis !

Il se donna un violent coup sur le front, comme pour mettre de l'ordre dans ses idées... Enfin, si on peut dire ça comme ça...

TND : Dites-nous tout ce que vous savez sur eux !

Le Docteur prit une profonde inspiration et continua de réfléchir pendant qu'il nous récitait tout ce qu'il savait et avait découvert sur eux.

Docteur : Ils sont rapides et capables de paraître invisibles à nos yeux grâce à leur vitesse. Ils repèrent facilement leurs victimes grâce au bruit et les enferme dans une sorte de... bulle où le Temps n'a plus du tout le même notion que nous.
C'est pour ça que les gens disparaissent devant nous.
Maëlle : Leurs points faibles, donnez-nous leurs points faibles !
Docteur : ILS DETESTENT CERTAINS BRUITS ! COMME CELUI QU'ON FAIT !
Mélanie : Eh bien, trouvons quelque chose !
Docteur : Tu voudrais trouver quoi ?!
Maëlle : AH, CA SUFFIT VOUS DEUX ! VOUS CROYEZ QUE C'EST LE MOMENT DE VOUS CHAMAILLER ?!

Bouillant de rage, je serrai les poings et me tournai vers les Lockquartz.
C'était à prévoir... La pression mettait toujours les gens à fleur de peau... On aurait pas pu mieux rêver... Et cette alarme qui
À croire que...

Célia : JE SAIS !

Coupée en plein songe, je sortis de ma torpeur furieuse et fixai Célia avec un regard vide et intéressé.
Mon cerveau sembla avoir raté un bout de l'histoire... En effet, je n'avais même pas eu le temps de réagir que Célia s'était élancée vers le champ de force posé par le Docteur.

Docteur : Célia, non ne fais pas ca !

Ah mais non Docteur, je ne crois pas qu'elle va vous écouter.
Tiens, qu'est-ce que j'avais dit ! Elle l'a traversé ! Attends une minute... Pourquoi le champ de force s'est-il dissipé ?
Affolée, je croisais le regard de TND qui semblait tout aussi surpris que moi par Célia. Le Docteur se plaça devant nous et nous poussa derrière lui, en geste protecteur.

TND tenta d'actionner son tournevis mais alors, ce dernier sembla lui envoyer une sorte de décharge. Il poussa une exclamation de douleur et lâcha immédiatement son sonique.

Je me précipitai vers lui et il me jeta un regard sombre.

TND : C'est fini, ils savent nous contrer...

Au même moment, Célia arriva au même instant, un microphone dans une main et son portable dans l'autre.
Prenant de nouveau mon regard ahuri que Célia qualifierait de « regard poisson-lune éméché », je ne trouvai même pas le courage de lui demander la raison pour laquelle elle tenait ces appareils dans les mains.

Docteur : Qu'est-ce que tu fais avec ça... ?!
Mélanie : Docteur, ils arrivent !

« Dépêche-toi, Célia » pensais-je...

Comme si quelqu'un avait entendu mon souhait, ma très chère « Gee » surgit, telle une tempête éclatante (non pas telle une brise d'automne). Une ombre surgit devant elle, lui barrant ainsi le passage et la séparant de nous.
Sans prévenir ni même ciller, elle se baissa et effectua une suite de mouvements calculés que je ne pus très bien distinguer.
Toujours est-il que je la vis, deux secondes plus tard en train de courir vers nous, dépasser deux ombres et... nous dépasser.
Jetant un regard furtif et ébahi à TND, je fus incapable de comprendre la situation.

Docteur : Qu'est-ce que tu fais avec ça... ?!

Ignorant de manière magistrale le Docteur – qui se renfrogna – Célia continua son parcours pour s'arrêter devant... les haut-parleurs.
Elle brandit son portable et se retourna vers moi en beuglant :

Célia : Maëlle, appel.

Le cerveau en mode « Mise en veille prolongée », je mis un certain temps à analyser son « ordre ».

Célia : Maëlle ! Appel ! Roger, do you receive me !? Vite, pas le temps ! »

Je repris alors mes esprits et je jetai en trombe vers mon sac, à la recherche de mon téléphone.
Comme à mon habitude, je n'arrivais pas à mettre la main sur ce fichu appareil maudis ! Débalant toutes mes affaires retournant mon sac et le secouant tel un ours sur un nid de miel, j'entendis alors un objet tomber avec fracas sur le sol... MON PORTABLE !
Sans réfléchir, je saisis sur le téléphone et composais le numéro de Célia, les mains tremblantes.

Célia : MAËLLE ! VITE, APP..

Un léger bourdonnement retentit alors et Célia s'exclama, le visage réjouit :

Célia : Et maintenant, le coup de grâce ! »

Elle pointa le microphone qu'elle tenait dans sa main droite vers les hauts-parleurs et écrasa le bouton d'action. De son autre main, elle saisit plus fermement son téléphone qui vibrait toujours et le brandit lui aussi vers le haut-parleur. Une sonnerie résonna dans tout le lycée... Cette sonnerie, la plus belle qu'on puisse trouver... Le son du TARDIS en train d'atterrir.
Regardant un bref instant le Docteur, je vis ce dernier esquisser un sourire.
Il murmura alors :

Docteur : Mais bien-sûr ! Elle est brillante... !

Même si je n'avais pas compris ce que faisait Célia, je ne pus qu'affirmer ce qu'il disait. Après tout, lui semblait avoir compris en plus ! C'est que ça allait peut-être marcher...
Le sonnerie retentissant de plus en plus fort depuis chaque haut parleur et se répétait inlassablement...
Au bout de quelques secondes, le bruit devint presque insupportable, et on put à peine discerner le « cri de guerre » de Célia.

Célia : PERSIL MONSIEUR LARSEEEEEEEEEEEEN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les ombres poussèrent alors un hurlement déchirant, bien plus insupportable que « L'Effet Larsen » de Célia. Contre ma volonté, je plaquai violemment mes mains contre mes oreilles, poussant des gémissements de douleur.
La vision troublée par la douleur, je distinguais imperceptiblement le Docteur, qui semblait bien moins affecté que nous, et j'en déduis que les cris affectaient certainement plus les humains que les Seigneurs du Temps.
Je songeai alors à la pauvre Célia, qui était forcée de maintenir le microphone et le portable en face du haut-parleur. Dans une tentative vaine, je tentais de la rejoindre.

Ne songeant alors plus à bouger ni même à ouvrir les yeux, je me crispai et suppliai, tel un enfant qui gémit, que le son s'arrête.
Soudain, un second bruit vint s'ajouter aux cris des monstres. Une sorte de sifflement, une sorte de bruit indescriptible. Puis... c'était fini... terminé...
La douleur, les hurlements, les peurs, les Lockquartz... envolés... disparus à jamais. Enfin... C'était terminé.
Doucement et avec des mouvements décomposés, tout le monde vint se poser contre le mur du couloir et respirer un peu... Le Docteur gratifia Célia d'une tape chaleureuse et s'assit lui aussi, un léger sourire arborant son visage.

**********************************

Des heures plus tard...

Après avoir quitté le lycée, nous nous étions dirigés en silence vers le vaisseau du Docteur. Ce silence était si troublant qu'il me rappelait les Lockquartz et me rendait nerveuse.
Je cessai de jeter des regards fébriles par-dessus mon épaule lorsque Célia brisa enfin le silence et permis ainsi à tout le monde de se détendre.
Tout le monde prit alors part à la discussion, qui fut d'abord particulière... Tout le monde parlait pour parler et tenter d'oublier l'affreuse journée que nous venions de vivre. Mais ce genre de souvenirs restent graver comme sur du marbre.
Le Seigneur du Temps, quant à lui, était resté silencieux et nous observait, le regard songeur. Il s'appuyait nonchalamment contre son vaisseau, et était si immobile qu'on distinguait à peine sa poitrine qui se soulevait lorsqu'il respirait.
Lorsqu'il s'aperçut que je le dévisageais, il s'approcha si brusquement de moi que j'eus un haut le corps.
L'extraterrestre me souffla alors discrètement :

Docteur : Il faut que je te parle.

Intriguée, je suivis le Docteur qui se dirigeait vers un endroit où personne ne pourrait entendre ce qu'il allait me dire.

Docteur : Il y a quelque chose qui m'échappe...
Maëlle : À propos de quoi ?
Docteur : À propos de toi.

Il me regarda alors droit dans les yeux, me donnant la désagréable sensation d'être passée aux rayons X. Mal à l'aise et intriguée, je soutins son regard.

Maëlle : Mais voyons, il n'y a rien avec moi... J'ai fait quoi de mal ?
Docteur : Rien, juste... Tu te souviens quand je t'ai sauvée du Lockquartz ?

La mine sombre, je lui répondis :

Maëlle : Comment l'oublier, j'ai pensé que j'allais mourir...
Docteur : Oui et tu te souviens aussi quand je t'ai dit...

Son regard se détacha de moi pour aller « admirer » ses converses. Il baissa la tête et resta silencieux.
Lorsqu'il reprit, il me regarda à nouveau et eut alors un ton beaucoup plus hésitant.

Docteur : Quand je t'ai dit que tu aurais dû mourir ?
Maëlle : Oui, merci ça non plus je n'ai pas oublié.
Docteur : J'étais sérieux. Enfin, je veux dire... Tu étais seule et prisonnière du Lockquartz... Or, dans une telle situation, les chances de survies sont nulles ! Tu as bien vu le carnage d'aujourd'hui !

Il marqua une pause, au cas où j'aurais souhaité intervenir. Mais voyant que je gardais le silence, il reprit .

Docteur : Or, il n'a pas réussi à te faire disparaître... Comme s'il y avait quelque chose en toi qui le gênait, que tu avais une particularité que personne d'autre n'avait...

Troublée par ce qu'il venait de me dire, je regardai le Docteur dans les yeux. Son regard n'avait rien d'accusateur ni de méfiant, il semblait juste intrigué par ce qu'il venait de me raconter.
En quoi pouvais-je être différente ? J'avais juste pensé que c'était un coup de chance si l'alien n'était pas parvenu à me tuer... De la chance, rien d'autre...

Continuant de fixer ses beaux yeux chocolat, je lui jetai un regard implorant, espérant de tout cœur qu'il me donnerait des explications...

Sans un mot, il posa sa main sur mon épaule et m'entraîna avec lui pour aller rejoindre les autres.
Les pensées dans tous les sens, j'essayai tant bien que mal de prendre un regard neutre et de ne pas avoir l'air soucieuse...

TND : Ah vous revoilà enfin !

Il attendait seul devant la cabine téléphonique et semblait trouver le temps long...
Il nous expliqua que Mélanie était partie se changer et que Célia était rentrée chez elle, sur ordre du « patron ».
Bien qu'étonnée de voir Célia respecter les horaires qu'on lui indiquait, je ne relevais pas.

Nous avons discuté pendant au moins deux heures devant le vaisseau à tel point que le ciel commençait à prendre une couleur rose-orangée.
Je me doutais alors que le moment que je redoutais tant était arrivé...

Maëlle : Je suppose que... c'est l'heure des au revoir...

Ma gorge était tellement nouée que je n'arrivais pas à ajouter autre chose.
Le Docteur s'approcha de moi et vint m'enlacer. Je le serrai de toutes mes forces, tout en essayant de ne pas laisser les larmes déborder.

Soudain, je vis Mélanie ouvrir la porte du vaisseau et en sortir brusquement en toussant.

Mélanie : Docteur, cela ne vous arrive donc jamais de faire le ménage dans le TARDIS ?!
Docteur : Oi! Si... parfois !
Mélanie : J'ai cru qu'on allait jamais en finir !
Docteur : En même temps j'ai laissé la chambre telle qu'elle l'était...
Maëlle : Mais de quoi parlez-vous ?

Le Docteur lança un regard complice à Mélanie, qui prit aussitôt un regard innocent. Je les regardais alternativement l'air complètement perdue.
Coïncidence, ou peut-être pas qui sait, TND sortit à son tour du TARDIS semblant sur le point d'exploser de rire.

TND : Je suppose, puisque nous allons nous quitter... qu'il faut que je te dise mon prénom...
Maëlle : C'EST VRAI !!!
TND : Eh bien il faut que je t'avoue que... ce n'est toujours pas l'heure.

On vit soudain une écharpe voler et terminer sa trajectoire en plein milieu de son visage.
A côté, le Docteur et Mélanie étaient pliés de rire à tel point qu'ils étaient obligés de se tenir au vaisseau pour ne pas tomber.

Quelques minutes plus tard, tout le monde essaya de reprendre ses esprits.
Le Docteur se racla la gorge.

Docteur : Bon je crois qu'il est temps de partir... L'univers nous attend !

Mon regard s'assombrit de nouveau.

Maëlle : Profitez bien

Ils me firent tous un signe de la main puis refermèrent la porte du vaisseau.
Alors que je m'attendais à entendre le bruit du moteur s'enclencher on rouvrit la porte.

Docteur : Je n'arrive pas à croire que tu aies réussi à nous croire... Allez, viens !

Mon cœur s'emballa et je regardai le Docteur émerveillée.

Docteur : Tu as disons... dix minutes ! Dix minutes pour rentrer chez toi, prendre quelques affaires, et off we go, then !
Maëlle : Comptez sur moi !

Je mis mon sac sur mon dos, je me précipitai chez moi et sortis mes clés de ma poche. J'étais si heureuse que j'avais l'impression de voler.
Autour de moi, le paysage n'avait jamais eu l'air aussi beau. J'aperçus même un magnifique papillon voleter près de ma porte d'entrée.

Maëlle : Salut, toi !

Détachant mon regard du papillon, je rentrai les clés dans la serrure et poussai la porte blindée.
Sans prendre la peine de refermer correctement derrière moi, je montai dans ma chambre et pris une valise.

Je balançai mes habits de façon très désordonnée dans mon sac sans oublier de mettre mon oreiller Donald, ma peluche Scratt, mon ordinateur portable et un autre objet, qui ne me quittaient jamais.
La valise prête, je me baissai et sortis une boîte à chat de sous mon lit pour y mettre mon lapin dedans. Après tout, il était hors de question que j'abandonne mon pauvre Pookie !

Mes affaires enfin prêtes, je descendis les escaliers en trombe, manquant plusieurs fois de basculer avec tout mon bazar.
Je griffonnais un mot à l'attention de mes parents, que je collais sur la porte de la salle à manger.
Lorsque j'arrivai dans l'entrée, je vis que la porte s'était refermée. Sûrement un courant d'air...
Je mis un certain temps à refermer la porte d'entrée. En même temps, tourner les clés dans la serrure avec son coude, c'est pas pratique.
Je me résignai alors à poser la cage à chat du lapin (s'il savait qu'on appelle ça comme ça...).

J'arrivai devant le vaisseau toute joyeuse, le sourire aux lèvres. J'entrai et posai ma valise au sol, tout en gardant la boîte où se trouvait mon lapin dans mes bras.

Docteur : Je vois que tu nous as amené un petit compagnon !
Maëlle : Oui, il s'appelle Pookie... Ça ne vous dérange pas si... ?
Docteur : Non, justement, j'ai une pièce dans le TARDIS qui fait office de jardin, où j'ai mis des lapins.
Maëlle : Rassurez-moi, Norbert n'y va jamais ?!

Le Docteur me regarda l'air complètement ébahi.

Maëlle : J'ai lu les histoires de Marguerite, Docteur...

Je lui fis un grand sourire.

Mélanie : Je te propose de t'installer dans ta nouvelle chambre... enfin ta nouvelle chambre, si on veut.
Maëlle : Bonne idée !
TND : On t'accompagne !
Mélanie : Elle est restée telle qu'elle était d'après le Docteur, à condition de ne pas mentionner la poussière.

Elle lança un regard assassin au Docteur qui prit son petit air d'ange qui ferait craquer tout le monde.
Je surpris Mélanie, qui lui tournait le dos, en train de pousser un long soupir.

Après m'être donc installée dans ma « nouvelle ancienne chambre » et avoir déposé le lapin dans la salle que le Docteur m'avait indiqué, je revins dans la salle de contrôle.
Je me stoppai soudain en pensant à une personne précise qui manquait à l'appel ici-même.

Maëlle : Au fait Docteur, je peux vous demander une dernière faveur... ?
Docteur : Ne me dis rien, je lis dans tes pensées !
Maëlle : Comment ça, vous lisez dans mes pensées ?!

J'entendis des pas précipités, puis une voix s'éleva :

Voix : Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c'est... Super GeenEEEtte !
Maëlle : Oh mon dieu, CELIA !!

Le Seigneur du Temps me rendit le sourire radieux que je lui faisais et s'exclama en riant :

Docteur : Alors on attend quoi ?! Allons-y !
Tous : Alonso !

Fin de la première histoire.



          
 

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Dernière édition par Utopia! le Mer 22 Déc 2010 - 01:43; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 21 Avr 2010 - 19:32    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 22 Avr 2010 - 09:56    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Trés bon debut Au boulot !
Citation:
Tom : Euh... C'est quoi le prochain cours ?
Maëlle : Italien !
Tom : Beurk !

Can I kill someone ? Mr. Green
Citation:
Soudain j'entendis un drôle de bruit qui résonna doucement dans le couloir, puis quelqu'un tomba.
Je me retournai et vis Clarisse étendue par terre, les quatre fers en l'air.
Un de ses talons, semblerait-il, se serait subitement cassé...
A côté, je vis Tom ranger discrètement quelque chose dans sa poche revolver, le regard innocent.

Mouahahahahaha !

Citation:
Mélanie : Ah ah, j'en étais sûre qu'elle devinerait qui on est en moins d'une journée !
TND : Mouarf !

Ouais,quelle idée de sortir CPLH aussi :
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MessagePosté le: Jeu 22 Avr 2010 - 10:42    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

J'adore ton histoire avec Frerot et Mel, xd il s'appelle vraiment TOM ? XD

Bon allez passons au commentaire. Que dire à part j'ai aimé, mais qu'il faut la suite.
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MessagePosté le: Jeu 22 Avr 2010 - 17:54    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

L'effet espagnol hahaha !!

Glisse nous encore des petites perles comme cela ... car il y a une suite, n'est-ce-pas ?

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MessagePosté le: Ven 23 Avr 2010 - 12:27    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Merci à vous trois, je suis très ravie que ce premier chapitre vous plaise !! Smile


Anidejee a écrit:

L'effet espagnol hahaha !!

Glisse nous encore des petites perles comme cela ... car il y a une suite, n'est-ce-pas ?


Ça pour des suites, il y en aura ! Smile

Prochain chapitre ce soir ! Smile
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MessagePosté le: Ven 23 Avr 2010 - 16:51    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Chapitre 2 posté !!  

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MessagePosté le: Ven 6 Aoû 2010 - 23:16    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Chapitre 3 en ligne.  

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MessagePosté le: Sam 7 Aoû 2010 - 10:01    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Quoi de mieux qu'une première calme matinée de vacances pour enfin lire cette nouvelle aventure d'Uto et cie.

Je vois que je ne suis pas la seule à avoir été lâchement abandonnée par le Docteur Sad. Je compatis, c'est pas facile à vivre .

Et te voilà repartie dans le train-train du bahut, encore plus rude, surtout quand on sait à quel point tu apprécies tes camarades de classe ^^ Heureusement que tu as quelques exceptions qui semblent faire le poids Smile

Et voilà que l'aventure sonne à la porte de ta classe et que le Doc débarque à la rescousse, flanqué de deux compagnons bien connus de nos services Mr. Green. De belles retrouvailles s'il en est Smile

En revanche, deux choses m'intriguent : la sonnerie de ton lycée (je sais pas mais dum dum dum dum, ça n'a jamais présagé rien de bon) et le lockquartz... Je me demande bien qui est derrière tout ça, parce qu'il y a forcément quelqu'un derrière tout ça... Et j'espère bientôt voir de qui il s'agit.

En tout cas, ça fait plaisir de te retrouver dans tes aventures Mr. Green


Ah, dernière remarque : c'est pas bien de spoiler le Doc en criant comme ça Laughing
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 01:45    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Merci pour ton commentaire, yeles !!
Désolée d'avoir oublié mais :

Chapitre 4 en ligne ! Smile
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MessagePosté le: Dim 16 Jan 2011 - 11:15    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Faut que tu arrêtes d'aller au lycée Uto Surprised ... à chaque fois, ça se termine mal. Et puis après, je te raconte pas les conseils d'établissement, les enquêtes de l'académie... tout ça aux frais du contribuable... Donc à mes frais ! pas content Ben oui, c'est mon académie aussi alors bon... ben quoi ? J'ai pas le droit de... non ? Bon, d'accord, je continue, rha là là, si on ne peut plus rien dire Rolling Eyes

Well, contente de voir que ça se termine bien... en tout cas pour vous (pardon familles tout ça...)

Et te voilà repartie pour d'autres aventures avec notre Docteur chéri. Entre le moment où il te dit "c'est bon, tu peux venir" et celui où vous partez, je m'attendais à voir un truc te tomber dessus pour t'empêcher de partir. Laughing Faut que j'arrête les sucrettes moi

En tout cas, j'ai comme dans l'idée que le duo Célia/Docteur va faire des étincelles Mr. Green
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 19:56    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

hello,j'ai hate de voir le reste ^^ très bonne fanfic, ne t'arrête pas, c'est mon moral qui est en jeu *je suis en total déprime parce que notre monde est si banal et la vie si courte qu'on en fait rien...c'est sur par rapport a notre time lord préféré,c'est pas pareil * bref,j'ai hate de savoir ce qui a de particulier cher toi  vivement ce moment ^^ et aussi, tu ecris de très belle fanfic, je te venere Mort de Rire donc du coup je t'offre mes  ^^
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ten inch? peut-etre...

so, Allons-y Alonzo!!!
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MessagePosté le: Jeu 14 Avr 2011 - 11:32    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3] Répondre en citant

Merci infiniment à vous deux !! Embarassed
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:42    Sujet du message: Back in business... [Chapitre 3]

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