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La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge
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duam78
Lady Of The Tardis
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MessagePosté le: Mer 21 Juil 2010 - 11:02    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant


 

Hello Sweeties !!!!

Suite à la proposition de challenge postée par Booster dans le topic "Doctor Who Fanfics" et après discussion entre Modérateurs à propos de son "utilité" sous cette forme, il nous est apparut que le concept proposé pouvait être le point d'origine d'une nouvelle BOTFic, sous un angle différent ! Smile


Le principe :

Chaque participant ouvre son lecteur mp3 (portable ou sur son ordinateur), choisit le mode "shuffle" (lecture aléatoire des pistes) et met en route la lecture.
La première chanson qui se chargera sera le point de départ du One-Shot.
(il est évident que si vous tombez sur une musique instrumentale ou dans une langue que vous ne maîtrisez pas, ce sera la chanson suivante qui sera prise en compte)

NE TRICHEZ PAS ... Même si la chanson "imposée" est ridicule ou totalement dépassée, jouez le jeu et écrivez dessus. Wink MERCI

Je m'explique Wink
si je tombe sur : J'ai le blues de toi : mon OS aura pour sujet ... ten qui se languit de Rose ou alors Jack qui déprime après Day 5 ... etc ...


Contraintes :

* Toutes les séries sont autorisées : TW, DW, SJA, voir Crossover
* Toutes les saisons confondues peuvent être utilisées : Si le One-Shot concerne la Saison 5 de DW : ne pas oublier de prévenir que l'OS contient des SPOILERS
* Tous les personnages sont autorisés
* Pas de fic "meeting" (on ne fait pas intervenir de personnes réelles (soi-même, amis, acteurs réels...)
* La fic doit s'intégrer dans le "canon" de la série (c.à.d. :  toutes les idées sont possibles, mais elles doivent rester cohérentes avec la mythologie et les événements des épisodes/saisons précédent(e)s.)


Afin de réaliser un challenge qui se tienne, un « règlement » a été mis en place :

Citation:
Indications techniques :
1. Police : Times New Roman
2. Taille : 12.
3. Nombre de mots entre 1800 et 2500 par OS (+ ou - 10%)
4. Un site utile pour orthographe, conjugaison, synonymes, définition ==> http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm



Déroulement :
1. Inscription des auteurs (par MP à Duam78 pour éviter la multitude de posts inutiles dans le topic)
2. Inscription des Betas (idem par MP à Duam78)
3. Ecriture des One-Shots par les auteurs
4. Mise en ligne des OS.



Quels délais ?
1. L’auteur aura jusqu'au 30 septembre 2010 pour écrire son OS.
2. Le titre de l'OS devra être le titre de la chanson (accompagné du nom de l'interprète)
2. Sitôt l'OS fini (et relu), il l’envoie par MP au Beta qu’il aura choisi.
3. Le Beta aura également jusqu'au 30 septembre pour faire les corrections nécessaires et reverra la version finale à Duam78 (par MP)
4. Lorsque tous les OS auront été renvoyés dans la limite de temps imposée, un tirage au sort désignera l'ordre de postage. Je posterai ensuite les différents OS au fur et à mesure ( 1 par semaine ou plus si le nombre de participants le permet)


Calendrier prévisionnel :

21 juillet - 31 juillet : inscriptions des auteurs et des betas auprès de Duam78 (par MP)
30 septembre : fin du temps imparti pour faire parvenir les OS et tirage au sort de l'ordre de passage
1er octobre : Mise en ligne du 1er OS suivant l’ordre de passage.



Voilà, j'espère ne pas avoir été trop directive, mais si on se lance dans cette aventure, il faut le faire bien Wink
ça peut paraître rebutant, mais croyez-moi, ça l'est moins que ça n'y paraît Laughing  

 
&   sur une idée de Booster


PS: Pour toutes informations, explications supplémentaires n'hésitez pas à poster après ce post Wink nous vous répondrons rapidement ^^
_________________

http://drolededuam.hautetfort.com


Dernière édition par duam78 le Mer 25 Aoû 2010 - 12:46; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 21 Juil 2010 - 11:02    Sujet du message: Publicité

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duam78
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MessagePosté le: Mer 21 Juil 2010 - 11:03    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant



ici seront postés les OS au fur et à mesure





Titre de l'histoire : Highway to Hell.
Fandom : Doctor Who / Torchwood
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : End Of Time
Rating : k+ ou T
Genre : Angst, one shot, Drama, horreur, desespoire, malchance... Autre.
Note de l'auteur : Histoire se passe après la saison 4, et de the end of time, ne pas tenir en compte la saison 5. Bonne lecture.


Musique : Highway to Hell of AC/DC



Citation:
La foudre zébrait le ciel grisâtre, elle illuminait le destin tragique que venait de subir l’Univers. La pluie martelait sur le sol comme les baguettes sur un tambour. Le ciel pleurait, pleurait comme une partie de l’univers.

Gwen Cooper regarda sa fille, puis le CD posé sur son bureau. Elle savait ce qui se passerait si elle l’utilisait, pourtant ce ne fut pas difficile pour elle. Elle le prit, l’enfonça dans le lecteur de son ordinateur.

- Je suis sur l’autoroute de l’enfer.

Rhys se tourna vers sa femme qui venait de parler. Il se demandait ce qui lui arrivait. Depuis la fin de Torchwood, elle restait sans rien faire, et là elle fixait étrangement le CD en face d’elle. Les larmes coulaient le long de ses joues sans pouvoir s’arrêter. Le Docteur n’était plus. Jack avait disparu. Et maintenant ce disque qui venait de nulle part. Elle ne savait plus que faire. A cet instant elle aurait aimé ne plus se rappeler, elle aurait préféré que la pilule de Jack fasse effet. Elle l’aurait tellement souhaité, tellement supplié qu’elle s’en voulait d’avoir été aussi perspicace ce jour-ci.

- Hé Maman, regarde-moi.

Gwen s’arrêta de réfléchir, elle regarda son enfant, les larmes coulaient toujours, on aurait pu croire qu’elles ne se tariraient jamais, comme la Tamise. L’enfant passa sa manche sous ce visage pitoyable, cette expression que prenait sa mère au fil du temps qui passait.

- Je suis sur la route de l’enfer.

Elle prononça ses dernières paroles, elle ne jeta même pas un regard vers sa fille avant de partir, ne répondit même pas à son mari.

Elle devait sortir, l’UNIT l’attendait dehors, ça faisait plus d’une heure de cela. Elle ne prit même pas le temps d’écouter que déjà elle avait les mains levées. L’UNIT s’avança, et lui passa les menottes. En ce moment, le groupe la croyait folle :

- Et je m'y enfonce jusqu'au bout.

Ils montèrent dans la voiture, la femme à ses cotés, resplendissait par le regard qu’elle lançait. Les deux adultes étaient sans vie, elles perdaient peu à peu leur envie, leur plaisir à la vie. A la radio, la chanson qui passait, portait le doux nom de Highway to Hell, elle montrait leur état de penser.
La voiture roulait vers un lieu que peu de monde connaissait, chacune des secousses montrait un changement de vitesse.
Un jeune homme fixait les deux jeunes femmes, un sourire sur ses lèvres séchées où la peau morte se voyait.

- Êtes-vous vraiment prête miss Cooper ?
- Mes amis seront aussi là-bas.
- Oui, bien sûr.

L’homme sourit. Une vengeance se mangeait bien froide. Pensa-t-il. Et cette fois-ci, elle serait très jouissive.

« I'm on the highway to hell
on the highway to hell
highway to hell »


Le véhicule ralentit dans un dernier tournant, il s’arrêta, et la destination fut bientôt dévoilée. Gwen, suivie de sa nouvelle « amie » descendirent, l’une des mains de l’ancienne membre de Torchwood était guidée par l’homme qui venait de parler. L’autre tenait celle de la jeune femme blonde.

- Rose Tyler. Je ne pensais pas que ce serait si, euh, simple de capturer le BADWOLF.

Elle le regardait, elle n’avait aucune once de peur dans l’expression qu’elle abordait. Quelle peur pouvait-elle avoir, elle venait de tout perdre, tout, une nouvelle fois. Mais elle ne savait pas ce qui l’attendait à ce détour.

Elles rentrèrent de force dans ce qu’elles pouvaient décrire comme un temple, ou une ancienne prison. Les murs en briques rouges, les fenêtres, plutôt des meurtrières de vieux châteaux étaient barrées par du fer. La porte d’entrée, immense, pouvait laisser passer des éléphants.

Les portes s’ouvrirent, laissant entr’apercevoir le grand corridor qui les amènerait à leur destination finale. Il était sobre, sans aucune décoration, ni de tableau peint à la main, ni de cadre de photo de famille, seule les toiles d’araignées pouvaient faire office de décor, et des plus lugubres. Certaines étaient abandonnées de leur créatrice, trop usées par leurs proies, d’autres étaient en construction, les fils se rejoignant sous les pâtes expertes des tisseuses de mort.

Tout ce beau monde fut dérangé en peu de temps par les pas, sans aucune discrétion, des nouveaux venus. Gwen ne se repérait pas, elle avait abandonné depuis peu ses envies, et des envies qu’elle avait oublié depuis le départ de Jack. Un endroit attira le regard de Rose, toujours le même depuis qu’elle connaissait le Docteur. Cela la suivait partout dans cet univers.

- Deux mots.

Deux mots écrits en grand dans le couloir du bâtiment. Deux mots comme elle avait soufflé à Donna Noble, deux mots qu’elle avait créé elle-même.

Deux mots. BAD WOLF


- Vous les voyez-vous aussi miss Tyler. Cette phrase qui vous a suivi toute votre misérable vie humaine, ce moment passé avec le Docteur.
- Qui êtes-vous ?
- Je ne vous rappelle rien ? Normal, je n’existe pas. On m’a effacé de vos mémoires.

« L’homme était blond. » Voila un indice que venait de découvrir Tyler. Couleur de cheveux : blonds. Elle ne connaissait personne en blond, pourtant lui, semblait la connaître. Gwen était toujours dans ses pensées, une chose, un moment de sa vie lui revint en mémoire, mais ça disparut aussi vite. Leur chemin ne s’était pas arrêté pour autant, ils continuaient à marcher dans ce couloir aux allures pas très engageantes. Les derniers rayons de lumière furent balayés par la nuit pesante. Une pierre raclée par un couteau alluma un feu qui défit l’apesanteur du lieu.

- Pourquoi m’avoir fait venir depuis l’autre monde ?
- Il me faut quelque chose dont vous êtes recouverte miss Tyler.

« L’homme avait les yeux marrons. » Voici le deuxième indice pour Gwen, même si ça ne lui rappelait rien, encore une fois. Quelques pas plus loin, ils se retrouvèrent enfin là où ils devaient être. Une nouvelle porte, encore une, plus petite que la précédente. Elle était décorée de petits carrés, deux à chaque pan. En plein centre, un plan y figurait. Le schéma représentait une grande salle, un cercle surélevé en son centre. La pièce était représentée par un carré, oo un cercle entourant celui surélevé. Gwen ne regardait pas le dessin, focalisée sur d’autres sujets.

- Je suis sur la route pour la terre promise. Ria-t-elle.
- Oui Cooper, vous l’êtes.

Aucune réponse ne sortait de sa bouche, elle chantait simplement les paroles d’une chanson. Son cerveau avait fait fis de ce qui l’entourait depuis ce CD sur sa table. Ce simple disque qui avait anéanti sa vie. Cette mort pour plus de souffrance. Ce bruit qui lui revenait aux oreilles sans savoir d’où il venait. Tout ceci la rendait folle. Elle n’en pouvait plus. Elle allait faire souffrir, sans savoir qui, ni pourquoi ?

Elle ne souriait pas, ça lui aurait servi à quoi ? Elle n’exprimait aucune émotion.

- Que lui avez-vous fait ?
- Rien, juste un petit truc de rien du tout.
- Le Docteur vous retrouvera, et…
- Bien sûr qu’il me retrouvera, je suis là pour ça, qu’il me retrouve. Il sourit sur sa dernière phrase, une peur sans nom s’attaqua au reste de confiance de l’ex compagne du Docteur.

Les immenses portes s’ouvrirent, révélant son décor, identique au plan. Le cercle central surélevé, le grand cercle entourant le petit. Seul hic, le schéma n’avait pu inscrire la dizaine de personnes qui se trouvait autour de ce qui pouvait s’apparenter à un autel. Toutes les têtes se tournèrent vers le nouveau groupe d’arrivants.

Rose, et les deux autres se sentaient observés, examinés dans le moindre contour de leurs formes, de leur visage. Terrorisés, ce mot pouvait faire ressentir le malaise des arrivants.

- Enfin arrivés, qu’en pensez-vous chers nouveaux amis ?

Ils balayèrent la salle de fond en comble, aucun visage ne leur était familier. Leur vision s’arrêta sur un lieu bien à l’abri des regards. Un lieu discret, où un animal bougeait, terrorisé. Gwen ne reconnut pas la personne, du moins, elle n’en avait pas l’envie. Rose, elle, le reconnut immédiatement, en face d’elle, tapis dans le coin, se trouvait Jack Harkness.

- Jack ? Jack ? C’est Rose Tyler. Jack.

Il ne répondait pas, il se retourna pour voir un visage familier. Un sourire s’afficha sur un visage endolori. Les lèvres sèches, il ressemblait étrangement au conducteur. Rose voulut avancer, une main l’en empêcha. Elle se retourna vers celle-ci, et vit Gwen. Gwen qui la détournait de Jack. Elle se demandait pourquoi il ne parlait pas. C’était étrange de sa part. Elle le regarda plus attentivement, il était effrayé. Apeuré même, du sang coulait le long de ses lèvres.

- Oui, miss Tyler, Jack ne parle pas. D’un fait tout simple. Il n’a plus de langue. Il sourit encore une fois.
- Non.
- Et ne comptez pas sur le fait de son retour à la normale, du moins pour le moment. Ah et oui, les temps changent, la vie en fait autant. Notre Docteur est mort. Un autre a pris sa place. Ma vengeance ne sera pas la même, alors Gwen Cooper, Rose Tyler, Jack Harkness, écoutez pour la dernière fois résonner les tambours.

Tap Tap Tap Tap.
Tap Tap … …


- Ce bruit incessant e disparu. Enfin, je ne suis pas fou, il existe, et vient de s’éteindre. Le Docteur avait faux, le plus grand fuyard avait faux, il est comme moi. Il va devenir comme moi.

Il sourit encore et toujours. Gwen, et Rose ne comprenaient rien de ce qui se déroulait sous leurs yeux. Jack avait une petite idée.

- Le renouveau du Docteur est proche. Et moi, le Maître affirme que ça vas faire mal, le faire souffrir. Vous m’entendez Docteur ? Je vais vous faire souffrir, pour l’éternité.

Il regarda Rose, prit un morceau de papier et le colla sur ses lèvres, il riait.

- Voilà pourquoi vous êtes là miss Tyler. ADN, vous avez l’ADN du Docteur sur vous.

Personne ne répondait, et le Maître continua.

- Vous me prenez pour un fou miss Tyler ? Oui ? Non ? De toute façon, je viens de mentir. Je n’avais pas besoin de vous pour avoir l’ADN du Docteur. Cela fait longtemps que je l’ai. Vous êtes là pour le faire encore plus souffrir. Vivre par la mort de la personne qu’il aimait. Quoi de pire dans une vie de Seigneur du Temps ?

Personne ne parlait, le Maître monologuait tout seul, dans le vide.

- Ah, une dernière chose, ne tentez rien Miss, sinon je vous tue tous.

Il alla au centre du cercle, et déposa l’ADN du Docteur. Il regarda autour de lui. Ils étaient près à sauver le Docteur. Tout cela lui plaisait. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt. La plus grande des vengeances.

- Admirez mon œuvre. Admirez le renouveau.

Ils étaient là, entourant l’Autel qui bientôt ferait naître un nouveau Docteur. Leur énergie s’envola vers la pierre centrale, comme de la fumée déplacée par le vent. Gwen regardait sa force la quitter, tout comme pour Rose, et Jack. Elle commençait doucement à se remettre de son état. Elle se souvenait petit à petit, comme si on avait guidé ses pas, qu’on contrôlait son corps. Elle s’en remit rapidement, mais c’était trop tard.

Dans la fumée, le buste du Docteur apparaissait. Il regardait inquiet les hommes en face de lui. Il admira Rose, puis Gwen. Pour finir sur Jack. Il reconnut une voix. Celle du Maître.

- Docteur, je suis content de vous revoir. Vous je ne le pense pas. Vous comprenez ce qu’il se passe. Oui j’en suis sûr. Les tambours ont enfin disparu.

Il regarda droit devant, comprenant ce que disait le dernier Seigneur du Temps. Ils étaient pourtant tous les deux morts, du moins, lui avait changé de forme. Mais le Maitre, lui… Il avait survécu au Seigneur du Temps, comment avait-il fait ? Le Docteur ne le savait pas, et ça lui faisait peur, le Maitre continua à le regarder, toujours souriant.

Aucun sourire ne s’affichait, une tristesse se peignit à la place. Il balaya les alentours, suppliant par le regard les personnes qui allaient le sauver en se sacrifiant. Il ne voulait pas voir ça. Il ne voulait pas y participer. Il hurla à plein poumons.

- Non, je vous en supplie ne continuez pas. Vous allez mourir.

Le nuage se faisait plus net, l’homme qui apparaissait se voyait plus facilement, les cheveux bruns, en bataille. Ses yeux marron rappelaient la couleur de son costume, tout aussi marron. Il regardait le Maitre, celui-ci riait. Puis regarda le Docteur pour lui dire.

- Comment j’ai fait pour survivre au Seigneur du Temps ? Comment j’ai fait pour te ramener à la vie ? C’est simple, rien de plus simple. Je me suis caché, j’ai attendu longtemps. Puis je me suis régénéré, vas savoir comment. Il sourit, haussa des épaules. Et puis je suis allé te chercher. Et qu’ai-je vu ? Pas celui que je voulais. C’était moins drôle, tu ne m’as pas vu toi, toi, je veux dire ton autre toi, celui qui t'a succédé. Après ta mort. Il reprit son souffle, pour continuer. Oui, je ne pouvais pas me venger de toi, ce que je voulais. Alors j’ai eu l’idée du génie que je suis. Te faire revivre. Docteur ?
- …

Il écoutait simplement la tirade de Maître, il ne pouvait rien faire. Il était abattu, plus encore que la fois où il avait dû supprimer Donna. Il le supplia de faire tout cesser.

- Non, Ma vengeance ne fait que commencer. Tu vas revivre, avec sur la conscience, la mort de tes amis. A oui, sauf Jack. Il est immortel…

Gwen regarda ses amis, affolée, elle dit sa dernière phrase :

- Personne ne va me ralentir. Comme une roue qui va tourner. Personne ne va m'en empêcher.

Elle se réveilla d’une léthargie, entendant les tambours raisonner. Une image en tête, le Maître la contrôlant.

- Je suis sur la route de l’enfer.


FIN.


Titre de l'histoire : L'Iris et la Rose.
Fandom : Doctor Who
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : aucun
Rating : k+


Musique : « L’iris et la rose » – Renan Luce


Citation:
Un homme, une femme. Ils s'aiment. La routine. Un enfant. Une vie.

- « Hey, tu veux que je te joue une chanson, petite loutre ? » demanda 'John'.

La petite fille sourit d'un air espiègle. La petite loutre avait trois ans. Généralement, les enfants à cet âge préfèrent faire les fous et ne tiennent pas en place. Mais le papa avait trouvé son point faible. Le piano. Et le papa adorait ça.

Il prit sa petite loutre, la posa assise sur le piano et régla la lumière. Un brin romantique, mais c'était magique.
Le papa s'installa au piano. La petite le regardait de ses grands yeux colorés.

- « C'est ta chanson. » murmura le père.

Puis commença la mélodie.

« Une guêpe s'envole, se pose, butine » Il repensa à Rose... Au Docteur...
« Et l'image cogne à ma rétine » Tout cet immense bonheur...
« Mais déjà mon regard est loin » Mais maintenant il n'y a plus rien…
« Je n' sais plus voir le quotidien » Il n'était plus le Docteur... « Plus que quelqu'un ».

« J'aimerais me réveiller sans mémoire » John Smith voudrait oublier
« Redécouvrir c'que j'peux plus voir » Remonter le temps
« J'ai écrit une petite annonce » Revenir quand ils étaient si liés...
« Un mois déjà, pas de réponse » Mais leur amour est mort maintenant

(Refrain)
« Cherche regard neuf sur les choses » Peut-être parce qu'il n'est qu'une pâle copie?
« Cherche iris qui n'a pas vu la rose » Avant lui Rose l'aimait
« Je veux brûler encore une fois » Il aimerait tellement que tout soit fini
« Au brasier des premières fois » Sa solitude recommencerait

« Je veux revoir ma première fleur, » Revoir Rose
« L'accompagner, jusqu'à c'qu'elle meure » Réparer les erreurs
« Et découvrir une flaque d'eau » Soigner tous ses maux
« Comme une porte pour descendre en haut » (La petite fille écoutait intensément)
« J'irais dimanche à Orly Sud voir le métal s'prendre pour une plume » (John lui tira la langue)

« Ouvrant les doigts, joignant mes pouces » Ils riraient tous
« J'verrais mon ombre » Plus de malheur, plus d'ombre
« Lui faire la course » Le bonheur continuait sa course

« Cherche regard neuf sur les choses
Cherche iris qui n'a pas vu la rose
Je veux brûler encore une fois...
Au brasier des premières fois »

« Cent ans lui sont, » Océane remarqua que son papa semblait triste
« Comme prise au piège
Je devinerais mes premières neiges
Battant des mains comme un enfant » « Ca, c'est moi! » s'exclama Océane.
« J'm'entendrais rire
"Eh c'est tout blanc" »

« Je veux poursuivre des nuages noirs » Flash-back nostalgique de tous ses ennuis...
« Au grand galop » De ses courses effrénées...
« Sur les trottoirs » Sur des vaisseaux spatiaux
« Sous la tourmente » La déprime parfois...
« Au mur du vent » Mais il avait eu une « docteur »
« Les parapluies deviennent vivants » Et le Seigneur du temps allait mieux

« Cherche regard neuf sur les choses » Mais il n'était qu'une pâle copie
« Cherche iris qui n'a pas vu la rose » Le quotidien avec Rose les avait détruits
« Je veux bruler encore une fois » Ils avaient tout oublié
« Au brasier des premières fois » De leur amour passé

« Mais j'ai croisé sur mon chemin » Flash-back d'Océane
« De grands yeux bleus » De la première fois qu'il l'a prise dans ses bras
« De blanches mains » Ses tout petits yeux
« Ces menottes ont pris mes poignets » Son grand sourire d'ange
« Et ce sont ces yeux qui m'ont soignés » A nouveau le pseudo Docteur régénérait

« Des parapluies se sont ouverts » Il regardait Océane dans les yeux
« Un grand avion a fendu l'air » Océane trouvait qu'il avait des yeux bizarres
« A déversé ces doux flocons » Ils allaient courir
« Tout était blanc, tout... non » Ne pas perdre leur héritage

« A nos pieds, brillait quelque chose » 100% Seigneurs du temps
« Et mes yeux ont reconnu la rose » Ils allaient voir d'autres soleils
« J'ai brulé tout contre toi » Explorer l'Univers
« Au brasier d'une première fois » Comme un renouveau...

- « Ma loutre, ça te plairait d'aller voir des extra-terrestres et d'aller sur Mars ? » demanda John.
- « Maman dit que ça existe pas les aliens. » répondit-elle.
- « Bah, on va aller les voir ! » rétorqua-t-il.
- « Avec toi ? »
- « Tout les deux. » affirma le Gallifréen.
- « OUAIS !!! »

Titre de l'histoire : Violet Hill
Fandom : Doctor Who
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : DW 4x18 End of Time
Rating : k+


Musique : Violet Hill de Coldplay


Citation:
2005, January the first

« Was a long and dark december... »

Une fine pellicule blanche recouvrait le Powell Estate en cette nuit de la Saint-Sylvestre. Minuit était passé et tout le monde fêtait chez soi, bien au chaud, la nouvelle année. Personne ne s'aventurait dehors.. Oh non, juste peut-être un fumeur qui ne voulait pas gêner avec son addiction bien ennuyante. Personne ne remarquait l'homme au long manteau marron dans la pénombre,c'était pour le mieux. Puis elle arriva.

« From the windows they were watching while we froze down below. »

Il la reconnu tout de suite. Ses long cheveux blonds et ses yeux pétillants. Rose Tyler. Elle n'était pas seule, oh non. Elle était accompagnée d'une des plus dangereuse femme de l'Univers: sa mère, Jackie Tyler. La meilleure gifleuse de toute la création. Il sourit en voyant que la jeune Rose se disputait avec sa mère. Certaine choses ne changent jamais. Mais comme toujours, elles se séparèrent en bons termes, Jackie Tyler allant terminer la nuit avec un petit-ami, ne sachant pas qu'elle allait bientôt retrouver l'homme qu'elle avait toujours aimé. Enfin pas tout à fait, mais il ne faut pas en demander trop à l'Univers.

Il la regarda se diriger vers la porte de l'immeuble, heureux de la revoir une dernière fois. Il essaya de se contrôler mais laissa échapper un gémissement de douleur. Elle se tourna vers lui et lui demanda, en fille bien qu'elle était:

« Est-ce que ça va l'ami?
-Oui.
-On a trop bu?
-Quelque chose comme ça.
-Il est peut-être temps de rentrer à la maison.
-Oui.
-Peu importe. Bonne année.
-Vous aussi. »

Toujours aussi gentille. Et son sourire, ce sourire qu'il n'oublierait sûrement jamais. Elle rayonnait. Elle reprit son chemin, voulant rentrer chez elle se faire un thé bien chaud puis aller se coucher. Puis il demanda sans trop réfléchir:

« En quelle année sommes-nous?
-Bon sang combien avez-vous bu?
-Ben...
-2005, le 1er Janvier. »

« If you love me, won't you let me know ? »

2005, l'année où elle rencontrerait presque par hasard un homme aux grandes oreilles et à la veste de cuir qui l'emmènerait voir les étoiles et changerait sa vie à jamais. Mais il n'avait pas le droit de lui dire, non. Le fait de venir la voir était déjà dangereux mais en plus modifier la ligne temporelle... Il était mourant, pas inconscient. Il lui aurait bien dit qu'un jour elle serait à ses cotés dans une boîte bleue plus grande à l'intérieur, qu'elle l'aiderait à sauver l'Univers à plusieurs reprises. Il aurait aimé la prendre dans ses bras, la tenir contre ses cœurs... Au lieu de cela, elle le prenait pour un humain ivre après un réveillon du Nouvel An.

« 2005. Je parierais que vous allez avoir une super année.
-Ah oui? »

Il lui fit signe positif de la tête sans rien dire. S'il ne pouvait pas lui dire la vérité, il pouvait au moins lui donner un peu d'espoir. L'espoir qu'un jour, cette simple vendeuse, fille de coiffeuse et d'un inventeur décédé, pourrait avoir accès à quelque chose de mieux.

Elle le regarda avec un sourire aux lèvres. Puis, voyant qu'il n'y avait rien d'autre à dire, elle dit simplement:

« Ok, à la prochaine. »

Oh, il y aurait une prochaine fois pour elle! Il espérait juste qu'elle ne se souviendrait pas de son visage. Et puis, qui se souviendrait d'un inconnu qui lui avait demandé la date, une nuit de la Saint-Sylvestre, personne.

Il la regarda monter les escaliers, souriant puis rassembla le peu d'énergie qui restait dans son corps et se dirigea vers le Tardis.


*Les parties en italique sont des extraits de la chanson



Titre de l'histoire : Feeds the Birds

Fandom : Doctor Who
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : aucun
Rating : K


Musique : Feeds The Birds - Marry Poppins


Citation:
Feeds the birds (Mary Poppins)


Le Docteur voltigeait comme à son habitude autour des commandes du Tardis, sous le regard fatigué de Rose. Ils venaient de courir au premier marathon d’Athènes en poursuivant un lézard-Jésus d’un mètre. Ce maudit alien ne montrait aucun signe d’épuisement. Le Docteur prévoyait leur prochaine destination avec un débit de parole normal pour lui, c'est-à-dire, à mille mots la minute.

- …les Quasars sont les objets les plus brillants connus dans l'univers. Ils peuvent libérer autant d'énergie que mille milliards de soleils… Ce bon vieux Walt Disney, c’est un génie, mais il est trop gamin… le mont Fujiyama… Voie lactée… Léonard de Vinci…Hitchcock…

Rose était larguée. Elle s’était assise sur le siège en face de la console et sombrait un peu plus dans l’inconscient à chaque phrase du Docteur. A un moment, elle n’entendit plus rien. Elle ouvrit les yeux et vit le Docteur immobile et silencieux, avec une étrange expression, mélange de tendresse et de bonheur.

- Qu’est ce qu’il y a ? Questionna Rose, étrangement lasse.
- Vous vous êtes endormie.

La jeune femme s’étira, pendant que le Docteur se remit à piloter le Tardis.

- Je crois que l’humaine que je suis à besoin de repos, Docteur, dit Rose en montant les escaliers du Tardis.
- Dormez bien Rose répondit celui-ci.

La compagne du Docteur, en tant qu’humaine, devait dormir. Une chose que le Docteur n’avait apparemment nul besoin. Pendant ce temps, le Docteur faisait des réparations, trafiquait sa console, bref, il s’occupait.
Cette nuit là, le voyageur devait attendre la fin d’une réinitialisation neutronique due à une ultra réfraction du cristal photonique pour continuer ses bidouillages. Cela lui permettait donc une petite pause. Il décida donc de lire un peu et s’en alla vers la bibliothèque pour choisir ou ouvrage. Sur le chemin, il passa devant la chambre de Rose, entrouverte. Il s‘arrêta, et regarda par l’embrasure de la porte.

La jeune fille s’était installée sous sa couette, apparemment vêtue d’un pyjama jaune à motifs de petits oursons. Les traits du visage détendus, la respiration calme, elle dormait du sommeil du juste. Cette vision enchantait le Docteur. Réveillée, elle était vive, joyeuse, forte et déterminée. Mais dans son sommeil, elle devenait d’une douceur et d’une… vulnérabilité attachante. De femme, elle se changeait en enfant. Cette vision émut le Docteur. Il voulut le temps d’un instant s’allonger près d’elle, la serrer dans ses bras et la bercer.

Mais il se ravisa.

Il s’éloigna à pas feutrés et se dirigea vers son grenier. Il ouvrit une grosse malle recouverte de poussière et se mit à fouiller. Au bout d’un moment, il trouva ce qu’il cherchait et cela alluma une étincelle dans ses yeux. Le Docteur se releva et se rendit dans la salle de commande du Tardis avec sa trouvaille dans sa poche. La réinitialisation étant terminée, le voyageur le remit en marche et programma sa destination, tout en essayant de ne pas trop secouer le vaisseau.

La boîte bleue atterrit donc un soir d’hiver des années 1990, dans le Powell Estate. Quelques flocons voletaient de-ci de-là, mais ne promettaient pas de belles batailles de boules de neiges au petit matin. Le voyageur fit voler silencieusement sa boîte bleue jusqu’à un certain étage, et le mit en vol stationnaire devant une fenêtre. Il s’apprêta à rentrer quand il entendit des pleurs d’enfant et qu’une lumière s’alluma dans la chambre, éclairant une jeune Jackie Tyler en robe de chambre se précipita au dessus d’un lit pour consoler une petite fille blonde.

- Oh, ma chérie qu’est ce qu’il y a ? Demanda la jeune maman
- Cauchemar… murmura la petite fille, en hoquetant.
- Encore cette plage avec le méchant loup ?
- Voui…

Jackie se pencha et prit sa fille dans ses bras, tout en chuchotant des paroles rassurantes à la petite Rose. Le Docteur, de sa fenêtre, fondit devant la scène. L’amour d’une mère pour son enfant. Quand elle se fut calmée, sa mère la remit au lit, et s’installa dans un rocking chair à côté d’elle, lui caressant les cheveux. Elles restèrent un moment dans cette position, en silence. Puis, le Docteur entendit l’enfant demander :

- Maman ? Tu peux me chanter la chanson des oiseaux s’il-te-plaît ?

Jackie sourit, et commença à chanter cette chanson. Feed the birds, de Mary Poppins. Le Docteur en était bouleversé. Il voyait une autre facette de Jackie Tyler. Toujours trop protectrice, naïve, superficielle, emportée (sa joue s’en rappelait) … En cet instant, le Docteur la voyait très maternelle, douce et attentive envers sa fille. Elle lui donnait chaque jour tout ce qui faisait de Rose une personne bienfaisante. Rien que par cette chanson, elle lui transmettait la générosité. C’était magnifique.

Quand la chanson fut terminée, Jackie embrassa sur le front sa fille endormie et quitta la chambre. Le Docteur put alors agir. Il ouvrit la fenêtre avec son tournevis sonique (en essayant d’étouffer le bruit strident pour ne pas réveiller mini-Rose) et s’engouffra silencieusement dans la chambre. Il sortit de sa poche son cadeau et le déposa près de l’enfant. C’était un petit ourson blanc. Un souvenir d’avant la Guerre du Temps. Il l’avait confectionné lui-même pour…

Non. Il ne voulait pas, il ne voulait plus se rappeler d’eux. Il devait tourner la page, et les oublier.
Il regarda une dernière fois la petite fille blonde et s’en alla vers le Tardis.

Au moment ou le voyageur ferma les portes, Rose redescendit en courant vers lui, plus énergique qu’une pile électrique.

-Alors Docteur, prochaine destination ? Vers l’infini et au-delà ? La 35ème Lune d’Adamia ? Le Big Bang ? La fête de la proclamation de la suprématie des Bananiens sur les Pomonans ?
- Angleterre répondit simplement le Docteur, refroidissant l’enthousiasme de Rose. J’ai deux -trois mots à dire à Mary Poppins, ou à son auteur, puisque c’est un personnage de fiction... Il y a de l’extraterrestre dans l’histoire ! Comment a-t-elle trouvé l’idée de sauter dans un autre monde par un dessin ? Et le thé dans les airs ? ça aurait pu être une bulle d’anti-gravité…Ce dont je suis sûr, c’est qu’elle a piqué la technologie des Time Lords pour sa valise !

Et c’est sous les éclats de rire de Rose que le Tardis vogua vers de nouvelles aventures.


Titre de l'histoire : The Ghost Who Walks

Fandom : Torchwood
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : Aucun
Rating : PG
Bêta : Rhéa S

Musique : The Ghost Who Walks - Karen Elson


Citation:
Un bar musical, l'happy-hour était passée déjà depuis plusieurs heures, un homme en observait un autre à son insu. Comme si souvent me direz-vous… ces lieux servaient à boire, à se détendre entre amis, à faire plus ample connaissance ou plus communément à faire des rencontres. Et pour cela, l'observation qui servait à trouver la perle rare, à évaluer ses chances de conquête, était un moyen classique de parvenir à ses fins. Mais pas cette fois, l'un des deux avait suivi l'autre à son insu. Il était venu le récupérer même s'il ne le savait pas encore.

Le plus jeune des deux s'était conformé à ce schéma bien établi que je viens de vous exposer. Le premier soir, plutôt ténébreux, il avait d'abord noyé son chagrin dans la boisson. Reprenant courage, il avait plongé avec appréhension dans ce monde banal dont il avait perdu l'habitude. A son grand étonnement, sa compagne de comptoir était tout à fait à son goût. Elle semblait dans le même état que lui, bien que plus attirée par la musique, elle quittait épisodiquement son tabouret pour arpenter avec grâce la piste de danse. Il voulait l'aborder mais il n'avait pas le cœur à aller danser. Il lui offrit un verre, peu sûr de lui, alors qu'elle était réapparue au comptoir pour s'en commander un. En quelques phrases, sa maladresse l'avait fait rire et quelques verres plus tard les rires s'étaient transformés en fous rires. Ils avaient partagé une soirée agréable et s'étaient séparés aussi étonné l'un que l'autre de cette rencontre espérée mais pour ces deux êtres solitaires, finalement inattendue.

Ils s'étaient donnés rendez-vous au même bar, cela avait si bien marché la première fois, pourquoi changer ? Après quelques verres rapidement consommés pour détendre l'atmosphère, ils avaient entamé une conversation enjouée, parlant de tout et de rien, de cette panique dans le centre ville, de leur enfance, de leur travail respectif, de livres, de café ... Ils se découvraient beaucoup de points communs, semblaient aussi solitaires l'un que l'autre, peut-être également, aussi malheureux l'un que l'autre. Cela pouvait être étonnant ce que l'on arrivait à confier à une personne parfaitement étrangère et qu'on ne pourrait jamais avouer à un proche. Même s'il avait caché que c'était avec un autre homme, Ianto se sentait ragaillardi après s'être épanché auprès de Jill de ses peines de cœur. Elle l'avait compris et l'avait gentiment entraîné sur la piste de danse.

Jack ne perdait pas une miette de ce spectacle inédit, coincé dans un angle sombre du bar, il faisait tout pour ne pas se faire remarquer, chose peu évidente pour un homme de sa stature. Malgré sa discrétion, il avait attiré quelques convoitises qu'il avait repoussées manu militari. Il était venu voir ce que son jeune loup faisait de ses soirées, loin de lui. Jouant au fantôme, il était à l'affût.

Depuis plusieurs jours, ils n'avaient pas partagé leurs soirées et encore moins le lit, il trouvait Ianto tendu, distant et lui se sentait seul. Il n'avait pas vraiment l'habitude de s'imposer, il était alors sorti chercher la compagnie qui lui faisait défaut. Il n'avait pas trouvé chaussure à son pied, lui pourtant si rarement difficile. Il avait réitéré ses tentatives plusieurs soirs. Après une longue discussion avec une belle jeune femme, esseulée et manifestement consentante, il s'était résolu à l'idée … qu'il voulait Ianto. Il l'avait plantée sur-le-champ, une première qui les avaient abasourdis autant l'un que l'autre. Mais Ianto le fuyait, la journée comme le soir venu. Il ne relevait pas ses sous-entendus, évitait tout contact physique et plus grave que tout, il évitait son regard. C'était nouveau, désagréable et incompréhensible. Après son absence, Ianto l'avait aidé à surmonter ses angoisses, il s'était montré attentionné, Jack l'avait même entraîné à un vrai rendez-vous galant comme il lui avait proposé. Tout allait pour le mieux de son côté, mais apparemment pas pour son jeune amant. Non vraiment, il ne comprenait pas ce qui se passait …

Le voir évoluer sans retenue sur la piste de danse accompagné d'une jolie jeune femme éveillait en lui des sentiments étranges qu'il tentait de faire taire sans succès. Depuis la découverte de Lisa dans les sous-sols du Hub, Ianto se vouait corps et âme à Torchwood et l'âme de Torchwood, c'était le Capitaine Harkness. Ianto avait fait repentance et, drapé de sa froide rigueur, il avait travaillé à son pardon. Travaillé au sens littéral du terme, il était celui qui passait le plus d'heures au Hub. Travaillé au sens figuré, par petites touches, il avait regagné le cœur du Capitaine. Il était dévoué, fidèle, un confident pour les secrets que Jack lui dévoilait. Il était le seul auquel il avait raconté l'année qui n'avait pas eu lieu, les tortures qu'il avait subi, les tourments par lesquels il était passé. Ianto l'avait écouté, sans sombrer dans l'excès comme l'aurait fait Gwen, il l'avait soutenu et aidé à enterrer ces mauvais souvenirs.

La situation lui échappait et ses sentiments oscillaient entre l'envie, la colère, la jalousie, le désir. Pour le moment il les gardait sous contrôle mais plus la soirée avançait moins il se sentait endurant, plus ses muscles se tendaient jusqu'à se tétaniser. Mais il attendrait, il savait être patient pour parvenir à ses fins, avec ce garçon si jeune mais si désirable. Encore plus en jeans et polo noir, remuant avec une aisance qu'il ne soupçonnait pas sur la piste de danse. Il était torride et Jack subissait le spectacle plus qu'il ne l'appréciait.

The ghost who walks, she's on the prowl for the man she loved (1)

Quand il sortit du pub, seul, Jack le suivit quelques mètres derrière lui, tel un fantôme, tel une ombre, son ombre. Il voulait comprendre. Mais cela ne lui ressemblait pas, la tension accumulée toute la soirée s'évacuerait avec une confrontation, il ne voulait plus jouer à ce jeu instauré par son jeune gallois. Il se rapprocha de lui et dans la lumière de la pleine lune, il décida de ne plus se cacher. Ses pas résonnaient dans la rue déserte, sa veste ouverte flottait au vent dans l'attente d'être remarqué. Pourquoi ne se retournait-il pas ? Il prenait la direction de son appartement, les mains dans les poches, le col de sa veste remonté pour braver le vent froid.
- Ianto ? fit Jack en posant une main amicale sur son épaule.
Celui-ci sursauta presque en enlevant de fins écouteurs de ses oreilles.
- Jack ? Il y a un problème ?
- Non. Ce n'est pas prudent de rentrer seul en écoutant de la musique, tu n'entends rien, admonesta-t-il.
Il le vit se renfrogner et perdre son air étonné pour prendre celui de la contrariété.
- Je fais ce que je veux en dehors de mes heures de travail.
- C'est justement ton travail qui te permet de savoir que des monstres se cachent dans le noir.
- Oui papa je serais prudent, murmura-t-il de manière à peine audible. Je peux partir maintenant ?
- Ianto !
- Quoi ?
Oui quoi, se dit Jack. Que lui dire ? La vérité ? Certainement pas.
- Tu rentrais chez toi ?
- Oui.
- Je peux t'accompagner ?
- Tu as les clés et ce n'est pas la peine de me le demander ...
- Hey ! cria Jack en pointant du doigt un weevil qui traversait la rue. Je n'ai rien pris, juste mon arme, dit-il en se tournant vers son agent.
- J'ai un spray.
- Toujours organisé, hein ? fit Jack avec un immense sourire. Allons-y, cria-t-il en se lançant déjà à sa poursuite.

Il leur fallu quelques mètres pour découvrir la bête au milieu de sacs poubelles qu'elle déchiquetait à la recherche de nourriture. Ils savaient tous deux, qu'elle déchiquetterait volontiers autre chose et que ce n'était qu'une question de temps pour qu'un pauvre promeneur le découvre à son tour.

Elle les dévisagea, huma l'air, sortit les crocs en suivant son instinct. En grognant, lentement le weevil s'avança vers les deux agents. Ils étaient rompus à ce genre d'exercice mais Jack sentit son jeune compagnon frémir en reconnaissant les prémices de la violence dont étaient capables ces bestiaux. Peut-être que le Capitaine frémirait également si la mort pouvait l'atteindre mais ce n'était pas le cas, la grande faucheuse se détournait de lui comme d'un morceau de viande avarié. Au prix d'une lutte acharnée qui les conduisit dans le parc tout proche, ils vinrent à bout de la bête. Un dernier soubresaut avant son endormissement projeta Jack en arrière et ce fut Ianto qui amortit sa chute.

Jack se retourna pour se retrouver au-dessus de lui, comme quelques années auparavant, à cette seule différence de position près. En appui sur ces mains, encore essoufflé de la lutte contre le weevil, il scrutait Ianto à la recherche de réponses.

The ghost who walks, she's on the prowl, for the man she loved, he laid her down, in the tall grass, he kissed her cheek, but with a knife in his hand, he plunged it in deep (2)


Il maîtrisait son poids couché sur son amant, mais pas sa réaction physique, réaction naturelle au plaisir qu'il ressentait en sentant ce corps qu'il aimait. Seulement éclairé par le clair de lune, il lisait la dualité dans laquelle la situation plongeait son ami sans arriver à en comprendre l'origine. Il avait vécu sa soirée par procuration, il avait maintenant envie de goûter au fruit interdit. Mais Ianto détourna son visage alors qu'il approchait le sien.
- Qu'est-ce qu'il y a bon dieu ?!
- Rien, fit-il en roulant sur le côté pour se soustraire à cette domination.

Jack l'attrapa par le bras pour le contraindre à rester avec lui dans l'herbe fraîche et humide du bois.
- Il faut le ramener Jack, fit Ianto en désignant le weevil endormi. Quelqu'un pourrait nous voir.
- Ça ne t'a rien rappelé ce soir ?
- Si, bien sûr, concéda-t-il en baissant les yeux devant le regard courroucé de Jack.
- C'est si désagréable ? demanda-t-il durement.
- Non …
- Alors ? J'attends des réponses et vite.

Ianto releva ses yeux, lui aussi en colère à présent.

- Je ne te demande rien, tu fais ce que tu veux. Alors, ne me demande rien non plus.
- C'est un peu facile. Tu as changé, c'était quoi cette sortie, c'était qui cette fille ? termina Jack en se mordant la lèvre, ça faisait un peu trop amant jaloux à son goût. Et cela plongea évidemment Ianto dans la confusion. Il leva un sourcil en examinant Jack intensément, il avait capté son regard et ne semblait plus pouvoir s'en détacher. Il finit par baisser vivement les yeux, comme brûlé par son regard pénétrant.
- Gwen a dit, commença Ianto lentement semblant choisir avec soin ses mots, que pour chacun de nous le monde extérieur était froid et solitaire.
Il fit une pause le regard toujours fixé sur ses chaussures.
- Tu n'as pas contredit, ajouta-t-il.
C'était donc cela, pensa Jack, mon altercation avec Gwen.

Il fut soulagé, c'était de la jalousie, rien de plus … Il faisait confiance à Ianto mais ce soir, en le découvrant dans ce lieu si surprenant, de vieilles angoisses avaient fait leur réapparition. Il n'avait pu s'empêcher de penser à Lisa.
- Toi non plus que je sache …
- Nous n'avions pas vraiment notre mot à dire, ça se passait entre vous deux, coupa Ianto avec humeur.
- Ça ne veut pas dire que ça ne représente rien, répliqua-t-il d'une voix douce espérant que ce serait suffisant pour que Ianto comprenne. Il comprenait toujours à mi-mot …

Ianto se leva brusquement, il n'y avait rien à dire. Jack était Jack, il flirtait avec la terre entière et cela ne le dérangeait pas. Mais avec Gwen, c'était autre chose, la scène entre eux lui avait clairement fait comprendre qu'il y avait des sentiments entre eux. Pourquoi continuer avec un homme amoureux d'une autre ? Les mots d'Owen l'avaient marqué au fer rouge, il avait peur d'être juste un coup pour Jack. Toujours disponible, prompt à répondre à ses avances … il se dégoûtait lui-même. Il était faible, tout ce temps, il pensait l'aider comme lui l'avait fait après Lisa, mais il fallait se rendre à l'évidence, il s'était trompé. Et cela faisait mal. Les mots de Gwen l'avaient agacé, elle semblait si certaine d'être la seule à pouvoir vivre une vie normale. Après deux soirées à ruminer tout cela, il s'était décidé à réagir et à reprendre des relations d'employeur-employé avec Jack. Mais maintenant, il était si près de lui, il se rendait compte à quel point cela était difficile de lui résister. Comme un aimant, il l'attirait inexorablement, cette chasse au weevil tombait mal … Justement, il lui était tombé dessus et sentir son corps sur le sien, son désir grandir en lui, s'enivrer de son odeur suave … cet homme était irrésistible. Il fallait qu'il parte et vite.

- Reste là Ianto ! cria Jack en lui attrapant la cheville alors qu'il prenait les jambes à son cou.
- Lâche-moi, je veux partir !
- Certainement pas, répondit Jack en le tenant fermement.
Il le fit facilement basculer en avant et voilà que Ianto se retrouvait à nouveau sur l'herbe avec son supérieur qui tentait de le maîtriser. Il avait beau lutter Jack était une force de la nature, c'était vain, mais il le faisait quand même. Il craignait que Jack ne lise en lui, ne devine ses sentiments et il ne voulait pas … Il se débattait pour quitter ce parc, cette nuit ordinaire sous le clair de lune, il luttait contre les larmes. Son cœur lui faisait si mal …

She looked at him with pleading eyes, he softly spoke, "my dear the love has died", and then he muffled her desperate cries under the moonlight (3)

A nouveau emprisonné dans ses bras puissant, il était à sa merci … le cœur battant la chamade, effrayé par son regard si clairvoyant, honteux de sa faiblesse devant cet homme qu'il aimait … bon dieu, un homme !
- Ianto … si tu veux une autre vie, tu peux … tu peux t'en choisir une autre. Je pensais que … cela te convenait. Pourquoi, dis-moi pourquoi sembles-tu si triste ? Je ne veux pas que tu sois malheureux.
Lentement, Ianto se décida à croiser son regard. Il avait peur de ce que Jack pourrait lire dans ses yeux, mais il réalisa que l'important résidait dans les siens. Il ne vit qu'amour et compassion, mais aussi tristesse et incompréhension. Il semblait vraiment concerné par son état.
- Gwen … murmura-t-il la gorge nouée par l'émotion.
- Ce n'est pas elle qui m'a tous les soirs dans son lit, c'est toi que j'ai choisi.
Il accompagna ses paroles d'un baiser si doux, si langoureux, si profond, que le weevil endormi fut le témoin d'un acte d'amour qui scellait un nouveau départ pour les deux amants.

The ghost who walks, she's on the prowl, for the man she loved (1)


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(1) The ghost who walks, she's on the prowl, for the man she loved / Le fantôme qui avance, elle est sur sa proie, pour l'homme qu'elle aimait.

(2) The ghost who walks, she's on the prowl, for the man she loved, he laid her down, in the tall grass, he kissed her cheek, but with a knife in his hand, he plunged it in deep /le fantôme qui marche, elle est à l'affut pour l'homme qu'elle aimait, il l'étend sur les hautes herbes, il l'embrasse sur la joue mais avec un couteau dans la main, il le plonge profondément.

(3) She looked at him with pleading eyes, he softly spoke, "my dear the love has died", and then he muffled her desperate cries under the moonlight / elle le regarda avec des yeux implorants, il parla doucement ''ma chère, l'amour est mort" et alors il musela ses pleurs désespérés sous le clair de lune.

Titre de l'histoire : Salut les amoureux

Fandom : Doctor Who
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers :
Rating :

Musique : Salut les amoureux de Joe Dassin


Citation:
Il venait de me quitter. La faille s’était refermée et je n’avais pas pu entendre ce qu’il voulait me dire. Le Docteur, comment pourrais-je survivre sans lui ? Pourquoi était-il parti ? J’avais encore cent mille choses à lui dire ! Nous avions eu si peu de temps pour nous dire adieu…

Le bruit des vagues me fit reprendre conscience du monde qui m’entourait. Je me retournai vers mes parents et Mickey. Je vis ma mère courir vers moi. Elle me prit dans ses bras, mais je ne pus empêcher mes larmes de couler. Alors que j’étais dans ses bras, mes pensées dérivèrent vers toutes les fois où le Docteur avait fait la même chose. Je me sentais tellement bien dans ses bras. Mais je n’y serais plus jamais…

« Il est parti, maman, je ne le reverrai plus, dis-je. Je ne sais pas comment je vais pouvoir survivre… »
« Tu y arriveras ma chérie, c’est dur, je le sais, je suis passée par là moi aussi, me répondit ma mère, mais tu verras, un jour, tu te diras que tout n’est pas perdu, que tu peux recommencer à vivre et c’est ce qui arrivera. »
« Je ne suis plus une enfant, je ne crois plus aux contes de fées, j’ai passé l’âge de toutes ces fables… »

Mes jambes n’arrivaient plus à me tenir, je m’effondrai par terre. Le sable était humide, mais je n’y faisais pas attention. Après tout ce que nous avions fait, nous avions vu le passé, le futur, l’ailleurs. Je ne voulais pas croire que nous n’étions pas fait pour vivre ensemble, même si nous étions vraiment différents. Il m’avait expliqué cela lorsque nous avions rencontré les Krillitanes. Il ne vieillissait pas, il se régénérait.
Ma mère se pencha vers moi et me glissa quelques mots.

« Viens, Rose, partons, rester sur cette plage, en plein vent, n’arrangera rien. Laisse tes souvenirs de Torchwood, des Cybermen et des Daleks ici, garde seulement les bon moments que tu as passés avec lui. »
« Tu ne comprends pas, je veux tout garder, m’écriai-je. Les bons, comme les mauvais moments. Nous n’étions pas Tristan et Iseut, ni même Roméo et Juliette, mais notre histoire était belle dans sa simplicité, nous nous complétions parfaitement ! »

Je me levai et m’éloignai de ma mère. Je désirais être seule. Je pouvais passer le reste de ma vie avec lui alors que lui non ? Il devait continuer seul ? C’était la malédiction des Seigneurs du Temps. Et moi, alors simple humaine, qu’étais-je en train de vivre ? Ma vie devait maintenant continuer sans lui. En aurais-je la force ? Il était devenu le centre de ma vie, j’aurais été prête à tout quitter pour lui.

Je laissai mes pieds aller où bon leur semblait, tout comme mes pensées. Je revis notre première rencontre. A cette époque, mes matins se suivaient et se ressemblaient. La routine, une épuisante routine, puis je l’avais rencontré alors qu’il chassait la conscience Nestene. J’avais alors abandonné Mickey pour la plus grande des aventures : la découverte de la vie. J’aimais bien Mickey, mais j’avais dû être honnête avec moi-même et avec lui : on n’était pas fait pour vivre ensemble, ça ne suffisait pas de s’aimer bien.

Au début de notre relation, le Docteur et moi, j’eus du mal à le cerner, nous n’arrivions pas à nous parler. Nous avions même du mal à trouver des mots pour nous parler du mauvais temps. Cependant, les aventures aidant, nous nous sommes rapprochés. J’avais cru l’avoir perdu lors de l’épisode sur le satellite 5. Sa transformation n’avait pas été une bonne surprise, j’avais eu peur qu’il ne veuille plus de moi. Mais ce New New Docteur, comme il aimait s’appeler, était très différent, mais il était toujours le Docteur. Pourtant notre relation changea. Il paraissait plus jeune, moins torturé. On riait, discutait. Quels qu’étaient les problèmes qui nous faisaient face, je pensais que nous ne pouvions pas être séparés. C’était alors que la fatalité avait choisi de nous dissocier.

Mes pas m’avaient menée en haut d’une falaise, je pouvais voir mes parents et Mickey, loin en bas, sur la plage. Je me rapprochai du bord. Cela serait si simple. Mon corps pourrait alors rejoindre mon cœur dans l’au-delà. Je crus alors entendre le chant du Tardis. Je me retournai, brusquement, mais ce n’était que le vent dans les arbres. Ma déception renforça mon désespoir. Le Docteur était perdu, à jamais. Je regagnai le bord du précipice, levai mon pied droit…

« Rose ! Non ! »

Le cri déchirant de ma mère me ramena à la réalité. Je ne pouvais pas faire cela. Le Docteur aurait honte de moi. Je devais me montrer digne de ce qu’il m’avait montré, appris, sur ce monde qui nous entourait. Je devais me ressaisir. Je trouverai un moyen pour le rejoindre, même si cela me prendrait toute ma vie. Je voulais savoir ce qu’il souhaitait me dire avant que la connexion ne soit rompue. Il avait dit que toutes les failles étaient refermées, mais il se trompait, il devait forcément se tromper.

Notre adieu avait été comme notre rencontre, il nous était tombé dessus, nous n’avions rien contrôlé. Mais ce n’était pas si facile de se dire adieu. Je devais aller voir Jake, il devrait avoir des contacts susceptibles de m’aider. Mon père, Jake et Mickey travaillaient pour Torchwood, je pourrais peut-être les rejoindre définitivement. Quoique, je ne savais pas si j’aurais la force de remettre les pieds dans ce bâtiment, même si cela faisait plusieurs semaines maintenant que nous nous étions retrouvés à Torchwood Londres pour chasser les fantômes… Quelles autres solutions pouvaient alors se présenter à moi ? Je savais : UNIT ! Il fallait que je les trouve. Je leur proposerai mes connaissances, aussi maigres soient-elles, contre la possibilité de faire des recherches sur les failles. Le point positif de ce monde était que j’avais un père plein de ressources, il devait être capable de me faire intégrer n’importe quelle institution. Je n’aurai plus qu’à trouver une faille ou un système équivalent et je pourrai rejoindre le Docteur, mon Docteur. Mais, s’il m’avait remplacée ? Ou pire : s’il avait subi une régénération ? Comment ferai-je dans ce cas ? Voudrait-il toujours de moi ?

Je me retournai et je vis arriver ma mère en courant, aussi rapidement que lui permettait son état.

« Ne me refais plus jamais ça, Rose ! Tu entends ? Plus jamais ! cria-t-elle »

Elle reprit son souffle comme si elle voulait continuer sa tirade. Cependant, elle s’arrêta de parler et me regarda étrangement.

« Je connais ce regard, me dit-elle. Que prépares-tu encore comme bêtise ? Ne me dis pas que tu penses pouvoir le rejoindre ? Il a bien dit que c’était dangereux de se balader d’un monde à l’autre. »
« Je ne veux pas me balader, je veux juste traverser une seule fois pour le rejoindre. Tu ne vois pas que je suis en train de dépérir ici, lui répondis-je. Ce n’est pas mon monde, je ne m’y sens pas à ma place. Tu as retrouvé papa, tu vas bientôt avoir un autre Tyler sur qui veiller. Mickey a retrouvé sa grand-mère. Mais moi, qu’ai-je ? »
« Tu m’as moi, ça ne te suffit pas ? protesta-t-elle. »
« Tu sais bien que je t’aime, mais… »
« Mais ? Je ne suis pas le Docteur, ce grand dégingandé qui court dans tous les sens avec son sourire idiot mais qui ferait fondre n’importe qui ? »
« Maman ! Ne parle pas comme ça de lui ! Je préférais quand tu lui mettais des claques… »

Les mois avaient passé, j’avais réussi à intégrer UNIT. Je me demandais bien ce que pourrait en penser le Docteur, lui qui détestait les armes… Depuis quelques jours, j’étais affectée dans une nouvelle équipe. Nous étudiions un phénomène particulier : les étoiles disparaissaient. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait dire, mais c’était sûrement quelque chose de mauvais, de très mauvais. Il fallait absolument que j’arrive à prévenir le Docteur. Nous avions besoin d’un expert. Mais quel qu’était l’appareil que je testais, je n’arrivais pas à changer de monde. Je me déplaçais, mais je ne traversais pas le mur invisible qui me retenait loin de lui.

Nous avions installé tout un tas d’appareil dans la salle de Torchwood et même à Cardiff. Pour les cacher, nous avions construit une base souterraine sous la place Roald Dahl. Les relevés étaient formels : quelque chose arrivait. Les aiguilles s’affolaient.
J’étais dans mon bureau, dans la base londonienne, lorsque je vis un soldat passer par la porte. Il me fit un salut et commença à parler.

« Madame, le capitaine Magambo souhaite vous voir ! »
« Qu’est-ce que je vous ai dit... Pas de salut. Je ne suis pas une militaire. »
« Très bien, madame. Comme vous le souhaitez, madame ! »
« Allons-y, je vous suis, dis-je en soupirant.»

Il m’emmena dans un grand entrepôt. Au centre se tenait une étrange machine. Il y avait de nombreux ordinateurs qui étaient reliés à une plate forme, elle-même communiquait avec une dizaine de miroirs. J’avais une impression de manque. Il manquait quelque chose à ce dispositif pour qu’il fonctionne parfaitement, mais je n’arrivai pas à mettre le doigt dessus…

« Madame ! Merci de nous avoir rejoint, lâcha le capitaine Magambo »
« Pas de salut, s’il vous plaît, grimaçais-je. »
« Je n’allais pas… »
« Vraiment ? souriais-je»
« Vous avez raison, que voulez-vous, les habitudes… »
« Pourquoi vouliez-vous me voir ? Vous pensez que cet assemblage peut fonctionner ? demandais-je d’un ton blasé »

Je commençais à me lasser des voyages. Grâce à leurs différentes inventions, je m’étais retrouvée en Afrique centrale ou en plein milieu du bush australien. Heureusement, avec le Docteur, j’avais été habituée à ces voyages surprises. La destination qu’il avait l’habitude de m’annoncer n’était pas toujours celle qui se trouvait derrière la porte du Tardis. Mais avec UNIT, le voyage retour n’était pas aussi rapide, nous n’avions pas de cabine de police à disposition pour que je puisse rentrer. Je devais faire les beaux jours de la British Airways.

« Madame, je ne pense pas, je suis sûre ! Tous nos relevés indiquent que le mur entre les réalités n’a jamais été aussi faible. »
« Très bien, si vous le dîtes, j’espère que vos scientifiques sont sûrs d’eux. Je n’ai pas spécialement envie de me retrouver dans un roncier au milieu de l’Arizona. »
« N’ayez crainte, madame. Cependant, vous devez partir le plus tôt possible, tant que les réalités sont aussi proches. »
« Si vous le désirez, je suis prête, capitaine. »
« Vous ne voulez pas prévenir vos proches ? Il y a quand même un risque… »
« Ah, vous voyez que vous n’êtes pas si sûre de vous ! Non, je suis prête, autant le faire maintenant. »
« Vous êtes certaine de vouloir garder vos vêtements ? Loin de moi, l’idée de critiquer votre tenue, madame, mais une veste en cuir bleu, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de passer inaperçue. »
« Ma veste en cuir me convient parfaitement, capitaine Magambo. »
« Dans ce cas, suivez-moi, capitula-t-elle. »

Je m’installai sur la plate forme, elle me sourit en se retournant, mais je ne pouvais m’empêcher d’être sceptique.

« Vous être prête, Madame ? Je ne sais pas si vous serez longtemps là-bas, alors dépêchez-vous de faire ce que vous avez à faire, me conseilla-t-elle. »

Je fermai alors les yeux et…

Titre de l'histoire : Les reflets verts

Fandom : Doctor Who
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : aucun
Rating : K

Musique : Les reflets verts de Bénabar


Citation:
Il y a bien longtemps, quelque part dans le futur, sur une planète touristique mystérieuse...
Une forme féminine se glissa dans un étroit cylindre en forme de Mister Gwimble, la mascotte de B7001HF-Zêta, la planète-chocolat au lait. Effleurant avec sa langue son micro intégré à la 74eme molaire (en partant de la 4ème dimension), elle activa le mode Talkie-walkie, murmurant pour ne pas se faire remarquer, elle composa le numéro de son correspondant :

- Agent 700 au Docteur, agent 700 au Docteur, vous m’entendez ?
- Le Docteur à Agent 700, reçu 25 sur 25, avez-vous réussi à entrer dans le costume ? crachota le Seigneur du Temps dans son interphone.
- Qu’insinuez-vous ? pesta-t-elle.

A l’autre bout du fil, le Docteur se mordit la lèvre, ce que les femmes du 14ème millénaire pouvaient être susceptibles.

- Vous avez la bombe ? demanda-t-il.
- Affirmatif, lui rétorqua-t-elle.

Dans sa poche, une bombe aérosol pesait lourd, la déséquilibrant et lui donnant une démarche de travers.

- Cible à 37 heures, murmura-t-elle…. Un mètre… 50 centimètres…

Rejetant son costume (qu’elle avait d’ailleurs fort vertical), elle aspergea tout le contenu de la bombe sur Mister Gwimble, le réduisant à sa taille originelle : un atome de diamètre (un atome et demi avait-il coutume de renchérir). Jamais plus il n’aurait l’occasion de détourner l’hémisphère droit des malheureux résidents de son hôtel.

Emergeant de la foule, le Docteur jeta une pastille à hologramme à l’endroit ou l’agent 700 se tenait un instant auparavant, et entraîna celle-ci à l’écart.

- Bravo agent 700 lui murmura-t-il à l’oreille. Rendez-vous au TARDIS.
- Bien reçu, over, répondit-elle machinalement.

Une demi-heure plus tard, les deux compatriotes se retrouvèrent à la frontière d’un bois de saules en mousse, à cinq kilomètres de la Salle de Bal, où le TARDIS était soigneusement caché sous trois feuilles de verre de terre biodégradables.

- Vous savez que vous êtes le meilleur ? Lui dit-elle, essoufflée.
- Bon et bien…. hasta la vista, comme l’on dit sur votre planète, lui glissa le Docteur, peut-être nous recroiserons-nous un jour…

L’agent 700 ne répondit rien, la tête baissée, un tremblement léger agitait son corps. Le Seigneur du Temps se retourna afin d’insérer la clef dans son vaisseau. Il ne vit donc pas la magnifique droite que lui envoya son ex-future alliée. Encore sonnée, il se retourna et eu juste le temps d’éviter un deuxième coup, un crochet du gauche celui-ci (l’art martial n’avait pas beaucoup évolué depuis le 21eme siècle).

- Vous n’êtes qu’un… qu’un… qu’un J’oljaggakalouf ! hurla la jeune femme.
- Mais... que ? balbutia l’intéressé.
- Vous n’êtes qu’un opportuniste vicelard plus idiot que sa chemise ! hurla-t-elle. Vous venez dans votre tacot spatial en bois, EN BOIS ! Vous pourriez le transformer en engin de guerre spatial, mais vous le garder sous cette stupide forme, moche comme un Slitheen ! Vous me suppliez de vous aidez, vous m’ensorcelez avec vos cheveux, je voyais même des reflets verts dans vos yeux ! Hurla-t-elle.

Profitant qu’elle reprenne son souffle, le Docteur dit la première chose qui lui vint à l’esprit.

- Hum... mes yeux sont marrons, bredouilla-t-il.

Pour toute réponse, il ne reçu qu’un coup de pied entre les côtes (entre la 79ème et la 455ème, en cinquième dimension).

- FERMEZ-LA ! cria-t-elle. Tout ce que vous savez faire, c’est demander de l’aide avec un grand sourire et votre visage… d’ange….

Pendant un instant, son expression devint mièvre, mais l’instant suivant, elle agrippait le Docteur par les épaules et lui donnait ce que l’on appelait encore à son époque un « Zidane staïle punch ». Voulant esquiver le coup, le Seigneur du Temps recula précipitamment sa boîte crânienne, ce qui eût pour effet direct de lui faire ressentir une douleur là ou celle-ci avait rencontré la structure du TARDIS, et pour effet un peu moins direct de le faire trébucher et glisser avec une forte élégante pirouette contre la paroi de son vaisseau.

L’agrippant par son col, l’agent 700 le ramena à sa hauteur et lui déversa son flot d’insulte à grand renfort de postillons.

- Même lorsque la situation était désespérée, je vous ai suivi, je suis tombée dans la Fosse Sceptique des Sontariens à cause de vous, et vous n’avez même pas récolté UNE SEULE tache sur votre costume du dimanche d’un mauvais goût à hurler ! Je me suis même glissée dans ce costume ridicule pour vous faire plaisir parce que je pensais que vous m’emmèneriez avec vous ! Et vous me plantez là comme une pomme sonique ! Vous êtes pire qu’un Jagrafess en tutu ! Tout ce que vous avez fait au cours de ces dernières heures, ça a été de secouer votre minable tournevis sonique dans tout les sens ! Môssieur pourrait se procurer un Pistolet à carré, mais non, môssieur préfère un tournevis sonique ! Vous n’avez que du sirop d’érable dans la tête !
- Agent 700, je vous assure que…. tenta de placer le Docteur.

Celle-ci coupa court à son projet de tirade en le secouant comme un prunier atomique

- Non seulement vous ne savez pas danser, ce qui pourrait être acceptable, mais vous avez tout fait pour m’humilier en agitant les bras en l’air en plein milieu de la réception, vous vous êtes gavés de petits fours à micro-onde et porté ce chapeau horrible, un.. un… Zef ou je sais plus quoi, vous mériteriez de finir ébouillanté dans de la graisse de Gelth ! Vous n’êtes qu’un vieux schnock de 907 ans qui se fait passer pour un gars de 25 ans, mais tout le monde voit que c’est de la chirurgie nucléaire, vous ne trompez personne ! Vous possédez des merveilles dans vos coffres, mais vous les gardez pour vous seul ! VOUS N’ÊTES QU’UN EGOISTE !

Le lâchant tel un sac à patates noires, elle se mit à faire les cents pas autour du TARDIS, furibonde.

- J’ai trahi mon amie, mon patron, mon Dieu, ma tante, mon cousin germain au 9ème degré, et tout ce que vous me dites pour me consoler, c’est que tout ira bien ! Non seulement tout ne s’est pas, mais alors pas DU TOUT bien passé mais en plus vous avez refusé l’énorme récompense que le chef de la Proclamation de l’Ombre nous proposait ! Vous ne m’avez même pas demandé mon avis !

Puis, soudain, elle s’arrêta brusquement, devenant soudain extrêmement calme, cela dura approximativement sept secondes, après quoi elle commença à frapper le Docteur avec une massue en chenille rigide. Elle stoppa son geste, puis dit d’une voix d’où la colère perçait dans ses cordes vocales (la réplique suivante est en bémol, cela en donne une idée assez précise).

- Mais je vous aurais pardonné ça, TOUT ça, si vous n’étiez pas un tel gamin! Vous virevoltez partout en vous moquant des dégâts que provoque chacune de vos actions ! Un représentant Toclafane a décapité l’Enfant du Cauchemar lorsque vous avez joué au Base-ball avec lui ! Avez-vous compati ? Non ! Vous avez juste hurlé « HOME RUN ! ». Tout ce que vous savez faire, c’est séduire d’innocentes jeunes femmes par votre charisme si… puissant…..*Hum hum* et leur envoyer faire le sale boulot à votre place ! J’ai failli crever dans une poubelle contrôlée par la conscience Nestène pendant que vous étiez bien au chaud dans votre satané vaisseau !

Optant pour une retraite anticipée prudente, le Docteur se mit à courir en rond autour du TARDIS, suivi de près par la jeune femme qui continuait à lui murmurer en hurlant ses quatre vérités.

- Mais en plus de tout ça, vous m’avez traité comme si j’étais une gamine de huit ans, vous n’avez pas hésité à critiquer tout ce que vous voyez, sans la moindre petite pointe de pitié pour tous ces pauvres cyborgs commerçants ! Vous avez même tapé dans un essaim de Vespiformes pour vérifier si elles étaient aussi intelligentes qu’elles paraissaient, j’ai failli ressembler à une baudruche couverte de boutons si je n’avais couru me refugier derrière un gros Adipose, et je suis absolument CERTAINE que sa graisse s’est transférée dans mes cuisses! Malgré tout, j’ai tout encaissé, parce que je pensais que vous m’emmèneriez voir les merveilles de l’univers, et LÀ VOUS ME DITES ADIEU !?

Se retournant sur ces talons, elle partit aussi dignement que possible à travers les saules mousseux, ce qui était quelque peu difficile étant donné que le terrain était entièrement imbibé d’eau, ce qui la fît à de nombreuse reprises trébucher dans de la boue jaune, à chaque fois que cela se produisait, elle lâchait des jurons à faire rougir un Dalek.

Le Docteur, quant à lui, se traina tant bien que mal jusqu’au TARDIS, ouvrit la porte en tremblant et tituba jusqu’à la Zéro Room, un endroit qu’il avait utilisé la dernière fois pour savourer un délicieux petit-déjeuner corrosif de la planète Clom. Il se laissa tomber sur le sol, imita le ver de terre jusqu’à un mur et se dit que, pour une fois, il regrettait d’avoir deux cœurs, cela lui faisait deux fois plus mal à chaque battement. Les yeux à demi-clos, il prononça une phrase historique qui resterait dans les annales du TARDIS, ce qui de toute façon n’était pas très prestigieux étant donné que le seul qui lisait ces annales était le Docteur lui-même, à ses heures perdues sous le canapé. On murmurait à Raxacoricofallopatorius que c’était parce que Rose Tyler avait lu cette œuvre qu’elle avait fuit dans un univers parallèle, elle n’avait pas été aspirée comme le disait la version la plus répandue, ceci était la version officielle, parue dans People Who, le seul magazine pandimensionel au prix exceptionnel de 29,90 crédit pour 70 années d’abonnements.

- Ah, les femmes du 14ème millénaire….



Titre de l'histoire : Le premier pas

Fandom : Torchwood
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'idée, je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.
Spoilers : cette fic se situe le matin de l’épisode 2x12- Fragments
Rating : K

En italique : les extraits de la chanson. çàçà

Musique : Le premier pas de Claude Michel Schönberg



Citation:
Owen releva la tête de son oreiller. Il avait fixé des yeux le plafond une bonne partie de la nuit, comme toutes les nuits depuis maintenant plusieurs semaines. Il ne dormait plus. Pas qu'il ne le veuille pas, non, il ne le pouvait pas. Ça lui était physiquement impossible. Cependant, il s'allongeait quand même tous les soirs quelques heures histoire de se vider la tête. Il avait essayé de combler ses nuits : soit il se lançait seul à la chasse aux Weevils mais au bout de quelques nuits il s'en était lassé, les créatures se laissaient attraper ou s'enfuyaient de peur devant lui, soit il traînait jusqu'à l'aube dans les pires endroits de la capitale galloise vidant verres sur verres avant d'aller tout vomir sur le trottoir, soit il filait à tombeau ouvert dans son Aston Martin DB7 grise vers l’une des boîtes de nuit branchées de Cardiff, ou un bar sordide, en quête d’une « proie » pour la nuit avant de se rappeler que de ce coté là, il était devenu impuissant et insensible. Donc depuis deux semaines, il restait dans le noir et laissait ses pensées vagabonder là où elles le souhaitaient et étonnamment cela le reposait.

Owen avait donc fait une croix sur sa vie amoureuse, affective et sociale et ne quittait son appartement uniquement pour se rendre à son travail à Torchwood. De toute façon depuis Kate et, l'année dernière, son histoire avortée avec Diane qui s’était littéralement envolée vers d’autres cieux, Owen s'était muré le cœur entre d'épais murs de béton.

Et puis que dire de sa « nature » ? Un mort-vivant ? Un vivant-mort ? Quel était le terme adéquat pour le définir ? Et qui voudrait de lui d’ailleurs ? Comment imposer ça à une femme ? Jamais il ne recoucherait avec une femme… ce qui, pour ceux qui connaissaient Owen Harper, était du domaine de l'utopie. Rares étaient les filles dévergondées qui n'avaient pas passé au moins une nuit dans son lit.

Son radio-réveil se déclencha. Il lança son bras vers l'appareil afin de faire taire le grésillement insoutenable sortant des haut-parleurs. Il continuait à utiliser son réveil, car dans sa "médiation" il en oubliait le temps. Mais ce matin celui-ci n'émit aucun son mis à part un, insupportable. Alors qu’il tentait de l’éteindre par la manière dite du « bourrin mal réveillé », le coup de poing eut en fait un tout autre résultat, une musique retentit dans la chambre.

Le son fut tellement fort qu’il fit se redresser Owen d’un seul mouvement. Une mélodie au piano commença puis …


Le premier pas,
J'aimerais qu'elle fasse le premier pas.
Je sais que cela ne se fait pas.
Pourtant j'aimerais
Que ce soit elle qui vienne à moi.



À l'écoute des premières paroles, une image se forma devant ses yeux. C'était un visage. Un visage qui lui était familier et pour cause, il le voyait tous les jours… Toshiko. Pourquoi pensait-il à elle ? Elle n’était que sa collègue, ennuyeuse, prude et quelconque. L’était-elle ? Il n’avait jamais vraiment été aimable ou amical avec elle, se contentant des banalités d’usage et de discussions sur la pluie et le beau temps, quand il n’était pas en train de lui hurler dessus parce qu’elle ne lui donnait pas les informations assez rapidement via son oreillette. Il fallait dire qu’elle n’y mettait pas vraiment du sien. Rien de sexy, d’osé. Peu de décolletés ou de jupes courtes laissant voir ses jambes. Toujours la même coiffure et ses sempiternelles lunettes qu’elle ne quittait presque jamais. Et cette fâcheuse tendance à toujours être si sérieuse. Y avait-il quelque chose qui la faisait rire ? Owen se demanda s’il l’avait déjà entendue rire. La seule fois où elle avait semblé heureuse qui lui vint en mémoire, c’était avec Tommy, ce soldat de la 1ère guerre. Et elle avait dû le laisser partir, le pousser à partir même … L’envoyer consciemment vers sa propre mort.

Pauvre Tosh, elle n’avait pas mérité ça. Et Lui… comme un idiot, il ne lui avait rien dit, pas un geste pour la réconforter, lui apporter son soutien. Pourtant il ne l’avait jamais vue si bien habillée, si heureuse et épanouie que durant ces quelques heures. Et il en avait été même un peu jaloux se rappela t-il. C’est sûrement cela qui lui avait fait prendre du recul à leur retour de l’hôpital à l’abandon. À peine arrivé il était reparti vers « le Chronos », pub récemment ouvert, laissant aux autres le soin de remonter le moral de la jeune femme.

Mais c’était seul qu’il était rentré cette nuit là, après seulement une heure assis au bar, fixant son verre de scotch, ne regardant même pas les filles se trémousser sur la piste de danse. Il n’était pas d’humeur, il n’en avait pas envie.


Car, voyez vous, je n'ose pas.
Rechercher la manière
De la voir, de lui plaire,
L'approcher, lui parler,
Et ne pas la brusquer.



Les paroles suivantes de la chanson dirigèrent ses pensées vers un entrepôt sombre. Il était en compagnie de Tosh, à la recherche d’une cartouche censée contenir un produit dangereux pour le compte d’un soi-disant « ami » de Jack. Il se remémora la discussion qu’ils avaient eue à propos de trouver « la bonne personne », « une femme digne de ce nom », « avec laquelle il aurait des choses en commun » à partager, avec laquelle il pourrait parler de son travail…

C’est là qu’il réalisa qu’il était peut-être passé à côté de quelque chose. Lui avait-elle tendu une perche ? Lui avait-elle insinué qu’il pourrait y avoir quelque chose entre eux deux ? Qu’elle était intéressée ? Bien entendu qu'elle était intéressé, plusieurs indices depuis ces deux dernières années lui avaient déjà mis la puce à l'oreille, ils avaient même convenu d'un Rendez-vous qui n'avait jamais eu lieu car lui ne l'était pas, ou … ne voulait pas l'être.

Puis il se remémora une journée particulière. Lorsqu’il avait été renvoyé de Torchwood, mis à l’écart à cause de son état indéterminé… Elle fut la seule personne à venir le voir chez lui et il l’avait ignorée puis lui avait craché ses 4 vérités au visage.

- Pourquoi t'es là Tosh ?
- Je veux t'aider.
- Et comment ? Comment vas-tu m'aider ? Je vais devenir quoi, un projet spécial ?
- Arrête Owen, je veux juste...
- C'est pas pour ça que t'es là, si ? Je ne sais pas pourquoi, mais tu me veux. Tu as toujours été là, à me regarder baiser d'autres femmes, le cœur brisé. Maintenant c'est différent, hein ?
- Tu peux dire ce que tu veux. Je ne te quitterai pas.
- Bien sûr que non. Ça y est, hein ? C'est le rencard dont on parlait. Tu as ta bière, ta pizza. Toi et moi. Comme tu voulais.
- Arrête ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Je suis brisé, Tosh. Je ne marche plus. J'ai pas de pouls. Pas de sentiments, pas de larmes. Je n'ai rien à te donner ! Tu comprends ça ? C'est peut-être ce que tu veux. Quelqu'un d'aussi brisé que toi. Qui peut être autant tordu et brisé que toi ?


Dire qu’il l’avait même obligée à le regarder affronter la Mort.

Owen commença à regretter la constante distance qu’il entretenait avec sa collègue. En y pensant, elle était loin d’être quelconque. Elle avait même un petit coté sexy de femme intello et indépendante sous ses airs de jeune fille timide. S’il la repoussait autant c’était peut-être … qu’il avait des sentiments pour elle ?


Le premier pas,
J'aimerais qu'elle fasse le premier pas.
On peut s'attendre longtemps comme ça.
On peut rester
Des années à se contempler
Et vivre chacun de son coté.



Owen était de plus en plus hypnotisé par les paroles de la chanson. Elle lui parlait. À lui. Rien qu’à lui. Il lui semblait qu’elle avait été écrite pour lui ! Mais comment était-ce possible ? Était-il capable d’aller la voir, de lui faire part de ses sentiments, d’oser lui demander de sortir avec lui ? Après toutes les vacheries qu’il lui avait dites ? Jamais elle n’accepterait ! Elle penserait sûrement que ce serait une nouvelle façon de l’ennuyer, de la faire douter … Non, il ne pouvait pas, il avait perdu cette possibilité il y avait bien longtemps. Non, la seule manière était que cela vienne d’elle. Il devait l’inciter à le lui demander. Qu’elle fasse le premier pas. Et là il pourrait laisser ses sentiments s’exprimer.

Car oui, il ressentait quelque chose ! Il pensait qu'il ne le pourrait plus mais au fin fond de son être une petite flamme entretenait ce sentiment, luttant pour ne pas s'éteindre.

Il imagina la possibilité d'une telle relation. Ne serait-ce pas égoïste ? Pourtant des milliers de personnes vivaient dans un état proche du sien… Oui, les paraplégiques vivaient en couple ! En quoi était-il différent d'eux? Et cerise sur le gâteau, lui pouvait se déplacer normalement …

Une fois encore son esprit divagua et l'emmena à Torchwood. Il serait arrivé de bonne heure et la rencontrait en bas des escaliers menant à la salle centrale. Comme d’habitude, elle lui aurait dit « bonjour » mais contrairement aux autres matins, elle lui aurait pris le bras et sans se soucier du reste, elle l’emmènerait à son appartement. Une fois là-bas, elle l’installerait dans son divan, lui préparerait un verre et s'éclipserait vers sa chambre. Elle reviendrait habillée seulement d’une courte nuisette sexy laissant voir ses magnifiques jambes et moulant sa poitrine. Elle s'assierait à coté de lui, lui reprendrait le verre des mains, verre qu’il aurait vidé en son absence, et se rapprocherait de lui doucement. Elle poserait sa main sur sa joue et y déposerait un tendre baiser. Puis elle l'emmènerait dans sa chambre et là, il la caresserait, l'embrasserait et ils passeraient une nuit inoubliable, chacun à leur façon, qui lui ferait regretter de ne pas avoir fait ce fichu premier pas plus tôt. Oui, il pouvait vivre en offrant du plaisir sans rien avoir en retour. Et le matin au réveil, elle lui dirait ce premier mot, le plus important qui puisse être dit : « je t’aime » et il lui répondrait « je t’aime encore plus ».


Si elle voulait
Seulement me faire signe tout bas,
Alors je ferais je crois
Le premier pas.



Pourquoi avait-il été un tel abruti durant toutes ces années ! Le bonheur frappait à sa porte et lui faisait la sourde oreille. Rien qu’un geste, rien qu’une parole venant d’elle lui indiquant qu’elle avait (encore ?) des sentiments pour lui et il s’autoriserait à le faire ce satané 1er pas ! Plus rien ne s’opposerait à leur destinée commune ... à leur amour.

Mais le ferait-elle ?

La chanson était finie et Owen revenait petit à petit dans le monde réel. Toujours secoué par la révélation qu’il venait d’avoir, il se leva et alla prendre une douche. Il enfila un jean et un tee-shirt et sans prendre un instant, il se rendit sur son lieu de travail machinalement, mettant de coté ce "rêve" étrange.

Arrivé à l'office de Ianto, il appuya sur le bouton situé sous le comptoir et passa la porte dissimulée puis descendit les escaliers, les yeux dans le vague, comme il l’avait fait des milliers de fois auparavant. Il pénétra dans le Hub et une voix vint le tirer de son état.

- Bonjour !

Comme tous les jours, Tosh, qui était arrivée aux aurores, se faisait une règle d’accueillir ses collègues, même si ceux-ci et cela s’appliquait surtout pour Owen, ne lui répondaient pas. Sauf aujourd’hui. Aujourd'hui et, sûrement poussé par l'expérience qu'il avait connue ce matin, il lui répondit.

- Bonjour à toi aussi Tosh !

La jeune femme s’arrêta net de surprise et leva les yeux de son PDA. Owen lui offrit son sourire le plus sincère. Toshiko le regarda, étonnée. Il ne lui avait jamais répondu. Qu’est-ce qu’il avait ce matin ?

- Tu as passé une bonne soirée ?

Et maintenant il lui demandait de ses nouvelles ? Mais "Qui" était cet homme qui se tenait devant elle ? Où était passé le Owen grincheux et associable ?

- Heu ... oui merci. Bredouilla t-elle.

Elle allait se retourner pour rejoindre son bureau lorsqu’il la rappela.

- Au fait Tosh ?
- Oui ?
- Tu fais quoi ce …

Une voix résonna du fin fond du Hub, Jack les appelait ! Ils devaient partir pour une nouvelle mission.

- Ianto tu sors le SUV ! Tosh, Owen, un entrepôt au nord de Cardiff ! Présence non confirmée d’aliens, peut-être des Weevils ! Gwen ! Où est-elle ?
- Pas encore arrivée !

Tout en se dirigeant vers la sortie Tosh se tourna vers Owen.

- Au fait tu voulais me demander quelque chose ?
- Non, enfin si … mais c’est pas important… on en reparlera plus tard … ce soir ou demain…

FIN.


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Dernière édition par duam78 le Ven 11 Fév 2011 - 17:29; édité 12 fois
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MessagePosté le: Mer 21 Juil 2010 - 11:04    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Ici seront postés les noms des participants et des bêtas


Reçues

Ambre94
Arianrhod
Booster
Duam78
Evan
Marguerite
Persée2
Vaidd


en attente

Altaïr
Aude
Enter-The-Void
Midori
Reinette
Yeles
dk



PS: si vous m'avez envoyé votre OS et que vous êtes marqués "en attente" merci de me MP ^^
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MessagePosté le: Jeu 30 Sep 2010 - 11:52    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Bonne nouvelle pour les retardataires ! suite à plusieurs demandes, le délais est rallongé jusqu'à fin octobre ...

d'ici là les premières histoires reçues seront mises en ligne à raison d'une par semaine. Wink
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MessagePosté le: Ven 29 Oct 2010 - 07:48    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

première fic postée : Highway to hell by Evan
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MessagePosté le: Dim 31 Oct 2010 - 14:52    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Excellente la fic d'Evan , un peu trop triste à mon goût (oui bah quoi, j'aime les happy end et j'assume), mais c'est palpitant et très bien écrit.
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MessagePosté le: Dim 31 Oct 2010 - 15:43    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

J'aime cette histoire !!! (moi, sadique...? qui a dit ça que je le fouette ?)

C'est vraiment méchant de tuer tout le monde pour la vengence du Master !!! Franchement... (Bon, en même temps, avec Highway to hell, t'aurais pas pu faire une promenade de Rose et Ten à dos de chevaux arc-en-ciel sur la planète Toupoutou...)

Bravo a Evan et vivement le prochain OS !!!
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MessagePosté le: Mer 3 Nov 2010 - 19:53    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Bravo Evan!! Tu as failli m'arracher une larme!
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MessagePosté le: Lun 8 Nov 2010 - 20:25    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

deuxième fic postée : L’iris et la rose by Persee2

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MessagePosté le: Lun 8 Nov 2010 - 23:00    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Shocked persee2 ta fic est magnifiiiiique!!

J'adore la "structure" de ton texte. C'est incroyable comme cette chanson est faite sur mesure pour ton histoire...ou ton histoire est faite sur mesure pour cette chanson Wink

en tout cas, c'est bien triste tout ça Crying or Very sad
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MessagePosté le: Mar 9 Nov 2010 - 16:16    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

En fait , j'écoutais une chanson de renan luce que je connaissais puis j'ai voulue écouter celle-là. ET là...J'ai vue l'histoire dans ma tête! Heureuse que ça plaise!
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Vaidd
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MessagePosté le: Mar 9 Nov 2010 - 19:06    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Mais.. mais... mais qu'est-ce que vous avez à nous sortir des fics tristes qui nous collent le bourdon? Crying or Very sad Sans coeurs va!

M'enfin, super ta fic persee2 Okay
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Dernière édition par Vaidd le Mer 10 Nov 2010 - 14:58; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Nov 2010 - 12:55    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Ahlala, je suis bien d'accord avec toi Vaidd, que de tristesse en ce moment... Mais en tout cas, c'est de la belle tristesse, avec du style, de l'émotion... Magnifique !

(Pars se consoler avec Coe jour 5.... euh, peut être pas !)
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Evan
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MessagePosté le: Sam 13 Nov 2010 - 12:59    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

Persee2 ton histoire est sublime (triste) trop Kawaii.
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duam78
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MessagePosté le: Mer 24 Nov 2010 - 07:11    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge Répondre en citant

3e fic postée : Violet Hill by Marguerite

PS: désolée pour ce retard ...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:38    Sujet du message: La BOT's Fanfic 3 - iPod Challenge

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