Doctor Who Index du Forum
 
 
 
Doctor Who Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion


PROMS 2010 - compte rendu
Aller à la page: 1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Who-niverse -> Autour des séries -> Musiques
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Celine
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2010
Messages: 583
Localisation: Cologne, avant poste germanique de BoT
Féminin Taureau (20avr-20mai) 龍 Dragon

MessagePosté le: Mar 27 Juil 2010 - 19:50    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Celine Production est fière de vous présenter

BoT at the Proms !

Staring

Amazing Blueberry AKA Missy

Happy Lotty AKA Ambre94

Mary the Great AKA Mordax

Little Zabeth AKA Yume7

and Celine The Red, AKA Celine



 


 
Nous y voilà. On va entrer dans le Royal Albert Hall. Yume Et Ambre sont parties de leur côté, porte 1, et Mordax et Missy m'ont précédée porte 3, pendant que je me rendais une dernière fois à l'accueil pour constater que personne n'attendait pour acheter un billet unique. Je passe le contrôle, après vérification de la validité de mon billet par un scanner dont le bruit de validation fait un peu science fiction. "Up the stairs, 2nd floor, on your left" ("montez les escaliers, 2ème étage, sur votre gauche"), me dit le contrôleur. Dans ce cas, allons-y Alonzo !Je monte, le coeur qui bat fort, je suis dans le Royal Albert Hall, il est 19h15, le concert va bientôt commencer. Deuxième étage, il s'agit bien du second tiers. Porte n° 7, c'est bien à gauche. Je longe le couloir, qui s'incurve. Et voilà une entrée numérotée 7. Je rentre.



Oh Gosh. Mon coeur s'emballe.

Trop d'informations d'un coup.

On est dans le Royal Albert Hall.



Il est sublime.



La lumière est belle.

Il y a un Tardis sur scène.



La loge (la LOGE !) est située exactement comme j'en rêvais, sur le côté, pile au niveau de l'orchestre et de la scène, et donc, prêt d'eux.



Ma position sur une vue globale du Royal Albert Hall, trouvée sur le net :



On est en hauteur mais on surplombe le tout.



Il y a des fez partout dans la salle, et notamment deux adorables little doctors juste en dessous !



On est juste à côté du Choeur, qui s'est installée un peu en avance.



Moment de pur bonheur, et je viens à peine d'arriver. Allez, je m'installe, et on a un peu de temps, ont fait la photo BoT.
(à Gauche, Missy, à droite, Mordax)



Et voilà la loge vue de l'intérieur, on entre-aperçoit la porte sur la gauche.



Nos fauteuils sont devant ceux que l'ont voit là, pile contre la rambarde, qui d'ailleurs est très confortable pour s'adosser dessus, avec un rebord en pente vers l'intérieur et recouvert de tissu.

La foule est électrique, chaque spectateur filmé et apparaissant à l'écran (enfant et/ou cosplayeur) est chaudement applaudi.

On parle beaucoup, on se montre des gens les unes aux autres, et on est quand même quelque peu surexcitées. Comme les centaines d'autres personnes présentes.
Et voilà l'orchestre qui arrive.



Enorme applaudissement saluant leur arrivée, on sent que le début est proche. Ils s'installent, et accordent leurs instruments.
Les lumières sur le public baissent.
Et c'est parti.
Une voix bien connue s'élève dans tout le Hall...
"Attention, attention ! This is the BBC Proms, controlled by the Daleks. You will switch off your mobile phones, or you will be exterminated !"
Je n'ai jamais coupé mon téléphone avec autant de joie Laughing . Il suffisait qu'un dalek le demande.

Ben Foster entre en scène, et les applaudissement redoublent.

Puis le silence revient, et les premières notes s'élèvent.

Comment expliquer ce que j'ai pu ressentir à ce moment là ? Moi qui n'avait jamais été voir et écouter un orchestre philharmonique, je me retrouve à découvrir la beauté de ce son magnifique, et en plus, il s'agit de Mad Man with a Box… La voix douce de la soliste qui s'élève, pleine de promesses, et qui m'emmène loin, loin. Puis le thème qui commence, doucement, et qui est rejoint par la soliste. J'ai la gorge serrée d'émotion, c'est tellement beau, à regarder et à écouter. Quelques notes toutes douces viennent s'intercaler, et, soudain, l'explosion, c'est parti. Le choeur s'élève, les instruments se répondent, et je pleure tout doucement, d'émotion, de joie et de bonheur.

La soliste, Yamit Mamo, a une voix sublime (sur la photo, elle est assise, elle chante debout, sinon).



Le prologue s'arrête, et une princesse entre sur scène.





Elle rigole, elle sourit, elle avance précautionneusement avec sa longue robe, Karen Gillan est sur scène. Me voilà en train de sourire comme une idiote, heureuse, heureuse d'être là, de voir Karen Gillan, de l'écouter nous présenter le Proms !

"Hello Everyone ! Wow, there is a lot of you !"



(et une photo tirée des officielles, pour la voir en mieux) :


Et là, fou rire. Hey, mais elle triche, elle a son texte sous les yeux !



Je m'amuse à lire le texte en avance, c'est quelque chose qui me fera rire tout au long du Proms...
Mais bon, on sent qu'elle le connait, son texte.

"Tonight, through the power of music, we are going to relive some of the adventures of Amy with the Doctor."

On est tous en train de la dévorer des yeux, et de l'écouter oreilles grandes ouvertes. Elle est heureuse d'être là, elle rigole tout le temps, et elle s'applique dans ce qu'elle dit. Elle est adorable.
La voilà repartie, laissant la place à Ben Foster et à l'orchestre.

An Untimely Arrival commence, c'est de nouveau incroyable, et beau, et c'est tellement Doctor who... On a droit aux images de l'épisode 1, quand Eleven est en train de se crasher. On rigole à sa tête de fou. Il atterrit dans le jardin de Amy, et sort sa tête du Tardis. Le voilà qui met sa cuisine sans dessus dessous, et la musique sublime complètement ces images qu'on connait tous et qu'on adore, créant une ambiance drôle, joueuse et facétieuse. La joie est quasiment palpable dans la salle, on rigole tous à chaque test culinaire du Doctor, et on ne peut pas s'empêcher de compatir avec petite Amy Pond, qui cuisine patiemment. Après l'émotion du début, voilà la joie de profiter de ce moment incroyable !

Le morceau se termine, et Karen est de retour sur scène.

"So, I need to know something : who here, has tried fish fingers and custard"

J'ai crié "Meeeeee" avec un nombre assez surprenant de personnes, le reste du public a bien rigolé. Et elle nous raconte que si on veut essayer, autant faire gouter à nos parents avant, qu'ils ne nous en voudront pas, "because they love you", dit de manière tellement adorable !

Karen annonce la prochaine chanson, Short Ride in a Fast Machine, et Grant Llewellyn entre sur scène pour diriger ce morceau. Il est beaucoup plus rigide, globalement, que Ben Foster, plus ciblé, il semble plus strict dans ses mouvements mais est tout autant dans l'instant. C'est étonnement passionnant d'observer les différentes attitudes des chefs d'orchestres.
J'aime beaucoup ce morceau, je suis aux anges. J'observe les musiciens, et repère vite celui qui rythme tout le morceau, celui qui fait le "tap tap tap" très régulier mais qui se décale de temps en temps, tout au long de la chanson. Cet homme faisait aussi un tambour, avec le pied, en décalé. La maîtrise de son corps, pour être à ce point désynchronisé, me semble impressionnante. Je profite du morceau, quelque peu béate, en laissant divaguer mon regard du public à l'orchestre...

Re-voilà Karen Gillan, mais où est elle ? Je cherche un peu, ah, elle est sur ma droite, en bas, sur le haut des marches d'un escalier, dans le public.

"Waw, the stairs and a long dress, not a good plan !"

Ca, ça se voit qu'elle s'y prend très prudemment ! Elle sait rester tellement naturelle, malgré la tenue de soirée et le texte préparé, ça la rend tout à fait craquante.

Oh mon dieu, elle vient de dire que l'on va écouter "I am the Doctor".
Elle repart.
La musique s'élève.



Je croyais commencer à comprendre mon bonheur.
Je n'avais encore rien vu, ni entendu.
Ce morceau, c'est celui qui m'a fait aimer Eleven. A chaque fois que je l'entends dans un épisode, j'ai huit ans, le Doctor est là, il va faire quelque chose d'étrange et de génial, mon coeur s'emballe, la tension monte.
Alors là, avec l'orchestre, c'est juste trop. Trop fort, trop beau, trop. Je ressens une sorte de plénitude complète, je me sens emportée par la musique. Elle est sublime. Je pleure. Je me cramponne à la rambarde.
C'est la chose la plus belle, la plus prenante et la plus impressionnante que j'ai jamais entendu.
Et soudain.
Soudain.
Non !
Deux Cybermen ! Sur scène !



(et une photo officielle parce qu'il était mieux placé) :



Je m'exclame, je tend le doigt, là bas, deux Judoons qui descendent les escaliers !
Et là, trois Siluriens !
Ils sont là !
Dans le public, ça s'agite, on se montre des trucs, dans la fosse ça se pousse, les Judoons sont impressionnant et vont vite, il ne faut pas rester sur leur chemin.



Le morceau devient un peu plus éthéré, et les vampires de Venise arrivent. Elle semblent faire vraiment peur aux gens.

Raaah, qu'est ce que j'aimerais être en bas. Mais là d'où je suis, c'est sublime aussi.

(Une vidéo trouvée sur youtube, on entend vraiment bien l'ambiance d'excitation globale et les cris des gens qui se font approcher d'un peu trop près par les vampires, dans la dauxième partie : )



Woah, ils sont vraiment là.

Et voilà que la voix du Doctor s'élève. Le discours de Stonehenge. Avec les vidéos. Mon coeur explose.

Les aliens rebroussent chemins.

"Trust me, I'm the Doctor"

La salle a explosé en applaudissement. Et j'ai applaudi comme jamais.

Oh, Karen Gillan est juste en dessous !





"That was "I am the Doctor" and oops, I'm sorry, I forgot to mention the monsters"

"But, seriously, keep your eyes open, and whatever you do, don't blink"

J'ai fait "naaaaan !", et ça murmure et rigole nerveusement dans la salle.
Les weeping angels ne peuvent pas vraiment venir dans la salle, si ? On est trop, ils ne pourraient pas se déplacer. N'est ce pas ?

Karen annonce les deux prochaines chansons, "Portshmith point" et "Mars", deux morceaux non Whoviens.

J'avoue qu'au début de Portsmith Point, j'ai moins écouté, trop occupée à scruter la salle. Don't blink, c'est Karen qui l'a dit. Mais non, pas de statue d'ange en vue. N'empêche, j'ai l'estomac un peu noué, et je me retourne plusieurs fois pour vérifier le fond de la loge.
Mais le morceau est très beau aussi, et, apparemment, pas d'anges en vue.

On enchaine avec "Mars", vraiment impressionnante. Quel bonheur, de regarder l'orchestre, de voir les vagues de mouvement de chaque groupe d'instrument, de se concentrer sur un musicien, puis de se perdre dans la vue que le Royal Albert Hall offre au regard. Le morceau fait très militaire et est de proportion grandiose, ça donne envie d'aller voir et écouter des concerts plus… classiques.

On applaudit comme pas permis à la fin du morceau, j'ai l'impression d'être une boule d'émotion, je nage en plein bonheur.

Et Karen est toujours aussi jolie, et on l'applaudit toujours avec autant de plaisir. Elle nous annonce le dernier morceau avant l'entracte :

"we're gonna end this half with more music from Doctor Who…"

Mais voilà qu'un homme habillé bizarrement intervient. Il est dans le public, sur les marches, et interrompt Karen dans sa présentation.

Ah, apparement, il s'agit d'un soldat anglais.

Et puis…

"I am your soldier ! I am your Soldier !"



Un daaaleeeeeek ! Sur l'îlot central ! Un vert kaki, un de ceux qui se fait passer pour une création du Professeur Bracewell ! Il est beau ! Un dalek ! En Vrai ! La joie du public est quasiment palpable, ils les aiment vraiment autant que ça, leurs daleks, les anglais...

"We are here to help you win the war ! Would you like a cup of tea ? Would you like a cup of tea, and a biscuit ?"

Je me met à rire en plus de sourire béatement : un dalek, en vrai, et il nous propose du thé. C'est tellement… Anglais ! La vie est belle. Et il FAUT que je sois collé contre cet îlot demain pour voir cette beauté de prêt !

Oh, ça s'agite vers l'avant de la scène. Un nuage de fumée est apparu. Je ne peux pas m'empêcher de pousser un petit cri d'admiration, mais comme à peu près toute la salle fait pareil… Le suprême Dalek vient d'arriver sur scène !



"Attention, attention ! You don't need to pretend to be a servant of the humans any longer !"



Il est vraiment impressionnant, avec sa voix grave. Il ordonne au dalek vert de descendre, et de se préparer à être exterminé.

"I obey ! I obey ! I obeeey ! I obeeeeey !

Dit-il en descendant vers les sous sols, sur son socle. Awwwwwww, nooooon, le pauvre, il est tellement mignon !

On est tous aux anges, tout le monde est heureux de voir des daleks. Les pauvres, on les aime tellement qu'ils ne font plus vraiment peur.

Le dalek suprême est toujours là.



"Down humans, behold the might of the new daleks. Resist and you will be exterminated ! Exterminated ! Exterminated !"

Les "booooouh" se mélangent aux commentaires joyeux, tout le monde réagit, tout le monde est à fond, c'est fantastique.

"Ben Fosteeeer…"

Pour une étrange raison, un dalek qui dit "Ben Foster" en se tournant vers le chef d'orchestre, c'est absolument hilarant. Mon cerveau est en train de décéder tellement cette scène est drôle et absurde.

"If you value your life, you will begin. Begin ! Obey ! Exterminate !"

ALors, là, ce qu'il faut savoir, c'est que lorsque le Dalek se tourne vers Ben, celui-ci, perché sur sa petite estrade, se la joue je n'ai pas peur, na na nère. Lorsque le dalek s'approche de lui, il recule un peu, mais se met en garde avec sa baguette de chef d'orchestre, et tente un poke, avant de battre en retraite. D'où la colère du Dalek. Et ma (et tout le public avec moi) joie intense.

Mais Ben à l'habitude, il s'est déjà fait menacer il y a deux ans, il sait comment gérer cette situation...



La salle explose en applaudissement et en rire pendant que l'orchestre se prépare à jouer.

Il s’agit de « Battle in the Skies », et son premier thème est celle où les nouveaux Daleks sortent pour la première fois. Dans l’épisode, je n’avais pas particulièrement fais attention à la musique, mais là, avec le Supreme Dalek qui patrouille sur scène,




c’est impressionnant. Je préfère même ce thème à ceux des saisons précédentes, il est tout aussi « brut », mais en même temps plus harmonieux, comme si on retournait aux bases. Le chœur s’élève en un chant très guerrier, les daleks sont de retour.

Le morceau continue et j’ai l’impression de revivre la bataille avec les Spitfires de l’espace en direct, tellement je suis dans le morceau. Mais bon, je fais aussi beaucoup de photos, un des seuls moments de ce PROMS où j’ai fait des photos pendant un morceau : y’a un dalek sur scène, je ne peux pas ne rien faire ! Un Dalek ! Pour de vrai !



Le morceau continue, grandiose, pendant que la bataille atteint son paroxisme, puis se calme, en un air assez militaire mais doux. Je viens de complètement le re-découvrir, et il est beaucoup plus intense que dans mes souvenirs de l'épisode. La faute au scénario pas folichon...

Le dalek se retire, et on explose encore une fois en applaudissements.

Et c’est déjà l’entracte. La moitié du concert. Non, je ne veux même pas y penser.

L’orchestre se retire, dans la foule, ça discute, ça bouge, l’ambiance est joyeuse et détendue. On sent réellement que tout le monde est heureus d’être là.
En tout cas, je compte bien profiter du moindre instant, et justement, c’est sur et certain, je reviens demain, hors de question que je rate cette occasion incroyable. Ca fait bien rire Missy et Mordax, qui ont déjà des places pour le lendemain, dans les gradins, en hauteur, vu que j’ai passé ma journée à me convaincre que non non, je n’avais pas besoin d’y retourner une seconde fois…
Je pars me renseigner auprès d’une hôtesse, histoire qu’elle me confirme que la looooongue file que j’ai vue l’après midi était bien celle des tickets debout à 5£. Je ne vais pas demander à celle qui est juste à côté de notre loge, parce qu’elle m’a plusieurs fois dis de ne pas faire de photos pendant le concert, avant que celui-ci ne commence, et je préfère donc l’éviter. Surtout que j’ai mon appareil avec moi. Et donc oui, la longue file, c’est bien pour les tickets que je vise, mais elle ne sait pas me dire à partir de quelle heure les premiers sont arrivés. Bon, au moins, je sais où attendre demain.
Je retourne dans la loge.
Je me sens sur un nuage, complètement ailleurs et immergée par l’ambiance et le thème du concert. Missy veut aller voir la vue que l’on a de tout en haut, c’est une bonne idée, on y va toutes les trois. On découvre un ascenseur au bout du couloir, qui nous emmène tout en haut.

Wouah, c’est vraiment très, très haut !
En bas, beaucoup des personnes qui sont dans la fosse se sont assises pour se reposer un peu.



Les gens sont beaucoup moins tassés qu’on ne pense le voir sur la photo, ils peuvent vraiment circuler librement.

Dans la partie tout en haut, pas contre, pour voir quelque chose, les gens doivent s’accouder contre la rambarde.



Mais beaucoup se sont tranquillement installés contre le mur, au fond, certain même avec nappe et pique nique. Probablement des habitués, qui ont des pass mensuels ou annuels. En tout cas ça permet à des familles nombreuses et/ou avec très jeunes enfants d’être là tout en ayant de l’espace et sans embêter toute la salle.

Les décorations aux fenêtres sont très belles, aussi, avec la couronne au dessus des initiales.



En même temps, vu mon humeur, je trouve tout absolument fantastique, et le cadre, déjà exceptionnel, devient un écrin de rêve… En même temps, je viens de voir un Dalek, donc bon, tout me semble possible Mr. Green

J’en profite aussi pour faire des photos de notre loge.



C’est celle du deuxième balcon tout au bout, qui est vide. On est sur la rangée du devant, et perso, je suis contre le bord qui, pour vous, est à droite. Si si, vous les voyez, c'est la rangée de chaise en bordel ! On s'est installées suivant nos positions favorites, donc forcément, on n'est pas restées en rang d'oignons Mr. Green

On discute de ce qu’on a vu, des chansons qu’il nous reste à voir, et je commence à établir mon « battle plan » pour le lendemain.

De retour dans notre loge, je passe un bon bout de temps à réfléchir à quel endroit je veux être le lendemain. Je choisis vite le bord de l’ilot, je veux pouvoir voir la majorité des aliens de près, tant pis pour Karen. Mais j’hésite encore entre les deux coins du fond, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Et je commence aussi à spéculer sur l’heure : le spectacle commence à 11h, il faudrait être là au moins deux heures avant, mais trois, ce serait mieux… Je dis que je pense me lever vers 7h00, Missy et Mordax me regardent avec de grands yeux, pensant clairement que c’est beaucoup trop tôt

Bon et puis, j’avais emmené mon tout nouveau sonic, il ne m’a plus quitté du week-end une fois en ma possession, et je m’amuse un peu avec, pendant que Mordax me le tient pour faire des photos.




Ouaip, on s’amuse bien en attendant la fin de l’entracte. Mr. Green

Et voilà l’orchestre qui se ré-installe tranquillement, ça va reprendre, ça va reprendre ! Je commence à me demander quand on va voir Matt Smith et Arthur Darvill, aussi, après tout, ils sont sur le programme. Mais bon, Matt Smith n’est qu’en « Guest Host », faut pas que je me fasse trop d’illusions non plus…

Ca repart très fort, avec « O Fortuna ». J’avais déjà entendu ce morceau avant, mais là, c’est vraiment violent. Fort et beau, mais violent. Comment re-rentrer d’un coup dans la beauté d’un orchestre philarmonique.

Oh, mais qui voilà donc, qui s’est changée ? C’est la sublime Karen Gillan, qui a l’air beaucoup plus à l’aise dans une robe courte !



Elle est toujours aussi contente d’être là, et prend avec beaucoup de bonne humeur les sifflets d’admiration. En même temps, elle est vraiment sublime. Elle continue, et va pour nous annoncer la suite, mais elle butte sur les mots. Je lorgne vers le prompteur, elle a oublié son texte et il ne s’affiche plus, ou bien ?

« Apparently, we are receving a message… »

Les écrans se mettent en route. On entend un « hello, hello ? » mais l’image est floue.

« Royal Albert Hall, are you hearing me ? »

Et là…



La salle a quasiment explosée. C’est le Doctor, sur les écrans ! Il nous parle ! Des sensations très différentes se mêlent dans mon esprit : je suis aux anges, c’est le Doctor ! Mais s’il est en vidéo, ça veut dire qu’on ne va pas le voir ? Rhaaaa nan, c’est injuste, pourquoi est ce qu’il n’a pas pu venir ? Mais c’est quand même génial, il nous parle, à nous !

« I need a signal. Give me a big « hello, Doctor ! » »

J’ai crié direct, « hellooooo Doctor », sans même me demander si les autres allaient réellement le faire. Mais toute la salle était en transe, donc j’étais loin d’être la seule.

Mais nan, ça ne lui suffit pas

« Come on, take the roof off ! One ! Two ! Three ! »

Jamais l’enregistrement de la BBC ne pourra retranscrire le cri hallucinant qu’on a pu faire à ce moment là. Je crois que tous les gens présents dans le public ont crié du plus fort qu’ils pouvaient.

L’image se stabilise, on a réussi Mr. Green



« You’re on the ceiling ! »

Le fou rire de ma vie ! Cet idiot a mis sa caméra à l’envers, et il nous sort tout un discours sur le fait qu’il faut bien qu’on s’accroche, ohhh gosh, je n’en peux plus. On est tous suspendus à ses lèvres.

« Ohh, and ladies, mind those skirts ! And selected gentlemen ! »

Qu’il est mignon, quand il se rend compte de son erreur !

« Ohhhh ! Oh, I see, it’s because… »



Hop, le revoilà à l’endroit. C’est qu’il parle vite, le bougre.

« Let’s have one more « hello Doctor » »

Re-explosion de salle. J’ai huit ans. Je sautille sur ma chaise. Le Doctor nous parle par caméra interposée !

Alors comme ça, il s’est planté d’époque, et pense être dans le futur. Pfff, il a toujours des problèmes de Tardis on dirait.

« I ended up in 2207, don’t worry, the show is nearly over by then »

Rho, arrête de me faire rire, je ne vais plus pouvoir respirer.
Ho, ça redevient sérieux. Il nous explique qu’il est tombé sur un truc qui risque d’exploser.
Mais tout va bien, parce que :

« But don’t worry, it’s perfectly safe, as long as it doesn’t start beeping.

mut mut mut mut…»

Mouhaha, c’était évident, mais c’est tellement bon ! Il se fourre tout le temps dans des situations pas possible !

« Not that sort of beeping, it’s a High pitch sort of beeping.

Bipbipbipbipbipbipbip…

And actually a high pitch beeping is fine so long as you have your sonic screwdriver !

*il sort une brosse à dent électrique de sa poche intérieure*

Gosh, I hate it when I do that ! »

Oh gosh, en effet, c’est trop bon.

« I have to find a safe place to dispose of this ! »

Quoi, il s’en va déjà ?

« Sorry to dash you like this, it’s kind of an emergency ! »

Mais non, revient ! Tu viens à peine d’arriver !

« Hey, come on, louder thant that ! Goodbye Doctor ! »

On crie tout « Goodbyyye, Doctoooor », mais le cœur n’y est pas vraiment pour moi, c’est tout ? Pas de Doctor ?

Et là…
Pourquoi on l’entend encore ?
Ca cri, ça hurle en bas.
Il est lààààààà !
Il vient de sortir par une trappe en plein milieu !
Le Doctor !
Dans le Royal Albert Hall !
Avec nous !

Il est sur cette estrade, à laquelle je n’avais pas du tout fait attention :



« I was here all along ! »

Et maintenant il est là, pour de vrai, le Doctor !

Je n’ai quasiment pas fait de photos, trop concentrée sur ce qu’il racontait, et sur le fait qu’il soit LA, et puis, il était trop loin pour mon objectif…

Voilà le moment où la machine arrête de bipper, il gémit et s'accroupit, tentant de se protéger :



OK, si jamais j’avais encore une quelconque hésitation, demain, je serais collée contre la rambarde !

« I’ve got to sort this out very quickly, it’s gonna be very very dangerous and a little bit scary, and I think I’m going to need a volunteer from the audience ! »

Le voilà qui descend du podium, et qui demande l’aide de quelqu’un dans le public ! Il est là ! Pour de vrai ! Je suis complètement euphorique et un peu en état de choc, je crois. A aucun moment je ne me dit « c’est Matt Smith », c’est directement et intensément le Doctor qui est là.

« I don’t want a grown up, no, they might hit me, I want one of the children, a little boy or a little girl… »

Il dit vraiment tout ce qu’il pense !

Et donc, le Doctor, à l’aide d’un petit garçon qui s’appelle Ellis, nous sauve tous d’une explosion imminente. Il gère assez bien, le p’tit gars, mais s’est peu fait avoir par les demandes du Doctor, quand même, les premières fois… Mais une fois qu’il a compris, il n’a plus bougé ! Un regard mortellement sérieux et complètement à fond, il a obéi à tout ce que le Doctor lui a demandé.

« Oh by the way, do you like that hand ? Do you wanna keep it ? »

*Il mime une explosion en faisant le bruit*

« No… No… We’re going to put it in your… Mouth ! Open up. »

Le pauvre p’tit gars !

Un moment complètement incroyable et un peu hors du temps, pour moi, de voir le Doctor en direct. Heureusement que les écrans étaient là pour retransmettre, n’empêche !

« So, you see, it all makes perfect sense ! Ladies and gentleman, we’ve done it ! The Royal Albert Hall is saved ! »

Youhoooou !

On applaudit comme pas permis pour le petit garçon, parce que vraiment, il a bien géré.
« Oh, very impressive. An arch ennemy. Are you a conspirator ? »

Oui, parce qu’à ce moment là, le Doctor a vu le programme en forme de dalek d’un homme dans le public, et lui prend pour regarder.

« Apparently I should be leaving you in the capable hands of Keren Gillan, Arthur Darvill and Matt Smith, whoever that is. Uh. What a dull name. There you go sir ! Goodbye everyone ! »

Et il est parti par la sortie fermée par le rideau rouge, en haut des marches. Je ne sais toujours pas ce qu’ils ont mis dans le plafond du Royal Albert Hall pour réussir a contenir tous nos applaudissements, mais c’est solide.

Je suis un peu en état de choc. Une sorte de béatitude grandiose à l’intérieur, et le plus grand sourire idiot de toute ma vie à l’extérieur. Je. Viens. De. Voir. Le. Doctor.

(voilà une vidéo amateur youtube sur le passage du Doctor du Samedi Smile



Mais ce n’est pas fini. Qui voilà, sur scène, pour nous présenter le prochain morceau ? Arthur Darvill !

La vague d’applaudissement qui se finissait pour le Doctor reprend de plus belle, tout le monde l’adore ! Forcément, tout le monde est surexcité, et on applaudi au moindre de ses mots. Forcément, avec ce qui vient de se passer…

Il a lui même l’air assez étonné du succès qu’il obtient, le p’tit bichon. Il s’attendait probablement à être complètement éclipsé par le Doctor, mais c’est pile l’effet inverse qui se produit : il devient la cerise sur le gâteau, et, ma fois, il s’agit d’une fort jolie cerise.

Il nous résume adorablement les (mes)aventures de son personnage, comme une liste

« Keeping up ? Yep ? Somehow, I think being married to Amy Pond is never going to be dull ! »

Son texte est génial, et il nous introduit en beauté « Amy », que Ben Foster revient pour diriger.

La musique commence. Et c’est juste parfait de l’avoir mise à ce moment là. Je suis encore loin, très loin, en train de planer, suite à l’intervention du Doctor, et cette musique colle parfaitement à mon humeur.

Je me laisse submerger par mes émotions, ce morceau est mon préféré avec « I am the Doctor », et il a quelque chose de tellement beau et triste en lui… Le montage vidéo qui l’accompagne est parfait, montrant Amy à différents moments, collant comme un gant à la musique. Me revoilà en train de pleurer, de joie, de bonheur et un peu de tristesse pour la pauvre Amy qui a du attendre son Doctor si longtemps. Un trop plein d’émotions, tout simplement.

Et c’est justement Karen Gillan qui entre sur scène pour nous annoncer le prochain morceau.

Mais d’où vient cette petite voix adorable qui dit « Amy » sur un ton admiratif mais timide en même temps ? Je me penche un peu et regarde vers la droite.

Awwww



Cette petite fille est tellement mignonne ! Elle regarde Karen comme si elle voyait une princesse, je fond complètement. Quel bonheur, de se dire qu’elle a Amy Pond comme référence plutôt qu’une poupée toute niaise ! Cette petite fille rayonne d’admiration quand elle regarde Karen, c’est impressionant !

Pendant ce temps là, Karen nous explique ce qui nous attend.

« It’s a medley of themes from the most recent series including the ones written especially for the smilers, the silurians and the saturninians. It’s cuningly titled « Liz, Lizards, Vampires and Vincent », and for this one, I recommend you keep your eyes opened wide ! »

Et là, pour le coup, je n’ai pas applaudi, parce que le nœud au ventre est revenu.
What ?
Argh, je les avais oubliés, eux.
Les weeping angels.
D’ailleurs, je ne suis pas la seule à avoir cette réaction, la salle s’agite un peu… Mais elle vient bien de dire qu’on allait entendre le thème de Vincent ? Ca serait bien…

La musique commence, me laissant quelque peu inquiète. Il n’est pas spécialement rassurant…

Mais qui voilà, qui envahi la scène quand leur thème résonne ?



Ils sont trois, menaçant le public, et semblant très intéressés par Ben Foster. Pfiouh, qu’ils sont beaux.

Mais voilà que le thème de Vincent résonne, awww, en plus, avec les vidéos, la boule d’émotion est de retour. Pendant ce temps là, les trois siluriens descendent dans la fosse. C’est beau, c’est doux, c’est mélancolique. Vincent, je t’adore. Il rencontre Amy et le Doctor, je revis l’épisode. Le Doctor l’emmène devant ses peintures en 2010, et l’orchestre devient grandiloquent, mais toujours avec cette touche de joie mélancolique. Et je sanglote. Vincent, revient ! Le morceau, déjà sublime dans l’épisode, devient parfait sous le toit du Royal Albert Hall.

Le voilà qui dévie vers autre chose, le piano s’élève dans un flot de notes claires, inquiétantes et mystérieuses.
L’ilot s’ouvre, de la fumée en sort.
Et le voilà.
Sur son socle.
Un weeping Angel.

Dans le public, surtout juste à côté, dans la fosse, personne n’est spécialement rassuré. Je me dis bêtement qu’on est assez, qu’il y aura forcément quelqu’un qui le regardera tout le temps. Pendant ce temps là, les vampires de venise sont de retour, voilées, cette fois. Elles fendent la foule. Les voiles se relèvent, et elles se mettent à tournoyer autour d’un homme dans le public, qui ne semble pas du tout rassuré. Ca rigole nerveusement autour de lui.



L’air se termine, les vampires repartent et le weeping angel redescend dans sa fosse sans avoir bougé. Ouf. Il était vraiment impressionnant. Quand je pense que je serais juste à côté, demain, si j’arrive à me mettre où je veux… Brrrr…

Et sur scène arrivent Karen et Arthur ! Ils nous annoncent la dernière musique non whovienne, « The Ride of the Valkyries ». Cette air, bien qu’épique, me permet de me remettre de toutes mes émotions, un peu. Je l’écoute tranquillement en rêvassant à demain, à ce que je viens de voir, et je repars dans l’observation des membres de l’orchestre. C’est beau, tous ces groupes qui jouent ensemble, le mouvement global de chaque partie, et la façon de bouger de chaque individu.



Karen revient sur scène, et le couperet tombe.

« First, we’ll here « this is Gallifrey » »

« This will be followed by Vale Decem »

Oh non non noooon, je vais mourir de tristesse, si je les entend ici.

« This is Gallifrey » commence. Ainsi qu’une vidéo. Hey, mais c’est un ancien Doctor ! Le premier, il me semble. La musique est belle, elle a des proportions grandioses tout en restant très rythmée. La vidéo continue, jusqu’à la régénération de One en Two. La salle applaudit. Puis vient la régénération de Two en Three. On a droit à toutes les régénérations ! La salle applaudit beaucoup pour Three et Four ! Le public qui connaît les anciens Doctors est au ange. C’est beau.
On avance dans les régénérations, c’est génial, de voir l’évolution des effets et de moyens, aussi !

Voilà qu’un homme entre sur scène. Très droit, avec des vêtements très sérieux mais qui font anciens. Qui est il ?

Et là, il ouvre la bouche.
Le soliste.
C’est le soliste de Vale Decem.
Je fonds en larmes, incapable de me contrôler. Sa voix… C’est la plus belle voix que je n’ai jamais entendue. C’est vraiment la sensation que j’ai à cet instant là. Et Nine qui arrive par dessus tout ça. Les applaudissements redoublent, moi compris. Le chœur porte la voix de Mark Chambers.
Sur les vidéos, Nine devient Ten, sous les yeux ébahis de Rose.
Et là, la salle explose une fois de plus en applaudissements. Un hommage gigantesque et fort au dixième Doctor. Je me sens très profondément émue. On l’aimait tant, notre dixième Doctor. C’est comme s’il avait les acclamations de touts les autres Doctor combinée en une seule gigantesque vague d’applaudissement. C’est à couper le souffle. Et Ten saute du vaisseau spatial. Il est blessé. Il fait ses au revoir. Il titube dans la neige, un Ood l’attend. Il rentre dans le Tardis. Le chœur atteint son paroxysme, la voix du soliste se mélange parfaitement à eux. Et le Dixième Doctor se régénère, et je suis agrippée au rebord du balcon, en train d’exploser d’émotions de tristesse et de joie mêlée, parce que c’est Eleven qui vient d’apparaître, et qui sort sa tête du Tardis comme un idiot.
Mon cœur a encore explosé.

Et sur scène apparaît…



« Hello everyone ! Heeeey ! Are we having a nice time ? So, my name is Matt Smith »

Il nous présente un morceau spécialement composé pour nous, « the pandorica suite », qui reprend les deux derniers épisodes. C’est encore possible d’être surprit par la beauté du son de l’orchestre après toutes ces choses fantastiques qu’on a pu voir et entendre ?

Hey, mais ? Qui a mit un fez sur le buste ?



La musique commence, et je ne sais pas vraiment quoi dire pour exprimer mon bonheur. Elle est aussi belle que les autres. Elle reprend le thème de little Amelia, et du Doctor. Elle me transporte à travers les deux derniers épisodes de la saison cinq. Et c’est un morceau inconnu jusque là. Je crois que je commence tout juste à comprendre mon bonheur d’être là, à écouter tout ça, joué par un orchestre et un chœur de renommée internationale. Je savoure intensément ce moment unique, et, paradoxalement, en conserve un souvenir très flou. Je sais juste que je suis une boule de sensation, et que je ressens complètement la musique.

Qui finit d’ailleurs dans une belle explosion, et ce sont les trois acteurs qui entrent sur scène pour nous annoncer la suite.



Et la fin.

« Saddly, we’re almost at the end of this Doctor Who Proms »

Les trois s’amusent et rigolent à leur présence mutuelle, ils semblent tellement complices ! Karen rit à la gaffe de Matt, qui s’est avancé un peu plus loin que les repères, prévu pour filmer dans des conditions idéales. Ils se font rire tous les trois, trouvant probablement drôle leurs dialogues pré écrits, et la situation, tout simplement.

Mark Chambers est de retour, et entame « Song of freedom ». C’est… Beau. Je souris bêtement, la gorge un peu nouée, totalement émue. Et voilà que le public se met à claquer des mains. Ca passe tellement bien. Me voilà en train de faire pareil. Je me sens joyeuse et triste en même temps, toute enveloppée dans le son doux et réconfortant de ce morceau magnifique.

Mais voilà, la fin arrive, et elle arrive de manière explosive, avec le générique de la série. Avec Murray Gold au Keyboard. Les sons plus électroniques changent de ce qu’on a pu entendre, mais c’est une façon magique de finir.

Et sur les marches apparaissent…



Tandis que la scène se retrouve prise d’assaut par les Siluriens



(D’ailleurs, vous pouvez jouer à « spot the doctor and the fez » sur les deux images Mr. Green )

C’est la fin, les dernières notes résonnent dans la Hall.
Et on exploooose en applaudissements, pendant que Karen, Matt, Arthur, Murray, Ben, Yammit et Mark viennent saluer. Ils se tournent vers le chœur et l’orchestre, et on applaudit encore plus fort, alors que ça semblait impossible l’instant d’avant.

Mais vite, il faut se dépêcher, Missy veut faire la sortie des artistes, elle nous avait prévenue avant. On attend un peu, mais comme l’orchestre a quitté la scène, il n’y aura pas de rappel. Les acteurs reviennent pour saluer. Sur le coup, je trouve ça dommage, mais en y repensant, c’aurait été comme réclamer les miettes d’un délicieux gâteau : ça n’aurait pas pu être meilleur qu’avant, ça n’aurait qu’un peu retardé la fin…

On sort assez rapidement de la loge, je me sens exaltée et complètement ailleurs. Je me dirige vers l’ascenceur, arguant que les escaliers vont être pris d’assaut. On attend un peu, mais par chance, il arrive quasiment vide, et descend avec un seul arrêt. Après un moment de doute, c’était le bon choix, ouf !

Et nous voilà dehors.




Sur le coup, on fonce vers la stage door, il n’y a pas encore trop de monde, une vingtaine de gens, maximum. Du coup, on se retrouve au premier rang d’une sorte de passage qui s’est frome, et je suis plantée juste en face de deux types en cosplay de Ten et Eleven. Il n’y a aucune barrière, les gens ont instinctivement laissé un couloir pour passer, mais bon, ça ne m’a pas l’air bien large. Les deux types en face de moi sont hilarants. Ils passent leur temps à se lancer des vannes, parfois des trucs entre eux deux, parfois en rapport avec leurs personnages. 
 
E  « But, I assure you, Bowties ARE cool. » 

T *lève les yeux au ciel* 

« That’s what YOU think, but everybody knows that ties are cooler ! » 

T « And look at you ! Wearing converse ! Why do you always have to steel my shoes ! » 
 
(oui, parce que le cosplay d’Eleven avait des converses, surement pour être plus à l’aise) 
 
E « Oh I’m sorry, but who wanted my screwdriver five minutes ago ? » 
 
Et ils enchaînent, se disputant comme des chiffonniers, et s’amusant comme pas permis. Le type habillé en Ten était vraiment ressemblant, avec la bonne coupe et les mimiques. Par contre, comme celui en Eleven était typé Indien, forcément, la ressemblance était moins flagrante, mais les costumes étaient très réussis. 
 
Je n’en pouvais plus de rigoler, un vrai duo comique. 
 
Dans la file d’attente, de nouvelles suppositions sur qui va sortir ou pas fusent toutes les deux secondes, les gens attendent vraiment de pouvoir voir sortir les acteurs… Les musiciens sortent, seuls ou par groupe, et, bon, j’ai trouvé qu’ils étaient un peu trop ignorés, les pauvres. Mais ils semblaient de bonne humeur, et puis j’ai tenté des petits « thank you » par ci par là, parce que bon.  Ben Foster, en arrivant, a encore signé des dédicaces et discuté avec les gens pendant un temps assez long, il aime vraiment bien parler avec son public. 
 
Je commence à me lasser, et quitte donc la file pour rejoindre Ambre et Yume, qui sont tranquillement assise un peu plus loin, sur le rebord du trottoir. Je leur explique que je retourne au Proms de demain, contre vents et marées s’il le faut, et que du coup, on laisse tomber le musée du film. Mais elles sont tout a fait d’accord, on sera donc trois à faire la queue demain matin. 
 
La motivation des gens qui attendent va et vient en fonction de tous petits détails, comme le fait que les gardes rentrent à l’intérieur ou que personne n’arrive pendant un moment, c’est assez particulier. A un moment, un homme sort pour annoncer que non, personne d’autre ne va sortir, en tout cas, pas ceux que le public attend. Bon, moi je veux bien le croire, et puis, on voudrait passer voir le London Eye avant de rentrer à l’hôtel, et il est déjà 22h30, mais Missy et Mordax veulent encore attendre. 
 
L’heure tourne, Ambre ne se sent pas très bien, la fatigue, apparemment, et elle décide de rentrer seule à l’hôtel. 
 
Je commence à avoir sérieusement envie de bouger, et puis, j’ai vraiment l’impression que tous ces gens attendent pour rien… Missy et Mordax me font remarquer que je peux y aller toute seule, mais bon, aller voir le London Eye toute seule, c’est quand même beaucoup moins sympa que toutes les quatre, donc bon, j’attends. 
 
L’homme bien habillé ressort pour dire qu’il va appeler la police, puis, un peu plus tard, ressort pour dire que non, vraiment, personne ne va arriver par cette porte, que les acteurs sont sortis par autre part. 
 
Mais Missy et Mordax ne veulent pas bouger, elles préfèrent attendre encore un peu, si jamais… Et puis, l’ambiance est sympa, OK. Mais bon, on est à Londres, mince, y’a encore deux-trois choses qu’on voudrait faire… 
 
Après une longue discussion où, j’avoue, je me suis faite l’avocat du Diable en défendant le droit des acteurs à faire ce qu’ils veulent et à ne pas avoir à sortir par la stage door pour plaire à leur public, tandis que Missy et Mordax étaient plutôt du point de vue que bon, quand même, ils pourraient au moins passer et dire bonjour… 
 
Mais bon, on finit par tomber d’accord sur le fait que c’était mal foutu, leur stage door : il n’y avait aucune barrière, si les acteurs sortaient par là, la foule leur serait tombée dessus et ils ne s’en seraient pas sorti de manière tranquille… 
 
Nous voilà parties pour prendre un bus, qu’on attendra longtemps et qui avancera tout doucement à cause de travaux plus loin sur la route, mais bon, au moins, on n’aura pas eu besoin de marcher. On descend à Green Park, et on prend le métro jusqu’à Embankment, la ligne directe qui nous aurait bien arrangée étant fermée. 
 
Une fois sorties, on traverse le pont juste en face de nous, et on longe tranquillement les quais, là où Rose et le Doctor courent dans le premier épisode. 
 
Sur le pont, et dans la rue, on croise beaucoup de filles clairement habillées pour faire la fête, mais personnes ne les embête, ce qui, comparé aux remarques auxquelles elles auraient droit à Paris, me semble quasi surréaliste.  
 
On voit Big Ben de l’autre côté. 
 
 
 
 
 
Missy nous faire remarquer que le Tardis était garé sur l’autre rive, et qu’ils ont donc du courir une bonne petite trotte avant d’arriver à l’escalier par lequel ils descendent en sous sol. Il fait très sombre, et l’eau est haute, on n’en voit pas grand chose, mais pour le principe, ça me fait plaisir. On passe devant le London Eye (la grande roue) éclairée en bleu, 
 
 
 
Et on continue en retraversant, par le pont de Westminster, cette fois ci. On a faim, mais jusque là, tous les magasins qu’on a croisés étaient fermés. 
 
 
 
On passe assez prêt de Big Ben, qui est entière, malgré les interventions du Doctor  Mr. Green  
 
 
 
On est de nouveau sur la bonne rive pour prendre le métro, mais il faut se dépêcher, il est quasiment minuit, heure de fermeture des lignes. On arrive à attraper un métro de Westminster pour une station, mais arrivées à Embankment, les autres sont déjà passés. On ressort de la station, et, comme il nous reste un peu de chance, on tombe sur un magasin d’alimentation ouvert. Yahooou, à manger ! 
 
En sortant du magasin, on tombe sur un Bobby très sympathique qui est en train de se renseigner sur la capacité des gens à rentrer chez eux sans assistance, et il nous indique le chemin. Preuve pour moi est faite que les Police constables (ceux avec le casque) sont bien aussi serviables qu’on le dit. On suit donc ses indications, et on retombe assez rapidement sur Trafalgar Square. Après une petite hésitation sur la rue à prendre, on rebrousse un peu chemin et on tombe sur un bus nocturne qui nous amène directement à Piccadilly Circus, même pas besoin de marcher. 
 
On rentre à l’hôtel, en se disant qu’on va tenter d’éviter de faire du bruit, pour ne pas réveiller Ambre ni notre mystérieux sixième membre de chambrée. Sauf qu’en rentrant dans la chambre, on constate que le type a piqué le lit de Mordax. 
 
Argh ? 
Mais ? 
Il est taaaard, faut encore réfléchir ?  
 
Bon, elle va chercher des draps propres et vire ceux du lit qui était déjà fait à l’arrivée, et qu’on avait supposé appartenir à la sixième personne, donc. 
 
Peut être qu’il a pris ce lit parce que c’était le mieux fait, et qu’en fait, les draps restant étaient à un lit non nettoyé ? 
 
En tout cas, tout ce remue-ménage a en partie réveillé les deux dormeurs, alors tant qu’à faire, je me mets à préparer le sac commun géant de goodies à mettre à la consigne dans la matinée, ça fera ça de bruit en moins demain quand Mordax et Missy dormiront. Je me retrouve donc à virer du grand sac plastique que j’avais utilisé comme poubelle tous les emballages de goodies, et à y mettre tous les petits sacs de goodies. Si vous tenez à le savoir, oui, ça fait du bruit, et non, ce n’est pas du tout discret. 
 
Avec Yume, on a une grosse crise de fou rire difficilement réprimée quand on se rend compte du grincement horriblement perçant que fait la porte de son casier. 
 
La discrétion, pour ce soir, c’est mort. 
 
Ce m’apprendra à dire « on fera le moins de bruit possible, en rentrant, hin ? » avant de savoir ce qui m’attend. 
 
La cerise sur le gâteau reste quand même le porte clé tête de cyberman de Yume, qui, se retrouvant au fond du sac, doit avoir quelque chose qui lui appuie dessus au moindre mouvement, et je me retrouve avec un sac plastique qui veut me deleter et m’upgrader au moindre mouvement malencontrueux. 
 
A deux heures du matin, c’est tout à fait surréaliste, et vraiment drôle et gênant à la fois, quand on tente désespérément et malgré tout de rester un peu discret, pour l’honneur. 
 
On finit par se mettre en pyjama et se glisser sous nos couettes, mais je ne me sens pas du tout fatiguée. Mais alors, rien. Je suis juste ravie par la journée qui vient de passer, et n’arrive qu’à penser au fait que, demain, je retourne voir le Proms ! Et je vais voir le Doctor ! De près ! 
 
Je m’endors presque à plusieurs reprises, mais une fenêtre est ouverte, et dehors s’alternent musique et bruit de circulation. Impossible de la refermer, mais ce n’est pas faute d’essayer : elle n’est pas à côté de mon lit, et est coulissante, je vais faire un boucan pas possible en la claquant. 
 
Je crois que j’ai du un peu somnoler, mais pas vraiment dormir, mais, vers 6H30, une demi heure avant mon réveil, je suis complètement réveillée. Je crois que je fonctionne à l’excitation. J’attends tranquillement, et quand je finis par me lever à 6H45, Yume et Ambre sont réveillées aussi. On se prépare vite fait, l’étape douche, quand on voit l’état des salles de bain, ce sera sans nous. Je me laverais en rentrant ce soir. 
 
Sorties de l’hôtel, on s’arrête rapidement pour acheter de quoi petit déjeuner, il me reste des fruits (because bananas are good) et du lait d’hier soir, ça ira. En plus, il me reste pile poil cinq livres pour l’entrée  Mr. Green  
 
Retour dans le métro, le trajet Picadilly Circus / Knightsbridge se fait tranquillement. On arrive même à trouver la bonne direction dès le premier coup, malgré ma capacité à partir dans le mauvais sens. Les dix minutes de marche jusqu’au Royal Albert Hall font du bien, n’empêche, un peu d’air frais, ça clarifie les idées. Plus on approche, plus je suis pressée d’arriver : et s’il y a déjà trop de monde ? Et si on n’a pas de place ? 
 
A un moment, un type nous aborde en français en tentant de dire « bonjour mesdemoiselles » avec l’accent, sur le coup, on l’ignore, il s’agit surement d’un relou. 
 
Les trente dernières secondes sont horribles, mais c’est bon, on tourne l’angle de la rue… 
 
Et là… 
 
Oui, bon, y’a du monde, mais pas trop, ça va. Ouf. On prend nos places dans la file, et on s’assoit rapidement sur le muret, histoire de ne pas rester debout. Il est 8h20, le concert commence à 11h00. 
 
Il fait assez nuageux, il a du pleuvoir plus tôt, mais là, tout est sec, on prie pour que ça reste comme ça. Il ne fait pas spécialement chaud, heureusement que j’ai mon gilet à manches longues, parce que sinon, brrr. On mange tranquillement nos provisions, et j’écoute ce qui se raconte à côté de moi. Un type, seul, explique à un garçon de 10-11 ans qu’il était là hier, et qu’il peut s’attendre à une surprise. 
Mais… Mais c’est le type qui nous a abordé tout à l’heure ?! J’écoute un peu mieux, et ne peux m’empêcher d’intervenir au bout d’un moment… 

« Be careful, don’t spoil him about what’s going to happen ! » 

Le garçon posait des questions pas bêtes, il voulait vraiment savoir.  Mr. Green  

Du coup, je me mets à discuter avec le type et la famille du garçon. L’homme qu’on a déjà croisé nous avait en faut reconnue de la veille, où il m’avait vue discuter avec des cosplayeurs. Il ne s’agit pas du tout d’un mec lourd, mais d’un homme dans la quarantaine qui consacre une bonne part de sa vie à sa passion… Doctor Who ! Il a déménagé en Angleterre il y a trois ans, il avait une possibilité de travail à Londres, alors qu’à la base, il habitait en Australie. Où il a d’ailleurs encore une maison, et un Tardis grandeur nature dans le jardin, ainsi qu’un K9. Mais il préfère habiter à Londres, où il peut participer à la majorité des événements autour de Doctor Who. Il s’est rendu à quelques soirée de lancement d’épisodes, et était sur place lorsque RTD a fait dédicacé « the Writer’s Tale ». Il ne s’en vente pas du tout, c’est moi qui lui fait tout raconter, parce que ça m’intéresse et qu’il explique bien. Il me dit d’ailleurs qu’il est né le jour de la diffusion du tout premier épisode, que depuis tout petit, il suit cette série, et qu’il n’en pouvait plus de joie quand il a appris la reprise de 2005. 
Un vrai moulin à parole. 
On discute des différents Doctors, de certains épisodes, de ce que Moffat nous reserve pour la suite. J’apprend que Eleven est en train de devenir son Doctor préféré, et qu’il l’a instantanément aimé lors de sa première apparition dans « The End of Times ». 
 
[justify]Avec la famille anglaise, je parle de la capacité des britanniques à bien faire la queue, et il m’explique qu’il en sont conscient et, aussi, assez fier. Que ça vient de la guerre, quand les régiments devaient bien s’ordonner tout seul s’ils voulaient avoir le temps pour la soupe. Que ça soit vrai ou pas, l’idée me plait bien. C’est agréable de voir cette idée du flegme anglais confirmée par les concernés eux même.  
Le temps file tout seul, je montre mon sonic screwdriver au petit garçon, qui veut se l’acheter mais est bien content de le voir en vrai avant. 

Quelque temps avant le début du concert, des vendeurs remontent le début de la file pour vendre les 100 premières places directement, afin d’éviter l’engorgement. On nous donne des tickets numérotés pour définir où s’arrête la vente. Et, oh chance incroyable, Ambre, Yume et moi somme numéros 98, 99 et 100. Mon taux d’excitation remonte soudainement, on n’en revient pas, on va rentrer directement ! 

Peu après la distribution des tickets passent les collecteurs d’argent, je tends mes cinq pièces de 1£, et je reçois mon billet. On va de nouveau rentrer dans le Royal Albert Hall ! On va être dans la fosse ! Les aliens vont passer près de nous ! 

Mon cerveau recommence à fonctionner à fond, j’en sautille d’impatience. Incapable de tenir en place, je me remets debout. On va bientôt rentrer ! 

Je  ne suis pas la seule à m’agiter : dans la file d’attente, les conversations redoublent, on sent que l’ouverture des portes est proches. On n’en revient toujours pas d’être pile poil les trois dernières, c’est juste parfait ! 

La file d’attente s’ébranle… Mais reste en place. Les gens restent les uns derrières les autres. Personne ne tente de doubler pour pouvoir se mettre tout devant. Les premiers restent les premiers. C’est vraiment beau, cette organisation spontanée. Je suis vraiment impressionnée. 

On avance tranquillement, il faut laisser le temps aux gens devant de montrer leurs tickets. Mais qui voilà, à contre sens, qui surveille le bon avancement de la file ? Il est à croquer, cet employé du Royal Albert Hall. On dirait un des jumeaux Weasley, en uniforme. Mmmmhhh. Il est vraiment très agréable à regarder, ce jeune homme. 

Après 10 toutes petites minutes de piétinage, fort bien consacrée au plaisir des yeux, on avance de nouveau. On rentre par une porte sur la gauche, beaucoup plus simple que les portes officielles. D’ailleurs, juste avant d’entrer, on passe devant une caravane, et on fait remarquer en rigolant que, si ça se trouve, c’est là que Matt Smith a dormi la nuit dernière, et qu’il rigolait bien en pensant au public qui attendait à la stage door, pendant qu’il mangeait ses ravioli en boite réchauffés au micro onde. 

On est donc à l’intérieur. On traverse un long couloir, en suivant les autres. Un escaliers de quelques marches s’offre à nous, petit et discret. Et on y est. On vient de déboucher dans la fosse ! C’est beau ! C’est grand ! On est tout petit ! 

On se précipite vers le coin de l’ilot qu’on a élu comme étant le notre. Et juste à côté, qui voilà ? Gilles, le type en cosplay d’Eleven avec qui j’ai fait les photos la veille ! (La veille ? C’était hier ? J’ai l’impression que ça fait trois jours, ce week end est tellement fantastique !) 

Une fois nos sacs posés, pour marquer notre place, je fais un petit tour vers l’avant de la scène et photographie notre loge vue d’en bas. 

 

(il s’agit de celle du dessus, avec les deux femmes) 

J’admire le Tardis, mais la lumière est trop faible, ça ne donne rien en image. Je retourne donc fissa à mon poste, et m’absorbe dans la contemplation de l’ilot, qui est près, si près… 

Il s’agit d’une représentation du jardin de petite Amelia. Les herbes bruissent dans une légère brise. 

 

La balançoire attend sagement d’être prise d’assaut. 

 

Et les moulins à vent tournent sans fin… 

 

Je pourrais presque les toucher, en tendant le bras. Ils sont beaux. J'ai une légère sensation d'irréalité. On est vraiment de retour, on va avoir droit d'en profiter une seconde fois ! 

Je me remet à discuter avec Gilles-le-cosplay-d’Eleven. Encore un parfait inconnu avec qui je parle à bâtons rompu, j’adore vraiment cet état d’esprit où les gens sont tournés vers une même chose et sont heureux d’être là. La veille, il était aussi dans la fosse, mais tout devant, un peu sur le côté. Du coup, il a eu le même raisonnement que nous pour son positionnement d’aujourd’hui, et nous voilà, placés pile comme on le souhaitait. Quand je lui demande s’il n’est pas trop impatient d’être à après l’entracte, on se regarde et on se met à rigoler bêtement, tellement on n’arrive pas à croire que le Doctor va sortir d’une trappe juste sous nos yeux. Mais chut, il ne fait pas dire ce qu’il va se passer, il est avec une connaissance qui n’était pas là la veille.

Je trépigne d’impatience, vivement que ça commence ! C’est incroyable, je suis dans le même état que la veille, alors que j’ai déjà vu et entendu l’orchestre jouer. C’est la même chose, et c’est en même temps complètement différent. Ce qui est sur, c’est que c’est absolument fantastique, et qu’en plus, ça va être encore mieux quand ça va commencer.

Le chœur s’installe. L’orchestre arrive et se met en place. Ben Foster entre en scène, sous les applaudissements. « The Mad Man with a Box » s’élève dans la salle et me traverse le cœur. C’est tout aussi beau que hier, et en même temps, je me sens encore plus emportée, parce que je sais ce qu’il va se passer, que je ne passe pas mon temps à me demander ce qui va arriver ensuite, et que je me sens beaucoup plus libre. Plus enfantine, en quelque sorte.

(Voici une vidéo faite par un amateur du Proms du 25 Juillet. Il a tout filmé, on peut mettre en assez bonne qualité, je vais intégrer ses parties en fonction de mes écrits. Notez que, à la seconde 0 de la vidéo, la deuxième personne collée contre la rambarde, à gauche, c’est moi, en gris. La troisième, en blanc, c’est Yume, en train de faire une photo, et la quatrième, en chemise rayée, c’est Ambre.) :



Karen Gillan refait sa première apparition sur scène, aussi jolie que la veille.



Les premières notes de « An untimely arrival » résonnent, c’est beau, c’est prodigieux. Mais le temps semble passer très rapidement, et c’est soudain « Short ride in a fast machine » qui l’élève.

Et voilà que Karen Gillan est de retour sur scène.
Elle annonce « I am the Doctor ».
Oh gosh.
Les aliens vont venir dans le public ! C’est à peine si je me tiens de joie, je suis plus qu’impatiente.
La musique commence. C’est à peine croyable, et pourtant, je l’ai déjà entendue hier. Mais c’est beau et neuf à chaque fois.



Les Judoons descendent les escaliers et se dirigent vers nous ! Je quitte ma place et me faufile vers l’arrière de la scène, histoire d’être près d’eux quand ils arrivent.



Hey, mais, il arrive vite !
Il nous fonce dessus !



Je me pousse, vite, ils sont aussi butés que dans les épisodes !
(à 1min27, sur la vidéo, on me distingue, juste en face du commandant Judoon, avant qu’il ne parte sur la droite).

Ohhh.
Oh.
Les vampires nous encerclent, lentement.
Dans la fosse, on s’exclame tous, à moitié d’excitation mais aussi un peu de peur. Ils sont vraiment impressionnants, en vrai.

Les siluriens passent au milieu de nous avec un air de dédain manifeste, brrr, ils donnent la chair de poule !



J’en suis un, prudemment, je ne veux pas l’embêter, mais ils sont tellement fascinants ! Sur le coup, je me laisse emporter, c'est tellement facile de se laisser prendre au jeu et de croire à leut présence...








Mais soudain, voilà que se dirige vers moi…



Une des vampires. Elle m’a repérée, et me regarde droit dans les yeux. Elle s’avance lentement, lentement. Je suis fascinée, et me sens incapable de bouger.

Et soudain.

Arrrgh ! Elle s’est approchée d’un coup et feulant. Je fait un bond en arrière, pour de vrai, et pousse un cri de terreur. Je savais qu’elle allait faire ça, mais ça fait vraiment peur.

Je la suit prudemment, et profite d’un instant où elle pose pour le photographe officiel pour me glisser à côté de lui. Bonne joueuse, elle reste plus longtemps pour moi.



Mon cœur bat la chamade, je suis vraiment émue, toutes ces créatures sorties tout droit des épisodes, c’est incroyable. Mêlée à la peur que je viens juste d’avoir, les larmes me montent aux yeux pendant quelques secondes, mais je me reprends vite fait, il y a tellement de choses à voir !

Les vampires se rassemblent vers le fond, et feulent quand le Doctor apparaît sur les écrans, à Stonehenge. Elles sont fascinantes et à la fois terrifiantes.





Je suis complètement ailleurs, c’est à peine si j’entend consciemment l’orchestre jouer, la musique fait partie de ce qui m’entoure. Elles se retirent, ainsi que les Siluriens et les Judoons.

Je retourne contre la barrière, aux anges, dans un sentiment quasi euphorique.

Je ne fais pas vraiment attention à « Portsmouth Point » et « Mars », la musique qui résonne est sublime, mais je suis ailleurs. Je m’assois un peu pour me reposer, ça fait du bien, et je profite tranquillement de la présence de l’orchestre. Et puis, j’attends le dalek. Il va apparaître, juste devant nous !

Je ne peux pas m’empêcher d’observer ce qu’il se passe dans l’ilot, avec les deux techniciens qui se coordonnent pour préparer les prochaines apparitions.





Karen est sur scène ! Elle commence à parler, quand soudain…



Le soldat anglais arrive et lui coupe la parole !

Et devant moi, dans un grand nuage de fumée, apparaît un Dalek Ironside !

(vidéo de cette partie maintenant, vous allez voir pourquoi Mr. Green )




Photo 18


Il est graaand !



Et il est beau !



Bon, par contre, la fumée, pour faire des photos, ça pourri la mise au point, c’est horrible. Du coup, je matraque un peu, et puis bon, mentalement, là maintenant tout de suite, j’ai 8 ans, y’a un Dalek qui me propose du thé et un biscuit, gniiii !

Bon, par contre, la fille blonde qui tente de s’incruster à ma place, elle va virer, hin, ça va pas être possible. Je lui dis donc vite fait que c’est ma place, et que je me recule pour faire des photos, elle est donc priée de ne pas se mettre devant. Et y’a mon sac, là. (Secondes 7 à 18 sur la vidéo, oui oui, on me voit bâcher la blonde c’est celle qui se colle contre le mec tout en noir)



Sur scène arrive le Supreme !

Je me faufile vers la scène, vite !
Je passe par le côté, et arrive vers le premier rang, grâce au bord où on n’est pas censé marcher, mais tous les enfants squattent…

Et, woops, y’a une caméra juste devant ma tête ! Je me baisse d’un coup, et croise le regard de l’assistante du caméraman. Je souris d’un air géné, elle sourit aussi, et on se met à pouffer de rire toutes les deux. Moi parce que ouf, je n’ai rien fait de grave, elle probablement à cause de ma tête. Me voilà dans les plans ratés de la Beeb ! (Secondes 49-50-51, la personne qui s’accroupit d’un coup sur la droite en haut, à la limite des gens debout, coucou, c’est moi).

Bon, s’pas tout ça, mais je finis de me faufiler, et il est juste là, devant moi, le supreme !



Je m’approche encore un peu plus, un garçon très gentil me laisse prendre sa place quelques minutes, sur un plot, un peu en hauteur.



« Resist and you will be exterminated ! Exterminated ! Exterminated ! »

Je pense plutôt « hiiiiiiii ils sont adoraaaaables » que « oh mais qu’il fait peur », mais j’ai l’impression que c’est la réaction de toute la salle.
Les daleks, les arch. Ennemies du Doctor que tout le monde adore !

« It is time know, for the symphony of the Daleks ! »

*Il va le dire ! Il va le dire !*

« Ben Fosteeeer ! »



Je n’en peux plus. C’est encore plus drôle qu’hier, vu de près, comme ça !

« If you value your life, you will begin ! »

Hi hi, il refait le pied de nez ! Et il se moque de lui, aussi.



« Do not touch my sonar ! »

Il l’a touché ! Juste le bout de l’embout.
C’est très à cheval sur les conventions, un Dalek, en fait. Mr. Green

Ben Foster se retourne vers l’orchestre, et le thème des Daleks commence. Je retourne à ma place, excitée comme une puce, je bouscule un peu une personne dans mon excitation, je ne fais pas assez attention à ce qu’il se passe autour de moi. Je pensais rester coincée au niveau de l’ilot, mais en fait je peux vraiment aller vers l’avant, ce qui veut dire que je vais pouvoir profiter des deux ! C’est juste le pied !
Je regarde le Dalek patrouiller, d’un peu plus loin, c’est drôle de le voir aller de droite à gauche au dessus des têtes du public devant moi.
Le voilà qui s’en va, alors que les anglais élèvent leur drapeau sur la vidéo. C’est ça, fuit avec tes copains colorés, va !
J’applaudis très fort, c’était génial !
Encore !
Mais c’est déjà l’entracte…



C’est l’entracte ! Le Doctor va bientôt arriver !
Mordax et Missy viennent nous faire un p’tit coucou, et Missy nous dit qu’elle pense rester là pour la deuxième partie. C’est vrai que quand on y pense, il n’y a personne pour vérifier où on est placé, à l’entracte.
Je discute un peu avec Giles, on échange un coup d’œil entendu, parce qu’il ne faut toujours pas dire ce qu’il va se passer à cause de son ami. Ce type doit avoir la trentaine et est aussi exalté que moi par ce qu’il va se passer ! ! De fil en aiguille, on se met à parler du Writer’s Tale, je lui explique que je suis en train de finir de le lire, et on soulève de trois détails. Puis on repart sur Doctor Who en général, et je le laisse expliquer quelques points à son ami.

Et puis, les techniciens ont mit en place le nouveau décor de l’ilot…



C’est par là qu’il va sortir ! Le Doctor ! Je ne tiens vraiment plus en place du tout, ça ne peux pas vraiment être possible, ça ne va pas arriver pour de vrai, si ?

Je profite de l’entracte pour finir de constater que décidément, aujourd’hui c’est mon jour de chance avec les ouvreurs, ce jeune homme aux cheveux blonds cendrés tout frisés et au visage fin, à qui j’ai demandé le chemin des toilettes avant le début du Proms, est fort agréable à regarder aussi. A un moment, il me voit, et je lui fais instinctivement un grand sourire, en même temps, j’ai envie de faire des câlins à la salle entière !

Et là…
Ca ne pouvait pas possiblement devenir mieux, n’est ce pas ?

« Hey, mais c’est pas Steven Moffat, là haut ? »

What ? Whaaaaat ? Whaaaaaaaaaaat ?

Je regarde l’endroit que l’on mindique, il y a cinq ou six personnes qui font la queue dans les escaliers et vers un balcon qui donne sur le public assis.
Et, dans le balcon en question, debout, souriant, les cheveux courts et tout frisés, Moffat.
Steven Moffat.
The Moff.

Mais je fais quoi ?
L’entracte est bientôt fini !
Je dis aux autres que non, je ne vais pas y aller, je ne veux pas déranger.
Mais il y a déjà du monde, de toute façon.
Mais je ne veux pas vraiment de dédicace, je veux juste lui dire merci pour la saison cinq.
En plus je n’ai pas mon programme, je n’ai même pas d’excuse.
Mais j’ai les cartes postales, et celle avec le drapeau britannique que j’ai achetée juste comme ça.
« Finalement, j’y vais. », dis-je, timidement et avec une petite boule au fond du ventre.
« Ok, je viens avec toi alors » me dit Missy.

Il n’y a plus que deux ou trois personnes le temps que je me décide et qu’on monte les quelques marches. Soit les anglais sont vraiment étonnamment polis, soit le réalisateur est moins connu et/ou moins intéressant pour la majorité des gens présents.

Je vais rencontrer le Moff ! Je n’avais même pas envisagé cette possibilité, et soudain, me voilà devant lui, après qu’il ai signé un autographe pour un jeune garçon.

« For who is it ? » dit-il en prenant ma carte et mon stylo, que j’avais gardé dehors, au cas où.

« Oh, no, I don’t really care for an autograph, I came frome France, for the Proms, and I really, really want to thank you for the series five ! »

Ouf, j’arrive encore à réfléchir. Mais bon, ça sonne un peu creux, ce que je dis là, ahhh, vite, trouver un truc intelligent !

« From France ? Really ? That’s quite amazing ! »

« Yeah, and I know what’s going to happen next, because of yesterday, so I’m kind of excited ! »

Et là, je tente de lui expliquer que je suis en train de lire le Writer’s Tale de RTD et Banjamin Cook, et que j’aime beaucoup le fait qu’il soit intégré dans le livre aussi, avec ses e-mails. Mais j’ai du mal m’exprimer, parce qu’il comprend que je le félicite pour son livre avec Ben Cook. Ahh mais nooon, surtout pas ! Il va penser que je le confonds avec RTD ! C’est la dernière des choses que je veux ! Je m’emmêle un peu les pinceaux, mais il comprend, et à l’air vraiment content.

Missy a fait une photo, à un moment, mais je ne me souvient pas vraiment quand dans la conversation, elle est allé tellement vite.



(j'ai une tête bizarre sur cette photo, je devais être en train de parler, mais au moins, j'ai les yeux ouverts )

Mais heureusement qu’elle y a pensé, j’aurais complètement zappé. Entretemps, Moffat m’a signé ma carte avec juste son nom, j’ai un joli petit gribouillis au milieu, maintenant.
Je repars vers l’ilot, assez stressée, sur le coup, en espérant qu’il ait vraiment compris que non, je ne le confonds pas avec RTD !
Me revoilà à ma place, le cœur battant. Je viens de discuter avec Steven Moffat. OK. Et le Doctor va bientôt arriver. OK.

Missy revient, et m’explique qu’elle m’a tendu son appareil photo mais que je suis partie de suite, la laissant en plan. C’était de manière bien involontaire, je suis encore stressée à l’idée que Moffat ai pu croire que je l’ai confondu avec RTD.

Je suis en train de bouillir d’excitation, c’est intenable et fantastique en même temps.

L’orchestre revient, et Missy reste avec nous sans aucun problème.

On reprend avec O’furtuna, mais que je n’écoute pas vraiment. Je suis beaucoup trop excitée par ce qui va suivre. Je fais des tests avec la mise au point de mon appareil sur les barrières de l’estrade qui est devant nous, pour avoir un repère au moment où IL va sortir par la trappe. Mon cœur s’emballe. Je n’arrive pas vraiment à croire ce qui va suivre.

Voilà.
Karen Gillan est sur scène.
Elle reçoit le signal extérieur.
Les écrans se brouillent.
Le Doctor est là, il tente de communiquer avec nous.
Je huuurle « Hello Doctor », avec tous les gens debout autour de moi, c’est peut être moi mais j’ai l’impression que c’est encore plus intense qu’hier.
Le deuxième « Hello Doctor » exploooose tout autour de moi, je crois que je n’ai jamais été autant exaltée par un événement imminent ! Je suis littéralement en train de sautiller sur place, passant d’un pied sur l’autre. Mon cœur bat la chamade.

Le Doctor continue son discours, nous explique où il est et son problème avec le truc qui risque d’exploser.
Il nous dit qu’il doit y aller.
« Goodbyyyyye Doctooooor »
Je cris avec tout le monde, mais pas pour la même raison.
Il monte à l’echelle.
Et là.
Mon cerveau a tenté un brainfreaze et une ébullition spontanée simultanément, je crois. Je me rappellerais de ce moment très, très longtemps.



Non, ce n’est pas la meilleure des photos. Mais c’est l’instant précis où le Doctor est apparu pour la première fois devant moi, juste après l’ouverture de la trappe. Et c’est… Je ne sais même pas comment décrire ça.



Le Doctor.
Il est LA.
Devant moi.
A un ou deux mètres.
En train de se hisser hors d’une trappe, un truc extraterrestre à la main qui risque d’exploser à tout moment.



C’était… C’était comme si tout d’un coup, un rêve un peu flou dont on se souviendrait vaguement deviendrait soudain tellement précis que c’est presque trop d’un coup, mais qu’en même temps c’est tellement fantastique qu’on retient sa respiration de peur que ça ne s’arrête tout d’un coup. Mais en encore mieux.

Sur le coup, je n’ai pas vraiment pensé à quoi que ce soit de précis, à part que le Doctor était là, avec moi, avec nous.



Il finit par s’extirper de la trappe, et la referme, et fait un tour sur lui même.
Le Doctor.
Est debout.
En face.
De moi.



Cet instant est absolument parfait, sa présence, mon sentiment d’exaltation, les gens autour de moi qui s’exclament, ses mouvements, ses paroles, j’ai l’impression de pouvoir faire attention au moindre des détails pour ne jamais rien oublier.

« It can be decimated by the slightest vibration, but only if the beeping stops ! »

Bien sur, le bip bip bip cesse, et le Doctor, paniqué, pose son engin alien et se recroqueville de manière tout à fait inutile juste à côté.



C’est tellement… Lui ! Il est plus que présent, il est vraiment là, rayonnant partout autour de nous. Il parle, il parle, il ne s’arrête plus.

Le Doctor descend, il va demander de l’aide à un enfant. Dès qu’il quitte l’estrade, je me faufile vers le bas de l’escalier qu’il va emprunter pour aller dans le public. Je n’y crois pas, j’arrive à me mettre pile au pied des marches ! Encore un peu consciente des gens autour de moi, je m’accroupis bien pour ne pas boucher la vue.

Il est juste là, devant moi. Je suis immergée dans l’histoire, j’ai 8 ans, c’est le Doctor, le personnage, qui est là, à nous parler.

Il a trouvé son assistant !



Awww ! Il est adorable ! Ce petit garçon, il est roux, et il est habillé en Doctor !

« Ohhh my God look at you ! You look good, don’t you ? »

Quand il apparaît sur les écrans, c’est la folie dans la salle, c’est juste la plus jolie coïncidence qu’on aurait jamais pu faire. Roux. Et habillé en Doctor. Le public explose en applaudissement et en commentaires ravis. Moi je suis collée en bas des marches, et je n’en reviens pas, le Doctor s’arrête trois petites marches au dessus de moi.



Il n’arrête pas de bouger, et de parler, et le petit garçon est quand même très impressionné ! Je ne sais vraiment pas comment décrire ce que je ressens, à regarder le Doctor qui est là, en vrai, devant moi, en train de gesticuler et de monologuer, tellement comme je l’imaginais, tellement comme dans les épisodes. C’est absolument fantastique et tellement réel, aussi… Oui, réel, parce qu’il est là, pour de vrai, et c’est vraiment, vraiment génial. Je suis hyper concentrée pour me souvenir de chaque instant et en même temps complètement ailleurs, en train de bondir de bonheur.



Je me rends soudain compte que je suis juste à côté du photographe officiel ! Il reste là quelque instants, et repart pour avoir d’autres points de vue, je suppose. Ca va, il a assez de place, pas la peine de me pousser.

« By the way, do you like that hand ? Do you wanna keep it ? »



Le petit garçon, super sérieux, hoche la tête les deux fois, mais un tout petit peu, pour ne pas faire bouger le fil psychique et imaginaire. Il gère.

« What’s your name by the way ? Oh no no no, don’t open your mouth ! »



Mais le p’tit garçon n’entrouvre même pas la bouche. Il est génial. Pareil pour secouer la tête, il ne bouge absolument pas.

Le Doctor remonte en haut des marches.

« I know exactly what I’m going to do ! »



« And so, you see, it all makes perfect sense ! »

Je suis morte de rire, il est ridicule et génial à la fois, et cette présence éclatante… C’est le Doctor, Time Lord de plus de 900 ans, qui vient de tous nous sauver d’une explosion.

« Yes indeed, ladies and gentlemen, the Royal Albert Hall is saved ! »



« Oh, and, eh, ITV has been taken of the air… »



« And actually you young man ! What a boy ! Good work ! Brilliant work ! Let’s take you back up to your seat. And so impeccably dressed ! »



« What’s your name by the way ? Ben ? Ben ! What a good name. Ladies and gentlemen, to Ben, the boy who saved the Proms ! »

« Goodbyyyyye, everyone ! »

Et voilà, il sort par le rideau en haut des marches.
Je suis…
Je suis absolument ravie, complètement secouée par ce qui vient de se passer, et terrifiée d’en oublier le moindre détail. Et pleins d’autres sensations que je ne sais pas vraiment comment décrire, mais qui font que ce moment où le Doctor était là est un des plus fantastiques que j’ai jamais vécus.

Je repars vers la scène, Arhur Darwill va arriver, ce n’est pas encore fini ! J’arrive à me repositionner sur le côté sans aucun problème, c’est à peine croyable, la chance que j’ai, de pouvoir voir le Doctor ET les acteurs sur scène.



Artur Darwill a vraiment l’air content d’être là, et il dégage quelque chose qui fait qu’on se dit que ça doit être un type sympa. Son discours est vraiment drôle, même si je l’ai déjà entendu hier il me fait de nouveau rire.



Mais sur le coup, après avoir vu le Doctor, j’ai l’impression que le reste va passer un peu dans la brume, que ça va être moins important. Je retourne à ma place, pour ne pas embêter les gens devant.

Mais c’est sans compter le morceau qui arrive. Amy’s theme. Aucun autre thème ne pourrait aussi bien convenir, juste après le Doctor, que celui ci.



Les premières notes, douces et calmes, auxquelles se mêlent la voix de la soliste, m’apaisent quasiment tout de suite. La beauté et la tristesse de ce morceau, juste après tout ce qui vient de se passer, c’est comme une promesse. Je suis de nouveau dans l’instant, et profite de chaque seconde de ce son incroyable qui emplit le Royal Albert Hall.

Karen Gillan vient nous annoncer le prochain morceau. « Liz, Lizards, Vampires and Vincent ».
Oh.
Ooooooh.
Le Weeping Angel…
Il va apparaître sur l’estrade de l’îlot !
Je suis impatiente de le voir de près, mais en même temps, hum, je ne suis pas certaine de vouloir le voir…



Le thème des siluriens s’élève, et ils envahissent de nouveau la scène. Je les entre- aperçoit entre les têtes des gens devant moi, mais je reste près de l’îlot, je ne veux pas rater l’ange.
Le thème de Vincent est toujours aussi beau, j’en profite tranquillement, adossée à la barrière. Si seulement ça pouvait durer pour toujours, encore et encore, cette musique sublime qui emplit ma tête…

Mais voilà les vampires de Venise qui reviennent, voilées, pendant que leur morceau résonne dans toute la salle.



Elles descendent les marches, lentement, doucement, on dirait presque qu’elles flottent. Elles vont se mêler au public, je sais qu’elles vont choisir quelqu’un pour lui tourner autour dans une ronde terrible.



Mais je suis de retour contre la barrière, IL va sortir. Je suis juste à côté d’une fille qui doit avoir dans les 10-11 ans. La trappe s’ouvre. De la fumée sort en s’étend tout autour de nous. Il s’élève doucement. Un frisson remonte le long de mon dos.



La fille, un peu petite, ne voit pas tout de suite ce qui arrive. Il continue de s’élever hors de la trappe. Lorsqu’elle le voit, elle enfouit son visage contre sa mère avec un petit cri. La lumière se fixe sur lui, et j’avoue que je ne fais pas spécialement la maline non plus : il est vraiment impressionnant.



La musique s’arrête, et il redescend lentement, sous les applaudissements.

Pfiouh, c’est vraiment, vraiment beaucoup de choses à avaler, tout ça…
Sur la scène, Karen et Arthur annoncent « The Ride of the Valkyries ». De mon côté, j’avoue que je profite de ce morceau pour parcourir vite fait mes photos, j’en vire quelques unes qui sont irrémédiablement floues, et je sautille un peu de joie en me disant qu’il y en a certaines que je suis impatientes de voir en grand sur mon ordi, en priant pour qu’elles soient bien nettes… Avec les filles, on n’en revient pas de tout ce qu’on vient de voir, c’est vraiment, vraiment tellement plus fort que ce à quoi je m’attendais !

Comme le morceau se termine bientôt et que je suis irrémédiablement passée en mode « je fais des photos », je retourne vers l’avant de la scène, sur le côté, où les enfants sont toujours aussi gentils et me laissent m’accroupir devant eux. Merci donc à eux de m’avoir permis de faire toutes ces photos

Karen Gillan n’est vraiment que jambes et chevelure flamboyante, je la trouve encore plus belle en vrai que dans la série, elle est toute mignonne dans sa façon de bouger.



Le garçon qui me laissait passer devant lui me dit qu’il retourne voir ses parents, et que je peux prendre sa place. Mmmh… Je me mets un peu plus sur le côté, il y a un petit rebord le long de la séparation des sièges et de la fosse qui me permet de m’asseoir à moitié, et je reste là, tout à l’avant de la scène, sur le côté, alors que « This is Gallifrey » commence.

Mon regard se perd sur l’orchestre, dans les mouvements de Ben Foster qui semble presque voguer sur la musique. Et voilà que débarquent Missy, Mordax et Yume, qui arrivent à s’entasser sur le rebord. Missy ne veut pas rater Matt Smith sur scène, plus tard Mr. Green.
Je replonge dans le morceau, et, bien qu’ayant un peu les larmes aux yeux, je me retiens, y’a un peu trop de monde autour de moi…
Ce morceau réussi à être grandiose et léger à la fois, c’est fantastique, ce qu’un orchestre peut faire passer de plus comme émotions.

Mark Chambers entre sur scène.
Et il se place comme les acteurs, du côté de la scène où je suis. Il est vraiment grand, et fait très sérieux, dans son costume classique. C’est à peine croyable, quand je repense au son qu’il a produit la veille.

Mais… Il ne manque pas quelque chose ?
Le montage des régénérations ! Elle se lance quand il commence à chanter, mais on est déjà rendu à Nine… Je me retourne, Yume est un peu paumée, comme moi, on suppose qu’il y a eu un problème au lancement…

Mais je me tais, parce qu’à quelques mètres de moi, Mark Chambers chante. Etant aussi proche, j’entends aussi en partie sa voix, directement, un peu plus fort que la veille, et c’est quelque chose de vraiment… Puissant. Il domine et vogue sur le chœur, et, comme hier, mon cœur à moi pourrait juste fondre, tellement ce mélange de sons, l’orchestre, le chœur, sa voix, sont incroyables.

Le public a applaudi pour l’arrivée de Ten, puis de Eleven, mais on a tous été pris au dépourvu, ce n’est pas comme la veille, c’est un peu dommage. Pour le coup, je suis très, très heureuse de vivre le Proms deux fois. Et moi, je me rends compte que, bien que triste quand Ten se régénère, ça signifie l’arrivée de Eleven, ce qui, au final, me rend plus joyeuse… Mmhh…

En parlant d’Eleven, Matt Smith arrive sur scène, éblouissant dans son costume, et les cheveux tous plaqués sur la tête.



Il n’y a pas que moi qui fais des photos, pour le coup, Missy, Mordax et Yume shootent aussi.

Il ne reste jamais en place, Matt Smith, quand il bouge ses bras, tout le reste de son corps suit. Et puis, il a une prestance pas possible, il rayonne au moins autant de joie que Karen Gillan, mais en moins sautillant



Sur un petit « V » bien à lui, il nous laisse avec « The Pandorica’s suite », grandiose et magnifiquement callée avec le montage vidéo qui l’accompagne. Je profite de l’orchestre, le reste de la salle pourrait bien disparaître que ça serait un peu secondaire… Cette sensation de VIVRE Doctor Who en vrai, grâce à la musique qui se déchaine autour de moi, et la sensation de tous ces gens autour de moi qui ressentent la même chose, c’est… Si vous avez déjà expérimenté un concert d’un groupe que vous aimez plus que tout, voilà, vous voyez à peu près ce que ça fait, sauf que là, c’est pour Doctor Who, et ça se passe au Royal Albert Hall.

Amy meurt dans les bras de Rory.
River est coincée dans le Tardis.
L’univers disparaît.
Et pouf ! Voilà cet idiot de Doctor qui apparaît avec som mop et son fez.

La facilité avec laquelle l’orchestre passe du grandiose, à l’humour, à la tension, à la tristesse… Je ne pensais pas pouvoir enchainer autant d’émotions contradictoires grâce à un morceau de musique.

Je revis la fin de « Big Bang », et ce moment pourrait durer pour tout le restant de l’humanité que ça m’irait très bien.

Mais le morceau arrive à sa fin, et Matt Smith, Karen Gillan et Arthur Darvil arrivent sur scène, sous une vague d’applaudissement dédiée à l’orchestre et Ben Foster qui ne fait que redoubler quand ils arrivent.



Ils sont tellement complices, tous les trois, ils suivent leurs lignes mais rigolent en pensant au fait que les deux autres lisent leurs lignes, et pouffent de rire presque non stop, c’est adorable.





C’est donc bientôt la fin. Encore deux morceaux, et c’est la fin. Mais il reste ces deux morceaux, et j’ai bien l’intention d’en profiter !

Mark Chambers revient sur scène, j’applaudis de tout mon cœur. Il commence « Song of freedom », et une fois encore, sa voix me tue quand elle s’élève dans la salle.



Ce morceau plein de joie, avec le générique qui va suivre, c’est la meilleure façon de finir le concert, parce que le morceau me fait me sentir heureuse, et c’est beau, tellement beau…
Le tardis est juste là, magnifique !



J’en profite pour faire quelques photos rapides de l’orchestre et du décor, je veux qu’il me reste quelque chose de visuel.







On se met tous à applaudir sur la fin, comme des idiots, un peu, mais comme des idiots heureux.

Et voilà, c’est le générique. Le générique de début d’épisode pour la série, et le générique de fin pour le concert. Oh, mais, c’est vrai ! Les cybermen dans les escaliers ! Il y en a un pas loin de moi, vite je me faufile !



Pfiouh, il est grand !



Je suis contente d’en voir un de près, comme ça !



Je retourne vers l’avant de la scène, je veux voir tout le monde saluer ! Ben Foster distribue des tournesols aux filles, et Karen Gillan est plus rayonnante que jamais.



Ils reviennent pour un second tour, et voilà, c’est fini.



Avec les filles, on retourne vers Ambre, restée contre la rambarde de l’ilôt. On récupère nos affaires, et on se dirige vers la sortie, par là où on est rentrées. Je m’arrête aux toilettes, de toute façon, on se retrouve au même endroit qu’hier, à côté des vélos.
_________________


Dernière édition par Celine le Mar 23 Avr 2013 - 15:56; édité 28 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 27 Juil 2010 - 19:50    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Sunjin
Time Lord a la retraite

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2007
Messages: 10 529
Localisation: Mars
Cancer (21juin-23juil) 狗 Chien

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 08:42    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

et *ouch* pour l'émotion *speechless*

merci....... à toutes.... et je pense que je ne serais pas la seule à me jeter sur la suite ^^
_________________
KroniK Marsiennes : Bad Bad Sunjin


Dernière édition par Sunjin le Mer 28 Juil 2010 - 09:50; édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Time
[Ood]

Hors ligne

Inscrit le: 31 Déc 2009
Messages: 28
Masculin Gémeaux (21mai-20juin)

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 09:45    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Waouw, moi aussi je vais me jeter sur la suite !
Vraiment bravo et merci de penser aux botiens qui n'ont pas pu être là ^^
Revenir en haut
Melyssa
BOT Saver
BOT Saver

Hors ligne

Inscrit le: 26 Sep 2009
Messages: 658
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 10:30    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Sunjin a écrit:

merci....... à toutes.... et je pense que je ne serais pas la seule à me jeter sur la suite ^^


...Nope....

Merci beaucoup de prendre le temps de nous faire vivre tout ça à nous aussi grâce à tes mots, j'ai piaillé tout le long devant mon écran "wow waw youh roooh hiii" etc etc... c'est si bien décrit qu'on fait plus que le lire, on le ressent.... merci beaucoup beaucoup

et les photos, waouw, c'est beau!! ça fait rêver

Et un peu hors concert, ça devait être génial de voir tous ces mômes déguisés, screwdrivers dans la patte, s'agiter dans tous les coins Razz

(moi aussi j'aimais observer les différences entre les chefs d'orchestres Mr. Green (j'ai vu beaucoup de concerts philharmoniques petite, à 8 ans c'est pas super passionnant quand y a pas de Daleks dedans alors on s'occupe )
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Skype
JainaXF
[Headless Monk]

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juil 2010
Messages: 433
Localisation: Val de Marne
Féminin

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 12:21    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Wow, je me sens un peu minable avec mon compte-rendu court et sans photo ! Embarassed
Tu sais très bien retransmettre l'ambiance qu'il y avait dans la salle et je me rends compte que j'ai loupé 2/3 trucs vu que j'étais tout à l'avant dans la fosse (le texte qui défilait par exemple !) ! Moi aussi j'ai adoré voir les musiciens et les chefs d'orchestre au travail, voir quand les différents instruments démarrent, ce qu'ils apportent au morceau ...Et Ben bien sûr ! Mr. Green
Et c'est vrai que c'est le premier orchestre philarmonique que je vois en vrai, ça donne envie de renouveller l'expérience, c'est magnifique ! Et la salle résonnait super bien pour les instruments et les choristes ! Okay


Je rajoute quand même mon compte-rendu que j'ai posté dans le sujet Doctor Who at the Prom !

Moi aussi j'y étais ! Le samedi soir dans la fosse tout devant !

J'y suis allée avec ma soeur pour 2 jours. J'étais en vacances en Allemagne, mais je l'ai ai écourté pour être là, j'ai pris un vol easy jet Munich-Londres !
Le samedi matin, on s'est levé à 5h et on est arrivé sur place à 6h. On était les 8èmes et 9èmes personnes dans la queue pour les "day tickets" dans la fosse ! Du coup, vu qu'on avait tout une jpurnée à attendre, on a fait connaissance avec les fans assez motivé pour arriver avant nous ! Il y avait notament une famille de fans avec 2 enfants très sympa ! Smile
Et puis, quel plaisir de parler avec des gens qui comprennent de quoi on parle (j'ai eu une formatrice ex-professeur d'anglais; quand je lui ai parlé de Doctor Who, elle s'est vanté de bien connaître la série qui passait sur TF1 ...Eh oui, elle confondait avec Docteur House et ne connaissait pas du tout la série ! ). On a parlé des specials, de Tennant, de Matt Smith, de la S5 ... et j'ai entraperçue Karen en début d'après-midi qui rentrait par la "stage door" ! Mais il y avait trop de fans (certains avaient 10 trucs à faire signer ! Rolling Eyes ) pour que je puisse avoir sa signature !
Mais j'ai eu celle d'un opérateur dalek qui parlait un peu français (dédicace "Exterminate" puis "Bisous" ! Laughing ) et celle de Ben Foster (franchement mignon en plus ! ). J'ai aussi acheté le programme dalek (bleu) pour 3£.

Après une longue journée d'attente, on est finalement rentré peu après 18h30 ! On était à 2 mètres de la scène (et de Ben Wink ) ! J'ai adoré la S5, mais j'avais trouvé la musique moins marquante que durant l'ère Davies (sauf le thème d'Eleven, génial) ou en tout cas, moins mise en valeur ! Le concert a été l'occasion de réparer cette injustice et de démontrer une nouvelle l'immense talent de Murray Gold !
Et puis, rien que l'ambiance de la salle avec les fans déguisés (costumes complets, fezzes ...), les enfants et leurs tournevis soniques, t-shirts ... C'est extraordinaire ! D'ailleurs, avant le concert, les caméras s'amusaient à filmer le public avec les costumes sympas, les enfants qui jouaient avec leur tournevis ... Mr. Green Et la salle était superbe avec des éléments de décoration Doctor Who : TARDIS, buste avec Fezz, tournesols ...

Ma soeur et moi étions très fatigué après cette longue journée, le temps passé debout ... mais dès que le concert a commencé, tout s'est effacé : c'était magique ! La musique était magnifique et on pouvait apprécier à leurs juste valeurs les musiciens et leurs différents instruments ! J'ai eu l'impression Karen était un peu nerveuse pour la présentation par contre, vous ne trouvez pas ?
Les morceaux classiques rendaient aussi très bien : Carmina Burana en live et avec une chorale de cette qualité, c'était du pur bonheur !
Le passage avec le Docteur était absolument tordant (et il me semble bien que le garçon s'appelait Ellis) ! Ca devait être une expérience inoubliable pour lui ! Par contre on était un peu loin pour ce passage-là ... Sad
J'ai beaucoup aimé aussi Arthur Darvill à la présentation, il a l'air très sympa ! Et être à 2m de Matt (il est revenu vers la fin !), Karen et lui pour la fin du concert, cétait génial !
Les monstres du public (je n'ai pas pu tout voir vu qu'on était tout à l'avant !) étaient sympas, les vampires très classes, les daleks égaux à eux-mêmes, les Siluriens bien faits ...

Pour finir, revenons au principal : la musique de la série ! J'ai adoré le thème "I am the Doctor", toujours aussi impressionnant et épique (encore plus même car joué en live !) ! "This is Gallifrey/Vale Decem" (régénération de Ten) était un autre grand moment : le soliste masculin Mark Chambers a eu une voix magnifique. Il doit chanter des opéras pour avoir une voix pareille ! Et les différents docteurs qui apparaissent tous ... vraiment un moment émouvant
La "Pandorica Suit était aussi énormé, longue avec les images, un énorme clip video en direct ! Le thème du Docteur est repris et amplifié ! "An Untimely Arrival " est vraiment drôle dans un autre registre !

Bref, deux heures de bonheur absolu et Matt, Karen, Arthur, Ben et Murray ont eu le droit à plusieurs standing ovations à la fin !
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ptit Adipose
[LINDA's Member]

Hors ligne

Inscrit le: 02 Mai 2010
Messages: 223
Localisation: Région Parisienne
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 17:57    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Rien que lire ton contre rendu, ça donne envie d'y allez. J'ai vu celle de 2009 sur youtube, et c'est magnifique à voir en vrai. Juste savoir le tarif pour la soirée faut compter combien, enfin selon l'endroit où ont est dans la salle ?

Je suis tenté d'y aller l'année prochaine Smile
Revenir en haut
JainaXF
[Headless Monk]

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juil 2010
Messages: 433
Localisation: Val de Marne
Féminin

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 19:44    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Bah si tu as la patience d'attendre des heures (et de rester debout sans bouger pendant 2h !), tu peux être à l'avant de la fosse (1 mètre de la scène ! Cool ) pour 5 £ !
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
cybellah
[Centurion solitaire]

Hors ligne

Inscrit le: 05 Mai 2008
Messages: 66
Féminin Gémeaux (21mai-20juin) 鼠 Rat

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 19:47    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

un grand merci de nous faire partager vos sentiments sur le spectacle. quand je vois comme j'ai adoré et frissonné rien qu'en le suivant sur la radio de la BBC, je n'ose imaginer ce qu'on devait ressentir en live....grâce à vos comptes-rendus, on a un peu l'impression de le revivre avec vous...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ptit Adipose
[LINDA's Member]

Hors ligne

Inscrit le: 02 Mai 2010
Messages: 223
Localisation: Région Parisienne
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 牛 Buffle

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 20:12    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

5£ ?? Bon bah c'est noté pour l'an prochain Mr. Green
Revenir en haut
JainaXF
[Headless Monk]

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juil 2010
Messages: 433
Localisation: Val de Marne
Féminin

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 20:22    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Tu paye en temps en fait ! Il faut juste être près à arriver à 6/7h du mat' et attendre jusqu'à 17h pour la vente puis 18h30 pour rentrer ! Comme ça, tu rentres dans les premiers et tu es sûr d'être devant la scène ! Mais en tant que fan, ça ne devrait pas te gêner, j'imagine ! Mr. Green
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Celine
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2010
Messages: 583
Localisation: Cologne, avant poste germanique de BoT
Féminin Taureau (20avr-20mai) 龍 Dragon

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 23:56    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

hop, mise à jour du soir, ça avance lentement, mais ça avance. Vivement que j'ai du temps pour vous écrire la suite.
et merci pour tous les compliments, ça me fait plaisir si j'arrive à vous faire ressentir quelque chose lorsque vous lisez. Et encore mieux, écoutez les concert et lisez ça en parallèle (forcément, le concert dure plus longtemps ^^), c'est comme ça que je l'écris, en tout cas, en ré-écoutant d'une traite les parties dont il est question.
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Minuialeth
[Conquête du Cpt Jack]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Juil 2010
Messages: 130
Localisation: Sol 3
Féminin Verseau (20jan-19fev) 虎 Tigre

MessagePosté le: Jeu 29 Juil 2010 - 06:35    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Je suis passée par toutes les émotions en écoutant ce concert à la radio en live, donc je n'imagine même pas ma réaction si j'avais été dans la salle. Fortement lacrimale sans doute, avec une pincée d'yeux écarquillés de gamine de 5 ans.

"Mars" est un superbe classique. Ce qui est amusant, c'est de reconnaître des passages auxquels la musique de Star Wars ressemble fortement et aussi à un moment 4 mesures qui font penser aux tambours du Master Mr. Green
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
JainaXF
[Headless Monk]

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juil 2010
Messages: 433
Localisation: Val de Marne
Féminin

MessagePosté le: Jeu 29 Juil 2010 - 10:02    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Très belle description ! Je plussoie quasimment tout ce que tu dis, le thème du Docteur est encore plus génial/magnifique/épique en live ! Je l'adore depuis l'épisode 1, mais là, il donnait toute sa mesure !
J'ai eu une très belle vue des Cybermen ! C'est un de mes moments préférés du concert avec lle meddley This is Gallifrey/Vale Decem !
D'ailleurs, je suis en tout petit sur ta photo ! Mr. Green
J'ai vu les Siluriens d'un peu plus loin, mais j'ai loupé les Judoons, trop loin de l'avant sans doute ! Franchement, je trouve que tes photos sont réussies, moi les 2/3 des photos que je prends sont floues ! Embarassed C'est aussi pour ça que je n'en ai pas pris durant le concert !

Portsmith est sympa, il y a un côté exploration/aventure ! Mars m'a vraiment plu aussi, c'est encore mieux en live et moi aussi je veux voir des concerts classiques maintenant (malheureusement, les concerts de niveau pro sont trop chers en France la plupart du temps !) !
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ptit Adipose
[LINDA's Member]

Hors ligne

Inscrit le: 02 Mai 2010
Messages: 223
Localisation: Région Parisienne
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 牛 Buffle

MessagePosté le: Jeu 29 Juil 2010 - 20:27    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

JainaXF a écrit:
Tu paye en temps en fait ! Il faut juste être près à arriver à 6/7h du mat' et attendre jusqu'à 17h pour la vente puis 18h30 pour rentrer ! Comme ça, tu rentres dans les premiers et tu es sûr d'être devant la scène ! Mais en tant que fan, ça ne devrait pas te gêner, j'imagine ! Mr. Green


6/7h dans ces cas là faut être sur place 24h à l'avance sur Londres histoire de Mr. Green Les longues attentes je connais j'ai fait la London Queue Party à Piccadilly Circus pour la sortie du tome 7 de Harry Potter. Donc oui ca va je suis rodé lol

Je pense vraiment y allez l'an prochain en tous les cas Mr. Green
Revenir en haut
Celine
[Face of Boe]

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2010
Messages: 583
Localisation: Cologne, avant poste germanique de BoT
Féminin Taureau (20avr-20mai) 龍 Dragon

MessagePosté le: Ven 30 Juil 2010 - 07:16    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu Répondre en citant

Plop, un p'tit bout de suite, me suis levée plus tôt pour vous l'écrire. Hop, je file au boulot, et je finirai de raconter les deux proms ce week end, promis !
_________________
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:52    Sujet du message: PROMS 2010 - compte rendu

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Doctor Who Index du Forum -> Who-niverse -> Autour des séries -> Musiques Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3  >
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com