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[En cours] Londres, 1920

 
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JackHarkness83
[Centurion solitaire]

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MessagePosté le: Dim 5 Déc 2010 - 14:28    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Titre : Londres, 1920

Rating : Pour l'instant tout public mais ça pourrais changer.

Résumé : Le Docteur, Moi et une rencontre mystérieuse à Londres

Spoilers : aucun

Disclaimer : Doctor Who et tout autre univers cités dans cette fic ne sont pas à moi.

beta : Aucun pour l'instant

Note(s) de l'auteur :

Bonjour à tous.
J'ai décidé de me lancer car je voudrais votre avis sur cette fanfic. Pour savoir si je continu ou si c'est vraiment nul.
J'annonce, je suis partis dans un délire totale. Car non seulement cette histoire me met en scène moi (ce que je n'ai jamais tenté jusqu'à maintenant) et notre cher Docteur, mais en plus j'ai mis en place un cross-over dont je vous réserve la surprise. ^^
Voilà pour l'instant. Ah si, je vous préviens quand même que je viens de pondre ça dans l'heure et que si j'ai corrigé le maximum de fautes il se peut qu'il en reste quelques unes ça et là. Je m'en excuse d'avance et si quelqu'un est volontaire pour être mon/ma beta j'en serais ravis.
Bonne lecture et soyez franc avec moi. Merci.

Londres, 1920


Chapitre 1 : En matière de prologue.

Cela faisait quelques semaines que je voyageais avec le Docteur.

Je l’avais rencontré le jour de mon anniversaire, le 22 juillet 2010, à Nice, en France. J’ai toujours pensé que les extra-terrestres existaient, il faudrait être un âne pour croire que nous sommes seuls dans l’univers, mais j’imaginais le premier contact pour une autre époque que la mienne. Surtout qu’ils n’étaient pas très amicaux. Pas du tout même. Heureusement le Docteur nous a sauvés.

C’est un alien lui aussi. Un « Seigneur du Temps ». Je ne mesure pas vraiment ce que cela signifie mais je trouve ça un peu pompeux comme nom. Lui par contre ne l’ait pas du tout. Non. Hyperactif, Intelligent (et c’est un euphémisme), fatiguant parfois, un peu prétentieux, oui. Il m’avait promis un voyage, où je voulais, dans son « vaisseau », si on peut appeler une cabine en bois bleu un vaisseau. Au début je n’ai pas vraiment compris ce qu’il entendait par « où je voulais » alors j’ai répondu Londres, une ville que j’ai toujours voulu visiter. Quand il m’a demandé « Quand ? » je l’ai regardé bizarre et j’ai répondu « ben…maintenant ». C’est là qu’il soupire comme si j’étais trop lente à comprendre quelque chose pour finir par me demander « Quand, à quelle époque !? ». « Je ne comprend pas ». Exaspéré, il m’explique que « cette cabine est mon Tardis, T.A.R.D.I.S, Time And Relative Dimension In Space ». Devant mon regard toujours aussi ahuris, il conclut « c’est une machine à voyager dans le temps et l’espace. ». Devant mon manque de réaction (j’étais quelque peu choqué) il continu son monologue. « Nous irons donc où vous voulez, à l’époque que vous choisirez, à une seule condition, que ce soit grandiose ! » et sur ces mots il rentre dans sa fameuse cabine, attendant apparemment que je le suive… dans une cabine de…à vu d’œil…3 m sur 3 !! Je sors pourtant de ma léthargie en me disant que ce cinglé est trop charmant pour être dangereux et entre à mon tour en criant « Allons-y, Alonzo ! » ce qui le fit rire aux éclats pour une raison inexpliquées. Ce que je vis alors dépassait l’entendement. La cabine est sans contexte…comment dire… « Plus grande à l’intérieur ! ». « Tout le monde dit ça. Ça devient ennuyeux. » « Et que voulez-vous que je dise en voyant ça !? Quelle jolie couleur ? » « Alors, où allons nous ? Toujours à Londres ? » J’acquiesce. «A quelle époque ? » « Heu…Les années 20 ? » « Va pour les années 20 » et c’était partie.

Sauf que jusqu’à maintenant nous sommes allé partout… sauf à Londres, le Tardis nous ayant amenés ailleurs, là où des gens avaient besoin du Docteur. Résultat des courses, l’unique voyage s’est transformé en plusieurs, car monsieur me l’a promis et que « Je tiens mes promesses, jeune fille ». C’est ainsi que les semaines se sont écoulées. De planètes en planètes, d’époques en époques, espèces en espèces. A présent Londres des années 20 à quelque peu perdu de son attrait. Mais il avait l’air de tellement y tenir que je n’ai pas osé lui dire non ce matin quand il a hurlé « Allons-y ! » en abaissant quelques leviers. Quand le tardis atterrit il se précipita vers le porte, me l’ouvrit en grand de façon très théâtrale et m’invita à sortir prendre l’air. Tandis que je m’avançais sur les rues pavées trempées de pluie, il m’observait de l’encadrure de la porte un grand sourire aux lèvres. J’essayais d’avoir l’air enthousiaste tout en me disant que cette ville, aussi magnifique soit-elle, ne valait pas les univers que j’avais visité. C’est peut-être pour ça, moi qui d’habitude ai un sens aiguisé de l’observation, que je ne remarquais pas que quelque chose n’allait pas. Quand j’entendis le Tardis faire un bruit étrange j’eu juste le temps de me retourner pour apercevoir le regard paniqué du Docteur avant que la porte ne plaque et que le vaisseau ne disparaisse. Tout ceci se passa en une poignée de secondes et mon premier réflexe fut de ne pas céder à la panique. Je relativisais. J’étais sur ma bonne vieille Terre, certes à une autre époque mais ici point d’aliens hostiles. Uniquement des êtres humains…qui commençaient à me jeter des regards étranges. J’avais pourtant bien étudié ma tenue…tenue qui n’était définitivement pas assortie à celles de mes congénères. Je compris que je n’étais PAS dans les années 20. C’est là que j’ai finalement paniqué.

Chapitre 2 : Guide de survie en milieu hostile.

Je m’exhortais à garder mon calme. Le Docteur allait trouver un moyen de me rejoindre et tout rentrerait dans l’ordre. C’était devenu mon leitmotiv. En attendant un miracle je déambulais sans but dans des rues inconnues, remplis de gens tout aussi inconnus. Je ne me suis jamais senti aussi seule qu’à cet instant. Non seulement je ne connaissais personne mais en plus je n’avais aucune idée de l’année où je me trouvais. Je n’osais évidement pas poser la question à qui que ce soit. J’avais trop peur qu’on me prenne pour une folle et que quelqu’un finisse par appeler Scotland Yard. Je n’avais aucun papier d’identité valable aux yeux de cette ville et ma robe rose vif un peu trop courte attirée déjà trop l’attention. Alors je me contentais d’avancer, de ne pas rester immobile pour que surtout personne ne m’aborde. Un crachin incessant fini par me tremper et j’avais froid, de plus la nuit finirait par tomber et Dieu sait ce qu’il m’arriverait à ce moment là. A la vue des nombreux cabs et fiacres et en l’absence de voiture à moteur je me situais fin XIXe/début XXe. « L’époque de Jack l’éventreur » me murmura une petite voie dans ma tête que je tentais d’étouffer.

Perdu dans mes pensées je m’engouffrais dans une ruelle sombre. Mes pas avaient surement fini pas me mener dans un quartier moins fréquentable car deux types un peu louches m’abordèrent dans l’intention de m’emmener « faire un tour ». Je déclinais le plus poliment possible, n’étant pas familiarisé avec le vocabulaire de l’époque, pensant naïvement qu’en parfaits gentlemen ils allaient simplement partir. Que nenni ! Ils insistèrent lourdement jusqu’à ce que, face à mon refus d’obtempérer, ils finissent par m’attraper violement le bras pour m’emmener de force. Pensant ma fin proche je me mis à hurler de toutes mes forces, tous soucis de discrétion oubliés. Je n’y croyais plus quand tout à coup deux hommes vinrent à mon secours. Apparemment athlétiques, ils mirent « knockout » mes deux agresseurs, handicapés par leur taux d’alcoolémie, en quelques coups bien placés. Puis ils m’aidèrent à me relever et me soutinrent jusqu’à un cab garé un peu plus loin. L’un d’entre eux était surement médecin car il se mit à m’examiner tout en me posant des questions. Il portait une moustache et marchait apparemment avec une canne.

« Comment vous sentez-vous Miss ?

-Bien mieux maintenant que vous êtes là. »

Le stress retombé, je les observais plus attentivement. J’eu alors la sensation étrange de les connaitre, sans pour autant les avoir déjà rencontré. Tandis que le docteur continué son examen visuel de ma personne, son comparse me regardait d’une étrange façon. Son regard noisette était froid et pénétrant. J’y décelais une intelligence supérieur à la mienne ce qui me mis mal à l’aise.

« Je pense que je vais y aller maintenant. Merci encore.

-Bien sûr Miss. Nous allons vous déposer chez vous. Quelle est l’adresse ? »

Paniqué à l’idée qu’il comprenne que j’étais sans abris et qu’ils appellent la police je sortis la première adresse londonienne qui me vint à l’esprit.

« Le 221B Baker Street »

Je m’attendais à toutes les réactions. Toutes. Sauf le regard choqué que mes deux compagnons me lancèrent à ce moment précis. Je compris où était mon erreur quand le comparse du médecin, qui n’avait pas prononcé un mot depuis notre rencontre me répondit la chose la plus incongrue possible.

« Cela m’étonnerais beaucoup Miss. Car le 221B Baker Street ce trouve être notre adresse. »


Chapitre 3 : Comment passer pour une déséquilibrée

« Cela m’étonnerais beaucoup Miss. Car le 221B Baker Street ce trouve être notre adresse. »

Le choc que je subi à ce moment là était sans précédent. Comment ai-je pu ne pas les reconnaitre plus tôt ? Moi qui avais lu toutes leurs aventures ! Sans parler de la série avec l’excellent Jeremy Brett et plus récemment le film de Guy Ritchie.

Ils continuaient de me regarder, attendant surement une explication mais à cet instant mon cerveau refusait de fonctionner correctement. Si bien que je me mis à déblatérer des propos qui devaient leurs sembler incohérents.

« Mais vous…vous êtes…Ô mon Dieu !! C’est pas possible ! Je suis aveugle ou quoi ! Comment j’ai pu rater ça !? Vous…vous êtes…c’est pas croyable ! Je peux avoir un autographe ? Merde ! Je n’ai pas de Bic ! Je suis face à Sherlock Holmes et au Docteur John Watson ! Ô mon Dieu je vais faire un malaise. »

Leur regard passa de choqué à l’incompréhension totale. Sherlock parla en premier en me prenant par les épaules.

« Miss, calmez vous, vous hyper ventilez. Oui, nous sommes ceux que vous pensez que nous sommes mais je ne comprends pas pourquoi cela vous met dans un tel état. Et pardonnez mon ignorance mais qu’est ce qu’un Bic ? »

Je me forçais à prendre de grandes inspirations pour calmer mon rythme cardiaque et tentais d’organiser mes idées.

« Ecoutez. Allons d’abord chez vous pour être au calme et je vous expliquerai tout c’est promis. Et pour le Bic je vous répondrai une seule chose. Spoilers ! Cocher, au 221B Baker Street et que ça saute !

-Bien Miss !

-Dites-nous au moins votre nom.

-Nathalie. Nathalie Saxon. »

Nous arrivâmes à destination sans échanger d’autres paroles. Je tournais et retournais mon discours dans ma tête. Je ne me voyais pas leur mentir, d’une ce serait trop compliqué et de deux Sherlock le verrait tout de suite. Je devais donc leur dire la vérité. Mais comment faire pour qu’ils me croient ? Comment leur parler du Docteur ? En parlant de lui, que faisait-il ? Qu’attendait-il pour trouver une solution pour me retrouver ? Que Watson me fasse interner ? Nous finîmes par sortir du cab et je restais bloqué, la bouche ouvert, en pleine contemplation de l’entrée de l’immeuble tant de fois imaginé. J’allais entrer chez le plus grand détective que la Terre est porter et j’étais excité comme une gosse à Disney Land.

« Vous venez, Miss Saxon ?

-J’arrive M. Holmes, j’arrive. »

Je passais la porte et me retrouvais face à une femme d’un certain âge que je reconnaissais comme étant Mme Hudson. Elle était exactement comme je m’y attendais. Elle nous accueilli avec du thé et des gâteaux qu’elle nous porta à l’étage, sur un plateau. Je gravissais chaque marche comme si j’étais au Festival de Cannes et enregistrais chaque détail de ce lieu comme un trésor. Nous entrâmes dans la salle de vie de leur appartement. Cette pièce dans laquelle je les avais tant de fois imaginé, près du feu, l’un lisant le journal, l’autre jouant du violon, sa pipe au coin des lèvres. J’en restais muette d’émerveillement.
Mon comportement semblait les laisser perplexes. Bien sûr ils ne comprenaient pas pourquoi j’agissais comme si j’étais invité chez la Reine Victoria. Ils prirent chacun place dans leur fauteuil respectif et m’invitèrent à prendre un siège à mon tour. Mme Hudson raviva le feu et nous laissa seuls. Holmes pris la parole.

« Alors, Miss saxon, si tel est votre nom, racontez-nous votre histoire.

-Pour commencer, je dois vous mettre en garde. Ce que je m’apprête à relater n’est pas banal. Vous risquez de me croire folle mais je vous demanderais juste de me laisser finir et de me croire quand je vous dis que j’aurais très bientôt des preuves de ce que j’avance.

-Nous sommes tout ouïs.

-Bien… »

Et je leur racontais tout. Que je venais du XXIe siècle, ma rencontre avec le Docteur, le Tardis, que nous ne sommes pas seuls dans l’univers et finalement, comment je me suis retrouvé coincé à Londres en 1888, puisque j’appris finalement que c’était l’année où nous nous trouvions. En parfaits Gentlemans, ils m’écoutèrent jusqu’au bout, sans m’interrompre. Pourtant je vis dans leur regard que l’envie ne manquait pas. Quand j’eu fini mon monologue, un long, très long et lourd silence s’installa entre nous. Watson le brisa en premier en énonçant calmement un fait évident.

« Holmes, cette femme est une déséquilibrée.

-Allons Watson, ne soyez pas aussi blessant ! Laissons donc le bénéfice du doute à notre curieuse invitée. Vous évoquiez des preuves plus tôt. Quelle sont-elles ?

-Le Docteur et son Tardis, en personne. S’il me retrouve bien sûr. Ce qu’il fera j’en suis certaine. Sauf que je ne sais pas quand… Je pris un air désolé.

-Si je comprends bien, vous n’avez point d’endroit où loger en attendant le retour de votre…docteur ?

-C’est exact.

-Je vous propose de rester ici, si ce cher Watson est d’accord, car vous devez assurément être effrayé à l’idée de vous retrouvez seule dehors.

-Je ne voudrais pas abuser mais j’avoue que j’en serais ravie. Mais…dans mes souvenirs, il n’y a que deux chambres ici.

-Vos souvenirs ? Watson prit un air étonné.

-Oui, sachez que j’ai lu l’intégralité de votre œuvre !

-Vous m’en voyez flatté, surtout qu’à votre époque vous avez surement dû avoir du mal à vous procurer tous mes livres.

-Détrompez-vous cher docteur ! Depuis que vous les avez écrit et bien après votre mort, vos écrits furent réédités encore et encore, ayant toujours plus de succès à travers le temps et l’espace et ils seront encore lu dans des millions d’années, j’en suis sûr. »

Watson ne trouva rien à répondre à ça. Il semblait flatté mais on voyait bien qu’il avait aussi peur de croire à mon récit et d’être déçu ensuite.
A partir de ce jour ma vie s’organisa autour des activités de mes deux nouveaux amis. J’héritais de la chambre de Watson. J’ai cru comprendre qu’elle était mieux rangée. Connaissant Holmes, ça ne m’a même pas étonné. Tout les soirs, le docteur allait donc se coucher avec le détective et j’eu vite fait de remarquer qu’un certain malaise commencait à s’installer entre eux.

Chapitre 4 : Avoir une cabine bleue dans son salon.

Le Docteur se faisant désirer depuis plus d’une semaine maintenant, c’est donc tout naturellement que j’assistais Holmes et Watson dans l’enquête en cours. Une histoire de vol de bijoux. Rien de très excitant en sommes. Je soupçonnais, pour plaisanter, Arsène Lupin quand, devant de regard interrogateur de Holmes je me rappelais que la première histoire mettant en scène le Gentlemen cambrioleur ne devait être publiée qu’en 1905.
Nous découvrîmes finalement qu’il s’agissait d’une vulgaire fraude à l’assurance.

Sur le chemin du retour je repensais à cette tension qui s’était récemment installée entre mes deux amis. J’avais dans un premier lieu pensé en être la cause. Il se trouve finalement, qu’après réflexion, j’en suis venue à la conclusion somme toute très intéressante, que le fait que je squatte la chambre du docteur les obligeaient à vivre dans une promiscuité qui apparemment les mettait face à des vérités que ni l’un ni l’autre n’avaient envie d’entendre.

De retour à l’appartement, fort de constater qu’une cabine bleue jurait atrocement avec le reste du mobilier, je dû également gérer l’état de choc de mes compagnons qui, après tout ce temps ne devaient plus vraiment croire à mon histoire. Le Docteur, lui, nous attendait nonchalamment avachit sur un des fauteuils. Il avait emprunté un des chapeaux de Sherlock et faisait semblant de fumer sa pipe. Il trouva ensuite fort intelligent de balancer un « élémentaire, mon cher Watson » en prenant un air énigmatique. Puis il se leva d’un bond, avec la vivacité qui lui était coutumière.

« Hello ! Je suis le Docteur ! »

Il ne se démonta pas face à la catatonie des deux hommes.

« Vous devez être Sherlock Holmes, l’illustre détective consultant et son fidèle ami et biographe, le docteur Watson. Enchanté ! Ne faites pas attention mon Tardis, j’ai pensé qu’il serait plus en sécurité ici. »

C’est ce moment là que choisi Mme Hudson pour entrer dans l’intention de nous proposer du thé.

« Hello ! Je suis le Docteur. ! »

La logeuse le regarda éberluée.

« Mais…mais…qu’est ce que cette chose au milieu du salon ? Et par où donc êtes-vous entrez ?

-Avec mon Tardis.

-Votre quoi ? »

Sherlock intervint à ce moment là.

« Laissez-nous Nanny. Il est entré avec nous, n’écoutez pas ses élucubrations. »

Mme Hudson quitta donc la pièce, laissant son plateau sur la table. Mes amis étant sortis de leur léthargie, Holmes parti examiner la cabine de plus près tandis que Watson fit plus ample connaissance avec le Seigneur du Temps.

« Donc…vous êtes un extra-terrestre ?

-Un seigneur du temps.

-Vous ressemblez pourtant à un être humain.

-Et vous, vous ressemblez beaucoup à un Seigneur du temps. »

La réflexion fit sourire le médecin. Il serra vigoureusement la main du Docteur.

« Je suis le docteur Watson. Mais j’ai cru comprendre que vous le saviez déjà.

-C’est un honneur de vous rencontrer enfin.

-Si vous le dites. Répondit-il flatté malgré lui. »

Je passais devant Watson et serrais enfin le Docteur dans mes bras.

« Qu’est ce que vous fichiez ? Vous en avez mis du temps pour revenir ! Et si je n’étais pas tombé sur eux ? Hein ? Où je serais aujourd’hui ? »

Je me mis à pleurer en frappant sur son torse comme une perdue. Je me rendais compte que malgré mon excitation d’être entrer dans la vie du célèbre détective, j’avais eu la peur de ma vie. La peur de ne jamais rentrer chez moi. Il se contenta de me serrer contre lui en me chuchotant « Je sais, je suis désolé ». Watson me fit asseoir sur son fauteuil et me servit une tasse de thé bien chaud tout en m’exhortant au calme.

« Qu’est-il arrivé au Tardis, Docteur ?

-Je ne sais pas trop. C’est comme s’il était malade. Il refusait de m’obéir et j’ai erré pendant un certain temps jusqu’à ce que je retrouve suffisamment de contrôle pour revenir ici et retrouver votre trace. Quand j’ai finalement compris chez qui vous vous étiez réfugié, j’ai préféré garer le Tardis ici. Désolé pour le dérangement M. Holmes mais il refuse de me laisser entrer à présent. On dirait qu’il se régénère.

-Le Tardis peut se régénérer ?

-Oui, Nathalie. Tout comme moi. »

Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il voulait dire par là. De son côté Holmes semblait perdu dans sa contemplation.

« Excusez-moi, heu, Docteur. Docteur qui, d’ailleurs ?

-Juste « le Docteur », M. Holmes.

-Très bien…Docteur. Miss Saxon nous a parlé d’un…vaisseau.

-Oui, il est là, devant vous.

-Mais…c’est une cabine en bois !

-Oui, le vaisseau est à l’intérieur. »

Holmes le regarda d’un air dubitatif.

« Je ne comprends pas.

-La cabine est plus grande à l’intérieur.

-Vous voulez me faire croire que dans cette minuscule boîte bleue il y a un gigantesque astronef ?

-C’est exact.

-Vous aviez raison mon cher Watson. Ce sont des déséquilibrés. »

Le Docteur semblait outré, tandis que j’éclatais de rire.

-Hey ! Je ne vous permets pas ! Ecoutez, pour l’instant je ne peux plus entrer car il…se répare tout seul…en quelque sorte mais des qu’il sera de nouveau fonctionnel, je promets de vous faire visiter. Jusque là je vous demanderais de me croire sur parole. Marcher conclu ? »

Les deux amis se consultèrent du regard.

« Après tout Holmes, Miss saxon nous avait promit des preuves et elles sont là. Peut-être devrions-nous également accorder le bénéfice du doute à son mystérieux compagnon.

-Ma foi, nous n’avons rien à perdre. Vous pouvez rester tout les deux ici en attendant de pouvoir repartir. Mais nous n’avons pas d’autre chambre disponible.

-Ce n’est pas un problème. A mon époque, Messieurs, dormir avec un ami, soit-il masculin, n’est pas dérangeant.

-Si vous le dites. Le XXIème siècle semble bien étrange. Par contre je suis au regret de vous dire que cette cabine ne peut pas rester dans cette pièce. J’y reçois mes clients et Mme Hudson ne doit pas savoir ce qui se passe ici.

-Aucun problème mon cher. Je vais la cacher. »

Le Docteur sortit alors la clé du Tardis de sa poche, la pointa vers ce dernier et il disparu comme par magie. Sur ce coup là, même moi je restais septique. Alors je le questionnais.

« Qu’avez-vous fais ? Où est-il passé ?

-Je l’ai décalé d’une seconde avec le présent. Il est là sans être là. On peut donc passer au travers. C’est comme s’il avait vraiment disparu. Personne ne peut le trouver ainsi.

-Cette fois j’abandonne ! Tout ceci est trop fou pour moi. Je vais faire un tour. »

Le docteur Watson prit alors son manteau, sa canne et franchit la porte à la volée comme s’il avait absolument besoin de fuir cette scène. Son compagnon de toujours lui était restait planté au milieu du salon, apparemment en pleine réflexion. Il fini par s’asseoir près du feu après s’être servit une tasse de thé fumant.

« Pardonnez mon ami. Il a sûrement un peu de mal à assimiler toutes ces informations. C’est étrange car d’habitude c’est plutôt moi qui ai du mal avec tout ce qui touche au surnaturel. Mais mon instinct me dit que vous êtes sincère. Je suis donc forcé de vous croire. »

Le Docteur prit place en face du détective.

« Je n’en veux pas votre compagnon. J’ai pour ainsi dire l’habitude qu’on me prenne pour un fou. Plus je vais loin dans le futur et moins c’est le cas bien entendu mais je peux comprendre que vivant au XIXème siècle, vous ayez du mal à comprendre ce que je vous raconte. Mais sachez que dans quelques centaines d’années, l’homme sera un grand voyageur de l’espace. Il visitera d’autres univers, d’autres mondes, d’autres planètes ! Il se mélangera à d’autres espèces pour créer des êtres humains toujours plus forts, plus intelligents. Il parcourra la galaxie dans des vaisseaux pas si différents du mien. Vous ne pouvez pas vous en rendre compte de là où vous êtes mais l’univers est infini et peuplé de milliard d’êtres vivants tout aussi intelligents et civilisés que vous, si ce n’est plus parfois.

-Et qu’en est-il de votre peuple, Docteur ? Les Seigneurs de Temps c’est cela ? D’où venez-vous ?

-Je viens d’une planète nommée Gallifrey. Mais mon monde n’existe plus. Il y a eu une guerre, une terrible guerre et ils ont tous disparus. Je suis le dernier.

-C’est horrible ! Je n’ose imaginer ce que l’on doit ressentir quand il ne reste que soi et que dans l’immensité de l’univers il n’y a plus personne qui soit des notre.

-C’est une chose que je ne souhaite pas même à mon pire ennemi. C’est pour ça que je voyage à travers l’espace et le temps pour venir en aide à d’autres planètes, pour que ça ne se reproduise jamais. »

Un silence confortable s’installa dans le salon. Holmes ne lâchait pas le Tardis des yeux, comme si, dans les méandres de son esprit torturé il essayait de trouver une logique à tout ça. De mon côté, je m’inquiétais quelque peu du mutisme du Docteur, lui toujours si bavard et extraverti. Il ne m’avait encore jamais parlé du destin funeste de son peuple et je me sentie triste pour lui. Il fixait les flammes dans l’âtre d’un regard mélancolique que je n’avais encore jamais vu chez lui. Sans doute était-il perdu dans des souvenirs douloureux du temps où il vivait jadis sur sa planète.

« Il y a quelque chose qui cloche. »

Dans la paix toute relative qui régnait depuis quelques minutes déjà, les paroles du Docteur me firent sursauter. Il semblait parler pour lui-même mais je l’interrogeais tout de même.

« Qu’est ce que vous voulez dire par là ?

-Le Tardis n’atterrit jamais au hasard. Si nous sommes ici c’est pour une bonne raison.

-Oui mais laquelle ?

-Là est toute la question. »

Sherlock prit alors lui aussi la parole.

« Qu’entendez-vous par « jamais au hasard » ? Vous voudriez me faire croire qu’en plus du reste cette machine pense par elle-même ?

-C’est exacte. Elle est presque vivante. Comme une extension de moi-même. Elle fait partie de moi et je fais partie d’elle. Il en est…était de même pour tout les Seigneurs du Temps.

-Mais la raison de votre présence sur un lieu-dit, de quelle nature est-elle habituellement ?

-Disons que c’est très rarement pour une visite de courtoisie. »

Le détective prit un air sombre.

« Vous sous-entendez que nous pourrions être en danger ?

-Je ne sous-entends rien, je l’affirme ! Notre venue en ce lieu et cette époque précise, ajoutez à cela l’état alarmant de mon vaisseau, tout cela ne présage généralement qu’une catastrophe imminente. »

Je compris tout à coup ce que tout ceci impliquait.

« Vous voulez dire que quelque part dehors, à Londres, en 1888… il y a des aliens ?

-C’est fort probable, Nathalie. Cela n’a rien d’étonnant pour moi. J’ai combattus sur Terre à divers époques. C’est juste qu’il y a toujours une version dite officielle et que les humains on une faculté assez étonnante à occulter certains évènements de leur mémoire.

-Vous ne pouvez pas être sérieux Docteur !

-Malheureusement si, cher ami. Il existe des lois. Des lois galactiques qui classent les différentes planètes en différents niveau. La Terre est dite de niveau 5. En d’autres termes, n’étant pas assez évoluée pour se défendre, il est normalement interdit de l’attaquer/l’envahir/la coloniser, rayez les mentions inutiles. Mais il arrive, pour divers raisons, que ce soit par convoitise, pour trouver un refuge, ou encore perpétrer une espèce presque éteinte, que des êtres venus d’autres mondes viennent jusqu’ici profiter de l’ignorance de votre peuple. Je suis en quelque sorte là pour y remédier. »

Holmes eu l’air quelque peu étonné.

« Vous seul, avec votre machine, contre des armée êtres hostiles ?

-Ne vous fiez pas aux apparences. Sans me vanter, la plupart d’entres eux tremblent rien qu’à l’évocation de mon nom. J’ai bien sûr un ennemi juré, une espèce de Némésis, mais si les Daleks, c’est ainsi qu’ils se nomment, étaient ici nous le saurions déjà. Ils ne restent jamais silencieux très longtemps. Non, la menace est tout autre. »

Durant quelques minutes, les deux plus grands esprits qu’il m’ait été donné de connaître, restèrent plongés dans leurs réflexions personnelles.

« M. Holmes, vous esprit si aiguisé n’a-t-il rien remarqué d’inhabituel dernièrement ? Des choses qui ne devraient pas être là, des comportements étranges chez les gens que vous côtoyez ? »

Il réfléchit un instant avant de répondre.

« La seule chose qui inquiète tout Londres en ce moment ce sont ces meurt… »

Le fracas de la porte s’ouvrant à la volée interrompit mon ami dans sa tirade. Un Watson tout essoufflé d’avoir couru et boitant plus qu’à l’accoutumé, fit irruption dans la pièce, suivit d’un homme à la tête de fouine et plutôt bien portant que je reconnu aisément comme étant l’inspecteur Lestrade.

« Un nouveau meurtre dans Whitechapel, Holmes ! Encore une fille de petite vertu, comme toutes les autres ! J’ai croisé Lestrade qui se dirigé également vers chez nous.

-Sacrebleu ! »

Je fus quelque peu choqué d’entendre Sherlock jurer en français.

« Vite, Lestrade ! Conduisez-nous sur les lieux du crime ! »

Nous apercevant enfin le Docteur et moi, sur les talons du détective, l’inspecteur intervint.

« Vos invités viennent aussi M. Holmes ? Une scène de crime n’est pas un endroit pour une jeune demoiselle. Je n’ai d’ailleurs pas le plaisir de vous connaitre. Inspecteur Lestrade. Enchanté Miss. »

Sur ces bonnes paroles il me baisa la main. Je ne trouvais rien de mieux à dire que :

« Je sais qui vous êtes. Je m’appelle Nathalie Saxon et voici mon ami le Docteur.

-Ah je comprends, vous êtes un confrère du docteur Watson. Et bien M. Saxon, Miss Saxon…

-Non, non, non, nous ne sommes pas… »

Holmes nous poussa vers la sortie.

« Plus tard les présentations, nous avons un tueur à retrouver ! »

Le temps de dévaler les escaliers, de héler un fiacre et de tous s’y engouffrer, nous étions en route vers Whitechapel. Je ne pu cacher mon excitation, surtout face à l’enthousiasme flagrant du Docteur, de fouler le sol d’un endroit aussi tristement connu que le quartier où sévissait Jack l’Eventreur.




A suivre...

Je sais, c'est court mais je préfère quand j'écris une fic à chapitre. Dites moi ce que vous en pensez. Merci.
_________________


Dernière édition par JackHarkness83 le Dim 2 Jan 2011 - 14:34; édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 5 Déc 2010 - 14:28    Sujet du message: Publicité

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Tessa
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MessagePosté le: Mar 7 Déc 2010 - 15:24    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Et bien, c'est surprenant ! et plutôt accrocheur ! J'aime bien ! Il faut dire que j'ai un faible pour Sherlock Holmes et rapprocher deux personnages mythiques comme Holmes et le Docteur Who me parait une excellente idée. Il serait dommage de ne pas poursuivre la fic, la suite promet d'être intéressante.
A part ça, autrefois j'étais sur la liste des "béta" et, si je ne poste plus sur ce site (trop complexe pour moi ! j'envoie mes histoires à un site qui demande moins de manipulations informatiques), je suis toujours volontaire pour des corrections. Donc, à moins que tu ais trouvé mieux entre temps, tu peux compter sur moi !
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JackHarkness83
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MessagePosté le: Mar 7 Déc 2010 - 19:59    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Merci pour tes compliments, ça fait plaisir. Et pour ta proposition de Beta, je serais ravis que tu veuilles bien corriger mes textes. Je fais comment? je te les envoie en MP, par mail? Tiens moi au courant. Encore merci. A bientôt.
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MessagePosté le: Mar 7 Déc 2010 - 21:10    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Tu m'envoies les textes par la messagerie du site: je les corrige et, si cela te plait, tu les postes ! Il faut savoir que l'auteur, c'est toi, donc tu as le dernier mot. moi, je ne fais que proposer ! Je suis assez disponible, donc tu m'envoies les textes quand tu veux !
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JackHarkness83
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MessagePosté le: Mar 7 Déc 2010 - 21:25    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Ok c'est noté. Mais pas avant ce week end, j'ai un boulot trop prenant pour bosser la semaine sur mes fics. Je te recontacte de toute façon. Encore merci.
A bientôt donc.
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MessagePosté le: Lun 17 Jan 2011 - 18:35    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Super!
J'ai toujours eu un petit faible pour Sherlock Holmes et le Docteur, probablement parce qu'ils ont des traits communs : résoudre des mystères par l'intelligence plutôt que par les armes, complice ou compagnon à "éduquer" et qu'ils ont des caractères hors normes et excentriques. Bon, Conan Doyle (le créateur de Sherlock Holmes) voulait absolument tuer et faire détester son personnage au point de le rendre affligé de tous les défauts possibles (maniaquerie, mysoginie, drogué, etc.). et ça ne le rend pas moins sympathique!
Bravo, bravo pour réunir ces deux brillants personanges! J'attends la suite avec impatience!
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MessagePosté le: Mar 18 Jan 2011 - 11:06    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Moi de même, j'attends la suite de pied ferme ! ^^

J'aime beaucoup ta façon d'écrire, c'est frais, drôle et ça se lit tout seul ! Braaaaaavo
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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 20:27    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

Vivement la suite je suis en haleine la
Tu m'a d'ailleurs donner une idée pour un cross-over, merci Smile
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Zazou
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MessagePosté le: Mer 24 Oct 2012 - 10:33    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920 Répondre en citant

wouaw vivement la suite
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:50    Sujet du message: [En cours] Londres, 1920

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