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[Terminée]L'erreur du Docteur

 
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Code52
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MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 00:07    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

L'erreur du Docteur

Auteur : Code52
Disclaimer : Doctor Who appartient à la BBC et à Russell T.Davies.
Spoilers : Pas de spoilers.
Classification : G.
Description : Le Docteur a fait une erreur et quelqu'un va en subir les conséquences.

Note : Il s'agit d'une fanfiction un peu dans le genre des épisodes qui se déroulent quasiment sans le Docteur. Et ne soyez pas trop sévère si vous voyez des fautes, c'est sûrement de l'inattention.

Citation:
C’était en 2010. J’étais un jeune homme quand tout cela a commencé. C’était alors que je flânais tranquillement et au hasard dans les rues de Paris qu’il m’est apparu. Je regardais un groupe d’oiseaux qui volaient vers le Sud quand sa main m’a agrippé le bras et m’a entraîné dans une petite ruelle très discrète, quoique assez bien éclairé pour une ruelle. J’avais un reflet de soleil dans les yeux et ne pouvais voir de qui il s’agissait. Il m’avait sans ménagement collé contre un mur et avait plaqué sa main sur la bouche pour que je ne puisse pas crier. Mon cœur battait la chamade. Je pensais qu’il était en train de m’enlever ou tout du moins de me voler mon portefeuille mais il n’en était rien. Dans un bruit strident, une sorte de rayon vert venu du ciel frappa à l’endroit précis où je me trouvais une seconde avant que cet homme ne m’attrape. Des cadavres d’oiseau s’écrasaient piteusement sur le sol. Cet homme venait tout simplement de me sauver la vie en m’éloignant de la trajectoire de cet étrange rayon ! J’ai pu voir son visage seulement une fraction de seconde : il avait les cheveux en bataille d’un aventurier, les yeux bruns d’un homme déterminé, et une petite mâchoire qui pouvait soit le faire sourire comme un enfant soit exprimer la colère la plus froide et la plus intense. Il m’a juste murmuré : « Courrez aussi vite que vous le pouvez. » et sur ces mots m’a violemment « lancé » dans la ruelle. Un bruit strident et une lueur verte ont aussitôt détruit le mur sur lequel j’étais adossé. J’ai couru sans me retourner, aussi vite et aussi loin que je le pouvais. Les rayons verts volaient autour de moi et manquèrent plusieurs fois de m’atteindre. Que se passait-il ? Qui était cet homme ? Qui me tirait dessus et pourquoi ? Lorsque j’ai rejoint la rue principale j’ai vu ces soldats venus tout droit d’un autre monde : il avait des casques noirs composés d’une pointe au sommet du crâne et d’un masque fait d’os noirs qui recouvrait la partie supérieur de leur visage, leurs yeux étaient rouge sang et leur mâchoire semblait incroyablement puissante. Ils n’étaient pas humains. Ils criaient comme des sauvages, ils hurlaient « Attrapons-le, vengeons notre ancêtre ! ». Les rayons verts c’était eux : ils avaient des sortes de fusils futuristes avec lesquels ils me tiraient dessus. La plupart des soldats se battaient au sol mais certains avaient des ailes et tiraient depuis le ciel. Je courais le long de la grande rue pour fuir ces monstres quand soudain une cabine téléphonique bleue assez vieille se matérialisa devant moi. Elle avait l’air plutôt robuste alors je décidais de courir et de m’abriter dedans, sans me soucier du fait qu’elle venait d’apparaître. Arrivé à quelques mètres la porte s’ouvrit depuis l’intérieur et laissa apparaître l’homme qui m’avait sauvé la vie tout à l’heure. Il s’écarta pour me laisser sauter dedans et en un instant je me retrouvais sur le sol tandis qu’il fermait la porte derrière moi. Lorsque je me suis relevé j’ai pu constater avec grand étonnement que l’endroit dans lequel je me trouvais n’avait rien à voir avec une cabine téléphonique et était en vérité beaucoup, beaucoup, plus grand qu’une vulgaire cabine.
- Oui, je sais, c’est plus grand à l’intérieur, fit mon mystérieux sauveur en voyant ma réaction.
- C’est juste physiquement impossible.
- Disons que c’est plutôt compliqué.
Ce fut notre premier échange et sa dernière phrase résume assez bien tout ce qui venait de se dérouler ainsi que tout ce qui s’est déroulé par la suite.
- Qu’est ce qu’il se passe dehors ?
- Chaque chose en son temps ! D’abord filons d’ici !
Sur ces mots mon sauveur courut vers une sorte d’énorme console au centre de la pièce et s’empressa d’appuyer sur des boutons et d’actionner des leviers comme s’il réalisait une chorégraphie compliquée. Il avait l’air de savoir ce qu’il faisait. Toute la pièce fut soudain secouée de tremblements.
- Accrochez vous à ce que vous pouvez !
- Bon sang mais qui êtes vous ?!
- Je suis le Docteur.
- Le Docteur qui ?
- Juste le Docteur.
Et alors que cette pièce aux allures futuristes était comme secouée de spasmes le Docteur essayait de m’expliquer ce qui se passait à l’extérieur.
- Je vais tenter de faire court. Ces extra-terrestres sont des Guilokans. Ils sont généralement pacifiques mais ceux que vous venez de voir sont des terroristes. Ils veulent un otage pour faire chanter la race humaine, du moins c’est que je crois. Ils vous ont désignés aléatoirement pour être l’otage. Jusque là vous suivez ?
- Que… Quoi ?
- Oui je sais, ce n’est pas de chance.
- Ils n’avaient pas vraiment l’air de vouloir me capturer vivant !
- Ces rayons verts sont destructeurs uniquement pour tout ce qui ne porte pas le code ADN sélectionné par le tireur. Pour moi un tir serait fatal, pour vous il serait juste paralysant.
- Pourquoi moi ?
- Je vous l’ai dit, ils vous ont choisis au hasard, c’est une sorte de coutume chez les Guilokans.
- Vous êtes en train de me dire que j’avais environ une chance sur six milliards d’être choisis pour être l’otage de ces monstres ?
- Exactement. Vous êtes l’homme le plus malchanceux de la planète Terre.

Citation:
La pièce s’arrêta soudain de trembler. Le Docteur m’attrapa brusquement par le bras et m’entraîna vers la porte. Je me débattais pour qu’il ne puisse pas me faire retourner dans cette rue si dangereuse et la conséquence fut que je me ramassais pitoyablement sur le sol d’une espèce de cathédrale. Où était passé la rue envahit par les extra-terrestres ? Je l’ignorais.
- Dites bonjour au peuple Guilokan, ils vont s’occuper de vous.
Je levais les yeux et vit tout un groupe de créatures pareilles à celle qui venait d’envahir les rues de Paris il y a seulement quelque minutes à, me semblait t-il, seulement quelque mètres.
- Pardonnez ma brusquerie mais il faut vraiment que j’arrête ces extra-terrestres terroristes sur Terre… Ouah ! Cela fait beaucoup de t et de r dans une seule phrase… Surtout ne vous inquiétez pas je reviendrai.
Et le Docteur entra dans sa cabine bleue et disparut. Me laissant ici sans explications. Je ne pouvais que deviner qu’il m’avait téléporté dans un autre monde. Je le comprenais aux deux pleines lunes que je voyais à travers les fenêtres de la cathédrale. C’était bien la seule chose que je pouvais comprendre dans ce fouillis d’évènements. Les Guilokans s’approchèrent lentement de moi. Ils n’avaient ni fusils ni casques, seulement de longues robes d’un rouge très vif et de curieuses montres à leur poignet.
- Kimam Din Koball ou « l’homme le plus malchanceux du monde », accepte nos excuses pour ce que certains individus de notre espèce ont tentés de te faire, dit un des Guilokans d’une voix extrêmement puissante.
- Je ne comprends absolument rien.
- Nous serions heureux de répondre à vos interrogations.
- Où suis-je ?
- Sur notre planète natale, Yopalim.
- Je suis dans un autre monde ? Mais quelle est cette folie ?
- Nous même nous ne comprenons pas la technologie du Docteur, mais nous lui faisons confiance et nous vous invitons à faire de même.
- Des soldats de votre peuple ont essayés de me capturer !
- D’après la description du Docteur ces individus sont des dissidents, des terroristes, des pirates et des criminels. Ils ne nous représentent pas, ce ne sont pas nos soldats et ce ne sont plus nos enfants.
- Pourquoi veulent t-il soumettre les humains à un chantage ?
- Pour récupérer des terres qui vous appartiennent certainement. C’est une vieille coutume des barbares du nord de Yopalim que de capturer au hasard un innocent pour faire pression sur tout un peuple et demander un territoire en échange de la libération du prisonnier.
Les Guilokans m’apportèrent de quoi manger : de la viande bien saignante mais aussi de magnifiques fruits bleus très sucrés. Ils me donnèrent également une toge rouge et bleue adapté à ma taille d’être humain et m’offrirent des appartements d’un luxe que jamais je n’aurais pu imaginer : il y avait de la nourriture dans des dizaines de plats dorés, des couvertures brûlantes et un magnifique aquarium plein de poissons colorés et lumineux dans une eau turquoise... Je ne pouvais m’empêcher d’être impressionné par toute cette nouvelle culture : les couleurs, les odeurs, les goûts, tout y était plus vif que sur Terre. Tout semblait incroyablement vivant et tout était nouveau pour moi. Il y avait tant à voir ! C’était un monde extra-terrestre, je n’en revenais pas ! Le Docteur ne revint pas dans le courant de la journée comme je pensais qu’il allait le faire. Le soir venu les Guilokans se retrouvèrent dans la cathédrale pour jouer aux jeux de hasard. Ils jouaient tantôt aux dés, tantôt à des duels compliqué à base de cartes et de coups de bâtons. Les Guilokans criaient, chantaient, dansaient. Je remarquais en me baladant dans la bibliothèque qu’ils étudiaient tout, savaient tout, retenaient tout. Les jours passèrent sans que je me soucie du destin de la Terre aux prises avec des pirates de l’espace et au mystérieux Docteur. Tout le monde m’appelait Kiman Din Kopall, « l’homme le plus malchanceux du monde ». Comme par ironie, un soir un Guilokan me défia à un duel de cartes. On me donna un bâton doré et mon adversaire sortit le sien marqué par d’innombrables marques de morsure. Lorsque les cartes étaient en ma faveur j’avais le droit de frapper mon adversaire sur les bras, les premières fois je tapais timidement mais mon adversaire ne me faisant pas de cadeau j’ai vite appris à frapper de toutes mes forces. C’était ni plus ni moins qu’une lutte gouverné par le hasard, une coutume pour ce peuple. Vers la fin nos bras endoloris ne pouvaient plus tirer les cartes mais nous rions et nous chantions tout en buvant des boissons sucrées au goût qui restait des heures dans la bouche comme accroché à la langue. Les Guilokans eux n’ont pas de langue, juste un système d’organes élastiques en constant mouvement, j’ai appris au bout d’un mois chez eux que pour les intimider je pouvais leur tirer la langue et froncer les sourcils d’un air menaçant, eux claquaient des mâchoires, se mettait torse nu et agitait leur crête dorsale, moi je bombais le torse comme le fier être humain que j’étais. Les Guilokans vivaient à fond. Ils se droguaient avec diverses plantes qui me faisaient moi-même planer et buvaient des breuvages qui m’arrachaient le palais tant elles étaient concentrées, ils couraient, ils volaient… Et leur rire ! Mon dieu, leur rire faisaient trembler les murs tant ils étaient puissants… Leur air était saturé en oxygène et me faisait tourner la tête, les couleurs de leurs palais étaient si vives qu’elles m’éblouissaient, leurs yeux pleins de malice étaient rouges comme le sang, leurs musiques étaient tellement fortes qu’elles m’arrachaient les tympans… Mais j’aimais ça ! Tous les soirs durant un an j’enchaînais parties de cartes sur parties cartes et frappais de toutes mes forces sur les bras musclés de mes camarades de jeu. Ceux-ci avaient l’habitude de mordre de toute leur puissance leurs bâtons pour montrer la force de leur mâchoire et alors que la foule criait je les imitais : je mordais le bâton de toutes mes forces au risque de me décrocher cette mâchoire si humaine. À partir de ce jour on m’appelait Kobin Din Kobini ou « puissance parmi les puissances ». Les femmes Guilokans étaient particulièrement attirées par les mâchoires puissantes. Je claquais des dents et montrait mes cicatrices pour les impressionner, je n’avais pas de crête dorsale mais ma manière de me tenir droit et de lever le menton les séduisait. Après une dizaine d’années sur Yopalim j’ai rencontré une femme Guilokan du nom de Dani di Dana ou « princesse parmi les princesses ». Elle avait de magnifiques yeux rouges qui brillaient dans le noir et des ailes d’un violet translucide que tous les Guilokans du palais ne pouvaient s’empêcher d’admirer. Elle trouvait ma mâchoire charmante, mes yeux mystérieux, mes cheveux exotiques, ma langue irrésistible et mon rire séduisant. J’adorais son rire moi aussi, ses ailes, ses yeux, sa manière de marcher légèrement courbée... Malheureusement les Guilokans ne vivent pas longtemps. Ils décèdent à l’age de 25 ans après 20 ans de vie en tant qu’adulte. Si leur culture laisse une grande place au hasard c’est par ce qu’ils n’ont pas le temps de se forger de convictions et de juger le monde. Ils trouvent le hasard juste car au moins lorsque c’est aléatoire il y a un espoir, une chance... Il n’y a pas d’espoir de survie chez les Guilokans, ils meurent 25 ans pile après leur naissance, pas une seconde de moins, pas une seconde plus. Leur cœur, leurs poumons et leur cerveau s’arrêtent brusquement de fonctionner. Ce n’est pas douloureux. Les Guilokans ont tous une montre au poignet, elle leur indique combien de temps il leur reste à vivre. Dani di Dana était allongé sur l’une de ses couvertures brûlante de notre appartement, elle était aussi vivante que lorsque je l’avais rencontré cinq ans auparavant mais il ne lui restait plus que quelques minutes. Elle me parlait de sa voix puissante comme au premier jour.
- Kobin, je t’aime mon bel humain au courage si grand.
- Dani, ne pars pas, que ferais-je sans toi ? Je t’aime Dani, ne pars pas !
- J’ai vécu ma vie Kobin, je suis si vieille, j’ai été heureuse avec toi.
- Je t’aime, si tu savais à quel point !
- Je le sais Kobin. Je le sais.
Et elle se tût à jamais. Ses yeux se fermèrent, ses organes élastiques arrêtèrent de bouger, ses ailes passèrent du violet au gris et tout son corps s’arrêta. Je pris la montre qu’elle avait au poignet : elle s’était arrêté d’elle-même après 25 ans de fonctionnement infaillible. Je pleurais et je criais comme le faisait les Guilokans lorsqu’il pleurait un mort, parce qu’ils ne font rien à moitié, mais je ne me forçais pas. Les Guilokans… Une espèce si vivante et si éphémère… Lorsque je leur ai annoncé combien de temps un être humain pouvait vivre, ils m’avaient prit dans leur bras et avait pleuré pour moi. Je n’avais pas compris pourquoi mais maintenant je comprends leur compassion. En même temps ou peu après la mort de ma Dani, de ma princesse, des dizaines de mes amis proches périrent de la même manière. Ils n’étaient pas tristes, ils se voyaient comme des vieillards. C’était ce à quoi j’étais destiné ? Vivre là où les autres meurent ? Continuer là où les autres s’arrêtent ? Pourquoi le docteur m’a-t-il abandonné sur cette planète ? J’ai continué à l’attendre toutes ces années… Sait-il ce que cela fait de voir ses amis vieillir et mourir alors qu’il me reste tant de temps à vivre ? Je suis resté de longues années sur Yopalim et jamais le Docteur n’est venu me chercher. J’ai côtoyé de nombreuses générations de Guilokans, eu de nombreuses compagnes et de nombreux amis… Mais ils mourraient tous et moi j’étais toujours en vie. Arrivé à la moitié de ma vie on me renomma Kobin jin Kafra, « puissance et immortalité ». Je suis devenu plus sage les années passant et plus triste également. Il était bien loin le temps où j’étais un jeune homme qui se promenait dans les rues de Paris... J’ai travaillé dans des bibliothèques et des monastères sur Yopalim. Une chose m’a frappé à la lecture de leurs livres anciens : les Guilokans n’oublient jamais rien. Faites leur du tort une fois et vous pouvez être sûr que des centaines de générations plus tard ils vous en voudront toujours et avec la même force. Les Guilokans ont également de magnifiques capacités de mémorisation et de raisonnement mais ne peuvent hélas pas s’en servir, ils sont trop occupés à vivre leur vie. Comment les en blâmer ?


Citation:
Vers mes soixante ans je suis finalement tombé amoureux d’une dernière femme Guilokan, Giono en Dalmo, « la rêveuse éternelle ». Par coquetterie elle s’était fait faire des lentilles pour avoir des yeux d’un violet profond, elle avait des ailes de la même couleur si fascinante et ne cessait de les bouger quand elle marchait ou parlait, elle avait un élégant petit casque qui lui faisait une petite pointe au sommet du crâne. Ce casque lui venait de son clan. Nous étions tous les deux fou amoureux l’un de l’autre mais elle faisait parti du clan Kofard. Les Kofards sont des Guilokans qui viennent d’une colonie non loin de la galaxie humaine. Ils n’ont le droit d’aimer que les membres de leur propre clan. Le chef des Kofards m’a un jour trouvé à la bibliothèque et m’a violemment bousculé sur une pile de livres anciens.
- Ne t’avise même pas de toucher à Giono en Dalmo. Les dés de notre clan l’on désigné comme étant ma future compagne lorsque sonnera sa dixième année. Si tu la touches je te tranche la gorge de ma mâchoire.
Je n’étais plus en age de me battre mais transporté par l’amour et plein du courage de celui qui n’a rien à perdre je lui ai proposé un ultime jeu de hasard. Celui qui déciderait de tout. Je lui ai expliqué le principe de la roulette russe devant les membres de son clan. J’ai vu la peur dans ses yeux rouges comme le reflet de ma propre frayeur à l’idée de me soumettre à cette épreuve. Il ne pouvait pas refuser car les membres de son clan trépignaient de joie à l’idée d’assister à ce spectacle. Le soir venu nous nous sommes assis l’un en face de l’autre à une table de la cathédrale. Tous les Guilokans présents ont souhaités assister à ce jeu d’un nouveau genre. Une unique cartouche fut mise dans le barillet d’un revolver Guilokan, et le barillet fut tourné de manière aléatoire par l’arbitre. Ce revolver avait une capacité de dix balles contrairement aux revolvers de ma planète. L’arbitre du duel posa l’arme en question sur la table. Une toupille de jeu fut tourné pour savoir qui allait commencer. C’était au Guilokan que revenait l’honneur de risquer sa vie en premier. Son nom était Rarkanan « l’intrépide » et j’avais menacé de changer son nom en Rakrakan « le lâche » s’il avait refusé le duel. Il plaça le revolver sur sa tempe sans trembler, il avait une chance sur dix de mourir : il pressa la détente. Le coup parti et le tua net. L’assemblée poussa un cri de joie et de terreur. Rarkanan avait encore cinq longues années à vivre mais elles venaient de s’envoler en un tir de revolver. J’ai respectueusement éteint sa montre et l’ai renommé Jikonam Din Jikonam « courageux parmi les courageux ». Sa dépouille fut emportée et Giono en Dalmo et moi vécurent heureux comme jamais jusqu’à ce qu’elle meurt seize ans plus tard. Avec elle une autre génération d’amis Guilokans mourut et une fois de plus je me retrouvais seul. J’étais devenu une légende dans les palais et les cathédrales de ce monde. Mon nom était désormais Le Survivant car je leur avais appris ce mot de ma langue natale. Il ne savait pas ce que « survivre » voulait dire et quand je leur ai expliqué ils m’ont prit dans leur bras et ont pleurés pour moi, cette fois ci j’avais pleuré avec eux.

Citation:
Je vieillissais, mes sens diminuaient et ma santé faiblissait. C’est lorsque j’eu atteint mes soixante-dix-sept ans qu’il est revenu. Au beau milieu du couloir qui menait à la cathédrale, un soir de double pleine lune, la cabine bleue s’est matérialisée devant moi. La porte s’est ouverte et j’ai pu voir qu’il n’avait pas changé, même après ces soixante-dix sept longues années.
- Oh... C’est bien vous Kimam Din Koball ? me demanda t-il.
- Non. Maintenant je suis le Survivant.
- Pardon ?
- Le Survivant, c’est mon nom. Juste le Survivant.
Une lueur de compréhension mêlée à de la tristesse apparut dans son regard.
- Je suis désolé de vous avoir laissé ici.
- Pourquoi m’avait vous abandonné sur cette planète ?
- J’ai fait une erreur.
- Expliquez-moi.
- Je ne vous ai pas seulement envoyé sur une autre planète, je vous ai également envoyé dans le passé avant même la création du groupe terroriste Guilokan qui vous a attaqué sur Terre. Je pensais que comme il vous chassait grâce à votre ADN changer de planète ne suffisait pas alors je vous ai également changé d’époque.
- Dans le passé ? Vous m’avez envoyé dans le passé par rapport au moment où vous m’avez sauvé sur Terre ?
- Oui. Ce que je n’avais pas compris c’est que c’est vous qui alliez être à l’origine de la création du groupe terroriste Guilokan.
- Quoi ?!
- Si j’étais revenu vous chercher avant que vous ne causiez la création de l’organisation terroriste alors dans le futur vous ne seriez pas poursuivi par ce groupe et donc je ne vous aurais pas envoyé dans le passé où vous avez été à l’origine du groupe terroriste. C’est assez compliqué à expliquer, ces évènements créent une boucle de causes et de conséquences qui se complète, je ne pouvais pas briser cette boucle sans causer un paradoxe, désolé.
- Vous avez donc attendu soixante-dix sept ans avant de venir me chercher.
- En réalité comme je voyage dans le temps pour moi cela fait à peine vingt minutes que je vous ai quitté.
- J’ai vécu soixante-dix sept ans ici, j’ai vu des générations et des générations de Guilokans mourir ! Vous savez ce que ça fait de voir les gens que l’on aime vieillir et mourir les uns après les autres ?!
- Croyez moi, oui.
La lueur de tristesse que j’avais perçut tout à l’heure réapparut. Je ne comprenais pas cet homme mais je voyais qu’il avait vécu des choses tout aussi éprouvantes que ce que j’avais vécu.
- Qui êtes vous à la fin ?
- Je suis le Docteur. Juste le Docteur.
- Et vous m’avez piégé dans le passé d’une autre planète en voulant me sauver…
Ma voix était tremblante. J’étais si vieux… Ma vie était derrière moi.
- Ça va piquer un peu.
- Qu’est ce qui va piquer ?
Soudain je ressentis une vive douleur entre mes omoplates. Je retirais l’objet qui venait de s’y enfoncer : il s’agissait d’une seringue de chasse Guilokan, un outil qui sert à récupérer l’ADN de la cible pour pouvoir le traquer sans qu’il puisse se cacher. Je me retournais aussi vite que je le pouvais et je vis un Guilokan armé d’une sarbacane qui arborait un casque composé d’un pic au sommet du crâne et d’un masque fait d’os noirs qui recouvrait la partie supérieure du visage. Je me précipitais aussi vite que je le pouvais vers le Docteur pour me réfugier dans sa machine, celui-ci m’arracha la seringue des mains et la lança vers le Guilokan qui la rattrapa en vol. Nous entrèrent dans la cabine et il referma la porte.
- Pourquoi lui avait vous lancé cette seringue ?
- Pour qu’il ait votre ADN.
C’était trop. Je hurlais comme le faisait les Guilokans en colère, malgré ma voix tremblante de vieillard :
- Vous voulez donc ma mort avouez-le !!
- Il fallait qu’il ait votre ADN sinon cela allait créer un paradoxe ! Si je ne lui avait pas donné votre ADN cela aurait annulé tous les évènements qui m’auraient conduit à, justement, ne pas lui donner votre ADN. C’est un paradoxe ! Les paradoxes mettent en péril la stabilité de l’espace-temps.
- Mais en quoi suis-je le créateur de ce groupe terroriste qui m’a poursuivi sur Terre il y a tant d’années ?!
- Les casques à pointes, ça ne vous dit rien ?
- Oh… Le clan Kofard.
- Vous avez indirectement tué leur chef ce qui a provoqué de vives rivalités au sein du clan pour savoir qui allait prendre le pouvoir.
- C’était il y a seize ans !
- Seize ans après cette petite partie de roulette russe la colonie d’où viennent les membres du clan Kofard envoie le nouveau chef du clan sur Yopalim pour venger la mort de leur ancien leader. Ce nouveau chef c’est le Guilokan que vous venez de voir.
- Comment s’appelle-il ?
- Peu importe le nom de celui-là. Retenez juste qu’il va transmettre votre échantillon d’ADN à ses enfants qui eux même vont les transmettre à leurs enfants et ainsi de suite.... Le clan va se métamorphoser en groupe terroriste au fil des années mais une chose ne changera jamais : la famille Kofard gardera toujours avec eux l’échantillon de votre ADN. Des centaines d’années plus tard ils vous localisent sur la Terre et essayent de vous capturer pour venger la mort de leur plus illustre ancêtre Jikonam Din Jikonam « courageux parmi les courageux ».
- Les Guilokans n’oublient jamais rien… Mais ne ce sont-ils pas rendu compte que j’étais jeune sur Terre alors que j’étais un vieillard sur Yopalim ?
- Ils vous ont poursuivis durant des centaines d’années, ce qui représente des tas de générations quand on connaît leur durée de vie, ils pensent donc tout naturellement que vous êtes invincible... La plupart pensaient que vous n’étiez qu’une légende avant de vous localiser sur Terre.
- Me localiser grâce à mon ADN…
- Exactement, que ce soit maintenant ou lorsque vous étiez jeune votre ADN est toujours le même. C’est pourquoi ils sont parvenus à vous localiser.
- Alors toute cette histoire de prise d’otage pour faire chanter la race humaine…
- Je me suis trompé. Lorsque je m’en suis rendu compte je vous avais déjà envoyé dans le passé et avait déclenché la boucle de causes et de conséquences, il était trop tard. J’ai étudié mes documents sur l’histoire de Yopalim et ses colonies et à peine vingt minutes après vous avoir laissé dans le passé je me suis téléporté à vos soixante-dix sept ans, une époque où je pouvais venir vous chercher sans causer de paradoxe. J’ai fais ce que j’ai pu pour réparer mon erreur.
Je m’asseyais sur le sol. Une rage intense devrait bouillonner en moi : à cause d’une erreur le Docteur m’a envoyé sur une planète extra-terrestre où je suis resté bloqué jusqu’à ce que je devienne un vieillard… Pourtant je n’étais pas en colère : j’avais vécu une vie heureuse parmi ces êtres assoiffés de vie. J’avais certes pleuré leur mort mais mieux valait cela que de ne jamais les avoir rencontré. J’ai vécu sur cette planète et elle était devenu ma nouvelle maison.
- Ce n’était pas si mal de vivre sur Yopalim vous savez…
- Je n’attends pas que vous me pardonniez.
- Je vous pardonne toute de même, j’ai rencontré tant de gens fantastiques assoiffés de vie.
- Si vous saviez à quel point je sais ce que vous voulez dire…
J’hochais la tête d’un air pensif avant de demander :
- Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?
- Depuis ce vaisseau, le TARDIS, je peux vous envoyer à n’importe quel époque sur n’importe quel planète.
- C’est ce que vous allez faire ?
- Je vais vous envoyer dans le futur, après la destruction de la colonie du clan Kofard où a brûlé votre échantillon d’ADN. Il n’y aura plus personne pour vous poursuivre et vous pourrez vivre le reste de votre vie.
- Votre « TARDIS » va me renvoyer sur Terre ?
- Ou dans le futur de Yopalim. À vous de choisir : le futur de la Terre ou le futur de Yopalim ?
- La Terre n’est plus qu’un lointain souvenir, j’ai vécu toute ma vie sur Yopalim et je veux y mourir.
Sans un mot le Docteur appuya sur les boutons et activa quelques leviers de la console centrale. Le vaisseau fut secoué de tremblements comme lorsque j’étais jeune et que je m’étais réfugié dans cette robuste cabine bleue pour fuir les Guilokans terroristes. La pièce s’immobilisa enfin. Le Docteur ouvrit grand les portes :
- Yopalim, des centaines d’années après que vous l’ayez quitté, bien après la destruction du clan Kofard mais fondamentalement toujours la même !
Je m’avançais à l’extérieur. Tout était enfin terminé. J’étais vieux et je pouvais terminer ma vie en paix sur cette planète que j’adorais.
- Adieu Docteur.
- Adieu… Survivant.
Le Docteur referma les portes derrière moi et son TARDIS se volatilisa presque aussitôt. Je me tournais alors vers les plaines de Yopalim sur lequel je me retrouvais de nouveau. J’avais le vent dans mes cheveux gris et dans mes bras de vieilles douleurs s’étaient réveillées à cause des secousses du TARDIS. Je me tenais toujours aussi droit malgré les nombreuses années qui me séparaient de ma jeunesse. Je sentais bien que j’étais vieux et que la fin approchait et tout en prenant le chemin qui devait me conduite à la ville je me faisais la réflexions que c’était un beau jour pour mourir. Mais aujourd’hui encore des années et des années se sont écoulées et je suis toujours là. Je survis.

FIN
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MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 00:07    Sujet du message: Publicité

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Dystopia
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MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 09:58    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Je n'ai lu que quelques lignes, mais l'utilisation de l'imparfait, du passé simple ET du passé composé est très dérangeante... :s
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MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 15:50    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Ah d'accord désolé, cela se confirme je ne suis décidément vraiment pas doué pour ce genre d'exercice. Merci pour la remarque, je vois ce que tu veux dire et je prends note.
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Dystopia
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MessagePosté le: Mar 21 Déc 2010 - 17:31    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Je n'ai pas dit que tu n'étais pas doué, comme je l'ai dit je n'ai lu que quelques lignes. Je te donnerai mon avis plus tard dans la soirée quand j'aurai pris le temps de lire sérieusement ta fic. Essaye d'éviter ce genre d'erreur de correspondance des temps pour tes prochains écrits. Mais continues surtout. Sans entrainement on arrive à rien Wink
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 01:13    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Hello,

Je souhaite simplement rappeler qu'il existe sur ce forum quelques volontaires (dont moi) qui n'attendent que vos fanfics pour les corriger.
Pour ce faire, il suffit d'envoyer - à moi ou à un/e autre bêta - votre texte par Message Privé et nous nous ferons un plaisir de vous venir en aide.

La liste des bêtas est trouvable ici : http://doctorwho.xooit.fr/t2067-Besoin-d-un-Beta.htm

Je précise que je suis dispo en ce moment, donc pas d'hésitation.
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Dystopia
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 11:01    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

C'est assez étrange car certains passages sont très bien écrits, et d'autres beaucoup moins. Du coup c'est très inégal, on prend beaucoup de plaisir à te lire par moments, et d'autres fois ça devient lourd. C'est pas très fluide Wink De plus, je comprend que tu veuilles donner un style haché à ton texte, pour donner une impression de rapidité, de violence, etc. C'est une très bonne idée, ça permet de rapprocher le fond de la forme. Seulement, parfois, tu te risques à des phrases trop longues, ce qui casse ce style. En plus, tu les manies difficilement, et tu rajoutes beaucoup trop de connecteurs en plein milieu de phrases, ce qui le surcharge. Voilà ce que je peux t'en dire après une première lecture. Ce n'est que mon avis, tu en fais ce que tu veux, bien entendu Wink
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Code52
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 12:12    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Merci pour cet avis très détaillé Dystopia, je retiens ça Smile ! Et merci Hamadryade pour ce rappel, la prochaine fois je demanderai de l'aide.
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persee2
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MessagePosté le: Ven 28 Jan 2011 - 12:58    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

"Vous êtes l'homme le plus malchanceux de la planète Terrre".



Je lirais la suite plus tard.
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persee2
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MessagePosté le: Dim 30 Jan 2011 - 14:33    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Crying or Very sad j'ai tout lue et ça m'émeut. C'est une très belle histoire , franchement!

Certaines phrases sont un peu longue par contre. Pense à mettre des points par endroit pour laisser souffler les yeux

Mais ne t'inquiète pas! ça va rentrer!

J'ai hâte de lire ta prochaine fiction!
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celtica
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MessagePosté le: Mar 18 Juin 2013 - 18:13    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur Répondre en citant

Une belle fanfiction, continues comme ça tu ne pourras que t'améliorer et finir par ne plus faire les erreur citées plus tôt Smile
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:40    Sujet du message: [Terminée]L'erreur du Docteur

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