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La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate
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Hellgun
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MessagePosté le: Mer 15 Fév 2012 - 15:57    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Titre : La Quête du Docteur

Rating : [non défini]

Résumé : Et si les aventures de Nine avant la saison 1 avaient un lien avec la porte des étoiles, les Goa'Uld, et l'équipe SG-1 ?

Spoilers : Ma fanfic se base sur un ensemble d'éléments visibles dans l'épisode 1 de la saison 1 (2005), plus précisément dans le garage de Clive, et se terminera par le sauvetage de Rose dans les souterrains de Henrik's (début du même épisode). Je compte utiliser le contexte de Stargate avant la saison 6, donc avec le Colonnel O'Neill, le Major Carter, Daniel sans les connaissances des Anciens, et Teal'c sans cheveux ;-)

Disclaimer : Le Docteur, les Daleks, le TARDIS, la conscience Nestene appartiennent à la BBC et à leurs créateurs respectifs, l'équipe SG-1, les Goa'Uld, les réplicateurs, les Asgards, appartiennent à la MGM et à leurs créateurs respectifs.
Je ne gagne rien sur cette fiction.

statut : Écriture chapitre 12 en cours.

beta : Lennox

Note(s) de l'auteur : J'ai eu envie d'écrire cette fanfic après avoir vu l'image d'une stargate activée sur un des murs du garage de Clive, (dans l'épisode "Rose" (S01E01, vers 23m 25s pour les curieux). Elle décrira les avantures de Nine qui l'ont conduit à Sumatra pour l'explosion du Krakatoa, à prévenir une famille de ne pas aller sur le Titanic en 1912 (mais a y aller lui-même), et à regarder vers un photographe de presse alors que le président Kennedy passe en cortège devant lui le 22 Novembre 1963. Je compte aussi inclure un chapitre dédié à une rencontre Daleks vs Réplicateurs.



15/02/2002 (selon le calendrier Terrien, pour faire simple), Galaxie d’Ida, Othala :


Un souffle d’air incontrôlé parcourut un des longs couloirs déserts et immaculés du bâtiment central du Haut conseil des Asgard. Avec son sifflement caractéristique, le TARDIS se matérialisa dans une alcôve creusée dans le mur et qui semblait prévue à cet effet, sans doute pensée par les Asgards pour éviter l’incongruité d’une boite d’appel de police Terrienne des années 50 trônant au beau milieu d’un de leurs bâtiments les plus avancés technologiquement, ou même dans une de leurs baies d’accostage.

Le Neuvième docteur, avec son sempiternel pull noir à col en V, son pantalon noir, ses chaussures de marche et bien entendu sa veste de cuir hors d’âge, émergea de son cher vaisseau et le ferma avec amour. Il sortit ensuite son tournevis sonique, l’activa et le pointa en l’air, attendant le faisceau de téléportation. Dans le plus grand style Asgard, celui-ci ne se fit pas attendre plus de 3 secondes, et le Docteur se retrouva le bras en l’air, goguenard, au beau milieu de l’hémicycle du conseil, d’où une cinquantaine d’Asgards le regardaient fixement. Le conseil de crise était en séance, et venait d’être interrompu par la seule personne exceptée Jack O’Neill qui en avait le droit.

Thor, chargé de sa médaille de président du haut conseil, fit un geste, et chacun des commandants présents se rassit dans son siège de commande. « Bienvenue, seigneur du temps » fit-il en langue de Gallifrey et en inclinant la tête. « Que vaut l’honneur de votre visite au conseil étendu Asgard ? »

Le Docteur, qui s’était figé pendant une demi-seconde à la vue du conseil au complet, reprit contenance et affirma avec tout l’aplomb dont il était capable : « Je suis heureux que le conseil soit réuni, car cela m’évitera la peine de lui demander de le faire. J’apporte de bien tristes nouvelles, hélas…»

La face inexpressive du commandant en chef Asgard sembla se rembrunir, ou bien ce n’était qu’un jeu de lumières… Toujours est-il qu’une mauvaise nouvelle annoncée par un seigneur du temps ne pouvait être que très mauvaise… « Le conseil vous écoute. » Annonça- t-il dans sa langue, avec un geste d’invite vers le milieu de la salle.


Le Docteur rangea lentement son outil multifonctions, avança solennellement dans la lumière blafarde semblant tomber du sommet de la salle, et, les bras à demi pliés devant lui, regardant la lumière jouer sur les paumes de ses mains, leva les yeux vers son auditoire attentif, et commença :
«La guerre du temps s’est déroulée, et elle est maintenant terminée. Les Daleks sont vaincus, mais j’ai le regret de vous informer que vous ne verrez plus aucun autre TARDIS dans vos aires d’embarquement, ni aucun autre seigneur du temps dans vos quartiers des invités. Tous les survivants et tous les Daleks restants sont désormais bloqués dans un verrou temporel qui interdit quiconque d’entrer ou de sortir de Gallifrey, de Skaro, et de toutes les autres zones d’affrontement, à l’exception de ce qui y était déjà avant et qui aurait réussi a en sortir avant l’activation du Verrou. Le Docteur s’arrêta une seconde, avala sa salive, prit une brève inspiration, et reprit : Malheureusement, vous savez comme moi que la guerre a fait des ravages partout dans l’espace et le temps, et en tant que dernier seigneur du temps, c’est à moi de répondre de ces actes devant l’ensemble de l’Univers.

_ Docteur, répondit Thor après un silence de plusieurs secondes, d’une voix parfaitement égale, Notre galaxie d’Ida n’a pas été épargnée par cette la guerre sans merci, tout comme certaines planètes placées sous notre juridiction par le traité de la Voie Lactée. C’est avec joie que le conseil apprend qu’elle a pris fin. La chute de l’empire Dalek est une satisfaction pour l’ensemble des races présentes dans l’Univers. Par ailleurs la nouvelle de la disparition des seigneurs du temps est particulièrement douloureuse pour les Asgards, à plus d’un titre. Veuillez vous retirer, le conseil étendu va délibérer des suites à donner à votre intervention.»

Un faisceau de téléportation prit le Docteur par surprise avant qu’il n’ait pu répliquer (preuve s’il en est que les Asgards savaient de longue date qu’il ne valait mieux pas laisser parler le Docteur) et le déposa à la porte de sa boite bleue. Un autre Asgard l’attendait là. Gris et malingre, mesurant environ un mètre de haut, comme tous ses congénères, sa grosse tête trilobée était inclinée sur le côté, et ses grands yeux noirs l’observaient avec une lueur de curiosité et de détresse. Il n’en fallait pas plus pour distraire le Docteur de la pensée que son avenir sur cette planète et sur beaucoup d’autres était en train de se jouer dans cette salle de conseil sobrement éclairée…




Quelque part aux frontières de la Voie Lactée, un Hata’k de la flotte de Zipacna patrouillait dans le vide intersidéral, et surveillait l’étendue obscure au-delà du territoire de son dieu et maitre. Quand soudain le Jaffa affecté aux capteurs lança un message d’alerte à son officier : un vaisseau de type inconnu et venant de l’extérieur de la galaxie fonçait vers eux à grande vitesse, et accélérait toujours.
« Il a du nous détecter. Jaffas, aux postes de combat ! Lança l’officier. Lancez les planeurs de la mort ! » Saluant et partant en vitesse à leur postes, les gardes du pen’tak transmirent les ordes de leur commandant. Celui-ci activa la console de communication, pour faire un rapport à son maitre, qui répondit après quelques secondes :
_ Qui ose déranger le grand Zipacna de la sorte ? Lança-t-il d’un ton hautain, en faisant briller ses yeux. Parle, Jaffa !
_ Je suis Re’tchak, commandant le vaisseau en patrouille dans le secteur 376-458-002, monseigneur. Nous sommes attaqués par un vaisseau inconnu venant de l’extérieur de la galaxie. Ses capteurs semblent porter plus loin que les nôtres.
_ Tu as bien fait de m’en aviser, Jaffa. Arrête ce vaisseau et tente de le capturer. Leur technologie pourrait aider les desseins de mon grand maitre. Ne le détruit qu’en cas d’absolue nécessité, est-ce que c’est bien clair ?
_ Parfaitement, Monseigneur. A vos ordres, termina l’officier Jaffa, s’inclinant profondément.
_ L’ennemi est à portée ! Annonça le Jaffa chargé des capteurs.
_ Feu à volonté ! Ordonna Re’tchak avec un sourire. Que les planeurs attaquent ses moteurs et son armement. Nous devons ramener ce trophée à notre dieu. Jaffas, cette bataille nous apportera la gloire ! »

Le sourire de Re’tchak tomba rapidement, et se mua en une certaine peur quand il vit que les tirs de son vaisseau-mère ne causaient aucun dégât au vaisseau assaillant, mais que celui-ci surchargeait rapidement ses propres boucliers. Alors que des explosions commençaient à secouer le vaisseau, et que les premiers rapports d’avarie arrivaient, Il se décida : « Rappellez les planeurs, nous ne pouvons battre cet ennemi ! Il est de notre devoir de fuir maintenant pour pouvoir reprendre le combat plus tard, ordonna-t-il, la mort dans l’âme.
_ Commandant, l’ennemi nous envoie un projectile !
_ Ce n’est pas important ! Récupérez nos chasseurs le plus vite possible ! »
Une secousse ce grande amplitude secoua le vaisseau, et le second annonça quasi-immédiatement : « Re’tchak, nous avons perdu l’hyperpropulsion… Le projectile nous a frappés exactement au bon endroit.
_ C’est impossible ! Réparez !
_ La zone est dépressurisée, ce serait envoyer nos hommes à la mort !
_ Prenez les commandes, je vais voir en personne.


Après un court voyage en anneaux de transfert, le commandant arriva devant une porte condamnée, et lut de la panique dans les yeux de ses hommes : Une tache brunâtre commençait à apparaitre sur la porte, et des petits bruits métalliques se faisaient entendre de l’autre côté. Puis la tache se transforma en trou, et alors que l’oxygène se vidait du couloir ornementé, Re’tchak put apercevoir deux pattes métalliques et un corps composé de centaines de blocs identiques se frayer un passage vers l’intérieur…

_-_-_-_-_-_-_-_

Sur Othala, le Neuvième Docteur et son visiteur Asgard déambulaient dans les grands et majestueux couloirs, conversant avec passion :
_ Mais alors, Njörd, ça veut dire que votre peuple court à son extinction à brève échéance !
_ Tout à fait, docteur. Vos anciens nous avaient prévenus, les dangers de la manipulation génétique à long terme sont irrémédiables. Vous savez que notre éthique nous interdit les voyages dans le temps, si bien que nous ne pouvons pas corriger cette erreur... Curieuse chose que l’éthique, qui à permis aux vôtres qui osez maitriser le temps d’accéder à l’ascension, et qui nous en empêche l’accès à nous, qui ne prétendions maitriser que nos corps, n’est-ce pas ?

_ En fait, on vous à mal renseigné. Le groupe qui a fondé la race des Anciens est un groupe religieux qui a fait sécession parmi les nôtres, et sont partis vivre dans une autre galaxie. Il parait qu’il y a ensuite eu un schisme dans leurs croyances, et qu’une partie d’entre eux est partie dans la Voie-Lactée, et que leurs opposants ont ravagé la galaxie en représailles… Quoi qu’il en soit, les miens ont gardé leur forme physique, avec les inconvénients de la régénération, et fait pousser des TARDIS. Petit à petit, les miens ont acquis la maitrise de l’espace-temps, mais en cela nous avons perdu l’accès à l’ascension, et pour les mêmes raisons que vous. » Avec une pâle lueur dans le regard, le Docteur conclut son explication : « Finalement, comme disaient les Anciens, tout est un dans l’univers, et il suffit de regarder les étoiles pour le savoir : à vouloir voir trop grand, on dure moins longtemps, et on finit par s’effondrer sous notre propre poids et finir dans le néant [1] … Mais où vouliez-vous en venir ?

_ Eh bien, Docteur, nos historiens sont parvenus à déterminer qu’un de nos vaisseaux d’exploration partis il y a 30.000 ans vers la Voie Lactée et perdu depuis pourrait contenir des membres de notre race en stase. Les capacités hors du commun de votre TARDIS pourraient nous permettre de repérer le vaisseau en question, et donc les derniers spécimens de notre race génétiquement purs. Nous pourrions les confier à nos meilleurs scientifiques, et préparer un peu mieux la fin de notre race.

_ Je comprends. C’est donc une mission de sauvetage… Fantastique ! Venez avec moi ! »Attrapant l’Asgard par la main, il l’entraina avec lui vers son vaisseau, et la pauvre créature ne put qu’essayer de suivre du mieux qu’elle pouvait le rythme effréné du Docteur. Après quelques minutes de course, qui laissèrent pantois les quelques Asgards qu’il croisa, le Docteur ouvrit son vaisseau d’une seule main et y entra en tempête, trainant toujours Njörd derrière lui. Arrivant enfin à se dégager de la poigne du seigneur du temps, celui-ci protesta quelque peu, tout en cherchant son souffle :

_ Je ne pense pas faire un compagnon idéal, Docteur… Comme vous le voyez, je…
_ Allons, mon ami, reprenez-vous ! J’ai besoin de vos indications pour retrouver votre vaisseau perdu et sauver votre peuple ! Un peu de nerf, que diable !
_ Docteur, vous êtes impossible…
_ Impossible ? Oh, non, seulement très improbable…


[1] : NDA. Il s’agit d’une référence aux étoiles géantes bleues, 10 fois plus grosses que les soleils jaunes, et qui vivent 3 fois moins longtemps et explosent en supernovas, générant des trous noirs en leur cœurs.





Ayant posé sa veste de cuir sur une rambarde de la passerelle, le docteur s’affairait aux commandes du TARDIS, distribuant coups de poing et de marteau ça et là sous les yeux perplexes de Njörd. Sentant le regard de l’Asgard peser sur lui, il expliqua : «
_ Ne vous inquiétez pas, Njörd, je configure juste le paramètreur du champ de distorsion de matière, de manière à pouvoir retracer le vecteur de départ de votre vaisseau à travers les 30.000 et quelques années qui nous séparent de son lancement.
_ Vous ne comptez pas nous faire voyager dans le temps, j’espère ?
_ Oh, bien sur que non, vous pensez ! Et puis ce serait terriblement impoli vis-à-vis du haut conseil étendu, n’est-ce pas ?
_ Absolument, mais alors quel est cet espèce de sifflement intermittent que j’entends ?
_ Ça ? Oh rien… Rien du tout, vraiment, de défendit le Docteur, maintenant en train de courir autour de la console principale du TARDIS en bougeant des leviers et des manettes à une vitesse folle. « Prenez donc un siège, continua-t-il en usant de son autorité naturelle, ça risque de secouer un peu… ». L’Asgard, moitié sautant, moitié se hissant, s’installa comme il put sur une des inconfortables banquettes du poste de pilotage, faisant gagner quelques précieuses minutes au seigneur du temps. Quand le bruit caractéristique du TARDIS s’arrêta, il interrogea à nouveau le Docteur, une onde de terreur à peine perceptible dans la voix :

« Je sais que vous m’avez arraché à mon époque. Suis-je votre prisonnier, Docteur ?
_ Allons, Njörd, ne faites pas tant de manières, répondit jovialement celui-ci, le visage légèrement tendu cependant. Il fallait que vous fassiez un voyage temporel pour que votre cerveau soit connecté avec mon cher TARDIS, ce qui va vous permettre de paramétrer vous-même les coordonnées de recherche, sans avoir besoin d’établir une interface technologique et ainsi de gagner un temps précieux.
_ Vous auriez au moins pu me prévenir, seigneur du temps !
_ Vous auriez refusé, et j’ai besoin de vous ici et maintenant.
_ Bien sur que j’aurais refusé ! Tout comme j’exige que vous me rameniez exactement à mon point de départ, et sur le champ ! Nous autres Asgards nous sommes interdits toute manipulation temporelle et…
_ Et vous avez peur de le faire, l’interrompit le Docteur, cédant à la colère, en pointant son doigt vers la poitrine du petit extraterrestre. Allons, arrêtez ces enfantillages avec moi ! L’éthique des Asgard est une belle façade pour cacher leur peur. Avec ce que vos erreurs en matière de génétique vous ont coûté, je comprends que vous ne soyez pas enchantés à l’idée de risquer l’avenir de centaines de peuples à chaque expérience…

_ Taisez-vous, je vous prie ! Vous ne savez pas de quoi vous parlez !
_ Oh que si, je le sais ! Assena le Docteur, et cette déclaration sembla l’accabler d’une peine difficilement supportable. Et c’est justement pour ça que je suis là, soupira-t-il, se laissant tomber sur le siège à coté du Asgard.
_ J’en conviens, les Asgards n’ont pas fait les mêmes erreurs que vous-autres. Concilia Njörd, comprenant que le Docteur faisait allusion à la Guerre du Temps, mais ignorant sa fin tragique. Cependant, lors de nos premières expériences de voyage dans le temps nous avons vu notre futur, et c’est en essayant de le changer que nous l’avons provoqué, finalement… Quand nous l’avons compris, nous avons décidé que nous n’avions pas la sagesse nécessaire à une expérience profonde du voyage dans le temps, et nous sommes interdit tout autre expérience de ce type. Maintenant, je vous propose instamment de nous mettre au travail, ainsi nous pourront en finir assez vite.
Reprenant contenance, le Docteur rajusta son pull noir, passa une main dans ses cheveux courts, et répondit « Vous avez raison, en avant ! »

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A bord du Hata’k en perdition, Re’tchak luttait contre la décompression, reculant pas à pas, son symbiote compensant le manque d’oxygène pour le moment, couvrant la retraite de ses troupes. Quand l’espèce d’araignée métallique eut passé l’ensemble de son corps par le trou, Il arma sa lance-serpent, visa et lui envoya une décharge, qui la figea pendant une demi-seconde, qui ne sembla pas l’affecter outre mesure. Horrifié, il tira une seconde fois, sans plus de résultat avant de lancer son arme comme un javelot, que la bestiole esquiva sans aucune peine. Battant toujours en retraite, il prit le Zat’nik’tel accroché à son poignet et dans un sursaut de lucidité l’arma et tira trois éclairs rapprochés, espérant désintégrer la bestiole.

Celle-ci, un réplicateur couleur gris-bleuté, courrait maintenant le long du mur à sa rencontre, suivie de près par deux de ses semblables. La décharge le fit effectivement tomber au sol, mais ne sembla même pas le blesser, au contraire il gagna même en vitesse… Rassemblant ses dernières forces dans l’air raréfié, l’officier jaffa atteint la porte suivante, que ses soldats fermèrent et verrouillèrent derrière lui. En moins d’une minute, le système de survie rétablit la pression atmosphérique dans le compartiment. Par l’intercom du vaisseau, son second lança : « Re’tchak, il semblerait que ces bestioles soient capable de pirater nos ordinateurs, ils ont ouvert la porte de l’autre coté du couloir ! » Entendant ces mots, Re’tchak tendit là main vers l’arme du jaffa le plus proche, qui la lui lança sans réfléchir, l’arma et tira dans le dispositif de commande, avant d’activer l’intercom :

« Nos armes sont inefficaces contre ces choses ! Ils se servent de la brèche dans la coque pour décompresser l’atmosphère et nous tuer sans effort. Il faut évacuer et autodétruire le vaisseau ! Inondez les accès à l’ordinateur central et au hangar avec les liquides de refroidissement du réacteur. Ça les retardera peut-être un peu. » L’officier évalua ensuite les pertes de son unité, et la conduit vers les hangars du vaisseau. Alors que les jaffas évacuaient en planeurs de la mort et en transports le maximum de troupes et de matériel, les réplicateurs continuaient à de répandre, de nouveaux venus d’une couleur tirant sur le violet rejoignant l’équipe d’origine…

Re’Tchak embarquant en dernier, poursuivi par une horde de réplicateurs, eut le temps d’entendre pour la sixième fois l’annonce en goa’uld « auto destruction dans 10 secondes » avant que son pilote ne ferme la porte et ne décolle. Après quelques dizaines de secondes de vol, il aperçut une vive lumière, et des formes trapues se matérialisèrent entre l’escadrille en fuite et leur vaisseau-mère. Bien que mesurant plus d'1,7m de haut, elles étaient presque comiques, avec une « tête » pivotante hémisphérique dotées d’un seul appendice, et de deux lumières clignotantes sur le dessus, un corps tronconique boursoufflé de nombreuses rangées verticales de 4 protubérances et armé d’un laser et d’une ventouse, et d’un châssis en forme de fer à repasser semblant les maintenir en lévitation.

« Téléportation temporelle d’urgence terminée, commandant ! Annonça par radio un Dalek de sa voix nasillarde, atone et trainante sur les «a », ses lampes de tête clignotant à chaque mot. Votre idée de préserver toute l’unité était osée mais brillante. Vous n’êtes donc pas relevé de votre commandement.
_ Je vous remercie, Dalek second, répondit l’officier. Je détecte plusieurs vaisseaux en mouvement dans le secteur. Nous allons aborder le plus imposant, ce sera le premier de la nouvelle flotte Dalek ! Mais d’abord, exterminons la vermine qui s’enfuit ! Daleks, formation d’attaque 4, extermination maximale ! »





A la base de Cheyenne Mountain, Daniel Jackson, dans son traditionnel en uniforme vert, courrait une fois de plus après le colonel O’Neill, lui aussi en vert, dans les couloirs : « Non sérieusement, Jack, cette découverte est en tout point intéressante, et je crois que…
_ Daniel, pour la dernière fois, cette histoire de tour de Babel ne concerne ni les Goa’uld, ni les Anciens, que je sache… Elle ne concerne pas non plus les Asgard, ni aucun autre alien connu… Alors continuez ces recherches si vous voulez, mais laissez-moi aller à la pèche !
_ Non mais Jack, vous ne comprenez pas ce que cette histoire peut avoir un lien avec la porte des étoiles ?
_ Bon écoutez, Daniel… Ce mythe à plus de 4000 ans, il peut bien attendre la fin de mes vacances, non ?
_ Eh bien, heu… Oui, sans doute…

Abandonnant la partie, l’archéologue et linguiste réputé de l’équipe SG1, se mit en quête du seul autre membre qui pourrait l’écouter. En effet, le major Carter étant très absorbée par ses propres recherches sur « la stabilisation d’un réacteur à naquadah dans le but d’en augmenter le rendement et donc la durée de vie », elle ne pouvait pas l’écouter non plus… Après un court trajet dans les couloirs labyrinthiques de la base souterraine, il frappa à la porte du studio de son ami Teal’c.

« Entrez, Daniel Jackson, lui dit le colossal Jaffa rebelle en lui ouvrant la porte, son torse nu laissant apparaitre le grand X qui cachait la poche dans laquelle grandissait son symbiote Goa’uld immature.
_ Merci, Teal’c. J’espère que je ne vous dérange pas, ajouta Daniel, avisant la tenue du Jaffa.
_ Pas le moins du monde, je venais de sortir de mon Kelno'reem, dit-il de sa voix toujours calme et posée, en désignant sa chambre, où trônait un tapis de méditation uniquement éclairé par un grand nombre de bougies, encore allumées. Laissez-moi le temps de ranger cela et je suis à vous.
Daniel resta donc dans la pièce principale, et tira une chaise pour s’asseoir, profitant des quelques minutes qu’allait prendre Teal’c à éteindre et ranger son matériel pour revoir son approche du sujet…
_ Et bien, Daniel Jackson, dit finalement Teal’c, ayant passé le T-shirt noir réglementaire, que me vaut le plaisir de votre venue ? Je pensais que vous alliez pêcher avec le colonel O’Neill, ajouta-t-il avec un sourire en coin.
_ Teal’c, commença Daniel, sans relever le trait d’humour du Jaffa, vous êtes-vous une seule fois demandé pourquoi est-ce qu’à chaque fois que nous passons la porte des étoiles, tout le monde parle notre langue, quelque soit leur culture d’origine et leur influence par les Goa’uld ?
_ Et bien, je n’y avais jamais réfléchi, en effet…
_ Comme vous le savez je suis linguiste, et sur Terre, en cent ans d’isolation, une langue peut évoluer jusqu'à quelque chose de difficilement compréhensible, et en totalement autre chose au bout de plusieurs centaines d’années… Hors si on prend l’exemple de Cimméria, qui est restée des milliers d’années préservée de toute interférence Goa’uld, grâce au marteau de Thor, les indigènes parlaient l’anglais moderne comme vous et moi, alors que leur culture d’origine est certainement celle des pays scandinaves terriens… Vous-même, Teal’c, en tant que garde suprême d’Apophis, vous avez beaucoup voyagé… Avez-vous rencontré d’autres langues que l’anglais et le Goa’uld ?
_ La langue des Asgards, celle des Anciens, celle des Nox, et celle des Furlings, que vous avez découvertes sur la planète où nous avons été chercher Ernest Littlefield …
_ D’accord, mais mis à part ces langues non-humaines, tous les humains que vous avez rencontrés parlaient l’anglais courant ?
_Oui, et tous les jaffas également.
_ Sur Terre, dans la Bible, nous avons un mythe, celui de la Tour de Babel. Ce mythe décrit comment à l’origine, tous les peuples de la Terre pouvaient se comprendre, et s’étaient unis pour bâtir une tour défiant leur dieu. Celui-ci, dans son courroux, punit les hommes en leur retirant ce don de compréhension mutuelle, et la discorde envahit aussitôt le chantier, qui finit par être abandonné, et tous les peuples se dispersèrent… Certains religieux pensent que c’est cette discorde originelle qui fut à l’origine des guerres sans fin parcourant la Terre depuis lors. Et on pense que ce mythe date de 3000 ans avant notre ère…
_ C'est-à-dire à l’époque où les humains ont défié le faux dieu Ra et ont enterré leur porte des étoiles, si je vous suis bien, Daniel Jackson ?
_ Absolument. En plus, La tour de Babel est rapprochée de la Ziggourat de Babylone, et vous savez ce que veut dire Babylone ? Porte des Dieux.
_ Cha’Paï…
_ Exactement. Ce que je ne comprends pas c’est en quoi est-ce que la Porte des étoiles peut être liée à ce mythe, et au fait que nous comprenons et nous nous faisons comprendre de tous les langages des peuplades extraterrestres…
_ Mais dites-moi, Daniel Jackson. Lors de votre première visite sur Abydos, vous avez dû apprendre leur langage, mais à la seconde, tout le monde vous comprenait, n’est-ce pas ?
_ Oui, c’est vrai, je pouvais communiquer facilement avec tout le monde, et Jack aussi, et pourtant je n’avais appris l’Anglais qu’a quelques personnes, et vous connaissez ses talents pour ça…
_ Ca veut dire que c’est bien la porte elle-même, qui permet cette compréhension mutuelle… Maintenant que vous le dites, il y a une légende chez les Jaffas, qu’un vieux guerrier m’avait raconté quand j’étais enfant : Au temps où les Goa’uld étaient assez unis et assez forts pour déporter des peuples entiers, le Goa’uld nommé Anubis contrôla un hôte qui pouvait dit-on soumettre le temps à sa volonté. Ra l’autorisa à venir sur Terre pour construire une arme. Quand les autres grands maitres apprirent qu’avec elle Ra pourrait retirer toute trace d’un ennemi à travers le temps, ils décidèrent de lui forcer la main pour qu’il bannisse Anubis, et se partagèrent son domaine. Personne ne sait ce qu’il est devenu après ça.
_ Mais quel est le rapport avec la Tour de Babel ?
_ Et bien cette arme s’appelait Ban’hel… Le commandement ultime…
_ Je crois que maintenant nous avons assez d’informations pour convaincre le général Hammond.
_ En effet.

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Des explosions embrasèrent l’espace. Plusieurs planeurs de la mort explosèrent, les Daleks touchant des points vitaux. Un Hal’Kech sortit de la flottille en fuite, et tenta d’engager le combat. Son tir endommagea sévèrement le bouclier d’un soldat Dalek et lui roussit la carlingue, le contraignant à abandonner provisoirement le combat. Trois de ses congénères concentrèrent leurs tirs sur les moteurs du bombardier, saturant les boucliers et immobilisant l’appareil. Se plaçant dans l’angle mort du vaisseau ils purent ensuite en percer la coque. Le capitaine Dalek passa devant le cockpit, son œil pivotant s’assurant qu’il n’y avait plus de trace de vie à bord. Les quelques planeurs de la mort restants et le dernier Hal’Kech se sacrifièrent pour permettre au transport de troupes piloté par Re’tchak de sauter en hyperespace, sévèrement endommagé.
« Nous ne pouvons pas les poursuivre sans vaisseau. Dalek second, avez-vous tracé leurs coordonnées ? Demanda l’officier Dalek.
_ Affirmatif.
_ Alors leur tour viendra ! Daleks en formation derrière-moi ! » Ordonna-t-il en orientant son vol vers le vaisseau mère Goa’uld, toujours immobile. Alors que les machines de mort se mettaient en rang par 4 derrière leur commandant, le vaisseau des réplicateurs repris de la vitesse, et ouvrit à son tour une fenêtre d’hyperespace. « Même vecteur que les fuyards ! Annonça le second.
_ Ils seront tous exterminés quand les Daleks renaitront !
_ Officier, l’ennemi charge ses armes, annonça un autre soldat.
_ Boucliers maximum, vitesse maximum, esquivez si possible.
_ A vos ordres ! » Répondirent ensemble tous les soldats.

Le Hata’k ouvrit le feu avec une étonnante précision, endommageant sévèrement un autre soldat Dalek, qui commença à prendre du retard sur la formation. Chaque coup touchait son but, ne détruisant aucun des assaillants et bientôt l’officier Dalek lui-même fut touché. Il prit la tête des soldats endommagés, et revisita sa stratégie : « Dalek Second, il y a un hangar ouvert ! Etablissez-y une tête de pont ! Trouvez de l’énergie ! Nous devons nous réparer !
_ A vos ordres ! »
Menant son groupe à l’intérieur des boucliers du grand vaisseau, le Dalek Second ordonna la désintégration des lasers qui menacaient toujours l’officier et son escouade.
_ Négatif, pas de désintégration ! Ils ne tirent plus ! Intervint celui-ci.
_ A vos ordres ! » Conclut le second, son tronc pivotant comme à regret pour se remettre dans l’ase de sa progression vers le hangar à chasseurs de la mort, toujours ouvret.

La formation de tête investit le hangar sans aucun problème, et un des soldats arriva à la première porte fermée, qu’un coup de désintégrateur bien placé eut tôt fait de faire sauter. Il se mit ensuite en faction dans le passage. Un autre se déplaça jusqu'à un planeur de la mort abandonné, et sa ventouse tactile se posa sur les commandes, arrivant à activer le réacteur à naquadah du vaisseau : « Source d’énergie localisée !
_ Ces espèces sont vraiment trop primitives pour nous résister. Les Daleks vaincront ! » S’exclama l’officier Dalek, un accent de triomphe semblant transparaitre dans son ton, alors qu’il entrait dans le hangar en fermant sa formation. C’est alors que les portes blindées du hangar se refermèrent, et une horde de réplicateurs bleus et violets se jeta sur le Dalek en faction, tandis que d'autres arrivaient par le plafond et les autres accès.

_-_-_-_-_-_-_-_


« Voyez-vous, Njörd, les capteurs de mon TARDIS, correctement paramétrés, peuvent chercher des traces spécifiques dans les 4 dimensions, mais sur une étendue assez limitée. Maintenant que nous sommes à la bonne époque, et que vous pouvez donner facilement les spécificités du vaisseau que nous recherchons, tout va aller très vite. Concentrez-vous, mon ami, et pensez à ce vaisseau.
_ Il me suffit d’y penser ?
_ Le TARDIS est doté d’une interface psychique très performante, voyez-vous… Il comprend toutes les langues, et permet même à deux espèces totalement étrangères de communiquer entre-elles.
_ Mais comment… commença l’Asgard, une lueur de curiosité dans le regard, mais le docteur l’interrompit :
_ C’est terriblement compliqué, même pour vous, et il me faudrait des heures pour tout vous expliquer… Nous n’avons pas une minute à perdre n’est-ce pas ? demanda-t-il avant de se précipiter vers les détecteurs et de faire mine d’être très absorbé, attendant que l’Asgard se concentre suffisamment, ce qu’il fit sans tarder. Le TARDIS émit un bruit de cloche, et le docteur s’exclama « Fantastique ! Oh que je t’aime, ma jolie ! [2] » avant de se sauter jusqu’aux commandes et de déclencher un nouveau voyage spatio-temporel sous le regard interloqué de l’Asgard…


[2] NDA : J’ai essayé de traduire « Fantastic ! Oh I love you so much, sexy thing » sans que ça pique trop les yeux, le laisse apprécier la VO pour les puristes... Et pour moi si un jour il me prend l'envie de la traduire Wink





Avec son habituel sifflement, le TARDIS se matérialisa soudain sur la vaste passerelle d’un vaisseau Asgard. Attrapant d’une main sa veste de cuir noir et de l’autre Njörd, toujours interdit, il se rua vers la porte, avant de se figer brutalement, rattrapant de justesse le frêle extraterreste qui manqua de heurter une des colonnes ornant la salle de commande du TARDIS.

« Pardon. Je crois qu’il vaut mieux pour tout le monde que vous restiez ici, Njörd, commenta le Docteur. Vous avez le droit d’étudier les commandes, mais ne faites rien de stupide, et surtout n’essayez pas de sortir, vous pourriez créer un paradoxe. »

Terrorisé à l’audition de ce mot, la couleur de l’Asgard vira du gris roswell au gris clair, et ses yeux s’agrandirent encore, si tant est que ce fut possible... Il tituba un peu, et s’assit sur les marches du poste de commande du vaisseau temporel, essayant de reprendre contenance. Satisfait de son petit effet, le Neuvième docteur enfila sa veste, et sortit joyeusement du TARDIS, brandissant son papier psychique :

« Agent de la Proclamation de l’Ombre ! Contrôle surprise de votre cargaison ! » Son sourire goguenard s’effaça très vite, quand il regarda a gauche, puis a droite, pour découvrir qu’il n’y avait pas âme qui vive sur la passerelle, mais qu’un caisson de stase était en train de s’allumer, ayant probablement détecté la présence du TARDIS, et réveillant le Asgard de service pour qu’il prenne les mesures qui s’imposaient. Après quelques minutes, le vieil humanoïde, nu et visiblement asexué mais assez ridé, ouvrit des yeux noirs typiquement Asgards puis se leva et se présenta, sur un ton très officiel en langue Asgard :

« Commandant Beliskner. Je suis le responsable de ce vaisseau pour la durée du vol, et la mission de colonisation qui suivra. » Il s’affaira quelques secondes sur les consoles de son vaisseau, puis son visage s’éclairant soudain d’un beau sourire, il continua : « Vu les capacités de votre appareil, je suppose que vous devez-être un seigneur du temps. On raconte des légendes sur vous, et durant ma vie j’ai vu bien des mondes, mais je n’aurais jamais espéré voir un TARDIS de mes yeux, ni même parler avec un seigneur du temps. Je ne connais même pas votre langue, seuls quelques membres du haut conseil ont cet honneur… Si les légendes sont exactes, je suppose que vous pouvez me comprendre ?

_ En effet mon vaisseau est doté d’une interface neurale qui permet à mes interlocuteurs de comprendre ce que je dis, et qui me permet également de comprendre leur langage. C’est extrêmement pratique quand on voyage dans le temps.
_ Oui, je suis moi-même un explorateur, et je veux bien vous croire. Mais vous avez tout de même un drôle d’accent… Changeant brutalement de ton, le capitaine assena soudain : Mais revenons aux choses sérieuses : Qui êtes vous, seigneur du temps, et que venez-vous faire sur mon vaisseau ?
_ Je suis le Docteur, répondit celui-ci, surpris, et je suis là pour, hem, enfin disons que… marmonna-t-il en secouant son inutile papier psychique, avant de trouver une réponse plausible : Eh bien, je suis là pour vous ! Le grand commandant Beliskner, l’explorateur sans peur et sans reproches, tout ça, je suis un de vos fans, et je voulais vous faire un cadeau de départ ! Attendez, je vais le chercher ! »

Il s’engouffra dans le TARDIS, où Njörd examinait avec curiosité un appareil assez complexe situé sous la passerelle du poste de commandement du vaisseau. Il lui lança à la volée :
« C’est un capaciteur de flux ! Et le convecteur temporel est juste dessous… Mais plus personne ne s’en sert depuis que nous maitrisons directement le vortex du temps… » Avant de disparaitre dans un des couloirs… Il repassa en trombe après quelques minutes, portant à deux mains un objet assez indescriptible, mais qu’on aurait pu qualifier de « moche » dans toutes les langues de la galaxie, et à toutes les époques.

« Depuis le temps que je voulais m’en débarrasser ! » lança-t-il à Njörd, qui avait définitivement renoncé à toute tentative de comprendre la logique des actes du Docteur… Sortant une nouvelle fois de son vaisseau, il prit d’une main son tournevis sonique et le pointa vers l’objet, qui s’alluma et commença à pulser doucement.

« C’est un magnifique objet, vous allez voir ! Il fait traducteur universel, lampe de chevet, réveil matin, mais je n’ai jamais compris comment, il a une fâcheuse tendance à se téléporter pour éviter les attaques, quand il est en train de sonner. C’est aussi un puzzle flexible assez indestructible, et surtout, surtout, une balise que seuls les TARDIS peuvent capter.

_ Et bien, répondit calmement le commandant rodé à l’échange de cadeaux parfois hideux entre différentes cultures, vous me voyez flatté de recevoir un tel cadeau, surtout de la part d’un Seigneur du Temps.
_ Je suis un de vos fans, n’oubliez pas ! précisa gaiement le Docteur. Bon, maintenant je dois y aller, encore très heureux de vous avoir rencontré !

_ Tout le plaisir à été pour moi, conclut Beliskner, avant de placer la mocheté sur une console de la salle de commande, et de se recoucher. Bonne route, Seigneur du Temps, où qu’elle vous mène, et soyez prudent dans vos explorations, on raconte que d’étranges choses venues du Temps sont capables de détruire des peuples entiers !

_ Merci du conseil, mon ami, et… Attendez… » S’approchant de l’appareil de stase du vieux baroudeur, le Docteur pointa son tournevis sonique, l’activa, et fit plusieurs passages avec au niveau de l’endroit où reposait la tête du commandant. « Comme ça vous pourrez faire des rêves pendant le voyage ! » Lui dit-il, avec un sourire triste, avant de tourner des talons, et de partir à grandes enjambées vers son vaisseau. Il poussa vivement la porte, et ignorant totalement Njörd, qui s’intéressait maintenant à une des colonnes de transmission, se rua sur les commandes.

« Allez, nous n’avons plus rien à faire ici, gronda-t-il. Sa disparition est un point fixe, et personne n’y peut rien. On rentre. » Lançant un nouveau voyage dans le temps, chacun de ses gestes était emprunt de tristesse. Ses derniers mots résonnèrent longtemps dans sa tête… Le vieil homme avait-il compris qu’il s’agissait de son dernier voyage ? Quelles étaient ces dangers venus du Temps ? Il refusait de croire que quoi que ce soit aie pu échapper au verrou temporel. Mais la Guerre du Temps avait bel et bien fait des ravages parmi l’univers tout entier…

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« Et c’est pourquoi, général, je vous demande de m’envoyer dès que possible en Irak, avec Teal’c et une équipe de recherche, sur les ruines de Babylone. Conclut Daniel Jackson, dans la salle de briefing du SGC.
_ Allons, Daniel, répondit le général Hammond, comme toujours conciliant. L’Irak fais partie de l’axe du mal... Qui plus est Saddam Hussein à un palais sur le site de Babylone… Et quand bien même nous aurions les moyens de vous y envoyer, vous êtes un membre du SGC, et un docteur en linguistique et en archéologie. Pour nos ennemis, vous êtes un otage de grande valeur. Et j’aurai du mal à justifier que l’armée de l’air des États-Unis s’intéresse à un tas de ruines…

_ Général, intervint l’archéologue, nous parlons d’une arme appelée l’ultime commandement, et qui est prétendument capable de rayer un ennemi du temps lui-même. Au delà de la découverte archéologique, il s’agit d’un artefact Alien pouvant servir à la défense de la Terre. N’est-ce pas là la mission du SCG ? Si cette arme se trouvait sur une planète lointaine, vous n’hésiteriez pas à envoyer le nombre nécessaire d’équipes SG pour la récupérer ou la détruire. Je ne vous demande que Teal’c et peut-être Sam. Il est même inutile de faire revenir Jack de ses vacances…

_ Daniel… Je ne devrais pas vous dire ça mais il se raconte au Pentagone que l’invasion de l’Irak est de nouveau au goût du jour. Le président Bush voudrait rattrapper les prétendues erreurs de son père… D’ici six mois, peut-être un an ce sera une zone occupée, et je pourrai vous envoyer là bas sans risques… Le colonel O’Neill à participé à l’opération « tempête du désert » dans les forces spéciales, en 1991. Il connait le terrain, il pourra vous être utile...
_ Mais général, cette arme pourrait être découverte par le régime de Saddam Hussein, c’est très important… Une équipe bien entrainée aux opérations spéciales ne pourrait-elle pas nous emmener là bas ?

_ Allons, Daniel, ne rêvez pas… La garde républicaine de Saddam est redoutable, et nous accumulons les tensions avec son régime en ce moment... Je vous enverrai là bas uniquement si la situation géopolitique me le permet… Il est parfois plus délicat d’envoyer une équipe SG à l’étranger que sur un autre monde… Maintenant je vais vous laisser, j’ai une réunion au pentagone. J’en profiterai pour glisser un mot sur cette arme de destruction massive à un ami de l’armée de Terre… ».

Regardant le général chauve et bedonnant, rompu à l’exercice de la politique et au commandement, retourner dans son bureau pour aller chercher sa veste d’apparat et sa casquette, Daniel resta songeur sur sa décision… Aller fouiller les ruines de Babylone… Quel archéologue n’en a jamais rêvé…  Mais qu’une arme d’une puissance démentielle y soit cachée, alors là ça dépassait l’entendement…






Dans le calme glacé de l’espace, rien ne laissait soupçonner que des évènements épiques se déroulaient dans le hangar d’un vaisseau Hata’k à moitié dépressurisé et vraisemblablement à l’abandon : une horde de réplicateurs de différentes générations avait en effet débordé en quelques secondes le Dalek en faction à la porte, et se précipitaient vers l’escouade de Daleks endommagés en train de se poser dans le hangar. Le Dalek de la porte, décidant enfin d’une marche à suivre, activa ses boucliers, et tira vers une des araignées mécaniques en hurlant « Activité hostile détectée ! Exterminer ! » Son rayon arrêta l’araignée mécanique, et plusieurs autres se groupèrent autour d’elle, semblant hésiter.

Sans plus s’attarder sur cette scène, le Dalek visa un autre réplicateur, et le stoppa également, provoquant un autre attroupement. Mais déjà les araignées grouillaient autour de son bouclier, obscurcissant son champ de vision, et l’empêchant de viser correctement. Dans l’intervalle, voyant arriver les ennemis uniquement du sol, les Daleks avaient tous décollés, et leur tir de barrage semblait assez efficace. Dans l’un des attroupements de réplicateurs, l’un d’eux décida se s’approcher de son congénère immobilisé, au point de le toucher. Immédiatement, tous les réplicateurs du groupe se lancèrent sur celui du centre, et se déconstruirent de manière à lui constituer une seconde enveloppe extérieure. De l’énergie passa de l’enveloppe extérieure vers l’intérieur, et le groupe constitua un réplicateur avancé et plusieurs unités de base. Dans la seconde, tous les autres attroupements firent de même, et pas une pièce de réplicateur ne resta au sol. Le tir de barrage des Daleks ne perdait pas en efficacité, mais ils n’éliminaient aucun ennemi, dont le nombre augmentait à chaque seconde.

Le premier Dalek attaqué disparaissait maintenant sous une couche dense de pièces de réplicateurs qui semblaient coulisser de manière à compresser son bouclier individuel. Il avait beau tirer à puissance maximale sur cette cuirasse, rien ne semblait la fragiliser. Bientôt il envoya un dernier message à son officier : « Bouclier saturé ! Unité hors de combat » Mais sa radio fut brouillée avant de pouvoir recevoir l’ordre d’auto-extermination que lui lança son chef. Après plusieurs essais, les araignées mécaniques trouvèrent une formule d’acide efficace et attaquèrent rapidement la structure en Dalekanium renforcé. Le manque d’atmosphère dans le vaisseau pour porter ses cris et le manque de sensibilité des forces en présences n’empêchèrent pas le Dalek, pauvre créature en forme de poulpe blanchâtre à un œil nichée au cœur de l’armure de combat, de hurler de douleur alors que l’acide le rongeait tout doucement…

Le commandant Dalek, assistant impuissant à la digestion d’un de ses soldats, alors qu’une véritable marée d’araignées mécaniques grouillait sous ses réacteurs, gagnant en hauteur à chaque seconde, cherchait une stratégie pour sortir de ce guet-apens. Les radios étant brouillées, et le hangar toujours pas pressurisé, le seul moyen de communication restant aux Daleks était une sorte de code morse utilisant des clignotements à très haute fréquence de leurs lampes de tête : Ainsi, tous les soldats avaient leur oculaire tournée vers leur officier, qui ordonna « A toutes les unités, visez la porte du hangar ! Extermination maximale ! »

Un tir convergeant de désintégrateurs fit sauter une partie de la porte, provoquant une ruée des réplicateurs vers l’issue, arrivant par tous les chemins possibles afin de se déconstruire pour l’obturer. Un Dalek put tout de même sortir, et un autre se retrouva piégé dans l’accès, avant de se faire promptement englober et digérer par la masse mécanique. Les Daleks tentèrent une manœuvre similaire en essayant de passer à travers le plafond, mais seuls deux soldats purent passer, et privés de contact avec leur supérieur, ils furent bientôt également capturés et digérés. L’officier Dalek, ne trouvant pas de solution, finit par déclarer, toujours via ses lampes de tête « Il existe dans cette galaxie une espère encore plus redoutable que les Daleks. Elle ne doit pas persister ! A toutes les unités, ordre d’auto-extermination non contenue ! »

Les Daleks coupèrent leurs boucliers, hurlèrent dans le vide « autodestruction », et déversèrent la réserve d’anti-matière qui alimentait leurs armes à anti-énergie dans leur habitacle, chacun provoquant une explosion de la puissance d’une bombe thermonucléaire. Les planeurs de la mort présents dans le hangar furent atomisés, mais la couche de réplicateurs qui enserrait maintenant toute la pièce résista et sembla absorber le choc, au moins pour un temps. Une seconde ligne de réplicateurs se mit en place le long des cloisons suivantes, et absorba également une grande quantité d’énergie. Pourtant, un grand groupe d’araignées mécaniques se dirigea vers la brèche qu’ils avaient initialement créé, et se mirent à créer un bloc compact. Après quelques minutes, la brique de réplicateurs de détacha de l’épave du Hata’k et celui-ci explosa finalement, endommageant sévèrement le soldat Dalek qui avait réussi à s’échapper…

Livré à lui-même, le soldat Dalek rescapé se conformait à ses ordres de base : se préserver, exterminer les espèces inférieures, et constituer une armée pour battre ces ennemis supérieurs en nombre. Il décida de continuer à observer cette brique de réplicateurs. Après de longues minutes, le vaisseau qui était parti en hyperespace à la poursuite de la flotte Goa’uld se matérialisa a nouveau, et manœuvra de manière à faire entrer la brique dans son hangar. S’étonnant d’être toujours en vie, le soldat Dalek s’approcha du vaisseau, et s’y arrima solidement, coupant un maximum de systèmes pour ne pas être détecté, et économiser de l’énergie.

La brique de réplicateurs heurta la base du hangar, avant de se déformer vers l’extérieur. Au cœur de la structure, des réplicateurs avancés étaient à l’ouvrage et de nouvelles pièces dorées avaient fait leur apparition. Elles se structurèrent pour donner un réplicateur, puis un autre, et encore deux autres. Les 4 se reconnurent, se regroupèrent et se déconstruirent pour donner un réplicateur d’un nouveau genre : son chassis était semblable à celui ces autres araignées, mais en plus grand. Son corps, tronconique, ressemblait à celui d’un Dalek miniature, avec 2 parties semblant capables de coulisser. La tête, culminant à près de 90cm de haut, ressemblait à celle d’une mante religieuse posée sur le tronc. Le superéplicateur fit quelques pas, puis se rapprocha d’un réplicateur bleu, et ouvrit les 2 battants sur son torse. Le réplicateur bleu sauta et s’intégra à la structure en dalekanium, comme une sorte de blason hideux. La présence de ce passager dans sa structure permit au superéplicateur de communiquer avec les autres. Il avait eu accès au du disque dur des Daleks. Il en sortit toute une série de plan et de diagrammes d’appareils inconnus jusque là, et aussi l’identité de la seule race que craignent les Daleks : les seigneurs du temps. Cette espèce constituait une grave menace pour les réplicateurs, mais elle avait été totalement exterminée lors de la guerre du temps. Il leur apprit aussi que l’un d’entre eux avait survécu, et les coordonnées de la planète où il se trouvait le plus souvent…




Alors qu’un couple d’Asgards passait en bavardant devant l’alcôve réservée au TARDIS dans le bâtiment du Haut Conseil Asgard, la boite bleue se matérialisa soudain, causant une légère panique chez le premier, et un vif intérêt chez le second. La porte s’ouvrit et une tête goguenarde en sortit :

« Veuillez m’excuser, mes amis, j’avais oublié… heu… de desserrer le compatimenteur résiduel de flux compensé, et ce petit voyage était nécessaire à l’évacuation du trop plein, vous comprenez…
_ Pas vraiment, non, répondit le premier… Qui êtes-vous ? Et quel est cet objet dans lequel vous voyagez ?
_ Je suis un… commença le Docteur, avant d’être coupé par l’autre Asgard, qui contrairement au flegme affecté par toute la race, semblait nerveux.
_ C’est le dernier des Seigneurs du temps, et il est en instance de jugement par notre Haut conseil étendu, si tu veux tout savoir. Et il sait que c’est interdit de se soustraire à un jugement et le cas échéant à une sanction du haut conseil, n’est-ce pas ?
_ Oui c’est justement ce que…
_ Ah, une chose importante à savoir, si tu restes avec lui, repris-il, coupant à nouveau le Docteur : quelle que soit la circonstance, il ne faut jamais, jamais le laisser parler.
_ Oui c’est même une règle, reprit l’intéressé en sortant totalement de son vaisseau, mais qui êtes-vous ?
_ Je me nomme Breakfir, et j’ai eu affaire à vous dans le passé, Docteur, mais il semble que ce temps se situe dans votre avenir, car à cette époque vous voyagiez avec une superbe blonde, par ailleurs très vive d’esprit… Mais peut-être en ai-je trop dit.
_ Je ne sais pas, c’est possible, répondit le seigneur du temps, perplexe. Vous vouliez me voir ?
_ Pas spécialement, non, nous passions par là. Mais le Conseil aura bientôt fini de délibérer, votre cas n’est pas si compliqué…

Avalant sa salive, le docteur se replia dans le TARDIS, et suivit sur les écrans le départ des deux aliens. Après leur départ, il repassa la tête par la porte, jeta un œil à gauche, un œil à droite, puis, sur un ton de conspirateur, mais avec un de ses sourires qui éclairaient tout son visage, il chuchota à Njörd « C’est bon, vous pouvez sortir, et pas un mot de tout cela a quiconque, hein ? ». Devant l’air offusqué que prit l’Asgard à l’idée de relater son épopée, le neuvième docteur ne put s’empêcher d’éclater de rire que les quelques secondes nécessaires à refermer les invulnérables portes de son vaisseau.

Peu de temps après, on toqua à la porte de son vaisseau, et Thor en personne, le président du Haut conseil Asgard, se tenait sur son seuil, l’invitant d’un geste silencieux à sortir. Dès que la porte du TARDIS se trouva refermée, un rayon téléporteur emporta les deux extraterrestres dans la pénombre de la salle du conseil étendu. Thor, rematérialisé dans son siège de président, leva la main, et tous les membres présents se levèrent. Il appuya sur un bouton, et sa voix raisonna solennellement dans l’assemblée, avec un timbre et une puissance qui donnèrent des frissons au Docteur lui-même, malgré qu’elle vienne d’un humanoïde grisâtre, malingre et d’à peine plus d’un mètre de haut :

« Seigneur du Temps répondant au titre de Docteur, vous avez été jugé pour les atrocités conduites par votre peuple et celui de vos ennemis durant la sanglante Guerre du Temps qui a ravagé l’univers connu et même au delà. » Thor ménagea une pause, ce qui laissa le temps au docteur qui avait légèrement pâli (ou était-ce un effet de lumière ?) d’avaler sa salive, et de jeter un œil autour de lui. « Pour cette accusation, votre peuple a été reconnu coupable, et condamné à l’exil dans un verrou temporel. Il apparait que la sanction a déjà été exécutée »

Si sa morphologie l’avait permise, Thor aurait exprimé un sourire satisfait en voyant l’expression du Docteur à ce moment-là. Il reprit « Néanmoins, étant donné que vous avez appliqué cette sanction sans aucun mandat juridique galactique d’aucune des grandes races ou de la proclamation des ombres, il apparait que vous avez outrepassé vos droits, Docteur. » Les émotions se succédaient sur le visage du seigneur du temps, qui savait que prendre la parole à cet instant risquait de le mettre dans une très fâcheuse posture. On ne manque pas de respect au grand conseil Asgard.

« Toutefois, en considération du lourd sacrifice que vous avez été amené à faire, le Haut Conseil étendu à voté à l’unanimité une sanction symbolique : Vous allez devoir réparer les dégâts causés par votre guerre, et réparer dans la mesure du possible les injustices qu’elle aura causées. Si vous pensez avoir besoin d’aide, nous ou nos alliés vous en fourniront. Nous allons installer un module dans votre TARDIS qui nous informera à travers le subespace de vos déplacements dans les quatre dimensions. Tous vos prochains voyages devront être effectués dans ce seul but, sous peine d’une sanction beaucoup plus lourde, et vous serez libéré de cette peine quand les Asgards auront la certitude qu’aucune espèce lésée par la Guerre du Temps et toujours en vie n’a été oubliée. »


             
             
24/02/2002 – Aéroport international de Bagdad.  
Un Boeing 747 d’American Airlines se posa sur le tarmac, et après un petit moment les passagers quittèrent l’habitacle climatisé de l’appareil pour l’air surchauffé de la capitale irakienne en ce début d’après midi, malgré la saison hivernale. Parmi eux, un groupe de 4 personnes habillées en civil, mais néanmoins d’un aspect très officiel et qui semblait rodé aux changements brutaux de température, parlait à voix basse : « Experts en armes de destruction massives ? Le général n’a rien trouvé de mieux ?
_ Allons Jack, c’était ça ou rien… Et nous pourrons même aller dans le palais de Saddam ! répondit Daniel Jackson avec un air ravi.
_ Personnellement, au vu de mes connaissances, je me considère en effet comme un expert, dit doucement Teal’c, un sourire au coin des lèvres. Et si on considère une étoile comme une arme, alors le major Carter l’est également…
_ Allons, vous me flattez, Teal’c. Ce n’était qu’une toute petite nova…
_ Vous avez fini, tous les deux ? On nous regarde !
_ Pardon, mon colonel… »
 
                Une fois les douanes passées, et leurs bagages récupérés sans contrôle, sous couvert de valises diplomatiques, SG1 se dirigea vers un groupe d’officiels du régime qui les attendait à la sortie de l’aéroport. « Alors c’est vous la commission d’enquête indépendante de l’armée de l’air des États-Unis, demanda le plus gradé dans un anglais assez correct.
_ Oui, nous avons eu vent de rumeurs comme quoi il y aurait un complexe de recherches en armes biologiques sous le palais de Saddam Hussein situé à Hilla, répondit O’Neill avec aplomb, exhibant un papier signé de l'ONU....
_ Et votre gouvernement a obtenu son accord avec ce motif-là ? Il semble que notre glorieux Président se soit ramolli, ces derniers temps... Devant le manque de réaction de SG1, il reprit : Bien, c’est concordant avec nos propres ordres. Vous serez hébergés dans le palais présidentiel, mais notez toutefois que vos déplacements seront sévèrement contrôlés et surveillés. Il serait très fâcheux pour tout le monde que vous vous avériez être des espions… »
 
Après un long trajet en limousine et une réunion que tous jugèrent épuisante, y compris Teal’c sur les tempes duquel perlait de minuscules gouttes de sueur et qui affectait un visage légèrement plus tendu qu’a son habitude… L’équipe SG1 fut enfermée dans une suite 4 places du formidable palais, où les attendaient leurs bagages. Ils vérifièrent que les seaux qu’ils avaient posés étaient toujours en place, puis sans mot dire Carter ouvrit sa valise, et en sortit une sorte de petit détecteur offert par les Tok’ra. Elle scanna la pièce, puis laissa échapper un soupir. « Aucun matériel de surveillance, pour ça au moins ils ont tenu parole… » Teal’c passa alors une main derrière sa tête, et enleva sans se départir de son flegme habituel la perruque avec un bord en silicone qui lui couvrait le front et dissimulait le tatouage de Prima en or massif qui ornait son front, et immédiatement son visage se décrispa. Sans rien ajouter, il partit d’un pas légèrement accéléré s’isoler dans sa chambre. Le reste de l’équipe suivit bien vite son exemple.
 
De tous temps les ennemis se sont espionnés entre eux, et les méthodes les plus efficaces sont souvent les plus rudimentaires. L’appareil du major Carter, conçu pour détecter toute technologie de surveillance, était passé à coté du fait que les nombreux miroirs de la pièce étaient des glaces sans teint, la plupart donnant sur un passage secret, et que des portions du mur étaient poreuses, si bien que les sons les plus ténus produits dans la suite des invités pouvaient également être suivis de ce sombre corridor. D’ailleurs, un groupe de 4 hommes et une femme n’en perdait pas une miette, dans le plus grand silence. Ils avancèrent vers la partie du passage qui donnait sur la chambre du colonel O’Neill, qui se préparait à ce moment là pour une bonne douche, et la femme du groupe, qui fermait la marche, se laissa un peu distancer, mais rattrapa ses acolytes avant de se faire remarquer. Le groupe continua sa route, laissant derrière-lui 3 corps plongés dans les ténèbres…
 
Après 2 heures d’un repos bien mérité, SG1 se regroupa dans la salle commune de leur suite, tous habillés de noir et équipés pour une mission d’infiltration qui s’annonçait périlleuse. « On zatte, on ne tue pas, bien compris ? » Ordonna O’Neill. « Ce sont des humains, et ils ne font que le leur job. Nous on se fraye un chemin jusqu'à l’ascenseur, puis on va au sous-sol et on cherche une issue vers le bas. Ils ne sont tout de même pas assez idiots pour donner un accès direct à une base ultrasecrète par un ascenseur sans code… » Daniel étouffa un éclat de rire sous un éternuement, qui passa inaperçu dans le stress ambiant. « Ils ont peut-être aussi des échelles de secours accédant directement à tous les étages, et non sécurisées, car leurs accès en surface sont totalement insoupçonnables… » Ajouta-t-il. Teal’c, relevant la référence ironique au complexe de Cheyenne Mountain, haussa un sourcil amusé, mais les 2 militaires de l’équipe restaient concentrés sur la mission : « C’est possible, et dans ce cas on s’en servira pour sortir, mais vu que nous sommes déjà dans la place, pas besoin de s’embêter à chercher une entrée, termina O’Neill.

_ Pendant les 2heures qu’on a eu, je me suis amusée à pirater leur réseau intranet, continua Carter, j’ai mis les caméras en boucle, et j’ai les plans du complexe. Il y a un ascenseur direct vers le complexe secret, mais comme vous le pensiez, colonel, il est protégé par une clé à l’ancienne. Il faudra l’envoyer dans les étages et descendre par l’échelle de sécurité.
_ Un complexe souterrain, des Aliens, des échelles de sécurité… Ca me rappelle un jeu vidéo, marmonna Daniel, plus pour lui-même que pour l’équipe. Heureusement qu’on a autre chose qu’un pied de biche…
_ Le complexe est au dernier sous-sol, c’est ça major ?
_ En effet, colonel.
_ Parfait, Teal’c, vous ouvrez la marche, je couvre tout le monde. »

Le Jaffa sortit son Zat’nik’tel (cette sorte de tazer Goa’uld que le colonel abrège en « zat », tire une décharge paralysante, dont le second coup est mortel, et le troisième désintègre la cible) et en tira un coup de manière à griller le verrou magnétique de la porte, et les gardes furent promptement zattés par l’équipe surentrainée, qui retrouvait ses réflexes de mission... Après quelques dizaines de secondes de marche attentive, et évitant les quelques gardes sur leur route, l’équipe arriva a l’ascenseur, et l’attendit nerveusement pendant quelques minutes, dans le plus grand silence. Dans un bruit sourd, la machine arriva enfin, ses portes s’ouvrant sur une magnifique pièce tout en ébène et en feuilles d’or, dont les boutons allaient de 5 à -10. Jack appuya sur le dernier bouton, et après un « bip » la cabine repartit vers les hauteurs du palais. Après un nouveau coup de zat', Teal’c  força sans trop de peine le verrou de la porte de l'ascenseur.
 
 L’échelle de sécurité étant à l’opposé de la porte, un saut de 2 mètres dans le vide s’imposait, ce qui laissa Daniel de plus en plus songeur… Après un rétablissement acrobatique, Teal’c tira un dernier coup de zat sur la cabine de l’ascenseur stabilisée 5m plus haut, pour s’assurer qu’elle n’allait pas bouger pendant que l’équipe serait dans la gaine, puis descendit quelques échelons. Daniel sauta a son tour et se rattrapa tant bien que mal, suivi de Carter, qui fit un sans faute. O’Neill entra dans la cage a reculons, et resta en équilibre sur la partie intérieure du seuil de l’ascenseur pour repousser les portes, de manière à ne pas alarmer des gardes peu vigilants qui passeraient dans le secteur. Il fit ensuite demi-tour sur les quelques centimètres d’acier qui le séparaient de 30m de vide, et se lança le plus loin possible. Carter suivit son saut du regard, et évalua sa trajectoire comme « parfaite », si bien que le vétéran se raccrocha en plein sur la taille de Daniel, ses jambes manquant de peu le visage du Jaffa placé en dessous de lui.
 
Enfin rassemblée sur cette échelle, l’équipe se laissa plus ou moins glisser le long des 15 étages, dans les profondeurs du complexe de recherche… Arrivés en bas, Teal’c déverrouilla et ouvrit sans trop de problèmes la porte du dernier niveau, et tous purent se hisser dans le couloir éclairé par quelques veilleuses placées ici et là. Carter sortit un détecteur de sources d’énergies, et repéra rapidement une source alien de forte puissance située vers le bout du couloir, qui leur sembla interminable… Après quelques kilomètres de marche rapide, Daniel lança : « d’après la distance, on doit être en plein sous les ruines de Babylone, maintenant… » Et l’équipe arriva enfin à une porte blindée et peinte en rouge vif, avec des inscriptions en arabe blanches dessus, que Daniel traduisit à la volée « Attention, danger mortel, ne pas entrer, etc… 
_ Je crois qu’on a trouvé ! Lança O’Neill. On entre ?
_ Le temps de hacker le verrou, je suis déjà dessus, lança Carter, en reliant son PDA à la commande de la porte blindée »
 
                Après quelques secondes, la porte rouge se souleva, révélant un nuage de poussière, et un couloir de pierre jaunâtre, sobrement éclairé par quelques torches placées de loin en loin… L’équipe entra et une alarme se mit immédiatement à hurler alors que la porte se refermait derrière eux. « Ah, j’avais pas prévu ça… s’excusa Carter »...
 
                Partant au galop dans le vieux couloir, l’équipe dépassa plusieurs carrefours, mais stoppa à un embranchement. Ils prirent quelques secondes pour réfléchir à la direction, quand tout à coup de leur gauche surgit de nulle part un grand homme brun, sa peau blanche tranchant sur ses habits noirs dans la faible lumière. Il avait un curieux objet à la main, et un grand sourire se dessina sur ses lèvres : « Aaaah vous êtes là mes amis !! Je crois que je me suis perdu, ça fait bien 10 minutes que je vous cherche ! Mais pourquoi avoir coupé la lumière ? Et d’où vient cette alarme ? »




                Braquant instinctivement leurs P90, l’équipe SG1 au complet scruta le nouvel arrivant sous toutes les coutures. Le Docteur, surpris de leur réaction, de rembrunit et se mit à réfléchir à grande vitesse. Le blanc dura quelques dixièmes de seconde, puis le hurlement de l’alarme, des cris indistincts et un bruit de cavalcade derrière eux débloqua la situation : « Par ici ! » lança le Docteur avec autorité avant de repartir  en courant vers le couloir d’où il était apparu, et à la grande surprise de Jack O’Neill, tout le reste de l’équipe lui emboita naturellement le pas. Avec un « Eh » désappointé, il emprunta le couloir à la suite de ses troupes. Après quelques détours, il manqua de rentrer dans le dos massif de Teal’c. Visiblement, leur nouveau guide était dérangé : il les avait amenés dans un cul de sac, et semblait chercher quelque chose dans le mur du fond avec son outil qui émettait un bruit curieux et une pâle lumière verte…

                A la stupeur générale, le mur changea d’aspect pour prendre la forme d’une emprunte de main droite, et d’une encoche triangulaire. L’homme apposa sa main, sur l’emprunte, et la forme triangulaire s’illumina brièvement, révélant une série de symboles, avant de s’éteindre doucement. « Ah. » Laissa tomber le docteur, à la fois surpris et amusé, avant que les membres de SG1 ne braquent à nouveau leurs armes sur son dos. Levant les bras et se retournant lentement, il commença : « Ne tirez pas. Posez-vous d’abord une question : pourquoi n’entend-on plus l’alarme ?

_ Ici c’est ceux qui ont les armes qui posent les questions, répondit Jack sur un ton bourru. Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous arrivé ici ? Pourquoi nous avoir appelé « vos amis » ?
_ On m’appelle le Docteur, répondit l’intéressé avec un visible agacement. Je suis un Seigneur du Temps, et par conséquent la seule personne capable de nous sortir de là. Ah, aussi, je déteste qu’on braque une arme sur moi. Je suis arrivé ici par le même chemin que vous, mais en 2012, où j’ai laissé mon TARDIS dans votre poste avancé du SGC, et où j’ai eu la chance de faire la connaissance de Daniel Jackson ici présent. » Satisfait de sa réponse, il observa les réactions sur les visages de SG1. Teal’c avait bloqué à la mention de « Seigneur du Temps », Daniel à l’énoncé de son nom, et Carter à l’évocation de 2012. Quant à Jack, il avait cessé de suivre dès le titre de Docteur…
 
Teal’c, ayant fini de scruter ses souvenirs, fut le premier à reprendre la parole : « 
_ En effet, on n’entend plus l’alarme. Vous pouvez expliquer ça, Seigneur du Temps ?
_ Et qu’est ce que c’est que cet appareil, sur le mur ? Enchaina Carter, préférant oublier ce qu’elle avait entendu.
_ Et les symboles qui sont apparus ? Je n’en ai jamais vu de tels, continua Daniel.
_ Et puis c’est quoi tout ce charabia de TAR-truc et de 2012 ? Vous avez intérêt à être persuasif ! Termina O’Neill, épaulant son arme.
_ Chaque chose en son temps, voulez-vous ? Répondit le Docteur, le plus froidement dont il était capable. Déjà baissez vos armes, je m’en voudrais de devoir les désactiver, car je ne sais pas ce qu’il y a  de l’autre coté de ce mur. Ensuite nous sommes ici dans une bulle isolée de l’espace-temps que seuls les Seigneurs du Temps et éventuellement leur suite peuvent emprunter, donc pas de risque de poursuite à craindre.

_ Une bulle de l’espace-temps ? demanda Carter en baissant son arme. Et elle est stable ?
_ C’est bien plus qu’une simple bulle, c’est un organisme vivant, en fait. Notre peuple les fait pousser, et s’en sert comme vaisseaux à travers le temps et l’espace. Nous les appelons des Temps à Relativité Dimensionnelle Inter-Spatiale, abrégé en TARDIS. Deux cœurs de vaisseaux ne peuvent pas approcher trop près l’un de l’autre, ça causerait trop de risques de paradoxes. Ça explique pourquoi j’ai dû laisser le mien si loin d’ici. Nous sommes ici à l’intérieur d’un TARDIS qui a poussé de manière anarchique sous les ruines de Babylone. C’est apparemment une sorte de labyrinthe en 4 dimensions, avec des zones réservées au Seigneurs du Temps comme celle-ci, et des failles temporelles. » L’équipe au grand complet avait baissé ses armes, et tous le regardaient, plus ou moins abasourdis. «J’ai vu un film comme ça, avec un cube spatio-temporel et des paradoxes… A la fin tout le monde meurt, lança Jack, cynique.

_ Personne ne va mourir tant que je suis là, lui répondit le Docteur, les yeux dans les yeux. Je me suis fait avoir, je n’ai pas de TARDIS, mais je reste le Docteur, et je vais nous sortir de là. Mais j’ai besoin de savoir tout ce que vous savez sur cet endroit.
_ Pour résumer, nous sommes coincés avec vous on ne sait-où dans le temps, sous les ruines de Babylone, et avec la garde républicaine de Saddam à nos trousses…Magnifique, comme situation, n’est-ce pas ?
_ Avant, j’aimerais comprendre comment ça se fait que j’aie été là en 2012, et comment êtes vous tombé sur nous ? Repris Daniel, pour éponger le commentaire désobligeant.

_ Pour faire simple, mon TARDIS à capté un message de détresse venant d’ici, mais en 2012. J’ai suivi le signal, et j’ai eu des problèmes à l’atterrissage. Maintenant je sais à quoi ils sont dus… Je me suis posé en plein milieu du camp Alpha, le plus grand de l’Irak post-saddam, qui est géré depuis 2004 par l’armée Irakienne Libre… Vous imaginez l’effervescence ! » Il les regarda d’un air complice alors qu’ils assimilaient ces informations, avant de reprendre : « Au final c’est l’armée de l’air US qui a récupéré mon TARDIS, et j’ai pris contact avec le responsable des fouilles, vous-même, Docteur Jackson. J’ai joué de mon expérience pour participer aux fouilles dans les souterrains d’où semblaient venir le signal, et où travaillaient différentes équipes « SG » si j’ai bien suivi. D’après ce qu’on m’a dit, le Daniel de l’époque avait activé un signal d’alarme par accident. Le signal qui m’a attiré ici. Je crois que ce qui nous arrive en ce moment explique le pourquoi du comment de votre présence à ce moment précis, et pourquoi vous avez été si peu réticent à me laisser partir devant et sans escorte dans un secteur prétendument inconnu…



 
 
Dans le noir infini de l’espace, le vaisseau contrôlé par les réplicateurs dérivait, immobile, depuis près d’une semaine. Un vaisseau passant par là n’aurait vu qu’une épave, sans forme de vie organique, ni atmosphère, ni énergie décelable. Pourtant les crabes mécaniques étaient tout sauf inactifs : sous les ordres de leurs nouveaux chefs en Dalekanium, ils étaient en train de modifier leur vaisseau de fond en comble, combinant leur technologie à celle des Daleks pour créer un champ manipulateur de vortex temporel stable, grâce auquel ils pourraient aller où bon leur semble dans le temps et l’espace. Le soldat Dalek rescapé, impuissant, s’était mis sur une trajectoire parallèle à celle du vaisseau et observait les modifications en temps réel. Il savait que s’il n’avait aucun mouvement hostile, les réplicateurs ne lui feraient aucun mal, et ses ordres primaires exigeaient qu’il reste en vie pour pouvoir recréer la race des Daleks. En tant que simple soldat, il n’avait pas de module de transfert temporel d’urgence, et comptait sur celui en production dans le vaisseau pour se rapprocher d’une zone plus habitable…   
Soudain une grande agitation régna dans le vaisseau. L’énergie revint, et un champ de force se matérialisa autour de l’appareil. Puis un propulseur s’alluma, et le soldat Dalek vit s’ouvrir devant son œil l’immense vortex du Temps. Manœuvrant à toute vitesse, il se glissa dans un creux du vaisseau, et fut emporté avec lui dans les tourbillons du temps.
18 novembre 1963 : Au centre du pôle sud de la Terre, un flash d’énergie jaillit, puis un vaisseau de forme vaguement arachnoïdienne se matérialisa. Rapidement, il mit en place un système d’occultation basé sur une technologie Asgard désuète mais toujours efficace. Après quelques minutes, le hangar s’ouvrit, et une sphère bleuâtre d’un mètre de diamètre, en sortit. Elle semblait constituée de milliers de cellules de réplicateurs arrangées de manière à produire le moins de frottement possible. Les scanners du soldat Daleks détectèrent qu’elle était creuse, et contenait du Dalekanium en son centre. Y voyant une occasion de se réparer, il décida d’abandonner la surveillance du vaisseau, et s’arrima à la boule, qui plongeait vers la Terre selon une trajectoire de descente assez oblique. Après quelques minutes, la capsule de descente du super réplicateur subit les effets de la friction, mais la structure semblait tenir cette température, et une légère rotation permettait au système de ne pas exposer en permanence les mêmes cellules à l’avant, où la température atteignait plusieurs milliers de degrés. Le voyage temporel l’ayant laissé sans bouclier, le soldat Dalek sentit également sa cuirasse se porter au rouge, N’en pouvant plus, il se détacha en hurlant, se servit de son propulseur pour se ralentir, et tomba sur Terre. S’il avait pu ressentir une quelconque émotion, il aurait craint de tomber dans l’océan et de se retrouvé bloqué sous plusieurs kilomètres d’eau… Quelque part il eut de la chance : il se crasha sur l’île volcanique de l’Ascension, part du Commonwealth Britannique. Ce qui lui arriva ensuite, fait partie d’une autre histoire [3]…

Continuant son chemin, sa surface à la limite de la fusion, la boule de réplicateurs toucha l’océan en plein milieu du golfe du Mexique. Très vite freinée par l’eau, et dégageant un important panache de vapeurs alors qu’elle refroidissait, elle finit par couler à pic, et toucha le fond après quelques dizaines de secondes. Une tâche apparut bientôt à la surface de la croute de métal solidifié qui s’était formée, et après quelques heures une cinquantaine de réplicateurs entouraient leur maître, et, marchant au fond de l’océan, se dirigeaient vers la ville de Dallas. Après quelques jours de marche à un train d’enfer, à peine ralentis par la pression et la température de l’eau, ils entrèrent dans les égouts de la ville, restant groupés, avec un seul objectif : tendre un piège au Docteur. Utilisant les connaissances des Daleks sur la structure de l’espace-temps, ils savaient que s’ils modifiaient un point fixe de l’histoire des Humains, le seigneur du temps allait intervenir pour le rétablir. Aussi se tenaient-ils prêts à le voir arriver n’importe-où, et n’importe quand. Une fois le Docteur éliminé, il leur serait facile de conquérir la Terre…
 
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Au même moment en d’autres temps, Jack O’Neill cherchait à accélérer les choses :  

  
« Oui, je pense que la situation explique en effet pas mal de choses… Mais permettez-moi une question : qu’est-ce qu’on fait encore là ? Pourquoi ne pas sortir ?
_ Je vais vous expliquer... O’Neill, c’est ça ?
_ Pour vous ce sera colonel.
_ Je parle à des gens, pas à des grades. » Les deux hommes s’affrontèrent du regard, les yeux délavés du seigneur du temps dans les prunelles sombres de l’officier. Comme l’affrontement semblait durer, Carter intervint, toussotant bruyamment : « Et donc, ces explications ? »
_ Oui, pardon, se repris le Docteur, la regardant avec un sourire. J’ai senti cette bulle temporelle en 2012, mais l’accès en était impossible, c’est en cherchant un accès que je me suis retrouvé à votre époque. Ce que vous voyez ici est la serrure à combinaison la plus simple et la plus sécurisée qui soit. Seul un seigneur du temps muni de la clé triangulaire peut passer la porte. Et je n’ai pas la clé. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi prendre autant de sécurités pour accéder au cœur de son TARDIS.
_ Nous avons peut-être une explication, répondit Daniel. Nous pensons qu’il y a une arme, quelque part dans ce… Vaisseau ?
_ Une arme ? Mais les seigneurs du temps sont pacifiques, répondit le Docteur, étonné. Un voile passa sur son regard, et il ajouta : « Enfin… En général… » Jack prit le commentaire pour lui, et répondit sur un ton sec :
_ Ha, j’en étais sûr !
_ Comment ça ?
_ Vous êtes pacifiques quand ça vous arrange, mais ça ne vous dérange pas d’envahir un monde primitif de temps en temps, hein ?
_ Quoi ?
_ Il n’est pas venu ici tout seul ce vaisseau, que je sache !
_ Non, bien sûr, mais vous ne pouvez pas juger tout un peuple sur les actes d’un seul individu !
_ Bref ! intervint Daniel, voyant que le débat s’enlisait, et connaissant assez Jack pour savoir qu’il allait s’entêter au-delà du raisonnable… Si vous nous expliquez ce que vous savez, Teal’c ?
_ C’est une bonne idée, en effet, Daniel Jackson, répondit l’intéressé. 
_ Il y a une légende, parmi mon peuple, sur la puissance des pouvoirs des Goa’ulds, je vais vous la raconter :  Il y a bien longtemps, les Goa’ulds étaient unis sous la bannière de Ra, et des flottes déportaient des milliers d’humains esclaves sur des mondes nouveaux. Les reines étaient nombreuses et fertiles, et la race des Goa’ulds ambitionnait de conquérir la galaxie. Mais un jour, Anubis, un des grands maîtres, joua plus pour son propre pouvoir que pour l’ensemble de la race, et prit de plus en plus d’importance au conseil Goa’uld… Un jour, il changea d’hôte. Cet hôte ressemblait à un humain, mais avec bien plus de pouvoirs. D’après certains témoignages, il était prémuni de la mort elle-même, et pouvait-être présent à différentes batailles en même temps. Dans les arrière-cours il se racontait que cet hôte pouvait contrôler le Temps lui-même, et qu’il allait rendre les Goa’ulds éternels… Après plusieurs tentatives pour le faire exécuter, Ra et les autres maîtres, craignant tant de pouvoirs, l’exilèrent sur une partie désertique de la Terre. Anubis conçut alors un plan pour éliminer tous les autres Goa’ulds en une fois. Il construisit une arme nommée « l’ultime commandement ». Nul ne sait comment, mais il fut détruit avant d’avoir terminé, et plus personne n’entendit parler de lui.
 
_ C’est très intéressant, cette légende, répondit le Docteur. Nous autres seigneurs du temps savons que les légendes ont toujours un fond de vérité. Et je dois vous avouer que votre description est assez intéressante. Notre espèce est très résistante à la mort, c’est le moins que l’on puisse dire… Et la présence d’un TARDIS ici même semble bien confirmer que cet Anubis a bien pris la possession d’un des miens. Ils doivent avoir un esprit très fort, ces Goa’ulds, pour briser la volonté d’un seigneur du temps… Cette arme absolue dont vous parlez, ce ne serait pas plutôt « l’ultime sanction » ?
_ Oui, c’est possible, en Goa’uld les 2 mots sont très proches. Pourquoi ?
_ Parce que c’est une technologie interdite conçue par les dirigeants des seigneurs du temps sur la base d’un TARDIS, et capable de détruire toute trace d’un ennemi particulier dans le temps. »

A cette annonce, Teal’c et Daniel échangèrent un regard. O’Neill prit la parole : « Cette arme absolue existe donc bien, et il semblerait que nous soyons à l’intérieur. Alors ouvrez-cette porte, qu’on en finisse ! »
 
 
[3] : il s’agit bien sur ici du Dalek endommagé que l’on retrouvera dans l’épisode 9 de la série 1 de Dr Who…




A proximité de la planète clé du secteur contrôlé par le Goa’uld Zipacna, sortit de l’hyperespace le vaisseau de transport dans lequel se trouvait Re’tchak et la poignée de guerriers ayant survécu aux attaques successives de deux races comptant parmi les plus meurtrières de la galaxie. Ayant demandé une assistance d’urgence, ils se posèrent dans le vaisseau-mère de Zipacna, et le chef d'escadron partit à grands pas faire son rapport à son dieu et maitre, prêt à assumer l’entière responsabilité de l’échec de sa mission… Entrant dans la salle d’apparat du vaisseau dans lequel trônait le Goa’uld, Re’tchak plia un genou, et s’inclina, attendant un commandement.

« Relève-toi, guerrier, et explique-moi la raison pour laquelle nous avons perdu un Hata’c en parfait état et un équipage valeureux, sans rien obtenir en retour.
_ Monseigneur, le vaisseau ennemi avait des armes plus puissantes que les nôtres, et ils nous ont envoyé des robots capables de digérer les métaux les plus durs et de supporter le vide pour nous aborder. Nos armes étaient inefficaces contre ces machines, et elles ont progressé quasiment sans résistance. J’ai alors ordonné l’évacuation et l’autodestruction du Hata’c, à mon grand regret, pour empêcher la capture du vaisseau, et être en mesure de vous faire un rapport. Cependant les machines ont du arriver à pirater l’ordinateur central, car ils ont annulé l’ordre d’autodestruction que j’avais donné. Alors que l’équipage évacuait en planeurs, en Hal’kesh et en vaisseaux de transport, d’autres ennemis sont apparus de nulle part, et nous ont attaqués sans sommation. Ils avaient des armes incroyables, et nous ont taillés en pièces. Mon vaisseau de transport avait un occulteur, si bien que nous avons pu nous éloigner et passer en hyperespace.
_ Il y a bien peu de races capables de rivaliser avec les Goa’uld en matière de technologie. Etaient-ce des Asgards ?
_ Je ne sais pas, monseigneur. Mais cela fait bien longtemps qu’on ne les a pas vus dans la galaxie. Et à ce que je connais de cette race, ils n’attaquent jamais sans sommation.
_ Bien. Je te laisse en vie pour cette fois le moment, guerrier. Mais dis-toi que tu devras répondre de tes actes devant Anubis lui-même…

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20 novembre 1963 : Dans les égouts de la ville de Dallas, au Texas, des groupes de réplicateurs avancés, composés de blocs de différentes générations, patrouillaient, tels des rats, à la recherche de matériaux intéressants à digérer. Tout autour de Dealey Plaza, à l’ouest de la ville, la grande majorité des unités s’affairait à digérer les conduits de ventilation des immeubles, et à en remplacer les parois par des constructions en pièces de réplicateurs, pouvant ainsi se déformer à volonté.
Pendant ce temps, le président John Fitzgerald Kennedy, inquiet pour sa campagne, validait la décision d’agrémenter d’un défilé dans le centre-ville de Dallas sa visite aux représentants locaux et à ses mécènes Texans. Il y avait énormément d’enjeux, tant politiques que financiers pour sa réélection.

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Le Docteur fixa Jack, et le pointant du doigt tel un professeur indigné, lui lança : «
_ Mon cher, vous n’écoutez rien ! Je voudrais bien ouvrir cette porte, moi aussi, mais il se trouve que je n’ai pas la clé !
_ Comment ça, pas la clé ?
_ Je vous l’ai dit tantôt, pour ouvrir cette porte, il faut être un seigneur du temps, et avoir la clé triangulaire !
_ Mais pourquoi mettre des sécurités alors que seul un seigneur du temps peut pénétrer ici ? demanda Daniel.
_ Sans doute parce que ce que faisait cet homme était illégal, et qu’il craignait qu’un autre seigneur du temps ne le découvre… Ce qui a fini par arriver, semble-t-il, répondit le Docteur. Il faut que nous ressortions d’ici, et que nous allions à la recherche de cette clé.
_ Vous pensez qu’elle est dans ce vaisseau ? Intervint Carter.
_ Si j’étais en train de concevoir une arme d’une telle puissance, je ne cacherais pas la clé sous le paillasson, ma chère. Je la garderais sur moi. Et, éventuellement, je cacherais un double dans un coffre-fort à combinaison, bien caché…
_ En effet, dit Teal’c. Je pense qu’Anubis aura pris soin de cacher la clé, de la rendre indétectable et de piéger ses abords.
_ Bon, et où peut-elle être cachée, cette clé ? Demanda Jack.
_ Sans doute à un endroit où le Goa’uld aimait bien aller, répondit Daniel.
_ Il faut que ce soit un point fixe du temps, sinon il aurait risqué de perdre l’accès à sa cache, ajouta le Docteur.
_ Des points fixes dans le temps ? Interrogea Carter, Il y en a beaucoup ?
_ Une infinité. Ce sont tous les points qui déterminent l’évolution des espèces intelligentes, et les Seigneurs du Temps se sont donnés l’obligation de les préserver...
_ Ah, pendant un moment, j’ai cru qu’il y avait de l’espoir, le coupa Jack avec son ironie habituelle. Mais si cette clé peut être n’importe où et n’importe quand, et qu’elle est indétectable, je crois qu’il ne nous reste qu’à faire sauter cette porte au C4… Carter ?
_ Je vous déconseille de faire ça, Jack, répondit le Docteur. Vous nous feriez tous tuer, sans le moins du monde endommager ce TARDIS. D’ailleurs, la clé n’est pas forcément indétectable ! Si j’arrive à extraire la signature subspatiale du signal de la console, et à extrapoler le code de la clé, expliqua-t-il en braquant son tournevis sonique sur l’appareil, je devrais pouvoir en faire un fichier que je pourrai temporairement stocker… Là dedans ! Sur ces mots, le Docteur arracha le PDA des mains de Carter, qui fut trop surprise pour protester, et fit des allées-retours avec son curieux outil entre la console et l’ordinateur portable. « Ah c’est plus gros que je ne pensais, il fa falloir le compresser un peu », commenta t-il en faisant des mouvements en 8 au dessus du PDA de Carter, puis reprenant son va-et viens sous les yeux médusés de l’équipe. « Vous voyez, si j’arrive à stocker ce signal avec une bonne qualité, je pourrai le transporter jusqu’à mon TARDIS en 2012, et de là-bas il sera facile de tracer une signature identique à travers tout le subespace... Et voilà, ça tient ! Dit-il joyeusement en lançant le PDA à Carter, qui l’attrapa au vol avec un air assez dérouté. Fantastique ! En route pour 2012, mes amis ! »



bonus (ou malus, c'est selon) :



Pour compenser la petitesse du chapitre 7 et me faire pardonner de l'attente, voici un cliffhanger comique que j'avais prévu au départ pour cette fin de chapitre, mais elle était tellement décalée que j'ai préféré partir sur autre chose : je vous la laisse tout de même apprécier :

Le vaisseau Asgard sortit de l’hyperespace et activa ses occulteurs radar avant même que les radiations résiduelles liées à son arrivée ne se soient résorbées. Il se stabilisa très vite en orbite, et arriva au dessus du territoire américain, alors plongé dans l’obscurité. Thor lança la routine de convocation de l’équipe SG1 qu’il avait programmée durant le trajet. Après un scan rapide du secteur de la ville de Colorado Springs et du complexe de Cheyenne Mountain, quatre faisceaux de téléportation jaillirent du Beliskner pour aller cueillir les membres de SG1.

Sur la passerelle du vaisseau de Thor, se matérialisèrent l'un après l'autre les quatre humains bien connus du commandant de la Flotte Asgard, tous tirés d’un profond sommeil. Le colonel O’Neill, arborant un magnifique pyjama « Homer Simpson » et un bonnet de nuit assorti, cligna bêtement des yeux dans la lumière environnante. Teal’c, vêtu d’un simple caleçon blanc moulant qui mettait en valeur son corps athlétique sans masquer sa poche à symbiote, tomba naturellement en position de combat. Daniel Jackson, en pyjama tout simple, blanc cassé avec marqué « j’aime l’archéologie » en toutes les langues et en rose pétant, ne marqua qu'une légère surprise, et plissa ses yeux myopes dans un effort désespéré pour identifier son environnement. Samantha Carter, ses courbes généreuses parfaitement mises en valeur par une nuisette rose pale en soie, mais ses cheveux totalement désordonnés et les yeux bouffis, sembla - surement pour la première fois de sa vie - désemparée à la vue du colonel O'Niell et du reste de l'équipe…

Le Docteur, totalement dépité, s’avança du fond de la salle et lança à Thor « Et c’est EUX l’équipe d’élite qui doit m’assister ?! »

 


Dans l'attente du chapitre 10, voici une ébauche de ce qu'il aurait pu être...L’histoire m’a totalement échappé, du fait de l’intelligence du plan du Superéplicateur : Enfin un plan imparable de conquête de la Terre !!  Je la garde pour que vous ayez une idée de qui affrontent le Docteur et SG1 :


[il y a ici des spoilers du "vrai" chapitre 10, vous verrez bien ^^]
 
18 novembre 1963 : A l’aplomb du pôle sud de la Terre, un flash d’énergie jaillit, puis un vaisseau de forme vaguement arachnoïdienne se matérialisa. Rapidement, il mit en place un système d’occultation basé sur une technologie Asgard désuète mais toujours efficace. Lentement, comme au ralenti, une forme se dégagea du vaisseau : une masse compacte de blocs réplicateurs, abritant un de leurs nouveaux maitres, allait tenter une rentrée dans l’atmosphère terrestre en se laissant porter par la gravité.

A cette masse inerte s’agrippa du mieux qu’il put le soldat Dalek, mais son bouclier avait été sévèrement éprouvé par le voyage temporel, et la descente dans le feu de friction de la fausse météorite l’acheva. A mi-chemin, alors que la boule de réplicateurs passait au dessus de l’Atlantique-Sud, il ne supporta plus la chaleur : sans bouclier, avec sa cuirasse portée au rouge, il se détacha en hurlant, et tomba sur Terre. S’il avait pu ressentir une quelconque émotion, il aurait craint de tomber dans l’océan et de se retrouvé bloqué sous plusieurs kilomètres d’eau… Quelque part il eut de la chance : il se crasha sur l’ile volcanique de l’Ascension, part du Commonwealth Britannique. Ce qui lui arriva ensuite, fait partie d’une autre histoire [3]…
 
La masse de réplicateurs, elle, continuait posément sa route vers le cœur du golfe du Mexique. Arrivée à  quelques centaines de mètres de l’eau, elle se fragmenta, simulant l’explosion d’une météorite, et les blocs ainsi constitués se laissèrent couler jusqu’au fond du golfe… Soudain, sans doute réveillées par un signal de leur maitre, le demi-millier de réplicateurs se reforma, partant à la recherche de la moindre molécule de métal utilisable au fond de l’océan. Se servant du champ magnétique de la Terre et des signaux de leurs collègues en orbite, ils se mirent ensuite en marche vers la ville de Dallas. Ils rongèrent en quelques heures une plateforme pétrolière qui se trouvait sur leur passage, décuplant leur nombre et assimilant les bases des technologies de communication Terriennes. Les premières unités de forces spéciales arrivant sur zone ne trouvèrent plus trace de la plateforme, et assistèrent impuissantes au démarrage d’une des plus grandes marées noires du monde…
Malgré la corrosion rapide des unités en acier classique, ils étaient encore plusieurs milliers à l’arrivée dans le port de Dallas, et profitant de la marée haute s’engouffrèrent dans le système d’égouts de la ville. Le plan du Superéplicateur était assez ingénieux : en modifiant assez l’Histoire de la Terre, de manière à ce que l’on puisse remonter à un épisode en particulier, il comptait faire intervenir le Docteur pour protéger les points fixes du développement de l’Humanité. Alors il le piègerait et pourrait commencer l’assimilation de sa Terre adorée…
 
                Grignotant ici et là, sans jamais causer de grave problème, les araignées mécaniques se répandirent dans toute la ville. L’inexplicable marée noire prenait des proportions dantesques, et l’armée avait été mobilisée pour couvrir le désatre. Les soviétiques basés à Cuba depuis l’affaire des missiles avaient sauté sur l’occasion de se rapprocher des côtes capitalistes, et proposaient leur aide… Mais le président John Fitzgerald Kennedy, restant ferme vis-à-vis de ses ennemis, décida de maintenir son défilé dans le centre-ville de Dallas, mais de l’agrémenter d’un discours. Il y avait énormément d’enjeux, tant politiques que financiers pour sa réélection.
 
                Deux jours plus tard, alors que le complot ourdi contre le président prenait corps, l’armée de réplicateurs était forte de millions d’unités, tirées d’épaves terrestes et sous-marines, de tunnels de métro murés et oubliés, de friches industrielles… Elle était capable d’intervenir en n’importe quel point de la ville en moins d’une minute.

Le 22, alors que JFK montait dans sa voiture, Lee-Arley Oswald prenait son poste de tir, il installa son arme, et attendit le cortège, ignorant les divers bruissements mécaniques qui s’entendaient ici et là. De même, le second tireur fut rapidement encerclé par des réplicateurs qui de confondaient parfaitement avec le métal environnant. A l’instant fatidique, les 2 hommes furent maitrisés, et JFK arriva en cortège sur la place où il prononça un discours historique, qui fut très mal reçu à Cuba et à Moscou… Quelques heures plus tard, Dallas tomba dans l’anarchie la plus totale, et la rupture inexpliquée de tous les canaux de communication laissa penser au vice-président qu’une bombe nucléaire d’un type nouveau était tombée sur la ville, tuant le président et sa suite.
 
_-_-_-_-_-_-_-_    
 

Une alarme retentit dans la zone où palabraient nos héros. Le Docteur se précipita sur la console, et activa quelques commandes. Après quelques secondes de pure stupéfaction, il se retourna, blème, devant SG1, et annonca : Quelqu’un s’est permis de modifier un point fixe de l’histoire de la Terre. Toute la zone où nous nous trouvons a été atomisée en 1985. Plusieurs sections de ce TARDIS ont souffert de l’explosion et des radiations. En particulier celle qui donne sur la bulle où nous nous trouvons. Ce TARDIS à subi des dégâts structurels, c’est sensé être impossible !! La section a été scellée. Nous ne pouvons plus sortir par là où nous sommes arrivés. Quant à cette autre issue, il faut une clé pour aller plus loin, le TARDIS croit que je l’ai, mais je ne l’ai pas…
 


Voilaaaaa !!! Libre à vous d'imaginer une fin horrible pour SG1, ou un moyen ingénieux d'en sortir en vie (éventuellement il y aura du gateau un cadeau pour la meilleure idée, et un prix spécial pour celui ou celle qui aura eu la même idée que moi Wink


Dernière édition par Hellgun le Dim 29 Sep 2013 - 10:24; édité 37 fois
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MessagePosté le: Mer 15 Fév 2012 - 15:57    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 15 Fév 2012 - 19:21    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Salut Hellgun,

Normalement et, comme écrit dans les règles de présentation de fanfics, on ne poste pas de présentation de fic sans au minimum un chapitre .

De plus un titre serait apprécié.

En espérant que tu régularises dans les plus brefs délais, sinon nous serons contraints de supprimer ton post.

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MessagePosté le: Mer 15 Fév 2012 - 22:45    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

titre : Check
Pour le premier chapitre, il est en attente de relecture.
Supprimez pas syouplaiiiiiiiii
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MessagePosté le: Mer 2 Mai 2012 - 13:40    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

update Smile

Après avoir trouvé un nouveau Béta-Lecteur (merci Lennox) j'ai enfin pu poster mon premier chapitre !!!!

N'hésitez pas à commenter !!
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MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2012 - 11:46    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Moi qui suis assez difficile question fanfic, ce début m'intrigue pas mal. Bientôt la suite j'espère !
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MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2012 - 13:13    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Merci Booster ^^
Je réfléchis à une suite aussi bonne que les 2 premiers chapitres...
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MessagePosté le: Mer 23 Mai 2012 - 05:49    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Chapitre 4 bientôt en ligne, l'intrigue commence à se nouer, attention aux fausses pistes xD

Edit : Je suis assez fier de moi pour le titre, qu'en pensez-vous ?

Merci Lennox pour ta relecture éclairée sur Stargate et tes conseils de Whovien expérimenté Smile
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 14:15    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Multi-posting, désolé (surtout que j'ai déjà édité mon mess au dessus), c'est juste pour "up" le sujet en attendant d'éventuels commentaires...
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 18:34    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Ah ! Justement, je voulais te demander si l'on allait voir l'équipe SG1 dans ta fic... voilà chose faite.

Les choses sont posées, la rencontre bientôt ?

PS: petite remarque dans ton texte, on dit spatio, et non spacio... Wink Pas très important, mais j'avais remarqué...
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 19:57    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

J'aime bien et je vais suivre attentivement. C'est juste un peu trop long à mon gout, mais c'est mon gout qui est trop court je pense. Cependant alléger certains paragraphes avec plus de retour à la ligne aiderait à la lecture je pense.

Vu que je n'ai plus regardé Stargate depuis des lustres, j'ai eu peur d'être larguée, mais ça va, il me reste suffisamment de souvenirs pour suivre.

[edit] : je souligne le plaisir que j'ai à y trouver Nine. Enfin une fic où il n'y a pas Ten (parce que beaucoup trop de fic sont avec Ten), ni Eleven (parce que je n'arrive pas à m'intéresser aux fics avec Eleven).
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MessagePosté le: Mar 29 Mai 2012 - 00:34    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Merci beaucoup de me lire Cute Pompom Smiley Smile
Ca me fait plaisir, et me donne envie de continuer Laughing

@booster : j'allais pas faire un crossover sans faire croiser les 2 équipes, quand même... Je prend mon temps, mais le sujet est ambitieux, et j'aime pas les histoires où l'intrigue est trop "téléphonée"...

@Ahaimbété : J'écris sous Word et me contente de copier/coller... Je vais relire ça dans le post et éditer à un moment perdu Smile

Pour ce qui est de Stargate, tout comme de Dr Who d'ailleurs, j'essaie de rester cohérent avec les univers et de faire des descriptions succinctes si nécessaire pour ceux qui ne sont pas familiers de la série. J'essaie d'élargir mon public au maximum ^^

Pour ce qui est de Nine, je suis parti du même constat, et je trouve qu'il gagne à être connu ^^

J'insiste, je fais la chasse aux incohérences (ce qui est loin d'être gagné avec Stargate et Dr Who !) , donc si vous en trouvez dans les divers univers ou mon propre texte n'hésitez pas à me le signaler pour que le les
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MessagePosté le: Ven 15 Juin 2012 - 16:51    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Chapitre 5 en ligne !!!

Désolé, le rythme de publication va sévèrement ralentir, mon cher Bêta et moi ayant tous 2 des emplois du temps très chargés. Si un de vous, chers lecteurs, est volontaire pour gammatiser (alpha, bêta, gamma) je suis preneur ^^

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MessagePosté le: Sam 16 Juin 2012 - 13:43    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Je suis partant pour Bêtatiser si tu veux.

Chapitre 5 lu.
Attends avec impatience la rencontre des deux équipes, mais patiente tranquillement ^^
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MessagePosté le: Ven 22 Juin 2012 - 17:27    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Tiens je me rends compte que je n'avais même reviewer publiquement ta fic Hellgun. Toutes mes excuses... Quel bêta je suis! (jeu de mots...)

Ok je sors mais d'abord une petite review : pareil je trouve l'utilisation de Nine très bien. Déjà j'adore entendre le Doc' parler de la guerre du temps Mr. Green et je trouve notamment très bien que tu n'es pas essayer d'en rajouter en inventant des éléments sur cette dernière. Ensuite, toujours sur Nine, je trouve qu'il correspond pas mal à l'esprit SG-1. Pas juste avec sa coupe militaire mais aussi un peu son comportement (un peu militaire des fois je trouve, et super paternaliste mais ça c'est autre chose...)

Ensuite j'aime beaucoup le parallèle entre les Anciens et les Timelords. En effet quand on compare les 2 séries les 2 races ont beaucoup de similitudes (non intervention, etc...).

P.S : Hellgun je suis bien plus dispo maintenant pour tes relectures!!!!
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MessagePosté le: Dim 24 Juin 2012 - 21:42    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate Répondre en citant

Merci Lennox !!
Honnètement je galère sur le chapitre 6, qui va être assez long, et présenter le premier tournant de l'histoire... En plus j'ai assez peu de temps pour écrire, car je bosse pas mal ces temps-ci, et à des horaires vraiment "halakon"....

Mais je vais le faire, je vais le faire, promis ^^
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:25    Sujet du message: La Quête du Docteur : crossover DW/StarGate

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