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[7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde
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Sovead
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 11:38    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

En fait l'ère Moffat commence avec une telle situation et la planète qui risque d'être détruite par ceux qui cherchent le prisonnier 0 et la seconde saison avec la révélation que les Silents gouvernent le monde...
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 11:38    Sujet du message: Publicité

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Mornie
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 14:27    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Bon épisode dans l'ensemble je trouve, même si je m'attendais à un peu plus.

Au premier visionnage, je trouvais qu'il y avait des longueurs, que j'ai nettement moins ressenties lors du second... Ce qui est étonnant, en général c'est plutôt le phénomène inverse que je ressens, quand l'effet de surprise est passé, et que l'histoire est connue.

Je ne me sens pas aussi inspiré que la semaine dernière pour une revue de l'épisode, et pourtant, je pense avoir préféré celui-ci Smile Sans doute ai-je plus à dire lorsque les critiques sont négatives ?

J'ai trouvé la réalisation est excellente. Premier bon point, la musique. Une fois n'est pas coutume, dès le départ, j'ai pensé à y faire attention. Souvent, dans les séries, épisodes, films, la bande originale plonge dans l'ambiance, mais ce n'est pas ce qu'on retient du film, alors que là, c'est sans doute pour l'ambiance Western, mais j'espérais quelque chose qui nous plonge dans cet univers, et c'est chose réussie ! Changement de mélodies, d'instrumentation, la bande son n'a rien à envier aux meilleurs Western movies ! Enfin, à part peut-être 4-5 qui sont des chefs-d'oeuvre, mais rien à envier aux autres ^^

Ensuite, les jeux de caméra, les décors, tout nous plonge complètement dans cet univers. seul le Docteur en fait un peu trop, et parait décalé, mais tout comme pour Dinosaurs, c'est certainement son coté grand gamin qui le pousse à agir ainsi : la démarche, les poses avec les mains au ceinturon, et cet excellente entrée dans le saloon... Les gros plans sur l'horloge de l'église, les angles de caméra lors du duel... Il manquait peut-être quelques gros plans sur les regards, la sueur perlant du front des personnages, quelques enchainements plus rapides d'images (cf: la scène de duel à trois dans Le bon, la brute et le truand). Ah, il manquait aussi peut-être la scène de bagarre dans le saloon, ou une partie de poker, mais bon, tout caser en 45 minutes était surement difficile, et on aurait peut-être crié au manque d'originalité !

Les personnages étaient plutôt bons, même si aucune place n'était accordée aux femmes. Le Marshal intègre, qui après la guerre cherche à promouvoir les valeurs de son pays (offrir une deuxième chance), est très crédible. Les personnages non manichéens plutôt intéressants : le cyborg tueur qui veille à ne pas toucher d'innocents, le docteur Jex qui se rachète une conduite après avoir commis ses crimes pour le bien de sa planète/son pays, et même le jeunot, qui souhaite exécuter Jex, et finalement se ravise suite aux paroles du Docteur. Dans l'ensemble, tous ces personnages m'ont paru bien plus travaillés et profonds que ceux du "gang" du Docteur dans l'épisode précédent.

On a également droit à quelques pointes d'humour : l'entrée dans le saloon m'avait fait éclater de rire dans le trailer (et c'est très rare que je rie quand je suis seul devant mon écran !) : "Tea... But a strong stuff... leave the bag !" Quelle boisson d'homme ! Et le jeu totalement ridicule avec le cure-dent coincé dans la bouche... hilarant ! Le passage avec Susan est très rafraichissant également, et fait retomber un peu la tension de l'épisode.

En ce qui concerne l'histoire en elle-même, Mercy m'est apparue comme une belle métaphore des règles morales des personnages, ce que rappelle également jex au Docteur. Tant qu'on se trouve dans la ville, à l'intérieur de la ligne de bois et de pierre, tout se passe pour le mieux, mais passer cette barrière symbolique peut s'avérer désastreux, et c'est ce que le Docteur fait de plus en plus. Comme il le dit, à cause de sa clémence, ses adversaires reviennent toujours... il faut s'orienter vers des solutions plus radicales, plus extrêmes. Mais comme il l'est sous-entendu dans l'épisode, on est défini selon nos actes. Le Docteur n'est pas très bon pour l'appliquer à lui-même, mais il l'explique plutôt bien à ce jeune habitant de Mercy : la violence ne fait que s'étendre, et en cherchant à aider sa ville, il aura le sang de quelqu'un sur les mains, quelqu'un qui de plus s'est montré bon pour Mercy, qui a dû avoir recours dans le passé à une solution désespérée.

Ce que je note dans cet épisode, qui fait écho aux deux précédents (mais je ne m'étendrai pas là-dessus, j'en ai également parlé dans la section "spéculations sur la saison 7"), c'est les difficultés du Docteur à faire des choix pour protéger son entourage plus ou moins proche, et les sacrifices que les gens font pour l'aider, le protéger. Le fait qu'il entraine la mort des autres : Oswin et Isaac sont morts par sa faute, se sont sacrifiés, et Néfertiti était prête à faire de même. Et lui prend des décisions plus irrémédiables : tuer Solomon, livrer Jex au Gunslinger... C'est à présent Amy, qui avait tué Lady Kovarian, qui à présent rappelle régulièrement qu'il ne faut pas devenir son ennemi, qu'il existe des solutions pacifistes... Ou qu'en tout cas, il faut s'évertuer à les trouver.

Bref, un épisode intéressant pour montrer les changements qui s'opèrent chez le Docteur.

Une question me taraude cependant qui concerne la narratrice. On apprend en fin d'épisode qu'elle raconte l'histoire de son arrière grand-mère. Pourquoi est-ce l'arrière grand-mère qui raconte ?? Pourquoi pas juste la fillette devenue adulte, ou sa fille, ou simplement la grand-mère ? L'histoire se passe environ vers 1875, si on attend environ 15 ans que la fillette devienne adulte, qu'on considère que ses enfants ont à leur tour été parents vers 25 ans, et que la personne qui parle à 50 ans (difficile de lui donner un âge, mais la voix grave et posée laisse envisager qu'elle est déjà d'un certain âge), cela nous amène aux années 1980. Si elle a 60 ans, que ses ancêtres ont eu des enfants vers 30 ans, et que la fillette attend 20 ans avant d'en avoir, cela nous amène vers 2015. Autrement dit, il peut s'agir d'une personne de l'époque des Ponds. Et sa voix m'a fait penser à celle de Lady Kovarian, mais je n'ai trouvé aucune source concernant l'actrice qui prêt sa voix à la narration...

Alors cela signifierait que malgré la mort simulée du Docteur, Kovarian pourrait savoir que le Docteur n'est pas mort au Lac Silencio ! Spéculation qui s'avèrera très certainement être fausse, mais bon, j'aime me casser la tête sur ces petits détails !
Ah, et la fillette porte une robe dans les tons rougeâtres, tout comme Oswin dans Asylum... Oui, c'est tiré par les cheveux, j'assume !

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Ptit Adipose
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 14:27    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Enfin le Docteur retourne dans l'époque du Western!

Pour moi j'ai énormément apprécier "A Town Called Mercy", de part le fait que déjà celui-ci se déroule dans une période que j'apprécie fortement, et que l'on découvre au fil de l'épisode la véritable facette de certains personnages qu'on étaient à 100 lieux de se douté qu'au final... bref Spoilers!!

On découvre ainsi donc un Docteur qui nous montres une nouvelle facette, qui se retrouve à contre son plein gré Marshall de cette petite ville paumé en plein désert et qui doit affronter un genre d'humanoïde desperados qui cherche à éliminer sa cible durant tous l'épisode.

Pour ma part j'ai aimer ces petits clins d’œil des bon vieux Western spaghetti à la Clint Eastwood..., mais aussi à certains films culte de SF et autres notamment :

- Le visuel à la première personne de Gunslinger fait pensé à Terminator.
- La parti où le vaisseau qui ressemble à un œuf caché par une bâche rappelle Retour vers le Futur III.
- La fin narrative sur Gunslinger avec la prise de vue sur le personnage en haut de la colline m'a fait pensé au film d'animation Rango.
- La scène du duel avec l'horloge de la ville rappelle beaucoup le film Mort ou Vif.

Un bon épisode qui se conclu pour ma part à un 10/10. Pour finir le Next Time qui comme pas mal de personnes m'a laisser avec un sentiment de "mmmm, bizarre, oulala et WTF" J'attends avec impatience.
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Gérard
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 14:58    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Citation:
Une question me taraude cependant qui concerne la narratrice. On apprend en fin d'épisode qu'elle raconte l'histoire de son arrière grand-mère. Pourquoi est-ce l'arrière grand-mère qui raconte ?? Pourquoi pas juste la fillette devenue adulte, ou sa fille, ou simplement la grand-mère ? L'histoire se passe environ vers 1875, si on attend environ 15 ans que la fillette devienne adulte, qu'on considère que ses enfants ont à leur tour été parents vers 25 ans, et que la personne qui parle à 50 ans (difficile de lui donner un âge, mais la voix grave et posée laisse envisager qu'elle est déjà d'un certain âge), cela nous amène aux années 1980. Si elle a 60 ans, que ses ancêtres ont eu des enfants vers 30 ans, et que la fillette attend 20 ans avant d'en avoir, cela nous amène vers 2015. Autrement dit, il peut s'agir d'une personne de l'époque des Ponds. Et sa voix m'a fait penser à celle de Lady Kovarian, mais je n'ai trouvé aucune source concernant l'actrice qui prêt sa voix à la narration...



L'explication est à la fois au début, et à la fin de l'épisode. En gros (je mets ça sous spoiler pour les gens qui n'ont pas vu l'épisode)

L'homme qui peut vivre éternellement n'est pas le Docteur, mais le Gunslinger, qui a protégé cette ille pendant plus d'un siècle et demi.

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Mornie
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 15:23    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Citation:
L'homme qui peut vivre éternellement n'est pas le Docteur, mais le Gunslinger, qui a protégé cette ille pendant plus d'un siècle et demi.

Oui, c'est très explicite, difficile de s'y tromper, surtout à la fin. Ceci étant, l'histoire du Gunslinger s'est racontée dans la ville de Mercy sur plusieurs décennies, et si l'histoire est complètement racontée, il en ressort des noms de personnages, dont possiblement celui du Docteur.

D'un autre coté, peut-être le fait de parler de l'arrière grand-mère n'est qu'un prétexte pour expliquer que 100 ans après, le Gunslinger reste fidèle à son devoir, et a enfin trouver sa place dans le monde (et que finalement, le Docteur arrive aussi à sauver des gens sans que ce ne soit éphémère).

(Et je n'ai pas remis les balises spoiler : le sujet traite de l'épisode 3, les personnes qui viennent ici ont soit vu l'épisode, soit envie de se spoiler !)
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sylar
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 15:33    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Je pense que ce qu'il faut comprendre de la narratrice qui est très probablement contemporaine à la Terre, est que le Gunslinger est toujours là, il est donc très probable qu'on le revoit durant cette Saison 7.


Par contre, peu-être est-ce mon coté Scaper lol, mais je rêvais que le Marshall se nomme Isaac Crichton, j'ai attendu tout l'épisode mais niet, nada, trop triste lol...
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Nanou
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 16:36    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

sylar a écrit:
Par contre, peu-être est-ce mon coté Scaper lol, mais je rêvais que le Marshall se nomme Isaac Crichton, j'ai attendu tout l'épisode mais niet, nada, trop triste lol...


tu n'es pas le seul à y avoir penser

http://cancered-gemini.tumblr.com/post/31644196741/the-doctor-meets-john-cr…
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Oner_shin
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 17:21    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Heu...Pourquoi Crichton?J'ai pas compris(ni free )
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Tyr
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 17:37    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

@ oner-shin: référence au rôle le plus culte de Ben Browder (l'acteur qui joue Isaac): John Crichton dans Farscape!^^

Me voilà, me voilà. Désolée, je crois que j'ai eu un petit accès de diarrhée verbale. Embarassed


7x03 X Doctor : le shérif de l’espace

Avec, par ordre d’apparition à l’écran :

-L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux : le Docteur
-Wonderwoman : Amy Pond
-Ghost in a shell : Rory Williams
-Robocop : Kahler Tek
-Dr Frankenstein : Kahler Jex
-Walker Texas ranger : Isaac



Lorsque le shérif eut fini d’exposer la situation au mystérieux étranger, le silence se fit. L’étranger sentait peser sur lui le regard terrifié mais plein d’espoir des habitants : ils comptaient sur lui, il ne pouvait les abandonner. Il prit une profonde inspiration et rassembla tout son courage : après les Daleks, les cybermen, les innombrables races et individus qu’il avait dû combattre au cours de sa longue vie, il allait maintenant affronter le plus terrible des ennemis… le tueur de chapeaux !



Après nous avoir offert des millions de daleks de toute forme et des dinosaures dans un vaisseau spatial, saison 7 Production continue à jouer avec l’âme d’enfant de ses fans et nous présente donc l’épisode western avec cowboy cyborg incorporé. Alors, que penser de cet épisode ? Toby Whithouse est-il le meilleur tireur de l’Ouest (ou du moins de la saison 7), le brave shérif qui meurt avant la fin ou l’ivrogne qui dessaoule dans la cellule ?

Encore une fois, et ça m’attriste bien de le dire puisque je suis en général très satisfaite des débuts de saison de l’ère Moffat (Curse of the Black spot n’existe pas, ce n’était qu’un cauchemar dû à ma consommation excessive de films Disney^^), cet épisode n’a pas réussi à me transporter. C’en est d’autant plus frustrant que, pour reprendre la métaphore western (que je garderai jusqu’à la fin d’ailleurs, faut pas gaspiller ces choses là), Toby Whitouse n’était vraiment pas loin de faire un excellent tir : hélas, il m’a constamment donné l’impression de rater la cible de quelques centimètres.


1. Pour une poignée de clichés :

Je ne suis pas une grande fan de western mais, mon père en étant un gros consommateur, j’ai néanmoins une culture tout à fait acceptable sur ce sujet. En revanche, il est clair que Whitouse, lui, est un amoureux du genre, et il nous fait un petit festival de références certes parfaitement attendues mais souvent réussies.

Arrivée dans la ville déserte sous des regards hostiles ? Checked ! Habitants suspicieux dont le prêcheur, la femme court vêtue du saloon, le croque-mort qui prend les mesures du héros (petit clin d’œil à Luky Luke et Retour vers le futur 3 par la même occasion^^), le shérif à poigne et le petit jeune qui tire d’abord et réfléchit après ? Checked ! Unique prisonnier, très important pour l’intrigue, dans la cellule du shérif ? Checked !Menace planant sur la ville et prenant les habitants en otages ? Checked. Petit jeu de qui dégaine le plus vite entre le héros et un habitant ? Checked ! Duel à midi dans la rue principale ? Checked ! On a même droit au tumbleweed en arrière plan au moment où le Docteur tente de mettre Jex dehors (j’aurais crié au scandale si on ne l’avait pas eu d’ailleurs^^). La BO de Murray Gold est parfaitement adaptée au genre tout en gardant parfois des petits accents whoviens : une réussite de ce coté là.

Whitouse est même assez à l’aise avec ces codes incontournables du genre pour parvenir parfois à les détourner avec beaucoup de réussite : mention spéciale à l’obligatoire scène du saloon, ici parodiée avec beaucoup d’humour. Je souriais déjà en voyant le Docteur mâchonner son cure-dent, j’ai ricané au moment où lui et ses compagnons rentrent dans le bar, que la musique s’arrête d’un coup et que tous les regards se braquent sur eux. J’ai éclaté de rire lorsque 11, de sa plus belle voix de cow-boy, commande « Tea ! But the strong stuff ! Leave the bag in ! » tout en se plantant à moitié le cure-dent dans le palais. De même, la scène du duel où le Docteur, au 12ème coup de midi, dégaine… son sonic screwdriver pour casser les oreilles du cyborg est également amusante.

Hélas, alors que Whitouse maîtrise visiblement très bien son sujet, je trouve qu’il échoue sur le point le plus important : l’ambiance ! Nous sommes ici dans un scénario « classique » du genre du western : la ville assiégée par les indiens/bandits/méchants en tout genre. Mais pas un instant je n’ai ressenti le sentiment d’étouffement et de claustrophobie attendu dans ce type d’épisode. Et à mon avis, le problème principal vient du méchant de la semaine.

Pour que ce type de huit-clos fonctionne, il faut justement que…la ville soit close ! Et là, franchement, le cyborg est plus inefficace qu’une résolution de l’ONU. Parce que bon, Isaac nous apprend dès le début qu’il empêche les gens de sortir et les renforts/ravitaillement d’arriver mais…comment ? En détruisant leur chapeau ? Je comprends que ça puisse effrayer le Docteur, qui a un léger fétichisme sur le sujet (son “He shoots people’s hat!” horrifié m’a d’ailleurs bien fait rire !^^) mais les autres ? Ils sont 81 dans la ville (allez, comptons 30 personnes environ en enlevant femmes et enfants) et ont plutôt la gâchette facile mais personne n’a tenté de…je ne sais pas moi…tirer sur le méchant cyborg ?

Pas un instant on ne nous sous-entend qu’il est invulnérable aux balles hein : s’il l’avait été, alors rien ne l’empêchait de rentrer dans la ville et d’en finir avec Jex en 5 minutes sans blesser personne, donc je suppose qu’on peut le tuer. Et même s’il a le bien pratique pouvoir se devenir invisible (pourquoi d’ailleurs ne pas l’avoir utilisé pour rentrer dans la ville en mode discrétion et tuer Jex ???), il est néanmoins durant plusieurs scènes juste devant les habitants, immobile… et personne ne tire !

De plus, le cyborg est programmé pour ne pas tuer les innocents, ce que Jex sait puisque c’est lui qui l’a programmé : ça en fait déjà le méchant le plus inefficace qu’on ait rencontré depuis longtemps. Alors certes il peut soi-disant passer outre cette programmation (on n’ en a aucune preuve vu que la mort d’ Isaac était un accident) mais ça donne quand même un sacré avantage aux habitants puisqu’ils sont tous considérés comme innocents. Qu’est-ce qui empêchait par exemple le courageux Isaac de se proposer comme bouclier humain pour raccompagner Jex jusqu’au vaisseau ? C’est en gros ce que fait Rory pour lui lorsqu’Isaac se fait passer pour Jex et ça fonctionne (le programme de reconnaissance faciale du cyborg est à chier d’ailleurs, s’il se contente des vêtements et d’un faux tatouage pour identifier Jex : étrange vu qu'il est plus tard assez perfectionné pour remarquer que le Docteur a deux coeurs).

En fait, plutôt que de nous faire ce plan compliqué durant lequel Rory et Isaac font diversion (ce dernier prenant de sacrés risques d’ailleurs) pendant que le Docteur va chercher le TARDIS, il aurait suffi que le Docteur sorte seul et aille chercher le TARDIS : si le cyborg se refuse à tirer sur ce qu’il croit être Jex parce qu’il risque de blesser Rory, il n’aurait pas tué un innocent qui part seul récupérer son vaisseau. Bref, le cyborg est pour moi une menace ratée puisque son arme principale semble être le bluff sans la moindre bonne carte.

Et, par conséquent, le huis clos aussi est raté puisque, à cause de l’inefficacité de l’ennemi, on passe une bonne partie de l’épisode à voir différents personnages sortir de la ville. Et cela a une influence très néfaste sur l’ambiance : déjà, comme je le disais, parce qu’on perd la sensation de claustrophobie essentielle à ce type d’épisode mais aussi parce qu’on perd le temps nécessaire pour se focaliser sur les réactions des habitants.

Imaginez ce qu’aurait donné un huis-clos réussi comme Midnight si, durant l’épisode, le Docteur et deux trois personnages avaient pu sortir du vaisseau. Non seulement on ratait une composante essentielle du huis clos mais on perdait également un temps précieux que RTD a judicieusement utilisé pour nous montrer l’angoisse et la panique montant progressivement chez ces personnages et les transformant en monstres d’égoïsme.

Ici, comme Whitouse n’a pas le temps de créer cette progression…il nous la raconte par la voix d’Isaac, qui nous explique en deux mots qu’il est déçu de ses concitoyens dont la gratitude a disparu à cause de la peur. En gros, l’épisode commence au moment où la peur des habitants est déjà à son apogée et où seule l’influence d’Isaac les empêche de céder à la panique : c’est un peu dommage mais ça aurait pu néanmoins m’intéresser grandement… si j’avais vraiment ressenti cette panique. Or, la seule scène où je l’ai vraiment ressentie est au début, lorsque le village entier s’unit pour jeter le Docteur dehors dans l’espoir fou que cet « alien Doctor » suffise à contenter le cyborg. Après cela, pas vraiment. Même la classique scène de tentative de lynchage devant le bâtiment du shérif tombe un peu à plat selon moi : je n’ai pas vu une foule paniquée prête à commettre un meurtre pour se sauver mais une 10aine de personnes vaguement inquiètes, la plupart silencieuses, menées par un gamin un peu excité mais vite calmé.

Conclusion de cette longue partie, il manque pour moi l’ambiance oppressante de ce type de westerns même s’il est clair que c’est ce que Whitouse a tenté d’instaurer. C’est un ressenti assez subjectif hein, les éléments sont tous là et ont tout à fait pu satisfaire d’autres spectateurs, mais pour moi la mayonnaise ne prend pas. Du coup, à partir du moment où je n’ai pas ressenti cette ambiance particulière, les clins d’œil au genre du western tombent à plat en ce qui me concerne et me donnent plus l’impression d’une « liste de noël » que Whitouse cherche à satisfaire.


II. Il était une fois dans la tête des personnages.


Passons sur le coté western de l’épisode et venons-en à un autre thème important de l’épisode : la psychologie des personnages. Et là encore je retrouve la même impression que précédemment : on n’était vraiment pas loin du très intéressant mais on passe juste à coté.


A. The Good Amy, the Bad Jex and the Ugly cybor


Je ne passerai que peu de temps sur nos Pond favoris car ce n’est pas pour moi l’intérêt de l’épisode. Bon, Rory passe bien rapidement du mode «je suis un infirmier pour qui toute vie est sacrée » a « Tuons le si ça peut nous sauver » mais il me semble qu’on a déjà eu dans une saison précédente un épisode où Rory a cette attitude assez pragmatique (impossible de me rappeler du moment exact, si vous vous en souvenez merci de me rafraichir la mémoire…). De plus, on peut à la rigueur admettre que de temps en temps ses 2000 ans se font ressentir et qu’il nous fait quelques petites poussées de cynisme de temps à autres : ce qui m’a bien plus dérangé concernant Rory est son effacement dans l’épisode (il sert rapidement de diversion, a deux ou trois répliques et c’est tout) : Whitouse ne s’y trompe pas d’ailleurs, comme le montre les salutations du pasteur : « Marshal, Ma’am… Fella ! » (la tête de Rory a ce moment est hilarante d’ailleurs^^). En bonne fan de Rory, ça m’attriste mais j’admets qu’il faut bien que certains personnages soient plus visibles que d’autres, je ne compterai donc pas cette discrétion de Rory parmi les défauts de l'épisode.

Amy, quant-à elle, fait du Amy : elle sert de conscience au Docteur, ce qui est en continuité avec l’épisode précédent (où elle incarnait une version de ce dernier) et avec son rôle de compagne (si on avait oublié ce qui se passe quand le Docteur voyage trop souvent seul, elle se charge de nous le rappeler^^). La scène où elle braque le Docteur de son arme est bien sûr un peu too much mais c’est parfaitement volontaire puisqu’il s’agit pour elle de montrer à ce dernier combien sa propre attitude est hors-caractère... et j’avoue avoir éclaté de rire lorsque le marshal ordonne à tous les non américains de baisser leur arme.^^ Bref, rien à dire en ce qui la concerne.

Parlant du marshal, je suis en revanche un peu déçue : ce personnage est non seulement très important (il est celui qui sert de conscience à la ville et empêche celle-ci de sombrer dans la panique meurtrière) mais incarné par le mythique Ben Browder (avec une moustache, ce qui le fait compter double, si si !^^)… et on nous le tue en 20 minutes ! Quel dommage vu le potentiel de ce personnage, qui a toute les qualités du parfait compagnon (ce qui explique sans doute sa mort en fait^^). Je comprends bien qu’il doive disparaître afin de faire du Docteur son remplaçant mais j’aurais aimé que ce soit plus tardif… et que la mort soit un peu moins bête d’ailleurs, parce que le médecin avait 20 fois le temps de s’enfuir avant que le cyborg ne débarque (il a à peu près mes réflexes avant que je ne prenne mon café du matin !).

Mais là où je pense que Whitouse a vraiment raté une sacrée occasion de bien faire est dans la caractérisation du cyborg et du médecin. Nous avons là deux personnages ambigus, ni bon ni mauvais et dont les actions sont à la fois peu pardonnables et compréhensibles, deux « monstres » créés par la guerre mais conservant néanmoins une part de leur humanité perdue, bref deux personnages au fort potentiel…à mon avis gâché. Problème principal : on en sait trop trop vite.

Je n’ai pas vraiment la réputation de formuler des théories qui tombent juste (cet euphémisme vous a été offert par Tyr^^) : du coup, lorsque je devine ce qui va se passer de bout en bout c’est en général que les ficelles utilisées sont plus proche de la corde à nœud que du fil de pèche. Au bout de 2 minutes de conversation avec Jex, on n’avait que peu de doutes sur le fait qu’il s’agisse en réalité du « méchant » : lorsque le Docteur lui demande pourquoi le cyborg veut le tuer, Isaac l’interrompt sur le thème du « le passé est le passé, vive les secondes chances », ce qui est l’équivalent d’un certificat de culpabilité en bonne et due forme. Du coup, impossible de s’attacher au personnage et la « révélation » comme quoi il est coupable de crime de guerre tombe totalement à l’eau.

Il aurait suffi, au moment où le Docteur pose cette question, que Jex réponde qu’il y a eu une terrible guerre sur sa planète qui a exterminé une grande partie de la population et que ce cyborg est une arme utilisée durant le conflit, programmée pour le massacrer lui et ses alliés. Tout était vrai sur le fond et on aurait gardé plus longtemps l’impression que Jex était la victime : du coup on aurait pu nous rendre le personnage très attachant en le développant un peu plus, ce qui aurait rendu la révélation finale de sa « trahison » bien plus terrible et, du coup, aurait justifié encore plus la colère du Docteur.

Cette révélation, idéalement, aurait dû être à 15-20 minutes de la fin, laissant juste le temps à une prestation du dark Doctor, une leçon de morale d’Amy et la création d’un plan pour tout arranger, qui échoue et se termine par le suicide rédempteur de Jex. Mais là, je n’ai pu m’empêcher de trouver que Jex avait la stabilité et la caractérisation d’une toupie : et que je consacre ma vie à sauver les gens, et que je suis prêt à risquer la vie d’un otage pour m’enfuir, et que je me considère comme un héros de guerre qui a fait ce qu’il fallait, et que le poids de mes crimes m’écrase… Ce n’est plus de l’ambigüité là, c’est de la schizophrénie ! S’il avait caché sa culpabilité pendant toute une partie de l’épisode, il aurait pu, au moment où ses actions passées sont découvertes, tenter de se justifier sur le thème du « j’ai fait ce que je devais faire » avant d’admettre, par son sacrifice final (avec chouette monologue incorporé histoire de tirer quelques larmes au public^^), que lui-même n’était pas convaincu par ses justifications. Bref, une belle occasion manquée de ce coté là.

Quant-au cyborg, je ne peux que revenir sur le problème principal que j’ai évoqué précédemment, le fait qu’il soit à peu près aussi dangereux qu’un adipose. Du coup on devine bien vite qu’il ne s’agit pas d’un « vrai »méchant, ce qui m’avait fait me méfier du médecin avant même qu’Isaac ne refuse que l’on creuse son passé. De plus, il aurait été tellement plus intéressant que Khaler Tek ait fait des choses atroces dans sa quête de revanche : tuer quelques habitants innocents par exemple. Le panneau au dessus de la ville montre qu’il y avait 87 habitants avant (le chiffre est barré), il aurait été intéressant que l’on apprenne que la différence du nombre vient des pauvres villageois qui ont tenté de s’enfuir. Son choix de protéger la ville à la fin aurait alors pris encore plus de sens : lui aussi, comme son ancien ennemi, aurait alors décidé de payer pour ses crimes en protégeant Mercy.



B. My name is Nobody

Parlant maintenant de notre personnage favori, le Docteur. Ici, Whitouse reprend tous les aspects de la caractérisation du Docteur développés dans la saison 7 : un 11 qui reste dans la continuité des saisons précédentes mais a plongé dans l’anonymat et développé à cette occasion un coté très sombre. Les trois thèmes sont traités, on ne peut pas accuser Whitouse d’avoir fait des impasses…mais là encore je trouve qu’il a raté le centre de la cible.

Parlons par exemple de la continuité. Whitouse est un bon whovien qui a fait ses devoirs et je le félicite mais j’ai néanmoins trouvé, malgré mon habituelle affection pour les clins d’œil aux fans, qu’il en faisait un peu trop niveau références aux saisons précédentes. « I speak horse » (et le « dialogue » avec Suzan qui va avec), « bowtie », « I wear a stetson now », la machine qui incinère avec politesse, la pub pour les USA (« a land of opportunity ») afin de séduire le publique américain (à moins que ce ne soit une manière de donner un coup de main aux Démocrates pour leur campagne en taclant la politique d’immigration des Républicains^^) et la liste de noël de l’épisode précédent… Un peu moins de références laissant un peu plus de temps pour approfondir les personnages aurait été plus judicieux je pense. Après, ce n’est qu’un détail et j’imagine que ces multiples références ont bien marché pour une partie du fandom (certaines m’ont fait bien rire également).

Concernant le Docteur anonyme, je trouve pour le coup que Whitouse s’en est bien sorti. Ici, pas de Docteur disparaissant de toutes les mémoires Daleks/de la base de donnée Argus de l’univers mais un peu de subtilité : il est ainsi devenu si discret qu’un autre alien peut prendre son surnom de «Doctor » et que ce membre d’une race visiblement très avancée n’a apparemment jamais entendu parler de lui. Autre petit clin d’œil à son tout nouvel anonymat, le cyborg et son système très perfectionné peut analyser qu’il a deux cœurs mais n’identifie pas sa race. Bref, c’est léger tout en effleurant ce qui est visiblement un des thèmes de la saison : je n’ai rien à dire de ce coté là.

En revanche, je vais comme pour la semaine dernière critiquer ce qui est pourtant un de mes thèmes favoris : le Docteur sombre. Whitouse nous donne ici ce qui est visiblement l’explication du changement d’optique du Docteur ces derniers épisodes et celle-ci se tient : on apprend au début de l’épisode, au détour d’une phrase, que 11 a désormais 1200 ans, ce qui nous fait réaliser qu’il a en effet longtemps voyagé seul entre deux aventures avec les Pond. Et bien sûr nous savons depuis le 10eme Docteur qu’il ne faut pas laisser notre Time Lord favori seul trop longtemps, donc sa dureté de ces derniers temps se comprend mieux. De plus, l’explication complémentaire qu’il donne à Amy (il a fini par réaliser que sa façon d’épargner ses plus terribles ennemis le rend indirectement responsable des victimes de ces derniers) est là aussi crédible. Problème ? En ce qui me concerne, je trouve que l’explication vient au mauvais moment et qu’elle ne couvre pas tout le problème.

Déjà, et ce n’est pourtant pas une critique que la droguée du rythme effréné que je suis formule souvent, tout cela va trop vite. Durant l’épisode déjà : il doit se passer 5 minutes entre le moment où le Docteur empoigne Jex pour le mettre dehors et celui où Amy le ramène à la raison : ce thème, qui transparait depuis plusieurs épisodes, méritait un plus long développement je trouve. Non seulement ce développement est trop court mais, comme je le faisais remarquer précédemment, il arrive trop au début de l’épisode : là encore, les thèmes importants sont plus judicieusement traités à la fin.

Enfin, mais j’admets que cette réflexion n’engage que moi, il est également trop en début de saison à mon goût : j’aurais aimé que cette scène se déroule juste avant le changement de compagnons, après quelques autres épisodes à nous montrer ce bon vieux 11 glisser de plus en plus du coté obscur de la force. Cela dit, cette dernière remarque est juste l’expression de mes goûts personnels, régler le problème d’assombrissement du Docteur reativement vite est un choix scénaristique qui se défend aussi (surtout que rien ne dit que ledit problème est vraiment réglé).

Ce qui en revanche m’embête plus, c’est la manière qu’a Whitouse de gérer le dark Doctor. Déjà, il porte une arme et est prêt à s’en servir… et là je dis non ! Comme le répète Amy dans l’épisode précédent (et le Docteur lui-même lorsqu’il parle des missiles à Indira), le Docteur hait les armes ! Cela ne l’empêche pas bien sûr de se livrer parfois à de terribles actes de violence (voir Family of blood ou, plus récemment, l’épisode précédent) mais il n’appuie pas lui-même sur la gâchette. Le dégoût des armes du Docteur est une de ses caractéristiques de base : la seule fois, si ma mémoire ne me trompe pas, où nous le voyons braquer une arme vers quelqu’un dans le but de le tuer, il s’agit du Master et de Rassilon et le sort de la Terre est en jeu. Et RTD insiste sur son dégoût des armes avant et même pendant la scène. Et malgré cela, déjà je trouvais cette scène très gênante. Ici, non seulement le Docteur utilise son arme pour la braquer sur quelqu’un…mais il porte ladite arme pendant une grande partie de l’épisode ! Pour moi c’est tout simplement une erreur de caractérisation qui ne se justifie pas par l’assombrissement du personnage : il y avait bien d’autres moyens de montrer son manque de plus en plus évident de pitié sans pour autant changer une caractéristique fondamentale du personnage qui fait du Docteur un héros assez unique dans l’histoire de la science fiction.

En plus, je trouve la « victime » du dark Doctor mal choisie : Solomon, dans l’épisode précédent, est le type même du personnage qui pourrait éventuellement faire oublier sa compassion au Docteur : cruel, sans la moindre excuse ni le moindre remord. Ici nous avons un personnage qui a commis des crimes mais pour une raison qui peut se comprendre (sans pour autant justifier les crimes en question) et qui, surtout, cherche à se racheter.

Si quelqu’un peut bien comprendre qu’on commette des crimes pour stopper une guerre terrible, c’est pourtant bien le Docteur, et le parallèle est clairement établi entre nos deux criminels… d’une manière fort lourde d’ailleurs. Ce n’était vraiment pas la peine que Jex nous fasse toute une tirade sur le fait qu’il ait l’impression de regarder dans un miroir lorsqu’il voit le Docteur : le fait qu’ils aient le même surnom, qu’ils aient tous deux commis des actes terribles pour stopper d’autres actes terribles et qu’ils en souffrent est tout de même assez clair je trouve.

C’est le même problème que dans The God complex (que j’avais adoré cela dit) au moment de la mort du minotaure, lorsque ce dernier mentionne dans ses dernières paroles « un être extrêmement vieux avec beaucoup trop de sang sur les mains »… et qu’il précise qu’il parle du Docteur et non de lui-même alors que laisser l’ambigüité aurait été bien plus intéressant. Whitouse a une nette tendance à enfoncer les métaphores avec un gros marteau et c’est un peu dommage.

Lourdeur mise à part, le Docteur est un peu hypocrite de faire éclater sa noirceur sur un personnage qui est loin d’être celui qui le mérite le plus et dont les actions sont tout de même bien proches des siennes : et là encore on a une occasion manquée. Il aurait été très intéressant que ce soit justement la ressemblance entre Jex et le Docteur qui soit la cause de cet accès de colère : on sait après tout combien le Docteur se hait derrière son masque de grand gamin immature.

Plutôt que d’enfoncer le clou sur l’évidente ressemblance Doctor/Jex, j’aurais aimé qu’elle ne soit pas du tout évoquée par ce dernier mais qu’Amy, au moment où elle fait la leçon de morale au Docteur, lui fasse remarquer qu’il n’est pas très objectif et que sa colère n’est pas forcément entièrement dirigé contre Jex mais contre lui-même (argument à mon avis plus pertinent que le trop éculé « You have to be better than them ! »). Ca aurait donc rajouté une raison à la noirceur du Docteur : non seulement il est seul depuis trop longtemps, non seulement il ne cesse de voir combien sa pitié a été la cause de catastrophes mais la haine qu’il se porte commence à l’aveugler. Le pire est que j’ai eu un bon moment l’impression que c’est là où voulait en venir Whitouse en insistant sur la ressemblance entre les deux personnages : la tirade du Docteur à Jex sur le fait qu’on ne choisisse pas où et quand sa dette est payée n’était pas loin du compte par exemple. Bref, encore une balle passant très près de la cible.


III. Danse avec les bonnes idées


Je viens donc de passer 4h (et de nombreuses pages) à démonter point par point un épisode qui n’est pourtant pas mauvais. C’est donc le moment où je conclus par ce qui m’a plu dans l’épisode afin de finir sur la note positive que tout épisode de Doctor Who (sauf curse of the black spot, na^^) mérite.

Déjà, et j’ai conscience de me répéter mais c’est vrai de l’ère Moffat en général et de cette saison en particulier, l’épisode est visuellement très beau. Il n’a franchement rien à envier aux « vrais » westerns en ce qui concerne les décors, la manière de tourner et la bande son. On en prend plein les mirettes pendant 45 minutes et on en oublierait facilement que notre série favorite est connue pour être un symbole du kitsh britannique. Ils sont bien loin les Slitheens de la saison 1 (ou le Kandyman du 7eme Docteur^^).

Ensuite, si l’humour de l’épisode précédent m’avait laissée assez froide, je me suis surprise à rire plusieurs fois devant celui-ci. Je ne reviendrai pas sur l’excellente scène du salon, que j’ai déjà développée, mais plusieurs petites répliques ont fait mouche avec moi. Mention spéciale à la réponse de 11 au pasteur concernant le nom de son cheval « He's called Susan and he wants you to respect his life choices », totalement inattendue et de ce fait très efficace. Je ne vais pas faire ici un listing des meilleures répliques mais on retrouve les thèmes habituels de l’anachronisme (le chargeur de Rory chez Henry VIII), du caractère fouille-merde du Docteur ( sa liste de noël et, bien sûr, sa réflexion du début "I see 'Keep Out' signs as suggestions rather than orders - like 'Dry Clean Only'!"). Je suis également très fan des petites piques que lui envoient ses compagnons (le « Why would he want to kill you ? Unless…he met you!” d’Amy au Docteur m’a fait éclater de rire).

Enfin, j’ai trouvé quelques trouvailles intéressantes. J’aime bien l’idée d’une narratrice au début et à la fin de l’épisode, ce n’est pas d’une grande originalité mais j’ai aimé son texte. Je suis également très fan de la fin de l'épisode, avec le marshal secret de la ville de Mercy : ll’image du cyborg avec son badge dominant la ville en prenant une pause à la walker texas ranger est tout à fait le genre de délire absurde et malgré tout presque crédible que j’adore dans cette série). De même, le jeu sur le nom de la ville par rapport au thème de l’épisode est bien trouvé (dommage qu’Isaac nous enfonce le clou à ce sujet au début de l’épisode mais là encore j’ai du mal à trouver Whitouse subtil^^).

Je ne ferai pas trop de théories cette fois ci (marre de me tromper tout le temps, na^^) mais j’ai comme beaucoup d’entre vous remarqué quelques thèmes récurrents
(les ampoules qui explosent et la liste de noël par exemple).
A voir s’ils ne sont que des jeux de Moffat (comme les poissons en saison 5) ou de vrais fils rouges.


Conclusion de cette trop longue review, A town called Mercy n’est pas mauvais et contient tout ce qu’on peut attendre d’un épisode de Doctor Who mais il ne m’a pas transportée, en particulier parce que je n’ai cessé de voir des occasions manquées tout au long de l’épisode. Une bonne partie de mes critiques porte cela dit sur des impressions très subjectives, il est donc parfaitement possible d’apprécier cet épisode si on n’a pas, comme moi, l’envie persistante d’appuyer sur pause et de le réécrire à chaque fois que le scénariste frôle un point intéressant qui, d’après moi, lui échappe. J’ai maintenant, comme le Docteur, une liste de noël et en tête de celle –ci je mettrai : « cher Chibnall, fais que le prochain épisode de la saison soit le premier épisode Dr Who signé de toi que j’adore. ». Je ne me suis pas enthousiasmée pour Doctor Who depuis deux épisodes : pour moi c’est presque un record et je n’ai aucune envie de le battre.
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 18:30    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Citation:
De plus, le cyborg est programmé pour ne pas tuer les innocents, ce que Jex sait puisque c’est lui qui l’a programmé : ça en fait déjà le méchant le plus inefficace qu’on ait rencontré depuis longtemps.

Le but de l'épisode est de ne pas savoir qui est réellement méchant.

Citation:

Mais pas un instant je n’ai ressenti le sentiment d’étouffement et de claustrophobie attendu dans ce type d’épisode.

Après l'asile et le vaisseau dino, j'attendais un épisode aéré personellement, surtout par rapport à la saison 6. Je pense que c'est voulu.


Citation:
Qu’est-ce qui empêchait par exemple le courageux Isaac de se proposer comme bouclier humain pour raccompagner Jex jusqu’au vaisseau ?

Jex n'a jamais voulu partir, simplement rester et aider la ville, jusqu'à l'arrivée du Cyborg. Et je pense que même là il voulait rester et tenter de régler le conflit, ou tout simplement avait peur de mourir (ça il le dit).

Citation:
(le programme de reconnaissance faciale du cyborg est à chier d’ailleurs, s’il se contente des vêtements et d’un faux tatouage pour identifier Jex : étrange vu qu'il est plus tard assez perfectionné pour remarquer que le Docteur a deux coeurs).

J'ai aussi eu cette impression mais après tout il a été endommagé avec la guerre.

Citation:
il n’aurait pas tué un innocent qui part seul récupérer son vaisseau.

Si c'est pour aider Jex à fuire, si.
Jamais on ne dit qu'il ne tue pas des innocents, il n'en tue qu'en cas d'extrême besoin, en gros tout ce qui pourrait l'empêcher d'avoir Jex. Donc l'idée du bouclier humain c'est pareil, comme son nom l'indique c'est pour gagner du temps pendant que le Cyborg doit se décider de tuer l'innocent, mais il finira bien par le faire, ça ne sauve pas éternellement.

Citation:
Imaginez ce qu’aurait donné un huis-clôt réussi comme Midnight si, durant l’épisode, le Docteur et deux trois personnages avaient pu sortir du vaisseau.

Sauf qu'il y a une énorme différence : tous les personnages de Midnight sont dans le vaisseau, alors que le Cyborg est dehors. Si on restait dans la ville, accentuerant le côté claustro, sans interraction avec le Cyborg, là ce serait le méchant inutile x)

Je pense que ceux qui conaissent très bien les Westerns s'attendaient peut-être à trop. Ca reste DW et si on avait mis tous ce qui fait un western, ce serait plus de la SF.

En tout cas je l'ai re-regardé et j'ai adoré, après Dinosaurs de toute façon...
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 18:45    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Encore un gros pavé Tyr, toujours aussi agréable à lire ! Ca excusera la faute de frappe dans la phrase "Whitouse est même assez à l’aide avec ces codes", et l'orthographe de "huis clos" Smile (Oui, je cherche à chipoter, et oui, c'est de la jalousie, et oui, c'est immature, et alors ? ^^). Quelques remarques et commentaires cependant, que j'espère être moins puérils, concernant ta critique de l'épisode.

Tyr a écrit:
Pas un instant on ne nous sous-entend qu’il est invulnérable aux balles hein : s’il l’avait été, alors rien ne l’empêchait de rentrer dans la ville et d’en finir avec Jex en 5 minutes sans blesser personne, donc je suppose qu’on peut le tuer. Et même s’il a le bien pratique pouvoir se devenir invisible (pourquoi d’ailleurs ne pas l’avoir utilisé pour rentrer dans la ville en mode discrétion et tuer Jex ???), il est néanmoins durant plusieurs scènes juste devant les habitants, immobile… et personne ne tire !

C'est justement une partie de la mise en scène que j'ai apprécié. Tel que je l'ai compris, le cyborg a positionné cette limite à la ville en menaçant les habitants de tirer sur eux s'ils décident de la franchir, ce qu'il fait en les effrayant, en tirant dans ces pauvres chapeaux innocents qui n'ont rien demandé à personne. Il ne vient pas empiéter sur leur territoire, les laisse vivre, tout en posant un ultimatum : personne ne sort de ville, personne ne la réapprovisionne en nourriture, tant que le docteur ne lui aura pas été livré.

Ca montre assez rapidement que, si le cyborg est une machine de guerre, il n'en est pas pour autant un tueur de sang froid. Il a une certaine forme d'honneur et de respect de la vie. Du coup, comme tu l'as fait remarquer, Jex devient très rapidement celui que l'on sait être le méchant de l'histoire.

Tyr a écrit:
lorsque le Docteur lui demande pourquoi le cyborg veut le tuer, Isaac l’interrompt sur le thème du « le passé est le passé, vive les secondes chances », ce qui est l’équivalent d’un certificat de culpabilité en bonne et due forme. Du coup, impossible de s’attacher au personnage et la « révélation » comme quoi il est coupable de crime de guerre tombe totalement à l’eau.

Pour moi, ce fut le contraire. J'ai trouvé ce personnage assez attachant tout de même. Certes, comme tu le dis, c'est une vrai girouette, et c'est lié à la manière dont l'histoire nous a été racontée (ce que tu dis sur les révélations qui arrivent pour certaines trop tôt est très vrai). Ceci dit, on sait très vite qu'il a commis des atrocités, et une des idées qui m'est venue en tête très vite (et confirmée lors de la discussion avec Amy, lorsque Jex lui dit qu'il a aussi eu des enfants... d'une certaine manière) était que Jex était le créateur du cyborg. Cela dit, l'intérêt, à mon sens, est plus d'assister ensuite à ses états d'âme, son coté lâche ressortant : il est conscient d'avoir commis des atrocités, mais sait également qu'elles étaient justifiées, selon lui. Il ne sait trop comment vivre avec ce poids sur sa conscience, et semble souvent hésitant sur ce qu'il doit faire : se livrer à son adversaire, ou continuer à vivre dans la ville dans laquelle il s'est racheté une conduite ? Je trouve d'ailleurs que l'acteur joue assez bien, certaines de ses réactions paraissent très spontanées, notamment lorsqu'il est dans sa cellule, à discuter avec le Docteur : il se relève, puis retourne sur sa couche, à fixer le plafond lorsqu'on lui sort ses quatre vérités, puis réagit à nouveau en trouvant un nouvel argument, en parlant des croyances de son peuple... Je trouve souvent, dans les films et séries, que les dialogues vont trop vite pour parler de sujets délicats, alors que dans la vraie vie, on doit parfois réfléchir un peu, trouver comment tourner sa phrase... Et je l'ai trouvé très bon dans ce rôle.

Citation:
En plus, je trouve la « victime » du dark Doctor mal choisie : Solomon, dans l’épisode précédent, est le type même du personnage qui pourrait éventuellement faire oublier sa compassion au Docteur : cruel, sans la moindre excuse ni le moindre remord. Ici nous avons un personnage qui a commis des crimes mais pour une raison qui peut se comprendre (sans pour autant justifier les crimes en question) et qui, surtout, cherche à se racheter.

Si quelqu’un peut bien comprendre qu’on commette des crimes pour stopper une guerre terrible, c’est pourtant bien le Docteur, et le parallèle est clairement établi entre nos deux criminels…
Citation:
Il aurait été très intéressant que ce soit justement la ressemblance entre Jex et le Docteur qui soit la cause de cet accès de colère : on sait après tout combien le Docteur se hait derrière son masque de grand gamin immature.

J'ai eu l'impression que d'une manière implicite, c'est ce qui en ressortait. Dès le premier visionnage de l'épisode, j'ai eu par moment une phrase qui m'est revenue à l'esprit : "fear me, i've killed all of them"... Le Docteur se vantant auprès de House d'avoir anéanti toute son espèce (même si c'était juste dans le but de menacer son adversaire). J'ai eu la sensation que c'était justement à cause d'un crime à grande échelle que le Docteur a lui aussi commis qu'il entrait dans une telle colère.

Malheureusement, et cela rejoint tes propos, c'est trop tôt dans l'épisode, passé trop vite... Il entre dans une fureur folle, en vient à saisir une arme, amène le condamné à son bourreau, et puis quelques minutes après, c'est à son tour de jouer les moralisateurs, à expliquer que la violence engendre la violence, qu'il ne faut pas devenir comme son ennemi. Au moins, dans Dinosaurs, c'était la scène finale qui nous montrait cette facette du Docteur, ici la tension est relâchée trop vite.

C'est peut-être le problème avec des épisodes qui n'ont aucun lien entre eux : il faut montrer quelque chose, ici le coté sombre du Docteur qui refait surface, l'aspect négatif de sa solitude, quelque part dans les 45 minutes imparties à l'épisode, tout en gérant l'histoire d'un unique épisode. Ca aurait peut-être été amené d'une manière plus souple, et plus crédible, sur une histoire en plusieurs épisodes. En tout cas, on a à présent confirmation que ce qui choquait à la fin de Dinosaurs était bel et bien délibéré.
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 19:48    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

J'ai également beaucoup aimé cet épisode, on sent le Docteur tiraillé, encore un gros dilemme pour lui et sa morale, il m'a l'air aussi de s'enfoncer dans la culpabilité et sa colère ressort plus que d'habitude. Je pense moi aussi que c'est le réel fil rouge de cette saison : trouvera t-il la paix, du moins pour un temps supplémentaire, un nouveau souffle en quelque sorte?
J'ai hâte de voir l'épisode suivant, mais surtout d'arriver à l'épisode de noël, je pense que nous aurons peut-être plus de réponses que ce que l'on pense...
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 19:57    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

Mornie a écrit:
Encore un gros pavé Tyr, toujours aussi agréable à lire ! Ca excusera la faute de frappe dans la phrase "Whitouse est même assez à l’aide avec ces codes", et l'orthographe de "huis clos" Smile (Oui, je cherche à chipoter, et oui, c'est de la jalousie, et oui, c'est immature, et alors ? ^^).


Honte sur moi (enfin, surtout pour "huis clos hein^^). J'ai corrigé, merci. Smile

Citation:
C'est justement une partie de la mise en scène que j'ai apprécié. (...) Tel que je l'ai compris, le cyborg a positionné cette limite à la ville en menaçant les habitants de tirer sur eux s'ils décident de la franchir, ce qu'il fait en les effrayant, en tirant dans ces pauvres chapeaux innocents qui n'ont rien demandé à personne. Il ne vient pas empiéter sur leur territoire, les laisse vivre, tout en posant un ultimatum : personne ne sort de ville, personne ne la réapprovisionne en nourriture, tant que le docteur ne lui aura pas été livré.


Yep, tout à fait d'accord... et c'est bien ce qui m'ennuie. Smile J'aurais préféré un cyborg terminator qui voit la lumière et se repent à la fin en perdant son dernier objet de vengeance plutôt que ce méchant bien trop gentil par rapport à la terreur qu'il est censé inspirer et qui nous met en plus tout de suite sur la piste de Jex. Mais c'est une question de ressenti : je suis aussi je pense restée trop "collée" au thème très western de la ville assiégée qui, pour moi, tombe du coup à l'eau avec ce genre de méchants.

Citation:
Ceci dit, on sait très vite qu'il a commis des atrocités, et une des idées qui m'est venue en tête très vite (et confirmée lors de la discussion avec Amy, lorsque Jex lui dit qu'il a aussi eu des enfants... d'une certaine manière) était que Jex était le créateur du cyborg.

Je n'y ai pas pensé sur le coup même si j'ai senti que sa réponse cachait un truc (moi et les théories hein...^^). Par contre j'y ai tout de suite pensé rétrospectivement, quand le Docteur découvre qu'il a créé les cyborgs.

Citation:
Cela dit, l'intérêt, à mon sens, est plus d'assister ensuite à ses états d'âme, son coté lâche ressortant : il est conscient d'avoir commis des atrocités, mais sait également qu'elles étaient justifiées, selon lui. Il ne sait trop comment vivre avec ce poids sur sa conscience, et semble souvent hésitant sur ce qu'il doit faire : se livrer à son adversaire, ou continuer à vivre dans la ville dans laquelle il s'est racheté une conduite ? Je trouve d'ailleurs que l'acteur joue assez bien, certaines de ses réactions paraissent très spontanées, notamment lorsqu'il est dans sa cellule, à discuter avec le Docteur : il se relève, puis retourne sur sa couche, à fixer le plafond lorsqu'on lui sort ses quatre vérités, puis réagit à nouveau en trouvant un nouvel argument, en parlant des croyances de son peuple... Je trouve souvent, dans les films et séries, que les dialogues vont trop vite pour parler de sujets délicats, alors que dans la vraie vie, on doit parfois réfléchir un peu, trouver comment tourner sa phrase... Et je l'ai trouvé très bon dans ce rôle.


Oui, sa prestation est très correcte et oui, son coté girouette est au moins explicable à cause de sa lâcheté avouée. mais du coup je n'ai personnellement pas réussi à m'attacher à ce personnage qui avait pourtant tout pour me plaire (j'aime les persos ambigus moi!^^) et j'en veux à Whitouse pour ça : encore une fois, question de ressenti. Smile


Citation:
J'ai eu l'impression que d'une manière implicite, c'est ce qui en ressortait. Dès le premier visionnage de l'épisode, j'ai eu par moment une phrase qui m'est revenue à l'esprit : "fear me, i've killed all of them"... Le Docteur se vantant auprès de House d'avoir anéanti toute son espèce (même si c'était juste dans le but de menacer son adversaire). J'ai eu la sensation que c'était justement à cause d'un crime à grande échelle que le Docteur a lui aussi commis qu'il entrait dans une telle colère.

Malheureusement, et cela rejoint tes propos, c'est trop tôt dans l'épisode, passé trop vite... Il entre dans une fureur folle, en vient à saisir une arme, amène le condamné à son bourreau, et puis quelques minutes après, c'est à son tour de jouer les moralisateurs, à expliquer que la violence engendre la violence, qu'il ne faut pas devenir comme son ennemi.


Voilà, c'est trop rapide. Et il est étrange que Whitouse, qui n'hésite pas à enfoncer le clou de manière très lourde concernant la ressemblance Docteur/Jex, ne soit pas plus explicite sur le fait que la réaction du Docteur vienne en partie du fait qu'il se hait.

Citation:
C'est peut-être le problème avec des épisodes qui n'ont aucun lien entre eux : il faut montrer quelque chose, ici le coté sombre du Docteur qui refait surface, l'aspect négatif de sa solitude, quelque part dans les 45 minutes imparties à l'épisode, tout en gérant l'histoire d'un unique épisode. Ca aurait peut-être été amené d'une manière plus souple, et plus crédible, sur une histoire en plusieurs épisodes. En tout cas, on a à présent confirmation que ce qui choquait à la fin de Dinosaurs était bel et bien délibéré.


Personnellement je suis assez satisfaite du coté plus stand alone de la saison. Bien qu'ayant adoré les saisons 5 et 6, j'avoue trouver reposant de ne pas avoir à me concentrer sur la recherche d'indices pour le fil rouge timey-wimey de la saison (et non, pas seulement parce que je suis visiblement nulle à ce petit jeu Laughing ) et je pense que ça devrait justement laisser plus de temps aux scénaristes pour expliciter les un ou deux thèmes récurrents qu'on leur demande de développer. Je penche plus pour une "défaillance" de Chibnall et Whitouse sur ce point mais j'avoue avoir du mal avec leur écriture en général (sauf concernant The God Complex, qui est un de mes épisodes favoris^^). Et oui, au moins la mort de Solomon n'est pas gratuite mais pour le coup le contraire m'aurait sacrément étonnée : on ne change pas un des fondamentaux du caractère du héros juste pour le fun (ma théorie de la dalékisation semble en revanche tomber à l'eau mais j'ai l'habitude^^).


Petit détail que j'ai oublié de mettre dans ma review concernant les points positifs de l'épisode : j'ai bien aimé la fausse piste du déaprt, avec le cyborg qui cherche à tuer le "Doctor", et le fait que notre time lord favori retrouve l'usage de ses cellules grises (il était un peu lent de la comprenette ces derniers temps^^) et déduise rapidement où se cache le médecin alien de la ville. Smile
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 20:25    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

" I see keep-out signs as suggestions more than actual orders"

A Town Called Mercy se trouve être un bon épisode, typé western sans trop en faire et qui réussi à apporter des personnages secondaires touchants et tout en subtilité. Oh wait… J'ai oublié de reprendre mes médicaments ce soir et la fièvre que je trimballe depuis une semaine reprend visiblement le dessus. Je m'en vais remédier à ça et je reviens…

Déjà, l'histoire me laissait un peu sceptique à la base. J'avais notamment peur que le cyborg peu porté sur la prose qui arrive armé pour "TERMINATE" à tout va et le mix Aliens et Cowboy ruinent la BBC en procès. C'est vrai que ma comparaison entre les deux n'est peut être pas très riche en subtilité, mais on dira que c'est une façon de rendre honneur à cet épisode qui en manque cruellement. De bonnes idées, un scénario globalement intéressant, des personnages sympathiques à développer mais tout ça tombe un peu à l'eau à cause de la grossièreté de l'écriture.

Cet épisode ne souffre pas particulièrement d'un problème de rythme (il n'est pas haletant certes, mais il ne m'a pas non plus ennuyé, ce qui est pas mal...) mais plutôt d'un problème de répartition qui nuit à tous les éléments intéressants proposés au départ.
Pour commencer, on a le développement prématuré d'une partie "huis clos" assez ennuyeuse, avec des personnages mous des deux côtés. Là où Midnight réussissait merveilleusement à montrer comment les gens pouvaient perdre leur sens logique et leur humanité à l'approche de la mort et de ce fait, changer complètement de comportement face à une menace directe, on nous sert dans cet épisode une bande de personnages pas très convaincus et qu'on peut ramener à la raison avec quelques phrases bon enfant. Le cyborg quand a lui n'est pas vraiment la menace que son vilain look et que son gros fusil ( running gag en préparation?) laissaient paraître et il semble plus vouloir jouer avec sa proie que la manger proprement… Allez pas me dire qu'il n' aurait pas pu régler ça autrement et sans tuer accidentellement le Marshall non? Bref un aspect de huis clos sans personnage vraiment effrayé et sans tension scénaristique et qui par conséquent tombe un peu à l'eau…

Les personnages secondaires ne sont pas particulièrement transcendants non plus. Dès le départ on voit bien que Jex n'est pas le docteur propret (1) qu'il semble paraître et qu'il y a quelque chose de louche derrière cette histoire. Heureusement, le Docteur arrive et découvre la vérité avant d'avoir même passé la moitié de l'épisode. Encore un point en moins niveau développement subtil…
Et on rajoute encore une couche à cette histoire qui n'en avait définitivement pas besoin avec un cyborg pas développé correctement à mon goût et Jex, qui se trouve être là pour servir de métaphore pas très recherchée sur l'autre praticien de l'épisode… Je sais que la métaphore n'est pas voilée mais j'aurais espéré que l'on trouve un juste milieu entre subtile et très lourde…
J'ai trouvé par contre Ben Browder (2) très sympathique dans cet épisode mais sous-exploité car mort prématurément, et pas forcément pour grand chose…

L'ambiance en elle-même était appréciable mais un peu too much à mon goût. Je comprends que certains clins d'oeil au genre soient obligatoires (la pose virile les mains sur les hanches, la scène du bar avec le splendide " Tea. But the strong stuff. Leave the bag in." qui m'a fait renverser la moitié de mon Ceylan sur l'écran…) mais cela aurait mérité un traitement un peu plus en finesse (décidément, j'en reviens toujours aux mêmes points…).
Les blagues de cet épisode en revanche sont plus subtiles que celles de l'épisode précédent. Ce n'est pas forcément très difficile, mais c'est toujours appréciable! L'humour absurde de la scène du "No I speak horse" avec cette réflexion sur les choix de vie de Susan, sortie de nulle part a bien marché sur moi je dois dire. Exactement le genre d'humour que j'aime voir dans Doctor Who.
J'ai beaucoup apprécié la BO, mélange bien réussi entre ambiance western obligatoire et bande son traditionnelle whovienne.
La narration par contre, je l'aurais trouvé intéressante si le même procédé n'avait pas été déjà utilisé dans Asylum of the Daleks, du coup, la répétition m'a assez ennuyée.

Au final, cet épisode catalyse les peurs que j'exprimais dans ma review précédente. Ce Dark Doctor, qu'on avait vu apparaître discrètement de loin et que l'on craignait est très présent dans cet épisode et j'ai du mal à comprendre complètement son attitude. Dans Amy's choice, le Docteur nous disait déjà qu'on ne pouvait pas avoir plus de 900 ans sans trimballer quelques casseroles... Soit. Maintenant, avec ces 1200 ans (dont 300 à voyager pratiquement seul donc, si on peut croire cette déclaration) son côté noir ne peut qu'être plus présent. Certes, ce n'est pas inédit dans la série ce côté nécessaire du compagnon, pour rappeler au Docteur son humanité et pour le ramener à la raison de temps en temps. Amy s'en rend bien compte et nous rappelle à la façon d'une maîtresse de classe qui répète de façon lourde les bases de la philosophie du Docteur et que personne n'a visiblement oublié à part le principal intéressé. Un "We have to be better than him" et un "This is what happens when you travel alone for too long" avec une touche de "You are both good men… You just forget it sometimes" pour bien enfoncer le clou. Cela semble suffisant pour le téléspectateur que je suis, un peu lassé par des répétitions lourdingues mais visiblement pas pour ce fameux Docteur...
On comprend bien qu'il se pose des questions sur les conséquences de "SA mercy" (encore un point en moins pour le manque de subtilité...) et sur sa responsabilité face aux actes commis par les personnes malveillantes qu'il a essayé malgré tout de sauver. Ten avait tendance à me fatiguer un peu avec son côté pacifiste à l'extrême et déterminé à sauver tout le monde. Mais je ne demandais pas non plus que l'on vire à la mauvaise catégorisation du personnage…
Entre le “Oh, I know exactly what you are, and I see this reformation for what it really is. You committed an atrocity and chose this as your punishment. Don’t get me wrong: good choice. Civilized hours, lots of adulation, nice weather, but, BUT justice doesn’t work like that! You don’t get to decide when and how your debt is paid!” criant d'hypocrisie venant d'un homme qui ne s'est jamais caché d'être toujours en mouvement pour ne pas s'arrêter et réfléchir à ce qu'il a été obligé de faire par le passé (et lui aussi en contexte de guerre...) et sa constante croisade personnelle contre Jex, qui même s'il manque de charisme et d'intérêt n'est au final pas si différent de lui, on finit par se dire que le côté noir du Docteur n'était peut être pas si intéressant que ça à développer si c'était pour le bâcler grossièrement. On en arrive même à un Docteur résigné, qui se trimballe la moitié de l'épisode avec une arme à la ceinture. Le Docteur. Avec une arme. C'est la définition même du problème de caractérisation là… Heureusement que son duel contre le Cyborg se termine par une attaque non pas au révolver mais au sonic screwdriver pour relever un peu le niveau parce que j'aurais été définitivement déçue par le manque de force donné au côté très "anti-violence" caractéristique du Docteur face à l'archétype de l'Ouest américain avec toute la brutalité qui lui est associé.


Pour résumer, un épisode sympathique, sur un thème western pas souvent abordé dans Doctor Who mais qui s'attaque à des questions de développement des personnages importantes alors que Whithouse n'avait visiblement pas les épaules pour ça. Le manque de subtilité (3) gâche non seulement un épisode qui aurait pu être intéressant dans la mythologie mais en plus (et cela est plus difficilement pardonnable) mène à des problèmes de caractérisation du Docteur qui, si ils sont répétés risquent de fausser l'idéal pacifiste (sauf graves et compréhensibles exceptions) du Docteur véhiculé depuis 50 ans. Même si j'étais parmi les premières à apprécier le développement du côté sombre du Docteur et toutes ses allusions au Valeyard qu'on avait pu avoir jusque là, je ne peux m'empêcher d'avoir légèrement peur pour la suite, même si cet épisode ne semble pas non plus s'inscrire dans la mythologie de la série...


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(1) De toute façon, mon orgueil professionnel ne pouvait me permettre d'apprécier un type qui se vante de trouver un remède facile contre le choléra alors qu'aucun traitement n'a encore été trouvé à l'heure actuelle… Razz
(2) Que j'ai mis 10 minutes à reconnaître Laughing
(3) ça aura été définitivement le maître mot ici et désolée pour la répétition. En échange celui qui sera capable de me dire combien de fois ce mot a été répété dans la review se verra offrir un carambar.

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Dernière édition par GiveMeVicodine le Lun 17 Sep 2012 - 14:35; édité 1 fois
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Tyr
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MessagePosté le: Dim 16 Sep 2012 - 20:54    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde Répondre en citant

7! 7 références à la lourdeur/manque de subtilité de l'épisode! Je veux mon carambar, et je veux qu'il arrive en bon état à la Réunion!^^

Sinon rien à dire, nous sommes essentiellement d'accord (mais moi j'avais reconnu Ben Browder, na^^). Le fait que j'avais au bout de quelques minutes deviné 1) que le shérif allait mourir en offrant son badge au Docteur 2) Que Jex n'était pas si blanc et le cyborg pas si noir 3) que le cyborg allait finir shérif est pour moi la preuve d'un certain manque de subtilité vu que j'ai en général du mal à deviner le menu de la cantine de mon bahut (4 plats identiques qui alternent depuis 6 ans) donc je ne vais pas gueuler sur ta répétition. Smile Episode bien mais pas top quoi. maintenant, nos espoirs reposent sur Chibnall Wink
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Dernière édition par Tyr le Dim 16 Sep 2012 - 21:03; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:10    Sujet du message: [7x03] A Town Called Mercy / La Ville de la Miséricorde

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