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[7x04] The Power of Three
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Jalias
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 11:03    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Encore un bon épisode, intéressant, malgré certains défauts.

En premier lieu, et ceux qui n'ont pas apprécié l'humour de Dinosaurs on a Spaceship ne vont pas me contredire, c'est agréable de voir que Chibnall peut varier les tons et proposer quelque chose de plus subtil. Si ces rumeurs de futur showrun de sa part se confirment (ce que cet épisode tend à prouver), c'est plutôt rassurant de voir que Chibnall peut varier les styles, et proposer une histoire hors des sentiers battus (je me faisais la réflexion en regardant l'épisode que c'était justement l'épisode de Who avec le rythme le plus surprenant que j'ai vu).

Je suis aussi bien content de voir que mes impressions sur Pond Life et Dinosaurs se confirment, à savoir que Chibnall maîtrise parfaitement les personnages des Ponds (et dans une moindre mesure du Docteur) et peut proposer une très bonne caractérisation des personnages et de très jolies scènes. Contrairement à Rose, Martha et Donna qui ont clairement "appartenues" à RTD quelque part, je trouve qu'Amy et Rory ont dépassé ce que Moffat en a fait. Beaucoup de leurs plus beaux épisodes/moments ne sont pas signés Moffat (Vincent & the Doctor, The Girl who Waited, The God Complex, Pond Life et The Power of Three) et qu'ils sont en fait une véritable "création collective". Qui plus est, cet épisode peut vraiment réconcilier ceux qui sont lassés des multiples faux départs des Ponds avec la série, tant celui-ci nous fait comprendre que ni le Docteur, ni les Ponds ne sont vraiment prêts à se quitter, et qu'ils enchaînent les faux départs car ils n'arrivent vraiment pas à se décider. Bref, pour moi les personnages sont l'intérêt premier de l'épisode, et ce n'est pas surprenant de revoir Bryan Williams dans celui-ci. Il faut tout de même reconnaitre que depuis la saison 5, on avait que peu d'attaches familiales pour nos deux compagnons (la tante et les parents d'Amy ne sont qu'entrevus dans le season 5 finale, leur "meilleure amie" Melody n'est qu'un prétexte dans la saison 6...), il était donc grand temps (et de bon ton vu le thème mis en avant) de brosser un peu plus "la vraie vie" des Ponds, ce qui est manifestement quelque chose qui n'intéresse/n'inspire pas Moffat. Qu'importe, Chibnall fait du très bon boulot, et on est finalement pas dérangé de ne pas avoir eu droit à des vraies "tranches de vies" avant cette saison 7 (contrairement à l'ère RTD) tant tout ceci se prête bien à la construction des personnages et de l'intrigue depuis 3 ans.
Quant au Docteur, Chibnall et Matt Smith proposent aussi une très belle partition, encore une fois plus subtile que dans Dinosaurs (à voir si les autres ont plus apprécié, moi de toute façon, j'avais adoré Dinosaurs et son Docteur tout fou!). Je pense que Chibnall comprend de mieux en mieux ce personnage. Tout ceci me fait dire que cet épisode sert à la passation de pouvoir entre Moffat et Chibnall, car petit à petit Chibnall s'inscrit dans la caractérisation Moffatienne (c'est toujours Eleven après tout) mais ajoute par petites touches des choses (un Docteur plus humain, plus ouvert, moins alien?)

Mais de bons personnages ne sont pas grand chose sans un bon scénario, et là, Chibnall hérite de la mention bien, mais peut mieux faire. L'idée de l'invasion des cubes est assez brillante et donne ce rythme si étrange à l'épisode, à mi-chemin entre the Lodger et quelque chose de plus "classique" dans le début d'épisode. Point de vue rythme, on a aussi un effet miroir avec Pond Life (les dates qui s’enchaînent et tout), ce qui est plutôt bien foutu vu que les thèmes traités sont similaires. L'intrigue se développe assez bien je trouve (et manifestement, Chibnall aime particulièrement l'acteur qui joue l'hologramme Shakri, car je crois que c'est le même acteur qui jouait dans Adrift de Torchwood et Hungry Eart/Cold Blood en saison 5). Je n'ai personnellement aucun griefs quant à la vitesse de résolution de l'intrigue, ou au traitement un peu trop léger de la fille du Brigadier et du Shakri, tant je suis convaincu que cet épisode est un petit peu le "Silence in the Library de Chibnall", c'est à dire l'épisode où Chibnall commence à mettre en place les pistes pour "son" Doctor Who. Pour Moffat, c'était l'introduction de River qui promettait de nouvelles aventures folles et timey-wimey. Pour Chibnall, c'est quelque chose qui s'inscrit beaucoup plus dans la continuité de la série (les multiples références aux classics). Je me doute que l'on reverra Kate en saison 8, et je suppute même qu'elle tiendra un rôle un peu similaire à celui du Brigadier dans l'ancienne série. Quant aux Shakri, le mystère totalement nébuleux qui les entoure crie au "on les reverra l'an prochain". Bref, on a ainsi l'idée des méchants récurrents des années à suivre. Mais si je dis "peut mieux faire", c'est pour deux raisons : la première, c'est que si l'introduction de Kate et le retour de UNIT est très bon et joue sur la carte de la nostalgie à fond (ce qui aide bien), pour ce qui est des Shakri, il est évident que l'on reste sur sa faim. Il aurait fallu prendre un tout petit peu de temps en plus pour les rendre vraiment et totalement intrigants, surtout que Chibnall propose des éléments somme toutes très intéressants : ils vivent hors du temps et tout le temps, ce sont un peu les croques-mitaines des Time Lord, mais en dehors de ça ils sont totalement inconnus du Docteur (donc, pourquoi apparaissent-ils maintenant?). Et SURTOUT, pour une fois avec Chibnall, leur motivation est franchement intéressante. Bref, comme River en son temps, les Shakri proposent de futures pistes franchement intrigantes. Néanmoins, l'ensemble est un petit peu moins maîtrisé et tease moi efficacement le spectateur. Je pense que c'est aussi dû au fait que cette intrigue NE DOIT PAS être trop envahissante tout de suite, tant elle s'inscrit dans un futur plus lointain dans la série. Il est donc relativement difficile de trouver un équilibre. Le deuxième défaut est dans la profusion d'éléments présentés : les cubes donc, la gamine androide (totalement inutile à l'intrigue en fait), les infirmiers à tête de cube qui enlèvent des gens, les 7 portes, le Shakri... ça fait beaucoup, sans doute trop pour Chibnall qui peine un peu à tout relier. Comme je le disais, la gamine droide était-elle franchement indispensable à l'intrigue? Et si tout le reste est expliqué, qu'en est-il des infirmiers qui enlèvent des gens? Vu que les Shakri ont pour but l'éradication de l'espèce humaine, à quoi ça sert? (outre de servir de porte d'entrée sur le vaisseau Shakri au Docteur) Et qu'en est-il des gens endormis dans le vaisseau Shakri, qui ont donc été manifestement tués dans l'explosion du vaisseau et dont tout le monde semble se taper? Bref, j'aurai aimé moins d'éléments épars, et plus de cohérence d'ensemble. Attention monsieur Chibnall : entre une intrigue idiote à base d'alien rose qui se nourrit de l'orgasme et une intrigue qui se disperse à trop vouloir l'enrichir, il faut trouver un équilibre!

Au niveau des bons points, je parlerai de l'image, encore une fois impeccable, ainsi que du design des vaisseaux Shakri, très Stargate, mais assez joli. Bref, un joli univers visuel qui laisse présager de bonnes choses.
Je suis par contre triste de voir dans quelle misère musicale est la série. L'absence de nouveaux thèmes est dans cet épisode assez grave, et le thème réutilisé lors du réveil des humains (qui est je crois le thème d'Amy? Je sais plus), est totalement hors-sujet.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé cet épisode, très riche, et assez casse-gueule (surtout pour Chibnall qui, même s'il semble s'améliorer constamment, n'a pas encore la maestria d'un RTD ou d'un Moffat). Il me semble qu'il fait double emploi : préparer à la fin de l'intrigue Pond (ce qu'il fait merveilleusement bien!), et lancer des pistes pour le futur de la série (si la théorie de Chibnall showrunner tient la route, sinon tout ce commentaire devient bien inutile Mr. Green ). Si tout n'est pas parfait pour ce second axe (notamment une intrigue trop dispersée), il faut avouer que l'image que Chibnall a de Who est plutôt sympathique (le retour d'éléments à la vieille série? Des compagnons qui ont une vie sur Terre? Et des nouveaux méchants, ennemis des Time Lords mais surtout des humains spécifiquement?).

Quant aux gimmicks de débuts de saisons, j'aime beaucoup la théorie de je ne sais plus qui (désolé j'ai pas retenu le nom Embarassed ) qui explique que les ampoules faisaient références aux cubes. Quant à Noël, si le mot n'est pas "dit", l’évènement est montré, et à l'inverse pour les oeufs, qui sont cette fois sous-entendus avec les cubes.

EDIT : ah oui, un autre défaut. Pour moi le titre est complètement capillotracté et à la limite du hors-sujet
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 11:03    Sujet du message: Publicité

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Gérard
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 11:05    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Citation:
Ah les enfants, les références il y en a partout aux classics, vous savez pas ce que vous ratez. Pour pallier à ça: REGARDEZ LES CLASSICS! Na!


Et voici une excellente scène où il apparaît, avec la regrettée Caroline John, et Jon Pertwee. Comme quoi, la série classique avait aussi de beaux moments d'humour:

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Ahaimebété
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 11:12    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Attendez ....



Attendez ....



Attendez ....



Attendez ....



Attendez ....



Attendez ....



Bon, apparemment pas encore de remontées acide, signe de mauvaise digestion, après la vision de cet épisode, comme c'est arrivé surtout avec les deux premiers (un peu moins avec le troisième, même si je le trouve faiblard et ne me faisant pas vibrer, ce que je demande avant tout à DW).


Comme beaucoup, j'ai été un peu déçue par la fin que je trouve trop rapide. La résolution du problème en deux secondes et deux coups de sonic, c'est un peu facile et un peu faible. Par contre, j'aime beaucoup le "nouveau méchant" et sa motivation : empêcher la diffusion de l'Humanité vers les étoiles, comme on empêche un nuisible de s'étendre. J'espère vraiment qu'on va le revoir et qu'il ne fera pas comme les Silences qui apparaissent le temps d'une saison et disparaissent alors qu'ils ont encore un énorme potentiel et des tas de questions non résolus sur eux et ce qu'ils veulent.

Pour la première fois depuis le début de la saison 5 (il était temps), j'ai enfin eu l'impression de voir le Docteur dans Eleven ! Jusqu'à présent ce n'était pas le cas. Je n'arrivais pas à voir le Docteur dans ce personnage.

J'ai adoré certaines scènes : le Docteur qui s'occupe parce qu'il s'ennuie, la scène de "confidences" avec Amy.

J'adore le personnage du père de Rory, Brian. Quelqu'un en a parlé ici, mais j'ai aussi pensé à Wilf. C'est le même genre de personnage et Dieu sait si j'aime Wilf. Je sens que je vais développer le même genre d'attachement pour Brian, s'il réapparait encore.

La fille du Brigadier (bon Colonel, mais pour moi ce sera toujours le Brigadier) ! Oh, trop bon ! Là aussi, j'espère que c'est un personnage qu'on va revoir. Elle a du potentiel.

Bref, enfin, enfin, un épisode que j'ai vu avec grand plaisir, qui m'a fait sourire, qui m'a émue et qui, pour l'instant, me laisse une impression positive.

A part 42 que j'aime beaucoup, je n'étais pas fan du tout de l'écriture de Chibnall (le très très ennuyeux double avec les siluriens Rolling Eyes ). Cet épisode me réconcilie. Pourquoi ne nous sort-il pas quelque chose comme ça à chaque coup ? Juste une meilleure fin, moins bâclée et ça aurait été presque parfait.


Une note ? Je ne sais pas, difficile à mettre. Aussi je n'en mets pas.
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 11:38    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Je ne dirais qu'une seule chose pour le moment: GENIAL

Mais bon, j'ai pas encore eu le temps de voir le VOSTFR

Ceci dit, j'ai bien aimé certaines scènes:

- Le docteur qui joue au tennis (à la wii?)
- Le docteur qui se prends pour un footballeur hors pair (chapeau pour le rattrapage du ballon sur les épaules)
- La danse des canards en boucle et la tête d'Amy
- et puis surtout..... Le docteur qui fait une attaque mais Amy qui ne perds pas son sang froid Mr. Green
- Il y avait surtout certaines scènes tristes (c'est fou, mais même en anglais, je sens qu'il y a un lien avec la perte d'Amy et Rory dans l'épisode suivant) --> vérification tantôt avec le VOSTFR


Edit Sunjin : ajout des balises spoilers /épisode suivant Wink
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 12:55    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

loelia2007 a écrit:

- Le docteur qui se prends pour un footballeur hors pair (chapeau pour le rattrapage du ballon sur les épaules)



Matt Smith a été joueur de foot pro. Wink Enfin, tu dois déjà le savoir.
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 13:04    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Après revisonnage des épisodes, j'aimerais dire chaeau une fois de plus à Matt Smith qui nous offrent une super prestation aussi bien dans le rôle "Doctor foufou" (nous gratifiant une fois de plus de ses talents footballistiques ^^) que dans celui de "Doctor bored" et surtout il arrive à paraitre beaucoup plus vieux ! Contrairement à Eleven Hours, on voit ses 900 ans dans son visage ! J'aimerais applaudir aussi le réalisateur, qui fait un travail merveilleux, aussi bien sur le rythme que sur l'image.
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Sovead
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 13:56    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Mornie a écrit:

Juste histoire de t'embêter un peu, et de faire surchauffer tes neurones :
- il y avait 7 personnages humains dans Dinosaurs : Le Docteur, Amy, Rory, Bryan, Neffy, Riddell, Solomon ;
- 7 personnages principaux (qui font avancer l'histoire) dans Mercy : Le Docteur, Amy, Rory, Kahler Jex, le Cyborg, le Marshal, le petit jeune.
- J'aurais aimé qu'on trouve 7 fois le mot "soufflé" dans Asylum, mais il apparait 11 fois... Comme le numéro de notre Docteur ! (mais je vais éviter de balancer une théorie insensée à ce sujet :p)


Neurones ? C'est quoi ça ?

Pourquoi pas l'épisode 7 de la saison 7 ? Le retour des vilains après Noël ? Pas l'impression qu'on les recroise avant... à moins d'habiller le conte qui les entoure pour Noël... et je n'ai pas encore trouvé le titre de ce septième épisode.

Episode de la semaine prochaine, les anges pleureurs... à leur dernière rencontre Amy comptait à rebours... pas à partir de 7 certes... huit me semble-t-il. Idée reprise ou lien quelconque ?
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Tyr
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 14:38    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

7x04 The power of the triforce

J’en veux un peu à Chibnall là. Oui, je sais, je commence souvent comme ça une review d’épisode signé par ce monsieur mais, cette fois ci, ce n’est pas parce qu’il m’a déçue. C’est juste que ma décision de faire pour cette saison des reviews structurées selon le fil rouge de l’épisode me force à faire une chose que mon esprit borné de prof de français trouve très difficile : un plan en plus de 3 parties ! Mais pourquoi avoir choisi les cubes, hein ? « L’invasion des triangles tueurs », ça en aurait jeté aussi non ? Enfin, je ne vais pas me plaindre : geek comme il est, Chibnall aurait bien pu nous présenter une invasion de dés à 24 faces et vous auriez entendu mon cri d’angoisse résonner à travers l’espace-temps.

Tout d’abord, je tiens à commencer par une chose que je n’ai pas écrite souvent, du moins concernant le whoniverse : je trouve que Chibnall a fait du bon travail. J’ai aimé cet épisode : j’ai souri, j’ai ri, j’ai joué au jeu des références et divers clins d’œil et je ne me suis pas ennuyée (ce qui n’était vraiment pas évident vu que le thème était une « slow invasion » et que j’ai à peu près la patience du Docteur). Il ne sera pas dans mon top des épisodes préférés de Doctor Who mais je prendrai plaisir à le revoir de temps à autres. Sur ce, commençons à étudier les différentes facettes de cet épisode.


Face 1 : Honey, I’m home !

Nous avons donc droit à notre épisode « ici et maintenant » annuel : celui dans lequel le Docteur est forcé, pour le plus grand plaisir des spectateurs, de mener quelques temps une vie normale dans l’Angleterre contemporaine. C’est assez surprenant de voir celui-ci en début de saison (The Lodger et Closing time étaient respectivement en 11ème et 12ème position) mais c’est somme toute assez logique. Contrairement à ses deux prédécesseurs, The power of three ne donne pas autant l’impression d’être l’épisode « cheap » de la saison, celui pour lequel il restait 50£ de budget et qu’on case donc avant le joli final plein d’effets spéciaux. De plus, après les 3 blockbusters précédents et leur avalanche d’effets spéciaux/décors genre cinéma, j’ai trouvé reposant et bienvenue ce retour à un cadre plus familier.

Le thème du Docteur vivant une vie normale et les références directes à The Lodger (le Docteur faisant du foot) et Closing time (la porte vers le vaisseau spatial du méchant se trouvant dans un ascenseur en panne) cherchent clairement à inscrire cet épisode dans la lignée de ses deux prédécesseurs mais il est pourtant assez différent de ces derniers, et pas seulement parce que son budget était sans doute plus conséquent. Déjà, ici, le Docteur « triche » et craque, amenant ses compagnons vivre quelques aventures afin d’échapper au train-train quotidien qui lui est difficilement supportable, et cela change beaucoup l’ambiance de l’épisode.

De même, le fait que nous ayons ici une menace à échelle mondiale, dont tous les gouvernements sont conscients et dont UNIT s’occupe change totalement la donne. Là où The Lodger et Closing time jouaient sur un certain sentiment de claustrophobie dû au décor « banlieue » et au fait que la menace n’était connue que d’un tout petit groupe, cet épisode commence sur le même ton avant de virer brusquement vers le style « menace globale dont tout le monde est conscient » qu’on retrouvait souvent chez RTD.

Enfin, contrairement à The Lodger et Closing time, le centre de l’épisode n’est pas vraiment le Docteur dans la vie normale. Ces épisodes nous montraient le Docteur s’intégrer dans une vie sociale et professionnelle pendant que le compagnon de la semaine, Craig, tentait de gérer cette intrusion. Ici c’est la vie des Pond qui est au centre de l’aspect « domestique » de l’épisode et on ne voit somme toute que bien peu la manière dont le Docteur gère la normalité : lorsqu’il fait sa crise d’hyperactivité et lorsqu’il joue à la WII. En fait, dans les scènes de vie quotidienne de l’épisode, j’ai plus pensé à une suite de Pond’s life qu’à The Lodger et Closing time.

Bref, je trouve cette tentative de faire un épisode hybride assez intéressante et bien gérée. Mention spéciale à Murray Gold, qui nous fait une BO parfaite pour illustrer cette dichotomie de l’épisode, passant d’une musique style sitcom à la musique habituelle… et 1 point pour Chibnall !

Face 2 : Fans just wanna have fun !

Un autre aspect évident de l’épisode est son coté comique, et que cela fait du bien !

Déjà, il introduit le retour du Docteur « léger ». L’épisode précédent nous montrait un Docteur si désabusé et transformé par sa solitude qu’il en avait perdu ses principes les plus ancrés dans sa personnalité (et non, je n’ai toujours pas pardonné au scénariste : le Docteur ne porte pas d’’armes et puis c’est tout !^^). Le précédent, bien que plus léger, nous le montrait envoyer à la mort non seulement sans regrets mais avec un certain plaisir sadique un homme qui certes était loin d’être un innocent mais ne posait plus de danger immédiat. Le précédent nous montrait un dalek louant la splendeur de la haine du Docteur. Ici, le dark Doctor a pris des vacances et nous retrouvons le « mad man in a box » que nous aimons tant : l’hyperactif incapable de supporter l’attente (je le veux bien chez moi pour faire le ménage mais pas pour la déco : ses goûts en matière de peinture sont des plus discutables !), le grand gamin qui joue à la Wii en sautant sur le canapé, le gaffeur qui éternue au mauvais moment et le drogué à l’adrénaline qui est fou de joie à l’idée que « son » cube à lui ait tenté de le tuer. J’aime vraiment le thème du dark Doctor hein, mais ça fait du bien quand ça s’arrête.

Et puis il y a le reste, et j’avoue être surprise : je ne m’attendais franchement pas à ce que Chibnall me fasse rire vu que sa tentative précédente m’avait laissée assez froide (et je ne parle même pas de la saison 1 de Torchwood^^) mais ici c’est réussi. Les caméos de Brian Cox et de Lord Sugar, totalement inattendus, m’ont non seulement beaucoup fait rire mais sont parfaitement logiques dans ce type d’épisodes : quoi de mieux qu’un habitué des panel shows et une figure emblématique de la télé réalité pour illustrer un épisode insistant sur la vie de tous les jours ? Bon, en parlant de panel show, j’ai aussi éclaté de rire au début de l’épisode lorsque le père de Rory prononce, juste sur le bon ton, la phrase « Nobody knows ! » (les fans de QI me comprendront) mais je ne pense pas que la référence ait été voulue.

Niveau comique de situation, nous sommes également servis entre l’attaque de Zygons ruinant le « dîner presque parfait » d’Amy et Rory (et la tête de ces derniers quand ils sont assis dans la neige la scène suivante Laughing ) et le facepalm de Rory au moment où le Docteur éternue. Nous avons même droit à un type d’humour toujours très efficace pour moi, le jeu avec le téléspectateur lorsque le scénariste fait tomber le 4eme mur : la manière dont le Docteur prononce « twitter » avec tout le mépris du monde est clairement une pique en direction des « fans » qui se permettent de troller les scénaristes inscrits sur ce réseau social (dont…Chibnall^^).

Mais cet épisode est aussi responsable, là encore à ma grande surprise, de mon plus beau fou rire de la saison… le cube interprétant la danse des canards ! Non seulement le coté totalement inattendu et absurde de la chose était hilarant mais le contexte la rendait encore plus drôle. On voit dans cette scène les différents cubes qui font tous des actions différentes mais visiblement avec le même but : faire du mal (l’un lance des flammes, l’autre provoque de violentes sautes d’humeur…) et on apprend peu de temps après qu’ils cherchaient en effet ce qui était le plus efficace pour détruire l’humanité… et celui là a pensé qu’interpréter La danse des canards en boucle était la solution ! Laughing J’aimerais rencontrer l’humain qui était proche de ce cube au moment où il en est arrivé à cette conclusion. Bref, j’ai bien ri et j’accorde donc encore le point à Chibnall.


Face 3 Through the looking glass

Mais bien sûr, nous ne serions pas dans un épisode de Doctor Who si l’épisode était entièrement sur le même ton : à l’humour, se mêlent donc des thèmes plus profonds.

Déjà, nous retrouvons un thème récurrent de la saison 5 qui avait presque disparu depuis : le Docteur Peter Pan, éternel enfant refusant de grandir et qui refuse de voir que ce n’est pas forcément le cas de son entourage (la référence aux contes de fée ne s’arrête d’ailleurs pas là, cf la pique du Docteur sur le Petit Chaperon rouge et le récurrent chiffre 7, très fréquent dans ce genre littéraire). J’ai ainsi trouvé très intéressante l’information donnée par Amy comme quoi il se serait écoulé environ 10 ans pour les Pond depuis la saison 5 : elle explique la réflexion de cette dernière à l’épisode précédent comme quoi les gens vont finir par remarquer qu’ils vieillissent (il faudrait d’ailleurs qu’elle me donne les références de sa crème antirides, elle ne fait vraiment pas 10 ans de plus^^) et montre aussi l'aspect à coté de la plaque du Docteur , qui ne l’avait visiblement pas réalisé. Pas plus que le spectateur d’ailleurs (moi en tout cas mais j’ai l’habitude^^), trop occupé à essayer de calculer le temps que le Docteur a passé seul entre ses visites aux Pond pour avoir pensé à ce détail.

J’aime beaucoup ce jeu sur le coté très relatif du temps dans Dr Who et le fait que cette saison soit pour l’instant étonnamment linéaire m’avait un peu frustrée de ce coté là. Sur le même thème, nous avons le compte à rebours qui, comme le fait remarquer Stewart, n’est pas en minute. Le Docteur répond alors « Why would it be minutes ? », réflexion en effet pleine de bon sens puisque la minute est une unité purement humaine : nous avons eu de la chance jusqu’à présent, les différents envahisseurs avaient eu la politesse d’utiliser nos unités de mesure : on aurait eu l’air bête dans Eleventh hour, si le compte à rebours s’était trouvé être non pas 22 minutes mais 22 « cvjvgkdvb », ou quelle que soit l’unité utilisée par les Atraxis. Rolling Eyes

Nous avons droit également à un détail que j’apprécie particulièrement : le fait que la chute soit en partie devinable. Bien sûr, vu qu’Amy elle-même nous le dit en début d’épisode (c’est visiblement la mode cette année d’intégrer un personnage narrateur à l’épisode), nous savons que ces cubes font partie d’une « slow invasion » mais on nous explique même indirectement comment elle se produira. En effet, à 16mn 30 environ, nous avons une scène dont le plan très particulier m’avait mis la puce à l’oreille : la caméra fait un gros plan sur le cube dans la cuisine et, derrière lui Amy et Rory (filmés flous) discutent. Amy félicite Rory, qui vient de nettoyer la cuisine en lui disant « Good job ! Civilisations saved, surfaces wiped ! » ce qui est en gros le plan du Shakri.

L’épisode gagne également en profondeur grâce à deux conversations : celle du Docteur et de Brian et celle du Docteur avec Amy : aucune complètement originale mais toutes deux nécessaires. Concernant première, c’est loin d’être la première fois que le Docteur se retrouve engagé dans une délicate conversation sur les dangers de son mode de vie avec le parent d’un de ses compagnons même si au moins, cette fois ci, cela ne se termine pas par une gifle/insulte administrée par la mère dudit compagnon. Brian se rapproche plus de Wilf de ce coté là : plein d’admiration pour le Docteur et prêt à lui confier son enfant malgré les risques… et ce n’est pas bon signe pour la suite ! Le Docteur a fait à quelqu’un qu’il apprécie et qui lui fait totalement confiance une promesse qu’il ne peut absolument pas tenir : « Some died. Not them Brian. Never them ! » Dans un épisode si proche de la fin de demi-saison, sachant que les finals cherchent en général à nous tirer des larmes, cela me semble de très mauvaise augure.

La seconde conversation commence de manière assez banale sur le thème du choix que doivent faire les Pond entre la vie « normale » et la vie avec le Docteur, thème d’ailleurs illustré de manière très réussie dès la première minute de l’épisode, qui commence par un clip extrêmement rapide et enchaine sur une scène complètement banale pour montrer les deux extrêmes. La conversation sur ce thème entre Amy et le Docteur était assez inévitable et contient ce que l’on pouvait attendre : le Docteur Peter Pan lui vantant les merveilles qu’elle n’a pas encore vues, Amy/Wendy lui expliquant qu’elle a une « vraie » vie et ne peut pas passer son temps dans les étoiles, le Docteur admettant qu’il sait bien que les Pond ne pourront pas le suivre éternellement.

Deux phrases intéressantes cependant : « I’m not running from things, I’m running to them before they flare and fade away » semble confirmer une fin pas très fun pour les Pond. Je m’interroge aussi sur les dernières paroles du Docteur à Amy « You always get what you want » : la conversation entière s’oriente sur l’idée de choix et cela fait deux saisons que les choix d’Amy reviennent souvent sur le tapis, cette phrase signifie-t-elle qu’Amy va devoir faire un ultime choix aux conséquences bien sombres ? Dans tous les cas le cahier des charges est rempli et nous avons droit à notre dose de sérieux dans l’épisode. Encore un point pour le scénariste.


Face 4 : something old, something new

Tout comme il se doit de mélange des genres, un épisode de Dr Who a la quasi obligation de faire quelques petits clins d’oeil aux fans. Chibnall étant un fan de la première heure, je ne suis pas surprise outre mesure qu’il nous fasse un festival de références à l’ancienne série (les autres épisodes « domestiques », The Lodger et Closing time, ne s’en étaient pas privés ; il faut croire que le genre s’y prête). Je ne vais pas me lancer dans une énumération de toutes les références, de k9 à Gallifrey en passant par les zygons, et vais me concentrer sur la plus évidente : UNIT .

Quel bel hommage au Brigadier, dont la mort avait déjà été mentionnée en saison précédente suite au décès de l’acteur, que de nous présenter sa fille et de la mettre à la tête de UNIT. Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas experts en Dr Who classic, Kate Stewart n’est pas une invention de Chibnall : elle apparaît (jouée par une autre actrice) dans le film de 1995 Downtime, durant lequel d’anciens compagnons du Docteur (Sarah Jane, le Brigadier et Victoria Waterfield) s’unissent pour conter une invasion (sans l’aide du Docteur pour une question de droits d’utilisation du personnage, le film n’étant pas produit par la BBC). Chibnall « canonise » donc 17 ans après une œuvre dans laquelle le Brigadier a joué mais qui n’était jusqu’à présent pas considérée comme partie intégrante du whoniverse, je trouve ça assez chouette. L’idée que le Brigadier, souvent un peu trop « excité de la gâchette » au goût des différents Docteurs qui l’ont côtoyé, ait élevé sa fille dans l’idée que les scientifiques doivent commander l’armée suite à l’influence du Docteur est aussi une belle illustration du lien qui existait entre ces deux personnages.

J’ai particulièrement apprécié un petit détail. Le Docteur, qui dans sa 10ème incarnation ne cessait de reprendre les soldats d’UNIT qui le saluaient, est ici celui qui salue Kate… alors que celle-ci lui fait la bise. Outre le clin d’œil amusant illustrant le fait qu’UNIT ne soit plus purement militaire, cela pourrait bien être aussi une allusion au fait que le Docteur, lui, se « militarise » sacrément ces derniers temps. A voir…

Bien sûr, les références de l’épisode ne touchent pas uniquement l’ancienne série et nous avons droit à une belle dégustation de « fishfingers and custard » pour célébrer le retour d’un Docteur psychologiquement plus proche de celui de la saison 5 que du « Terminator » récent. Je choisis aussi de faire des cubes un clin d’œil au terrible ennemi du Docteur dans la saison précédente, celui qu’il met plus d’un épisode à mater… le terrible rubik Cube ! Comment ? Trop tiré par les cheveux ? Vous vous souvenez à qui vous parlez là ? J’ai fait pire comme théories !

Bon, j’admets avoir surtout pensé à 2001 l’odyssée de l’espace, surtout durant certains plans où on nous montrait le cube en gros plan : vu que le dernier épisode de Chibnall cette saison faisait référence et à cette œuvre (« daisy ! daisy ! ») et à son auteur, c’est même sans doute plus probable : dommage, ça aurait fait un fil rouge original. Bref, tout ça pour dire que l’épisode regorge de références, ce qui permet à la fois de l’ancrer dans la continuité de la série… et de me faire me marrer à chaque fois que le Docteur annonce « That’s new ! » (et il le dit très souvent cette saison). C’est ça Doctor Who, les rois du recyclage et du développement durable. Encore 1 point pour Chibnall même si je n’ai pour le coup jamais douté de sa capacité à faire référence aux classiques.


Face 5. Back to the future

C’est bien beau de s’ancrer au passé mais il serait temps tout de même de nous donner un petit aperçu du futur, car pour l’instant cette saison n’est pas très féconde en indices sur le fil rouge. Heureusement que les fans de la série n’ont jamais eu besoin d’aide pour élaborer des théories improbables (comment ça surtout moi ?). Au cas où, je mets la suite de cette partie en spoilers mais vous connaissez ma totale incapacité à tomber juste.^^ C’est partie pour les thèmes récurrents :

-Le Docteur inconnu : Bon, alors je récapitule. Le Docteur s’est fait passé pour mort afin de retomber dans l’anonymat mais… ses pires ennemis, les Daleks, et ses alliés terriens de toujours UNIT, savent qu’il est vivant. C’est marrant, je le sens mal ce plan. Si le fameux Silence n’a toujours pas compris que le Docteur a mis en scène sa mort, ils sont un peu lent de la comprenette…

-Les œufs : ok, ils sont là, mentionnés par Brian lorsqu’il énumère ce que pourraient être les cubes. Je suis néanmoins toujours persuadée qu’il s’agit du même genre de coïncidence (peut être voulue par Moffat pour lancer une fausse piste) que les poissons de la saison 5. Qui sait, peut-être va-t-il mixer les deux références et nous faire un fil rouge concernant les œufs de poisson : je prendrais bien un peu de caviar !^^

- L’électricité défaillante. Ici pas d’ampoules qui tombent en panne mais nous avons bien droit à une coupure électrique, cela dit parfaitement expliquée dans l’épisode. Du coup rien de probant mais bon, cette théorie est presque aussi loufoque que celle des œufs donc je ne suis pas surprise.

- Je vais maintenant mettre ici une théorie qui n’est pas de moi, je l’ai trouvée la semaine dernière sur le net (elle a donc le potentiel d’être correcte) et que l’épisode semble confirmer. Si vous ne voulez pas savoir, vous pouvez sauter le paragraphe qui va suivre.

On remarque cette saison une caractérisation très étrange du Docteur, qui passe du très sombre au léger. On n’a, de plus, pas de rappel aux épisodes précédents par les personnages alors qu’on aurait par exemple pu attendre d’Amy cette semaine qu’elle rappelle au Docteur de ne pas voyager seul afin d’éviter le quasi fiasco de A Town called Mercy. Plus frappant encore, le Docteur et les Pond se retrouvent ici sous le lit d’Henry 8… et Rory avait oublié son chargeur dans la salle de bain de celui-ci à l’épisode précédent ! La théorie est donc la suivante : et si c’était dans cet épisode que Rory avait oublié le chargeur mentionné la semaine dernière. Et si les Pond ne vivaient pas les aventures de cette saison dans le même ordre que nous mais « à l’envers » ? Cela expliquerait cette histoire de chargeur mais aussi l’apparent changement brutal de position d’Amy, qui engueule le Docteur au début de l’épisode 2 parce qu’elle ne l’a pas vu depuis 10 mois mais lui demande à la fin du 3 de les ramener à la maison parce que les aventures ça va 5 minutes. Les 10 mois d’attente étaient peut-être entre l’épisode 3 et le 2. Si cette théorie s’avère exacte, la phrase du Docteur « I’m not running away from things, I’m running to them before they flare and fade from me », a un coté encore plus sombre que je ne le pensais: il fuirait le moment où les Pond ont disparu pour courir les retrouver dans son passé.


Face 6. Shinyyyyyyy!

Nous arrivons à la 6eme facette de notre cubisode, celle qui est souvent brillante mais rarement autant, le jeu d’acteur. Cela fait longtemps que je ne perds plus mon temps à répéter pendant des paragraphes combien Matt Smith joue bien (c’est assez long comme ça^^) mais ici je trouve que nous avons également droit à un sans faute du reste du casting. Rory, bien fade la semaine dernière, est ici en grande forme et je prévois que le personnage et son acteur me manqueront beaucoup. Amy est également très convaincante et ce n’est pas toujours le cas pour moi-même si j’avais constaté une nette amélioration après la saison 5 (je l’avais par exemple trouvée peu crédible dans le 7x02). Brian Williams continue à cultiver sa place de plus sympathique personnage secondaire de la saison (bon, cela dit il avait jusque là peu de concurrence^^) et parvient à faire vibrer chez les spectateurs (bon, chez moi en tout cas^^) les mêmes cordes que Wilf avant lui. Enfin, Kate Stewart est elle aussi tout à fait convaincante, assez pour qu’on ait envie de la revoir au prochain épisode d’UNIT (parce que bon, faut admettre que c’est un peu le siège éjectable à la tête de UNIT : à chaque fois qu’ils apparaissent dans un épisode de la nouvelle série, ils ont un nouveau commandant !)

Oui, je sais, j’avais dit que je n’épiloguerai pas là-dessus mais… il joue bien Matt smith ! Particulièrement dans cet épisode, sans doute parce que je n’ai pas eu comme la semaine dernière l’impression de voir une monstrueuse erreur de caractérisation (qui, je l’accorde, n’était pas la faute de l’acteur^^). Ici il est parfaitement crédible dans toutes les facettes de ce personnage, du grand gamin tellement concentré sur son jeu qu’il ne remarque pas que le cube qui vole devant lui n’est pas normal au vieil homme solitaire qui admet à Brian que parfois ses compagnons meurent en passant par l’ami endeuillé parlant avec nostalgie à Kate de son père. Bref, je persiste dans mon opinion de Matt Smith et je suis ravie que ce script lui ait laissé la possibilité de jouer autre chose que l’alternance surexcité/très sombre de ces derniers épisodes.

Face 7. Smaller in the inside

Cet épisode possède donc de bien brillantes facettes mais, nous l’avons appris ce week end, un cube a sept faces en comptant l’intérieur… et c’est bien sur le contenu que le bât blesse ! Je crois qu’il existe une malédiction concernant les épisodes « Docteur domestique » qui fait que quels que soient la qualité des dialogues et l’inventivité des situations, la fin soit toujours ratée. Je ne reviendrai pas sur la fin de closing time, tellement illogique et mal fichue que même ma « suspension of disbelief » en béton armé (je regarde Supernatural hein^^) n’a pu le supporter mais The Lodger, que j’ai pourtant adoré, avait lui aussi un problème de chute : après un si bel épisode, j’avoue que j’attendais mieux que le pouvoir psychique du casanier comme deus ex machina. A ma grande tristesse (non, vraiment, j’aurais aimé dire que Chibnall avait fait un sans faute), cet épisode souffre exactement du même défaut.

L’idée de base est très sympa (même si je n’irais pas jusqu’à dire comme Moffat que c’est le meilleur scénario de la série et que ça mériterait d’en faire un film). Nous avons là effectivement une ruse plutôt bien fichue permettant, à condition qu’un fouille-merde de Time Lord ne s’en mêle pas, de débarrasser une planète de sa population sans toucher au reste de son écosystème. J’apprécie aussi le fait que l’épisode s’étale dans le temps, ce qui change du rythme effréné habituel (j’ai pensé très fort à un certain épisode de Sherlock sur ce principe^^).

Bon, une race aussi avancée que celle des Shakris aurait peut être pu trouver un moyen plus direct pour se débarrasser de l’humanité mais c’est le genre de petit illogisme qu’il faut savoir ignorer quand on regarde de la science fiction, comme le fait que le portail dimensionnel soit comme par hasard situé dans l’hôpital de Rory. Je ne m’insurgerai pas non plus sur le fait que les gens ramassent ces cubes si louches et les amènent chez eux parce que… c’est typiquement humain d’ignorer le plus élémentaire principe de précaution à partir du moment où le danger est à grande échelle. Un énorme cube apparaissant au milieu du jardin… louche, on n’y touche pas forcément. Des milliards de cubes apparaissant partout : allons-y puisque d’autres les auront forcément touchés avant nous et qu’ils ne semblent pas mourants.

Par contre, les gouvernements du monde sont juste complètement inconscients ! C’est justement à eux de faire passer la consigne de ne pas toucher à ce qui n’est pas encore testé et ils ne font pas passer ce message…sous prétexte que les gens n’écouteraient pas forcément ! C’est parfaitement illogique, c’est comme si on arrêtait de voter des lois sous prétexte que des gens vont y désobéir. S’ils avaient rendu illégale la possession de ces cubes, bien sûr beaucoup les auraient néanmoins gardés MAIS ils ne les auraient pas amenés dans des lieux publics comme les bureaux et, pire encore, les hôpitaux ! A 25mn45, regardez le nombre de cubes qui se trouve dans la pièce de l’hôpital où bosse Rory ! Depuis quand accepte-t-on la présence d’éléments potentiellement dangereux dans un lieu public ? Essayez de laisser votre sac sans surveillance 10 minutes dans un aéroport international et vous verrez combien cette partie de l’épisode est crédible.

Je tiens aussi à féliciter la population terrienne, qui est en bonne voie de gagner le Darwin award du pire instinct de survie. Tous les cubes du monde s’activent en même temps, on reporte des attaques partout… mais il faut attendre l’apparition d’un compte à rebours pour que les gouvernements appellent à se débarrasser des cubes (et encore, le terme utilisé est « advise » pas « order ») ? Allez, on va dire, qu’ils ont été submergés par la panique… et que le fait que malgré tout des millions de personnes soient restés à coté des cubes à ce moment là était… heu… un moment d’absence. En parlant de compte à rebours, c’est d’ailleurs assez crétin de prévenir ainsi ses futures victimes mais bon, on n’en sait pas assez sur les Shakris : si ça se trouve ce sont de vilain sadiques qui aiment jouer avec leurs proies. Et puis bon, si on s’arrêtait à chaque super-vilain qui perd un temps précieux à se vanter, laissant ainsi au héros le temps de faire quelque chose pour sauver la situation, on n’aurait pas fini. Et sinon, bonjour le coté écolo de la chose. L’invasion a eu lieu il a 364 jours mais personne n’a ramassé les cubes partout dans les rues. Je comprends qu’ils soient indestructibles hein, mais on pouvait quand même les stocker quelque part.

Et puis il y a le deus ex machina…. Après avoir perdu de précieuses minutes avec ce qu’il savait visiblement n’être qu’une interface, le Docteur finit donc pas inverser la situation d’un coup de baguette magique…en faisant repartir le cœur de millions de personnes 9 minutes après leur crise cardiaque, plus si on compte le fait qu’il y a eu forcément une ellipse entre le moment où le Docteur est dans la base de UNIT et celui où il arrive à l’hôpital de Rory ! On est vraiment une race résistante je trouve ! Ce qui est dommage c’est que je trouve l’idée de renverser le processus afin de faire repartir le cœur très bien trouvée : certes tirée par les cheveux mais rien qui ne soit inacceptable dans un épisode de sci-fi. C’est juste le timing qui est ridicule.

Et puis que de belles occasions manquées ! Ces médecins à la bouche en tube, avec leur aiguille brandie, sont franchement flippants, jouant sur deux grands classiques de l’horreur : le médecin fou et l’humain transformé. Hélas ils sont totalement sous exploités ! On ne sait pas à quoi ils servent puisque le plan du Shakri ne nécessitait absolument pas d’enlever des humains et ils apparaissent tellement peu qu’on n’a pas vraiment le temps d’avoir peur. Pareil pour la petite fille « drone » (je vois que la crise de la NHS est encore plus grave que je ne le pensais si on laisse une gamine pendant des heures seule dans une salle d’attente sans vérifier si elle va bien) : quel intérêt de servir de sentinelle vu que des milliards de cubes font déjà ce boulot ? De deux choses l’une : soit il fallait totalement laisser tomber ces personnages, qui n’apportent rien, soit il fallait développer leur storyline en explicitant leur rôle et en leur donnant plus de temps d’écran, auquel cas il fallait un double épisode.


Enfin, et c’est vraiment un détail mais vous savez combien j’adore chipoter, je trouve le titre assez raté. J’aurais nettement préféré le « Invasion of the very small cubes » proposé par le Docteur au début de l’épisode, qui avait le mérite d’être aussi assumé que « Dinosaurs on a spaceship ». Là j’avoue avoir eu du mal à ne pas imaginer Rory, le Docteur et Amy en sœurs Halliwell et je n’ai jamais été une grande fan de Charmed. De même, j’apprécie le jeu de mot final sur le double sens de « cube» mais je trouve que cette citation finale tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, comme si Chibnall s’était soudain rappelé qu’il devait justifier le titre de l’épisode.




Conclusion de mon hepta-review, cet épisode me conforte dans ce que je pensais déjà. Chibnall n’est pas un mauvais scénariste, j’ai beaucoup aimé son travail dans Life on Mars et United par exemple, mais je n’accroche pas à sa manière d’aborder la sci-fi. Dans cet épisode, il gère à la perfection tout le coté « domestique » de la vie des Pond (Pond’s life était également très sympathique d’ailleurs), le coté humoristique est très réussi (en particulier parce qu’il laisse parler son petit cœur de fanboy et laisse de coté l’humour lourd de son essai précédent et de Torchwood) et il arrive à alterner le léger et le sérieux de manière tout à fait correcte (je n’avais pas trouvé que c’était le cas dans Dinosaurs on a spaceshift) Par contre tout le coté purement sci-fi, à l’exception de l’idée de départ, me semble assez bancal.

Après, cela reste un épisode très agréable à regarder et une bouffée d’oxygène plus que nécessaire après l’épisode précédent. C’est également sans conteste mon épisode de Chibnall favori du whoniverse mais j’avoue que c’est assez facile.^^ Il faut aussi admettre que Chibnall est loin d’être le premier dans cette série à avoir proposé un script dont le scénario est moins crédible qu’une promesse de politicien : je crois que chaque scénariste nous en a pondu au moins un de ce type. Bref, un épisode à regarder comme un bon divertissement sans trop se pencher sur les détails.
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Mornie
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 14:46    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Voila, épisode vu deux fois, je peux maintenant partager mes avis mais.... avant toute chose :

Loelia, pourrais-tu mettre des balises spoiler sur le dernier point de ta liste ? Ca concerne le prochain épisode, et donne des infos sur un partie importante du contenu que tout le monde ne connait pas, loin de là !

Bien alors... hier en le voyant pour la première fois, j'étais un peu mitigé, malgré une bonne impression d'ensemble. En le revoyant aujourd'hui, j'ai davantage apprécié. Les points qui m'ennuyaient un peu étaient la résolution de l'histoire, et le peu de place laissée au Shakri, mais j'y reviendrai plus loin dans ce post.

Tout d'abord, l'aspect technique :
J'ai vraiment apprécié ! Cet épisode est réalisé, monté, d'une manière très différente des autres. Bon déjà, hormis lors de la fête d'anniversaire des Ponds, et leurs voyages chez Henri 8 et dans l'hôtel, tout se passe de façon très "humainement chronologique". Bon il est vrai que c'est le cas dans chaque épisode de cette saison 7 : pas de timey-wimey à gogo. Moffat aurait-il décidé de calmer le jeu suite aux reproches qui lui avaient été faits lors des saisons précédentes ?

Bref, dans cet épisode, on ne se perd pas dans le temps, on est au contraire très guidé : les mois de l'année qui s'écoule sont toujours indiqués. Ce que j'ai vraiment apprécié, c'est le coté "éphéméride" : les transitions d'un moment à un autre de l'année se font très souvent comme si on feuilletait les pages d'un éphéméride très rapidement, un peu à la manière d'un folioscope (d'un flipbook). Sur ces "pages feuilletées", quelques images apparaissent rapidement, montrant très brièvement des visages, des évènements, insistant sur le fait que les Ponds ont une vie, font des choses en dehors du Tardis. De même, l'introduction à l'épisode, le comparatif des deux vies des Ponds, est plutôt bien construit : un enchainement très rapide d'images très différentes les unes des autres, retraçant deux saisons et demi d'épisodes avec le onzième Docteur et les Ponds, pour ensuite montrer leur vie sans le Docteur, très calme, posée, limite ennuyeuse...

Autre point de la réalisation, en rapport avec ceci, mais qui a lieu principalement au début de l'épisode : les passages de type "bullet time", par exemple lorsque Bryan réveille Amy et Rory pour leur montrer la présence des cubes dans la rue. Ce type de plan se trouve généralement dans des films d'action, avec des rythmes rapides, et ici, on nous le propose dans le cadre d'une "invasion lente"... J'ai trouvé ce décalage relativement intéressant ! Il ne se passe pas grand chose, mais on s'arrange pour que ça aille vite tout de même !

Un an dans la vie des Ponds :
Enfin, on leur accorde du temps ! On savait que Rory était infirmier, mais on n'a pas eu souvent l'occasion de le voir montrer ses talents. Amy est journaliste ? Soit c'est une nouvelle information, soit j'ai raté un passage d'un épisode... Je me rappelais d'elle en tant que modèle, posant pour des publicités de cosmétiques et parfums "For the girl who's tired of waiting".

On nous propose enfin d'entrer dans leur vie, leur quotidien, même s'il s'agit d'un quotidien bouleversé par la présence du docteur : leurs amis se plaignent de peu les voir, leur font des propositions qu'ils acceptent, sans vraiment savoir s'ils pourraient être présent. On nous montre Amy et Rory qui découvrent seulement leur vie "routinière" (alors qu'ils ont eu quelques longues périodes sans le docteur, si l'on en croit les derniers épisodes : une pause de deux ans, puis de dix mois je crois ? Les chiffres sont à vérifier !).

Cela peut paraitre secondaire au premier abord, mais je trouve que la présence de Bryan est très importante dans cet épisode. Déjà, il permet de mettre en évidence, une fois de plus, l'influence du docteur sur les personnes qu'il rencontre. Bryan prend la tâche qui lui est confiée de surveillance des cubes très à coeur. On en profite pour découvrir une des facettes de sa personnalité : si dans Dinosaurs, il s'imposait sur Rory en lui expliquant qu'il savait très bien ce qu'il faisait en changeant l'ampoule, il nous montre ici qu'il connait également sa place, puisqu'il obéit aux directives de son propre fils, et encore plus inconditionnellement à celles du Docteur.

Bryan permet également de mettre en exergue que toute personne rencontrant le Docteur tombe vite sous le charme, et en vient rapidement à croire à l'impossible : la liste d'idées qu'il propose au docteur quant à la raison d'être des cubes montre bien qu'il en est vite venu à accepter que les humains ignorent beaucoup de choses de l'univers dans lequel ils vivent. Précédemment, il trouvait absurde de voyager dans l'espace, ici il croit fermement en tout ce qu'on lui a raconté.

Plus important à mon sens est son rôle dans la scène finale : en expliquant au Docteur que c'est de lui qu'Amy et Rory ne peuvent se détacher, il apporte un regard extérieur à ce que sont devenus les Ponds depuis qu'il est entré dans leur vie. Nous savions qu'ils cherchaient à s'éloigner de lui, sans vraiment pouvoir s'en détacher, Bryan nous confirme ce point, en allant plus loin : ils auront beau faire des efforts, ils ont vécu trop de choses pour être des terriens ordinaires. Ils ne seront certainement pas capables de faire comme Martha, et accepter de rester sur Terre.

Et comme dans la vie des Ponds, il y a le docteur, j'ai adoré le passage où on le voit s'occuper, perdant patience à force d'observer les cubes. Le voir jongler, nettoyer, repeindre la palissade, jongler à nouveau (5 millions ! joli score !) en accéléré (toujours cette réalisation très particulière)... pour au final apprendre que cela ne lui a pris qu'une heure, c'était assez fabuleux !

Le Docteur qui chuchotait à l'oreille des Ponds :
Cet épisode permet également de faire le point sur ce que ressent le Docteur pour ses compagnons. On avait souvent l'impression qu'il se souciait peu d'eux, qu'il n'avait que peu conscience de sa place dans leur vie, mais enfin, on a droit à quelques jolies scènes dans lesquelles il se livre. Il sait qu'il devra être séparé d'eux à un moment ou un autre, et pense que la décision viendra de ses amis. Et finalement, de ce que j'en ai ressenti, le problème n'est pas qu'il vient les voir peu souvent parce qu'il les délaisse, mais plutôt qu'il tente de les laisser mener leur vie, mais finalement, n'arrive pas lui même à les abandonner totalement : il les a lui aussi adoptés (et il suggère que ce n'est pas qu'Amélia, mais également Rory), et Amy est une des personnes qui comptent le plus à ses yeux. On le ressent également lorsque Bryan demande au Docteur ce qu'il est advenu de ses anciens compagnons, et que celui-ci explique, très affecté, que certains sont décédés (et le fait de rencontrer la fille du Brigadier Lethbridge Steward ne doit pas l'aider à oublier ce point, même s'il est mort de sa belle mort). Il semble craindre qu'il ne puisse arriver la même chose à Amy, et peut-être aussi est-ce pour ne pas prendre de risque qu'il emmène de moins en moins le couple avec lui.

J'ai trouvé très touchantes les différentes scènes ou le Docteur et les Ponds parlent de leur lien, de leur vie, et je m'émerveille toujours autant devant le jeu de Matt Smith, qui reste très crédible quelques soient les émotions qu'il doit afficher.

Puissance 3 :
Idée originale que ces petits cubes... on nous avait habitué à des invasions éclair, résolues très vite, la plus lente jusqu'ici, dans la série 2005, ayant certainement été l'attaque des Cybermen, que les terriens prenaient pour des fantômes.
Ce que j'ai aimé, c'est que ces cubes ont parfois été personnifiés : on les voit dans la vie des gens, comme s'ils vivaient eux-même, et avait des emplois de presse-papier, trou de golf, supports pour post-its, menus de restaurants... Ils viennent de nulle part, et deviennent partie intégrante de la vie des humains. Avec les références aux iPads, à la Wii, à Twitter et Flickr, à Youtube, on peut supposer que Chibnall n'est pas vraiment fan des nouvelles technologies et des réseaux sociaux ! Mais quelque part, cela semble dénoncer aussi le comportement humain dans la société de consommation : toute nouveauté devient nécessaire, tout le monde doit avoir son cube... et si ce n'est pas utile, tant pis, on lui trouve tout de même un emploi : "il y a une application pour à peu près tout... uniquement sur iCube".

La référence que fait Amy sur le fait que "cube" signifie "puissance 3" peut laisser supposer qu'elle a l'impression (ça fait beaucoup d'incertitudes !) qu'elle continuera toujours, avec Rory, de voyager avec le Docteur. Et ceci colle bien avec les paroles du Docteur, qui considère que les humains sont des êtres d'espoir... Seulement, les spectateurs que nous sommes savent bien qu'un jour le trio n'existera plus (ne serait-ce que pour des raisons de contrats des acteurs !). Finalement, c'est tout sauf de l'espoir qui ressort de cette phrase.

Rencontre du 7e type :
A mon premier visionnage, j'ai trouvé la rencontre avec Shakira le Shakri très pauvre, peu développée. Comme lors des derniers épisodes, j'ai trouvé la fin trop courte, bâclée : le Docteur rencontre un ennemi inconnu, une créature qui passait pour une légende chez les Timelords eux-mêmes, qui pourtant connaissent pas mal l'univers, sa banlieue et ses souterrains, et finalement, ce n'est qu'un hologramme, venu détruire l'humanité pour l'empêcher de se propager pour une raison obscure. Ce Shakri veut appliquer le Tally, dont on nous dit brièvement qu'il est le Jugement dernier, sans nous expliquer le pourquoi du comment. De plus, j'avais trouvé ce personnage trop théâtral, surtout pour un hologramme.

Au deuxième visionnage de l'épisode, je l'ai trouvée nettement plus intéressante. Des êtres qui ont à la fois toujours et jamais existé, et font peur aux Timelords eux-même ne peuvent pas être utilisés seulement 3 minutes dans un épisode, ils reviendront forcément plus tard. De plus, pourquoi éradiquer l'humanité ? Pour contrer quelle contagion ? Dans les différents épisodes que l'on a pu voir, sur d'autres planètes, dans des époques lointaines, les humains ne semblaient pas une menace, même s'ils se trouvaient un peu partout. Je me suis dit que, puisqu'il reste de nombreuses questions en suspens depuis les dernières saisons, il s'agit peut-être d'éliminer la race humaine pour ne pas qu'elle permette aux Silence de quitter la planète (avec leurs gros doigts boudinés, si les humains disparaissent, ils n'arriveront peut-être pas à créer des engins pour aller ailleurs dans l'espace !).

J'imagine donc qu'il ne faut pas voir ce passage comme une simple conclusion à l'épisode, mais comme une introduction à une suite, plus loin dans la saison.

Je n'ai par contre pas bien saisi le rôle de l’androïde de surveillance... Elle doit seulement veiller au bon déroulement des activités à proximité du passage vers l'autre dimension ? Et puis, sérieusement, la première fois qu'on la voit, c'est au mois de décembre, puis quand le Docteur la remarque, c'est en juillet... elle serait donc restée 7-8 mois assise dans la salle d'attente sans que personne ne vienne la voir ? En cas d'urgence, je n'irai jamais dans l’hôpital de Rory !

Fish fingers and... :
Sans lien avec l'histoire de l'épisode, j'ai apprécié les différentes références proposées, et je suis certain de ne pas les avoir toutes trouvées :
  • Les Ponds et le Docteur qui mangent du "Fish fingers and custard" devant la télévision;
  • L'émission de télévision montrant Alan Sugar (homme d'affaire britannique qui joue son propre rôle) qui critique les ventes d'un certain Craig... Rappelons que Craig Owens était, lorsqu'on l'a découvert, vendeur en télémarketing, et a certainement évolué et changé de poste depuis le temps. Ceci pourrait donc signifier un éventuel retour du colocataire ?
  • L'utilisation de personnages réels, comme Alan Sugar, cité précédemment, ou Brian Cox, physicien et présentateur d'émissions scientifiques sur la BBC, qui vient ici, sur sa chaine, nous expliquer qu'il reste sans réponse quant à la nature des cubes. J'imagine que ça doit favoriser l'immersion du public britannique dans l'épisode (un peu comme si on avait Jamy dans une série en France, ou les frères Bogdanov... Euh... non, pas les frères Bogdanov !)
  • La chambre d'Henri VIII, avec qui Amy se marie par accident : était-ce pour récupérer le chargeur de téléphone de Rory qu'ils sont venus à cette époque (en référence au début de Town called Mercy) ?
  • Les éléments récurrents du moment : la référence aux oeufs lorsque Bryan cherche ce que peuvent être les cubes, les ampoules qui chahutent (enfin, ici qui s'éteignent totalement sous la Tour de Londres, peu avant que les cubes ne déclenchent leur compte à rebours), et on ne l'entend pas, mais on voit Noël par le biais des décorations.
  • Dernières références notées, mais je rêve peut-être :

    Un clown très sombre, à droite, et juste à sa gauche, un dinosaure : ne seraient-ce pas des références à d'autres épisodes de Chibnall : Dinosaurs et God Complex ? (désolé pour la grosse rature, j'ai honteusement confondu mes références ! Mais ce clown me fait quand même penser à celui de God Complex ! Na !)


Bon, du coup :
...est-ce que j'ai aimé ou non ? Et bien finalement, oui. Et plus la deuxième fois que je l'ai vu. Il ne fera pas partie des épisodes que je regarderai 20 fois, mais il me plait beaucoup tout de même. Pour une fois, on a une aventure moins spectaculaire, le Docteur, même s'il sort beaucoup son tournevis (enfin, c'est surtout condensé à un moment de l'épisode), se la joue un peu moins grand héros défenseur de l'univers, est moins extrème dans ses méthodes (il ne cherche pas à tuer qui que ce soit... même si les deux infirmiers à bouche cubique qui ont mystérieusement disparu sont peut-être morts dans l'explosion). On a un retour sur Terre, un mystère à l'échelle planétaire peu spectaculaire, une résolution en finesse, bien qu'un peu trop simple et rapide (un coup de tournevis sur la console de commandes du vaisseau, et le tour est joué !), mais j'ai eu l'impression de revenir à d'anciennes saisons de Doctor Who. Cette invasion, le coté comique, m'ont un peu fait penser à Partners in crime.

Bref, bon épisode dans l'ensemble, qui change assez radicalement des trois derniers !
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 15:18    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

@ Jalias: Ahhh, nous revoilà à nouveau en majorité d'accord (sauf sur la musique^^), je suis rassurée. J'ai trouvé très intéressante ton analyse comme quoi l'épisode servirait à introduire Chibnall comme showrunner: elle me semble bien crédible mais j'avoue que ça ne m'emplirait pas de joie (sauf si les progrès du monsieur se poursuivent^^). Bien vu aussi pour le fait que les Pond soient plus un travail collectif des scénaristes qu'un joujou individuel. Concernant les autres kidnappés du vaisseau, je me suis moi aussi demandé s'ils étaient morts du coup mais je pense que les Ponds les ont sauvés hors écran en les ranimant après avoir mis Brian en lieu sûr. Cela dit, une petite phrase à ce sujet n'aurait pas été de trop.


@ Mornie Très chouette review joliment structurée. J'avoue que je suis assez incapable d'analyser les manières de filmer (ma culture s'arrête à gros plan et travelling^^), ton analyse m'a donc bien intéressée. J'ai rigolé car moi aussi, en cherchant un équivalent français à Brian Cox, j'ai pensé aux Bogdnaov avant de me dire..."nan!!!" Laughing Petite erreur néanmoins, God Complex n'est pas un épisode de Chibnall mais de celui qui a fait A Town Call Mercy : Toby Whithouse.
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Mornie
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 15:36    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Tyr a écrit:
@ Mornie Très chouette review joliment structurée. J'avoue que je suis assez incapable d'analyser les manières de filmer (ma culture s'arrête à gros plan et travelling^^), ton analyse m'a donc bien intéressée. J'ai rigolé car moi aussi, en cherchant un équivalent français à Brian Cox, j'ai pensé aux Bogdnaov avant de me dire..."nan!!!" Petite erreur néanmoins, God Complex n'est pas un épisode de Chibnall mais de celui qui a fait A Town Call Mercy : Toby Whithouse.

Merci ^^ Venant de quelqu'un qui écrit de tels pavés, le compliment me touche Smile Ceci dit, si j'ai analysé la réalisation de l'épisode, c'est surtout parce qu'elle m'a marqué. Je n'y fais pas forcément attention en temps normal, mais ici, c'était très particulier.

Et oui, en effet, je me suis planté sur la référence à God Complex Smile Je vais ajouter un truc dans mon commentaire pour assumer cette erreur Smile

Tyr a écrit:
Allez, on va dire, qu’ils ont été submergés par la panique… et que le fait que malgré tout des millions de personnes soient restés à coté des cubes à ce moment là était… heu… un moment d’absence. En parlant de compte à rebours, c’est d’ailleurs assez crétin de prévenir ainsi ses futures victimes mais bon, on n’en sait pas assez sur les Shakris : si ça se trouve ce sont de vilain sadiques qui aiment jouer avec leurs proies.

Sur ce point, je pense au contraire que le compte à rebours peut avoir son importance dans le plan, même s'il n'est pas expliqué.

Les humains ont ramassé des cubes un peu partout, très intrigués par ces choses venues d'on ne sait où. Les humains sont curieux. Ils vivent avec, continuent de se demander de quoi il peut bien s'agir. Et que fait une personne curieuse lorsqu'elle voit un compte à rebours sur quelque chose qui ne semble pas être une bombe ? Et bien, elle fait comme le docteur : elle se penche pour observer ce qui va se passer. Résultat, les humains s'approchent des cubes, et sont à portée de leurs effets : attaque du coeur le plus proche de la boite.

j'avais failli écrire dans ma revue, au sujet du passage dans la chambre d'Henri VIII, qu'il s'agissait peut-être du moment où Rory avait perdu son chargeur de téléphone, avant de corriger en écrivant que ce voyage servait sans doute à aller le récupérer... Et je m'étais donc dit que ça signifierait que les épisodes sont dans le désordre... J'aurais peut-être dû pousser un peu la réflexion ^^
D'autant qu'au sujet des années qui passent, il me semble qu'Amy dit simplement qu'elle a l'impression que 10 ans se sont passés, et non pas que ces années se sont réellement écoulée. Peut-être qu'effectivement, tout est à l'envers dans ce début de saison. Ce qui rejoindrait mon commentaire sur l'absence de timey-wimey façon Moffat qui parait suspecte Smile

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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 16:10    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Mornie a écrit:

Sur ce point, je pense au contraire que le compte à rebours peut avoir son importance dans le plan, même s'il n'est pas expliqué.

Les humains ont ramassé des cubes un peu partout, très intrigués par ces choses venues d'on ne sait où. Les humains sont curieux. Ils vivent avec, continuent de se demander de quoi il peut bien s'agir. Et que fait une personne curieuse lorsqu'elle voit un compte à rebours sur quelque chose qui ne semble pas être une bombe ? Et bien, elle fait comme le docteur : elle se penche pour observer ce qui va se passer.


Sauf que là les cubes viennent d'attaquer tout le monde quelques minutes plus tôt, ce qui en fait une menace au moins aussi précise qu'une bombe je trouve. Du coup je persiste à trouver cette réaction totalement suicidaire mais j'avoue être quelqu'un de relativement prudent qui n'éprouve aucun besoin de presser le gros bouton rouge marqué DO NOT PRESS juste pour voir ce qui va se passer. Je ferais un très mauvais personnage de sci-fi.^^
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 16:33    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Exact oui, j'avais replacé les éléments dans le désordre : ils utilisent leurs "pouvoirs" (cracher des flammes, jouer la Danse des canards...) et seulement ensuite, le compte à rebours se déclenche.

Ce qui fait que... et bien ce compte à rebours est tout à fait inutile !

Et puis, si on va par là, une espèce qui souhaite exterminer les humains les connait forcément, et doit bien s'imaginer que pour les tuer, il vaut mieux s'en prendre physiquement à eux, en touchant des organes vitaux, plutôt qu'en leur faisant écouter de la musique, aussi horrible soit-elle... A moins que le but n'ait été de pousser d'abord l'humanité au suicide ? ^^
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 16:52    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Citation:
Et puis, si on va par là, une espèce qui souhaite exterminer les humains les connait forcément, et doit bien s'imaginer que pour les tuer, il vaut mieux s'en prendre physiquement à eux, en touchant des organes vitaux, plutôt qu'en leur faisant écouter de la musique, aussi horrible soit-elle... A moins que le but n'ait été de pousser d'abord l'humanité au suicide ? ^^


Sauf qu'à mon avis, les Shakris ne connaissaient pas tellement les humains. C'est pour ça qu'ils les ont scannés et essayé toutes sortes d'attaques dans le but de savoir ce qui aurait le plus de chances de marcher sur le plus de monde en même temps. Je suis sûr qu'un des cubes a envoyé une décharge électrique à quelqu'un quelque part, et que le résultat a été transmis au "cerveau" central qui, après avoir interprété toutes les informations reçues, en a tiré la conclusion que la curiosité naturelle de l'espèce humaine combinée à un choc électrique auraient l'effet désiré: tuer un maximum d'humains en un minimum de temps.
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MessagePosté le: Dim 23 Sep 2012 - 17:09    Sujet du message: [7x04] The Power of Three Répondre en citant

Citation:
Et si les Pond ne vivaient pas les aventures de cette saison dans le même ordre que nous mais « à l’envers » ?


Possible mais alors comment expliqué que dans Aslyum Amy et Rory se sont séparés ? Et qu'il parle de la stérilité d'Amy ? Ce serait illogique qu'ils vivent dans un monde tout beau tout rose pendant les épisodes 4, 3 et 2, et qu'ils se disent "ah tiens Amy est stérile notre couple ne marchera pas", bam séparation.

D'après moi, du point de vu du Doc, les évènements se déroulent comme ceci :
Episode 4 > Episode 5 > Episode 1 > Episode 2 > Episode 3
Je ne vois pas d'autres explications qui pourraient justifier que le Dark doctor est présent dans le 1, 2, 3 et pas dans le 4.

L'idée de "faux-fils rouges" me déplait beaucoup et je serais déçu de voir que il y a pleins de détails qui au final n'ont pas d'explications si ce n'est "ah bah c'est des pièges". En gros si entre les Oeufs, Noel, les ampoules, le Dark doctor, Doctor Who?, Oswin & co, ya la moitié qui sont des pièges, ça va mal aller.

Sinon après revisionnage aujourd'hui, je dois dire que mon impression n'a pas changé, pire, ça m'a dégouté encore plus que même en le revoyant je trouvais l'idée des cubes géniales... Tout ça à cause de la fin. Enfin bref je change pas ma note un bon 7/10 ce qui reste pas mal.

Citation:
Un clown très sombre, à droite, et juste à sa gauche, un dinosaure : ne seraient-ce pas des références à d'autres épisodes de Chibnall : Dinosaurs et God Complex ?


God Complex a été écrit par Withouse Wink

Bref, au niveau du Show Run, Chibnall pourrait assure, l'exact inverse de Moffat en gros. Mais bon RTD faisait les 2 en même temps alors Mr. Green

Il me semble évident que Chibnall reprendra le flambeau, tout simplement par défaut. Ils ne sont que 3 à avoir participé depuis le début de la série : Chibnall, Gratiss et Withouse.
En prenant en compte la "qualité" des épisodes de Gratiss, on n'en a plus que 2.Chibnall a fait bien plus d'épisodes que Withouse, et a déjà ses propres marques (Siluriens...)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:28    Sujet du message: [7x04] The Power of Three

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