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CONCOURS - Gagnante annoncée !

 
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Nanou
Time Lord

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Joined: 28 Feb 2008
Posts: 3,323
Localisation: Lyon
Féminin Bélier (21mar-19avr) 鼠 Rat

PostPosted: Sat 24 Nov 2012 - 21:25    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote



VOTEZ POUR VOS PARTICIPATIONS PREFEREES


Maintenant que les participations sont closes, nous entamons la phases des votes !

Tout le monde peut le faire, membre du forum ou non, il suffit de bien lire les indications qui suivent, c'est très important pour que vos votes soient comptabilisés !

- Les participations sont publiées anonymement sur le forum, avec le numéro qui leur ont été attribué, il est strictement interdit de révélé l'identité des auteurs, nous voulons ce concours le plus impartial possible Mr. Green

- Les votes se font uniquement par mail à l'adresse : concours(at)doctor-who.fr avec comme sujet « Concours BoT et La Geekerie : VOTE ».
Des votes qui seraient posté sur ce topic ne seront pas pris en compte, et ce de manière à ne pas influencer les votes en favorisant une participations plutôt qu'une autre...


COMMENT VOTER ?

Il est demandé aux membres et lecteurs de voter pour leurs 3 participations préférées, suivant ce système :

- 1e place : 3 points
- 2e place : 2 points
- 3e place : 1 point

La participation qui aura le plus de points gagnera.

En cas d’égalité, un tirage au sort sera effectué par une main innocente en présence d'une des administratrices du forum Wink


SUR QUEL CRITERE VOTER ?

comme vous pourrez le voir, il y a des fanfictions et des fanarts, deux supports totalement différents on en est bien conscient. on vous demande juste de voter pour les 3 créations qui ont retenu votre attention, quelque soit la raison, on ne demande pas de justification Wink

-------------------------------------------


PARTICIPATIONS 


Jack s'approcha du comptoir avec difficulté, se frayant un chemin parmi les aliens de toute sorte, la plupart en état d'ébriété avancée. Rien de surprenant : ce bar était réputé dans une bonne partie de l'espace-temps pour la qualité de ses cocktails divers parfaitement adaptés à plus de 63 000 espèces, ce que rappelait fièrement la pancarte surplombant l'immense étalage de bouteilles, bocaux et récipients divers qui recouvrait tout le mur derrière le comptoir.

Il parvient enfin à attirer l'attention d'un des nombreux barmen, commanda son Vortex (1/3 d'hypervodka glacée, 1/3 de jus de mangrousier directement importé de Centauri 3, 1/3 de suc de Coropotex, le tout saupoudré de cannelle) puis se mit en quête d'une place libre. Aucune table n'était vide mais cela ne génait aucunement Jack, qui comptait bien profiter de sa soirée pour faire de nouvelles rencontres. Soudain, son regard se posa sur une silhouette familière. Non, pas familière en fait, il était sûr de n'avoir jamais vu cet homme de sa vie : il se serait souvenu d'un menton aussi proéminent et peu de personnes de sa connaissance oseraient porter du tweed et un noeud papillon. Pourtant, il était certain de le connaitre : quelque chose dans la posture peut-être, à moins que cette impression ne soit due au fait qu'ils étaient les deux seuls humanoïdes présents dans l'établissement.

Jack s'approcha de la banquette où l'inconnu était assis, ou plutôt affalé, et demanda poliment s'il pouvait se joindre à lui. L'homme, visiblement loin d'être sobre, leva les yeux vers lui (de fort jolis yeux, nota Jack avec intérêt) et le regarda d'un air vague pendant quelques secondes, cherchant visiblement à traduire sa question. Soudain son visage s'éclaira et il adressa à Jack un grand sourire qui sembla le rajeunir de 10 ans.

- Jack, vieux frère! Quel plaisir de vous revoir! Que faites-vous dans cet éblatiss... étlibeliss... ablatiss... heu, ce bar? J'aurais dû vous sentir arriver de loin mais je pensais que cette soudaine nausée était due au 21ème cocktail. Non pas que je sois saoul hein! Il en faut plus que ça pour affecter une espèce aussi élovu...évulo... supérieure que la mienne!

Jack, ébahi et un peu vexé par ce que l'étranger sous-entendait sur son odeur, dévisagea l'inconnu. Soudain, il eut une révélation et une vague de joie le submergea.

-Docteur?

-Evidemment! Je n'ai pas tellement changé que ça enfin! Ou peut-être que si, ma mémoire semble un peu brouillée ce soir... Sans doute les biscuits servis avec le 18ème cocktail : je savais bien qu'ils n'étaient pas frais!

-Docteur? Mais... que faites-vous ici? Non pas que je ne sois pas content de vous revoir hein, bien au contraire, mais vous ne m'avez jamais donné l'impression d'aimer les bars...ou l'alcool d'ailleurs! Tout va bien?

-Pra... Parfaitement bien! Merveilleusement bien! Après tout, ce n'est pas parce que je suis au chômage que je vais me mettre à déprimer! Je sais m'amuser, moi! J'ai une vie en dehors du boulot moi! D'ailleurs, j'ai soif : où est ce barman?

Désormais réellement inquiêt, Jack s'installa sur la banquette aux cotés du Docteur et le dévisagea avec attention. Il n'avait pas bonne mine : les yeux cernés, les joues creuses, le teint pâle... Sa connaissance de la physiologie des Seigneurs du Temps avait beau être très lacunaire, il lui semblait clair que quelque chose n'allait vraiment pas chez son ami.

-Docteur? Que se passe-t-il? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de chômage? Vous n'avez jamais eu de métier, vous êtes bien plus important que ça. Vous aidez les gens, les peuples, vous sauvez les galaxies!
Le Docteur eut un sourire sans joie et détourna le regard.
-Ahhh! Mais ça c'était avant! Maintenant, je suis redon... ronde.. redondant! Inutile! Un singe, que dis-je, même un simple humain pourrait me remplacer! N'importe quelle créature avec des pouces opposables en fait!

-Docteur, je ne comprends pas un mot de ce que vous racontez. Expliquez-moi ce qui vous tracasse je suis sûr que vous vous sentirez mieux. Et qui sait, peut être que le simple humain que je suis pourra trouver une solution.

Quelque chose dans le ton à la fois inquiet et offensé de Jack traversa le brouillard alcoolisé qui entourait les pensées du Docteur. Il se concentra et accéléra légèrement son métabolisme afin d'évacuer une partie des toxines. Soudain un peu plus sobre , il leva les yeux vers Jack et commença son récit.

-Tout a commencé alors que j'allais rendre visite aux Pond. Un couple charmant, vous les aimeriez beaucoup. On a sauvé le monde plusieurs fois ensemble, vous savez! Enfin bref, j'étais dans leur salon et Rory... C'est le mari d'Amy, qui est la femme de Rory, et c'est aussi un centurion en plastique... Rory, pas Amy... Enfin, je m'égare! Donc, Rory voulait me faire écouter une chanson parce qu'il lui semblait avoir reconnu ma voix parmi les choristes. Tout à fait possible, j'aime pousser la chansonnette. Il a donc éteint la TV et a allumé sa chaîne Hifi... AVEC LA MEME TELECOMMANDE! Je ne me souvenais pas que les humains du début du 21ème siècle étaient si ingénieux! Vous le saviez vous?

-Heu... Docteur. J'ai vécu sur Terre du 19ème au 22ème siècle. Vous devriez le savoir, vous en êtes directement responsable.

Jack regretta immédiatement ses paroles en voyant le regard blessé et honteux du Docteur. Un silence gêné s'installa, puis le Docteur reprit son récit.

-J'ai donc examiné l'objet qu'il avait utilisé. Ils appellent ça une télécommande universelle. Bien sûr, elle n'a rien d'universel : les humains, vous adorez donner des noms ronflants à vos inventions! Mais elle m'a donné une idée. J'ai repensé à mon tournevis sonique, qui après tout fonctionne un peu sur le même principe mais hélas est totalement inefficace sur le bois. Ce qui m'a posé de gros problèmes ces derniers temps... mais je diverge encore!

Mon regard s'est alors posé sur l'horloge du salon et je me suis souvenu à ce moment que j'avais un rendez-vous urgent, prévu depuis des siècles et que je ne voulais absolument pas manquer. Une immense galaxie dépeuplée depuis des millions d'années allait imploser et, suite à un enchaînement de raisons liées à la spécificité de cette galaxie et qu'un esprit humain ne peut pas comprendre, libérer une énergie telle qu'elle courberait l'espace temps sur lui même, créant pendant quelques minutes un spectacle époustouflant. J'ai donc dit au revoir aux Pond, pris le TARDIS et filé vers le meilleur emplacement pour admirer le spectacle.

Arrivé là bas, je me suis alors aperçu que j'avais encore la télécommande à la main... et j'ai soudain réalisé que je pouvais améliorer cette télécommande pour la rendre REELLEMENT universelle! J'avais tout ce qu'il fallait pour cela : l'objet de base, mon tournevis sonique, un cerveau génial... et une immense quantité d'énergie spatio-temporelle pour moi tout seul! Je vous épargne les détails techniques mais je me suis aussitôt mis au travail et... j'ai réussi! Je suis désormais le créateur de la seule et unique télécommnde véritablement universelle.

-J'ai du mal à saisir, Docteur. Qu'est-ce que votre télécommande a de si impressionnant et, surtout, pourquoi vous met-t-elle dans cet état? Vous pouvez faire fonctionner un téléporteur raxacorricofallapatorien avec une télécommande de salon? Et alors? Le tournevis sonique en était capable aussi!

-Vous ne comprenez pas, Jack! Ma création est bien évidemment géniale puisque c'est la mienne, mais elle est surtout alimentée par l'énergie quasi-infinie d'un évènement spatio-temporel unique. Elle peut tout faire! TOUT! Le deus ex machina ultime, qui ferait grincer les dents de tous les fans si nous étions dans une oeuvre de fiction!

La tirade du Docteur fut interrompue par une vibration soudaine. Le Docteur soupira et retira de sa veste ce qui ressemblait grosso modo à une simple télécommande enveloppée dans un étui protecteur transparent. Il la poussa vers Jack, lui montrant du doigt le petit écran au dessus de l'objet sur lequel défilait un texte en majuscule. Jack se pencha pour lire et se redressa soudain!

-Docteur, ce message vient du prince de Surena Major. Les cybermen ont envahi sa planète, il vous supplie de l'aider!

Le Docteur soupira à nouveau, prit la télécommande, pianota négligemment sur quelques touches, jeta un oeil sur l'écran puis pointa l'objet vers sa gauche et appuya sur le plus gros bouton. Il reposa alors la télécommande sur la table et parut s'absorber dans la contemplation du verre vide posé devant lui. Après quelques minutes d'un silence pesant durant lequel Jack tenta frénétiquement de rechercher les meilleurs arguments pour sortir le Docteur de son apathie, la télécommande vibra à nouveau. Jack se jeta dessus et lut le nouveau message. Après quelques minutes passées à fixer celui-ci d'un air incrédule, il reposa l'objet sur la table et se tourna vers le Docteur.

-Le prince vous remercie. Il dit qu'il ne sait pas comment vous avez fait mais qu'il réalise que vous êtes le seul à avoir pu faire en sorte que toutes les armes des cybermen s'enrayent en même temps et que ces derniers se retrouvent tous paralysés. Vous avez vraiment réussi cela d'un simple clic?

-Trois clics, pour être précis. Un pour chercher sur Google Space la direction de Surena Major, un pour choisir l'action à accomplir et un pour valider. Vous comprenez maintenant? Le tournevis sonique me donnait parfois un avantage certain mais ça restait exactement cela, un avantage! Pas un cheat code! Pas une baguette magique résolvant miraculeusement et instantanément tous les problèmes de l'univers! Hier encore, j'ai stoppé une invasion dalek en 15 secondes! Et j'étais à 75 annés lumières de la planète concernée! Finies les courses effrennées pour échapper à mes ennemis, la main dans celle de ma compagne du moment. Finis les challenges dans lesquels même mon brillant intellect était mis à l'épreuve. Finies les aventures, je ne suis plus qu'un vieillard juste bon à ... à... à zapper!

-Mais Docteur, cette invention est formidable! Vous rendez-vous compte de tout ce que vous pouvez accomplir? Avec cette télécommande et votre TARDIS, vous pouvez potentiellement stopper toutes les guerres, toutes les tragédies! Et si vous êtes lassé de détenir ce pouvoir, rien ne vous empêche de confier cet objet à quelqu'un de confiance et de reprendre vos voyages. Toutes les aventures ne nécessitent pas d'être des catastrophes à l'échelle planétaire pour être attractives, vous savez!

Le Docteur sourit tristement et secoua la tête.

-Confier la télécommande? Impossible! Elle ne fonctionne que pour moi, je ne suis pas inconscient au point de créer un objet ultra puissant que n'importe qui pourrait voler et utiliser à des fins maléfiques. Et oui, je pourrais néanmoins poursuivre mes explorations, c'est ce que j'ai tenté ces dernières semaines. Mais je n'ose pas me séparer de la télécommande au cas où une catastrophe se produirait et je ne peux plus savourer une quelconque aventure alors que je reçois des messages d'alerte toutes les 10 minutes et que je sais de toute manière qu'un simple clic peut me sortir de toutes les situations. C'est gentil d'essayer, Jack, mais il n'y a rien à faire. Et puis je ne devrais pas me plaindre : je sauve des gens, c'est ce que j'ai toujours voulu après tout. C'est juste que... je n'ai jamais voulu être Dieu.

Jack plongea son regard dans celui du Docteur et n'aima pas ce qu'il y lut! Une résignation totale, sans la moindre lueur d'espoir. Il avait supporté son ami dans des moments dificiles et avait fait ce qu'il avait pu pour le consoler lorsque cet univers qu'il aimait tant semblait parfois s'acharner contre lui ; mais jamais Jack n'avait vu le Docteur, cet être incroyable que rien ne semblait pouvoir arrêter, abandonner tout espoir. Etait-ce si étonnant cela dit? N'importe quel compagnon du Docteur réalisait relativement vite que le Seigneur du Temps était un drogué de l'adrénaline incapable de tenir en place et qui ne semblait complètement heureux et détendu qu'en cas de danger mortel. Une idée commença à germer dans l'esprit de Jack. Oserait-il...

-Docteur? Je sais bien que je n'ai pas les capacités nécessaires pour comprendre comment fonctionne cette télécommande mais... elle semble être en plastique, tout comme n'importe quelle télécommande du début du 21ème siècle?

-Hmmm? Oh, oui, je n'ai pas éprouvé le besoin de changer la structure externe de l'objet. Le plus dur a été de parvenir à capter l'énergie de la galaxie dans un contenant de la taille d'une pile tout en l'isolant afin d'éviter toute fuite de radiation Artron vers les circuits imprimés, mais en renversant la polarité...

-Oui oui, Docteur. Mais cette fameuse "pile", est-elle destructible?

-Oui, très facilement. Le seul matériau adéquat pour contenir une source énergétique aussi intense est le cristal Syruzien, qui n'est pas connu pour sa solidité. C'est pour cela que j'ai ajouté un étui à la télécommande, d'ailleurs.

-Et... que se passerait-il si la pile était endommagée? Risquerait-on une immense explosion?

-Bien sûr que non voyons, j'ai pris mes précautions. La pile ne peut déverser son énergie que par le biais des circuits de la télécommande et uniquement si l'ensemble est en parfait état. Si elle ou le reste de la machine est abîmée, le tout cessera simplement de fonctionner. Mais ne vous en faites pas, l'étui est assez résistant pour absorber tous les chocs et parer à cette éventualité

Jack pesa rapidement le pour et le contre. Cette invention était formidable, exceptionnelle, la réponse à presque tous les maux de l'univers. Le vieux soldat désabusé qu'il était ne pouvait que se réjouir à l'idée d'un monde où toute guerre pourrait être stoppée avant même de commencer. Mais le Docteur était... le Docteur! Celui qui avait tout perdu, encore et encore, mais persistait néanmoins à tout donner pour sauver des personnes qui n'avaient pour la plupart jamais entendu parler de lui et ne le remercieraient jamais. Celui qui était prêt à donner une chance aux pires criminels de l'univers mais semblait incapable de s'accorder la moindre indulgence. Son ami. En y réfléchissant, le choix était en fait très simple...

Jack bondit vers la télécommande, la tira de son étui d'un geste brusque et la jeta à terre. Il dégaina son arme et tira sur l'objet à plusieurs reprises, le réduisant en un petit tas de cendres fumantes. Les clients autour de lui commencèrent à s'affoler mais il rengaina rapidement son arme et entreprit de s'excuser platement auprès d'eux. Ces derniers finirent par se calmer et Jack se rassit sur la banquette. Le tout n'avait duré que quelques secondes.

Le Docteur, bouche bée, foudroya Jack du regard. Retrouvant ses esprits, il se leva brusquement et commença à abreuver Jack d'insultes diverses et, pour certaines, anatomiquement peu probables. Ce dernier ne l'avait jamais vu aussi furieux mais ne put s'empêcher de sourire : derrière la rage évidente du Seigneur du Temps, l'oeil exercé de Jack ne pouvait manquer de remarquer que l'immense poids qui accablait son ami quelques minutes auparavant avait totalement disparu. Le Docteur était de retour.




Petite histoire sur les aventures et mésaventures du Docteur
et de son Tournevis-sonique-télécommande-universelle.

Localisation
T.A.R.D.I.S
Vol stationnaire
Orbite de la Terre 


Perdu. Détruit. Mangé… Par des dinosaures dans un vaisseau spatial… Non, absorbé dans une faille temporelle… Non ! Abandonné dans… Mais que disait-il ? Il devenait fou. Cet accident le touchait au plus profond de lui. Son petit jouet…
« Noooon ! gémit le Docteur en se frappant la tête contre la console du Tardis. Ce n’est pas possible ! Tu le fais exprès ou quoi ? »
Tout en passant la main dans ses cheveux, il se mit à faire les cents pas.
« Vous pensez que… Fâcher votre machine va régler les choses ? dit Amy en souriant.
- Tu ne comprends pas, Pond ! A chaque fois que je détruis mon tournevis sonique, le Tardis m’en recrée un. Chaque fois, sans exception ! »
Le Docteur tira alors sur une manette, et donna un grand coup de pied dans le tableau de commande.
« Aaaaoutch ! Ne plus faire ça, ne plus faire ça, ne plus faire ça, ne plus…
- Docteur, votre tournevis… dit alors une voix qui montait l’escalier.
- … Jamais faire… Ah ?
- … Il n’est pas vraiment détruit non ? »
Se retournant, le Seigneur du Temps découvrit qui lui parlait. Voulant sourire et faire la moue et en même temps, cela produisit une grimace digne… D’un… Non-humain.
« Ha, Rory, c’est tout comme…
- Ça ne peut qu’être votre faute si le tournevis est tombé dans la cuvette des toilettes…
- Oh toi, centurion en plastique !... »
Amy éclata de rire et déposa un baiser sur la joue de son mari.
« Alors ? dit-elle. Cap sur la nébuleuse des Toilettes ?
- Arrêtez avec ça ! s’indigna le Docteur. C’était… Les toilettes des Rois de Sigma-Bot.
- Oh ! Alors…
- … Ça change tout ! lâcha Rory, finissant la phrase de son épouse.
- D’ailleurs, je te ferais signaler, fille de Leadworth, que la nébuleuse d’Etwalêt est moche. Très moche. Quel manque de goût !
- Oh, je crois que je l’ai vexé. »

Localisation
Londres
Angleterre
Planète Terre 


« Rory ! Tu viens ?
- Heu, Docteur ! dit-il alors qu’il sortait d’un couloir en s’essuyant les cheveux, j’ai mis un temps fou, la piscine n’est plus dans la bibliothèque…
- (Non, pas celui-là…) chuchotait le Docteur pour lui-même alors qu’il tripotait son nœud papillon, (je vais en chercher un autre). Oui Rory ? Où est elle ?
- Faites attention, elle est… »
Grand bruit d’éclaboussure.
« … Dans la penderie…
- Nom d’un Dalek ! pesta le Docteur. Elle s’est vengée !
- Comment ça ? dit Amy alors qu’elle accourait pour l’aider à sortir du bassin.
- Elle fait ça quand elle est vexée. Ça doit être le coup de pied.
- Qui ? Quoi ? Le Tardis ? »
Vu tout ce qu’elle avait vécu avec le Docteur, Amy se dit que ça n’était pas si extraordinaire que ça.
« Sortez, je vais me changer ! »
Amy retourna dans la salle de contrôle en souriant et ouvrit la porte.
« Pourquoi Londres ? s’étonna Amy alors qu’elle sortait de la cabine téléphonique.
- Parce que c’est moins perdu que Leadworth ! cria une voix de l’intérieur du Tardis.
- On est à New new new new London ? plaisanta Rory qui la rejoignait.
- La Terre. Londres. 2012. dit le Docteur en sortant à son tour.
- Mais… Pourquoi pas une destination exotique, des merveilles à perte de vue, des…
- Amy, dit le Docteur en la prenant par les épaules et en la regardant dans les yeux, j’ai perdu mon tournevis sonique. Sans lui, je suis comme… Un centurion sans épée. Il ne manquerait plus que je perde mon nœud pap’… »
Sur ces mots, il réajusta le nœud papillon qu’il portait et regarda autour de lui.
« Donc, une destination…Normale. Pas de dangers, théoriquement. Londres ! Ses bus rouges, ses cabines téléphoniques, ses… Boutiques… hein ? »
Il courut alors vers une vitrine qui avait attiré son attention, Amy et Rory sur ses talons.
« Bonjour monsieur, dit une vendeuse qui s’approchait du Docteur alors qu’il collait son nez contre la vitre. La boutique vient d’ouvrir ! C’est un magasin spécialement consacré à Doctor Who, vous y trouverez…
- Le Docteur.
- Pardon ? s’étonna la jeune femme.
- Le Docteur, juste le Docteur, dit celui-ci. Pas… Doctor Who. Trop de souvenirs.»
Il se redressa alors, ajusta de nouveau son nœud papillon et tendit la main.
« Enchanté, JE suis le Docteur.
- Comment… Ha ha, oui ! Le costume est assez ressemblant, c’est exact. Vous pourriez même jouer son rôle ! »
Alors que l’homme de Gallifrey regardait Amy avec un visage qui traduisait l’incompréhension, celle-ci le saisi par le bras et l’entraîna un peu plus loin.
« Docteur, on est en 2012 ! La société de consommation… Vous avez fait tellement de chose sur Terre depuis le temps que… Les humains vous ont ‘‘créé’’ ! Une série, regardez. »
Elle le poussa à l’intérieur de la boutique et ce qu’il vit le… Fascina ? Cela s’en approchait.
Peluche Tardis, Tardis miniature… Peluche Dalek ! Tardis à gauche, Tardis à droite…
Voyant qu’il tournait en rond, Rory l’attira au dehors.
« Les Seigneurs du Temps n’ont-ils donc pas le tournis ?... »
Amy sorti quelques temps après.
« Cadeau ! Pour vous remonter le moral. »
Elle lui tendit alors un emballage ; le Docteur l’ouvrit d’abord délicatement puis, voyant ce que c’est commença à s’exciter.
« Quoi ?
- Alors ? dit Amy avec un grand sourire.
- Quoi ?
- Ça vous plaît ?...
- Quoi ? Un tournevis sonique ? lâcha le Docteur alors qu’il observait chaque millimètre de l’outil.
- Enfin, pas exactement, c’est… »
Amy n’eut pas le temps de finir sa phrase, le Docteur était déjà rentré dans sa machine temporelle au pas de course. Elle et Rory se regardèrent dans les yeux, se demandant ce que pouvait bien donc faire un Seigneur du Temps avec un nouveau tournevis sonique. Ils rejoignirent le Docteur en courant.
« Docteur ! Attendez, il faut… »
Le Docteur était devant la console de son Tardis, en train de placer le tournevis sonique à l’endroit prévu.
« Que faites-vous Docteur ? Hé ! »
Sychronisation…
Le Docteur observait le processus avec un sourire grandissant… Qui s’effaça soudain quand le tournevis explosa dans une gerbe d’étincelle.
« Quoi ? dit-il avec une face décomposée. Que s’est-il passé ?
- C’est ce que j’essayais de vous dire. dit doucement Amy. Ce n’est pas un tournevis sonique, c’est une fabrication humaine ! Une… Télécommande universelle.
- Ne me dis pas que les humains veulent changer l’univers de chaîne. rétorqua le Docteur.
- Comment ça ? répondit Rory.
- C’est possible ? continua Amy.
- Non. C’était juste pour le jeu de mots. Vous comprenez ? Ha ha… Laissez tomber, les Pond… Bon, et bien je crois qu’il… Elle… Est inutilisable maintenant, non ?... dit le Docteur dans une moue, en soulevant avec deux doigts les restes du tournevis-télécommande.
- Non, juste un petit peu ? plaisanta Amy. Bon, prêtez moi votre papier psychique, que j’aille en chercher une autre.
- Pourquoi as-tu donc besoin de papier psychique ?
- Et bien, pour éviter de débourser encore plus d’argent dans un cadeau que Monsieur a fait exploser… On peut bien tricher quelque fois quand on connais le Docteur non ?... dit-elle en s’efforçant de montrer sa tête la plus attendrissante.
- Ça ne marche pas sur moi, ma petite Amelia. Allez, attrape ! »

Localisation
Londres
Angleterre
Planète Terre
••••
Dans un certain magasin d’électronique| 


« C’est bien l’une des premières fois où ce n’est pas moi qui choisis la destination ! Pourquoi donc un magasin… De technologies terriennes ? s’étonna le Docteur en tripotant une télévision.
- Pour tester votre nouveau petit jouet, lui répondit Amy. C’est l’endroit rêvé ! »
A peine avait-elle fini sa phrase qu’elle pointa la télécommande vers la télévision, et celle-ci s’alluma.
« Synchronisation, ha ha ha ! dit-elle en changeant de chaîne.
- Je n’ai pas de télévision, lâcha le Docteur.
- Un monde entier dans une cabine téléphonique, mais pas de télé ? railla Rory.
- Si… Mais je ne la regarde pas. Les programmes de Gallifrey ne sont plus diffusés.
- Il devient vieux jeu ? chuchota Rory à l’oreille de sa femme.
- Hum… Synchronisation ! »
Une chaîne Hi-Fi s’alluma alors et la voix de Regina Spektor se diffusa aux alentours.
« Jolie voix. Mais je n’ai pas de chaîne Hi-fi. dit simplement le Docteur.
- … Il est énervant, n’est-ce pas ? remarqua Rory.
- Docteur ! répliqua Amy, on essaie de vous consoler suite à la perte de votre tournevis, et vous vous ne faites que râler !
- Une chose. Juste une seule chose alors. Déverrouille-t-il les portes ?
- Non… Je suppose que non…
- Alors je peux râler. »
Rory pris alors le tournevis des mains d’Amy et le pointa vers les portes de sortie. La seule conséquence fut l’activation des portiques de sécurité et le bip désagréable.
« Bon… lâcha-t-il, gêné. On va dire qu’on a rien vu, rien fait...
- Allez, on retourne au Tardis. dit Amy. Ça ne sert à rien de rester là, le Docteur est borné. »

Arrivés au Tardis, le Docteur arrêta ses deux compagnons.
« Je m’excuse les enfants… C’est juste que cet… Accident me met hors de moi. Je suis si maladroit !
- Ce n’est pas grave, Docteur ! le rassura Rory.
- La vieillesse vous aigrit. dit Amy.
- Chut ! » lui chuchota son mari en riant.
En entrant dans la cabine téléphonique, le Docteur remarqua un bruit.
Ting, ting. Ting, ting.
« Tiens ! dit-il, sautillant. J’ai un colis ! »
Il contourna le poste de commande, alla ouvrir une sorte de boîtes aux lettres et attendit en souriant. Il y eut un lointain bruit de liquide qui s’écoule… Un bruit de plus en plus grondant…Puis le Docteur fut littéralement aspergé d’eau, de la tête aux pieds.
« La chasse d’eau de Sigma-Bot ! Molto bene ! Merci bien ! »
Il resta quelques instants les pieds immergés, à chercher quelque chose sur le sol innondé la salle de contrôle, puis sortit de l’eau son tournevis sonique avec un grand sourire.
« Tu m’avais manqué ! dit-il à son outil tant chéri en l’embrassant. Pouah ! La chasse d’eau de Sigma-Bot… A noter : ne plus jamais faire ça. »
Il revint au pupitre de commandes, appuya sur un gros bouton et l’eau s’évacua.
« Amy ? Règle numéro un ?
- Pourquoi ?… Heu, oui : le Docteur ment ?
- Exact ! Ment et a menti à plusieurs reprises. D’une part, je t’ai dit que la nébuleuse d’Etwalêt était moche, n’est-ce pas ?
- Oui, Rory peut le confirmer, dit-elle tandis que Rory hochait la tête.
- Et bien, je t’ai menti. Cap sur la nébuleuse d’Etwalêt ! »
Sur ces mots, il abaissa un levier, tira une manette et le Tardis remua dans un bruit métallique.
« Docteur ? Quelle est l’autre part ?
- Hmm ?
- Vous avez dit d’une part
- Ah, oui. répondit-il en levant la télécommande universelle – tournevis vers le haut de sa machine temporelle. Votre cadeau me plait. Et en réalité… J’ai une chaîne Hi-Fi ! »
La télécommande s’alluma, et alors dans tout l’espace environnant, contre toute loi de la physique, résonna la jolie musique émanant du Tardis lui-même.

Tick, tock, goes the clock…

Localisation
Quelque part dans l’Espace et le Temps| 







Télécommande universelle


« Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ? »
Le Docteur est dans le salon des Ponds, où il passe Noël, et il tente de défaire, sans l’abîmer, le paquet oblong, orné de nombreux frisottis colorés. Finalement, ses doigts déchirent le papier cadeau doré avec impatience. Il en sort une boite dont le devant, transparent, révèle son contenu.
« Un … tournevis sonique ? s’étonne-t-il.
– Ce n’est pas un tournevis sonique, Docteur, explique Rory, ça en a juste la forme. C’est une télécommande universelle.
– Universelle ? C’est-à-dire que je peux tout faire avec ? »
Son visage s’éclaire comme celui d’un enfant à qui on vient d’offrir le jouet dont il rêve depuis toujours.
« Vous pouvez l’utiliser sur tous les appareils qu’on dirige avec une télécommande : télévision, lecteur DVD, chaîne Hi-fi, ...
– Et le TARDIS ? Je peux commander le TARDIS avec ça ?
– Je ne crois pas. C’est un objet terrien. Pas grand-chose à voir avec le TARDIS.
– Oh, d’accord … », répond le Docteur, une moue boudeuse sur les lèvres.
Il pose l’objet sur la table basse et semble s’en désintéresser.
« Je t’avais dit que ce n’était pas une bonne idée, chuchote Amy dans l’oreille de Rory. Il est déçu, maintenant.
– Je pouvais savoir qu’il allait réagir de manière si infantile ? » rétorque son mari, sur le même ton.

Un bout de langue tiré entre ses lèvres, qu’il mordille aussi de temps en temps, le Docteur est en train de démonter sa télécommande universelle. Il grommelle par moments des mots incompréhensibles ou des bouts de phrase incohérents.
« Neutron … humm ! Oui, inverser, bien sûr. Non … méli-mélo. Ah ! C’est ça ! »
Triomphant, il agite l’appareil sous le nez des Ponds qui sont en train de regarder un match de cricket à la télévision.
« Ah ah ! s’écrie-t-il. Ça oui, c’est une télécommande universelle ! Je vais faire venir le TARDIS ici, dans votre salon, en appuyant sur … ce bouton. Heu, non, hésite-t-il, c’est peut-être celui-là. Non, non, définitivement, c’est … celui-là. »
Il appuie sur le bouton en question, tandis que Amy l’avertit, un peu inquiète :
« Docteur ! Je ne pense pas qu’il y ait assez de place ici pour que le TARDIS … »
Les trois personnes se figent, attendant de voir apparaître la boite bleue. Rien ne se passe.
Pendant ce temps, quatre milliards de Martiens lèvent tous la jambe droite en même temps … ce qui de va pas sans quelques inconvénients, selon les situations.

« Ça n’a pas marché on dirait, ironise Rory.
– Juste une question de réglages, pas plus, réplique le Docteur, en reprenant ses minuscules outils. Je vais étendre la portée de l’onde radio, elle doit être trop faible. »
Quelques minutes plus tard, il appuie sur un autre bouton, en grognant :
« Cette fois, c’est sûr, je vais y arriver … encore raté », soupire-t-il, comme le salon des Ponds s’obstine à rester vide de tout TARDIS.
Aux confins du temps et de l’espace, treize milliards d’années – et des poussières – avant cette minuscule action, une explosion silencieuse secoue ce qui n’est pas encore l’univers, démarrant ainsi toute la création.

« Toujours avec cette télécommande, Docteur ? balbutie Amy, encore ensommeillée, en se levant ce matin-là.
– Je te dis que je vais y arriver. À quoi sert une télécommande "universelle", si on ne peut pas tout faire avec ?
– Il ne faut peut-être pas prendre le mot "universelle" au pied de la lettre, Docteur. Ça veut simplement dire …
– Je sais ce que veut dire universelle et, justement, je veux qu’elle devienne vraiment universelle. Ça y est ! Là ! » ajoute-t-il, en pressant à nouveau un des boutons.
Toujours pas de TARDIS dans le salon des Ponds.
Par contre, un peu plus de deux mille ans avant cet instant, une supernova se forme dans la constellation de la Vierge. Elle sera visible de la Terre pendant quelques semaines, guidant trois rois vers une petite étable de Bethléem.

« J’ai peut-être un peu trop étendu la portée de l’engin, finalement. Voilà, je l’ai réduite, maintenant. Comme le TARDIS est sur Terre, j’ai limité cette portée à la Terre seulement.
– Docteur, vous ne croyez pas que vous devriez laisser tomber ? Il est évident que cet appareil ne peut pas fonctionner avec le TARDIS », remarque Rory.
Sans paraître l’avoir entendu, le Docteur appuie une fois de plus sur un des boutons de la télécommande.
Aussitôt, sept milliards de Terriens sautent sur place en criant « hop ! » à pleins poumons. Y compris un Rory et une Amy aussi surpris que le reste de leurs congénères.
Une fois remis de leurs émotions, les deux Ponds entourent le Docteur, tandis qu’il les regarde avec stupéfaction.
« Je pense que vous avez assez joué avec ça, Docteur, lui dit doucement Amy, en lui retirant l’objet.
– C’était bel et bien une mauvaise idée, grogne Rory. Je suis désolé. »

Plus tard cette nuit-là, tandis que les Humains dorment, une silhouette filiforme récupère la télécommande universelle dans le tiroir où elle a atterrie, et murmure :
« Quel dommage, alors que, si je trouve le bon réglage … »
Dans le salon silencieux, on la voit occupée à une tâche obscure. Puis elle chuchote :
« C’est bon ! »
Rien ne se passe.
« Oh, zut ! Rory a raison, ça ne marchera jamais. »
Très loin de là, hors de l’espace et du temps, enfermés dans une bulle temporelle, pourtant totalement hermétique, quelques milliards de Time Lords et de Daleks font « prrrt ! » en tirant la langue, au milieu du carnage de la Guerre du Temps.




La curiosité est un vilain défaut


La salle de contrôle du TARDIS semblait bien calme lorsque le Docteur n'était pas là à manipuler toute sorte d'instruments. Amy pouvait juste entendre le ronronnement des moteurs. Depuis peu, elle avait dû mal à trouver le sommeil. Elle arpentait alors les différents couloirs du TARDIS et se retrouvait toujours inévitablement dans la salle de contrôle. Alors qu'elle examinait les différents systèmes elle aperçu, dans un coin, maladroitement dissimulée sous un drap, une petite malle.

Celle-ci n'était pas verrouillée. Ce n'était pas ce qui aurait arrêté Amy de toute façon. La jeune femme ouvrit alors la malle et découvrit plusieurs objets étranges. Chacun avec une étiquette. Une paire de lunettes 3D avec l'étiquette « void vision », une plaque d'immatriculation WHO 1 avec l'étiquette « Bessie » ou encore une vieille télécommande de télévision avec l'étiquette « la curiosité est un vilain défaut ».

Amy reconnut là l'écriture du Docteur. Elle hésita un instant avant d'examiner de plus près l'appareil. Comment une jeune fille peut-elle résister à une telle mise en garde, se demanda Amy. Le message avait clairement été mis là pour tenter les curieux. Et Amy était de ceux-là. Elle balaya brièvement la salle de contrôle du regard avant de saisir la télécommande et de refermer la malle.

Elle examina de plus près le mystérieux appareil. Pourquoi le Docteur se serait-il embêté à ramener une banale télécommande dans son TARDIS ? De ce qu'Amy avait pu voir, l'Univers regorgeait d'objets bien plus intéressants qu'un appareil électronique désuet des années 80.

Amy pointa la télécommande en direction l'écran de contrôle de la console du TARDIS et lança en plaisantant « Voyons ce qu'il y a à la télévision ce soir ». Elle appuya alors sur le bouton ON de la télécommande. Rien ne se passa à l'écran mais Amy lâcha brusquement la télécommande quand celle-ci lui infligea un léger choc électrique. D'avantage surprise que réellement blessée la jeune femme ramassa prudemment l'engin tombé sur le sol vitré du TARDIS.

La télécommande était maintenant devenue inoffensive et toutes ses touches étaient éclairées d'une halo rouge. Alors qu'Amy s'apprêtait à tester une nouvelle touche elle entendit des bruits de pas. Le Docteur apparût en haut des escaliers dans une tenue plus que singulière. Un bob vissé sur la tête, des bottes en caoutchouc aux pieds, un gilet marron sur le dos et une canne à pêche sous le bras, le Seigneur du Temps descendit rapidement les escaliers lorsqu'il aperçut Amy.
« Oh Amy ! Tu es levée ?... Bien... Je... Comme tu le vois je pars à la pêche, sorti le Docteur en désignant sa tenue. Tel un adolescent surpris à faire le mur il continua. Je t'aurai bien invité mais tu sais comment est Neil Amstrong... Ça fait des siècles que je lui promets cette partie de pêche sur la Mer de la tranquillité. Tu serais surprise de voir quels poissons on y trouve, personnellement je n'ai jamais... »
Il s'arrêta soudainement lorsqu'il vit l'objet que tenait Amy dans ses mains :
- Qu'est-ce que tu as là, Amy ? Fît-il gravement en laissant tomber sa canne à pêche sur le sol.
- Oh ça ? Je suis tombé dessus par hasard en cherchant mon téléphone. Mentit honteusement la jeune femme. Elle s'est illuminée lorsque j'ai appuyé sur le bouton ON. Ce n'est pas une simple télécommande n'est-ce pas Docteur ?
- Amy, l'objet que tu tiens là est très dangereux ! Rends-moi ça tout de suite !
Il tendit alors alors sa main.
- Allez Docteur, dites-moi ce que c'est ? Fît-elle, ignorant l'air sérieux que tentait de prendre le Docteur malgré son bob de pécheur.
- Amelia ! Tu ignores le danger que représente cette télécommande.
Le Docteur continuait de s'approcher doucement.
- Oh allons Docteur, je ne suis plus une enfant. Si c'est une télécommande ça ne peut pas être bien dangereux, dit-elle en examinant une nouvelle fois les touches de l'appareil.
- Amelia Pond ! Ça suffit maintenant ! Tu vas me rendre cette télécommande et retourner te coucher !
Le Docteur aurait bien tapé du pied sur le sol mais il eu peur que le bruit des bottes en caoutchouc sur le plancher du TARDIS ne ruine son effet dramatique. À la place il continua d'avancer vers Amy.
- Ça suffit Docteur ! S'emporta à son tour la jeune femme. Vous avez perdu le droit de me parler comme ça depuis que vous avez décollé de mon jardin pour seulement « 10 minutes ». Et arrêtez d'avancer sinon je vous zappe, conclut-elle en riant.
Elle pointa alors la télécommande en direction du Docteur qui s'approchait d'elle et appuya sur la touche PAUSE. À sa grande stupéfaction le Docteur se figea dans sa position.

Amy se frotta alors les yeux, pensant que son manque de sommeil lui jouait des tours. Mais non, le Docteur était toujours aussi immobile qu'une statue. Amy secoua alors sa main devant le visage du Seigneur du Temps, espérant une réaction mais rien. Elle tenta alors de le bousculer, de le chatouiller, mais rien n'y fît. Elle tenta même de le gifler au grand dam de ses phalanges.
Le Docteur ne pouvait pas rester ainsi. Outre le fait que l'Univers avait besoin d'être défendu ce qui dérangeait le plus Amy était de laisser le dernier Seigneur du Temps, le seul survivant de la Guerre du Temps, en tenue de pêcheur.
Elle regarda alors la télécommande et vit la touche PAUSE clignoter. N'ayant rien à perde elle appuya sur la touche.
Le Docteur reprit vie. Il regarda autour de lui, se doutant que quelque d'étrange venait de se produire. Son regard vint alors se poser sur Amy qui affichait un sourire inquiétant.
- Pourquoi est-ce que vous m'avez caché ça Docteur ? Lança-t-elle en montrant la télécommande.
Visiblement, le stress l'avait quitté pour laisser place à une curiosité qui ne semblait pas du tout plaire au Docteur. Elle continua :
- Je me demande à quoi servent les autres touches ? Dit-elle en s'éloignant du Docteur.
- Amy, ce n'est pas un jouet. Tu ferai mieux de me la rendre.
Le Docteur prit volontairement un ton plus calme alors qu'il continuait de s'approcher d'Amy, de peur de se faire à nouveau « PAUSER ». Alors qu'il s'approchait de la jeune femme, cette dernière continuait de s'éloigner.
- Les phases de stases temporelles peuvent être très dangereuses. Pour toi comme pour moi. Il faut arrêter maintenant.
Mais Amy ne l'écoutait plus. Les yeux rivés sur la télécommande elle se demandait déjà quelle nouvelle touche presser. Le Docteur, visiblement inquiet continua :
- Il ne faut pas prendre ça à la légère Amy. Le voyage dans le temps est déjà assez éprouvant comme ça pour ne pas y rajouter cet engin de malheur.
Amy tilta.
- Le voyage dans le temps ?! Je me demande si...
Elle regarda la télécommande, posa son doigt sur la touche RETOUR RAPIDE et pointa une nouvelle fois le Docteur.
- Voyons voir si je peux vous faire revenir à il y a 5 minutes Docteur. Comme ça on oubliera toute cette histoire.
- Nan Amy attends ! Tu n'es pas toi-même tu le vois bien, tu...
Le Docteur n'eut pas le temps de finir sa phrase lorsqu'un halo rouge vint l'entourer et illumina toute la salle de contrôle. Éblouie, Amy ne distinguait plus que la silhouette lumineuse entourant le Docteur. Lorsque celle-ci se dissipa au bout de quelques secondes, la jeune femme ne reconnut pas l'homme qu'elle avait en face d'elle. Un homme étrange avait pris la place du Docteur.

Plus âgé que le Docteur, l'homme habillé d'un long manteau marron arborait sur sa tête un chapeau, dissimulant très légèrement ses cheveux bouclés. Amy remarqua surtout la longue écharpe multicolore qui habillait l'inconnu.
- Qui.. Qui êtes-vous ? Demanda nerveusement la compagne.
- Comment ça qui je suis ? Demanda à son tour l'inconnu avant de voir son reflet dans un des instruments de contrôle du TARDIS. Aaaaaaaaaaaaaaah !!!! Cria-t-il, se prenant le visage dans les mains. Qu'est-ce que tu m'as fait Amy ? Tu m'as fait régresser à ma 4ème incarnation ! Comment est-ce possible ?!
Paniqué, l'homme continua à pousser des cris au fur et à mesure qu'il semblait découvrir sa tenue. Il se débarrassa avec une mine de dégoût de son chapeau et de son écharpe comme si ces derniers étaient contaminés. Il manipula ensuite le col de sa chemise :
- Nœud-papillon ! J'ai besoin de mon nœud-papillon !
- Donc vous êtes le Docteur ? Demanda Amy, peu rassurée devant les gesticulations de l'homme.
- Bien sûr que je suis le Docteur, répondit-t-il, agacé. Il pointa ensuite du doigt sa compagne. Et toi Amelia Pond tu es vilaine, tu n'aura pas de jelly baby !
Amy, légèrement effrayé par ce curieux personnage, appuya sur la touche AVANCE RAPIDE pour tenter de faire revenir son Docteur. Un halo rouge entoura alors de nouveau le Docteur qui reprit son apparence normale : nœud papillons, veste en tweed, bottes en caoutchouc et bob. Pendant quelques secondes le Docteur ne dit pas un mot. Ce changement de corps semblait l'avoir épuisé à la fois physiquement et mentalement.
Amy quand à elle retrouvait son sourire en revoyant le visage qu'elle connaissait. Elle se dit qu'il était peut-être temps d'arrêter de jouer avec la télécommande avant que le Docteur ne lui en veuille vraiment. Elle s'approcha alors du Docteur, plié en deux comme s'il venait de courir un marathon :
- Je suis désolé Docteur. Elle mit sa main sur son épaule. Est-ce que ça va aller ?
Le Docteur la regarda calmement, sentant qu'elle avait retrouvé la raison. En voyant que cette situation l'avait aussi affectée il chercha les bons mots pour la rassurer.
- Bofofodoto konofo dolotopoto.
- Quoi ?! Fît Amy, stupéfaite.
- Docovo bofofo...
Il s'arrêta au milieu de ce qui semblait être une phrase.
- Docteur, qu'est-ce qu'il vous arrive ?
- Hoqozo soto copotopo !!! Insista le Docteur.
Amy ne dit pas un mot. Elle était complètement affolée. Le Docteur semblait vouloir lui dire quelque chose elle ne comprenait rien du tout. La situation semblait énerver aussi le Docteur qui ne semblait plus maître de ses paroles.
- Wowoto kojomopo dototopo !!! Dototopo !!! Dototopo !!! Hurla-t-il.
- Mais je ne comprends pas ! Lança Amy, paniquée comme jamais et complètement impuissante.
Elle regarda la télécommande et se dit qu'il devait bien y avoir une solution. Pendant que le Docteur était en train de s’égosiller à côté dans une langue inconnue Amy eu une idée. Elle pointa à nouveau la télécommande vers le Docteur et pressa un bouton. Le halo rouge vint maintenant entourer la gorge du Docteur.
- Merci Amy. C'est bien mieux maintenant, fît le Docteur en passant ses doigts sur sa gorge. Je sais que je dois pratiquer mon Judoon mais je crois que ce n'était pas le bon moment. Qu'as-tu fais ?
- J'ai dû appuyer sur la touche LANGUES sans le vouloir. Je suis vraiment désolé encore une fois Docteur.
- C'est bon. Mais tu vois bien que cette télécommande est dangereuse. Rends-la moi.
Il tendit à nouveau la main à Amy. Ignorant le geste du Docteur, elle demanda :
- Mais dites-moi Docteur. Pourquoi je n'ai pas compris ce que vous me disiez tout à l'heure ? Je croyais que le TARDIS traduisait tout. Est-ce que c'était du Gallifreyen ?
- Seigneur, nan. C'était du Judoon. Tu vois le langage Judoon se base sur un système phonétique bilingal inversé qui entre en résonance avec la boîte crânienne typique des périssodactyles comme le sont tous les Rhinocerotidae. Et tout ça rentre un conflit avec la matrice de traduction du TARDIS. En réalité...
Encore une fois le Docteur était parti dans une tirade que seul lui semblait comprendre. Peut-être que la télécommande pouvait résoudre ce problème. La touche SOUS-TITRES semblait toute indiquée pour cela. Alors que le Docteur continuait de disserter sur les particularités de la grammaire Judoons, Amy utilisa à nouveau l'appareil sur lui. Devant le Docteur, s'inscrivît alors dans les airs, une phrase en lettres rouges :
«  En gros le langage Judoon c'est rigolo mais c'est une plaie à apprendre. »

Le Docteur interrompit son discours lorsqu'il vit la phrase :
- Mais... Qu'est-ce que... Je n'ai pas besoin de sous-titres ! Lança-t-il, outré. Il balaya alors de la main les mots dans le vide.

Amy, quand à elle, la télécommande serrée contre sa poitrine, riait aux éclats. Son rire ne ressemblait pas à ce que le Docteur avait déjà entendu. Ce n'était plus le rire innocent de la petite Amelia devant les farces de son Docteur. Il y avait quelque chose qui clochait.
- Tu ne vois pas Amy. La polarité du flux de neutron émit par la télécommande impacte directement les ondes gamma de ton cerveau en t'envoyant par le biais de tes relais synaptiques des décharges kalediennes. Et ces décharges sont hautement addictives !

« Tu es en train de devenir accro Amy. Maintenant rends-moi la télécommande espèce de droguée ! »

En lisant ces sous-titres Amy arrêta immédiatement de rire. Malheureusement pour le Docteur ce n'est pas l'inquiétude qui la gagna mais la colère.
- Quand est-ce que vous allez arrêter de me traiter comme une enfant Docteur ? S'énerva-t-elle. Toute mon enfance vous avez été absent et maintenant je dois vous obéir ? Et bien nan ! Je garde la télécommande, que ça vous plaise ou non !
- Amy...
- Et d'ailleurs, je ne veux plus vous voir ! Je crois qu'il est temps d'utiliser le bouton EJECT Docteur.
- Amelia !!!
Elle dirigea alors la télécommande une dernière fois vers le Docteur.
- Au revoir Docteur, lança-t-elle en riant.
- Amelia, dis très calmement une dernière fois le Docteur en secouant la tête.

Lorsqu'elle pressa le bouton EJECT les portes du TARDIS s'ouvrirent. A la grande surprise de la jeune femme le halo rouge vint alors envelopper Amy pour l’entraîner en un clin d'oeil vers les portes du TARDIS qui se refermèrent ensuite derrière ses cris. Le Docteur, visiblement non affecté, était resté sur place sans même accorder un dernier regard à sa compagne pendant qu'il refermait son tournevis sonique qu'il avait dissimulé.
- Et tu reviendra quand tu sera calmé ! Tu devrais le savoir maintenant que la curiosité est un vilain défaut, Amelia Pond.
Il ramassa la télécommande tombée par terre pendant le « départ » d'Amy. En bas de l'objet il fît glisser avec son ongle un petit morceau de plastique, révélant un nouveau bouton. Sur ce dernier on distinguait très clairement un cœur. Il appuya alors dessus quand un flash de lumière vint éclairer son visage. Alors qu'il redressait son nœud papillon et arrangeait ses cheveux une voix familière se fît entendre :
« Hello sweetie ! »


Tous les tournevis soniques ne sont pas des tournevis soniques

Résumé : le Docteur et les Ponds se rendaient sur la planète Barcelone lorsque le TARDIS a brusquement dévié de sa trajectoire. Celui-ci s'est matérialisé dans la cale d'un vaisseau qui appartient aux Asiri, une race de bandits intergalactiques dont le principal loisir est de piller les transporteurs marchands. En atteignant la passerelle de l'astronef, les trois compagnons se sont très vite rendu compte que celui-ci, en parfait état, est pourtant vide de tout occupant. L'équipage aurait-il fui la navette ? Impossible, d'après le Docteur : toutes les nacelles de sauvetage sont présentes, et les ondes et particules détectées par son tournevis sonique ne correspondent pas à celles d'une téléportation récente. Les Asiri n'ont donc pas déserté les lieux : ils restent pourtant introuvables. Alors que chacun cherchait de son côté des indices pour comprendre ce qui s'est passé, Rory a découvert, posé sur une console, un étrange objet... qui ressemble à s'y méprendre au tournevis sonique du Docteur...

« Docteur ? Quel est ce truc qui ressemble à votre tournevis ? »
Le Docteur, en pleine étude de l'objet qu'il tenait dans sa main, se retourna vers Amy en soupirant. La jeune femme regretta aussitôt de l'avoir dérangé.
« Tu penses vraiment que je me poserais la question si je le savais ? »
Amy haussa brièvement les épaules. Comme si ce simple geste était la réponse à sa question, le Seigneur du Temps hocha la tête et reprit son examen minutieux. Rory, qui contemplait silencieusement les consoles et les écrans autour de lui, se décida enfin à parler :
« Ben... on se disait... enfin, vous savez... quand on vous pose une question, vous avez toujours une réponse ou une idée. Du coup, on pensait que là, tout de suite, vous pourriez nous dire quelque chose à propos de cette chose.
— Et comment ? Je ne suis pas un prophète ! Enfin... si, mais bon...
— Euh... quoi ?
— Disons qu'on m'a déjà dit que j'en étais un. Mais c'était une erreur, on m'avait confondu avec... comment il s'appelle, déjà ? Vous devez le connaître : c'était un apothicaire français qui faisait de l'astrologie et qui aurait prédit la mort du roi Henri II en juin 1559. Ah ! Oui, voilà ! Nostradamus ! Ah, quel homme ! Très agréable, bien qu'un peu... étrange, parfois.
— Docteur, vous vous égarez, là », soupira la jeune femme en levant les yeux au ciel.
Le Seigneur du Temps observa tour à tour Rory et Amy un court instant, avant de retourner, en grommelant, à l'analyse de l'objet étrange. C'était une copie conforme de son tournevis sonique. Une version parallèle ? Le Gallifreyen enfila ses lunettes stéréoscopiques, puis secoua la tête : aucune trace de particules du Void autour du "tournevis". En revanche, il dégageait une quantité très importante, et inquiétante, d'ondes. Ça lui apprenait au moins une chose : quoi que ce soit, c'était un appareil, et c'était en état de marche.
« Vous voulez que je vous dise ce que c'est ?
— Je sens qu'on va être surpris, ironisa Amy
— C'est un tournevis sonique », déclara ce dernier en levant la chose à hauteur de leurs yeux. Les époux se regardèrent pendant quelques secondes, puis fixèrent l'objet à nouveau avant de lancer un "ah" atone, qui signifiait "je ne m'y attendais vraiment pas...". Le Docteur s'empressa d'ajouter : « Bon, d'accord, ce n'est pas tout à fait un tournevis sonique.
— Pas tout à fait ? répéta Rory.
— En fait, ce n'est pas du tout un tournevis sonique. Mais si ça peut vous aider à comprendre ce que c'est, imaginez que ça marche comme un tournevis sonique.
— Euh... d'accord, c'est noté, répondit Amy, toujours sceptique.
— Non, c'est une mauvaise idée : n'imaginez surtout pas que ça fonctionne pareil, parce que ce n'est pas du tout le cas.
— Et... comment ça marche, alors ? demande Rory.
— Vous allez être déçu, mon petit Pond : je n'en sais fichtrement rien !
— Mon petit Pond... ce coup-là, vous ne me l'aviez encore jamais fait. » répondit le jeune homme, l'air gêné. En remarquant l'expression renfrognée du Docteur, il ajouta : « Oh, ça ne m'embête pas tant que ça, mais bon... c'est nouveau, on va dire.
— Hum... oui, je vous l'accorde, consentit le Gallifreyen. En tout cas, tout ça ne nous explique pas comment cette chose marche. C'est un dispositif, ça, j'en suis sûr. »
Amy s'approcha du Seigneur du Temps pour mieux observer l'objet qu'il tenait, en relevant les cheveux roux qui tombaient devant ses yeux. Puis elle proposa :
« Le meilleur moyen de connaître son fonctionnement, c'est de le tester, non ?
— Oh ! Brillante, fantastique, extraordinaire, magnifique idée, Amelia Pond ! Si seulement je n'y avais pas pensé avant, tu aurais pu remporter...
— Oh ! Donnez-moi ça ! » s'écria la jeune Écossaise en lui arrachant l'objet des mains. Alors que sa paume se refermait sur les branches de cuivre de l'appareil, un léger bip accompagna son geste. L'extrémité du dispositif s'alluma.
« Non ! » hurla le Gallifreyen. Il se jeta à terre et, dans sa chute, entraîna les Ponds avec lui pour les mettre à couvert. Les Ponds poussèrent un cri de surprise, puis de douleur alors qu'ils heurtaient durement le parterre métallique de la passerelle. Dans sa chute, Amy lâcha le tournevis sonique, qui alla rouler sous une console. Le Docteur leur intima de ne pas bouger et se protégea la tête de ses mains. D'un air ahuri, le couple le regarda attendre le déclenchement d'un piège qui ne venait pas.
« Un dernier mot pour les citoyens, avant votre départ ? »
Lorsqu'ils entendirent cette voix, qui paraissait sortir de nulle part, les trois compagnons sursautèrent.
« Qu'est-ce que c'est, Docteur ? » lui demanda Amy, surprise, en désignant un des écrans de contrôle. Celui-ci venait en effet de s'allumer sur un homme au visage dur, aux cheveux et à la barbe blanche. Lorsqu'il le vit, le Docteur sentit un frisson parcourir son dos.
« J'espère sincèrement que le système solaire va continuer à suivre le chemin de la paix...
— Encore toi, Mavic Chen... murmura le Gallifreyen.
— Vous le connaissez, Docteur ? s'enquit Amy.
— Et pas qu'un peu, tu peux me croire ! répondit-il.
… du pacte de non-agression de 3975. À présent, en cette année 4000, nous pouvons à juste titre être fiers de ce pacte. Puissent les vingt-cinq dernières années prouver qu'elles sont l'aube d'une paix éternelle... »
Comme rien d'autre ne se produisait, le Gallifreyen se releva en époussetant ses vêtements et en toussotant.
« Décidément, Docteur, vous avez un instinct de survie remarquable », ironisa Rory avant de demander : « Au fait, comment est-ce que cet écran s'est allumé ? Il n'a pas pu s'enclencher tout seul, quand même !
— Je vais sans doute dire une grosse bêtise, suggéra Amy d'une voix peu assurée, en désignant l'objet sous le panneau de contrôle, mais vous ne trouvez pas que ça ressemble à une... télécommande ?
— Une télécommande ? répéta le Docteur.
— Oui, une télécommande. Quoi ? Vous n'en avez jamais vu ?
— Je sais ce qu'est une télécommande, merci ! »
Le Docteur se rendit près de la console et se baissa pour récupérer la copie du tournevis. Il plongea sa main dans la poche intérieure de sa veste en tweed pour en ressortir son fidèle compagnon sonique : le grésillement si familier au Docteur et aux Ponds résonna dès que la diode verte s'alluma. Il analysa rapidement la réplique, puis il dit d'une voix basse :
« Tu as sans doute raison, mais je préfère ne pas me prononcer pour l'instant. Il n'y a pas de boutons, je ne sais pas si... Ou alors, c'est tactile : ça a dû réagir dès que tu l'as pris dans ta main... Non, pas dès que tu l'as empoignée : si c'était le cas, j'aurais allumé cet écran rien qu'en l'examinant. Alors, qu'est-ce que ça peut être ?
— Ça dépend sans doute de l'endroit où on le touche, proposa la jeune femme. Je vous l'ai arraché des mains, et j'espère que vous me pardonnerez d'avoir fait un geste aussi violent envers vous, en le prenant par les... euh... les trucs en cuivre, là. »
Le Docteur hocha la tête en tirant la langue, l'air à la fois concentré et hésitant.
« Alors, on va appuyer... ici, décida-t-il, avant de changer d'avis en secouant la tête. Non, pas ici, ça ne m'inspire pas confiance. Là, peut-être ? Euh... non. Ah ! Comment est-ce qu'une télécommande peut être une télécommande s'il n'y a pas de boutons ? En plus, les boutons, c'est cool ! Alors pourquoi est-ce qu'il n'y en a pas ? Où est la logique, là-dedans ? Bon, on va tester quelque chose. »
Le Seigneur du Temps appuya sur une autre branche de cuivre, prêt de la diode verte. Celle-ci s'alluma une nouvelle fois, accompagnée d'un bip.
Une très belle voix s'éleva et retentit dans la passerelle :

Our time is running out!
Our time is running out!
You can't push it underground!
You can't stop it screaming out!


« D'où provient cette chanson ? » s'interrogea Rory. Le Seigneur du Temps leva le bras qui tenait la télécommande et fit un tour complet sur lui-même.
« Des haut-parleurs, partout dans la salle. Ils doivent normalement servir à la communication entre la passerelle et les différentes parties du vaisseau, je pense. Apparemment, les Asiri l'utilisaient aussi pour diffuser de la musique.
— De la musique terrienne ? s'étonnèrent les Ponds.
— Où est le problème ? leur répondit-il en souriant. Pour eux, c'est de la musique classique : du velours pour les oreilles.
— C'est vrai que Time is running out de Muse, c'est bien sympathique, mais on n'entend presque rien avec l'écran allumé en même temps. »
Amy disait vrai : la console de visualisation était toujours en marche et diffusait ce qui semblait être des publicités pour des navettes spatiales. La voix de ténor de Matthew Bellamy et son jeu de guitare électrique, et le babil de multiples personnes qui louaient les mérites de tel ou tel astronef produisaient une véritable cacophonie.
« Je suggère que nous éteignions toutes ces choses, annonça Rory en se massant les tempes. Ça commence à devenir gênant.
— Et comment, benêt ? lui demanda Amy. Il n'y a pas de bouton "arrêt" visible.
— Bon, on va essayer autre chose, alors », déclara le Gallifreyen en appuyant sur un autre endroit du tournevis. Bip.
« … résistance au détriment des communautés humaines établies...
— Bon, deux choses se confirment : cet engin est bien une télécommande, et vous ne savez pas vous en servir, maugréa Amy. Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? Une émission de radio ? Dans un vaisseau pirate ? Eh ben ça, c'est nouveau.
— Les bandits ont bien le droit de se tenir au courant de ce qui se passe, non ? marmonna le Docteur.
— … la guerre entre les Siluriens et les Hommes est-elle inéluctable ? Harry Lebremann, le médiateur entre les deux partis, s'est posé la question. Monsieur Lebremann ?
— La guerre entre les Siluriens et les Hommes est-elle inéluctable ?
— Merci pour votre intervention. Passons maintenant à la météo...

— En tout cas, annonça Rory, une chose est sûre : ces extra-terrestres aiment bien la Terre et sa culture. »


Le Docteur décida de réutiliser le dispositif, mais il commençait désormais à désespérer de ne jamais pouvoir trouver celui qui permettrait de tout éteindre. Chaque fois qu'il avait voulu arrêter quelque chose, il avait déclenché autre chose, et chaque fois qu'il avait tenté d'arrêter cette "autre chose", il en avait actionné un autre... Maintenant, toutes les consoles de visualisation étaient allumées et diffusaient des publicités agaçantes, des films inintéressants, des vidéoclips musicaux épileptiques, des documentaires très instructifs sur la reproduction des Zygons... Les voix qui s'échappaient des haut-parleurs, elles, vrillaient les tympans du Gallifreyen et des Ponds. Ceux-ci commençaient à manifester leur agacement de manière assez bruyante et visible : les mains plaquées sur les oreilles, les doigts qui massaient les tempes, les marmonnements qui devenaient de plus en plus forts... Le Docteur, quant à lui, résistait à peine à l'envie de jeter l'appareil au sol et de sauter à pieds joints dessus.
« Bon, j'essaie encore une fois, déclara le Docteur en joignant le geste à la parole. Après, je laisse tomber. »
Bien entendu, cela n'eut aucun effet sur les appareils électroniques de la passerelle. Le Gallifreyen, parce qu'il perdait son temps et que c'était la pire chose qui puisse arriver à un Seigneur du Temps, commença alors à crier de rage.
Ou plutôt, sa bouche était ouverte en un cri muet.
Sa voix avait disparu.
Amy poussa un gémissement d'horreur. Rory, lui, observait, les yeux ronds, le Docteur qui s'agitait et faisait de grands gestes. Il aurait sans doute ri, dans d'autres circonstances : il avait l'impression de voir Charlie Chaplin en pleine action. D'ailleurs, ne pas entendre l'extraterrestre était, d'une certaine manière, vraiment reposant. Cependant, ce dernier ne pouvait plus exposer d'idées ou de solutions pour les sortir de cette situation. Voilà un problème bien épineux, surtout quand on savait que le Docteur était généralement le seul à comprendre l'inconcevable et à réussir là où tout autre personne échouerait.
« Docteur, que vous est-il arrivé ? » s'écria Amy.
Le Seigneur du Temps arrêta de gesticuler et la regarda, les sourcils froncés. Ses lèvres bougèrent frénétiquement alors qu'il répondait - il devait sans doute demander ce qui s'était passé.
« On ne vous entend plus, Docteur, répondit Rory. C'est comme si on avait appuyé sur le bouton "muet" d'une télécommande. »
Le Seigneur du Temps le dévisagea pendant quelques secondes, comme s'il était devenu sourd en plus d'être aphone. Puis il pâlit.
« Comment est-ce que vous avez fait ça, Docteur ? lui demanda Rory. C'est un coup de la télécommande ? »
Le Gallifreyen, faute de pouvoir répondre oralement, haussa simplement les épaules pour montrer qu'il l'ignorait, mais que c'était probable.
« Qu'est-ce qu'on peut faire ? s'enquit Amy d'une voix désespérée, les mains plaquées sur ses oreilles. Si on ne fait rien, on va tous devenir fous !
— Pas de panique ! Le Docteur trouvera une solution. Il en a toujours une. N'est-ce pas, Docteur ? »
Ce dernier le foudroya du regard, puis reporta toute son attention sur le "tournevis" et le retourna dans tous les sens. Après quelques instants, la diode verte s'alluma de nouveau. Bip.
Le visage du Seigneur du Temps se tordit d'horreur alors qu'il se rendait compte qu'il avait commis un nouveau faux pas. Amy se tourna vers le Gallifreyen, bouleversée, puis se rua sur lui pour le frapper aussi fort qu'elle le pouvait à la poitrine. D'une voix à la fois terrifiée et furieuse, que son interlocuteur entendit malgré la cacophonie ambiante, elle lui cria :
« Docteur ! Où est Rory ? Qu'est-ce que vous en avez fait ? Vous avez intérêt à le ramener ici, et pas plus tard que maintenant ! Vous m'entendez ? Faites-le revenir tout de suite ! »
Le Gallifreyen ne réagit pas : il observait l'endroit où le Pond se tenait quelques secondes plus tôt. L'extraterrestre avait appuyé de nouveau sur une des branches de cuivre, puis le jeune homme avait disparu subitement, comme lorsqu'on éteignait sa télévision.
Amy cessa de le frapper et essuya d'un geste rageur les larmes qui coulaient sur ces joues.
« Cet appareil ne nous a apporté que des ennuis depuis le début ! Et tout est de votre faute ! proféra-t-elle en donnant des petits coups d'index à chaque mot. Si on était allé sur votre planète au lieu de visiter cet endroit, il serait encore là ! Je veux que vous répariez vos dégâts et que vous refassiez apparaître mon Rory ! »
Le Docteur, peiné, la prit dans ses bras et tenta de la réconforter du mieux qu'il pouvait. Que pouvait-il faire d'autre ?
« Euh... il y a quelqu'un ? »
La jeune femme se retourna brusquement. Un des écrans venait de devenir totalement blanc. Une silhouette bougeait dans cet univers marmoréen. Elle se déplaçait lentement dans toutes les directions, en s'arrêtant parfois, comme si elle cherchait à s'orienter.
« Amy ? Docteur ? Vous êtes là ? Docteur, si c'est une blague de votre part, elle n'est pas drôle.
— Rory ! s'exclama la jeune Écossaise en se précipitant devant la console de visualisation. Rory ! Tu es là ?
— Ben... oui. Enfin, je ne sais pas où je suis, mais en tout cas, j'y suis. Où est-ce que vous êtes ? Je ne vous vois pas. »
Le visage d'Amy parut s'illuminer lorsqu'elle sourit. Elle caressa l'écran du bout des doigts en se concentrant sur l'ombre qui continuait à se déplacer, comme si son mari allait recevoir le tendre effleurement.
« Tu ne vas peut-être pas me croire, dit-elle en riant doucement, mais... tu es à l'écran. Ou plutôt dans l'écran. »
Le silence tomba après qu'Amy avait révélé à son époux où il se trouvait : celui-ci avait totalement arrêté de bouger. Normalement, dans les films, séries, bandes-dessinées et dessins animés, c'était à ce moment qu'une mouche passait en bourdonnant.
« Dis-donc, finit par marmonner Rory, moi qui voulais à tout prix éviter de passer à la télé... Je savais que cette histoire de pirates de l'espace, ça allait finir en queue de poisson... »
Le sourire d'Amy disparaissait peu à peu alors qu'elle pensait à quelque chose d'illogique : comment les époux pouvaient-ils se parler à travers une télévision ? Elle posa la question, puis se souvint que le Gallifreyen ne pouvait plus lui répondre à cause de ses manipulations imprudentes. De toute façon, son simple haussement d'épaules prouva qu'il l'ignorait.
« Bon, ne t'inquiète pas, mon benêt. On va venir te chercher, et plus vite que tu ne le penses ! Tu ne bouges d'ici sous aucun prétexte, tu m'entends ? Bien ! Alors, on y va tout de suite, Docteur, ou on attend de mourir d'une rupture d'anévrisme avec tout ce bruit ? »
Le Seigneur du Temps hocha vigoureusement la tête, puis se dirigea vers l'issue de la passerelle, suivie de près par Amy. Quel soulagement de quitter la salle ! Maintenant qu'il pouvait son concentrer, il réfléchit à une manière de retrouver le jeune homme. Une idée lumineuse lui vint presque aussitôt : utiliser les ondes qui provenaient de la télécommande pour comprendre où et comment Rory s'était matérialisé. Le TARDIS pourrait analyser le dispositif et les aider à retrouver le jeune homme. Enfin, c'est ce qu'il espérait. Il n'aimait pas penser qu'il pourrait se tromper, et que Rory était perdu une fois pour toutes : si c'était le cas, il allait être accompagné d'une dépressive pendant longtemps.
Remarque, pensa-t-il alors qu'il arrivait dans la cale du vaisseau, il avait disparu de la réalité... Et il est revenu... Si je n'étais pas si intelligent, je le prendrais pour un dieu.


Rory s'ennuyait ferme alors qu'il attendait sa femme et son ami : que faisaient-ils donc ? Pourquoi n'étaient-ils pas encore arrivés ? Voilà bien plusieurs heures qu'il patientait, en tapant du pied - même s'il était impossible d'estimer combien de temps s'était écoulé dans un univers vide.
Un bruit "derrière" lui attira son attention, et il se retourna. Il sursauta en voyant qu'une très grande silhouette s'approchait lentement de lui. Elle s'arrêta à quelques mètres de lui, ce qui fit qu'il ne pouvait pas clairement discerner son visage.
« Tiens ! Bienvenue ! déclara l'ombre d'une voix qui se voulait chaleureuse.
— Euh... merci à vous, répondit Rory, méfiant. Excusez-moi, mais... où est-ce que je suis ?
— Je n'en sais pas plus que vous, mon gaillard ! Mais je suppose que vous avez fait l'expérience de la télécommande, comme moi et tous les autres.
— La télécom... celle qui ressemble au tournevis du Docteur ?
— Hein ? Quel tournevis ? Quel Docteur ?
— Euh... aucun tournevis, aucun Docteur, bredouilla Rory en passant une main dans ses cheveux. Et sinon, qu'est-ce que vous faites là ? Vous dites que c'est à cause de ce truc qu'on est tous les deux ici ?
— Tous les deux ici ? répéta l'inconnu avant d'éclater de rire de manière tonitruante. Oh, vous ne croyez tout de même pas que nous sommes seuls dans ce trou, quand même ?
— Ben... si, justement. Où seraient les autres, autrement ? Et vous n'avez pas répondu à ma première question : qu'est-ce que vous faites là ? »
L'étranger sembla le dévisager pendant quelques secondes. Puis il reprit la parole :
« C'est une très longue histoire. Tout a commencé lorsque nous avons voulu regarder un film dans notre passerelle. Nous avions décidé de piller un transporteur qui acheminait des marchandises de grande valeur en direction de Barcelone, et nous voulions passer le temps... »


FIN


Le Docteur se trouvait a bord du Tardis, dans le grenier. C’était la nuit et il était en train de régler une histoire avant de rejoindre River afin de l’emmener a un bal Français au XVIIIe siècle. Il lui avait trouver une robe magnifique et lui avait toujours son vieux costume. Il avait vraiment hâte. Amy et Rory étaient dans leur chambre, surement en train de dormir (ou pas il n’était pas aller vérifier). Il était donc en train de programmer le técélecta pour une future expérience. Il sortit son tournevis, régla quelque bouton et l’activa. Quelque minutes plus tard, souhaitant a nouveau utilisé l’outil sonique, il le tira de sa poche et appuya sur un bouton. A ce moment, la machine émit un bourdonnement et se changea en lui-même.
-Mais, Mais qu’est-ce qui se passe, lâcha-t-il, Ah voila, j’ai surement oublier de désactiver le défragmenteur de molécules biologiques !
Il fit le tour du robot en l’observant et pressa une autre touche de son tournevis et la machine changea de look. Au lieu de la tenue retro-bizarre qu’arborer tout le temps le Docteur, sa copie avait opter pour vêtement plus…Simple dirons-nous. En se voyant a moitié nu lui-même, il eu un moment de choc et recula de trois pas, manquant de tomber.
-Quoi, quoi, quoi !? Gêner, il appuya rapidement sur un autre bouton du tournevis. Ceci eu pour effet d’activer de nouveau le robot qui devint un peu plus petit et revêtis le visage de Rory. Cette fois-ci, le Docteur rougit vraiment et lâcha son tournevis sous la surprise, celui-ci tomba au pied du robot qui n’avait toujours pas changer de tenue.
-Rory ?! Sérieusement, il se passe quoi ?! Qu’est-ce qui t’arrive técélecta?
En essayant de ne pas trop regarder la machine, le Docteur se dépêcha de récupérer son tournevis pour habiller le robot. Il se jeta donc par terre au pied de celui-ci et pris son outil sonique. Il le pris trop brusquement et sa main appuya sur un bouton en même temps qu’il le tirait vers lui. Ceci eu pour effet de faire avancer Robot-Rory, touchant le Docteur toujours a genou. Le caleçon du robot vint se presser sur la joue du Docteur qui rougit encore plus et s’éloigna violement en criant a moitié
-Qu’est-ce que c’est que ce bazar ! Pourquoi tu me fais des trucs bizarres ? Oh, ça rime ! Comme bouche et douche, je la ressortirait cette phrase…. Mais bon, c’est pas ça le plus important pour le moment, il faut que m’occupe de ce técélecta qui me fais des siennes.
Il se releva rapidement et sortit de la salle afin de se calmer et de réfléchir posément a son problème. Il n’avait toujours pas compris ce qui arrivait a son tournevis sonique lorsque, le matin, Amy lui rapporta son véritable tournevis.
« Amyyyyyyyyy ! Tu peux m’expliquer ce que fais mon tournevis entre tes mains alors qu’il est dans ma poche ? Il sortit son tournevis tout en parlant.
-Aha, vous vous en êtes servis au moins ?
-Oui, et il marche très bien, mais tu n’a pas répondu a ma question. , Il avait l’air fâché et Amy s’en amusait pas mal
-Il n’aurais pas fait de truc étrange que votre tournevis n’aurais pas fait ? Dit elle en rigolant.
-Si ! Mais t’a toujours pas répondu !
-Ca va, ca va, t’énerve pas… Tiens, ton vrai tournevis. Elle lui tendis une réplique de son tournevis, ou le vrai, il ne savait plus vraiment.
-Je suis très calme. Merci, mais du coup je me demande, c’est quoi l’autre alors ?
-Une télécommande universelle. Il l’a regarda intrigué.
-Universelle ? Ca commande l’univers ?!
-Mais non ! Fit-elle en levant les yeux au ciel, Ca peut commander a peu près n’importe quelle chose qui marche avec une télécommande…
-Vraiment ? Je connaissais pas….
-Ca m’étonne d’ailleurs ! » Finit-elle en rigolant avant de partir se doucher et s’habiller alors que Rory arriva avec un air choqué inscrit sur le visage. Le Docteur repensa au robot en caleçon de la nuit passée puis chassa l’image de sa tête pour ne pas rougir. Il fis le tour de la console du Tardis et demanda a Rory :
« -Alors, centurion ! Bien dormis ? Qu’est-ce que c’est que cet air choqué ? Tu as croisé un dalek dans le couloir ? Si c’est ça il faut me le dire assez rapidement que je m’en occupe, mais je pense que si c’était ça, on l’aurais déjà entendu brailler… Donc c’est surement pas ça.
-Docteur, vous pouvez m’expliquer pourquoi je suis en caleçon dans le grenier ?
- Ah, c’était ça, ça me rassure de savoir que c’est pas un dalek dans le tardis. J’ai une très bonne excuse ! Ne commence pas a t’énerver dès le matin, c’est mauvais pour la santé ! Ca va te donner des rides !
-Je suis très calme. Maintenant expliquez !
-Tiens, expliquer, ca me rappelle quelqu’un …
-DOCTEUR ! Changer pas de sujet !
-Tiens, tu vois que tu est énervé ! D’accord, d’accord… Déjà, c’est de la faute a Amy ! Elle a intervertit mon tournevis sonique avec une vulgaire télécommande universelle. Et j’était en train de régler le técélecta lorsque mon tournevis, enfin la télécommande, l’a fait se changer en moi. Ensuite elle l’a mis en caleçon et pour finir, elle l’a changer en toi. Et je dois avouer que j’étais extrêmement gêner donc je suis partis et je n’est pas penser a y retourner pour le rhabiller…
-Mouais d’accord … Vous penserez quand même a me redonner des vêtements. Je dois avouer que tomber sur soi-même en caleçon dans le grenier d’une cabine de police plus grande a l’intérieur a quelque chose de dérangeant, surtout dès le matin.
-Je me doute bien. »


Le TARDIS se matérialisa, accompagné de son bruit caractéristique de freins malmenés. La porte s'ouvrit en grinçant légèrement, et le Docteur jeta un oeil dans la pièce obscure où il avait atterri.
"Vraiment curieux" marmonna-t-il en jetant pour la énième fois un oeil au curieux message qui était apparu quelques heures plus tôt sur son papier psychique. Un message, qui, pour une fois, était indescriptible pour le Seigneur du Temps.

Il avait reçu ce message alors qu'il venait juste de reprogrammer le téléscope spatial Hubble... il ne valait mieux pas que les terriens apprennent que Ganymède était habitée par une espèce intelligente et vivant en société dans l'océan situé sous les deux cent kilomètres de glace de la lune jupiterienne, et qui, ma foi, ressemblaient à des sirènes à tête d'hippocampe... Le Docteur avait eu fort à faire avec ces sirènes équines, les Baldarsitiens comme ils se plaisaient à se nommer eux-mêmes. En effet, il n'avaient rien trouvé de plus intelligent à faire que de mettre à la surface de leur planète des pancartes géantes mentionnant "nous savons que vous êtes là" écrit dans soixante-quatre langues différentes de la galaxie de la voie lactée (dont trois langues terriennes : l'anglais, le français, et allez savoir pourquoi, le tchèque).
Le Seigneur du Temps avait fini par les convaincre de rester discrets, et une fois de retour dans son TARDIS, le fameux message fit son apparition. Le vaisseau gallifreyien fit alors une embardée (du moins, plus que de coutume), et le Docteur constata avec consternation qu'il ne maîtrisait plus une partie des commandes. On plutôt, que quelque chose les commandait à sa place.
Ce fut à ce moment là qu'il lut le message incompréhensible :
"on - W9 - France 4 - off - on - nodisc - load - Lordoftheringsosttrack1 - off -..."
Le message prenait toute la place sur le petit papier dans son étui noir, et semblait ne pas finir...
Le Docteur parvint non sans mal à traquer le signal et à arrêter le TARDIS non loin de la source du message, et à peu près à la bonne époque. Oh à deux semaines près, guère plus.

Il s'était attendu à arriver dans un vaisseau spatial bourré de haute technologie, ou dans un laboratoire secret caché au fin fond de la Russie (il avait toujours trouvé amusants les laboratoires secrets), ou... - en tout cas, il ne s'était pas attendu à arriver dans ce qui devait être, d'après les chaussettes sales qui traînaient sous le canapé et les miettes et traces de verres de bière sur le bureau devant un ordinateur éteint, une chambre d'étudiant des plus banales.

La chambre était inoccupée pour l'instant. Vu qu'il n'était que minuit passée, l'étudiant en question devait être encore dehors à errer dans les rues entre deux haltes dans des bars ou boîtes de nuit. Le Seigneur du Temps, rassuré quoique légèrement dépité qu'aucun ennemi inconnu ne lui sauterait à la gorge dans la seconde, alluma la lumière, et entreprit de chercher tranquillement quelle pouvait être la source du message et des interférences dans les commandes du TARDIS.

Allumer la lumière fut une mauvaise idée. Le spectacle qui s'offrit à ses yeux fut des plus consternants. Tous les murs de la pièce étaient couverts de posters de superhéros aux regards noirs, et, oui, certains s'ornaient même de son visage. Vous n'imaginez même pas l'effet que celà produit de se sentir regardé par six portraits de vous-même, avec six Amy Pond derrière vous en un Rory qui avait l'air perdu sur deux des six posters.

La moindre surface qui n'était pas occupée par des restes de repas plus ou moins fossilisés l'était par des figurines de personnages de Star Wars et d'autres grands films de SF, certaines étant inconnues aux yeux du Doctor, d'autre par contre qu'il reconnaissait clairement, comme le magicien Gandalf ; après tout c'était lui qui en avait suggéré l'idée à Tolkien alors qu'ils avaient passé un réveillon mouvementé, poursuivis par des petites créatures aux poils frisés et aux pieds velus, originaires de la Galaxie du Sombrero.

Plusieurs figurines étaient, là encore, à son effigie.
"Pas très ressemblantes, commenta le Docteur, enfin, du moins je l'espère, je n'ai jamais pris le temps de me regarder en détail. En tout cas, je ne suis pas sous plastique transparent, moi, ha !"
Entre un classeur rempli de polycopiés tâchés et une banane à moitié mangée, le regard du Seigneur du Temps fut attiré par... un tournevis sonique ! Exactem- ah, non, pas tout à fait pareil, mais très ressemblant au sien...
Il ne put s'empêcher de le prendre et de le regarder sous toutes les coutures, le tournant et le retournant dans tous les sens, manquant de se le mettre dans l'oeil à plusieurs reprises, et le comparant avec le sien, comme un gamin jaloux du nouveau cartable de son camarade de classe.

Et c'est à ce moment là que la télé s'alluma.
" ... ?!"
Le Docteur, qui avait fait un pas en arrière sous la surprise, vit la télévision changer de chaîne toute seule. Il fit instantanément le lien avec le faux-tournevis qu'il tenait dans la main.
"Oooh, une télécommande déguisée en tournevis sonique, j'adore, s'exclama le Docteur, un sourire bête s'affichant sur sa figure. Dommage que j'ai déjà un tournevis sonique qui fasse tournevis sonique en plus de télécommande, mais il faut avouer que ces humains ne cesseront jamais de m'épater."

Et c'est à ce moment là que la chaîne hi-fi s'alluma.
Le Docteur regarda cette dernière d'un air contrit, tandis qu'elle hurlait des morceaux de hard rock et couvrait le bruit de la télévision, qui, il est vrai, avait plutôt le son à fond elle aussi.
"Humm... comment éteint-on tout ça ? Je ne voudrais pas que le pauvre garçon qui vit ici aie des problèmes avec ses voisins à cause de moi, hein ?"

Et c'est à ce moment là que les volets roulants se dé clenchèrent.
« bon, bon, bon, là ça se complique, un peu de calme ne ferait pas de mal pour réfléchir » Joignant le geste à la parole, le Docteur agita le tournevis – le vrai, celui qu'il savait contrôler – vers les différents appareils pour les arrêter.

Une fois le calme revenu, uniquement troublé sous le lit par un paquet de chips habité, le Docteur considéra une nouvelle fois la télécommande qu'il avait dans la main. Elle ne faisait de mal à personne, et était très ingénieuse, mais elle perturbait certainnes commandes du TARDIS, il allait devoir sévir... Tenant les deux tournevis face à face, les pointes se touchant presque, il alluma les deux en même temps... une odeur de brûlé émana de la télécommande, qui avait cependant l'air d'être intacte.
« Bah, je n'allais quand même pas détruire une technologie aussi brillante et au design aussi superbe, non ? Lança-t-il à la cantonnade. C'est jsute que désormais, cette télécommande là se contentera de faire fonctionner les appareils de son propriétaire, et n'enverra plus d'interférences dans ceux de mon TARDIS, que ce soit mon stabilisateur Raileigh, le bouton bleu bizarre dont je n'ai jamais compris l'usage, ou le chauffage de la piscine. »

Après s'être assuré que son papier psychique était désormais vierge de tout message, il consulta sa montre, et s'exclama « ouh, il se fait tard, déjà le 25 novembre, et j'avais dit que je passerai voir cette jolie lune près de Betelgeuse, dont les masses continentales forment un lapin en train de faire du vélo, dans cinq mille ans elle sera détruite par une irruption solaire, il faut que je me dépêche... »

Il reposa avec délicatesse la télécommande près de la demi-banane, et repartit dans son vaisseau spacial, qui se dématérialisa à la plus grande indifférence de l'environnement local.




Dans une entreprise de multimédia, éloignée de Londres, on entendit soudain un son bizarre. Quiconque aurait été ici aurait été témoin d'un spectacle pour le moins inhabituel : L'apparition d'une boîte de police bleu. Il aurait également vu une personne étrange sortir, qui portait un nœud papillon.

- Oups...je crains qu'on ne soit arrivé à mauvaise destination Victor !

Un autre homme sortit. Vêtu d'un costume, il s'exclama :

- Docteur ! Je dois absolument terminer mon ouvrage ! J'ai encore beaucoup de travail ! Croyez-vous que les Misérables se feront tout seu....

Il se tut brutalement, en réalisant où ils étaient. Devant lui, ordinateurs, télévisions, lecteurs DVD étaient installés.

- Qu'est-ce donc ?

- Oh... juste des.... boîtes ? répondit évasivement le Docteur, vous avez raison, nous ferions mieux de.... oooooh mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Le Docteur venait de repérer une télécommande noire.

- Est-ce que c'est un objet qui vient d'être inventé à cette époque ? demanda Victor Hugo.

- Bien-sûr que non, c'est une télécommande, une simple télécommande, une télécommande avec pleins de boutons dessus, une télécommande qui permet de contrôler pleins de choses, une télécommande universelle, ça fait longtemps d'ailleurs que je n'en avais pas vu des comme ça.... la dernière fois que j'ai essayé, j'ai failli déclencher une guerre, mais ça fait longtemps, j'imagine que je peux retenter l'expérience !

- Docteur, pourquoi vous n'essaieriez pas cet objet après m'avoir ramené chez moi ? suggéra Victor d'un air pas très rassuré.

Le Docteur lui fit un sourire excité, et appuya alors sur un bouton en direction d'une télévision. Elle s'alluma. Il sourit joyeusement.

- Vous voyez ! Une télécommande ce n'est pas dangereux !

Il appuya sur un autre bouton, et ce fut une chaîne hifi qui se déclencha. Il refit ce qu'il venait de faire en direction d'une autre télévision.

- N'est-ce pas formidable ? Je me demande ce que ça ferait si j'augmentais la puissance... marmonna-t-il

Il pointa son Tournevis Sonique sur l'objet noir et appuya de nouveau sur un bouton. Cette fois, toutes les télévisions s'allumèrent, avec des lecteurs DVD qui se mirent à s'ouvrir, des chaînes hifi qui diffusaient de la musique. Tout le multimédia se mit en marche, créant un beau vacarme.

Victor, les mains sur les oreilles s'écria :

- Mais qu'est-ce que c'est que tout ça ?!

- Ce n'est rien, je peux éteindre ça en une seconde ! sourit le Docteur, sûr de lui.

Il appuya sur le bouton « stop », rien ne s'arrêta. Au contraire, le son des télévisions augmentèrent, les lecteurs DVD accélèrent le rythme d'ouverture de leur boîtier, les chaînes hifi ouvrirent aussi leur lecteur CD.

- Oups... peut-être ai-je mis un peu trop de puissance dans la télécommande, fit le Docteur.

Il pointa de nouveau son Tournevis Sonique sur l'objet, ce qui fit cracher des étincelles.

- Oh, non, non, non, non, non ! s'exclama le Docteur.

Il se mit à appuyer sur un bouton, mais cela n'eut aucun effet. Il leva les yeux pour voir les télévisions commencer à faire aussi des étincelles, ainsi que tous les autres objets commandés par la télécommande.

Le téléphone du TARDIS retentit alors.

- Vous pouvez aller répondre Victor ! demanda-t-il.

- Répondre à quoi ? répondit-il.

- Oh j'oubliais vous ne connaissez pas le téléphone, marmonna-t-il, prenez l'objet qui sonne dans le TARDIS et portez-le à votre oreille !

- Pourquoi n'y allez-vous pas vous-même ? rétorqua-t-il.

- Parce que si je ne fais rien, tout va exploser !

Le célèbre auteur fit ce qu'on lui demandait. Il entra de nouveau dans le TARDIS et repéra l'origine du bruit. Il le mit à son oreille comme on lui avait dit.

- Docteur ? fit la voix paniquée, ici UNIT ! On ne sait pas comment, mais toutes les télévisions, tous les Lecteurs DVD, tous le matériel multimédia du monde s'est déclenché !

Pas sûr de savoir comment faire, Victor cria :

- CE N'EST PAS LE DOCTEUR !

- Quoi ?

- CE N'EST PAS LE... oh et puis zut. DOCTEUUUUR !

- QU'Y A-T-IL ?? répondit-il à l'extérieur.

- Apparemment tous le matériel multi... multi... multi quelque chose de la Terre s'est déclenché !

- Qui est-ce à l'appareil ? demanda la voix.

- Dans ce cas, on a un très gros problème, répondit le Docteur.

- Pourquoi ? demanda Victor, ignorant totalement la voix provenant du téléphone.

- Parce que si on ne fait rien, il va y avoir des explosions partout sur la Terre, créant ainsi la destruction de la planète, dit le Docteur.

Il appuyait sur tous les boutons de la télécommande en espérant la débloquer. Victor le vit entamer un monologue sans queue ni tête, et soudain, il sembla avoir une idée. Il se précipita sur une autre télécommande universelle. Après tout, étant dans une entreprise de multimédia, il pouvait en avoir autant qu'il voulait.

Il pointa son Tournevis Sonique dessus, et appuya encore sur le bouton « Stop ». Cela ne fit aucun effet.

- Réfléchissons réfléchissons... comment peut-on gagner du temps ? Je suis un Seigneur du Temps, le temps est ma spécialité, alors...on en gagne en l'arrêtant bien-sûr ! s'exclama-t-il en se tapant la tête, Victor, quand vous avez besoin d'aller aux toilettes par exemple, mais que vous écrivez qu'est-ce que vous faites ?

- Le mot que vous chercher n'est-il pas « pause » ? proposa Victor avec un petit air suffisant.

- Mais oui c'est ça ! Le bouton « pause » ! s'écria-t-il.

Il appuya sur le bouton en question, et aussitôt, tout s'arrêta.

- Voilà une bonne chose de faite ! fit Victor.

- Oh non, non, non. Cela nous permet seulement de gagner du temps, on est pas sortis d'affaire, ça ne va pas tenir éternellement. Ce n'est que le bouton « pause », pas « stop ».

- Alors que faisons-nous ?

Le Docteur se dirigea d'un pas décidé jusqu'au téléphone du TARDIS.

- UNIT ? Vous êtes toujours là ?

- Docteur ?

- Oui c'est moi. J'ai besoin que vous coupiez le courant. Le courant de toute la planète, juste pendant une minute, ça devrait calmer les appareils, et tout rentrera dans l'ordre !

- Mais on ne peut pas couper le courant de toute la planète comme ça ! répliqua la voix, ce n'est pas aussi simple, il faudrait couper chaque générateur de chaque ville, chaque régions, chaque pays...c'est impossible !

- Vous voyez Madame, je ne crois pas que vous me connaissiez bien. Sinon vous sauriez qu'avec moi...

Il s'interrompit, et resserra son nœud papillon en affichant un air qu'il espérait cool.

- L'impossible devient possible, compléta-t-il.

Il n'attendit pas de réponse, et alla chercher une nouvelle télécommande.

- Si je l'adapte aux générateurs électriques, que j'augmente sa puissance au niveau mondial, cela coupera d'un tout tous les générateurs !

Il se mit à appuyer sur les boutons, créant une sorte de code.

- Victor ! Vous pouvez fouiller dans mon coffre ! Il faut que vous trouviez un fil bleu !

L'auteur de Notre Dame de Paris obéit, et ouvrit le coffre que le Docteur montrait. Il en sortit une espèce de boule de cristal, une casquette, de vieilles lunettes, et toutes sortes d'objets bizarre, jusqu'à ce qu'il trouve le petit fil demandé :

- C'est cela ? demanda-t-il.

- Oui ! s'exclama le Docteur en le prenant.

Il le mit dans la place destinée aux piles et ferma le couvercle. Il pointa pour la énième fois son Tournevis Sonique dessus. Au dehors du TARDIS, on commençait à entendre des étincelles.

- Espérons que ça marche, murmura-t-il, c'est en train de recommencer. Geronimo !

L'opération du Tournevis Sonique finie, il appuya sur le bouton « Eteindre ». Il savait que ça n'éteindrait pas les télévisions et compagnie, mais les générateurs, qui n'avaient pas été touché, s'il avait bien réglé la télécommande, devraient en revanche s'éteindre.

Pendant une seconde, Victor crut qu'il allait mourir. Mais l'instant d'après, à l'extérieur du TARDIS, tout s'éteignit. Les lumières, les télévisions, les lecteurs DVD... tout !

- Docteur, je n'ai rien compris à ce qu'il vient de se passer, mais vous êtes un génie !

- Je sais, répondit-il très modestement.

Il appuya sur le bouton « allumer » et comme il l'avait prévu, l'électricité revint et tout se remit progressivement en marche. Il réajusta la puissance de la télécommande, enleva le fil bleu qu'il avait mis, et éteignit. Cette fois, tout se passa comme prévu.

- Comment avez-vous fait ? demanda Victor.

- Eh bien vous voyez, j'ai éteint les générateurs, donc coupé l'électricité, ce qui a calmé tous les appareils que vous voyez ici. Lorsqu'ils se sont rallumés, ils n'étaient donc plus en surchauffe, donc il n'y avait aucun danger. Pour les éteindre, j'ai réajusté la puissance de la télécommande afin d'être sûr que le phénomène qui vient de se passer ne se reproduise pas, et j'ai enlevé le petit fil bleu pour que ça ne touche que le multimédia, et j'ai tout éteint.

L'auteur le regarda, ahuri. Il se ressaisit bien vite et déclara :

- Vous êtes vraiment bizarre Docteur. Mais je vous aime bien. Mais si vous pouviez me ramener chez moi, ce serait bien.

- Bien entendu ! s'exclama-t-il, il est temps de vous ramener chez vous à présent !

Il mit le TARDIS en marche, qui lentement, se dématérialisa. Oui, quiconque aurait été ici aurait vu une bien curieuse scène : Celle du Docteur et de Victor Hugo, sauvant sans le savoir non seulement la Terre mais aussi l'Univers d'une télécommande Universelle.




Escapade en solitaire


Le Docteur était dans son TARDIS, tripotant rêveusement une télécommande qu’il avait trouvée dans l’allée d’un grand magasin. Il avait du mal à se faire à l’absence de compagnon et commençait à s’ennuyer ferme. Il sentit tout à coup son papier psychique se réchauffer : il avait reçu un message !
« Planète Daïa. Système Alphos : profite, mon petit cœur ! »

« Ah ! River ... murmura le Docteur en se levant. Daïa… Je ne connais personne là-bas. Ce serait cool si… » Commença-t-il avant de se rappeler qu’il était seul, il ferma les yeux, rangea la télécommande dans sa poche tout prés du tournevis sonique et fit se matérialiser le TARDIS sur Daïa.
Il eut à peine le temps de mettre le nez dehors et d’apercevoir le ciel moucheté de gris typique de Daïa, qu’il se retrouva étendu au pied d’une espèce d’escalier de terre rougeâtre, les cheveux pleins d’herbe violette et la veste maculée de boue.

Il s’époussetait lorsqu’il se rendit compte qu’il n’avait plus son tournevis sonique. En remontant les marches, il le trouva, posé sur la télécommande ; émettant sa lumière verte habituelle. Intrigué, le Docteur rangea le sonique dans sa poche et observa minutieusement la télécommande. Il se retourna subitement, sentant qu’on l’observait. Il appuya instinctivement sur quelques touches et, levant les yeux, se retrouva face à une réplique de lui-même, cheveux en bataille et télécommande à la main, qui le regardait d’un air ahuri.

Son double s’enfuit tout en lâchant la télécommande. Le Docteur commença à lui courir après, ramassant la télécommande au passage.
Il finit par acculer la créature contre une sorte de muraille et, tout en l’observant, voulut attraper son tournevis dans sa poche. Il n’avait pas de poche !

Il mit ses mains devant ses yeux et comprit l’évidence. Ses mains étaient d’un noir bleuté, avec six doigts aux ongles verts. Voilà donc pourquoi la créature avait son apparence et l’avait regardé ainsi : ils avaient échangé leur corps !
Le Docteur regarda la télécommande : en tombant, le tournevis sonique ne s’était pas seulement déclenché. Il avait aussi transformé une simple télécommande terrienne en objet capable de transférer les consciences.

Le Docteur s’accroupit pour réfléchir tout en surveillant du coin de l’œil la créature qui commençait à s’intéresser au contenu de ses poches, tout en marmonnant des paroles inintelligibles.
Le Docteur, tout en essayant de se rappeler sur quelles touches il avait bien pu appuyer, se demanda si l’alien le comprenait, étant dans son corps.
Soudain, il se rappela avoir appuyé sur la flèche du haut et sur celle du bas de la télécommande avant de changer de corps avec le Daïayen et refit la même chose en espérant obtenir le même résultat.
Le Docteur se retrouva immédiatement dans son corps – Geronimo ! – et laissa la créature repartir. Qu’est-ce qu’il était heureux d’être de nouveau lui.

Le lendemain, après avoir passé la nuit à explorer toutes les nouvelles fonctions de cet étrange objet, il décida que c’était vraiment une trouvaille extraordinaire. Non seulement, grâce aux flèches « Haut » et « Bas », il pouvait échanger de corps avec quelqu’un, mais il pouvait aussi, grâce aux flèches « Droite » et « Gauche », effectuer un échange entre deux autres corps. Quel régal d’imaginer un Slitheen, une Racnoss, ou tout autre créature rêvant de destruction, piégée dans le corps d’un escargot et voyant le sien grignoter de la salade !

Il avait aussi découvert avec délectation qu’il n’avait plus besoin de rechercher le TARDIS sur toute la planète, il lui suffisait de presser la touche centrale pour le voir se matérialiser devant lui en moins d’une seconde.

La touche « Menu » permettait l’accès aux données centrales de tout type d’appareil

La touche « Echap » fermait toutes les portes derrière lui et ouvrait celles qui se trouvaient devant lui. Quel plaisir d’échapper à ses poursuivants en les enfermant derrière lui ! Amusant, mais si le TARDIS vient tout seul…Bof, il verrait bien dans le feu de l’action, si ces nouvelles fonctions perduraient…

En appuyant sur la touche « 1 », il sentit ses pieds quitter le sol, son corps se faire plus léger que jamais. Cette touche annulait la pesanteur. Regardant autour de lui, il constata que lui seul bénéficiait de cette action. Il appuya sur la touche « 2 » en ciblant une tasse qui traînait sur le tableau de bord. Celle-ci s’éleva lentement à son tour

Par chance, la touche « 3 » leur permit d’atterrir en douceur.

La touche « 4 » émit une alarme stridente qui fit trembler les commandes du TARDIS. Sans utilité apparente, elle s’éteignit d’elle-même. Intéressant…

Lorsqu’il avait testé la touche « 5 » ; il ne vit tout d’abord plus ses mains, ni ses pieds, même sa veste avait disparu. Il était devenu invisible ! Peut-être qu’en pointant un objet…Il testa la découverte sur la théière qui trônait dans un coin. Celle-ci disparut à son tour. Pourvu qu’une autre touche annule les effets, sinon, il était condamné à jouer les fantômes le restant de ses jours ! Heureusement, la touche Zéro rétablissait l’ordre des choses, puisqu’elle annulait la dernière opération ; Ouf !

Le Docteur continua d’explorer sa télécommande en pressant la touche « 6 » , impatient d’en découvrir la fonction. Il ne vit tout d’abord aucune différence et s’apprêtait à ré appuyer lorsqu’il aperçût un léger miroitement devant lui. Intrigué, il avança sa main jusqu’à frôler une espèce de fine membrane. Il passa la main au travers avec circonspection, et s’empara d’une commande du TARDIS qui fut aussitôt englobée dans cette bulle. Il lança ensuite en l’air une pièce de monnaie. Celle-ci traversa la bulle vers l’extérieur mais rebondit dessus sans pouvoir y retourner.
Il désactiva le bouclier, pensant qu’il lui serait bien utile contre ses ennemis les plus dangereux.

En appuyant sur la touche « 7 », il se vit comme dans un miroir. Il leva la main, mais cet autre lui-même ne la leva pas mais se mit à lui parler, alignant des mots rapides, tout en gesticulant. Le Docteur comprit alors qu’il s’était dédoublé et se retrouvait face à lui-même. Pensant annuler l’action, il ré appuya sur la touche, mais ce furent trois docteurs qui gesticulaient en parlant. Trop cool ! Et si on recommençait ? Bientôt, toute la salle des commandes se trouva envahie de Docteurs discutant deux par deux, ou à plusieurs, se congratulant en se traitant de génie à tour de bras. Manquant de place, il testa la touche « 8 » qui lui fit retrouver son unicité. Quel calme tout à coup ! Commode quand on s’ennuie ou que l’on manque de compagnon de voyage !

Tout en marchant, le Docteur s’enfouit dans les dédales du TARDIS. Curieux, il pressa la touche « 9 » et se retrouva instantanément dans la salle de contrôle. Une touche de téléportation individuelle, qui le ramène au cœur du TARDIS, cool !



Ce matin-là, il sortit s’aérer un peu après cette nuit pleine de surprises. Il se promenait tranquillement lorsqu’il aperçut le Daïayen qu’il avait poursuivi la veille. Souhaitant s’assurer qu’il allait bien après sa frayeur de la veille, il le héla mais celui-ci, le reconnaissant, s’enfuit de nouveau. Un peuple apparemment bien timide ! Perdu pour perdu il pressa la touche « Pause ».

Il vit aussitôt le Daïayen s’immobiliser et il le rattrapa rapidement.
« Salut ! Je suis le Docteur. Je suis désolé pour hier, je n’étais pas au courant des incroyables capacités de cette télécommande… Je voulais m’excuser mais tu avais déjà disparu et… »

Voyant que l’alien ne bougeait toujours pas, il se tût brusquement et agita ses mains devant les yeux du Daïayen puis, regarda alternativement la créature et la télécommande tout en fronçant les sourcils.
Les yeux pétillants, il appuya sur la touche « Lecture » et le Daïayen reprit sa course. Fatigué, le Docteur tourna la télécommande vers lui-même et pressa la touche « Avance Rapide ». En une seconde, il avait déjà rattrapé l’alien. Il ré appuya sur « Lecture » et retrouva sa vitesse normale. Il pointa la créature en appuyant sur la touche « Retour en arrière » qui recula en frôlant un Docteur satisfait.

« Lecture » : L’autochtone cesse de reculer, voit le Docteur et joue les sirènes d’alarme. Crèvement de tympans. Le Docteur teste la touche « Son » pour réduire les hurlements.
Quel bonheur quand ça cesse ! Seul un léger miaulement sortait de la bouche du braillard.

Le Docteur rassura le pauvre hère de son mieux, donnant à son habitude moult explications qu’il savait incompréhensibles.

Il retourna au TARDIS par télécommande interposée, bénissant River pour cette balade enrichissante et pleine d’agréables surprises.

FIN



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Last edited by Nanou on Mon 3 Dec 2012 - 22:59; edited 1 time in total
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Nanou
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PostPosted: Mon 3 Dec 2012 - 22:52    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

est heureux de vous annoncer ce soir, le nom de la gagnante (parce que c'en est une) de notre concours, en partenariat avec la boutique La Geekerie, pour gagner une superbe télécommande universelle en forme de tournevis sonique !

L'heureuse élue, avec un total de 26 points, qui va désormais pouvoir buzzer tous ses appareils électriques avec un tournevis sonique est donc :



Béatrice G.








Un email de confirmation suivra très rapidement la mise en ligne de cette news, afin de bien confirmer les coordonnées. Ces coordonnées seront ensuite transmises à La Geekerie qui s'occupera d'envoyer le prix.

Vous avez été 16 à participer, que ce soit avec des fan-fictions ou des fanarts et nous vous en remercions et espérons que vous avez pris plaisir à ce concours. 27 personnes ont pris le temps de voter pour leurs créations préférées et nous leur disons merci aussi !

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Last edited by Nanou on Tue 4 Dec 2012 - 22:46; edited 1 time in total
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PostPosted: Tue 4 Dec 2012 - 19:34    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

Quel a été le classement par points ?
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Hassan
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PostPosted: Tue 4 Dec 2012 - 20:11    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

bravo à la gagnante! Il fallait le dire Smile
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Elsie
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PostPosted: Tue 4 Dec 2012 - 20:28    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

Bravo ! Excellent au fait la BD
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Asphyrios
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PostPosted: Wed 5 Dec 2012 - 15:44    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

Bravo !! Mr. Green
J'avoue que l'idée était super bien trouvée Wink

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Gzaltan
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PostPosted: Thu 6 Dec 2012 - 12:52    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

Félicitations, la BD avait une chute innatendue, il fallait le faire !
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Tyr
[Master of the Vortex]

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PostPosted: Thu 6 Dec 2012 - 20:29    Post subject: CONCOURS - Gagnante annoncée ! Reply with quote

Félicitations à la gagnante, qui m'a d'ailleurs bien faite rire. Smile
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