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Cachotterie et trahison

 
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Harkness-Jones
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MessagePosté le: Sam 27 Avr 2013 - 18:37    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

Titre : Cachotterie et trahison

Résumé : Quand la curiosité devient plus forte de l'autorité

Spoilers : Se situe après Something Borrowed

Disclaimer : Tout appartient à la BBC.

beta : personne



Citation:


« Ianto... »
Il avançait dans un long couloir noir.
« Ianto... »
Il cherchait quelque chose sans savoir ce que c’était.
« Ianto... »
Il suivait cette voie qui l'appelait. Il avait confiance en elle, pourtant il ne la connaissait pas.
« Ianto... »
Une chandelle s'alluma et il aperçut une porte. Il tenta de l'ouvrir, elle lui résista.
« Ianto... »

Il ouvrit les yeux. Son portable sonnait aussi fort qu'il le pouvait. Ianto coupa la sonnerie et se leva discrètement pour ne pas réveiller Jack. Il se prépara un café, s'habilla et partit en direction du Hub.
Il entra dans l'office du tourisme et descendit dans la base. Tout le monde était déjà là.

Ianto : Je vais faire du café.

Ils se rejoignirent dans la salle de réunion.

Gwen : Alors ?
Ianto : Il dort.
Gwen : Tu es sûr qu'il ne se réveillera pas ?
Ianto : J'en suis sûr, je l'ai en quelque sorte drogué. J'ai mis du retcon dans son café, s'empressa-t-il d'ajouter devant les regards perplexes de ses collègues.
Owen : Vous avez refait ce rêve ?

Il était le seul à ne pas l'avoir fait. Un mort ne pouvait pas rêver. Ils acquiescèrent tous.

Owen : Et pas de changement notable ?
Tosh : Aucun, je marche toujours dans un couloir sans fin.
Gwen : Rien n'a changé.

Ianto hésita. Son rêve à lui avait changé, il atteignait une porte. Mais devait-il en faire part aux autres ? Il décida de se taire, c’était mieux pour tout le monde.

Ianto : Non, aucun changement notable

Ils se turent quelques instants, réalisant ce qu'ils étaient en train de faire : désobéir à Jack et bafouer son autorité. S'il venait à savoir ce qui se tramait au hub pendant la nuit, il le prendrait pour une mutinerie ou une trahison. Cela en était une.

Gwen : Si quelqu'un ne se sent pas capable de le faire, il peut rentrer chez lui. Personne ne le lui reprochera, du moment qu'il ne répète rien à Jack.
Tosh : Je ne renoncerais pas. Je veux savoir d'où vient ce rêve.
Owen : Je ne vous laisserai pas seul.
Ianto : Je n'abandonnerai pas.

Gwen récapitula les taches de chacun. La nuit allait être longue, très longue.

Ianto : Je vais refaire du café. On va en avoir besoin.

Owen et Gwen partirent à la morgue avec un scanner portatif. Ils se dirigèrent vers un des tiroirs et l'ouvrirent. Un cercueil en fer se déroula devant eux. Ils auraient pu croire que le propriétaire était vraiment mort si des cadenas ne le verrouillaient pas.

Gwen : C'est bon Tosh, dit-elle dans son oreillette. Prépare-toi à recevoir les images. Ianto, tu as les codes ?
Ianto : Pas encore, mais il me reste trois tiroirs à vérifier. Je vous recontacte dès que je les ai.
Owen : Grouille toi, coffee boy, on peut rien faire sans.

Ianto fouillait le bureau de Jack. Il ne savait pas vraiment où son patron avait pu mettre ces codes. Il trouva une petite boîte en fer jaune. En l'ouvrant, il découvrit de nombreux clichés du capitaine tout au long de sa longue vie. C'était la boîte à souvenirs de Jack. Il s’arrêta sur un petit dossier en papier jauni. La première chose qui attira son regard fut une photo du mariage de Jack. « Capitaine Jack Harkness et Mina Harker » était notée au-dessous. Cette Mina était superbe. Le capitaine avait toujours eu bon goût pour les femmes. Ianto retourna l'image. Il les avait ! Il avait les codes. Le problème maintenant était de savoir lequel était le bon.

Gwen : On a fini le scan. Ianto, tu l’as? Entendit-il dans son oreillette.
Ianto : J'en ai même plusieurs.

Il rangea la boîte là où il l'avait trouvée, mit le dossier dans sa poche et rejoignit le reste de l’équipe dans la salle de réunion. Il s'assit prés de Tosh.

Tosh : Les signatures énergétiques indiquent qu'il y a sept verrous différents et d'après les images du scan, au moins cinq ont une combinaison de quatre chiffres. Quatre d'entre eux verrouillent le caisson de cryogénie et les trois autres ferment le caisson en lui-même.
Gwen : Tu as une idée de comment on ouvre les deux autres cadenas ?
Tosh : Un des quatre premiers marche grâce à la reconnaissance digitale mais je n'ai aucune information sur l'ouverture du dernier.
Gwen : On a plus d'informations sur ce qu'il y a à l'intérieur ou depuis quand c'est à l’intérieur ?
Tosh : Malheureusement non, elles sont toutes bloquées par le compte de Jack. Il me faut son mot de passe.
Ianto : Tu as essayé Œdipe ? C'est son nouveau mot de passe depuis l'incident d’Abbadon.
Tosh : Je vais le faire.
Owen : Ianto tu as trouvé combien de codes ? Peut-être qu'on a la réponse pour ouvrir le dernier cadenas juste sous les yeux.
Ianto : J'en ai cinq.
Owen : Pas de chance.
Gwen : Et pour l'empreinte, on la trouve comment ?
Owen : Il y a bien quelque chose que seul Jack a touché, une tasse, des vêtements. Je ne sais pas, n'importe quoi !
Tosh : Je pourrais l'extraire de n’importe quel objet, du moment qu'elle est entière et utilisable.
Gwen : Tu peux l'avoir à partir de tissus vivants ?
Tosh : Bien sûr, du moment que tu ne m’amènes pas un des doigts de Jack. Á quoi penses-tu ?

Gwen se tourna vers Ianto.

Gwen : Jack t'a pris la main dans le SUV, non ?
Ianto : Oui, mais… cette empreinte sera inutilisable, je me suis lavé les mains.
Owen : Réfléchis, il y a bien un endroit où seul lui t'ai touché dans la journée, que ce soit le bras, le torse, le cou ou même la cuisse.

Ianto les dévisagea l'un après l'autre. Il était leur dernier espoir. Il fit un énorme effort sur lui-même et indiqua son omoplate. Ils l'obligèrent à enlever sa chemise et relevèrent l'empreinte.

Owen : C'est bon, on peut l'ouvrir.
Gwen : Il nous manque toujours un code.
Owen : On peut au moins enlever la plaque de protection et voir qui est dedans.
Tosh : Impossible, j'ai eu un léger aperçu du mécanisme. Le seul moyen de voir ce qu'il y a à l'intérieur est de trouver le code manquant.
Owen : Il ne nous reste plus qu'à trouver la dernière combinaison. On n’est pas près de se coucher. Ah non, c'est vrai. Je ne peux pas dormir, je suis mort. Vous n'êtes pas près de vous reposer.

***

Les heures passèrent mais ils ne trouvèrent rien. Ils s'endormirent tous dans la salle de réunion, les documents de Jack étalés sur la table. Seul Owen resta éveillé. Il rangea les dossiers à leur place et couvrit Tosh et Gwen d'une couverture, Ianto n'avait pas l'air d'en avoir besoin. Il effaça toutes les traces de leur recherche et sortit fumer. Il ne l'avait pas fait depuis longtemps et il espérait y arriver malgré son statut d'homme mort. Il alluma la cigarette et il l'entendit. Cette voix que Tosh, Gwen et Ianto lui avaient décrite. Elle l’appelait.
« Owen... »
Il regarda autour de lui, il n'y avait rien.
« Owen... »
Il l’aperçut enfin. Ce n'était pas une personne mais un fantôme, le fantôme d'une jeune femme. Elle allait vers l'office du tourisme. Il jeta sa cigarette dans l'eau et partit à sa poursuite. Elle l'amena vers la morgue, posa sa main sur un des tiroirs et disparut.
- Owen ?






Citation:

- Owen ?
Il se retourna vers la voix. Il aperçut une dernière fois le fantôme. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules. La même lueur brillait dans ses yeux bleu clairs, que dans ceux de Jack. Mais son visage semblait éteint, comme celui de Tommy. Elle disparut pour laisser place à Jack, le dévisageant.

Owen : C'était qui ?
Jack : De qui ?
Owen : La femme en robe noire !
Jack : De qui parles-tu ?
Owen : La femme qui était devant moi, il n'y a même pas trente secondes.
Jack : Il n'y avait personne devant toi, à part moi. Owen tu es sûr que ça va ?

Owen ne savait pas quoi répondre. Il mourrait d'envie de lui répliquer qu'étant mort il ne pouvait pas aller bien. Mais Jack voudrait savoir ce qu'il faisait au hub si tôt et il ne pourrait pas couvrir leurs mutineries avant le réveil des autres.

Owen : Ouais, je suis fatigué alors j’ai dû halluciner.
Jack : Tu ne peux pas halluciner, tu es mort, et tu ne peux pas être fatigué non plus.
Owen : Désolé, mais je n'ai pas d'autre explication logique.

Il préféra changer de sujet. La conversation lui échappait et il était certain que cette femme avait un rapport avec leur investigation.

Owen : On ne t'attendait pas si tôt. Tu es tombé du lit ?
Jack : Je me suis réveillé sans Ianto et je ne me souviens pas de ma soirée…
Owen : Ce n'est pas étonnant vu l'état dans lequel tu étais.

Il avait réussi à reprendre la conversation en main. Il n'avait plus qu'à semer le doute dans l'esprit de Jack.

Jack : Comment ça l'état dans lequel j’étais ?
Owen : Tu ne te souviens vraiment de rien ?

Jack fit signe que non. Il était curieux de savoir ce qui s'était passé. Il savait qu'il pouvait dépasser certains excès quand il se laissait aller.

Owen : On fêtait le retour de Gwen et sa nuit de noce. Tu te souviens de ça au moins ?

Jack acquiesça. Ils avaient prévu de faire une surprise au retour de Gwen mais l'idée avait été rapidement abandonnée, au grand bonheur d'Owen. Il avait enfin leur alibi et celui-là serait facile à partager avec les autres.

Owen : Hé bien, c'est mieux que tu ne te souviennes pas de la suite. Disons, qu'on t'a vu sous un nouvel angle.

Jack sourit. Soit ils avaient apprécié, soit ils étaient gênés. Les deux cas lui plaisaient .

Jack : Où sont les autres ?
Owen : Ils sont dans la salle de réunion, ils dorment.
Jack : C'est le moment de les réveiller.

Owen devança Jack et s'occupa de Tosh et de Gwen. Il pouvait leur dire plus facilement l'alibi sans éveiller les soupçons de Jack. Il réveilla Tosh en première. Contrairement à Gwen ce n'était pas une furie au réveil. Elle le dévisagea un instant, lui en voulant d'avoir écourté sa nuit, mais elle aperçut Jack. Plusieurs expressions défilèrent sur son visage. Elle était totalement paniquée. Owen lui murmura deux mots, elle se calma et reprit son expression de tous les jours, la froideur. Ils s'attaquèrent ensemble au réveil de Gwen. Elle les dévisagea, grogna, s'enveloppa dans la couverture et reposa sa tête sur la table.

Gwen : Il est quelle heure ?

Sa voix était pâteuse. Elle avait mal dormi et n’éprouvait aucune n’envie de se lever.

Owen : Huit heures, je crois.
Gwen : Déjà !

Elle releva sa tête, les dévisagea de nouveau, balaya la pièce du regard et aperçut Jack.

Gwen : Mais qu'est-ce qu'il… et où sont les…

Elle était affolée. Elle ne s'attendait pas à se retrouver devant le capitaine après une nuit passée à travailler sur un dossier proscrit. Owen se pencha vers elle, lui murmura les mêmes mots qu'à Toshiko et elle se calma.

Owen : Je compte sur vous pour le dire à Ianto. Et allez prendre une douche ! Rien qu'à l'odeur, on sait que vous avez passé la nuit ici.

Elles lui jetèrent un regard noir et partirent vers les douches de la base, de plus en plus fréquentés depuis quelques jours. Ils allaient bientôt manquer d'eau.

Owen : Gwen appelle ton merveilleux mari, je passe chez toi pour te prendre une tenue de rechange.

Il récupéra les dossiers, les clés de l’appartement de Tosh et partit sans laisser au capitaine le temps de le rattraper.
Jack s'approcha de Ianto. Ce dernier s'était assoupi sur sa chaise, la tête en équilibre précaire. Il recula légèrement la chaise et s'accroupit devant lui. Il était si jeune, si beau. Il aurait mérité de vivre une vie paisible, loin de la faille, des dangers, des aliens et des trahisons. Le capitaine passa sa main sur les cheveux de son gallois. Il sentit son amant se réveiller, discrètement il lui vola un baiser.

Jack : Alors je te fais tellement honte que tu me ramènes chez toi avant de repartir bosser ?

Ianto ouvrit les yeux d'un seul coup. Il ne voyait pas de quoi l'immortel voulait parler. Il regarda rapidement autour de lui. Les dossiers avaient disparu et les autres étaient déjà réveillés. Qu’avaient-ils bien pu dire à Jack ? Il fit mine de ne pas avoir entendu et s'étira. Tosh lui fit signe et lui donna rendez-vous dans les douches. Le langage des signes leur était finalement utile. Il ne douterait plus jamais d'elle quand il s'agirait de technologie inoffensive. Jack l'obligea à se lever, remit la chaise à sa place initiale.

Jack : La sieste est finie. Va te changer, tu as des vêtements dans ma chambre. A moins que tu veuilles que se sois-moi qui le fasse ?
Ianto : Je préférerais prendre une douche, sans toi.
Jack : Profites-en pour faire du café.

Ianto partit vers le bureau de Jack. Il devait se dépêcher, les autres devaient l'attendre. Le capitaine le rattrapa et le força à descendre les escaliers. Il essaya de résister, il ne voulait pas laisser à Jack le plaisir de le voir traverser le hub vêtu seulement d'une serviette. L'immortel posa sa main sur les fesses du gallois et lui murmura :

Jack : Laisse-moi au moins te les apporter, puisque je ne peux pas t'aider à les enfiler.

Ianto prépara le café et se précipita à la douche. Les weevils étaient intenables, Tosh et Gwen devaient déjà y être. Il attrapa une bombe aux poivres et les aspergea. Il entra dans les douches. Il n'y avait pas un bruit, on entendait seulement l'eau couler.

Tosh : Ianto, c'est toi ?
Ianto : Yep.

Il se déshabilla et rentra dans une cabine.

Ianto : Qu'est ce que vous avez dit à Jack ?
Gwen : Tosh tu peux me passer le savon ?
Tosh : Owen lui a parlé de la surprise pour le retour de Gwen.
Ianto : On n'avait pas abandonné l'idée ?
Tosh : Si, c'est pour ça que c'est une excellente idée.
Ianto : Et pour l'amnésie ?
Tosh : Excès d'alcool.
Gwen : Tosh, tu me passes le shampoing ?

Tosh le chercha dans sa cabine, sans succès.

Ianto : C'est moi qui l'ai.

Tosh fut la première à sortir. Elle s'enveloppa dans une serviette. Une question la tracassait depuis qu'ils avaient commencé les recherches. Qu'est-ce qu'il y avait de si important dans ce caisson pour que Jack ait pris autant de précaution pour le verrouiller et s'assurer que personne ne le découvre ? Ce devait être une personne qui sauverait l'humanité ou une menace que le capitaine ne s'était pas résolu à éliminer. Elle ne savait pas et cela la poussait à continuer. Elle voulait savoir.

Gwen : Vous savez ce que l'on va trouver dans le caisson ?
Ianto : Aucune, mais vu l’habileté avec laquelle il est fermé ce doit être important.
Gwen : Sûrement… De toute façon, on aura bientôt notre réponse. On se retrouve au hub se soir, même heure ?
Tosh : Il va falloir trouver une autre excuse. Au bout d'un moment Jack se doutera de quelque chose.
Gwen : Hé bien, on n'a qu’à se retrouver chez l’un de nous, chez Owen par exemple ?
Tosh : Tu rigoles, il n'y a plus rien pour les êtres vivants chez lui.
Gwen : Ianto, tu peux nous héberger ?

La porte s'ouvrit. Ils se turent et attendirent que l'intrus s'identifie. Gwen sortit de sa cabine, se couvrit avec une serviette et s'approcha de Tosh. Elle commençait à se demander si les weevils ne s'étaient pas échappés.

Tosh : Owen, c'est toi ?

Elle n'était pas rassurée. Pourquoi ne lui répondait-on pas ? Elle tendit une serviette à Ianto, qui sortit à son tour de sa cabine. Il s'était armé de la pomme de douche. Elle attrapa le shampoing. Ce pourrait s'avérer utile si on les attaquait. Ils s'approchèrent doucement de la porte, elle était encore ouverte. Jack apparut dans l'encadrement. Ils sursautèrent. Tosh ne put arrêter un jet de savon, que le capitaine évita avec brio.
Jack : Qu'est-ce qu'il vous arrive ?
Gwen : Tu aurais pu nous avertir !
Jack : Je suis juste allé calmer les weevils, qu'est-ce qu'il vous prend ?

Ils se dévisagèrent. Personne ne pouvait pénétrer la base et aucun des aliens ne pouvaient s'échapper de leur cage. Ils manquaient de sommeil et ils allaient finir par éveiller les soupçons de Jack.

Ianto : On n’a pas assez dormi et la salle de conférence n'est pas vraiment confortable.
Jack : Je vous donne votre journée, vous pourrez vous reposer.

Ils repartirent vers les douches. Ils avaient tous la même idée en tête, cette journée leur permettrait d'avancer plus vite dans leur investigation. Jack les suivit. La situation promettait d'être intéressante. Tosh attrapa le poignet de Ianto avant qu'il ne regagne sa cabine et désigna l'immortel d'un signe de tête. Ils ne pouvaient pas parler tant qu'il était là. Il lui assura qu'il s'en occupait. Elle rattrapa Gwen et lui murmura :

Tosh : Bon qu'est-ce qu'on fait ?
Gwen : On se rejoint chez Ianto, vers midi. Comme ça, on aura l'après-midi et la cafetière à nous.
Tosh : Je le préviens.

Gwen rentra dans sa cabine, tendit sa serviette à Tosh et essaya de terminer sa toilette aussi vite qu'elle le pût.

Jack s'approcha de Ianto. Il était légèrement jaloux. Il aurait aimé être le seul à pouvoir admirer les abdominaux de son gallois. Il posa les vêtements sur le banc et l'attrapa par les hanches.

Jack : Costume cintré, chemise blanche et cravate rouge, ça te va ?

Ianto esquissa et essaya de le repousser. Il était gêné ce qui plaisait à Jack. Le capitaine maintint son emprise et le poussa dans la douche. Il vit le visage de son employé rougir, cette couleur lui allait décidément très bien. Il déposa ses lèvres sur les siennes, il voulait le voir devenir une véritable écrevisse et il réussit. Ianto remarqua Tosh s'approcher d'eux, elle lui fit signe et lui expliqua qu'ils se retrouveraient chez lui.

Ianto : Tu veux que je reste ?
Jack : Rentre chez toi, je t'y rejoindrai.

Tout en écoutant la réponse de Jack, il répondit à Tosh que c'était impossible. Jack pourrait débarquer à tout moment. Il ne restait plus que son appartement. Tosh prit sur elle, informa Ianto et se rapprocha de Gwen. Elle n'était toujours pas sortie. Tosh frappa à la porte et l’entrebâilla légèrement.

Tosh : Changement de plan…

Elle s’arrêta tout d'un coup, la lumière vacillait. Gwen sursauta.

Tosh : Qu'est-ce qu'il y a ?
Gwen : Rien, on n’a plus d'eau chaude.

Ils se retrouvèrent dans le noir, l'eau était coupée, même le groupe électrogène de secours ne fonctionnait plus. Jack se dirigea vers la porte. Cette panne était anormale. L'éclairage grésilla quelques secondes, s'éteignit, tressaillit de nouveau et revint d'un seul coup.

Jack : Je vous veux dehors dans dix minutes.

Il sortit et tomba nez à nez avec Owen.

Owen : Vous faites un plan à quatre et vous ne m'avez même pas invité.
Jack : Et ça vaut pour toi aussi.
Owen : Qu'est-ce que lui prend ?

* * *

Ianto était de nouveau chez lui. Il lui restait deux heures avant de se rendre chez Tosh. Il s'installa dans le canapé, une tasse de café bouillante à coté de lui.
« Ianto… »
La porte lui faisait une nouvelle fois face. Il posa doucement sa main sur la poignée, attendit un instant et la poussa légèrement. Elle ne lui résista pas. Il marcha quelques secondes dans le noir avant d'atteindre le hub, le hub d'il y a des années. Il ne l'avait vu ainsi que sur les vieux clichés des archives.

- Bonjour Ianto.

Il se retourna vers la voix. Elle s'était assise sur un des bureaux. Elle était splendide.

- Qui êtes-vous ?
- Tu le sais, Ianto.

Elle le regardait avec un regard maternel. Elle semblait tellement confiante que tous ses doutes s'envolèrent. Il se sentait en sécurité et se surprit répondant à son sourire.

- Le couloir, les rêves c’était vous ?
- Ianto, arrête de me poser des questions dont tu connais déjà la réponse.
- Pourquoi moi ? Pourquoi m'avoir contacté moi ?
- Parce que quelque chose nous lie.

Il la dévisagea. De quoi voulait-elle parler ? Qu'est-ce qu'y pouvait bien les rapprocher au point qu'il soit le seul à l'avoir vue ?

- Qu'est-ce que c'est ?
- Ton téléphone.

Que voulait-elle dire ? Elle afficha un grand sourire, se leva, s’avança et lui tendit la main.

- Ton téléphone sonne.

Il se réveilla en sursaut. Son téléphone sonnait aussi fort qu'il le pouvait. Ce n'était pas qu'un rêve. Comment avait-elle su ? Il regarda l'heure. Il était déjà midi. La sonnerie reprit de plus belle. Tosh l'appelait, elle devait s’inquiéter. Il était toujours le premier arrivé d'habitude.

* * *

Le hub était enfin cloisonné, les alarmes désactivées et les pare-feu coupés. Jack descendit à la morgue, une bouteille de champagne à la main. Il la posa prés des verres, qu'il avait apportés un peu plus tôt, et ouvrit le caisson.

Jack : Pourquoi maintenant ?






Citation:

Ianto arriva enfin chez Tosh. Il avait plus d’une demi-heure de retard. Il entra et les rejoignit au salon. Les documents de Jack étaient déjà étalés sur la table, ils avaient déjà recommencé les recherches. Il n’eut pas le temps de s’asseoir que Gwen l’envoya faire du café. Il entendit des pas derrière lui, Owen le suivait sûrement pour lui faire des reproches sur son retard. Il prépara quelques arguments persuasifs, il en avait toujours besoin.

Tosh : Qu’est ce qui t’a pris autant de temps ?

Il fut agréablement surpris de voir que c’était Tosh. Il hésita, devait-il lui dire la vérité ? Il décida de ne pas tout dire. Il n’avait pas encore tous les éléments pour leur en parler.

Ianto : Je me suis juste endormi avant de venir, c’est rien.
Tosh : On manque tous de sommeil, c’est vrai et on ne peut pas t’en vouloir mais venant de toi, ça m’intrigue. Tu es le plus résistant de nous tous à la fatigue.
Ianto : Tout va bien, j’avais vraiment besoin de me reposer.

Il ne savait pas pourquoi il lui mentait. Sa nuit, même si elle avait été courte, lui avait amplement suffi et il ne s'était pas endormit. On l'avait attiré dans ce sommeil. Il ne voulait pas en parler, quelque chose l'en empêchait.

Ianto : Tu m'aides ?

Elle prit une des tasses et ils se rendirent ensemble au le salon. Ils décortiquèrent tous les dossiers. Ils inspectèrent tout, chaque mot, chaque espace, chaque virgule, rien ne leurs échappa. Leurs recherches furent vaines. Owen s'affala sur le canapé.

Owen : On vient d’éplucher cent ans de bons et loyaux services à Torchwood, pas une erreur, une coquille ou une allusion à ce foutu caisson. A croire que Jack a pensé à tout.
Tosh : Et si on faisait fausse route. Si ce n'était pas Jack qui l'avait enfermé mais un ancien membre de l'institut.

Elle y avait réfléchi toute la journée. Elle trouvait totalement impensable que le capitaine ait tout mis en œuvre seul. Les cadenas, le verrouillage des documents, trop de choses protégeaient le caisson pour qu'une seule personne en soit à l'origine. L'immortel n'était pas l'initiateur de toute l’opération, même s'il avait dû y participer.

Gwen : Il faudrait retourner aux archives et pour ça, il faut attendre demain.
Owen : Tu as une autre idée peut-être Gwen ?
Tosh : Les archives numériques, avec Ianto on a commencé à y consigner les plus vieux dossiers. Peut-être que l'on y trouvera quelque chose.
Ianto : J'y ai aussi rentré tous les clichés des équipes, ça pourrait, peut être, nous être utile.

Owen se précipita vers la chambre de Tosh, débrancha l'ordinateur et revint aussi vite qu'il le pouvait. Il en avait marre de cette affaire. Il ne supportait pas leurs échecs répétés et n'avait qu'une seule envie, se retrouver enfin seul, ou du moins sans Ianto et Gwen.

Owen : Qu'est ce qu'on cherche ?
Tosh : Je ne sais pas, quelque chose de pas ordinaire.
Owen : As-tu déjà vu un truc normal dans notre métier ?

Ils examinèrent une dizaine d'anciens rapports sans rien trouver. Ce devenait une habitude dans cette affaire, tout avait été mis en place pour que même eux ne trouvent rien. Ils ouvrirent un dernier dossier, sans grande conviction. La journée avait été longue et épuisante, ils le faisaient simplement pour finir la journée. C'étaient un fichier des années cinquante, certaines lignes étaient noircies, d'autre à-demi effacées. Rien de vraiment incroyable.

Ianto : Il y a quelque chose qui cloche.

Il se rappelait celui-là. Il l'avait particulièrement intrigué, une personne cryogénisée parce qu'elle représentait une menace. Il n'y avait aucun détail visible, seulement le nom, la date d'enfermement et le numéro du caisson, mais là, presque tout avait disparu. Il ne restait plus que l'époque et la grande ligne, la cryogénie.

Gwen : Qu'est ce qu'il y a ?
Ianto : Il n'y avait autant de ligne censurée, quand je l'ai numérisé.
Tosh : Ce serait notre dossier ?
Ianto : Je dois repasser aux archives pour vous l'avoir dans son intégralité, mais ça m'en a tout l'air.

Owen n'en pouvait plus. L’après-midi touchait à sa fin et il n'avait aucune envie de continuer à chercher.

Owen : Je ne sais pas vous, mais moi, je vais aller me chercher quelque chose pour rester concentré avant de sombrer dans la dépression.
Gwen : Tu ne peux rien avaler, tu es mort.
Owen : Je vais prendre l'air, ça te va ?

Il se leva, claqua la porte d’entrer derrière lui, s'installa sur le balcon collectif de l'immeuble et se prépara une cigarette. Il ne savait pas s'il pouvait encore le faire, même s'il en avait une petite idée. Avant qu'il n'ait pu la porter à sa bouche, il fut rejoint par Tosh. Elle la lui prit et la jeta.

Owen : Qu'est ce que tu fais ? Elles ne sont pas données, ces cigarettes.
Tosh : Tant mieux, tu cesseras de dépenser ton argent pour rien. Arrête de te voiler la face, fumer fait partie de ces choses que tu ne pourras plus faire. Et c'est mieux comme ça, je déteste cette odeur.

Il lui sourit légèrement, elle aurait tout dit pour lui remonter le moral, et justifier son acte. D'ailleurs il ne lui en voulait pas, c'était vraiment stupide de vouloir essayer. Mais il s’interrogeait sur cette histoire et c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour le cacher aux autres. Il décida d'en parler à Tosh, après tout ce n'était pas n'importe quel membre de l'équipe.

Owen : Pourquoi est ce qu'on s'obstine autant ?
Tosh : Je ne te suis pas.
Owen : C'est un véritable échec. On n’est pas de taille devant ce système, mais pourtant on persévère. Pourquoi ?
Tosh : Parce qu'on veut savoir. Ce n'est pas normal de faire le même rêve pendant trois mois et encore moins qu'il soit exactement identique à celui de ses amies. C'est la seule chose qui nous pousse à continuer. Imagine que se soit une créature qui a besoin d'aide, si on l'ignore ou si on se force à oublier, elle pourrait mourir par notre faute.
Owen : Et il ne t'est jamais venu à l'idée, à toi ou à Gwen et Ianto, que c'est peut être une menace ou tout simplement un piège ?
Tosh : Tu sais, on ne t'oblige pas à rester. Tu peux rentrer chez toi si tu le veux.
Owen : Et te laisser seul avec les deux autres, impossible.
Ils restèrent quelques minutes sans prononcer un seul mot. Ils n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre. Owen profita de cet instant pour lui prendre doucement la main. La porte derrière eux s’ouvrit d’un seul coup. Tosh retira sa main et se retourna aussi vite qu’un loup. Ianto leur fit signe.
Ianto : Jack vient de me signaler une attaque assez spéciale dans le centre ville. Je m’en occupe, continuez sans moi.
Tosh : Quel genre d’agression ?
Ianto : Les témoins assurent avoir vu des loups garous.

Il partit trop vite au goût d’Owen. Pour lui ce n’était qu’une couverture pour rejoindre Jack plus tôt. Ianto avait trop d’imagination, des loups garous et pourquoi pas des vampires et des farfadets ? Tosh le salua et rentra dans l’appartement. Owen, déprimé, dut se convaincre de la suivre. Il resta quelques instants, seul sur le balcon, simplement à sentir la douce brise sur son visage. C’était peut-être la dernière fois, on ne sait jamais. Il se retourna, il devait y aller. C’est à ce moment là qu’il la vit, le fantôme en robe noire. Toujours aussi sublime, elle le regardait, un sourire triste sur les lèvres. Elle s’approcha de lui, posa sa main sur son épaule. Il pouvait sentir ses cheveux sur son visage, le doux contact de sa peau contre la sienne.

« Qu’est ce qui est pire que le souvenir ? »

Elle l’avait murmuré. Sa voix était claire, limpide. Il pouvait presque la croire en vie. Elle lui sourit et disparut. Il fallut encore quelques minutes à Owen avant de bien comprendre ce qui venait de se passer. Gwen sortit, la journée avait été longue et elle voulait retrouver Rhys. Il la salua et rentra dans l’appartement, il allait enfin avoir ce moment qu’il attendait depuis le début de la journée. Mais une idée venait de lui traverser l’esprit et elle pouvait s’avérer capitale.

Owen : Tu peux lancer une reconnaissance faciale grâce à un portrait robot ?
Tosh : Je pense qu’en modifiant quelques paramètres du logiciel de reconnaissance facial, ce serait possible. Mais en quoi cela pourrait nous servir ?
Owen : Une intuition, je t’expliquerai plus tard. Tu sais ce qu’il y a de pire que le souvenir ?
Tosh : C’est quoi cette question ?
Owen : Une…une question stupide dans un bar à laquelle je n’ai pas su répondre.

* * *

Jack : Pourquoi maintenant ?

La lumière du hub vacilla, mais rien ne se passa. Jack ouvrit la bouteille de champagne et se servit une coupe.

- Je sais que tu es là.
- C’est normal, Jack. Je suis dans le caisson de stase à coté de toi.

Il sourit, elle n’avait pas changé, même après cinquante ans de cryogénie.

- Montre-toi.
- Je te manque tant que ça ?
- Arrête de te cacher et, peut-être, que je te répondrai.

Elle apparut à l’autre bout de la pièce, son perpétuel sourire aux lèvres. Elle traversa le long couloir qui les séparait et s’assit face à lui.

- Alors Jack, puis-je avoir ma réponse ?

Il se laissa glisser au sol et posa une coupe de champagne, bien remplie, à coté d’elle. Elle lui manquait, c’était inévitable. Même après cinquante ans et de nombreux amants, il pensait toujours à elle, et il ne pouvait pas le lui cacher.

- Pourquoi poser des questions dont tu connais déjà la réponse ? Cinquante ans sans toi, c’est très long.
- Pourtant tu as réussi à m’oublier. Le petit Ianto est plus que craquant.
- Laisse-le en dehors de ça.

Elle prit un air faussement surpris. Jack ne s’étonna pas de tout ce qu’elle savait. Même si elle était enfermée depuis un demi-siècle, elle avait continué à se cultiver et rien ne l’arrêterait. Le fait qu’elle sache pou lui et Ianto était le meilleur exemple.

- Je ne lui ai pas fait de mal, ne t’inquiète pas pour lui. Je suis plutôt heureuse pour toi, Jack.
- Arrête ça tout de suite. C’est de ta faute si tu es là de dedans. N’essaie pas de m’apitoyer
- J’en suis consciente, mais tu as ta part de responsabilité. Pourquoi t’obstines-tu à me garder en vie ? Il y avait… non, il y a toujours un moyen plus radical qui ferait s’envoler remords et préjudice. Il te suffit de te servir de ton arme et d’un poignard.

Elle s’était déplacée à coté de lui et avait délicatement posé sa main sur l’arme. Il la haïssait quand elle faisait ça. Elle l’incitait à faire ce qu’il redoutait le plus depuis un demi-siècle. Il but sa coupe d’une traite, c’était le minimum pour l’écouter.

- Pourquoi je le ferais ? Parce que tu me le demandes ? Je te connais depuis plus de cent ans, je sais que tu n’es pas ce que tu prétends, je ne te tuerai jamais.
- Et pourtant, tu y seras obligé. Je suis une menace pour l’humanité, Jack. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses ne changera ma nature profonde. Et tu le sais, même si tu refuses de l’accepter.

Elle avait raison, elle avait toujours eu raison. Mais Jack se battait et il continuerait à se battre pour lui prouver le contraire, le prouver au monde entier.

- Pourquoi continues-tu à me demander de le faire ? Ton esprit a gagné en puissance, tu es là et je peux même te toucher. Tu pourrais forcer n’importe quel individu à réaliser ton funeste dessein et pourtant c’est à moi que tu demandes. Tu te mens à toi-même, tu n’es pas une menace.
- Je ne crois pas qu’Alex soit de ton avis.

Alex Hopkins, il avait eu un destin tragique mais ce n’était à cause d’elle. Il avait eu le malheur de regarder dans ce foutu médaillon. Personne n’était à l’origine de cette erreur, ou plutôt de sa curiosité. Elle cherchait désespérément des excuses pour qu’il lui obéisse, et c’est ce qui le poussait à continuer d’espérer qu’il pouvait la sauver.

- A part nous deux, qui connaissaient les effets de ce récepteur ? Personne Jack. Qui se doutait qu’un collier aussi banal, aussi beau pouvait transcrire même les plus abominables pensées des miens ? Aucun être humain. C’était ta babiole, ton souvenir d’une époque révolue. A ton avis qui a poussé ce pauvre Hopkins à regarder à l’intérieur et à croire qu’il apercevait le futur ?
- Tu n’as pas répondu à ma question !

Elle était allée trop loin. Jack avait pensé à cette éventualité, mais Alex avait toujours été curieux vis-à-vis du pendentif. C’est vrai qu’à cette époque, le récepteur était son bien le plus précieux.

- Tu es mon mari et donc responsable de mes actes, non ?
- Je ne parlais pas de cette question là. Je n’ai jamais douté de toi.

Il n’avait pas vraiment réfléchi en prononçant ces mots. Ils lui semblaient tellement naturels, qu’ils lui avaient échappés. Elle le dévisagea quelques instants et il crut revoir celle qu’elle était il y a des années. Elle se leva, jeta un dernier regard vers le caisson où son corps reposait et marcha jusqu’à l’autre bout la pièce.

- Je suis désolée, chéris, mais je ne me souviens pas de ta question ?
- Pourquoi maintenant ?
- Tout simplement parce que tu tiens à ton équipe.

L’éclairage vacilla et se coupa. Jack resta assis à la même place sans bouger, il n’en avait pas la force. Il fixait la coupe de champagne encor pleine qu’il lui avait servie. Même à travers l’obscurité la plus totale, il pouvait la voir. Le champagne et l’antiquité, les deux passions de sa femme. Il ne l’oublierait jamais, il se l’était promis. La lumière revint, il se leva et quitta lui aussi la morgue. Il remit les alarmes et les pare-feux en marche. Plusieurs alertes lui parvinrent, des apparitions de weevils et d’arkans. La police avait contrôlé la situation, ce n’était pas la peine de déranger les autres. Une alarme retentit, ce n’était pas celle de la faille. Jack ne l’avait pas entendue depuis tellement longtemps, qu’il avait oublié à quel point elle l’horrifiait. L’alarme concernant l’autre organisation traquant les aliens, il était le seul à connaître son existence. Il regarda de quoi il s’agissait : une agression à l’Eversfiel Bar. Une agression de …, c’était impossible, ils avaient signé un pacte, il ne devait plus en rester. L’immortel allait avoir besoin d‘aide. Il appela Ianto, il était le plus à même de ne pas ébruiter l’affaire.

* * *

Jack et Ianto arrivèrent devant l’Eversfiel Bar. Les blessés étaient déjà encadrés. Ce n’était ni la police, ni le SAMU, le jeune gallois n’avait jamais vu leurs uniformes. Jack s’approcha d’une jeune femme, la salua et s’accroupit à coté d’elle.

Jack : Je croyais que tous les loups garous avaient été éliminés.

L’inconnue leva son regard vers lui. Ses yeux bleus étaient tellement clairs qu’ils contrastaient terriblement avec sa chevelure flamboyante. Johanna Whitby, Ianto ne savait pas comment il connaissait mais il avait l’impression de l’avoir déjà rencontrée.

Johanna : Je le croyais aussi, j’ai mené moi-même cette mission. Mais regarde les blessures, ce ne peut être que leurs œuvres. De plus les témoins assurent avoir vu cinq chiens fous, si tu me permets l’expression.

Un homme gisait au sol devant eux. L’immortel inspecta le corps et fit quelques relevés. Ianto regardait la scène sidérée. Jack avait l’air dans son monde et semblait très bien connaître Johanna, qu’il se sentait de trop. Il regarda tout autour de lui. Un détail le troubla : tous les secouristes avaient les mêmes yeux clairs, sauf un. Ses pupilles étaient légèrement plus foncés.

Johanna : C’est un petit timide ton collègue.
Jack : Il faut dire aussi que tu ne mets pas en confiance. Occupe toi de lui, je ne veux pas qu’un de tes petits copains dégénérés s’approchent de lui. Je vais parler à ton boss.
Johanna : Il n’hésitera pas à te tuer.
Jack : Qu’il essaye.





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Dernière édition par Harkness-Jones le Jeu 8 Aoû 2013 - 19:21; édité 2 fois
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MessagePosté le: Sam 27 Avr 2013 - 18:37    Sujet du message: Publicité

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Harkness-Jones
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MessagePosté le: Ven 21 Juin 2013 - 10:48    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

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Angel
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MessagePosté le: Ven 21 Juin 2013 - 11:47    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

C'est pas mal du tout ^^ j'ai hâte de savoir la suite !

Veille juste à aérer et varier un peu la mise en page, en laissant par exemple une ligne vide entre les parties narratives et dialoguées, et en mettant les noms des personnages qui parlent en Majuscules, en gras, en souligné ou en italique, comme ça par exemple :

Citation:
Jack se retrouva nez à nez avec Ianto.

JACK : Ianto, qu'est-ce que tu fais ici ?
IANTO : Rien, je faisais du café.
JACK : Ha, génial, tu m'en fais un ?

Il sourit et s'assit à la table de la cuisine pendant que le beau gallois s'affairait.


Tu verras, ça apportera plus de dynamisme et une plus grande facilité à lire ta fiction. N'hésite pas non plus à faire plus de séparation en * * * aux endroits où tu n'as laissé qu'une ligne vide entre deux groupes de texte. Ca permet d'aérer beaucoup plus pour, encore une fois, faciliter la lecture.

Sinon, très bonne fiction, j'ai hâte de lire la suite, cette histoire de rêve est intéressante et j'ai envie de savoir ce que contient se caisson...
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Harkness-Jones
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MessagePosté le: Ven 19 Juil 2013 - 15:06    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

Merci Angel pour tes conseils, pris en compte évidemment. ^^
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Harkness-Jones
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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû 2013 - 19:25    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

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gael wright
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MessagePosté le: Ven 17 Jan 2014 - 10:25    Sujet du message: Cachotterie et trahison Répondre en citant

Dommage qu'il n'y ai pas de suite .
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Salut , je suis le docteur ! ... Allons y !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:01    Sujet du message: Cachotterie et trahison

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