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Le premier voyage

 
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Bémoth
[Ood]

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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013 - 15:32    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Titre : Le Premier Voyage

Rating : G

Résumé : Le Docteur se retrouve seul face à son TARDIS dans l'espoir de fuir ses regrets

Spoilers : Saison 7 jusqu'à l'épisode Snowmen

Disclaimer : Doctor Who est une série de la BBC. Cette fanfiction n'a aucun but lucratif.

beta : Tessa

Note(s) de l'auteur : Le passage que j'aborde a été passé sous ellipse narrative et fait le lien entre l'épisode The Angels Take Manhattan et Snowmen. Il se peut donc que je vienne à être démenti à un moment ce qui serait dommage mais bon.




Citation:
-NON NON NON NON NON NON !

Le Docteur courait d’une foulée rapide autour de la console du TARDIS. Il retenait son équilibre en s’agrippant farouchement au tableau de bord à chaque embardée du vaisseau et manquait toujours de peu la chute par-dessus la rambarde. Ses mains se cramponnaient aux divers leviers qu’il poussait et tirait frénétiquement pendant que ses yeux fixaient l’écran devant lui :

-Cela fait maintenant plus de 700 ans que je subis tes caprices répétés, cria-t-il envers le vaisseau ! J’ai passé l’éponge pour la fois où tu m’as abandonné dans la Cybermatrice ou encore quand tu as atterri dans le jardin de Staline mais là…LA ! JE suis le pilote, TU es la machine !

D’un geste vif, il empoigna un marteau négligemment laissé sur le côté et asséna trois coups sur le tableau de bord. L’unique conséquence de son geste fut de faire ronronner le moteur du TARDIS de plus belle tandis que la colonne centrale en verre semblait presque s’emballer dans son mouvement ascendant et descendant continu. Il était pourtant habitué depuis le temps à ce que le TARDIS renâcle à le faire atterrir au bon endroit et surtout au bon moment et il continuait encore à se demander si ce dernier ne le faisait pas exprès juste pour lui montrer à quel point la situation pouvait lui échapper. Le Docteur avait beau tenté de triturer les manettes dans tous les sens ou de débrancher autant de câbles qu’il pouvait, le TARDIS était têtu et répliquait en choisissant le pire endroit dans l’Univers pour se poser tranquillement. La dernière fois, le Docteur était resté bloqué deux mois sur une falaise de Vénus, le temps pour lui de découvrir que la seule raison pour laquelle le TARDIS refusait de bouger d’un mètre était qu’il avait claqué la porte un peu trop violemment au goût du vaisseau. Le Docteur prit un air menaçant et leva son doigt vers la colonne :

-La prochaine fois, je demande à River de me passer son bracelet temporel ! Lui au moins, il ne m’envoie pas en orbite autour d’Alpha du Centaure quand je veux aller acheter du lait !

Soudain, les secousses cessèrent subitement et le Docteur tomba à la renverse dans un fauteuil qu’il avait installé à cet usage. Un son mat et lourd résonna dans la salle de contrôle indiquant que le TARDIS venait d’atterrir. Le Docteur se releva douloureusement du siège et tituba jusqu’à l’écran qu’il fit pivoter jusqu’à lui dans geste las. Il soupira encore un fois longuement. Encore une défaite pour lui. Il pouvait haïr ce vaisseau autant qu’il pouvait l’aimer dans ces moments-là. Il se laissa retomber nonchalamment dans le siège monté sur ressort et soupira d’une traite tout en regardant les murs ocres du vaisseau. Il réajusta son nœud papillon tout en se demandant s’il arriverait un jour à faire quelque chose de ce vaisseau.

Mais l’heure n’était pas aux jérémiades et plaintes de tous genres. Il se releva d’un bond, sauta par-dessus la rambarde et atterrit agilement devant la porte bleue. Mais cette fois-ci, ses deux cœurs ne battaient plus d’impatience. Sa bouche était devenue pâteuse. Il serra les poignées de la porte et fut assailli par les souvenirs. C’était sa première planète… sans eux. Un poids dans la poitrine continuait toujours à le tourmenter depuis. Il ne dormait plus, en tout cas, encore moins qu’avant. Il ne s’était pas résolu à retourner sur Terre pour l’instant. Il allait lui falloir un peu de temps, le temps qu’il arrive à ravaler ses regrets. Il regarda autour de lui. Le vaisseau s’était tu et il régnait un silence doux mais pesant depuis leur absence. La salle de contrôle du TARDIS lui devenait presque insupportable ainsi. Il pouvait les voir se disputer dans les escaliers, s’enlacer sous le sol transparent de la console, s’accrocher désespérément à celle-ci tout en éclatant de rire quand le TARDIS faisait un tonneau. Il devrait peut-être changer la décoration après tout, mais pas le style léopard, surtout pas ce style-là, plus jamais.

Il se retourna vers la porte. Le début de chaque découverte, de chaque aventure….ou de chaque perte… ne put-il s’empêcher de penser. Mais le dilemme était toujours le même. On ne pouvait pas le savoir avant d’avoir ouvert les portes.

-Yowzah, chuchota-t-il pour se rassurer.

Sa main tremblait presque tant qu’il restait sur le pas de la porte. Il ferma les yeux et expira profondément. Les deux battants de la cabine téléphonique coulissèrent et il sortit. Il fit quelques pas, toujours les yeux fermés. Il pouvait sentir un zéphyr frais caresser son visage et brasser sa veste. Il tenta l’ouverture d’un œil puis de l’autre :

-Pourquoi…pourquoi ici ? Maudit TARDIS ?


Citation:
Des montagnes. Mais à l’envers. Des montagnes dans le ciel. Qui flottaient. De gigantesques blocs de pierre brute trônaient dans le ciel. Le Docteur pouvait voir des arbres s’accrocher à la roche avec leurs racines, des torrents couler en flots ou encore de la neige qui s’amoncelait sur la partie inférieure des montagnes qui flottaient assez bas. Mais le plus impressionnant pour lui était sûrement qu’il marchait sur un nuage. Un nuage blanc, duveteux, qui s’étendait inexorablement à l’horizon. S’en échappaient, en serpentant, des volutes cotonneuses. Il avait l’impression d’être sur un soleil blanc d’où jaillissaient de longs filaments de nuages pour ensuite y replonger comme des serpents de mer. Ce n’était pas la première fois qu’il éprouvait cette impression. Ce n’était pas une nouvelle planète. Plutôt, une très vieille amie. Sa toute première planète s’étendait sous ses pieds. La première fois, il l’avait visitée avec sa petite fille :

-Oh Susan ! Qu’est-ce que tu dirais si tu voyais ton grand père aujourd’hui ? dit-il avec un sanglot dans la voix. Je m’essouffle de plus en plus à chaque régénération. Je n’ai plus la force de fuir peut- être. J’ai vécu tellement de vies, tellement d’histoires, tellement de fins. Dois-je m’arrêter, Susan ?

Le Docteur se tenait devant ce paysage grandiose. Le temps n’est pas linéaire, c’était inscrit dans les moindres tréfonds de son crâne. Il n’était pas revenu à son point de départ. C’était peut-être justement tout l’inverse. Il marcha un peu, remuant la masse nuageuse à ses pieds. Aujourd’hui, il était seul. Personne à attraper par la main et à tirer vers leur prochaine destination, personne à émerveiller, personne pour partager son existence. Il regrettait tellement que River l’ait éconduit :

-Ma vie est un fardeau, River, tu le sais mieux que quiconque dans cet univers. Je suis un vieillard croulant portant l’immensité galactique au bout de mes doigts. Personne ne peut me remplacer et l’Univers s’est arrangé pour que cela reste ainsi….

-Dites, si je ne vous dérange pas, vous avez beau sembler avoir de sérieux comptes avec l’Univers, vous êtes dans le passage, déclara une voix amusée derrière lui.

Le Docteur sursauta et se retourna, surpris d’être pris en flagrant délit de déprime. Il vit que la source de la voix se trouvait être un petit être pas plus grand que trois pommes. Il scintillait d’une douce lumière blanche et virevoltait devant lui comme un élégant papillon. La petite bestiole avait une forme humanoïde avec deux petites jambes et bras mais avait une longue et fine queue noire qui s’agitait gracieusement derrière lui. Ses contours étaient cependant indistincts et ondulaient. Deux yeux ronds le regardaient de curiosité en attendant sa réponse mais pas de bouche. Deux appendices à la manière d’oreilles de lapin sortaient de sa tête. Interloqué, le Docteur ne put que répondre :

-Dans…dans le passage de qui ?

-Bah ! Des rochers ! s’exclama le petit être en montrant le ciel.

Le Docteur ne put que lever la tête et voir qu’une véritable épée de Damoclès tellurique était en train de lui tomber dessus. Il semblait tout simplement que plusieurs rocs avaient effectivement décidé de quitter leur statut gravitationnel, mécontents de leur sort, pour aller voir si l’air n’était pas plus chaud du côté du sol. Le Docteur, tout en gardant son calme, baissa lentement la tête vers le petit être qui semblait s’amuser de la situation en effectuant des huit gracieux dans les airs :

-Le Zéphyr l’avait prédit, expliqua une voix dans la tête du Docteur, le jour où le Colosse des Âges reviendra, la Terre tombera et l’Orage grondera à travers les étoiles !

Un premier rocher frappa le sol à une cinquantaine de mètres du Docteur. Une pluie de pierres suivit, soulevant des colonnes de nuages à l’endroit de l’impact autour du premier cratère tout en semblant se rapprocher dangereusement d’eux :

-Très bien, exulta le Docteur, je propose qu’on aille assez prestement jusqu’à mon TARDIS pour se mettre à l’abri avant que je me retrouve avec une pierre entre mes deux omoplates, j’ai toujours eu un mauvais feeling avec le partage des corps entre deux espèces différentes. Courrez !

Le Seigneur du Temps en nœud pap’ piqua son fameux sprint qu’il peaufinait depuis quelques centaines d’années mais qui malheureusement se retrouvait toujours freiné du fait qu’il ne possédait que deux jambes. L’extra-terrestre le regarda d’un air dubitatif et demanda :

-Vous allez vous abriter dans l’Horloge Bleue ? Celle qui peut s’évanouir et apparaître dans un ouragan ?

-Oui, mais d’un point de vue d’un seigneur du temps, l’Horloge Bleue comme tu dis, expliqua-t-il tout en reprenant son souffle, fait un peu des siennes en ce moment depuis que…depuis toujours en fait mais cela ne l’empêche pas effectivement d’être étanche aux chutes de montagnes, quoique je n’ai encore jamais essayé cette fonction mais sur le prospectus, il disait « Satisfait ou remboursé » donc on ne pourra pas m’en vouloir d’avoir essayé !

Le Docteur arriva au TARDIS, suivi du petit être qui volait dans ses pas en évitant les nuages que soulevait la course du Docteur. Il se jeta littéralement sur la poignée mais celle-ci refusa de s’ouvrir et il se cogna brutalement la tête sur le bois de la porte :

-Ouch, implora-t-il en se massant le front, ce n’est pas le moment de me faire encore remarquer qu'il faut tirer et non pas pousser la porte !

Il attrapa une nouvelle fois la poignée et tenta de la tirer. Cependant, la porte ne bougea pas d’un millimètre. Un gros roc heurta le sol à une trentaine de mètres d’eux. Le Docteur commença à secouer la porte pendant que son visage se décomposait de plus en plus. Il fouilla dans ses poches pour ressortir sa clé mais même en la tournant dans tous les sens dans la serrure, le TARDIS refusait obstinément de s’ouvrir :

-Ça, c’est très, très mauvais signe.

-Un signe qui signifie ?

-Que l’intérieur du TARDIS est encore plus dangereux que l’extérieur en ce moment. Il préfère me laisser dehors car, à l’intérieur, ce serait encore plus nocif pour moi que d’attendre gentiment de me recevoir quelques centaines de roches sur la tête.

Il sortit son tournevis sonique et le pointa sur le TARDIS puis le déploya devant ses yeux. Ses yeux s’écarquillèrent puis il regarda le petit être qui s’était perché sur son épaule :

-Mon TARDIS a choisi ce moment précis pour changer la décoration. Il a réagi instantanément à mes pensées et a trouvé un endroit stable pour se poser et crois-moi, il ne faut jamais déranger une dame quand celle-ci est en train de se changer.

Il marqua une pause et sourit jusqu’aux oreilles :

-Le TARDIS ne m’en voulait pas, absolument pas ! Il voulait simplement me faire plaisir – dit-il en donnant une tape amicale sur le bois - Brave vaisseau !

Un nouveau rocher s’écrasa à dix mètres derrière le Docteur qui se retourna brusquement, pensant que c’était son dernier impact

-Ah oui, c’est vrai, un problème à la fois, cria-t-il pour couvrir le bruit torrentiel de la pluie de roche, il faut que je survive à une chute imminente de résidus telluriques, c’est tellement éreintant ensuite d’enlever les tâches de ma veste !


Citation:
Le tournevis sonique résonna de plus belle quand le Docteur le pointa sur le rocher. Il s’allumait par intermittence et son bruit n’était plus continu et oscillait entre les graves et les aigus :

-Raaaaaaaah, ce n’est pas le moment de me lâcher, tempêta le Docteur tout en manipulant le mécanisme de déploiement pour tenter de régler l’appareil.

Le Docteur vit alors l’ombre sur le tapis de nuage, une ombre menaçante et grandissante à ses pieds. Il n’eut qu’à lever la tête pour voir la roche emmitouflée de neige se matérialiser au dessus de sa tête en menace sifflante :

-Sérieusement ? Défia-t-il d’un regard interloqué.

Il ne vit que le rocher remplir son champ de vision comme une tache de peinture. Il n’aperçut que le vide, intensément profond, dans lequel il allait s’engouffrer. Il connaissait ce puits d’obscurité. Il l’avait vu dix fois déjà. Et à chaque fois, cette même étincelle quand il pensait être arrivé au fond du puits. Cette étincelle qui l’envahissait alors et embrasait son corps jusqu’aux recoins de ses moindres cellules. Cela faisait longtemps qu’il connaissait le processus. Il ferma les yeux. Peut-être fallait-il après tout se laisser tomber dans ce gouffre. Se laisser sombrer au plus profond et ne jamais en ressortir. L’Univers l’avait déjà oublié depuis longtemps. Chacun avait rejoint sa voie et l’avait laissé escalader sa vie tout seul. Il avait fini son ascension désormais et se trouvait au sommet :

- Laissez-moi glisser, pensa-t-il en dernière prière.

Pourtant, les minutes passèrent et aucune étincelle à étouffer n’apparut. Le vide n’était pas si silencieux que cela puisqu’il entendait encore une douce brise dans ses cheveux. Ses yeux s’ouvrirent progressivement. Il levait toujours la tête mais ne voyait rien. Ses jambes le lâchèrent et il tomba en arrière au sol. L’immense vide recula alors et redevint une simple roche qui continuait à flotter à quelques centimètres au-dessus de lui. Toujours à terre, il recula, plus par instinct de survie que par conviction, et il sentit son dos se plaquer sur le bois du TARDIS.

Il suffoquait presque en se rendant compte qu’il avait approché la mort à un niveau encore inexploré par ses sens. Même si techniquement, rien ne lui était arrivé, il s’était enfin senti prêt à partir. Une larme roula sur sa joue. Une mort aussi absurde que ma vie, pensa-t-il.
Le petit être vint se poser à ses côtés :

-Pourquoi pleurez-vous ?

-Je…je ne pleure pas.

-Je ressens pourtant votre tristesse vous dévorer. Vous ne voulez pas vous plaindre mais vous ne supportez plus d’être seul. Personne ne vous écoute ou plutôt plus personne….

- Comment sais-tu tout cela ? demanda-t-il d’un air las.

-Je ne le sais pas, je le sens. Aussi fort que j’ai ressenti les vents se déchainer en cyclone pour annoncer l’arrivée du Colosse des Âges.

-Hmpf… Colosse des Âges… je ne me souviens pas avoir été affublé d’un tel surnom au cours de mon voyage… Cela fait tellement longtemps que je ne suis pas venu ici. Je me souviens encore, tu sais. J’étais jeune à cette époque et ma petite fille ne rêvait que de voir les merveilles de l’Univers et du Temps. Je voulais tellement l’impressionner que j’ai voulu lui montrer un des plus beaux paysages. Si vous aviez vu son sourire quand elle a débarqué sur ce nuage. C’était encore plus beau que tout ce que j’avais pu voir, lire ou encore imaginer jusque-là. En un seul moment, je pouvais voir son âme irradier à travers tous les pores de sa peau. Ce n’est pas l’Univers que je parcours dans ces moments- là mais plutôt eux, ce dont ils sont faits, quelque soit leur organisme, leur histoire, leurs pensées. À chaque fois, je n’ai qu’à les toucher de la main pour savoir à quel point ils sont importants pour moi.

Il se retourna vers le petit être :

-On a à peine eu le temps de faire connaissance et tu cours déjà à côté de moi sans t’en rendre compte. Je suis le Docteur.

-Je me nomme Coo mais je vous connais déjà, Colosse des Âges.

Le Docteur le dévisagea un petit instant et se releva péniblement :

-Très joli nom, Coo, enchanté de te connaître. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, il faut que je m’en aille, dit-il en se dirigeant sur le TARDIS.

Cependant, le Docteur avait encore oublié que les portes du TARDIS étaient restées verrouillées. Sa tête heurta à nouveau le bois et il tomba à la renverse, provoquant au passage l’hilarité de Coo. Le Docteur se releva prestement, un peu honteux de sa bévue :

-Arrête de rire ! Si tu penses que cette situation est drôle, c’est que ton sens de l’humour est encore plus simple qu’un Sontarien entêté.

Coo se tut et regarda le Docteur avec ses deux petits yeux malicieux. Les lèvres du Docteur commencèrent à frémir légèrement. Le Docteur ne put retenir son hilarité très longtemps. Les deux compères explosèrent de rire jusqu’aux larmes pendant de longues minutes. Le Docteur se tenait les côtes :

-Ahaha, j’ai un de mes cœurs qui va y passer.

Il se sentait bien. Merveilleusement bien. Ce petit être avait réussi l’exploit de le faire rire. Il n’avait pas autant ri depuis…depuis…eux. Cette pensée refroidit le Docteur. Il ne pouvait pas continuer ainsi. Il en avait vécu des séparations mais celle-ci, il ne pouvait pas y échapper. Elle le poursuivait inlassablement à travers sa mémoire :

-Coo, je suis désolé mais je ne vais pas rester longtemps. Je suis trop vieux pour tout cela –il se frotta les mains et sourit - je te remercie énormément cependant. L’Horloge Bleue ne devrait plus tarder à s’être remise à l’heure.

Le petit être se posta devant lui en toute légèreté :

-Vous ne pourriez pas rester encore un peu ? Si les vents vous ont porté jusqu’ici, peut-être est-ce pour une raison ?

-Les vents, comme tu dis, m’ont porté bien plus loin que je ne pensais aller. Aujourd’hui, il m’est impossible de revenir en arrière.

-Alors, restez.

Le Docteur regarda Coo dans les yeux. Arrêter de fuir sans pour autant faire face, peut-être était-ce la solution ? Ce serait une sorte de retraite. Il attendrait patiemment dans ce havre de paix. La boucle serait bouclée. Son fardeau serait enfin scellé sur cette planète. Coo fit une pirouette en arrière et montra du bras un rocher au loin :

-Mes frères habitent dans l’œil du Cyclone, venez faire leur connaissance au moins, l’invita-t-il !

Le Docteur eut un petit rire intérieur. Son nouvel ami voulait absolument le garder à ses côtés et il débordait tellement d’insouciance. La première fois qu’il était venu, il ignorait que la planète était habitée. Il avait juste fait une escale pour reprendre son souffle. Il allait devoir rattraper cette erreur :

-Très bien, Coo. Lance les annonces publicitaires et les trompettes ! Le Colosse des Âges entre en scène ! Par contre, je n’ai que deux jambes et je ne peux pas flotter comme toi. Et je préfère aussi ne pas trop m’éloigner de mon TARDIS, j’ai tendance à tomber dans des pièges et à me faire attaquer par des aliens en manque.

Coo se tortillait sur lui-même pour montrer sa joie :

-Il n’y a aucun problème pour ça. Juste regarder et admirer, dit-il avec malice.

Coo se mit à tournoyer autour du TARDIS et du Docteur. Des volutes nuageuses se soulevaient sur son passage en tourbillonnant. Soudain, le Docteur sentit qu’il passait au dessus du niveau de la mer. Son estomac se tassait progressivement dans ses talons pendant l’ascension. Le nuage se soulevait sous ses pieds tout en se refermant. Le Docteur n’apercevait de Coo qu’une trainée blanche au fur et à mesure qu’il tournait inlassablement autour de son nuage. Il entendit sa voix dans sa tête :

-Air Coo vous demande d’attacher votre ceinture de sécurité. Si vous n’en disposez pas, accrochez-vous à la première Horloge Bleue disponible et priez pour ne pas rencontrez de rocher volant un peu trop bas !

Le Docteur recula prudemment jusqu’aux portes du TARDIS et s’accrocha à la poignée. Il était tombé sur une planète habitée de Fées Clochettes télépathiques. C’est déjà mieux que celle des cookies flottants. Quand le nuage bougea, il fut brutalement plaqué contre le TARDIS tout comme la plupart de ses organes. Ils furent alors propulsés à travers le ciel tel une étoile filante qui criait :

-GEROOOOONIMOOOOOOOOOO !


Citation:
Le paysage défilait et s’effaçait devant les yeux du Docteur. Il se cramponnait fermement au TARDIS, heureusement bien décidé à rester sur place. Il pouvait voir du coin de l’œil Coo fuser de toute part. La gravité ne semblait plus exister et il pouvait sentir sa veste se gonfler sauvagement pour tenter d’arrêter cette course effrénée. Soudain, il sentit que le convoi décélérait progressivement. Ses organes reprenaient petit à petit leur emplacement originel au fur et à mesure que la pression diminuait. Il commença à pouvoir distinguer où il se trouvait. Il voyait toujours l’horizon éperdument blanc mais une tache rouge se formait. Il vit ce sur quoi il était censé atterrir. Une gigantesque montagne pourpre se rapprochait rapidement d’eux. Elle était hérissée de rocs pointus et trouée de toute part. Quelques blocs gravitaient paisiblement autour d’elle.
La voix de Coo résonna dans sa tête :

-La descente risque d’être dure ! Essayez de ne pas lâcher l’Horloge Bleue !

-Je vais essayer de prendre en compte ce conseil, répondit-il sur le même ton !

Effectivement, il sentit la secousse dans tout son corps. Il serrait tellement fort le TARDIS que ses doigts le brulaient dangereusement. Le TARDIS rebondit sur le sol pourpre et glissa sur plusieurs mètres tout en tanguant dangereusement. Le Docteur n’avait pas peur qu’il se renverse, tant que le système gravitationnel restait en fonction. Il sentit par contre le mouvement circulaire du TARDIS et la force centrifuge qui le poussait désespérément hors de son vaisseau. Ses phalanges étaient sur le point de lâcher et il ne se tenait plus qu’avec un seul doigt. Le TARDIS finit par lui échapper des mains et il atterrit violemment sur le dos. Telle une tortue, il glissa sur plusieurs mètres jusqu’à s’arrêter progressivement. Son dos était douloureux mais ce qui l’inquiétait surtout, c’était le vide qu’il pouvait ressentir derrière lui. Il se releva maladroitement, encore sonné par le choc et enleva sa veste. Il la déplia devant lui et vit le désastre. Une grande déchirure courrait sur tout le dos et s’arrêtait pratiquement au col :

-256 ans de bons et loyaux services…paix à ton âme ! Se désola-t-il.

Il était maintenant en chemise rayée et bretelles sur une planète encore peu connue et face à une nouvelle civilisation. Au moins, il lui restait son nœud papillon, pensa-t-il tout en le remettant en place. Il se retourna et vit son TARDIS, arrêté un peu plus loin. Il prit sa veste par le col et la fit basculer sur son épaule. Il put alors contempler la majestueuse montagne devant lui. Le soleil faisait ressortir la couleur rouge vif de la roche ainsi que les ombres des pitons rocheux donnant à la montagne un aspect effrayant. Il fut surpris par l’absence de vent alors qu’il devait se trouver à quelques bons kilomètres du sol. Il vit alors des petits filaments blancs qui s’échappaient des meurtrissures de la roche en dessinant des cercles autour de la montagne :

-Mes frères s’évertuent depuis toujours à maintenir le Mont Souvenir dans les airs, expliqua Coo qui s’était à nouveau posé sur l’épaule du Docteur. Chaque jour, la tâche semble devenir plus ardue. On ne sait jamais quand les roches peuvent tomber. Le Mont tombera un jour et ce sera la fin pour nous tous.

-Cette planète est d’une architecture magnétique remarquable – il s’accroupit sur le sol et ramassa un peu de poussière entre ses doigts – en plus d’offrir la protection habituelle, la forte teneur en fer des roches s’est quasiment synchronisée avec le champ magnétique inhérent. C’est comme des multitudes de rouages qui s’imbriqueraient en tout point autour d’un seul et gros rouage – il goûta la poussière et toussa violemment quand il tenta de l’avaler – Mais la pierre est en train de s’effriter, elle s’oxyde avec l’humidité qui remonte des nuages. Le mécanisme vieillit et se détraque. Je suis désolé mais c’est irrémédiable.

-Combien de temps nous reste-t-il ? Le savez-vous ? demanda Coo ?

-Des jours, des mois, des années, ce mont reste encore très riche en fer à mon avis mais il suffirait de quelques perturbations magnétiques pour le faire vaciller.

Le Docteur regarda Coo. Celui regardait le sol d’un air dépité. Une si petite chose qui se retrouvait désormais face à l’implacable fatalité du temps ne put que réveiller de douloureux souvenirs. Ce monde avait vécu longtemps, très longtemps et désormais, il se dirigeait petit à petit vers sa chute. Il ne pouvait rien y faire, les Seigneurs du Temps, s’ils peuvent garantir la bonne marche du temps, ne peuvent pas se mettre en travers de celui-ci… enfin en théorie :

-Qu’y a-t-il de si important dans ce Mont pour que vous le mainteniez ainsi en vie ?

-C’est le domaine du Zéphyr. C’est notre doyen. Il ne peut plus apprivoiser le vent comme autrefois. Il passe ses journées et ses nuits à scruter l’Univers.

-Pourrais-je le rencontrer ?

-Qui ne voudrait pas rencontrer le Colosse des Âges ? dit Coo avec sa malice retrouvée.

Il décolla en faisant un looping et devança le Docteur pour lui montrer le chemin vers une grotte. Ce dernier commença à courir derrière le petit être qui s’amusait à le distancer et à le voir s’essouffler. En entrant dans la grotte, le Docteur n’eut pas de mal à se faire à l’obscurité grâce à la lumière que dégageait Coo et ses semblables. Ces derniers voletaient autour du Docteur un petit moment avec la même curiosité que Coo puis reprenaient leur chemin. Il entendait leurs murmures télépathiques sur son passage et quelques brides de phrases où le mot « Colosse des Âges » revenait un peu trop souvent à son goût. A chaque intersection de tunnels, Coo attendait le Docteur qui peinait à maintenir le rythme de la créature. Il devenait trop vieux pour courir ainsi, il faudrait peut-être investir dans un jetpack aéropropulsé à l’hélium à l’avenir ou alors dans une trottinette.

Après un quart d’heure de déambulation, le Docteur finit par voir de la lumière au bout du tunnel. Ses yeux furent éblouis par la lumière imposante qui régnait dans la pièce et il leva son bras en guise d’ombre. La paroi était constellée de petits interstices par lesquels des rais de lumières s’infiltraient. Si les tunnels bruissaient des murmures des congénères de Coo, cette salle baignait dans le silence le plus total. Mais le plus impressionnant dans la pièce était surement les nombreux bas-reliefs et les statues qui ornaient les parois pourpres du sol au plafond. Il aperçut un Silurien serrant la main d’un Terrien sur la droite ou alors un Ood plongé dans une profonde méditation gravé sur le sol ou encore un Dalek et un Cyberman face à face, se tenant en joue l’un l’autre, encastrés tous deux dans la roche. Il parcourut des yeux l’intégralité des murs et se rendit à l’évidence. Chacune des statues représentait une créature de l’Univers à des points fixes du temps. Celui qui avait sculpté cela avait répertorié les moments que lui-même décrirait comme les instants incontournables les plus importants de l’Histoire de l’Univers. Il s’approcha d’une statue. Elle représentait le buste d’un Seigneur du Temps en habit de cérémonie : une longue robe, de manches larges et un col démesuré à l’arrière. Il brandissait son poing levé et son visage exprimait une rage immense. On avait l’impression qu’il voulait se jeter hors de la pierre pour éviscérer le premier être à portée de main :

-Savez-vous ce que représente cette statue, ô Colosse des Âges ? demanda une voix grave et sereine

Le Docteur se retourna pour observer la pièce de long en large mais il ne vit pas d’où venait la voix :

-Seriez-vous le fameux Zéphyr dont Coo me parle depuis tout à l’heure ?

-En effet, résonna la voix dans la pièce. Je suis le doyen de mon peuple. Excusez mon manque de visibilité car l’âge ne me permet plus que difficilement de conserver une forme visible mais ce serait manquer de respect que de vous imposer de parler à un interlocuteur invisible.

De la poussière commença à se soulever du sol. Elle monta en tourbillonnant sans que le Docteur ne ressentît le moindre courant d’air. Coo s’était de nouveau posé sur l’épaule du Docteur, visiblement habitué à ce genre de spectacle. La poussière prit une forme compacte et se solidifia en jambes, puis en torse et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il fasse face à un véritable géant de 3 mètres de haut :

-Excusez-moi, j’ai beaucoup de mal à gérer ma taille, déclara le golem de poussière, autant je n’ai pas de problème sur la forme mais j’ai toujours du mal à agir sur le détail. Le vent me file entre les doigts et emporte ma jeunesse au loin.

Le Docteur déglutit. Pourquoi devait-il tomber tous les jours sur des extra-terrestres plus imposants les uns que les autres ? C’était tellement bien parti avec Coo. Bon, tant pis, il irait faire un tour voir Strax après, lui au moins ne le dépassait pas en taille. A moins que celui-ci n’ait trouvé un foyer chez Madame Vastra et Jenny, aux dernières nouvelles, elles avaient besoin d’un majordome pouvant servir le thé convenablement et manipuler une sulfateuse. Se rendant compte qu’il se laissait emporter par ses pensées, le Docteur se reconcentra sur la situation. Il était face à une entité ancienne de toute évidence télépathique ayant un contrôle particulièrement puissant sur les champs magnétiques. Finalement, les jardins de Staline n’étaient pas si mal :

-Ces statues sont mes visions de l’Univers. Je suis des fois tellement concentré sur celles-ci que la roche prend la forme de ces évènements. Je me plais à les contempler et réfléchir sur leur sens.

-Il n’y en a aucun, rétorqua le Docteur. C’est le paradoxe de l’Histoire, plus elle semble logique, plus on perd de vue qu’elle se prolonge dans l’absurdité du hasard.

- En êtes-vous certain, Docteur ?

-Je ne voyagerai point si c’était le cas, ironisa le Docteur. Cependant, si je vous découvre à peine, votre peuple semble en savoir beaucoup sur moi. Le Colosse des âges, l’Horloge Bleue, c’est très flatteur tout cela mais je dirai presque que vous vous complaisez à espionner l’Univers et moi par la même occasion.

-Je ne fais qu’observer, Docteur. Mes visions n’ont aucun but particulier.

-L’Orage.

-Pardon ? S’offusqua le Zéphyr.

-Quand j’ai rencontré Coo, ce dernier m’a dit que vous aviez prédit que quand le Colosse des Âges reviendrait, la Terre tomberait et l’Orage gronderait à travers les étoiles. Le Colosse des Âges, c’est moi, la Terre, c’est ce qui a failli me réduire à l’état d’invertébré mais qu’est-ce que l’Orage ? Cette vision a un but, prévenir. Pourquoi mon retour sur cette planète devrait faire gronder l’Orage ?

-Il a bien fait tomber la Terre, non ?

-C’était une coïncidence. Votre planète est en train de rouiller à cause de l’humidité du sol nuageux !

Il n’aimait pas le ton condescendant de ce Zéphyr. Il pouvait de toute évidence scruter le temps et l’espace à sa guise grâce à un champ télépathique très avancé et sûrement à quelques failles spatio-temporelles qui devaient se situer non loin d’ici. Il menait la danse et cela ne lui plaisait pas, il fallait qu’il reprenne les rênes :

-Alors Docteur, pensez-vous vraiment que l’Univers est gouverné par les simples lois du hasard ?

Un silence pesant tomba dans la salle. Le Docteur avait parfaitement compris où le Zéphyr voulait en venir dans ses observations. Il affrontait le regard vide du golem de poussière sans percevoir la moindre émotion sur ses traits. Ce n’était de toute évidence qu’un relais. Il sortit son papier psychique de la poche et le manipula nerveusement entre les mains :

-Très bien, Zéphyr, je m’avoue vaincu et croyez-moi, ça ne m’arrive pas souvent. Vous avez excité ma curiosité et je dois bien admettre que je ne comprends rien à votre prophétie.

-Vous mentez, Docteur, vous avez très bien compris le sens de cette pièce pourtant.

-Je ne fais que dire la vérité, je ne comprends pas cette prophétie. Remarquez, mentir en disant la vérité est une bonne tactique face aux sceptiques invétérés, enfin, quand ils ne sont sur le point de faire exploser les plus grands laboratoires de l’Univers.

-Vous n’avez toujours pas répondu à ma première question, insista le golem, savez-vous ce que représente cette statue ?

-La seule chose que l’Univers a pu observer de la Guerre du Temps. Un Seigneur du Temps criant vengeance. Une des choses les plus hideuses qu’il m’a été donné de voir durant mon humble vie.

-Ce qui me ramène à ma dernière question, Docteur. Quel est le sens de l’Histoire ?

Le Docteur hésita à donner la réponse. Sa pomme d’Adam montait et descendait imperceptiblement à cause de la poussière qui le faisait désormais presque suffoquer :

-Docteur ! Quel est le sens de l’histoire ? Éructa le géant.

-Moi !


Dernière édition par Bémoth le Sam 7 Sep 2013 - 09:30; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013 - 15:32    Sujet du message: Publicité

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Bémoth
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MessagePosté le: Sam 17 Aoû 2013 - 17:31    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Chapitre 2 posté !
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Bémoth
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MessagePosté le: Mar 20 Aoû 2013 - 10:06    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Chapitre 3 posté !
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DoctorSaewen4062
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MessagePosté le: Mar 27 Aoû 2013 - 16:22    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Hello Bémoth !!
j'ai beaucoup aimé les 3 premiers chapitres et je suis pressée que tu mettes la suite !
bon courage au fait, pour l'écriture Mr. Green
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Angel
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MessagePosté le: Mar 27 Aoû 2013 - 18:23    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Salut !!!

Je viens de lire les 3 premiers chapitres et j'aime beaucoup, c'est très poétique et très bien écrit ! J'attends impatiemment de lire la suite !
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MessagePosté le: Ven 30 Aoû 2013 - 22:00    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Je viens de lire. C'est sympa, le caractère du docteur est bien respecté, la continuité avec l'ancienne série est une bonne trouvaille, et j'accroche au scénario pour le moment (je sens que le docteur va avoir un problème). Je continue à suivre!
_________________
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MessagePosté le: Sam 7 Sep 2013 - 09:30    Sujet du message: Le premier voyage Répondre en citant

Merci beaucoup pour vos commentaires !

Je viens de poster le chapitre 4 !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:12    Sujet du message: Le premier voyage

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