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[8x12] Death in Heaven
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Mad_Dog
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 15:45    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

C'était un tantinet longuet (l'épisode aurait très bien pu durer ses 45 minutes réglementaires...) mais tout à fait satisfaisant pour un épisode de fin de saison. Ca se conclue de façon très logique et sans qu'on se dise "WTF" comme certaines fois.

J'adore la façon dont tout le monde critique Moffat et veulent qu'il s'en aille, mais si dans une conférence de presse, il avouait qu'en fait, c'est pas lui qui a écrit ce scénario mais RTD, je crois que ça m'étonnerait à moitié :
- Première partie qui fait monter la pression et seconde partie qui retombe un peu comme un soufflet.
- Personnages qui sont sauvés de la transformation par la force de leurs sentiments.
- Intrigue amoureuse.
- Episode qui finit de façon complète les thématiques et les enjeux de la saison.
- Bisexualité.

Mais bon, personne ne l'a souligné, mais la qualité des dialogues de ce double-épisode était vraiment de haut niveau, avec pas mal de clins d'oeil à l'ancienne saison ou aux saisons précédentes, de vannes extrêmement bien écrites, de catchphrase ("Say something nice") et du contre-pied (on sent que le Docteur va balancer une énorme phrase de fou avant de lacher "i'm an idiot.")

Après, c'est moi ou c'est extrêmement sombre pour une série "familiale" ? Le Danny-cyberman fait vraiment peur à voir et pitié tant on le sait condamné et douloureux, la fin où les deux se mentent, la mort ultra-choquante d'Oswin (et Missy qui écrase ses lunettes ensuite.) Non ?

Et je n'ai pas de problème avec le plan du Maitre. Ok, certes, c'était un peu décevant, mais c'est même le propre du Maître d'inventer des plans compliqués pour rien. (Castrovalva, par exemple...)

TheInfinity a écrit:
Missy qui descend avec un parapluie (j'ai oublié le nom de la personne qui fait ça)


Alors pour les gens qui y voient Mary Poppins, j'ai pensé à un Time Lord qui faisait ça dans l'épisode de 1971 "Terror of the Autons."

Citation:

Car je refuse de croire que Moffat soit assez con pour tuer définitivement le Maître.


Je refuse de croire que les fans soient assez bête pour penser que le Maître est définitivement mort ! Comme l'on soulignés pas mal de gens, c'est dans la grande tradition du personnage d'apparaître et de disparaître avec parfois pas vraiment d'explication de son retour ou de sa survie. Donc, Missy (ou le Maitre) va revenir avec peut-être des nouveaux gadgets à un moment ou à un autre de la série (après tout ça faisait 4 ans qu'on l'avait pas vu) et voilà.

Citation:

Pis j'ai toujours l'impression que Clara a connu Dan y'a une semaine,leur relation m'a semblé tellement rapide que j'ai du mal à y voir quelque chose de sérieux, même quand elle lui dit qu'elle ne veut plus dire "je t'aime" qu'à lui etc,ça sonne mal dans ma tête :p


A mon avis, le fameux "three month" sur le post-it signifiait qu'ils étaient ensemble depuis 3 mois. (Parce qu'elle a pas l'air d'être enceinte de trois mois...)

Eternien a écrit:
Plus mauvais saison final depuis celui de la saison 6, la fameuse révélation sur l'identité de MIssy et du niveau de la vieille parodie de Doctor Who avec Rowan Atkinson et rend canon quelque chose qui ne l'a jamais été et pave la route pour une future incarnation du Docteur en femme, rien que pour ça VAS TE FAIRE *biiip* MOFFAT !


En gros, c'est terrible parce que le Docteur peut devenir une femme ? Marrant à quel point cette histoire de transexualité fait sortir les misogynes hors du bois ! Rien que pour ça, Moffat à fait fort !
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Dernière édition par Mad_Dog le Mar 11 Nov 2014 - 16:12; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 15:45    Sujet du message: Publicité

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SteamMoose
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 15:57    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Je suis assez d'accord avec toi Mad_Dog (surtout concernant les dialogues). J'ai juste un peu de mal, avec la caractérisation de Missy, mais eu moins Gomez fait du bon boulot.
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Tyr
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 16:31    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

-That's your answer for everything, isn't it? Vote for an idiot.
-If you say so, Mr President!


En retard, en retard… Mais bon, c’était mon anniversaire et puis j’avais plein de copies à corriger et en plus K-9 avait mangé mon brouillon et… Oui, bon, d’accord : je n’avais surtout pas du tout envie de reviewer cet épisode. Non pas qu’il n’y ait rien à dire, bien au contraire, mais parce qu’au moment où je posterai cette review la saison 8 sera officiellement finie pour moi. Comme le Docteur, je n’aime pas les adieux et je ne suis définitivement pas prête à laisser partir Twelve si longtemps. Enfin, il faut bien se lancer. C’est parti pour mon dernier whovisme avant noël. Je ne ferai pas durer le suspens, j’ai vraiment beaucoup aimé. En revanche, sans surprise je dois l’admettre, le scénario a plus de trous que la mémoire de mes sixièmes le jour d’un contrôle : merci Moffat de penser ainsi à l’aération.


I Ta gueule, c’est magique !


Allez, commençons par l’obligatoire partie « what the fuck am I watching ??? ». Obligatoire parce qu’il s’agit d’un final de Doctor Who et qu’il faut bien admettre que cette série a une longue et fière tradition concernant le grand n’importe quoi final. Pour le coup, ce n’est pas un défaut typique de notre showrunner actuel et je trouve personnellement que Dobby le 10ème Docteur restauré par la foi universelle ou le Master squelettor pour ne citer qu’eux sont tout aussi sujets à débats que le « je sors de la Pandorica parce que mon moi futur sauve mon moi passé et autres facilités moffatesques. Doctor Who est une série qui a fortement tendance, en particulier dans les épisodes de fin de saison, à sacrifier l’intrigue et la logique interne au profit du grand spectacle, de l’émotionnel et même parfois du « fan wank » : soyons honnêtes, c’est le cas ici.

Tout d’abord, je tiens à féliciter Moffat pour ce qui doit être je pense un record personnel. De nombreuses questions étaient en suspens et notre vénéré showrunner a une tendance assumée à ne pas répondre à toutes : cette année, il fait le choix couillu mais tout de même un tantinet exagéré de… ne répondre à quasiment aucune d’entre elles. De plus, contrairement à la saison 5 qui elle aussi laissait bien des questions sans réponses, il ne prend même pas la peine de nous faire miroiter l’espoir d’avoir des réponses l’année prochaine. De ce fait, il parvient à m’offrir un taux de théories correctes de zéro pourcent, ce qui pour le coup est assez fréquent je dois l’admettre.

Comment Missy voit-elle en temps réel sur son Ipad tout ce qui se passe autour du Docteur ? On n’en sait rien ! Je persiste à penser que mon idée comme quoi elle regarde le BBC Iplayer est la bonne, cette saison n’en est plus à une attaque de 4ème mur près. Allez, soyons généreux et disons que c’est une option sympa de la Matrice que Missy a créée même si c’est illogique puisque celle-ci (c’est encore répété dans l’épisode), est destinée à stocker les « âmes » des humains. Comment d’ailleurs Missy a-t-elle pu récupérer l’âme du robot de Deep Breath? Heu…joker ! Disons donc que la Matrice est branchée sur la Terre en général alors, et ignorons superbement le fait qu'elle fonctionne aussi sur les humains dans l'espace et puisse suivre le Docteur, qui n'est pas humain, partout. Pourquoi Missy perd-elle un temps fou à créer une interface « paradisiaque » pour la Nethersphere et à demander aux âmes (en tout cas à celle de Danny) leur consentement pour être cybernétisé alors qu’elle n’en a absolument pas besoin? Pourquoi toute la scène de confrontation entre Danny et sa victime la semaine dernière ? Parce queeeeeeeee !

Pourquoi Twelve, profondément athée (il suffit de voir sa réaction lorsqu’il entend parler du fondateur de 3W, pour lui « the dead are gone ! »), a-t-il l’idée saugrenue de tenter de suivre l’âme de Danny dans un au-delà auquel il ne croit pas du tout ? Cela aurait fait sens si, comme je le pensais, il soupçonnait le plan de Missy depuis le début : cet épisode nous a prouvé que ce n’était pas le cas et sa réaction est donc non seulement illogique mais cruelle puisqu’il donne un espoir à Clara alors que lui-même est profondément convaincu que ça ne donnera rien. Or, si on peut être sûr d’un élément de caractérisation de Twelve, c’est qu’il adore sa compagne !

Pourquoi Missy a-t-elle sacrifié son précieux temps à réunir Clara et le Docteur ? Parce qu’elle… la trouve chouette ! OK… Outre le fait que le Master soit connu pour être « jaloux » (il/elle a toujours été assez exclusif(ve) concernant le Docteur) et n’a donc aucune raison de lui offrir la parfaite compagne, on retombe sur le fait que Missy n’est pas censée voir tout ce qui se passe dans la vie du Docteur. Comment se fait-il aussi que Clara n’ait pas reconnu la « woman in the shop », qui était donc bien Missy ? sans doute a-t-elle la même mémoire visuelle déficiente que moi (je compatis, on est en novembre et je ne reconnais toujours pas tous mes élèves).

Outre les questions sans réponses, nous avons également droit à un bel étalage de facilités scénaristiques. Alors non, je ne vais pas m’épancher comme beaucoup sur la cybernétisation des cadavres via la pluie parce que franchement, sur l’échelle de Doctor Who (qui rien que cette saison nous a dit que la lune était un œuf et qu’une forêt géante pouvait pousser puis disparaître sans le moindre dégât), ce n’est pas tellement tiré par les cheveux. Nous avons au moins une tentative d’explication : le Docteur nous dit que ladite pluie contient, comme toute cellule de cybermen, la « connaissance » requise pour cybernétiser par simple contact, ok.

Bien sûr, ça n’explique pas d’où vient le métal mais la technologie time lord est tellement avancée que nos petits esprits humains ne peuvent le comprendre, je veux bien l’admettre : ça expliquerait d’ailleurs pourquoi les cybermen « classiques » n’ont pas le pouvoir de cybernétiser par simple toucher, ils n’ont pas cette technologie. Bref, c’est gros mais ça passe (chez moi en tout cas). Je mettrais sur le même plan le parfait exemple de deus ex machina qu’est le bracelet permettant à un mort de revenir : si la technologie time lord peut transformer un squelette en boîte de conserve, elle peut certainement redonner un corps à quelqu’un de mort depuis aussi longtemps que le gamin sauvé par Danny.

Je suis en revanche beaucoup moins bon public lorsqu’on tente ENCORE de me faire avaler que l’on peut échapper à une conversion cyberman par le pouvoir de l’émotion. Cela passait encore avec Harriet Hartman dans la saison 2, déjà parce qu’il y avait l’avantage de la nouveauté mais surtout parce que je trouvais très intéressant que l’émotion en question soit le fanatisme (à ce niveau là ce n’est plus du sens du devoir ou du simple patriotisme), donc une émotion négative. Mais… le pouvoir de l’amour, sérieusement ? Même dans Harry Potter je trouvais ça ridicule, je n’ai pas changé d’avis.

Le fait que ce soit également ce qui avait sauvé Craig dans le pour moi très décevant Closing Time n’a pas aidé. Outre le fait que ce soit gnangnan au possible, c’est de plus profondément illogique : apparemment, dans cet épisode comme pour les précédentes occurrences, les seules personnes capables d’utiliser ce pouvoir de l’amour sont les personnes liées au Docteur : le reste de la populace n’a apparemment pas de vrais sentiments, c’est la seule explication… Quant-à l’explication censée répondre (d’ailleurs très imparfaitement) à cette aberration ( « love, is not an emotion. Love is a promise »), heu… Si si, l’amour EST un sentiment. Ça n’empêche pas d’y associer une promesse mais c’est un sentiment, la tentative de Moffat pour discrètement changer la définition d’un mot en espérant que ça passe a lamentablement échoué chez moi.

Je conclurai ce catalogue de facilités par une ficelle très fréquemment utilisée par les scénaristes paresseux, l’épidémie de crétinisme qui frappe certains personnages lorsque le besoin s’en fait sentir. Par où commencer vu la violence de la contamination cette semaine ? Les cybermen ont un scanner assez perfectionné pour dévoiler l’identité de Clara mais ne peuvent pas remarquer qu’elle n’a qu’un cœur et ne peut donc pas être le Docteur. Danny sauve Clara…mais décide de l’amener dans un cimetière alors que c’est très exactement l’endroit le plus dangereux sur Terre actuellement.

Osgood, dont Moffat a pris soin cette semaine de montrer l’intelligence, se fait avoir par le monumental cliché du « méchant qui demande à chuchoter dans l’oreille » et les deux gardes derrière ne réagissent pas (purée, UNIT, je sais que c’est la crise mais embauchez des gens compétents !). En parlant de cliché, c’est une bonne idée d’élire le Docteur comme président en temps de crise et une excellente de le mettre dans un avion en vol pour le protéger… mais mettre dans le même avion le danger principal ayant conduit à ladite crise, en revanche, est profondément stupide ! Enfin, cerise sur le gâteau, le Docteur et les leaders du monde entier regardent avec fascination les morts se cybernétiser trèèèèèèès graduellement dans les cimetières… et personne ne pense à envoyer quelques bombes dans ces endroits contenant par définition bien peu de personnes vivantes afin d’étouffer la menace dans l’œuf. Je suis sûre que d’autres exemples m’échappent mais j’ai vraiment eu l’impression plusieurs fois d’assister à un festival de bêtises venant de gens pourtant intelligents : j’ai l’habitude avec mes élèves mais ils ont en moyenne 12 ans !



II Permission to squeeee ?

Bref, comme devant quasiment chaque final de saison de Doctor Who, j’ai plusieurs fois pesté sur le fait que le scénariste n’ait visiblement pas la logique interne (voire la logique tout court) comme principal souci. En revanche, je dois admettre que concernant ce qui est visiblement le but principal de Moffat, l’émotionnel, je suis ravie. Par émotionnel je ne parle pas seulement de ce qui est poignant (même si j’avoue avoir pleuré deux fois devant l’épisode, ce qui est pourtant bien rare chez moi) mais de la gamme d’émotions au sens large. L’épisode a fait vibrer chez moi toutes les cordes grâce à un excellent dosage de l’épique, du poignant, du nostalgique et du comique.

Commençons par l’épique au sens le plus large et non littéraire du terme (espérons que mon inspectrice ne me lise pas) : vous savez, ce moment où devant notre écran, le sourire aux lèvres, on se dit « quelle bonne idée ! Là ça en jette ! », et il faut dire que les moments ne manquent pas. Chronologiquement, je relèverai l’idée franchement sympathique du cloud stockant les âmes qui, en bon nuage, va effectivement se transformer en pluie (je prends note de récupérer fissa tout ce que j’ai stocké sur le cloud Amazon au cas où) et la zombification des cybermen. Puisque ces monstres sont probablement avec les Sontorans les moins effrayants de tout le whonivers, j’approuve ce traitement : ça fait écho à la scène très réussie de la fin de la sasion 5 lorsque le masque de cyberman tente de happer Amy et le moment où ils sortent des tombes est franchement bien fichu. Ça a dû faire passer quelques enfants derrière le sofa je pense.

Le moment le plus épique reste sans doute néanmoins la tirade du Docteur à Missy lorsqu’il parvient enfin à répondre à la question « Am I a good man ? » qui le taraude (et une partie du public avec lui d’ailleurs) depuis le début de la saison : bravo Moffat, ça fait au moins une question qui trouve une réponse claire. Smile « I am not a good man! And I'm not a bad man. I am not a hero. I'm definitely not a president. And no, I'm not an officer. You know what I am? I... am... an idiot. With a box and a screwdriver, passing through, helping out, learning. I don't need an army, I never have. Because I've got them. Always them. »

Rien d’original dans cette tirade mais le Docteur réaffirme publiquement sa caractérisation de base : c’est un bricoleur qui improvise ses solutions, un personnage plein de bonnes intentions mais avec un coté obscur qui l’empêchera toujours d’être le parfait héros chevaleresque et quelqu’un qui a besoin de compagnons pour ne pas sombrer. Surtout, malgré sa propension à prendre systématiquement le commandement de tout groupe en danger dans chaque épisode, ce n’est pas un leader !

L’ancienne série nous montrait le Docteur fuyant immédiatement ses responsabilités lorsqu’il était élu Lord President de Gallifrey. J’ai du coup trouvé intéressant que son « mandat » en tant que président de la Terre (excellente idée d’ailleurs, pour le coup logique vu le nombre de fois où il a sauvé la Terre sans rien demander en retour et sans prendre parti pour une nation par rapport à une autre) soit le moment où le Docteur est le plus inutile. Il a tous les pouvoirs mais ne va donner AUCUN ordre : l’intégralité de ce qu’il fait alors qu’il est dans l’avion est sans conséquence, même les informations qu’il fournit à son entourage puisque ledit entourage va finir éjecté bien avant d’avoir pu en tirer profit. Cela donne une scène un peu longuette (heureusement entrecoupée d’un délicieux Missy show) mais franchement intéressante au niveau de la caractérisation du Docteur : pour paralyser le personnage, donnez-lui le pouvoir absolu. Cela introduit d'ailleurs parfaitement la résolution de l’épisode : évidemment que le Docteur va refuser l’armée de cybermen, une armée est ce qui le rend le moins efficace.

L’épisode joue aussi sur l’aspect nostalgique en nous ramenant un UNIT en grande forme (malgré ses gardes stupides^^) qui semble se coordonner efficacement avec les gouvernements mondiaux. Kate est toujours aussi sympathique, offre un très bon remplacement au brigadier (encore une féminisation d'un personnage récurrent par Moffat maintenant que j’y pense). J’ai beaucoup aimé la réaction parfaitement blasée de Kate devant la régénération du Docteur (« Haircut ? ») qui m’a fait beaucoup penser à la manière toute aussi blasée dont son père le décrivait dans The Five Doctors : « Wonderful chap, all of them ! »

Elle a d’ailleurs droit à de superbes dialogues. J’aime en particulier celui où elle annonce fièrement que le Docteur est un salarié de UNIT. La question de ce dernier sur son salaire est d’ailleurs très judicieuse : en effet, si on compte les années de retard de paiement et qu’on y inclut l’apparent timey-wimey qui empêche de dater les années UNIT du Docteur (entres les années 70 et les années 80), ça va coûter bonbon à l’organisation le jour où il demandera des comptes.

Quant-à la relation assez complexe et mitigée entre UNIT et le Docteur, elle est parfaitement résumée dans le dialogue ci-dessous entre Kate et Twelve:
-Your co-operation is to be ensured and your unreliability assumed. You have a history.
-You don't have a future without me! Do you think your father would've done this?
-We both know he absolutely would.

Incapacité du Docteur à suivre des ordres, en particulier militaires, coté parfois très bourrin de UNIT en général et du Brigadier (maintenant sa fille) en particulier… En effet, rien n’a changé. J’espère du coup revoir UNIT régulièrement lors des prochaines saisons, la relation entre cette organisation et le Docteur est franchement amusante. Quant-à l’hommage appuyé au Brigadier, j’y reviendrai sous peu.

L’épisode, comme je l’ai déjà dit précédemment, est également très efficace sur l’aspect poignant. Bien sûr, ce qui est censé commencer à activer les chutes du Niagara dans les yeux des spectateurs est la mort de Danny, que ce soit celle du cimetière ou la définitive en fin d’épisode : ceux qui me lisent régulièrement se doutent que cela n’a pas fonctionné chez moi. Les scènes sont très bonnes, je n’ai pas grand-chose à leur reprocher : le problème, encore une fois, est que le traitement de Danny au cours de la saison n’a pas permis que je m’attache à lui. Si ça avait été le cas (et j’imagine que ce le fut pour certains d’entre vous), j’aurais probablement pleuré toutes les larmes de mon corps.

Tout comme lors de la scène de The Caretaker, j’ai adoré le moment où Danny met à nouveau le Docteur face à son aspect manipulateur (« And didn't all of those beautiful speeches just disappear in the face of a tactical advantage? »). J'ai aussi trouvé son maquillage de cadavre cybernétisé très réussi et sa fin définitive attendue mais efficace. Hélas, Danny m’indiffère et tous les talents d’actrice de Jenna Coleman n’ont pas suffi à me vendre une histoire d’amour qu’on nous a racontée et sous-entendue bien plus qu’on ne nous l’a montrée, tant pis pour moi. Le discours final de Danny aux morts cybernétisés ne fera donc pas partie de ma partie sur l'aspect épque de l'épisode, n'hésitez pas à le placer mentalement dans ladite partie si vous avez apprécié le personnage (oui, c'est une review interactive^^).

J’ai néanmoins relevé un petit détail particulièrement vicieux de la part de Moffat et qui a bien dû remuer le couteau dans la plaie pour ceux qui appréciaient Danny : lorsque Clara, qui vient de mentir au Docteur sur la survie de Danny dans une scène dont je reparlerai, quitte le café dans lequel la conversation a eu lieu, tous les couples qu’elle croise durant les quelques secondes où elle s’éloigne sont mixtes. On ne voit pas sa réaction puisqu’ elle est de dos mais je doute que ce soit un hasard. Vilain Moffat!

Si les morts de Danny n’ont pas eu sur moi l’impact qu’elles méritaient, ce ne fut pas le cas de quelques autres scènes. Je ne vous cacherai pas que le retour cybernétique du brigadier avec salut final de la part du Docteur m’a fait fondre en larmes sans aucun préavis, et j’ai d’ailleurs bien honte : pas d’avoir succombé, la scène peut difficilement laisser indifférent quelqu’un qui apprécie le personnage, mais de ne pas avoir deviné ! Ce n’est pas comme si l’épisode tournait autour de l’INTEGRALITé des morts revenant à la vie sous forme cybernétique ! De plus on nous avait collé une scène de plusieurs minutes devant le portrait du brigadier pendant laquelle Kate expliquait combien ce dernier regrettait de ne jamais avoir été salué par le Docteur. Normalement, je suis un peu plus réactive que ça : on va mettre cet aveuglément sur le compte de l’heure tardive. J’ai en tout cas adoré cet énième hommage de Moffat à ce personnage mythique.

Je parvenais enfin à me remettre de mes émotions quand Moffat m’a achevée avec une deuxième bombe : le fait que Missy ait menti au docteur sur la position de Gallifrey. La scène est je trouve superbe : le contraste entre Twelve souriant annonçant à Clara qu’il a enfin retrouvé sa planète et le moment où, fou de colère et de désespoir, il frappe la console de son TARDIS adoré au point de lui faire cracher des étincelles ne m’a pas laissé la moindre chance. Je n’avais pas autant pleurniché devant Dr Who depuis le final de la saison 4 (pour donner une idée, je n’ ai pas versé une larme devant Torchwood saison 3), ce fut donc une surprise. Bien joué Moffat !

Comme souvent dans Doctor Who, l’épisode parvient à mêler au tragique de grands moments d’humour. J’avais fait remarquer la semaine dernière que cette saison jouait énormément sur le 4eme mur, c’est franchement frappant ici. Lorsque Clara tente de se faire passer pour le Docteur et que cyber-Danny rappelle sa date de naissance (23 novembre, la date de diffusion d premier épisode de la série), celle-ci répond «I chose that date, always liked it ». Lorsqu’il donne d’autres indications factuelles, elle semble assumer parfaitement son rôle de personnage et s’exclame «Stories, stories ! ».

Et que dire bien sûr du monumental coup de bluff de Moffat concernant ce personnage ? Je fais partie de ceux qui ont râlé en regardant le trailer à la fin de Forrest of the night, le jugeant bien trop révélateur puisqu’on nous montrait Clara menaçant le Docteur et affirmant qu’elle n’avait jamais existé, qu’elle n’était qu’une création. Résultat : sa menace était due à son désespoir et n’était de toute manière qu’un rêve et le reste faisait partie de son coup de bluff contre les cybermen ! C'est malin! Smile

J’avoue, je me suis fait avoir complètement et n’ai pas imaginé un instant que Clara était normale même si je n’ai en revanche pas cru une seconde qu’elle était le Docteur. Etant bonne joueuse, j’ai donc éclaté de rire devant le générique modifié, réponse directe de Moffat à ceux qui estiment que la saison pourraient bien s’appeler Clara Who vu l’importance du personnage. A ce point, j’avoue que j’attendais à ce que la musique du générique soit remplacée par trolllolololooool.

En parlant de réponses directes aux fans, je crois que le Moff commence à nous trouver agaçants non ? Tuer les deux personnages représentant les fans en l’espace d’un épisode, c’est un tantinet radical tout de même ! Bon, il y a des précédents dans Doctor Who : je me souviens que dans l’épisode de la série classique The greatest show of the galaxy, un personnage secondaire caricature de geek et visiblement miroir peu flatteur du public trouvait une fin assez atroce. N’empêche, ce n’est pas gentil ça ! Smile Plus sérieusement, ce n’est pas la première fois que le scénariste joue avec l’image des fans dans ses œuvres mais là où ça m’avait un peu agacé dans Sherlock (la vision était ultra caricaturale) ou même dans l’épisode anniversaire (Osgood perdait littéralement son souffle lorsque son héros approchait), j’ai beaucoup apprécié ici : la différence vient uniquement du traitement des personnages.

Osgood, qui a troqué son écharpe de Four contre le nœud pap de Eleven (et oui, on peut changer de Docteur favori^^), est nettement moins caricaturale que dans l’épisode anniversaire. Ici elle fait preuve d’ intelligence (comme beaucoup de fans cette année, elle avait découvert qui était Missy), de courage (c’est elle qui fait l’appât pour récupérer l’artefact de Missy) et d’un bon bagout ainsi que d’une capacité certaine à réfléchir dans l’urgence lorsqu’elle tente de convaincre Missy de ne pas la tuer. Bref, elle montre les caractéristiques de la parfaite compagne et reçoit même une invitation du Docteur à venir visiter l’espace-temps avec lui : quel fan n’en rêverait pas ? Quant-à Seb, outre le fait que j’adore son acteur, le personnage est très bien écrit : très poli mais visiblement sans scrupules, avec un sens de l’humour très grinçant (je pense que les fans qu’il représente ont dû adorer cette saison^^) et une part de mystère (on n’apprend que cette semaine qu’il est une interface).

Surtout, leurs morts sont toutes les deux excellentes. Celle d’Osgood permet de nous montrer le côté complètement imprévisible de cette version du Master et arrive comme une parfaite surprise, surtout après le soin mis par Moffat à nous indiquer qu’elle pourrait faire une bonne compagne (maintenant que j’y pense, c’est souvent une condamnation à mort ça, demandez à Astrid où à la jeune musulmane de The God Complex par exemple). Bref, j’avais beau apprécier le personnage, j’ai adoré qu’elle meure. Pour ceux qui ne l’ont pas digéré, on a encore un espoir : si ça se trouve, UNIT n’a pas réussi à déterminer avec certitude qui était Zygon et qui ne l’était pas à la fin de Day of the Doctor et a aussi engagé les doubles.

Quant-à Seb, il « meurt » virtuellement (nous sommes après tout dans un disque dur à ce moment là) en plein fangasme devant une scène épique, assassiné par quelqu’un ne partageant pas son avis. Seb, mon chou, c’est un peu ta faute : quelle idée de t’inscrire sur Gallifreybase ! Comble du méta, Missy la fan déçue ne jette même pas un œil à sa victime pendant l’assassinat, trop occupée à regarder fixement l’écran (et donc en fait la caméra) pour ne pas perdre une miette de l’épisode qu’elle est en train de dénigrer. Leur conversation juste avant que Missy ne désintègre Seb est d’ailleurs typique d’une conversation entre fans, Missy faisant remarquer que la chute probablement mortelle de Twelve est ennuyeuse et manque de classe tandis que Seb insiste sur le côté dramatique réussi. Bref, je n’irais pas jusqu’à dire que le miroir que nous tend Moffat est subtil mais il est déjà un peu plus flatteur que dans ses tentatives précédentes et, je trouve, plus drôle.

Qu’on l’apprécie ou pas, il est indéniable que Moffat a beaucoup contribué à l’internationalisation de la série, l’ouvrant en particulier au marché américain : cela lui a d’ailleurs souvent valu d’être accusé d’américaniser la série, critique un peu exagérée mais pas dénué de fondement (je l’ai personnellement ressenti en saison 7 dans le coté blockbuster des épisodes). J’ai donc trouvé très drôle qu’en plus de tuer les fans, Moffat en profite pour lancer aussi quelques piques plus générales à son nouveau public. « We don't want Americans bobbing around the place.They'll only start praying », “Kill some Belgians… they’re not even French!”… en deux répliques, trois nations “insultées” : belle performance! Smile

Ce ne sont d’ailleurs pas que les fans qui sont largement représentés ici : Moffat avait visiblement envie de rejoindre la fête et plusieurs personnages prennent ici le rôle de scénariste. Seb dit ainsi que “Nethersphere is just a cool name we came up with during a spit-ball” : le terme “spitball (une conversation où chacun balance ses idées comme elles viennent) et l’emploi du « we » me fait fortement penser à une réunion de scénaristes pour trouver un nom qui en jette.

Quant-à Missy, probablement la personne à qui Seb fait référence lorsqu’il dit « we », c’est elle qui incarne le plus souvent le scénariste dans l’épisode (ça ne m’étonne pas de Moffat qu’il choisisse le grand méchant comme miroir^^). Ainsi, elle est le seul personnage quasi omniscient puisqu’elle peut voir les scènes dans lesquelles elle n’apparaît pas . De même, lors du compte à rebours avec Osgood où elle passe directement de 7 à 3, elle avoue “I’m accelerating for dramatic effect”, référence directe à la technique d’écriture ultra classique consistant à accélérer ou ralentir le temps durant les comptes à rebours selon le besoin narratif.

Mais comme au fond Moffat n’est pas si méchant (si si, promis) et qu’il est bien conscient de nous avoir fourni ici un final très sombre, il s’incarne à la fin dans un personnage extrêmement positif dans l’imaginaire collectif, le père Noël. « You know it can’t end like that ! » annonce-t-il au Docteur et, surtout, au public, nous promettant ainsi une résolution plus légère pour l’épisode de noël.

Bref, l’épisode est extrêmement riche au niveau du méta et je n’ai même pas tout dit. Pêle-mêle, me viennent à l’esprit le passage de Missy Mary Popins déclarant « I love the telly here » (on s’en doute, elle est restée devant son écran toute la saison^^) où celui où Clara dit au Docteur qu’il pourrait devenir roi…ou reine, idée qui semble plutôt plaire à ce dernier mais est un dernier pied de nez à ceux qui refusent l’idée d’un Docteur femme. Je suis sûre que j’en ai oublié beaucoup ; dans tous les cas, si j’ai trouvé ce traitement méta très intéressant cette saison, je pense qu’il faudra se calmer là-dessus la saison prochaine. Ponctuellement, c’est une forme de comique très efficace : à long terme, cela empêche complètement le public de s’investir dans l’épisode


III. Le long terme

Maintenant que je me suis longuement épanchée sur les éléments ponctuels de l’épisode, parlons un peu de ceux que nous reverrons certainement dans de prochains épisodes.

Déjà, le final confirme ce que la saison dans son ensemble nous avait déjà bien fait comprendre : le ton de la série sous le 12ème Docteur est définitivement plus sombre. Pas le Docteur lui-même malgré son pragmatisme et son absence de politesse ou même de psychologie de base (« You look like you're self-concussing, which would explain all of military history, now I think about it. ») mais bien l’ambiance générale.

Depuis combien de temps n’avions-nous pas eu un final aussi meutrier ? En gros, toute personne dont nous connaissons le nom à l’exception du Docteur, de sa compagne et de Kate meurt dans l’épisode. Danny, le grand amour de Clara, est définitivement mort sans espoir de retour (enfin j’espère, pour le coup ce serait le deus ex machina de trop). La sympathique Osgood se fait tuer sans la moindre raison et avec un sadisme dérangeant (le moment où Missy écrase ses lunettes m’a fait frissonner), sadisme que l’on retrouve lorsque Missy ment au Docteur sur la localisation de Gallifrey. Enfin, cette dernière meurt également (oui, je sais, jusqu’à la prochaine fois quoi^^).

De nombreux détails sont également bien sombres. Je retiens en particulier certaines réflexions de Missy, particulièrement « Cybermen don't blow themselves up for no reason, they're not human », qui vu l’actualité est un tantinet dérangeant. De même, lorsque le Docteur comprend enfin dans l’avion comment Missy a pu réussir son plan, il réalise qu’elle a utilisé son TARDIS pour influencer toute l’humanité afin de les empêcher au maximum de détruire leurs cadavres et ce depuis que les humains ont une conception de la vie après la mort. Personnellement, j’ai pris ça comme le sous-entendu que Missy a créé ce concept de vie éternelle pour empêcher que les humains ne détruisent leurs cadavres (elle a en tout cas récupéré toutes les « âmes » depuis ce temps) et que l’au-delà n’existe donc probablement pas. Désolée, chers Whoviens : après la mort il n’y a que le néant.

Enfin, il y a la très belle scène finale entre le Docteur et Clara lorsque ces deux personnages, dont on n’a cessé cette saison de rappeler le don pour le mensonge, se mentent mutuellement pour s’épargner. Ils se quittent sur un dernier câlin illustrant parfaitement la réplique du Docteur, « Never trust a hug. It’s just a way to hide your face”, alors même que quelques minutes plus tôt Clara appelait le Docteur “the one man I would never ever lie to”. J’ai vraiment beacoup aimé Clara cette saison mais je dois dire que cette fin aurait été superbe. Les paroles du Père Noël ne laissent cela dit planer aucun doute : Clara reviendra au moins pour l’épisode de noël qui, en bon épisode familial traditionnel, allégera sûrement un tantinet ce final très sombre.

Parlons donc de la relation Docteur/Clara puisque cette dernière va forcément durer au moins un épisode de plus (je serais tout à fait pour une autre saison personnellement). Depuis le début de la saison, une constante a permis au public de ne pas prendre l’aspect très froid et sec de ce nouveau Docteur pour de la méchanceté ou de l’indifférence : son affection évidente pour sa compagne. La semaine dernière, il prenait environ 5 secondes pour lui pardonner sa trahison ; cette semaine, il corrige Kate lorsque cette dernière demande si c’est son « assistante » et répond que c’est son amie. Si c’est pas choupi!^^ Les deux personnages vont vraiment bien ensemble et je serais triste que l’épisode de noël soit celui de leur rupture.

Sur le même thème, j’ai également trouvé extrêmement intéressant que Twelve choisisse de laisser Clara « tuer » les émotions de Danny à sa place dans la scène du cimetière. Cela pourrait passer pour de la lâcheté ou, comme le soupçonne Danny, pour le souci d’un officier de garder ses mains propres. Mais les rôles se retrouvent parfaitement inversés à la fin lorsque le docteur est prêt à tuer son ami d’enfance et le dernier autre représentant de sa race afin d’ épargner à Clara de devoir abattre froidement un ennemi désarmé. Chaque personnage « tue » donc un être cher pour épargner l’autre même si ironiquement aucune des deux victimes ne meurt à ce moment-là. Enfin, c’est l’intention qui compte.^^

L’épisode nous offre un autre « couple » extrêmement efficace et que j’ai hâte de voir à nouveau réuni, je parle bien sûr du Docteur et de Missy. Je fais partie de ceux qui sont assez frileux à l’idée de voir un Docteur femme (je suis parfois une sacrée traditionaliste, j’avoue^^) mais si l’actrice et la caractérisation sont aussi bonnes que celles de Missy, je suis tout à fait d’accord (enfin, pas tout de suite hein, je veux au moins 3 saisons de Twelve !).

J’aime beaucoup John Simm mais son Master, bien que très intéressant, ne me convainquait pas toujours totalement (non, je ne reparlerai pas de sa version mi-squelettor mi super-Sayan, j’essaie d’oublier^^). Missy en revanche est parfaite : toute aussi dangereusement imprévisible et violente que son prédécesseur, toute aussi cabotine que l’intégralité de ses incarnations et franchement bien plus dérangeante : elle me fait froid dans le dos et je crois que c’est la première fois que je peux dire ça d’une quelconque incarnation du Master.

Il faut dire qu’elle est sacrément sadique : j’ai déjà parlé du moment où elle écrase les lunettes de Osgood ou de celui où elle torture le Docteur en lui mentant sur le retour de Gallifrey mais sa catchphrase « Say something nice » lorsqu’elle s’apprête à faire mourir un personnage (elle-même compris d’ailleurs^^) est également bien glaçante. J’ai aussi beaucoup aimé la scène où elle fait s’écraser l’avion sans le moindre scrupule et se met alors à danser et chantonner sur une musique qu’elle seule entend : « bananaaaaaas ! » en effet.

Bref, Missy est une parfaite « queen of evil » et j’espère bien qu’elle n’aura pas régénéré lors de son obligatoire retour, quelle que soit la pirouette scénaristique utilisée pour cela . On a le choix entre la téléportation au dernier moment ou, tout simplement, la régénération à l’identique : si le Docteur commence à pouvoir choisir le visage de ses nouvelles incarnations, pourquoi pas le Master après tout?

Incarnation actuelle mise à part, qu’ils sont adorables tous les deux ! Missy attend patiemment que le Docteur arrive pour lancer son plan parce qu’ elle le VEUT comme spectateur et a mis en place ce plan de grande envergure qui a nécessité une réécriture de toute l’histoire de l’humanité…pour lui faire un cadeau d’anniversaire ! Sacré troll de Moffat d’ailleurs, qui nous dévoile que l’anniversaire du Docteur est ce jour-là… mais « oublie » de préciser quel jour se passe l’épisode ! Smile

Son « happy birthday mister president », référence directe à Marilyn Monroe qui est comme chacun sait une des épouses du Docteur, sous-entend bien que Missy ne serait pas contre cette idée (le fait qu’elle fasse cette référence montre surtout que cette vilaine voyeuse a espionné toute la time line récente du Docteur). De son côté le Docteur n’est pas en reste : il s’amuse à la faire rager (“Remember all those years, when all you wanted to do was to rule the world? Piece of cake! ») et, bien sûr, finit même par la remercier et même l’embrasser.

Comme tous les « vieux couples », ils se connaissent parfaitement et déteignent l’un sur l’autre : le Docteur parvient relativement vite à comprendre le plan du Master à l’exception de sa résolution et celle-ci se fait sans le savoir l’écho de Twelve (son « humans, your life spans are hilarious » à Osgood ressemble fort au « Have You seen the size of your brain ? It’s hilarious ! » du Docteur). De même, Missy sait parfaitement manipuler l’envie d’Osgood de plaire au Docteur (entre fans, on se comprend^^) et sait exactement où appuyer pour faire souffrir ce dernier : ainsi, lorsque Twelve découvre la mort de Osgood, Missy lui demande « Have you got any more friends I can play with? » en imitant une marionnette, rappelant ainsi à ce dernier que toute personne de son entourage n’est qu’un pion dans leur petit jeu.

Bref, nous avons un bel aperçu de leur relation et ça en est parfois gênant, il y a des choses qu’on ne devrait pas savoir ! Dans The End of time, le Master avait ligoté Ten. Ici, Missy est ligotée et à la merci de Twelve, la même Missy qui lorsque le Docteur lui annonce que, s’ils reviennent ensemble sur Gallifrey, elle sera « clapped in irons », lui répond avec un regard appuyé « if you like… ». Et je ne parle même pas du jeu de Missy avec Osgood et les menottes… Non, vraiment, je ne demandais pas à en savoir autant… Ne ratez pas l’année prochaine la sortie très attendue de 50 shades of regeneration, the Gallifrey edition.



Oops, une page et demi juste sur le Master ? Au temps pour ma troisième partie équilibrée entre les différents éléments scénaristiques propres à revenir dans de prochains épisodes… Passons enfin à la conclusion alors, de l’épisode comme de la saison. Je dirais que ni l’un ni l’autre ne sont exempts de défauts bien sûr : la saison a pour moi complètement raté l’introduction de Danny, pourtant très important pour le final, et a parfois recyclé de vieux scénarios de manière un tantinet trop visible. Quant-au dernier épisode, il n’échappe pas comme je l’ai dit à la malédiction des finals de Docteur Who qui veut que le showrunner sacrifie toujours au moins en partie l’intrigue, la logique et/ou le rythme à l’émotionnel, voire parfois au fan service. Dans tous les cas, surtout par rapport à la saison précédente, le bilan est pour moi globalement très positif.

Le poisson rouge que je suis a besoin de changements radicaux et fréquents dans les séries que je regarde, cette saison partait donc forcément avec un capital sympathie non négligeable du fait de la régénération du Docteur mais Capaldi s’est révélé exactement aussi bon que je l’imaginais et Twelve m’a tout de suite énormément plu. J’ai également apprécié que Moffat ne se contente pas de changer le Docteur et introduise de nombreuses autres évolutions. J’ai ainsi redécouvert Clara, qui m’avait laissée assez indifférente l’an dernier mais qui a su me convaincre totalement cette saison grâce à une caractérisation plus développée et un excellent jeu de son actrice. Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai pensé de notre nouveau Master, je pense avoir clairement dit combien j’espérais la revoir (pas trop vite hein, il faut user de ce personnage avec modération^^).

J’ai également beaucoup aimé l’aspect généralement plus sombre de la saison mais aussi, paradoxalement, le fait que ce Docteur au départ très inhumain redevienne de plus en plus lui-même au fil des épisodes. J’ai beau adorer le concept de dark Doctor, il faut tout de même que le personnage reste à la base un type bien. Je salue enfin l’effort de Moffat pour se restreindre sur ses tics d’écritures, voire pour s’en moquer : j’ai toujours eu par exemple beaucoup d’affection pour le timey wimey mais il faut admettre que c’est agréable d’avoir une saison où le début est avant la fin (si je ne m’abuse, seuls time Heist et Listen jouent un tantinet sur la temporalité et cela reste une « simple » boucle temporelle).

Allez, c’est bientôt noël, je vais donc finir par quelques vœux. Cher papa Moffat, pour la prochaine saison, j’aimerais que tu nous explicites ce que Twelve gribouille à la craie depuis le début de sa régénération histoire peut être de me donner une théorie correcte (qu’il recherche Gallifrey), que tu songes à nous introduire un compagnon en plus de la compagne (je comprends bien que le cast ne puisse pas être intégralement masculin) et que celui-ci ne soit pas le petit ami de cette dernière. Un non humain serait très appréciable. J’aimerais également un peu plus d’horreur (le seul épisode censé être inquiétant, Listen, ne l’a pour moi pas été du tout) et un petit peu moins de méta (c’est très rigolo une saison mais point trop n’en faut).

Je souhaiterais également que le Docteur reste ce vilain grincheux que j’aime mais apprenne à s’aimer un peu plus (ça commence hein, il a visiblement de l’affection pour son prédécesseur vu son sourire en entendant le « bow ties are cool » de Osgood ou lorsqu’il pense que Clara sort avec la personne qui ressemble à Eleven). Oh, et le service marketing de la BBC me charge de te demander de changer le Tournevis de Twelve histoire de relancer la vente de goodies, n’oublie donc pas ses petits souliers.

Quant-à moi, je vous dis à décembre et je conclus cet énorme pavé par une petite citation de la regrettée Osgood à propos de la (pour l’instant) regrettée Missy : “We do have files on all our ex-prime ministers. She wasn't even the worst. »
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Dernière édition par Tyr le Mar 11 Nov 2014 - 20:28; édité 5 fois
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 16:42    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

@ Mad-Dog : à trois mois de grossesse, ça se voit pas, hein. Sur certaines personnes, pas du tout, sur d'autre à peine et encore, faut le savoir et regarder attentivement. Donc, pour moi, ils sont ensemble depuis bien plus longtemps (je dirais l'année scolaire) et 3 mois, c'est bel et bien 3 mois de grossesse.

Le Seigneur du Temps dans Terror of the Autons, il apparaît dans le ciel, et il a un parapluie, mais il descend pas du ciel façon Mary Poppins. Ici la référence est totalement volontaire, entre l'habillement, cette descente avec le parapluie, plus la cathédrale St Paul.

C'est vrai que c'est très sombre, mais justement ça renoue avec le côté "behind the sofa" qu'on avait un peu trop oublié dernièrement, je trouve. Et justement, il y a des épisodes super sombres, dans la partie classique de la série. Ils avaient parfois des problèmes avec la censure, d'ailleurs. Moi je suis satisfaite de ça. Même si la première partie m'a mise super mal à l'aise (à un point que je n'aurais pas imaginé d'un épisode de Doctor Who).

Quant au plan de Missy, je le trouve totalement dans la logique du personnage du Maître, aux plans toujours hyper compliqués, très longuement préparés, avec des portes de sortie dans tous les sens, des plans B et C et D, etc. En fait, j'ai littéralement adoré qu'elle fasse tout ça, juste pour deux raisons : prouver au Docteur qui n'est pas si différent d'elle/de lui, et retrouver son ami. Pour le faire souffrir aussi, sinon, il n'était pas nécessaire de tuer toutes ces personnes au passage : Osgood (et non Oswin), la fille du Brigadier, etc.
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 17:38    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Tyr a écrit:

Quant-à moi, je vous dis à décembre et je conclus cet énorme pavé par une petite citation de la regrettée Osgood à propos de la (pour l’instant) regrettée Missy : “We do have files on all our ex-prime ministers. She wasn't even the worst. »


Je ne connais pas les préférences de Moffat, mais vu d'ici ça sonne un peu beaucoup comme un vanne anti-Thatcherienne , another famous dead witch Smile
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 17:57    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Mastercarte a écrit:
Tyr a écrit:

Quant-à moi, je vous dis à décembre et je conclus cet énorme pavé par une petite citation de la regrettée Osgood à propos de la (pour l’instant) regrettée Missy : “We do have files on all our ex-prime ministers. She wasn't even the worst. »


Je ne connais pas les préférences de Moffat, mais vu d'ici ça sonne un peu beaucoup comme un vanne anti-Thatcherienne , another famous dead witch Smile


Je pense que c'est ça. Wink En tout cas, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit.
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 18:02    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

En même temps le Maître a pas fait grand chose en tant que ministre, vu que tout a été annulé Mr. Green
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 18:30    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

YOUPI, La critique de Tyr est sortie.

Tyr a écrit:
Comment se fait-il aussi que Clara n’ait pas reconnu la « woman in the shop », qui était donc bien Missy ? sans doute a-t-elle la même mémoire visuelle déficiente que moi (je compatis, on est en novembre et je ne reconnais toujours pas tous mes élèves).


Il est possible qu'elle ai complètement oublié la tête d'une vendeuse. D'ailleurs, l'épisode fait bien de ne pas donner de flashback là dessus.

Citation:
les seules personnes capables d’utiliser ce pouvoir de l’amour sont les personnes liées au Docteur : le reste de la populace n’a apparemment pas de vrais sentiments, c’est la seule explication…


C'est aussi un truc qui m'avait énervé dans l'épisode en question, mais je me dit une chose : et si ça touchait vachement plus de gens que le simple cercle du Docteur ? Et s'il y avait en fait des tonnes de 1% de Cybermen défectueux, d'amoureux transit, de père exemplaires dont l'amour avait surpassé la cybernetisation ? (Ce qui au passage est vache, c'est encore les célibataires qui trinquent.)

Ce qu'il y a de bien, c'est que comme c'est une théorie personnelle, c'est totalement invérifiable !! :-p

Citation:
Pour ceux qui ne l’ont pas digéré, on a encore un espoir : si ça se trouve, UNIT n’a pas réussi à déterminer avec certitude qui était Zygon et qui ne l’était pas à la fin de Day of the Doctor et a aussi engagé les doubles.

Moi qui me disait "bon, là elle est morte pour de bon, il y a pas de risque qu'elle revienne" ta théorie vient de me faire sourire. D'ailleurs à un moment je me suis dit qu'UNIT allait faire appel aux Zygons pour lutter contre les cybermen, mais non.

Citation:
Cher papa Moffat, pour la prochaine saison, j’aimerais que tu nous explicites ce que Twelve gribouille à la craie depuis le début de sa régénération histoire peut être de me donner une théorie correcte (qu’il recherche Gallifrey)


Je pense que c'est assez évidemment ce qu'il cherche.

Ahaimebété a écrit:
Sur certaines personnes, pas du tout, sur d'autre à peine et encore, faut le savoir et regarder attentivement. Donc, pour moi, ils sont ensemble depuis bien plus longtemps (je dirais l'année scolaire) et 3 mois, c'est bel et bien 3 mois de grossesse.


Le problème c'est que mis à part un post-it en arrière plan (et le fait que Danny ai une descendance) l'épisode n'en dit pas plus que ça. De plus, rien ne dit que l'année scolaire est finie. Elle l'est pour nous parce qu'on a l'habitude de se dire "une saison = un an" mais rien n'est moins sûr.

Citation:
Ici la référence est totalement volontaire, entre l'habillement, cette descente avec le parapluie, plus la cathédrale St Paul.


Ha mais oui, on avait oublié de le préciser sur le topic de l'épisode précédant, mais les gens qui n'ont pas vus la série classiques doivent savoir que les Cybermen qui sortent de la cathédrale St Paul ça n'est pas du tout par hasard. C'est en référence à un épisode de 1969 : "The Invasion."


Au passage, j'avais oublié d'en parler, mais c'est la seconde fois que les Cybermen se font passer pour des fantômes qui reviennent à la vie (bon, la première fois c'était involontaire...)
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 19:20    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

La critique de Tyr o/

... Pour Osgood si elle revient ce sera son Zygon parce que celle qui était dans l'avion était clairement la vraie à cause de son truc pour l'asthme qu'elle utilise dans cet épisode après que le Docteur lui propose d'être une compagne. J'aimais bien Osgood aussi, mais c'est la fin pour elle je crois bien, je vois mal comment elle pourrait revenir...

En plus, je vois mal ce qu'elle pourrait porter la prochaine fois.
Elle a déjà fait l'écharpe, le noeud pap, la prochaine fois qu'elle reviendra ce sera quoi ? Le manteau multicolore ? Une veste en cuir ? Un brin de céleri ?
Je vois mal un autre élément distinctif pouvant être introduit de façon naturelle xD
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 19:23    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Excellente critique Tyr comme d'habitude ! Je n'avais pas du tout fait les parallèles entre les fans, moffat, seb, osgood et Missy !
Et bonne anniversaire ! Smile

Ahaim : Il s'écoule entre 3 et 4 ans durant la saison 8 ^^
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 19:42    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Mad_Dog a écrit:
Citation:
Ici la référence est totalement volontaire, entre l'habillement, cette descente avec le parapluie, plus la cathédrale St Paul.


Ha mais oui, on avait oublié de le préciser sur le topic de l'épisode précédant, mais les gens qui n'ont pas vus la série classiques doivent savoir que les Cybermen qui sortent de la cathédrale St Paul ça n'est pas du tout par hasard. C'est en référence à un épisode de 1969 : "The Invasion."



Je parle de la référence Cathédrale St Paul/Mary Poppins. Parce que dans le film de Disney (et peut-être aussi dans l'histoire originale que je n'ai plus lu depuis 40 ans, si ce n'est plus), il y a la chanson "Nourrir les petits oiseaux" où on voit une mendiante qui vend des sachets de graines à donner aux pigeons sur les marches de la Cathédrale. Superbe chanson et superbe passage du film d'ailleurs.

https://www.youtube.com/watch?v=e4rlgww3x40
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 19:49    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Clara Oswin Oswald a écrit:

Ahaim : Il s'écoule entre 3 et 4 ans durant la saison 8 ^^


Ha bon ? C'est indiqué où ?

Ahaimebété a écrit:


Je parle de la référence Cathédrale St Paul/Mary Poppins.


Ha bah, je connaissais le film mais j'avais pas du tout fait le lien entre les deux.
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 20:04    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Clara Oswin Oswald a écrit:
Ahaim : Il s'écoule entre 3 et 4 ans durant la saison 8 ^^


Heu ça m'étonnerait. Rien qu'entre Deep Breath et Kill the moon il doit pas se passer plusieurs années vu que l'élève chiante de Clara (j'ai plus son nom en tête) a pas vraiment changé. En plus dans Deep Breath ce qu'on voit c'est un flashback de Clara à ce qu'on présume être ses débuts de prof. Ce qui remonte à avant novembre de l'année passée. Donc 3, 4 ans je vois pas vraiment.
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 20:48    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

C'est simple.
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MessagePosté le: Mar 11 Nov 2014 - 21:15    Sujet du message: [8x12] Death in Heaven Répondre en citant

Ahaimebété a écrit:

Quant au plan de Missy, je le trouve totalement dans la logique du personnage du Maître, aux plans toujours hyper compliqués, très longuement préparés, avec des portes de sortie dans tous les sens, des plans B et C et D, etc. En fait, j'ai littéralement adoré qu'elle fasse tout ça, juste pour deux raisons : prouver au Docteur qui n'est pas si différent d'elle/de lui, et retrouver son ami. Pour le faire souffrir aussi, sinon, il n'était pas nécessaire de tuer toutes ces personnes au passage : Osgood (et non Oswin), la fille du Brigadier, etc.

La fille du Brigadier n'est pas morte, le Cyber-Brigadier l'a sauvée, Clara dit qu'elle respire encore.
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