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Racontez votre voyage de Whovien

 
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Gérard
[Bad Bad Beans]

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Joined: 15 Aug 2010
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PostPosted: Fri 19 Aug 2016 - 17:14    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

J'espère, en ouvrant ce fil, que ça n'a pas déjà été fait, mais je pense qu'il serait utile de partager nos expériences de Whoviens dans le pays d'origine du bon Docteur. Non, pas Gallifrey, c'est trop loin, je parle bien sûr de la Grande-Bretagne. Donc, je commence.

L'année dernière, je pensais naïvement qu'il me faudrait encore quelques temps avant de retourner à Londres, et je ne me voyais pas aller à Cardiff. Seulement voilà, la combinaison de plusieurs facteurs m'y a poussé. En fait, ce voyage que j'ai entrepris du 24 au 27 octobre 2015 n'était pas censé être un voyage de Whovien, mais il l'est devenu par le force des choses, et je ne pouvais pas en être plus heureux.

Que je vous explique : depuis les années 70, je suis un grand fan de la chanteuse américaine Judy Collins. J'ai tous ses disques, tous ses DVD, tout ça quoi. La seule chose qui me manquait, c'était d'aller à un de ses concerts, seulement, ça, c'était pratiquement impossible, vu qu'elle est très rare en France (son dernier concert ici, c'était en 2010, et je l'ai loupé parce que je ne savais pas qu'il avait lieu), et que la Grande-Bretagne, pendant un moment à cause de problèmes financiers, aurait pu se trouver sur Alpha du Centaure. Il semblait donc que mon rêve de la voir en vrai n'allait jamais se réaliser. Jusqu'à ce qu'un jour en juillet 2015, j'aille sur son site, et que je découvre qu'elle avait une tournée de prévue en Grande-Bretagne, et que la dernière date serait à Cardiff. Ma première pensée a été que je ne pourrais encore pas y aller, ma seconde a été que si, finalement, j'avais non seulement le temps d'y aller, mais aussi l'argent nécessaire pour le voyage. Et c'est comme ça que je me suis lancé dans l'aventure. Et au fur et à mesure, le voyage, qui n'incluait qu'un concert non-Whovien, s'est transformé en voyage de Whovien.

En effet, vers la même période (j'en ai d'ailleurs parlé ailleurs), à Londres, il y a avait la pièce "Gypsy" qui se jouait, avec Imelda Staunton et Peter Davison et Lara Pulver. Et comme j'étais à Cardiff, pourquoi ne pas aller revoir la Doctor Who Experience, pour voir ce qui avait changé depuis la dernière fois ? Et pendant que j'y étais, aller visiter les lieux de tournage de Doctor Who et Torchwood ? Et puis, à Londres, il y avait une expo sur les voitures de James Bond que ce fan vouait voir aussi. Au fur et à mesure, le voyage grossissait. Je vous fais grâce des détails (recevoir le billet du concert de Judy Collins a été toute une aventure), mais finalement, le 24 octobre, je prenais l'Eurostar pour Londres.

Donc, arrivé à Londres, je suis allé tout de suite à mon hôtel, le White Leaf, un tout petit hôtel près de la station de métro Bayswater. Pour tout dire, la douche et les toilettes sont sur le palier (en fait, pour les toilettes, il fallait descendre à l'étage inférieur.), mais bon, vu le prix (à Londres, les chambres ne sont pas données), on n'allait pas trop faire la fine bouche. Puis, je me suis dirigé vers l'exposition Bond In Motion :

http://londonfilmmuseum.com

Un rêve pour un fan ! On y retrouve beaucoup des véhicules mythiques de la saga. J'y ai passé deux heures, et bien sûr, je me suis fait prendre en photo dans le "gunbarrel", en smoking. Ensuite, un petit tour dans la Mecque des geeks, à savoir Forbidden Planet, où je me suis acheté le coffret "The Key of Time", puis il était temps d'aller voir "Gypsy".

La pièce est tirée des mémoires de la célèbre (aux USA) strip-teaseuse Gypsy Rose Lee, et raconte les jeunes années de l'ecdysiaste lorsqu'elle, sa mère et sa soeur faisaient le circuit des vaudevilles. Imelda Staunton était tout simplement parfaite dans le rôle de la mère, une parfaite définition de la "stage mother" tyrannique. Peter Davison était tout aussi parfait dans celui du compagnon / agent de la troupe. Petite déception : Lara Pulver avait quitté la pièce peu de temps auparavant, mais Gemma Sutton, sa remplaçante, était plus que convaincante. Surprise aussi de retrouver une autre actrice Whovienne, à savoir Julie Legrand (la Partisane, c'est à dire la femme qui se fait désintégrer par Rassilon dans "The End Of Time") dans le rôle de la strip-teaseuse Electra (soit trois acteurs de la série pour le même prix). Bref, un grand moment de théâtre, et je peux maintenant dire que j'ai vu un des Docteurs (et Dolores Umbridge) sur scène. Voici d'ailleurs un extrait de la pièce, avec les trois acteurs principaux :

https://www.youtube.com/watch?v=84ohptinydw

Le lendemain, il était temps d'aller à la gare pour prendre mes billets (et acheter un ours Paddington pour le Noël de ma petite-nièce Léna, ours qui, semble-t-il, est devenu so jouet préféré). Mais avant de partir, il me restait une chose à faire : aller voir le coin le plus Whovien de Londres, à savoir Earl's Court :



Il est assez facile à trouver, en fait : vous sortez de la station, vous regardez à droite, et il est là, derrière un gros truc marron. Une fois ça fait, temps de partir pour Cardiff. Le voyage se passa sans encombre, et deux heures après être parti de Paddington, j'arrivais à la gare et me dirigeais vers mon hôtel. J'avais choisi le Sandringham, St. Mary's Street, et franchement, c'était le jour et la nuit en comparaison de Londres : non seulement la nuit était moins chère (mais ça, c'était normal), mais en plus la chambre était plus grande (deux lits), et il y avait une salle de bains, toute aussi grande. Je vous le recommande si jamais vous y alez. Attention cependant, St. Mary's Street est une rue assez passante, et elle est à côté du Millennium Stadium, donc les soirs de match de rugby, vous risquez de ne pas beaucoup dormir si votre chambre donne sur la rue, ce qui n'était pas le cas pour moi.

L'après-midi se passa en visite, shopping (des cadeaux pour la famille, et pour moi le coffret "The E-Space Trilogy"), et surf dans le cybercafé Talk and Surf (Tudor Street), ce qui me permit de voir "The Woman Who Lived", que j'avais loupé la veille pour cause de spectacle (et que je n'aurais pas pu voir de toute façon, étant donné que la télé de mon hôtel ne recevait pas la BBC). J'en profitais aussi pour repèrer où se trouvait la salle de spectacle où le lendemain devait se dérouler le concert. la nuit fut calme, et dès potron-minet, il fut temps de me diriger vers la Baie, pour voir le leiux de tournage les plus emblématiques de la série, comme le Millennium Center, la fontaine de la Roald Dal Plass, Ianto's Shrine, et Eddie's Diner, où je mangeais un burger Hawaïen. C'est dans cette baie que ce que je savais déjà depuis la veille me heurta de plein fouet : à Cardiff, il est impossible d'échapper à Doctor Who. En effet, les boutiques de souvenir du Millennium Center vendaient quelques petits souvenirs de la série, et dans le Pierhead (le bâtiment en briques rouges qui servait autrefois de bureau du port), au cours du film de présentation, on entendait le bruit du Tardis. Un moment émouvant au cours de cette visite du Pierhead : je suis passé devant le grand livre qui contient les noms des 144 victimes du désastre d'Aberfan. Franchement, voir ces noms, et l'âge des victimes suffit à vous arracher le cœur. Et à 14.30, je faisais la queue pour entre dans la Doctor Who Experience.

Bon, je mets la suite sous spoilers :
On commence par entrer dans le musée de Gallifrey, où une guide portant une cape nous fait d'abord voir un petit film, commenté par Romana elle-même :

https://www.youtube.com/watch?v=HmvICTnUYVw

Et puis, on rentre par un passage dans le Tardis, plus précisément dans la pièce où tout se crée (voir "Voyage to the Center of the Tardis" pour plus de détails. Et c'est là que le Douzième Docteur nous apostrophe pour nous demander ce qu'on fait là, dans son style si particulier et si aimable Mr. Green . C'est là qu'il demande notre aide pour se débarrasser des créatures qui attaquent son Tardis. Il nous en envoie un, dans lequel nous entrons. Et dans trois endroits, on doit ramasser trois cristaux qui lui permettront de résoudre son problème. Quand on sait que le premier cristal se trouve sur Skaro... D'ailleurs, les Daleks étaient censés être détruits, mais quand l'un d'entre eux s'est mis à bouger, une petite fille s'est caché en criant derrière son père. Bon, on arrive à récupérer les cristaux (difficle de passer par la jungle des Anges Pleureurs sans cligner des yeux, au passage), et par aider le Docteur avec son problème. A la fin, on redonne à la guide les cristaux qu'on nous avait remis au début de l'aventure, et une dame a emmêlé la lanière du sien à l'écharpe qu'elle portait. je n'ai pas pu m'empécher de lui dire que ça avait souvent dû arriver à Tom Baker. A la fin de l'aventure, on se retrouvait chez le ferrailleur du tout premier épisode de la série.

La suite de la visite se passa sans problèmes notables. Bien sûr, il y avait les différents modèles de Tardis (et Bessie ! Gniiii !), diférents costumes du Docteur et de ses compagnons, ainsi due des monstres (y compris un Menoptera de "The Web Planet"), et beaucoup d'accessoires de la saison 8 (y compris le panneau avec tous les compagnons que l'on voit dans "Day of the Doctor". Au passage, quelqu'un saurait-il comment Sara Kingdom a rencontré Mike Yates ?). J'y suis resté assez longtemps, et j'y serais sans doute resté encore, mais il fallait bien que je rentre pour aller au concert


Bien sûr, j'ai voulu acheter "The Underwater Menace", qui était censé sortir ce jour-là au stand de merchandising de l'expo, mais ils ne l'avaient pas reçu. Je me suis contenté d'un sac Tardis pour ramener les souvenirs que j'avais acheté (ma valise n'est pas le Tardis). Une fois rentré à l'hôtel, je pris le chemin du Tramshed, où le concert pour lequel j'avais dépensé tant d'argent, avais fait toutes ses préparations, et m'étais fait tant de cheveux blancs était censé se dérouler. Censé seulement. En effet, arrivé là avant 19 heures, j'appris qu'il avait été relocalisé au Globe, une salle au nord de Cardiff, en fait en dehors du plan que je m'étais procuré sur Amazon. Heureusement, les organisateurs avaient prévu un minibus pour ceux qui, comme moi, ne savaient pas ça. Bref, on est arrivé au Globe pratiquement sans encombre. C'est quand même une petite salle, et la moyenne d'âge du public, et bien c'était le mien. Je trouve quand meêm dommage qu'une artiste qui, même si elle n'est pas très connue en France, a quand même accumulé les disques d'or et quelques succès au hit-arade, dont le plus connu ici et quand même la version la plus célèbre de "Amazing Grace", et au passage a découvert Leonard Cohen, qu'elle a littéralement poussé à chanter ses propres chansons ne soit pas aussi connu des jeunes générations qu'elle le devrait. Le début du concert me donna une autre confirmation qu'à Cardiff, on ne pouvait pas échapper à Doctor Who. En effet, la vedette américaine, Rachael Sage, nous dit entre deux chansons que la dernière fois qu'elle était ici, c'était pour assurer la première partie de... John Barrowman ! J'ai vérifié, c'était vrai. Puis, après l'entracte, la grande Judy Collins fit enfin son entrée.

Commençant son set avec "The Bells of Rhymney", qu"elle avait choisie spécialement pour ce jour-là (et ue j'espérais qu'elle allait chanter), elle nous mena dans un voyage à travers sa vie et sa carrière, mélant ses grands succès (Both Sides Now, Someday Soon, Wild Mountain Thyme) et ses plus récentes compositions (When I Go, New Moon Over the Hudson), entrecoupés d'anecdotes sur sa vie (elle a été un temps la compagne de Stephen Stills, qui a composé la chanson "Suite : Judy Blue Eyes" sur elle, ce à quoi elle a dit : "C'est gentil, mais ça ne fera pas revenir"). On peut lui pardonner quelques difficultés à tenir les notes les plus hautes (elle a quand même 77 ans cette année), ainsi que quelques petites pertes de mémoire. Je la remercie d'avoir chanté les deux chansons d'elle que j'avais étudié en cours d'anglais en Terminale (Farewell to Tarwahtie et Someday Soon). Elle termina son set par une belle version de "Both Sides Now". Malheureusement, petite déception, elle ne chanta pas "Amazing Grace". Dommage, à Cardiff, elle avait un choeur tout prêt, choeur dont j'aurais voulu faire partie. Mais bon, je n'allais pas bouder mon plaisir, et l'avoir vu pour de vrai suffisait à mon bonheur. Après le concert, j'arrivais à retrouver mon hôtel sans trop de difficultés (le château, qui, coupe du monde oblige, s'était vu gratifier d'un ballon de rugby géant, était un excellent point de repère).

Le lendemain, après quelques courses de dernière minute (je trouvais "The Underwater Menace" à l'HMV local), il était temps de eprendre le train pour rentrer chez moi. A part un problème avec mon billet et un contrôleur, vite arrangé, et un voyage de près de six heures, j'arrivais enfin à Bois d'Arcy, des souvenirs plein la tête, des souvenirs plein la valise, et un portefeuille vide d'argent.

uelques petites choses pour terminer : tout d'abord, je ne crois aps que le Brexit changera quelque chose en ce qui concerne les voyages en Grande-Bretagne : on sera toujours obligé de passer par les deux douanes et le portique de détection, à l'aller comme au retour. Au plus, il faudra peut-être se procurer un passeport, mais ça, ça ne se fera pas avant 2019, et d'ici-là, il peut se passer beaucoup de choses. Ensuite, il semble que les Britanniques aient plus de respect pour leur armée que les Français. C'était le Poppy Appeal (appel des coquelicots) à ce moment-là, et les coquelicots fleurissaient partout dans la rue (il y avait même un arbre qui en était recouvert), dans les vitrines, et dans les boutiques (on pouvait même en acheter à la réception de mon hôtel, amis j'en avais déjà un). En France, essayez de trouver un bleuet à la même époque. Enfin, à Cardiff, on ne peux vraiment pas échapper à Doctor Who, même dans les endroits où on peut penser qu'il n'apparaîtra pas.

Voilà donc le récit de mon voyage, que j'aurais certainement dû poster plus tôt. Maintenant, à votre tour : quels endroits Whovien avez-vous visité, et qu'est-ce que cette expérience vous a apporté ? Moi, en tous cas, pour bien des raisons, je n'ai pas regretté mon déplacement, ni l'argent qu'il m'a couté.
_________________
"Kentoc'h Mervel!"

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PostPosted: Fri 19 Aug 2016 - 17:14    Post subject: Publicité

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Ledru Rollin
[Face of Boe]

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PostPosted: Sun 21 Aug 2016 - 19:26    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Très bonne idée !

Pour ma part, je n’ai pas vraiment fait de voyages Who-viens, dans le sens d’un voyage orienté pour visiter des choses liées à la série ; mais je vais assez régulièrement en Angleterre, pour la même raison, des concerts non-Whoviens, et cela n’a jamais empêché de rencontrer des clins d’œil Whovien au fil de mes séjours…

Je vais donc raconter ces séjours depuis l’époque où j’ai commencé à regarder sérieusement la série… C’était en 2012, et je me rappelle lors de ce séjour d’avoir fait un tour au disquaire le plus célèbre de la capitale, à savoir le Records & Video Exchange, et d’y avoir trouvé à l’époque un CD d’audio book avec Matt Smith… je vais à l’époque qu’il y avait des audios, etc. sans connaitre les détails ; donc je ne l’ai pas pris. Bien que je n’ai pas trop envie de me lancer dans une collection sans fin, à 1 ou 2 £ le disque, je ne pense pas que je ferai la même erreur aujourd’hui…

Plus tard, en 2013, c’était déjà l’époque où je regardais les classiques… C’était donc lors d’un voyage à Manchester, où dans le train j’ai regardé ces épisodes mythiques qu’étaient la fin de ‘Planet Of The Spiders’, ‘Robot’ et ‘The Ark In Space’.
Arrivé à Manchester, dans une des rues principales il y a une grande boutique de CD, DVD d’occasion, qu’on ne peut louper ; et là en bas… un énorme Dalek ! J’avais aussi eu l’occasion de passer plusieurs fois devant une boutique de goodies sci-fi ; où de nombreuses figurines officielles étaient en vente. N’achetant pas ce genre de produit, je ne suis pas entré dans la boutique (qui semblait fermé ce jour-là de toute façon), mais je me suis contenté de faire du lèche vitrine…
Mais ce voyage était lui aussi riche en références whoviennes, car lors de ma halte à Londres à l’aller, je suis passé dans le quarter d’Earl’s Court, et me reposant dans un coffee shop quelconque, j’ai vu par la fenêtre le TARDIS se matérialiser :

Pas tout à fait celui du Docteur cela dit, car on notera la différence dans les dimensions des fenêtres !

Quelques mois plus tard je retournais encore en Angleterre, pour un séjour à Londres et à Brighton. Dans les années qui avaient précédé je n’avais trouvé à Londres que des hôtels miteux, ou bien des auberges de jeunesse bruyantes, si je ne voulais pas bien sûr faire exploser mon budget. Mais l’année précédente en 2012, j’eus l’occasion de découvrir le quartier d’Hammersmith qui est assez calme, bien desservit, mais comme assez excentré pas trop cher du coup. C’est désormais là-bas, entre Hammersmith et Shepherd’s Bush (et non loin des studios de la BBC) que je pose mon sac lorsque je pars en voyage. Je me rappelle alors d’avoir terminé ma première soirée à regarder l’épisode ‘Planet of Fire’, tranquillement dans mon lit.
Le lendemain j’étais aussi content de retrouver mon lit, puisque, ne pouvant me permettre de séjourner à Brighton (les hôtels sont encore plus chers qu’à Londres), je suis rentré par le dernier train et le bus de nuit !


Mais l’évènement le plus inattendu : le lendemain étaient en fait les « journées du patrimoine » anglaise, et dans le journal je lus que c’était une très rare occasion de faire une visite de la centrale de Battersea. Je connaissais bien sûr le building depuis longtemps par la discographie de Pink Floyd ; mais elle a aussi eu un rôle Whovien, dans ‘The Age of Steel’ bien sûr, mais aussi déjà dans ‘The Dalek Invasion Of Earth’. Etant déjà passé plusieurs fois en train non loin, j’avais vu que le building était complètement désaffecté, et est en train d’être réhabilité. La visite publique portait alors que les possibilités de réaménagement du lieu…


J’ai encore remis l’expérience d’un séjour à Hammersmith quelques mois après… J’ai seulement appris récemment que des scènes de ‘The Dalek Invasion Of Earth’ avaient justement été filmées à Wood Lane, légèrement au nord de Shepherd’s Bush ; mais aussi les scènes au bord de la Tamise avaient étaient filmés en dessous du Hammersmith Bridge, où j’eus l’occasion de me balader, le long du fleuve, pour rejoindre des amis à Barnes.
C’est à l’occasion de ce voyage que j’ai écouté d’ailleurs les audio ‘Spare Parts’ et ‘The One Doctor’.

J’ai alors établi une bonne formule me permettant de faire des séjours fort appréciables au pays du Docteur et du fish & chips… (outre le meilleur fish & chips du côté de Covent Garden, il y a de bonnes adresses du côté d’Islington, Upper Street). Je peux passer alors un séjour de deux nuits là-bas pour moins de 200€ :
  • en réservant un hôtel pas trop cher à Hammersmith (on peut en trouver même une semaine avant)… Bien sûr, pour ce genre de piaule on trouvera toujours des critiques négatives sur les sites de réservation où les gens disent « ha, mais c’est mal insonorisé », « la chambre est étroite », « le petit déjeuner n’était pas comme j’aurai voulu »… Parce que dans une bâtisse genre maison victorienne divisée en 10 chambres, faut pas s’attendre à une grande suite, mais souvent le service est correct, la chambre propre, et si l’on recherche juste un lit pour dormir, ça fait son job.
  • et si je m’organise assez tôt le train peut ne pas être trop cher ; sinon j’y vais en bus… 8h de route c’est long et une sacrée aventure : 2h puis pause dej sur une aire d’autoroute ; 2h puis contrôle aux frontières et 30 minutes d’attendre puis 30 minutes d’Eurotunnel (les chanceux auront le droit au ferry). Encore 2h de route avant d’arriver vers Londres où il faut encore 1h pour rejoindre Victoria Station. Mais justement, pour faire passer le temps, j’ai les audios, qui me plongent déjà dans la langue de Shakespeare, et rendent l’aventure encore plus pittoresque.


J’ai donc pris la peine de multiplier les opportunités de me rendre à Londres ces derniers temps…
Et c’était lors d’une après-midi / soirée dans un club fin 2014, que j’eus l’occasion d’entendre ce morceau d’Al Wilson qui a fortement inspiré ‘Love Don’t Roam’ (j’avais du savoir par le passé que c’était un pastiche, mais j’avais encore jamais écouté l’original)… J’ai d’ailleurs poussé le concept du clubbing, à faire un séjour pour une seule soirée, la prolongeant jusqu’à 4h du mat’ (heure de fermeture des lieux branchés à Soho)… pour ensuite me poser tranquillement dans un parc (qui ne ferment pas la nuit contrairement en France). Quel plaisir donc de pouvoir, après un voyage et une soirée mémorable, pisser tranquillement sur la pelouse anglaise en entendant Big Ben sonner les 5h du matin, 1h avant d’aller retrouver son bus pour rentrer chez soi! Londres à portée de main !!

Lors de mon dernier voyage (cette fois logé à Paddington), j’ai vraiment enchaîné les audios pendant l’aller/retour ! Le but de mon voyage était le concert d’un musicien et comédien anglais, qui a déjà donné la réplique à Peter Davison. Avant le concert des extraits étaient justement projetés, et le voisin avec qui j’avais entamé la conversation me demandait alors si je savais qui était Davison !
Cette fois, pas de bonnes affaires au Records & Video Exchange… Ils avaient cette fois en vitrine (ie des collectors assez cher) des bandes originales de classiques par le BBC Radiophonic Workshop ; ainsi qu’un coffret audio TARDIS Adventure Collection (15£ je me doutais que ce n’était pas le coffret TARDIS des musiques par Docteurs).
Après côté DVD, la mecque c’est chez Fopp où au rayon série, ils ont une étagère complète dédie à Doctor Who !! À la fois les NuWho et les Classiques !
C’était d’ailleurs en me rendant là-bas que j’eus l’occasion de voir ce mini-Tardis. Un Police Phone mais sans la Box autour :



C’est donc avec joie que je retourne à Londres la semaine prochaine. J’espère avoir partagé quelques bons plans pour les Whoviens en quête de disques, ou cherchant à organiser un voyage pas trop cher…
Et si jamais certains ont des recommandations de boutiques Whoviennes ou de lieux qui valent réellement le détour, dites toujours, et j’essayerai d’y passer !
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Gérard
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PostPosted: Thu 25 Aug 2016 - 16:55    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Je m'aperçois que j'ai oublié un petit détail important sur le restaurant Eddie's Diner : si vous allez manger dedans, il vous faut prendre les commandes à la caisse, et pas attendre en salle comme je l'ai fait. Heureusement que la (jolie) serveuse était là pour me le rappeler. Il y a pourtant un gros panneau au dessus de la caisse, mais je l'ai complètement loupé. je devrais peut-être changer de lunettes.
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Ledru Rollin
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PostPosted: Sun 26 Nov 2017 - 15:32    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Vu à Birmingham:

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Gérard
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PostPosted: Sun 25 Nov 2018 - 12:26    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, ça fait quinze jours que je suis rentré, et il serait quand même temps que je vous fasse le récit de mon dernier voyage à Londres, voyage au cours duquel j’ai pu voir sur scènes certains acteurs Whoviens, et visité un petit musée consacré à notre série préférée, mais n’anticipons pas.

Donc, le 8 novembre, j’ai fait ma valise et suis parti dans l’Eurostar direction Londres. Les préparatifs du voyage, que je projetais depuis avril, avaient été pour le moins laborieux, à cause du fait que ma boite avait rendu les congés d’automne en retard. Très en retard. En fait, j’ai bien failli ne pas trouver de place pour le dernier spectacle que je voulais voir. Mais heureusement, tout s’est arrangé, même si j’ai eu peur de ne pas recevoir mon billet à temps (il est arrivé juste la veille de mes vacances à Brest, ce qui m’arrangeait beaucoup). Donc, une fois arrivé à Londres, je me dirigeais vers mon hôtel, l’Avoca House Hotel, situé dans le quartier de Hampstead, un quartier assez huppé si j’en juge par certaines voitures que j’ai vu garées là (quand on voit une Bentley Continental Coupé, ou une BMW i8, on se dit que le propriétaire ne doit pas avoir de problèmes de fins de mois). Une fois installé et rafraîchi, et après un passage à Forbidden Planet où j’achetais une casquette Tardis, il était temps d’aller au Theatre Royal Drury Lane, où m’attendait mon premier spectacle, à savoir 42nd Street.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, 42nd Street est une comédie musicale basée sur le film du même nom, qui fut chorégraphié par Busby Berkeley, qui se rendit célèbre par ses numéros impliquant des dizaines de danseuses. La pièce contient non seulement des chansons du film, mais aussi celles d’autres films dont il a assuré la chorégraphie, parmi lesquelles le célèbre « Lullaby of Broadway ». Autant dire qu’on a son content de strass, de paillettes, et surtout de claquettes. J’avais déjà vu la pièce quand elle est passée à Paris (les deux fois), mais cette fois, il y avait une actrice Whovienne qui jouait dedans, à savoir Bonnie Langford, alias Melanie Bush, dans le rôle de Dorothy Brock, une star sur le retour engagée pour assurer le succès d’une nouvelle comédie musicale sur Broadway. Je dois dire que j’ai été surpris qu’on donne à une très bone danseuse le rôle d’une actrice qui ne sait pas danser, mais Miss Langford s’en sort ma foi très bien. La troupe déborde d’énergie, les numéros sont superbes, on en a vraiment pour son argent. À noter que, dans le rôle de la scénariste du spectacle, j’ai revu avec plaisir Jasna Ivir, que j’avais pu applaudir il y a une vingtaine d’années dans Phantom of the Opera, et que la doublure qui jouait la jeune débutante qui va finir par devenir la vedette du spectacle, Hannah-Faith Marram, n’était pas mal du tout.

Le lendemain, je partis pour le quartier où se trouve le Who Shop. Je dois dire que c’est le jour et la nuit comparé à Hampstead. Imaginez la banlieue parisienne (Trappes, par exemple), mais version Indo-Pakistanaise, et vous en aurez une petite idée. Si vous voulez y aller, voici les directions : vous sortez du métro (arrêt Upton Park), et vous tournez à droite sur Green Street. Arrivés à Barking Avenue, vous tournez à gauche et vous marchez un petit peu, le magasin se trouve sur la gauche de la rue. Il est assez grand et bien fourni (même s’ils n’avaient pas Anomaly, censé sortir ce novembre, mais finalement reporté à l’année prochaine. Je visitais également le musée (3 £ l’entrée, à payer en liquide parce que l’argent va à des charités). Il se trouve dans un Tardis (et oui, c’est plus grand à l’intérieur), et contient beaucoup^de costumes et d’accessoires utilisés non seulement dans la série (y compris les costumes du dernier classique que j’ai vu, « Delta and the Bannermen »), mais aussi de Torchwood et de The Sarah Jane Adventures (la robe de mariée de Sarah Jane trône en bonne place), plus des photos et des autographes à foison. Une visite à faire si vous allez à Londres. Après un retour à Forbidden Planet (où j’achetais un étui pour ma carte de transport et un T-shirt) et un passage à HMV (ils ont changé d’emplacement depuis la dernière fois), il était temps de partir pour le Gillian Lynne Theatre pour voir le second spectacle que j’avais prévu, à savoir School of Rock.

Oui, c’est une comédie musicale basée sur le film du même nom avec Jack Black (Rock Academy en France), dans lequel un musicien de rock va prendre la place d’un professeur dans une école privée très select et transformer sa classe de musiciens classiques en groupe de rock et les faire participer à une bataille des groupes. Il faut bien le dire, les vraies vedettes du spectacle, ce sont les enfants, de 9 à 13 ans, qui sont plein d’énergie, et dont certains jouent de leurs instruments comme des professionnels. Mais cela ne veut pas ire que les adultes sont à la ramasse, loin de là. Le spectacle est drôle, plein d’énergie, et si vous ne devez en voir qu’un à Londres, c’est celui-là qu’il faut aller voir. À noter la présence dans le cast de Catherine Morris, qui a joué l’infirmière qui s’occupait d’Owen dans l’épisode de Torchwood « Fragments ». Malheureusement, ce soir, c’était Jack Sharpe qui jouait le rôle principal. L’acteur qui joue le rôle d’habitude, c’est Craig Gallivan, qui dans Torchwood jouait le rôle de Jonathan dans l’’épisode « From Out of the Rain ». Dommage, j’aurais pu ajouter un autre nom Whovien à ma liste. Mais je le répète, allez voir le spectacle si vous partez à Londres, vous ne le regretterez pas.

Le lendemain, samedi, fut assez chargé puisque j’avais deux spectacles à aller voir. Heureusement, le premier, I and You, passait dans un théâtre près de mon hôtel, le Hampstead Theatre. Bon, je dois dire que ce n’est pas le genre de pièce que je vais voir d’habitude. En fait, si Maisie Williams ne jouait pas le rôle féminin principal, non seulement je n’aurais pas été la voir, mais je n’en aurais probablement jamais entendu parler. Petite pièce à deux personnages (et une voix à la fin), I and You parle d’une jeune fille que la maladie cloître dans sa chambre. Mais un soir, un de ses camarades de classe arrive chez elle avec un devoir de littérature anglaise sur le poète Walt Whitman à rendre impérativement le lendemain. Au cours de la soirée qui va suivre, les deux adolescents vont, en plus de travailler sur le devoir, se découvrir de nombreux points communs. La pièce se termine sur un retournement de situation qu’on aurait dû voir venir, mais qui vous prend quand même aux tripes. L’après-midi fut une véritable montagne russe émotionnelle, passant du rire à un silence lourd en un claquement de doigts. Ça ne m’étonnerait pas que des professeurs d’anglais décident de l’utiliser dans leurs classes. C’était la première apparition sur scène de Maisie Williams, et pour une première fois, elle se débrouille très bien, et on peut espérer la voir encore brûler les planches dans le futur. Quant à l’autre vedette de la pièce, Zach Wyatt, c’était son premier travail professionnel, et il s’en tire aussi très bien. On le reverra certainement ailleurs.

Le soir, je suis allé voir ce que tous les touristes vont voir, à savoir The Mousetrap (La Souricière en français), la pièce qui dure depuis le plus longtemps (plus de 60 ans au compteur) à Londres. Écrite par Agatha Christie, elle voit un groupe de personnages bloqués par la neige dans une pension de famille. Un meurtre y est commis, et un policier vient enquêter. Au cours de la soirée, on va découvrir que chacun des personnages a des secrets, secrets qui aboutiront à un dénouement que je ne vous révélerait pas, surtout parce qu’à la fin, la troupe nous demande de ne pas le faire. La pièce, bien évidemment, ne peut marcher que comme une « period piece ». Aujourd’hui, l’usage du portable rendrait évidemment l’histoire impossible. Mais en plus d’un « whodunit », c’est aussi une bonne comédie (les vêtements du tueur donnent droit à un bon gag à répétition). Curieusement, je retrouvais un autre acteur Whovien dans le cast : Matthew Foster, qui jouait le rôle d’un assistant de la BBC dans An Adventure in Space and Time. Curieux, non ?

Enfin, le dimanche, j’allais tout d’abord voir le quartier général du MI6 (pour lui donner son vrai nom, le Secret Intelligence Service), que l’on a vu apparaître dans quelques James Bond. Je vous le dis tout de suite, vous ne le trouverez pas sur les plans, mais tout le monde sait où c’est (près de Vauxhall Bridge). Vous ne pourrez pas non plus entrer dedans. Mais vous pourrez toujours faire le tour du mur d’enceinte. Cependant , pour prendre la photo du bâtiment tel qu’il apparaît dans les films, il vous faudra traverser le pont, et vous pourrez le voir dans toute sa majesté. Après avoir pris mes photos, je décidais de manger en Bourgogne, c’est à dire dans le quartier de Pimlico. Une petite explication s’impose, je crois : en 1949 est sorti un film intitulé «Passeport pour Pimlico, une comédie britannique dans laquelle les habitants du quartier de Pimlico découvraient qu’en fait, ils étaient bourguignons, et décidaient de déclarer leur indépendance de la Grande-Bretagne (et du rationnement qui avait lieu alors). Bon film, très drôle, je vous le recommande. Mais après ça, et un peu de flâneries dans Londres, il était temps d’aller voir le dernier spectacle que j’avais prévu de voir, à savoir le one-woman show de Joanna Lumley, It’s All About Me.

Comme je l’ai dit, j’ai bien failli ne pas le voir, celui-là, à cause d’abord de ma boite, et après de Ticketmaster, qui a attendu jusqu’au dernier moment pour m’envoyer le billet. De plus, à cause du fait que les places se vendaient comme des petits pains, je n’ai pu en obtenir une qu’au deuxième balcon. J’aurais préféré l’orchestre, ou à la rigueur la corbeille (ou le Royal Circle, comme ils l’appellent dans le théâtre), mais tout était déjà pris. Mais malgré ça, ce fut une soirée inoubliable. D’abord seule en scène, puis dans la seconde partie avec un intervieweur, Joanna Lumley nous régala d’anecdotes sur sa longue carrière. Comme en France, on ne la connaît vraiment que comme Purdey dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir, (Absolutely Fabulous n’est passé que sur le câble et le satellite dans les années 90, donc pratiquement inaperçu), certaines de ses histoires me surprirent, tout en me faisant rire (notamment celle de la fois où elle a dû se faire des chaussures avec son soutien-gorge, où celle où elle s’est faite fumer le...on va dire le jardin des dames). Une soirée pleine de rires, présentée par une grande actrice, bref une bonne façon de finir le week-end. Je regrette simplement de ne pas lui avoir posé la question que je voulais poser sur sa participation à Doctor Who, mais comme il fallait l’écrire et que j’ai une écriture de cochon, il valait mieux pas.

Et le lendemain, je repartais pour Paris, la valise et la tête pleines de souvenirs, et trois leçons que je voudrais partager avec vous. La première, c’est qu’il vaut mieux faire un repérage des lieux dans l’après-midi, si vous avez le temps, si vous allez au théâtre. Cela vous évitera de perdre du temps quand viendra le moment d’aller voir la pièce. J’ai failli arriver en retard le premier soir à cause de ça, et je n’ai mangé qu’après 23.00. Deuxièmement, quand vous réservez vos places, prenez l’option de les prendre le soir même au guichet. Vous éviterez ainsi de vous faire du mauvais sang, et tout se passe toujours très bien, à condition d’arriver une demie-heure au moins avant le début du spectacle. Troisièmement, peu importe vos bonnes résolutions, vous finirez toujours par ramener plus de choses au retour que vous en avez à l’aller. Comme les valises ne sont ni le Tardis, ni le sac de Mary Poppins, ni la valise de Newt Scamander, penser à mettre un cabas. Ou deux. Ou trois. Croyez-moi, vous en aurez besoin. Bref, ce fut un excellent voyage, et je m’attends à ce que mon prochain (à Cardiff, pour voir Katherine Jenkins) le soit aussi.
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Gérard
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PostPosted: Sun 12 May 2019 - 18:32    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, je suis revenu de Cardiff depuis quatre jours, et il est temps que je vous livre mes impressions. Après un long voyage (debout à 5.00, bus à 6.34 - le premier de la journée - train à 7.04, métro et RER pour la Gare du Nord - des travaux sur la ligne 4 m'ont obligé à changer mon itinéraire - et trajet de Paris à Cardiff en passant par Londres Paddington), je suis arrivé à l'hôtel Sandrigham, St. Mary's Street, vers 16.00. Autant dire qu'après, je n'avais ni le temps, ni l'envie de commencer des visites importantes. Je me suis donc contenté de flâner dans le centre-ville, et de repérer les lieux pour voir où je devais aller le surlendemain, histoire de ne pas me perdre. Un truc curieux : je ne sais pas ce qui se passait ce jour-là, mais j'ai vu beaucoup de jeunes femmes en mini-jupes dans les rues (les vraies minijupes, hein, avec jambes nues et tout). Bon, une fois repérés les endroits où je devais aller plus tard, et manger un morceau, il était temps d'essayer de dormir. Je dis bien essayer, parce que... et bien, disons que la rue Sainte Mary n'est pas la rue la moins bruyante de Cardiff, c'est le moins que l'on puisse dire, et ma chambre donnait dessus.

Le lendemain, je suis donc allé à la baie de Cardiff. Et j'ai de mauvaises nouvelles pour vous. Le restaurant Eddy's Diner, qui avait servi de lieu de tournage pour "The Impossible Astronaut" n'existe plus. Il est éteint, il a cessé d'être, privé de vie, il repose en paix. Et comme pour l'Inquisition Espagnole, je ne m'y attendais pas. Bon, on arrête avec les références aux Monty Pythons. En effet, il y a des travaux importants dans le coin, et ce n'est pas le seul restaurant à en avoir été victime. Le bâtiment de la Doctor Who Experience est toujours debout, mais bien sûr fermé. Par contre, le mur de Ianto Jones est toujours debout, même si les messages sont un peu défraîchis, mais des gens continuent d'y mettre leurs hommages, y compris le plus récent, un message d'un Américain qui demande à l'équipe de Trochwood d'enquêter sur Trump, qu'il soupçonne d'être un Slitheen (ce qui ne me surprendrait guère). A noter que dans le Pierhead, le film de présentation n'était pas diffusé, mais dans la petite salle à l'entrée, on avait droit à un autre film, d'animation cette fois, racontant l'histoire de la ville, et oui, à la fin, on voyait le Tardis passer au-dessus de la ville. Le soir, après ma visite, je suis partie explorer un peu le nord de la ville, en passant par Cathays Park, après avoir traversé le curieusement nommé Boulevard de Nantes (en français dans le texte), et l'université où ont été tournées les scènes de la saison 12 censées se dérouler à Bristol. Je suis également passé par l'Alexandra Garden, où j'ai vu et photographié le monument aux morts, avec son Ange dont je ne suis pas sûr qu'il ne soit pas Pleureur. Et bien sûr, shopping. Beaucoup de shopping, et ça n'allait pas être fini, loin de là.

Le lendemain, deux choses étaient prévues. Tout d'abord, une visite du château, dans lequel je passais deux à trois bonnes heures, faisant même la visite guidée de la maison de Lord Butte, dont je ne suis pas sûr d'apprécier les goûts décoratifs. Je suis allé aussi sur les remparts, et dans les remparts, qui servaient d'abris pendant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, et j'ai visité le musée du soldat gallois (sous le Visitor's Center, là où on prend les billets), et je suis même monté aussi haut que possible dans le donjon. Après ça, j'avais besoin de repos, et c'est ce que j'ai pris, jusqu'à ce que vienne le temps de me mettre en route pour l'événement qui m'avait fait venir à Cardiff, à savoir le concert de Katherine Jenkins.

Donc à l'heure prévue, j'étais devant l'auditorium où se déroulait le concert. J'étais plutôt bien placé (quatrième rang à l'orchestre) avec une bonne vue. La première partie commença par un chanteur-pianiste de jazz, AJ Brown, qui n'était pas mal, mais qui ne m'a pas donné envie d'acheter son CD à l'entracte. Puis l'orchestre se mit en place et commença à jouer. Bien, ayant acheté le programme, je savais que notre rossignol gallois n'allait chanter que douze chansons, et que le reste allait être rempli par des airs classiques (et moins classiques, ils ont joué Libertango) de l'orchestre. Mais dans ses chansons, elle n'a pas déçu, loin de là. Sa voix est toujours aussi belle que lorsqu'elle chantait pour les poissons dans "A Christmas Carol", et son set était superbe, mêlant chansons de son nouvel album, airs d'opéra et même un morceau de Queen. Et le concert était aussi drôle, avec notamment une session de réponses aux questions (posées par les spectateurs sur des papiers à l'entracte. A noter aussi qu'elle est passée par quatre robes pendant le concert : une rouge à traîne, une bleue, une fuchsia fendue et une jaune pâle avec bouquet de fleur en tissu. Bref, je n'ai pas été déçu, même si j'aurais souhaité qu'elle chante plus de chansons (oui, y compris celle-là) Et le lendemain, après des courses de dernière minute, il était temps de repartir.

Bien, maintenant, voici quelques informations pratiques sur les adresses à voir si vous cherchez du merchandising sur Doctor Who. Bien sûr, il y a Forbidden Planet, juste devant le château, mais le magasin de souvenirs qui se trouve juste à côté contient aussi un bon rayon consacré à notre voyageur temporel, situé au premier étage. Vous trouverez aussi votre bonheur au Television and Movie Store, qui se trouve dans le centre commercial Saint David. Mais si c'est du vintage que vous cherchez, alors n'hésitez pas à aller au Galactic Attic, qui se trouve dans la High Street Arcade. Et je sais que je me répète, mais emmenez un cabas avec vous quand vous partez. parce que croyaez-moi, entre le merchandising et les souvenirs pour la famille et les amis, cela vous sera utile.
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pierrelegrand
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PostPosted: Thu 6 Jun 2019 - 20:23    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Merci pour ce témoignage.

Pour les hommages sur le mur de Torchwood, c'est vraiment mignon et émouvant de voir l'histoire continuer, presque dix plus tard.

Encore merci pour les bonnes adresses Okay .
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Merci à Nanou pour l'avatar et la bannière
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PostPosted: Today at 15:00    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien

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