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[Terminée] Rise of the darkness
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Sunny
Bad Wolf

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MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2008 - 13:46    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Rise of the darkness          
  
  
  
Disclaimer : Doctor who et ses personnages ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété de la BBC, de Russel T Davies et bientôt de Steven Moffat. Je ne tire aucun profit de cette histoire, sinon du plaisir.  

Feedback : S’il vous plait !!! Même si c’est nul, dites le moi. Ne me laissez pas sans message, cette fic aura plusieurs chapitres. Vos critiques me permettront de l’améliorer.
 
Spoilers: Silence in the library/ Forest of the dead, Journey’s end.
 
Note de l’auteur: Soyons bien clairs, je n’ai pas aimé DU TOUT River Song, mais comme cette histoire se passe en grande partie dans le futur du Docteur, et qu’elle en fait partie (oh seigneur…), je n’avais pas trop le choix…   
 


Citation:
River Song était aux anges. La jeune femme possédait désormais tout ce qu’elle désirait : une vie d’aventures, avec un homme remarquable, d’une autorité suprême et incontestée. Et qu’elle aimait.
Il l’aimait, lui aussi, cela va sans dire. Il le lui avait dit, une seule fois, mais cela suffisait amplement à son bonheur. Il était plein d’attentions charmantes à son égard, et ce pique-nique sur la planète d’Asgard n’en était qu’un exemple.
Élevée au 51ème siècle, River menait une vie amoureuse très libre. Comme tout le monde à son époque. Mais lorsque son regard avait croisé celui du Docteur, elle avait su que cet homme seul serait le maître de son cœur, jusqu’à son dernier souffle.
Elle connaissait tout de l’espace, il était le seigneur du temps.
Le Temps et l’Espace ! 
En somme, ils formaient le couple parfait. Ils étaient faits l’un pour l’autre. Cela ne faisait aucun doute.
Sa vie était parfaite, sans aucune ombre au tableau.
Oh, bien sûr, il y avait les cybermen, les anges pleureurs et autres monstres des glaces, mais cela faisait partie du jeu. Une raison de plus pour courir côte à côte, et pour elle de lui voler un baiser.
 River ferma les yeux un instant, laissant la brise frôler doucement son visage.
Elle était heureuse, tellement heureuse.
Soudain, un léger picotement enveloppa le corps de la jeune femme et le bruit du vent cessa. Il faisait froid, glacial même.
L’archéologue ouvrit les yeux brusquement.
La geôle où elle se trouvait était sombre et humide. Seuls les pâles rayons d’une lune blafarde l’éclairaient.  Une main vint se poser sur l’épaule de River et cette dernière se retourna d’un bond.
Un homme étrange aux boucles brunes et à l’écharpe multicolore lui sourit et lui tendit un paquet de bonbons.
« Un jellybaby ? »


River n’était pas là, River était introuvable, River avait disparu.
Étrange, vraiment. Le jour où il l’avait rencontrée, dans cette maudite bibliothèque, la jeune femme lui avait paru bien plus raisonnable.
Elle n’allait tout de même pas concourir contre Rose pour le titre de compagne la plus désobéissante…
Rose ! Bon sang, voilà plus de vingt ans qu’il n’avait pensé à elle. Et cela devait continuer. 
Rien qu’au nom de son ancienne amie, la vieille blessure se ravivait. Il ne fallait plus penser à elle, jamais.
Surtout avec River dans les parages.
River… qui n’était pas restée sous l’arbre où elle était censée l’attendre.
Ah, ces femmes ! Elles finiront par le rendre fou !
Sa décision était prise. Après le départ de l’archéologue, il ne prendrait plus de compagnons.
Non ! A la place, il construirait une nouvelle version de K9.
Moins d’ennuis, pas de romance possible et un excellent adversaire aux échecs !
Oui, brillante idée, en vérité ! Digne de son génie, cela va sans dire !
Mais soudain, un frisson parcouru le Docteur. Il connaissait cette sensation. Oh oui ! Il ne l’avait plus ressentie depuis très très longtemps. Depuis trop longtemps.
Depuis la fin de Gallifrey, la mort de Braxiatel, Chronotis. La mort de Romana. Celle de sa petite-fille, Susan.
Et puis, des années plus tard…. La mort du Maître.
Serait-il possible qu’un autre seigneur du temps ait survécu ?
« Bonsoir Docteur. Cela faisait longtemps… »
Oh non… pas lui… tout mais pas lui.
Alors que le Docteur faisait face à son ennemi, il se prit à penser au discours de Davros sur sa « vrai nature ».  Sa dixième incarnation n’avait rien nié. Il apportait la mort, où qu’il aille. Même Rose n’avait rien dit.
Parce qu’elle savait. Et parce qu’elle l’aimait tel qu’il était.
Et il l’avait abandonnée, tel Thésée laissant Ariane sur la plage de Naxos.
Mais si il avait refermé les portes des dimensions, c’est parce qu’il savait qu’IL reviendrait. Son retour était prévu, tout comme sa rencontre avec River. Sans le vouloir, Davros l’avait avertit de la venue d’un ennemi bien plus terrible que les daleks.
Cet ennemi se tenait devant lui, robe gallifréenne noire, chapeau noir, regard glacial, autant que ses cœurs l’étaient.
« Bonsoir, Valeyard. Je vous attendais »


À suivre…


Citation:
River commençait à avoir très froid. Sa petite robe d’été, légèrement décolletée et qu’elle savait être la préférée du Docteur, ne la protégeait pas contre la froideur de sa prison. Mais le Docteur viendrait. Il la trouverait et les libérerait, elle et ses compagnons d’infortune. Elle avait refusé les jellybabies de l’homme à l’écharpe, mais le temps passant, la faim commençait à la tenailler et elle regrettait amèrement son snobisme.   C’est vrai, elle avait passé l’âge des bonbons, mais si elle mourrait d’inanition, cela n’aiderait en rien le Docteur.
L’archéologue, assise dans un coin, regardait les autres prisonniers. Elle avait beau avoir voyagé un peu partout dans l’univers, certains lui semblaient bien étranges. Il y avait l’homme à l’écharpe, un vieux gentleman aux cheveux blancs qui tenait par la main et regardait d’un air protecteur une très jeune fille brune. Un peu plus loin se tenaient une jeune fille blonde avec une veste de cuir, accompagnée d’un homme d’une cinquantaine d’années,  un jeune homme roux très mince et un homme blond, qui, selon ses habits, devait adorer le cricket… et le céleri ? Vraiment, quel drôle d’idée ! Il y avait aussi un homme aux cheveux châtains, assez séduisant, habillé à la mode victorienne.
C’était un peu comme si toutes ces personnes venaient d’époques différentes et avaient été enlevées pour une raison qui lui échappait encore.
 L’homme au costume victorien s’approcha d’elle et lui sourit gentiment.
« Mademoiselle, vous semblez bien pâle »
River acquiesça faiblement.
« Oui, je commence à avoir faim »
« J’ai des biscuits, si vous en voulez »
« Oh merci ! »
Il sortit de sa poche un paquet blanc contenant quelques biscuits au chocolat et les tendit à River, tout en jetant un petit coup d’œil moqueur à l’homme à l’écharpe.  Apparemment, ces deux là se connaissaient et une légère rivalité semblait s’être établie entre eux.
Alors que River mangeait ses biscuits, son compagnon s’inclina devant elle et se présenta.
« Mais j’en oublie les usages, mademoiselle. Permettez-moi de me présenter. Je suis le Docteur. »
L’homme à l’écharpe se leva d’un bond.
« Moi aussi ! Et j’étais là avant toi, numéro huit ! »
River prit un air étonné avant de se mettre à rire.
« Alors vous êtes deux incarnations du Docteur ! Et vous n’avez pas encore trouvé le moyen de sortir d’ici ? C’est étonnant. Mon Docteur, lui, nous aurait déjà sortis d’affaire.»
L’homme au céleri haussa les épaules et fit mine de ne pas prendre en considération les reproches de River.
« Mais nous y réfléchissons, nous y réfléchissons. J’avais d’ailleurs un plan… »
La jeune fille à la veste de cuir se retourna vers lui, pleine d’espoirs.
 « Ah oui ? »
« Oui, mais l’arrivée de cette demoiselle ne l’a fait oublié ! »
 Le jeune homme roux sourit, l’air moqueur.
« Tiens donc, quelle surprise, Docteur ! »
« Oh, je t’en prie, Turlough, ce n’est pas le moment ! »
River se leva d’un bond. Cette conversation commençait à l’énerver.
« Oh, je vous ai fait tout oublier, c’est la meilleure ! Et vous êtes le Docteur, vous aussi ! Je ne vous crois pas ! Vous êtes des imposteurs ! »
« Pas le moins du monde, mademoiselle. Croyez-moi, j’en suis tout aussi déçu que vous pouvez l’être ».
Le gentilhomme aux cheveux blancs avait parlé d’une voix douce et calme mais qui imposait un respect immédiat.
« Je suis le premier Docteur. Mademoiselle… ? »
« River. River Song. »
Le premier Docteur s’approcha de River et lui serra la main. Ses yeux pétillaient de malice et l’archéologue se sentit tout de suite rassurée. Malgré la prison, elle était en sécurité, puisque le Docteur était là !
« La jeune fille brune qui m’accompagne est ma petite-fille, Susan Foreman. »
Susan adressa un sourire timide à River avant de se diriger avec le huitième Docteur.
« Je peux aussi avoir un biscuit ? »
 « Bien sûr ! »
Contrarié par cette interruption, le Docteur reprit ses présentations.
« Comme vous l’avez appris, plusieurs de mes futures incarnations se trouvent ici. Le quatrième Docteur est celui qui vous a accueille avec ses ridicules friandises…. »
« Ridicules, mais délicieuses ! Je ne pourrais pas vivre sans elles ! »
« Passons… Le Docteur numéro 5, accompagné par Vislor Turlough, le Docteur numéro 7 et Mlle Ace et le huitième Docteur »
 Le Docteur numéro huit s’avança vers la jeune femme et prit sa main avant d’y déposer un baiser.
« Enchanté mademoiselle. Si votre Docteur ne réapparaît pas, ce serait un plaisir pour moi de vous faire découvrir les merveilles de cet univers… »
River ne savait si elle devait être charmée par cette incarnation aussi galante ou effrayée. Était-il ainsi avec tout le monde, ou était-ce qu’il était déjà amoureux d’elle avant de la rencontrer ?
Alors que l’archéologue allait répondre… après tout, elle avait déjà un Docteur, terrible, mystérieux, et qui pouvait ouvrir les portes  du Tardis en claquant des doigts, pourquoi en voudrait-elle un autre ?  … une lumière aveugla les prisonniers.
Un homme brun, au visage ovale et aux grands yeux noirs apparut dans la geôle à la grande surprise de tous, excepté Turlough.
Ce dernier leva les yeux au ciel et soupira « Et voilà, un de plus ! C’est reparti pour les présentations ! On ne pourrait pas coller des étiquettes sur nos manteaux avec nos prénoms ? Ou le numéro pour les Docteurs, parce que vraiment, là, ca commence à bien faire !  »
« Ah oui ? l’interrompit Ace.  Et tu as des étiquettes, toi ? »
« Euh non. Pas ici. Et vous êtes qui, oh nouveau venu ? »
River s’était précipitée vers le nouveau prisonnier et, une fois blottie dans ses bras, ne semblait plus vouloir en bouger.
« Je  suis le Docteur »
Voyant que plusieurs de ses précédentes incarnations étaient déjà présentes, il ajouta : « Appelez-moi Onze »  


« Allons bon, un autre Docteur ! Ca n’est plus une prison, mais un hôpital ! »
Ace commençait à en avoir assez de rester dans son coin, sans rien faire.  En somme, que savaient-ils ?  Rien du tout !
Où  étaient-ils ? Pourquoi étaient-ils là ? Qui était cet homme en noir qui était apparut devant son Docteur avant qu’ils ne soient téléportés ici ?
Plusieurs Docteurs dans un même endroit, en même temps, cela aurait dû signifier un paradoxe temporel…  En d’autres termes, sauf qui peu ! Peut-être quelqu’un sur Gallifrey repèrerait-il (ou elle !) le problème et leur enverrait de l’aide.
Le onzième Docteur lui envoya un regard réprobateur et malgré tout son courage et son tempérament de feu, Ace recula d’un pas. River avait raison. Cette incarnation du Docteur était vraiment impressionnante.
« Messieurs, mauvaise nouvelle. Le Valeyard est de retour » 
Le septième Docteur laissa un rire moqueur lui échapper.
« Ah non, vraiment ? Nous n’avions pas remarqué ! »
Susan leva un regard inquiet vers son grand-père.
« Mais qui est ce Valeyard ? »
« Un seigneur du temps rebelle, surement. »
Les Docteurs numéro 7, 8 et onze restèrent silencieux un instant. Pouvaient-ils révéler à leurs prédécesseurs un secret aussi important, aussi honteux ?
« Dans ma sixième vie… » Le Docteur numéro sept commença. Huit voulut l’arrêter, mais Onze lui fit signe de le laisser continuer. Advienne que pourra. Les autres en savaient déjà trop. Se taire aurait amené chaos et désordre. Ils avaient besoin de faire front ensemble contre le Valeyard s’ils voulaient avoir une chance de le vaincre.
« Dans ma sixième vie, j’ai rencontré le Valeyard. Lors d’un procès. Mon procès. »
Le premier Docteur serra les dents. Il n’avait jamais été un citoyen exemplaire, surtout dans sa jeunesse. Volant le Tardis, désobéissant aux règles et lois de Gallifrey, mais jamais au point de passer devant des juges. 
« Un autre procès ? Plus important que celui de notre deuxième vie ?» demanda le quatrième Docteur.
« Mais cette fois-ci, je l’ai gagné. J’ai réussi à prouver que toutes les preuves du Valeyard étaient fausses »
« Il veut donc se venger »
« Il n’y a pas que cela »
« Quoi donc ? »
Le septième Docteur se leva, une profonde inspiration.  Le fait seul d’admettre cette vérité était une véritable épreuve. Il était encore plus pénible que ses amis les plus proches en fussent les témoins.
« Nous sommes le Valeyard ».


À suivre…



Citation:
Docteurs et compagnons retinrent leur souffle. Comment un homme aussi bon, aussi juste, faisant tout son possible pour faire régner la paix par des moyens (plus ou moins) pacifiques pourrait-il un jour tomber du côté des ténèbres ? Turlough se retourna vers son Docteur, l’air moqueur. « Eh bien, j’ignorais que tu étais le véritable Anakin Skywalker ? Oh, oh ! Maître, puis-je être votre fidèle padawan ?» Le cinquième Docteur leva les yeux au ciel, agacé. « Je n’aurais jamais dû te laisser regarder Star wars. » Amusée par la petite joute verbale du rouquin et de son Docteur, Ace sourit et se lança dans la bataille. Peut-être cela lui permettrait de glaner quelques informations sur cette très peu sympathique version du Docteur ?
« Au moins, Anakin  avait des excuses… Il avait perdu sa mère, puis Padmé… Que vous est-il arrivé ? »
« Eh bien, il a détruit Gallifrey, il a tué deux grandes races, s’est pris pour un dieu… oh, et il a abandonné Padmé sur une plage dans un autre monde. Ai-je bien résumé la situation, Docteur ? »
Le onzième Docteur sentit ses deux cœurs s’arrêter pendant un instant dans sa poitrine. D’abord le Valeyard, ensuite… lui. Et cette incarnation, en plus. Celle qui avait réussi à l’emprisonner sur le Valiant une année durant.
Tous les autres Docteurs n’osèrent prendre en compte ce que le nouveau venu venait de dire. La destruction de Gallifrey ? Non, impossible…
Tout avait une fin… mais pas Gallifrey, n’est-ce pas ?
River le regardait, inquiète. Jamais elle n’avait vu la peur se refléter dans les yeux du seigneur du temps. Son nom seul faisait fuir des armées entières. Ses ennemis connaissaient sa puissance et le craignaient. Lui, il ne craignait rien ni personne, même pas la mort.
Et pourquoi cet homme mystérieusement apparu parlait-il d’une « Padmé abandonnée dans un autre monde » ? Padmé était la bien-aimée d’Anakin. Son seul amour… elle seule avait droit à ce titre.
Elle le connaissait si bien, son Docteur. Personne ne pouvait se vanter d’être plus proche de lui. Et pourtant, depuis le début de cette aventure, il semblait à River que ce Docteur qu’elle aimait tant portait un masque. Il venait de se craqueler…  Un visage inconnu commençait à se dessiner devant elle…  Celui d’un étranger, un homme dont elle ne connaissait ni les goûts, ni les espoirs, ni les secrets, ni le passé…
« Docteur, qui est-ce ? »
Le Docteur se tourna vers sa compagne, toujours extrêmement troublé. Lui d’habitude si bavard semblait avoir perdu la parole !
« Je suis le Maître. »
Ace grogna et recula d’un pas. Le Maître ! Et elle n’avait même pas un couteau pour se défendre… Qu’importe, si il osait l’attaquer, elle pourrait lui botter le derrière, et à mains nues encore ! Ce n’était pas ce freluquet aux airs de Sam Tyler* qui allait lui faire peur !
Le cinquième Docteur s’avança vers le nouveau venu, l’observant un instant, puis, souriant, il se tourna vers les autres, il déclara : « Cà alors ! Vous avez vu ? Il n’a pas de barbe ! »
Le septième Docteur acquiesça, visiblement amusé par la situation, et content que la conversation se soit éloignée du Valeyard et de leur lien avec lui.
« Oui, pas de barbe, ni de « Et vous allez m’obéir »… Il semblerait que ce pauvre Koshei ait perdu ses crocs… »
Le Maître, quant à lui, n’appréciait pas du tout que son pire ennemi se moque de lui, et en public ! Mais où était le bon vieux temps où le Docteur était réduit à l’état de gnome affreux et pathétique, dans une cage, à sa merci !
Le premier Docteur, en bon médiateur, tenta de clamer la situation.
« Allons, allons, messieurs, ce n’est pas le moment de nous disputer. Maître, vous êtes ici au… même titre que nous, je présume ? »
Le maître haussa les épaules, agacé au plus haut point parce qu’il considéra comme une question inutile et idiote.
« Oh non, je venais juste prendre le thé, en passant, comme çà, simple visite de courtoisie ! »
Les tambours ne le laissaient plus en paix, battant une cadence infernale dans son esprit, au fur et à mesure que le temps passait et que son énervement grandissait.
« Que croyez-vous ? Bien sûr, je suis prisonnier, tout comme vous ! Et, malheureusement, il est très intelligent, ce Valeyard ! Il ne m’a rien révélé de son plan ! »
« Ha, intervint le onzième Docteur, parce que vous, vous nous auriez révélé votre plan ? »
« Justement, c’est bien ce que je dis. Il m’a bien observé. Il a eu un très bon Maître »
« Vous vous flattez ! »
Découragé, le Maître se lassa tomber sur l’un des bancs de la cellule.
« Il semblerait que je n’aie plus que cela. Cà et mes tambours. »
La quatrième Docteur, intrigué par le comportement de son vieil ennemi vint s’asseoir à ses côtés et lui proposa un jellybaby.
« Cela ne vous ressemble guère »
« Je sais, je sais… Il y a quelque temps, j’étais... quelque part… avec un ami. Une amie plus exactement »
« L’une de vos femmes ? »
 Le maître sourit à la question du onzième Docteur. Il devait faire allusion à Lucy. Mais l’amie en question n’avait pas de points communs avec l’infortunée Mrs Saxon, si ce n’est, peut-être, sa chevelure dorée, couleur du Temps.      
« Je dois l’admettre, je n’étais pas insensible à ses charmes, mais elle était amoureuse d’un autre. »
« Cela ne vous arrête guère d’habitude »
« Il y a des amours qui frôlent le sacré. Ceux-là, même pour des damnés dans mon genre, on ne peut y toucher. Cette amie, voyez-vous, m’avait dit que vous étiez meilleur que moi dans bien des domaines, à l’exception d’un seul. »
« Lequel ? »
« L’art d’être le méchant de l’histoire »
Tous se regardèrent interloqués.
« Et je viens de me rendre compte qu’elle avait tort ! »
Susan sourit tristement, visiblement touchée pour l’infortune du rival de son grand-père.
« Ce que j’aimerais savoir, se demanda le quatrième Docteur, c’est pourquoi il vous a fait venir ici, vous aussi. »
« La réponse est pourtant claire et évidente, messieurs »
Docteurs, compagnons ainsi que le Maître, se tournèrent tous vers l’endroit d’où venait la voix.
La porte de leur prison était désormais ouverte et le Valeyard se tenait devant eux, entourés de plusieurs jeunes femmes, toutes vêtues de robes somptueuses, la tête inclinée, en révérence devant leur seigneur.
Le septième Docteur observa un instant l’une des compagnes du Valeyard. Elle portait une robe dorée et sembla familière au seigneur du temps. Mais il se tût.
  « Éclairez nous donc, Valeyard »
« D’autres seigneurs du temps viendront vous rejoindre dans votre geôle. D’autres comme vous. Des rebelles, des criminels. Vous mourrez et de vos cendres naîtra la Nouvelle Gallifrey ! »


A suivre…
* John Simm a joué le rôle du maître dans  « Doctor who », mais il incarnait aussi l’inspecteur de police Sam Tyler dans « Life on Mars »




Citation:
Note de l’auteur : Puisque mes fidèles lecteurs ont réclamé Nine, eh bien, le voici ! Superbe et magnifique et fantastique… *soupir d’extase* Ce chapitre commence à la fin de l’épisode « Rose »… mais cela se termine un brin différemment… « Vous pourriez venir avec moi, si vous voulez… » Le Docteur numéro neuf regardait Rose avec espoir. La guerre du temps lui avait tout pris. Sa planète, sa famille, ses amis d’enfance, deux de ses anciennes assistantes… Leela…. Romana…   Cette jeune fille blonde qui se tenait, hésitante, à quelques pas de lui représentait tout ce qu’il cherchait chez une compagne. La jeunesse, l’énergie, la débrouillardise. Et puis… À chaque fois qu’il croisait son regard, sombre et pétillant, un léger frisson le parcourrait. Rose était comme une brise rafraîchissante, une bouffée d’oxygène. Il ne la connaissait que depuis quelques heures, mais déjà, il sentait qu’elle prendrait une place importante dans sa vie. Trop importante, peut-être. Aussi, est-ce sans doute une bonne chose lorsqu’elle refusa son offre.  Tout ce que le roi Midas touchait se transformait en or. Tout ce que le Docteur touchait, tous ceux qui s’approchaient un peu trop près de lui mourraient.

Rose Tyler aurait une bonne et longue vie, mariée à son idiot de petit ami. Quel était son nom encore ? Mickey ? Rickey ? Quelle importance… Il ne les reverrait jamais plus… ni Ricky… ni Rose… Le Docteur referma la porte du Tardis, lentement, ne quittant pas de vue jusqu’au dernier moment le doux visage de celle qui lui avait sauvé la vie. Pourquoi donc s’était-il attaché si rapidement à cette humaine ? Pourquoi, au lieu de fuir, au lieu de « passer à autre chose » avec facilité come à son habitude, ne pouvait-il pas s’empêcher, dès qu’il fermait les yeux, de revoir ses deux grands yeux noirs, son sourire enjôleur… S’il avait été humain, il aurait pu se croire amoureux. Mais les seigneurs du temps étaient bien au-dessus de ce genre de sentiment.

Non, ce n‘était pas de l’amour. Seulement la solitude, le désir de sentir une main dans la sienne. Et celle de Rose lui avait semblé si parfaite, douce et… Ca suffit, Docteur !

La jeune fille avait pris sa décision. Elle avait choisi une vie de domesticité avec sa mère, Ricky, la télévision, les beans on toasts,…  au lieu d’une existence excitante, faite d’aventures follement dangereuses, à ses côtés.  Le Docteur soupira. Il fallait aller de l’avant. Peut-être sans compagnon… puisque ces derniers avaient la fâcheuse tendance soit de mourir soit de l’abandonner pour vivre leur propre vie. Alors qu’il s’apprêtait à changer les coordonnées du Tardis, le Docteur fut comme aveuglé et tomba en arrière… avant de se retrouver dans les bras d’une jeune femme noire. « Je vous tiens ! Est-ce que ca va ?» Le Docteur, toujours sous le choc, acquiesça faiblement  et regarda autour de lui. Peu de lumière, une porte avec des barreaux… et plusieurs de ses anciennes incarnations accompagnés de leurs amis. « Oh fantastique ! Ne me dites pas ! Petite réunion de famille ? » La jeune femme qui l’avait aidé lui fit signe de rester assis encore un instant. « Ne bougez pas trop. Le choc dû à la télétransportation est assez important. Je m’appelle Martha Jones» « Enchanté. Je suis le Docteur. » Martha sourit, amusée par la situation.  « On va devoir vous donner des numéros ! Jolie veste de cuir, au fait ! » Le neuvième Docteur regarda ses vêtements. Il n’y avait pas vraiment fait attention jusque là, les ayant choisi au hasard dans la grande garde-robe du Tardis après sa régénération. Un homme brun, assez grand et très mince, portant des lunettes s’approcha de lui, l’air interrogateur. « Rose n’est pas avec toi ? » La question surprit le neuvième Docteur.

« Rose ? Rose Tyler ? Pourquoi le serait-elle ? » « Eh bien parce qu’elle voyage avec toi ! »  Le dixième Docteur s’arrêta net. Il commençait à comprendre. Il avait rencontré Rose juste après sa régénération, donc… Donc le Valeyard avait dû capturer cette incarnation juste après le premier refus de Rose. Bien des années plus tard, il ne se rappelait plus pourquoi il était revenu sur ses pas et avait précisé à Rose que le Tardis était aussi une machine à remonter le temps.

La voilà, sa réponse ! Il savait que Rose accepterait la seconde fois. Elle s’élancerait vers le Tardis et rien ne l’arrêterait… jusqu’à la tour de Torchwood, à la guerre des daleks et des cybermen… jusqu’à la baie du Méchant Loup. Martha le regardait, inquiète. Elle savait que lorsqu’il avait cette expression de désespoir total, il pensait à « celle dont il valait mieux pas prononcer le nom ». L’une des compagnes, à laquelle Martha n’avait pas été encore présentée, semblait parfaitement à l’aise parmi les différentes incarnations du Docteur. La jeune docteur, admirative, s’approcha d’elle.    « Bonjour, je m’appelle Martha ! Vous semblez vous entendre très bien avec le Docteur. » River Song sourit à la jeune femme, l’air bien veillant. Elle se souvenait de ses premiers mois à bord du Tardis. Malgré qu’elle fût originaire d’une période très évoluée technologiquement, elle s’était sentie un peu perdue face aux connaissances impressionnantes du Docteur. « Oh oui. Nous sommes comme un vieux couple lui et moi. Je l’’aime et il m’aime. C’est aussi simple que çà ! » Martha resta interdite face à cette révélation. Les yeux écarquillés, elle regardait l’archéologue des pieds à la tête.  Elle ne manquait pas de charme, c’est vrai. Mais Martha se trouvait bien plus jolie. « Oh mon dieu ! Vous êtes Rose ! » Ce fut au tour de River d’être surprise. Rose ? Qui était Rose ? « Euh non. Je suis le professeur River Song, archéologue. » Martha se sentit tout à coup très mal à l’aise. Était-elle la seule compagne auquel le Docteur refusait son amour ?  Elle était pourtant intelligente, courageuse, et d’habitude, on la trouvait très séduisante ! « Mais qu’est-ce qu’elles ont de plus que moi ??? » se demande la jeune fille. Soudain, les pensées de Martha furent interrompues par un cri strident. Tous se retournèrent et virent le quatrième Docteur avec un tournevis sonique à la main. Le huitième Docteur se précipita vers lui, radieux.  « Rassillon ! Tu avais un tournevis et tu ne nous as rien dit, vieux renard ! Nous allons pouvoir tous sortir d’ici ! » Le quatrième Docteur se tourna vivement vers sa future incarnation et furieux l’attrapa par le col. « Un tournevis ? Mais je n’ai que faire d’un tournevis ! Je cherchais mes jellybabies dans ma poche et qu’est-ce que je trouve à la place ? Un fichu tournevis ! Mes bonbons ont disparu ! C’est une catastrophe ! » « Enfin, intervient le premier docteur, Docteur, calmez vous ! »  « Non, je ne me calmerais pas ! Je parie que c’est toi qui me les as pris, Huit ! » « Ah çà non ! » « Qui a volé mes jellybabies ? » hurla une nouvelle fois le quatrième Docteur. Alors que Susan essayait de calmer cette version enragée de son grand-père, les autres compagnons, les Docteur ainsi que le Maître, tentèrent de mettre au point un plan d’évasion… A suivre.



Citation:
Alors que les Docteurs mettaient au point un plan d’évasion, la porte de leur cellule s’ouvrit et le Valeyard, accompagné de celles que Martha avait appelées ses « groupies », firent leur entrée.
« Je vois que nous sommes enfin au complet ! »
En effet, les différentes incarnations du Docteur étaient présentes, toutes à la fois troublées et furieuses à la vue de cet autre Docteur, tombé du côté obscur de la force, pour reprendre les termes de Turlough.
Le Maître était assis dans un coin et jeta un petit coup d’œil vers la Rani, une dame du temps, à la chevelure couleur de feu. Lorsqu’ils étaient étudiants, la scientifique rousse, le Maître et le Docteur fréquentaient la même université et étaient amis. Cependant, bien que tous trois ne se préoccupaient guère des lois de Gallifrey, de fâcheuses divergences d’opinion les avaient séparés.
Le Docteur suivait sa soif d’aventures, le Maître suivait ses tambours… et la Rani suivait le fil de ses expériences scientifiques plus dangereuses et contraires à l’éthique les unes que les autres.
La Rani s’approcha du Valeyard, battant des cils et prenant une petite moue boudeuse.
« Oui, mon cher Theta, je suis là. Mais vraiment, quel accueil ! J’avais espéré que vous vous souviendriez de notre vieille amitié »
Plusieurs incarnations du Docteur étouffèrent un rire. Vu le nombre de fois où elle avait tenté de les assassiner, il était sans nul doute révolu le temps de leur « vieille amitié ».
D’un geste, le Valeyard ordonna à son ancienne amie d’arrêter ses reproches.
« Je n’ai que faire du passé, Rani. Seul le futur compte désormais. »
« Mais, intervint la dame du temps, je pourrais faire partie de ce futur. De votre futur. »
De la main, elle désigna la jeune femme à la robe dorée qui accompagnait le Valeyard.
« Quel besoin avez-vous  de ces humaines ? Ce sont des fleurs aux parfums fades et qui n’ont aucun éclat réel. Elles se fanent vite et vous ne pouvez bâtir une Nouvelle Gallifrey digne de ce nom avec pour compagnes des singes si peu évolués. »
Martha et Ace se levèrent d’un bond. Si le fan club du Valeyard voulait se laisser insulter sans rien dire, grand bien leur fasse. Mais c’était l’honneur de la race humaine tout entière qui était en jeu !
Le Valeyard sourit, amusé par la vive réaction de ses anciennes compagnes. Elles avaient un caractère trop vif. C’est peut-être pour cela qu’il avait choisi des jeunes femmes effacées telles que Marion pour le servir. Et pourtant, il devait bien admettre que la robe dorée qu’il lui avait offerte la rendait plus belle encore (belle pour une humaine, bien sûr), parfait écrin pour cette blonde aux yeux noisette.
Blonde aux yeux bruns.
Comme Rose.
Le seigneur du temps effaça cette pensée de son esprit et revint aux avances de la Rani.
« Mes servantes n’ont aucune importance. Elles ne joueront aucun rôle, ni majeur ni mineur dans la fondation de mon nouveau monde. J’ai désormais à ma merci plus d’une dizaine de constellations, aussi belles et puissantes que ne le fut celle de Katersborus. Grâce à mon pouvoir, je vais pouvoir recréer Gallifrey. Jamais l’empire des seigneurs du temps n’aura été aussi puissant. Les daleks n’oseront plus jamais nous défier ! Mais pour cela, vous devez mourir. Votre sang coulera, tous autant que vous êtes et je… »
Le Valeyard s’arrêta net. Il venait de sentir une main tiède et douce se glisser dans la sienne.  Bizarrement, cela eut pour effet de le calmer et il en oublia un instant ses menaces de mort contre ses prisonniers.
 Marion ne quittait pas des yeux son seigneur et maître, mais elle pouvait sentit le regard des autres. Quelle importance ? Jamais ils ne découvriraient sa véritable identité. À part peut-être Merlin… le septième Docteur…
« Où en étais-je ? »
Marion, la tête baissée, mais sa main toujours dans celle du Valeyard, dit d’une petite voix : « Vous parliez, oh seigneur, de laisser les prisonniers vivre jusqu’au dernier moment, afin qu’ils mesurent l’ampleur de votre pouvoir »    
Le Maître ne put s’empêcher de sourire, voyant son vieil ennemi aussi aisément manipulé par cette jeune femme.
C’était elle… Il n’y avait pas de doute à avoir. Elle avait toujours été très spéciale, n’est-ce pas ?
La main du Valeyard resserra son étreinte sur celle de Marion et il acquiesça.
« Exactement. Je vous vois tous me haïssant, me méprisant. Alors que je suis votre futur. Il serait navrant, vraiment, que vous mourriez tous, Docteurs, en vous haïssant vous-même. Mais ne vous réjouissez pas trop vite. Ce n’est que partie remise. »
À peine le Valeyard et sa suite sortis de la cellule, Susan, restée calme jusque- là, se leva et adressa quelques mots inquiets à son grand-père.
« Alors, ce plan d’évasion, où en est-il ? »


Ace était sur le qui-vive. Vraiment, diviser le groupe en deux ! Quel drôle d’idée !
S’ils gagnaient peut-être quelques minutes dans leur recherche d’un Tardis, ils risquaient aussi de se faire prendre bien plus facilement.
Une autre chose inquiétait la jeune femme. Depuis son arrivée, le Maître avait gémi, pleuré, contrarié par la toute-puissance du Valeyard, contre lequel, apparemment, même lui ne pouvait rien faire. Cependant, lorsque le Valeyard s’était subitement calmé (était-ce grâce à cette fille ?), le Maître avait souri. Et il n’avait cessé depuis. Il avait retrouvé son petit air suffisant. Celui qui disait « Je sais quelque chose que vous ignorez. Parce que je suis un génie et vous êtes extrêmement stupides. » Cela agaçait la jeune femme au plus haut point.
Alors que le groupe avançait pas à pas, une main apparut derrière un mur,  tenant un paquet de bonbons.
Le quatrième Docteur retint son souffle puis s’exclama : « Çà par exemple ! »
Marion sortit de sa cachette et offrit aux prisonniers un sourire radieux.
« Quelqu’un veut un jellybaby ? »


À suivre… 



Citation:
River dévisageait la jeune femme à la robe dorée. Elle était du côté du Valeyard, agenouillée aux pieds de son seigneur et maître la dernière fois que l’archéologue l’avait vue.  Dans ce cas, pourquoi n’avait-elle pas donné l’alarme, au lieu de s’amuser à voler les bonbons du Docteur ?
Malgré ce larcin, le quatrième Docteur ne semblait pas en vouloir à la mystérieuse jeune femme. Il était tout sourire, au contraire, son regard allant de son tournevis sonique au paquet de jelly babies.
« C’était donc vous ? Eh bien, merci pour le tournevis ! »
Marion rit gentiment, offrant un clin d’œil complice au quatrième Docteur.
« D’aussi bons bonbons ! Comment pouvais-je résister ! »
Le Docteur numéro sept acquiesça, observant Marion d’un œil moqueur.
« Tu as toujours été très gourmande. Mais je pensais que tu préférais les frites aux friandises »
« Frites, friandises, gâteaux au chocolat, j’ai l’esprit ouvert ! Avec le Valeyard, c’est jour de jeûne tous les jours ! »
Le Maître leva les yeux au ciel « Pauvre petite louve affamée ! »
Marion se retourna vers le seigneur du temps, l’examinant des pieds à la tête.
« Ne t’inquiète pas, Casper. Je suis affamée, mais pas au point de te manger toi. Je risquerai une indigestion »
« C’est assez étrange, intervint le septième Docteur, mais je n’ai pas ressenti la présence d’une dame du temps ici »
La jeune femme sourit, l’œil pétillant de malice. Elle sortit de sa poche une longue chaîne où pendaient une clé, une alliance et un médaillon qui attira l’attention des différentes incarnations du Docteur présentes, mais pas celle du Maître. Ce dernier, d’ailleurs, semblait particulièrement agacé.
« Ben voyons ! L’œil de Rassilon ! Excusez mon manque de curiosité, mais je ne tiens pas à savoir comment tu te l’es procuré. J’ai bien assez de ton cher Valeyard comme concurrent au titre de Maître du crime sans que tu t’y mettes aussi. »
Cependant, les Docteurs étaient très impressionnés. Aucun seigneur du temps  ne pouvait être en possession de l’œil de Rassilon. Leur maîtrise du temps et de l’espace était grande, quasi-totale, mais pas assez pour garder un tel objet, ne serais-ce qu’un seul instant entre leurs mains.
Ce médaillon, selon la légende, était l’incarnation du Vortex. Lors de leur cérémonie d’initiation, l’année de leurs huit ans, les jeunes gallifréens étaient soumis à un test. Ils devaient rester  pendant plusieurs minutes devant le vortex du temps. Être confrontés au Vortex était une chose, le posséder était une autre !
La légende voulait que ce médaillon fût forgé par un peuple bien plus ancien et plus puissant que les seigneurs du temps. Certains disaient que c’était un cadeau du dieu du Temps à Rassilon, afin qu’il puisse fonder la civilisation de Gallifrey. D’autres émettaient l’hypothèse que, tel Prométhée volant aux Dieux de la Grèce antique le feu, Rassilon avait volé ce médaillon afin d’offrir à son peuple la maîtrise du Vortex et du temps.  
Et quels pouvoirs ce simple bijou mettait à la disposition de sa détentrice !  Celui de voyager à travers le temps et l’espace sans Tardis !  Et entre autres, celui de cacher sa présence… sans pour cela devoir utiliser la très douloureuse et pénible et humiliante arche caméléon.
Le neuvième Docteur n’en croyait pas ses yeux. Il n’avait jamais vu cette jeune femme. Pourtant, elle lui semblait si familière ! Quelque chose dans ses yeux, dans son sourire lui rappelait quelqu’un d’autre…. Romana ? Non. Il avait assisté aux derniers instants de la dernière Présidente de Gallifrey. Iris ? Jyllerseï ? Sunjin ? Susan ?
Non, non. Toutes mortes… Et aucune d’entre elles n’avaient possédé un tel trésor.
Et où était cette grande magicienne pendant la guerre du Temps ? L’œil de Rasillon aurait pu les sauver ! Une rage incontrôlable commençait à prendre possession de tout son être.
Gallifrey aurait pu survivre, mais elle n’avait rien fait. Elle n’avait pas levé le petit doigt. Elle avait dû se cacher, comme une lâche ! 
Il avait envie de l’étrangler, de lui lancer les pires insultes, d’arracher ce trop joli sourire de ce trop beau visage.
Si tous avaient péri, si dès qu’il fermait les yeux il revoyait les horreurs de la guerre, c’était de la faute de cette fille… qui, de plus, jouait les concubines pour le Valeyard … Charmant personnage, vraiment ! 
Tout à coup, il sentit son regard, posé sur lui, un regard doux et triste.
Était-ce des larmes qui embrumaient ces yeux noisette ?
Elle l’observait comme si, elle aussi, le connaissait, personnellement. On aurait dit qu’elle voulait laisser couler ses larmes et se jeter dans ses bras.
SES bras !
Oubliant ses reproches, le neuvième Docteur demanda doucement : « Qui êtes-vous ? »
Mais ce fut le septième Docteur qui répondit : «Oh, une très très bonne amie ! Docteurs, mes amis, Maître, je vous présente Viviane, la Dame du Lac ! »
Arrachant son regard à celui du neuvième Docteur (oh, le revoir ainsi, avec ses yeux si bleus et sa vieille veste noire en cuir, après toutes ces années !), Marion sourit au septième Docteur et hocha la tête.
« Je m’étais égarée dans une autre dimension et les prêtresses d’Avalon m’ont recueillies.  Elles m’ont nommée Viviane et ont fait de moi, après quelque temps, leur grande prêtresse. C’est ainsi que je vous ai rencontré, mon cher Merlin ! »
Le septième Docteur sourit à sa tour, prenant Marion/Viviane dans ses bras un court instant.
« Je suis content de vous revoir ma chère. Bien que les circonstances ne soient pas propices à une aussi heureuse réunion. »
Ace examinait cette célèbre « Dame du lac » et sourit. Elle ne s’était jamais représenté la Fée Viviane en blonde aimant les bonbons et les frites. Mais pourquoi pas après tout ! Avec le Docteur, elle avait déjà vu des choses plus bizarres.
« Ici, je m’appelle Marion. Si jamais le Valeyard s’était souvenu de la Dame du Lac, tout aurait été perdu »
Le quatrième Docteur acquiesça pensivement. « En effet. Mais je ne comprends pas pourquoi vous n’utilisez pas l’œil de Rasillon contre le Valeyard. »
Marion sourit tristement. Elle se doutait que l’on lui poserait cette question.
« Le Valeyard est bien trop puissant. Sans vouloir vous vexer, il n’est qu’un seigneur du temps. Ce n’est déjà pas mal, me direz-vous, mais pas assez pour recréer Gallifrey. Une autre question se pose : pourquoi veut-il tuer ses anciennes incarnations ? Parce que vous lui faîtes honte ? C’est absurde ! »
River suivait la logique de son raisonnement et fut d’accord avec Marion. « Je vois où vous voulez en venir. Si il détruit son passé, alors comment peut-il être en vie… ou même exister ? C’est un paradoxe ! »
« Exactement. »
Soudain, le septième Docteur comprit et se retint de hurler un Euréka qui les eut tous dénoncés aux gardes du Valeyard.
« Une bulle temporelle ! Et une fort puissante ! Il s’est placé hors du temps ! Mais… c’est impossible ! »
Marion sourit et rétorqua  « Rien n’est impossible, Docteur.  Vous devriez le savoir. Je pense que le Valeyard ne travaille pas en solo.  Quelqu’un est derrière toute cette histoire. Et tant que nous n’aurons pas découvert qui aide notre ennemi, je n’utiliserai pas le médaillon ».


À suivre…



Citation:
Note : Et voilà la réponse que vous attendiez tous ! Des cookies pour ceux qui avaient bien deviné ! Allez, allez, ne soyez pas modestes ! Il faut dire que c’était plutôt évident ! Lol !

Le Docteur numéro onze observait la scène avec attention. Un doute grandissait dans son esprit, le rongeant littéralement. La petite voix de sa conscience chantonnant deux mots, oh deux mots qu’il ne connaissait que trop bien.
Et s’il s’était trompé ? Il avait pensé bien faire, sacrifiant son bonheur pour le sien. Elle était humaine la dernière fois qu’ils s’étaient vus… Il valait mieux qu’elle reste là-bas, avec un humain. Pourtant… Le doute avait toujours été là, n’est-ce pas ?
Il avait préféré ignorer cette possibilité… son humanité était tellement extraordinaire ! Elle faisait partie d’elle, de qui elle était, de ce qu’elle était. L’imaginer autrement aurait été la trahir… et trahir la promesse qu’il avait faite à Jackie. Celle de toujours la protéger, quel qu’en soit le prix. 
Non. De toutes manières, c’était impossible. Une humaine ne pouvait pas accéder au titre de Dame du temps. Cette Marion n’était pas sa Rose.
Huh… quelle drôle d’idée, vraiment !
Et pourtant… ce regard… cette étincelle dorée aux tréfonds de ses yeux… Et elle lui semblait si familière….
Oh Rose, qu’ai-je fait ?

Marion guidait les prisonniers à travers les couloirs sombres et dangereux du Tardis du Valeyard. Car ils étaient bel et bien dans un Tardis ! Différent de celui du Docteur en bien des points, le vaisseau obéissait au moindre caprice de son conducteur, atterrissant toujours à bonne destination et en douceur.  
« Mais, intervint le quatrième Docteur, si elle obéit si bien au Valeyard, ne risque-t-elle pas de nous trahir ? »
Marion caressa doucement la paroi du vaisseau gallifréen et sourit, se remémorant sa jeunesse lointaine et des évènements qui auraient pu sembler invraisemblables à certaines incarnations du Docteur.
« Le Tardis et moi nous avons… Oh, nous dirons un passé commun. Nous sommes liées. »
« Pardon ? demanda le neuvième Docteur, intrigué, je ne comprends pas »
« Le Tardis et moi nous avons, à une époque, pendant un court instant, partagé nos âmes. Nous ne faisions plus qu’une. »
C’était l’ultime preuve dont le onzième Docteur avait besoin. Il avait échoué dans sa promesse de protéger Rose… pire ! Il l’avait abandonnée à un destin d’éternelle solitude dans cet autre monde. Ils auraient  pu être ensemble toutes ces années, heureux. Au lieu de çà, ils avaient erré dans les couloirs du temps, chacun de son côté… Quel gâchis ! Tout était de sa faute.
Il n’osait pas regarder Rose… car c’était Rose, désormais il en était certain. Une Rose gallifréenne, non-humaine… mais toujours sienne, malgré toutes ces années, malgré sa trahison…


Marion jeta un petit coup d’œil vers le onzième Docteur. Il semblait sombre, perdu dans ses pensées. Il savait. Elle avait voulu éviter cela, éviter de le faire souffrir, mais c’était impossible, n’est-ce pas ?
Tout doucement, elle glissa sa main dans la sienne et lui sourit.
« Eh quoi, Docteur, vous ne me demandez pas les deux questions indispensables ? »
« Quelles sont-elles ? »
« Êtes-vous un Slitheen et pouvez-vous redevenir comment avant ? »*1
Le Docteur numéro onze rit de bon cœur et hocha la tête.
« Ah, j’ai plus de tact que cela ! »
Puis, gentiment, il posa sa main sur la joue de la jeune femme, effaçant d’un geste tendre les larmes qui ruisselaient sur son visage.
« Oh Rose, tu m’as tellement manqué ! »
Rose, à travers ses pleurs, laissa échapper un petit rire moqueur.
« Ai-je besoin de le dire ? »*2
Le neuvième Docteur retint son souffle. Sa dixième incarnation n’avait-il pas demandé des nouvelles de Rose Tyler ? Mais il avait rencontré Rose et elle ne ressemblait en rien à Marion. Soit, elle était blonde aux yeux bruns, mais la comparaison s’arrêtait là. De plus, c’était une dame du Temps, et Rose était humaine. Humaine et à Londres avec sa mère et cet abruti et Rickey.
C’était à ne plus rien y comprendre.
« Rose ? Vous avez bien dit Rose ? »
Marion et le onzième Docteur se retournèrent vers le Docteur à la veste de cuir. Évidement, le pauvre devait se poser des questions… Il ne savait rien encore du méchant Loup. Ni du lien un peu spécial qui l’unirait bientôt à la jeune humaine.
Mais soudain, alors qu’elle s’approchait du neuvième Docteur pour tenter de lui donner une explication, Rose se sentit mal avant de s’effondrer dans les bras de son vieil ami.
« Que se passe t- il ? »
« Je ne sais pas, répondit la jeune femme. IL doit être là. »
« IL ? »  demandèrent les Docteurs
River n’avait rien dit à propos de la tendre réunion de cette Rose, Marion, Viviane, quelque soit son nom et de SON Docteur. Et bien qu’un millier de questions et de reproches lui brûlaient les lèvres, l’archéologue préféra se plonger dans l’affaire qui les préoccupaient tous.
« Vous voulez dire, intervint River, celui qui aide le Valeyard ? »
« Oui… attendez. Avec un peu de chance, l’œil de Rasillon peut nous aider. »
Rose prit le médaillon dans main et ferma les yeux un instant.
Tout à coup, le Valeyard apparut, accompagné d’un homme étrange portant une longue robe noire. Tous deux paraissaient être en grande conversation.
« Peuvent-ils nous voir ? » demande Ace, inquiète.
« Non » dit Rose. « Ils ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre. »
Le Maître sourit et regarda l’œil de Rasillon avec envie.
« T’ai-je déjà dit, Rosie, à quel point j’aimais ton dernier jouet ? »
  « Il sait qui tu es ? » demanda le onzième Docteur.
Rose hocha la tête. « Casper et moi sommes de vieux amis »
« Casper ? » demanda le quatrième Docteur, se moquant ouvertement de son ennemi juré.
Mais le Maître coupa court à la discussion.
« Secret d’état ! »
La conversation du Valeyard et de l’homme en noir semblait de pure courtoisie et sans grand intérêt. En somme, il planifiait la conquête de l’univers, afin de recréer l’empire des seigneurs du temps.
Rien d’original, vraiment.
« Qui est cet homme ? »
Le sang de Rose se glaça dans ses veines. Elle lança un regard inquiet vers le septième Docteur, et ce dernier répondit : C’est le Gardien Noir ».
« Bon, eh bien, c’est parfait ! » dit Ace. « Maintenant, on peut se servir du médaillon. N’est-ce pas Marion ? »
« Non. Malheureusement non. Contre n’importe qui, j’aurais pu, mais pas contre un gardien. Le Gardien Blanc et le Gardien noir représentent l’équilibre du bien et du mal dans l’univers. Si l’un des deux est détruit, alors, c’est le chaos.  La fin de l’univers ! »
« Alors que va-t-on faire ? »
Rose, fatiguée, baissa les yeux et se laissa glisser le long du mur.
« Je ne sais pas, je ne sais plus. »
Soudain, le bruit d’un Tardis résonna au fond d’un couloir et tous se retournèrent.
« Vous voulez du renfort ? »
Les autres Docteurs et leurs compagnons, qui avaient pris un autre chemin pour trouver un tardis avaient enfin retrouvé leurs amis. 
Le dixième Docteur sortit de la machine à voyager dans le temps et offrit aux autres son plus beau sourire.
«Mesdames, messieurs, il est temps d’embarquer ! Vous saviez que nous étions déjà à bord d’un Tardis ? Fascinant ! » 
« Pas trop tôt, les secours, au fait ! On a eu le temps de se faire torturer ville mille fois » grommela Ace.
« N’exagère pas, Ace, intervint le septième Docteur. Dix milles fois, peut être… pas vingt mille. Le Valeyard vise à la qualité, pas la quantité. »
« Sans doute, ajouta le quatrième Docteur, et de toutes façons, nous ne pouvons pas venir »
« Pardon ? »
« Oui, répondit le onzième Docteur. Ne voyez-vous pas ? Nous sommes en pleine session d’espionnage. Et le Valeyard a une petite conversation avec son bon ami le Gardien Noir. Oh, ca devient plus intéressant…»


Le Dixième Docteur observait et écoutait attentivement les deux acolytes. Qu’est-ce que le Gardien Noir pouvait offrir de plus au Valeyard ? L’assurance de sa fortune ? La gloire ? Le Seigneur du temps semblait y être insensible.
Soudain, une étincelle brilla dans le regard du gardien. Il avait trouvé le parfait argument.
« Vous savez, dit le Gardien Noir au Valeyard, le Docteur Faust semblait lui aussi vouloir résister au Diable… Jusqu’à ce que ce dernier lui parle de Margueritte. »
Le Valeyard se retourna, et regarda son allié d’un air suffisant.
« La compagnie quelle soit féminine ou masculine me laisse froid. L’amour ne fait pas partie de mes faiblesses, Gardien, vous devriez le savoir »
« Ah vraiment ? demande le Gardien noir. Et Rose ? »
Soudain, Rose apparut devant les yeux du Valeyard et des autres Docteurs. Une Rose très différente de Marion, car elle était toujours humaine, telle que le dixième Docteur l’avait laissée la première fois sur la plage du méchant Loup en Norvège.
« Je pourrais la placer hors du temps, elle aussi. Vous pourriez la garder, pour toujours, comme vous le souhaitiez. Sans craindre qu’elle ne se fane… Qu’en pensez-vous ? »
Le Valeyard regardait son ancienne compagne et tendit sa main vers son visage. Un hologramme… rien qu’un hologramme. Mais avec un seul mot, il pouvait l’avoir dans ses bras… lui dire ces trois petits mots qu’il lui avait toujours refusé, la caresser, l’embrasser, la faire sienne…
Une autre belle revenge sur les autres Docteurs ! Non seulement il fonderait une Nouvelle Gallifrey, mais il aurait Rose à son bras !
« Que voulez-vous de moi ? » demanda le Valeyard sans plus aucune hésitation.
Le Gardien Noir savoura un instant sa victoire. Il avait réussi à corrompre l’âme la plus pure de tout l’univers.
Rien ni personne ne pourrait plus l’arrêter…
Ni le Gardien Blanc… ni le Méchant Loup…


À suivre…
*1 Dans le mini épisode de Children in need en 2005, Rose demande au dixième Docteur, à peine régénéré, si il est un slitheen et s’il peu redevenir comme avant.
 *2 « Does it need saying ? » en anglais. Si vous avez-vu “Journey’s end, vous comprendrez la référence.




Citation:
Rose n’était pas dans le Tardis du Valeyard. Le Gardien noir l’avait emprisonnée sur un monde hors de portée du Docteur, quelque soit son incarnation.
Il fallait agir vite. Le Valeyard avait accepté toutes les conditions du Gardien et bientôt, Rose serait sa prisonnière. Et l’avenir en serait radicalement changé.
Alors que les Docteurs et leurs compagnons tentaient de trouver une solution pour libérer la jeune femme,  Marion et le Maître ne se quittaient pas des yeux.
Tous deux semblaient mener leur propre bataille, à l’insu des autres prisonniers. Soudain, Marion tourna la tête avant de pousser un long soupir.
« Tu sais que j’ai raison » dit le Maître.
« Raison ? Raison sur quoi ? » demanda l’un des Docteurs.
« Glasgow. Souviens-toi de Glasgow ! » ajouta le Maître à l’intention de  Marion.
La jeune femme acquiesça.  Bien sûr, il avait raison. Mais quels risques elle prenait, si jamais le pouvoir du Méchant Loup était réveillé avant son heure !
River fut intriguée par la mystérieuse joute verbale entre la Dame du Lac et le seigneur du temps.
« Que s’est-il passé à Glasgow ? » demanda-t-elle.
« Oh rien, en somme. Rose Tyler s’était endormie à Londres un soir et elle s’est retrouvée à Glasgow. Sans utiliser de moyen de transport » répondit Marion.
Elle observait le dixième Docteur. C’est le seul de « ses » Docteurs qui n’ait pas encore deviné qui elle était. Quelle serait sa réaction ? Il était avec Martha, donc, il l’avait déjà perdue dans cet autre monde. Cette Rose prisonnière du Gardien noir était la sienne. Jeune, innocente, elle n’avait pas encore été contactée par Toshiko à propos du canon dimensionnel. Elle avait perdu non seulement son grand amour, mais aussi la vie qu’elle avait choisie. Cela ne l’empêchait pas d’espérer, de rêver à une réunion miraculeuse avec son Docteur. Dans ses rêves, il réussissait à trouver un chemin entre les mondes. Le Tardis apparaissait dans sa chambre, il en sortait, tout sourire et la prenait dans ses bras. Il la soulevait, la faisait tourner avant de lui murmurer « Je t’aime » et de l’embrasser.
Des rêves ! Oui, des illusions… La réunion en réalité serait gâchée par les daleks et Davros… et ce ne serait pas vraiment lui qui l’embrasserait, qui lui dirait les trois mots qu’elle attendait avec tant d’impatience. 
Mais même à cette époque de solitude, le Méchant loup veillait déjà. Lorsque le Maître avait atterri dans son monde par erreur (ou était-ce une manigance du Gardien Blanc ? Huh, apparemment, le Docteur n’était pas le seul à la prendre pour une « nounou pour seigneurs du temps turbulents »!), il venait juste de mourir de la main de Lucy, sa femme. Il avait cru pouvoir prendre le pouvoir dans cet autre monde, mais il y avait un petit problème. Il était un fantôme ! Et personne ne pouvait le voir, ni l’entendre. À l’exception de la fille du milliardaire et chef de Torchwood, Pete Tyler. Au départ, le seigneur du temps ectoplasmique lui avait rendu la vie impossible. Puis, peu à peu, ils avaient commencé à parler,  à discuter. En somme, tous deux avaient été changés par le Vortex.  
 « Rose! Le temps presse ! »  lui rappela le Maître.
Marion hocha la tête et prit dans sa main l’œil de Rassilon. Tout à coup la prisonnière du Gardien Noir apparut, mais ce n’était qu’un fantôme.
« Rose ? demanda Marion. M’entends-tu ? »
Le fantôme de Rose regarda à gauche et à droite, cherchant d’où venait la voix.
« N’aie crainte. Je suis une amie. Je possède un médaillon qui me permet de communiquer avec toi, mais si je l’utilise pour venir te chercher, le Gardien noir sentira ma présence  et tous nos efforts pour les vaincre auront été inutiles. »
« Je comprends » dit Rose d’une petite voix. La jeune fille était morte de peur. Elle avait beau avoir été confrontée aux daleks, elle se rendait compte que le Gardien noir était l’un des ennemis les plus puissants qu’il lui ait été permis de rencontrer.
«Je vais te demander de te concentrer. Écoute le son de ma voix… »
« J’ai du mal à vous entendre, intervint Rose. C’est étrange, mais j’entends un bruit de tambours, un peu comme ceux de Casper. Le Maître doit être dans les parages. J’ai beau apprécier sa compagnie parfois, je ne lui fais pas vraiment confiance. »
Blessé dans son amour propre, le Maître grommela « Ca fait plaisir ! »
« La confiance est une chose qui se mérite » répliqua Marion en souriant.
« Casper est là ? »
« Oui, répondit Marion et il va nous être utile… pour une fois ! Rose, concentre-toi sur ses tambours. Bam bam bam bam. C’est un son obsessionnel, qui peut rendre fou. Mais c’est aussi la clé du Vortex, du pouvoir du Vortex. Tu dois le libérer. »
Rose avait les yeux fermés, afin d’augmenter sa concentration. Mais aussi, elle devait bien l’admettre, parce qu’elle avait peur. Une présence hostile l’entourait et malheureusement, elle ne provenait pas des tambours. Celle-là, celle du Maître, elle ne la connaissait que trop bien.  Rose, dans un moment de panique, laissa son esprit se rattacher aux tambours, se cachant derrière eux, leur demandant protection contre cet ennemi inconnu et menaçant.
« Rose, tu ne dois pas te laisser guider par les tambours, tu dois t’en servir. Cherche la lumière dorée. »
 La jeune fille tenta de se calmer. Une lumière dorée ? Mais il faisait nuit ! Son esprit avait créé une forêt, elle se trouvait à l’orée de cette dernière. Soudain, elle vit un loup s’approcher d’elle. D’un bond, Rose recula, effrayée par l’animal sauvage. Cependant, celui-ci  ne semblait pas lui vouloir de mal.
« Cherche la lumière dorée, Rose. Cherche le Méchant Loup. »
 Tout doucement, Rose caressa le loup et son pelage devint doré.
« Sens-tu l’énergie du vortex ? Laisse-la venir à toi »
Mais s’en était trop, trop, beaucoup trop puissant ! Rose pouvait une nouvelle fois sentir le Soleil et la Lune et les étoiles. Le temps et l’espace lui obéissaient. Elle brûlait littéralement avec l’énergie du Vortex.
Plusieurs Docteurs se regardèrent, sidérés.  Qui était cette jeune femme ? Comment pouvait-elle ne faire qu’un avec le Vortex ?
Elle allait mourir, même s’ils arrêtaient l’expérience, elle n’avait aucune chance de s’en sortir.
 Le Maître et le septième Docteur étaient par contre très calmes. Ils se seraient bien moqués de l’inquiétude des autres, mais ca n’aurait pas été très charitable.
 « Vous devez arrêtez çà tout de suite, ordonna le neuvième Docteur. Rose sera consumée par le Vortex ! Elle va mourir !  »
 Mais le Docteur à la veste de cuir recula d’un bond lorsqu’il vit la flamme dorée du Vortex au fond des yeux de Marion. La même flamme qui embrasait le corps de Rose.
« Concentre-toi encore sur les tambours. Sur l’endroit précis d’où ils viennent. Les as-tu localisés ? »
« Oui » répondit Rose.
« Bien. Alors, imagine que toute cette énergie que tu as désormais en toi est comme une vague. Tu es cette vague, mieux, tu es l’eau. Là, la vague se forme, elle est à son sommet. Tu dois la laisser aller. Prends une grande respiration. Inspire et… expire »
Au moment-même où Marion prononçait le dernier mot, Rose se matérialisa à deux pas du Maître et s’effondra dans les bras du dixième Docteur. Ce dernier ne disait mot. Il se contentait de regarder le visage pâle de son ancienne compagne, la tenant tout contre lui avant de déposer un tendre baiser sur ses lèvres.
Marion sourit malgré un léger pincement au cœur. Voilà la réunion dont elle avait rêvé.  Elle s’était produite, mais elle ne s’en souviendrait pas.
Soudain, la jeune femme fut prise à parti par le premier Docteur, visiblement toujours en état de choc.
« Qu’est-ce que c’était que çà ? » dit-il d’une voix tremblante, montrant d’un geste nerveux l’endroit où Rose était apparue.
« Ca, mon cher Docteur, répondit la jeune femme, c’était les premiers pas du Grand Méchant loup ! »


Citation:
Attention ! Spoilers pour « Silence in the Library » & « Forest of the Dead »


Marion se reposait, laissant son esprit vagabonder un instant. Ses doigts jouaient nerveusement avec l’alliance qui pendait à la même chaîne que son médaillon et que sa clé du Tardis.
Les derniers évènements changeraient-ils l’avenir ? Le dixième Docteur permettrait-il à Rose de rester à ses côtés avec Martha ? Elle rencontrerait le Maître beaucoup plus tôt… peut-être cette fois ne deviendraient-ils pas amis…
Quant à son autre Docteur… Serait-il créé ? Le dixième Docteur les exilerait-ils tous les deux dans l’autre monde ?
La jeune femme évitait de lire l’avenir et les différentes lignes du temps, les différents futurs possibles. Tous l’effrayaient. Elle aurait aimé que Rose puisse passer plus de temps avec son Docteur extraterrestre… mais si cela mettait en danger la vie presqu’ordinaire et heureuse qu’elle avait passé avec « John Noble » et leurs enfants… est-ce que cela en valait la peine ?
Soudain, Marion sentit une présence derrière elle et se retourna. Le onzième Docteur ! Elle devait bien l’admettre, cette incarnation n’était pas sa préférée.  Soit, elle l’aimait, puisqu’il était le Docteur. Mais en sondant l’esprit de River Song, elle avait vu certaines choses qui ne lui plaisaient guère !
Premièrement, River le considérait comme un dieu, un être parfait et invincible. Marion avait envie de rire devant cette description.  Sarah Jane avait été une assistante, Rose avait été une compagne… apparemment, River Song était plus du style « adoratrice »… Bien que Martha, à ses débuts, avec  ses soupirs amoureux et ses longs regards languissants, aurait pu rivaliser avec l’archéologue pour le titre de « grande prêtresse ».
Deuxièmement, il manipulait River. Lorsque Marion avait appris qu’il lui avait dit les trois mots que Rose avait tant attendus, la jeune femme avait sentit ses cœurs se briser. La jalousie avait toujours été son point faible. Mais elle avait entr’aperçu le futur du professeur Song. Elle avait vu la Bibliothèque, les livres, les ombres, la petite fille, Donna… et le Docteur !(*1) Il respectait le scénario que River lui avait donné. L’aimait-il ? Oui, sans doute, comme tous ses autres compagnons… mais il laissait croire à l’archéologue qu’elle était son grand amour, sa tendre épouse.
Il était un seigneur du temps avant tout, il devait protéger le cours des évènements, les lignes temporelles… c’est vrai, il avait promis à River de ne rien changer, mais tout de même ! Tous ces mots doux, ces gestes tendres et attentionnés n’étaient qu’une comédie. Ils étaient autant de raisons pour River, l’heure venue, de se sacrifier pour lui.
Le comprendrait-elle ? Oui, probablement… mais il serait trop tard. Et de toutes manières, son amour pour lui, à ce moment là, serait trop grand pour ne pas lui pardonner… même si le machiavélisme de ce Docteur donna à Marion des envies de meurtres.
La prochaine fois que Casper lui proposerait de rejoindre son club « Je hais le Docteur et lui souhaite une mort très lente et douloureuse », elle y réfléchirait plus sérieusement.
 « Que s’est-il passé après mon départ ? » lui demanda le onzième Docteur.
« Eh bien, dit Rose, revoyant leurs derniers adieux en Norvège, plusieurs siècles auparavant, nous avons vécu heureux et nous avons eu beaucoup d’enfants »
« Vraiment ? »
« Cinq, répondit Rose en souriant, Miranda, Alex, Donna, Jack et Sarah… pour Sarah Jane »
« Et Jack pour Jack Harkness, bien sûr… Attends, Miranda ? Comme la mère de Susan ? »
« C’est elle. Elle a épousé  un agent du temps, Léo Foreman. Ils ont trouvé un moyen de revenir dans ton monde. Mais c’était trop tard pour moi. Ma vie était faite là-bas. Ou du moins, c’est ce que je croyais. »
« Que s’est-il passé, Rose ? » insista le onzième Docteur.
« Je ne te le cacherai pas. Les premiers temps, ca a été difficile. Le seul fait de le voir, c’était comme si on réouvrait la blessure…. Celle de t’avoir perdu, toi. Ca me faisait atrocement mal, Docteur. C’était la pire des tortures, en fait. Je l’aimais et je voyais bien qu’en le rejetant ainsi, je lui faisais du mal, mais c’était au-delà de mes forces. »
« Je suis désolé » la coupa le Docteur.
« Si tu avais été désolé, tu ne nous aurait pas infligé çà. Il n’avait pas mérité cet exil, quoique tu en dises. Ni lui, ni moi. » rétorqua Rose. Sa voix tremblait sous l’émotion. Elle était furieuse, mais se refusait à crier. Les autres n’avaient pas à entendre cette conversation, ils devaient régler leurs affaires en privé.
  « C’était mieux ainsi. Vous avez vieilli ensemble…. » répondit le Docteur.
« Non, le coupa Rose. Déjà, quand nous nous sommes retrouvés, le Méchant Loup commençait à se manifester. Sous forme d’empathie, de légère télépathie…puis  je pouvais me transporter à des kilomètres de Londres, juste par la pensée.  Le Maître vous a raconté tout à l’heure l’incident de Glasgow. J’étais alors à peine consciente de l’étendue de mes pouvoirs. Et ils sont grands, Docteur. Très grands. Trop grands. Lorsque j’ai eu Miranda, le Méchant Loup s’est réveillé pour de bon. Porter un enfant à l’ADN gallifréen est impossible pour une simple humaine. »
« Oui mais, intervint le Docteur, ton mari était humain. »
« À moitié humain. Lorsque j’ai absorbé le Vortex, c’était pour te sauver, Docteur. Le Tardis a pris mon souhait au mot. Te sauver des daleks, mais aussi te sauver de ta solitude. Alors le Méchant loup a pris possession de chacune de mes cellules… elle m’a changé, afin de pouvoir avoir des enfants capables de devenir des seigneurs du Temps. »
« Elle n’a changé que tes cellules... » remarqua le Docteur. Cette Rose était tellement différente de celle qu’il avait laissée ce jour-là sur cette plage dans l’autre monde. Il l’avait abandonnée à un destin qu’il pensait meilleur. S’était-il à ce point trompé ?
« Après la naissance de Miranda, je suis tombée dans le coma. J’y suis restée pendant 6 mois. J’avais 28 ans à l’époque.  Ensuite, je n’ai plus vieilli. John, c’est le nom que l’autre Docteur avait pris, John Noble, en l’honneur de Donna,  avait l’habitude de dire que notre différence d’âge se voyait enfin. »
« Sans doute » dit le Docteur. Il  aurait aimé pouvoir sourire au mot d’esprit de cet autre lui-même, mais pensant à Rose, vivant au jour le jour ce qu’il redoutait le plus, il n’en eut pas la force.
Suivant le fil de ses pensées, Rose vint près du Docteur et lui prit la main. « Tu sais, en somme, nous trouvions çà assez ironique. Tu avais peur de me voir vieillir et mourir. Et je me suis retrouvée dans cette situation. J’étais terrifiée au départ, mais je savais que je ne serais jamais seule. J’avais ma famille, Tony, et mes enfants. C’est grâce à John si j’ai l’œil de Rasillon, tu sais. Il est allé auprès du Gardien Blanc et lui a demandé un moyen de maîtriser le Loup. Sans mon médaillon, je ne pourrais pas vivre… pas sous cette forme matérielle.  Je ne pourrais être ni humaine, ni même une dame du Temps. De l’énergie pure ! Je ferais sans doute partie du Vortex, le Gardien me l’a bien fait comprendre. C’est là ma place. »
Le Docteur écoutait, mais il ne pouvait s’empêcher de revoir la Rose humaine qu’il avait connue. Si elle ne l’avait jamais rencontré, tout cela ne serait pas arrivé. Elle serait toujours humaine. 
« Oui, le coupa Rose. Mais tu n’aurais jamais rencontré Susan. C’est elle qui t’a poussé à voyager, tu t’en souviens ? »
« Oui, sans doute… J’aurais été très différent si Susan n’était pas venue à ma rencontre.  Si elle ne m’avait pas un peu forcé à réaliser mon vieux rêve de liberté, d’aventures… Mais toi, Rose… La malédiction des seigneurs du temps, tu l’as vécue… je suis désolé »
« Je suis maudite, peut-être, intervint Rose, mais au moins, je suis libre… pas condamnée à vivre dans un ordinateur comme certaines… »
« Pardon ? » demanda le Docteur.
« Oui, je me régénère, j’appartiens au Vortex, mais je peux aller et venir où je veux, quand je veux. Dans n’importe quel univers, dans n‘importe quel monde, à l’époque qui me plaît. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance du Docteur numéro 7 sur Avalon, et que je suis devenue la Dame du Lac. Par contre, River, elle, est coincée dans un ordinateur pour toujours ! Elle se sacrifiera pour toi et tu la pousses vers cette… idiotie ! »
« Idiotie ? hurla le Docteur, furieux, je te ferrais signaler que c’est son choix ! »
« Son choix ? Son choix ! Depuis quand nous laisses-tu le choix, dans ta grande bonté et sagesse, oh tout puissant seigneur du temps ? Est-ce que tu m’as donné le choix, à moi ? Ou à Donna ? »
« Donna risquait de mourir pour de bon, quant à toi… Oh Rose, devons-nous vraiment avoir cette discussion ? »
« Fuis, Docteur, répliqua Rose. C’est une chose dans laquelle tu excelles. Oh mais non suis-je bête, c’est vrai ! D’un seul regard tu fais fuir des armées entières !  Et ton Tardis ne dis rien quand tu claques des doigts pour ouvrir ses portes »
« Je trouve cela bien pratique » répliqua le Docteur
« Ben voyons ! Les clés ne sont plus à la mode ! C’est un outrage, Docteur, un manque total de respect envers ta plus vielle amie ! Elle a  toujours été là, à tes côtés. Elle t’a protégé, t’a tenu compagnie lorsque tu n’avais plus de compagnons. Elle est tout ce qui te reste de l’Ancienne Gallifrey et te permet de voyager à travers le temps et l’espace ! Comment peux-tu la traiter comme si elle était Adam Mitchell(*2) ! »
Le Docteur resta sans voix un instant. Elle avait raison. Peut-être. Mais il était ainsi à présent. Elle n’était pas la seule à avoir changé.
« Ce Docteur-là, dont les compagnons le vénèrent comme un Dieu, qui ne respecte pas son Tardis… ca n’est pas l’homme dont je suis tombée amoureuse… ce Docteur-là est en train de devenir le Valeyard, sans même avoir besoin du Gardien Noir… »
Tout à coup, une idée jaillit dans l’esprit du Docteur. Le Valeyard et lui ne faisait qu’un… Seul le titre, en somme les différenciait. Son titre et ses priorités, quoique Rose ait vu juste, sa présente incarnation adorait jouer les divinités… tout comme le Valeyard.
Pour vaincre le Valeyard, il lui fallait retrouver le jeune homme qu’il était avant de prendre le titre du Docteur.  Il avait un nom, à l’époque… un nom que lui avait donné ses parents… un nom auquel le Valeyard devait lui aussi répondre !
Le pouvoir des noms ! (*3)
Voilà pourquoi River, dans le futur le connaissait (*4). C’était elle qui vaincrait le Valeyard !
Le Docteur se tourna vers Rose. N’aurait-ce pas été son rôle, plutôt que celui de River ? Après tout, elle était restée aux côtés du seigneur du temps afin de découvrir son complice, elle avait pris beaucoup de risques dans cette affaire…
Ne devait-elle pas avoir seule la gloire de cette victoire ?
Rose, lisant les pensées du Docteur, sourit et inclina la tête négativement.
« Il n’y a pas de premier ou de second rôle dans une telle bataille, Docteur. Seul le résultat compte. Même le Gardien noir ne pourra rien contre le pouvoir de ton nom. River t’attends… » 
Puis, d’un ton moquer, elle ajouta « Tu as un script à respecter »
« Ha ha ha ! » dit le Docteur sans humour. La nouvelle Rose était sarcastique. Cela aurait dû lui taper sur les nerfs, mais au contraire, il devait l’admettre, il adorait çà…


À suivre…


*1 : « Forest of the Dead ». Le Docteur et Donna Noble rencontrèrent River Song dans la Bibliothèque, une planète renfermant tous les livres du monde. River connaissait déjà le Docteur alors qu’il ne l’avait jamais vue.
*2 : Adam Mitchell était un petit génie travaillant pour Van Statten (« Dalek », saison 1). Rose avait réussi à le faire admettre à bord du Tardis, mais il trahit la confiance de son amie et du Docteur. Il s’était faire mettre une puce afin d’avoir accès aux connaissances du futur. Sa tête s’ouvrait pour laisser passer le flux d’informations à chaque fois que l’on claquait des doigts. En guise de châtiment, le Docteur le laissa ainsi.
*3 : Les Carrionites s’en servaient contre leurs victimes. (« The Shakespeare Code », saison 3)
*4 : Dans « Forest of the Dead », afin d’obtenir sa confiance, River Song murmure son nom à l’oreille du Docteur. Les journaux anglais ont beaucoup écrit sur cette affaire, concluant un peu vite que, puisqu’elle connaissait son vrai nom, elle devait être sa future femme. Hum… Je reste dubitative.





Citation:
River sentait son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Le Docteur lui donnait toujours des missions extrêmement importantes, preuve de sa grande confiance en elle… et de son amour.
Elle avait honte, maintenant, d’en avoir douté.  C’est vrai, cette Marion avait l’air très proche du Docteur et elle en avait été jalouse. Mais qui était-elle pour juger le Docteur ? N’avait-elle pas eu des relations avec d’autres personnes avant le Docteur ?
Vu la moralité légère de son époque, River avait eu beaucoup d’amants, et elle devait admettre que certains avait compté beaucoup plus que d’autres. Elle avait aimé certains hommes (et certaines femmes) avant le Docteur. Tout comme lui avait aimé Rose avant elle. Lorsqu’elle mourrait, il tomberait sans doute amoureux à nouveau. Elle ne devait pas se faire d’illusion sur ce point, c’était le prix à payer pour aimer un être qui pouvait échapper à la mort.
Et cela en valait la peine.
 River était seule, jouant les appâts dans les couloirs sombres et déserts du Tardis. Elle marchait d’un pas assuré, ne craignant ni la mort, ni la torture que pourrait lui affliger le Valeyard. Seule sa mission comptait.
Sa mission et son Docteur.
 Tout à coup, River se retourna d’un bond. Elle avait sentit son regard peser sur elle. Il était là.
Sa grande robe noire effleurait le sol alors que ses yeux la toisaient d’un air méprisant.
« Eh bien, Miss Song, il me semblait que vous étiez plus intelligente. Vous faire prendre ainsi ! »
L’archéologue pris une expression innocente et haussa les épaules. « Nous nous sommes échappés mais je me suis perdue… Votre Tardis m’a tendu un piège, j’en ai bien peur ! »
Le Valeyard s’approcha de sa prisonnière et en instant, il posa ses deux mains contre sa tête.
River voulut bouger, mais c’était impossible ; la jeune femme était paralysée.
« Est-ce le Tardis qui vous a tendu un piège, où est-ce votre Docteur qui m’en tend un… Là est la question ! Laissez-moi lire dans votre esprit, petite idiote… Il était prêt à tout pour sauver sa chère Rose, même à souffrir, mais vous, il vous laissera mourir, pauvre sotte ! »
Des larmes de douleur et de frustration ruisselaient le long de ses joues, alors que le Valeyard visitait chacune de ses pensées les plus intimes, chacun de ses souvenirs les plus précieux.
Soudain, le seigneur du temps recula. Il avait vu quelque chose qui ne lui avait pas plus apparemment. Était-ce ce que le Docteur lui avait dit, ou la trahison de Marion qui le mettait dans un état pareil. Peu importe ! River savourait cette petite victoire et ce moment de liberté.
Malheureusement, la joie de la jeune femme fut de courte durée. Le Gardien noir apparut et d’un geste,  elle fut projetée contre l’une des parois du Tardis.
« Mon nom… mon véritable nom ! » hurla le Valeyard.
Le Gardien noir hocha la tête, pensif. « Si vous n’étiez pas sous mon pouvoir, vous auriez déjà cessé d’exister… »
« Parlons- en de votre si grand pouvoir, intervint le seigneur du temps, vous m’aviez promis Rose. Je l’attends toujours ! »
Le Gardien regarda nerveusement ses mains. Il n’avait pas de compte à rendre, certainement pas au Valeyard, mais cet échec l’agaçait énormément.
« Nous étions alliés, lorsque vous avez accepté ce marché, vous êtes devenu à ma merci, l’un de mes vassaux. Si vous aviez refusé, à l’heure qu’il est, vous seriez mort ! Cessez donc de vous plaindre ! D’ailleurs, vous vouliez Rose ? Eh bien, la voici ! »
Le Gardien noir leva sa main et les prisonniers apparurent. Tous se regardèrent, surpris par cette téléportation  inattendue. Ace sortit son couteau et se mit devant les autres, prête à l’action. Susan avait trouvé refuge derrière son grand père, alors que Marion baissait les yeux, vaincue. Elle serrait contre son cœur son médaillon, son alliance et sa clé, dans l’espoir qu’ils lui donnent un peu de courage. Le Valeyard la regardait, effaré.
Il fit quelques pas dans sa direction, titubant, tant le choc dû à sa trahison était grand.
« Toi, dit-il enfin, toi ! Parmi toutes celles qui me servent, tu étais ma préférée… et tu as osé me trahir. »
Le seigneur du Temps dégaina une longue épée et vint placer la lame contre la gorge de la jeune femme.
« Je devrais te tuer sur le champ ! » Sa voix trahissait son émotion et il s’en voulait. Pourquoi la trahison de cette fille le touchait-elle autant ? Elle n’avait aucune importance, n’est-ce pas ?
« Et vous auriez raison, mon seigneur, répondit Marion d’une voix calme et posée. Mais laissez-moi au moins vous dire mon véritable nom. »
« Si cela t’amuse. »
« Je suis le Méchant Loup. »
Un instant, le Valeyard baissa sa garde, laissant tomber son épée et regardant Marion comme s’il la voyait pour la première fois.
« Je ne te crois pas. »
« C’est pourtant la vérité. Vous savez, je peux le sentir maintenant »
« Quoi donc ? » demandant le seigneur du temps.
« Le mouvement de la Terre. Nous tombons à travers le temps et l’espace. Vous et moi. » (*1)
    
De longs cheveux blonds, un sourire ravageur, des yeux bruns malicieux, où se reflétait la flamme dorée du Vortex.
« Rose ? » murmura le Valeyard. Il y croyait à peine. Et pourtant, elle était bel et bien devant lui. Elle n’était pas morte. Elle s’était régénérée !   Elle avait toujours aimé faire l’impossible : créer des paradoxes, envoyer Satan dans un trou noir, traverser des dimensions pour le rejoindre… et la voilà dame du temps !
Ha ! Rose « Impossible n’est pas français » Tyler… mais son deuxième prénom n’était-il pas « Marion » ? Bien sûr : la réponse avait été devant son nom depuis le début et il ne s’en était pas douté.
« Ca suffit ! ordonna le Gardien noir. Tuez-là maintenant ! »
Pendant un instant, le Valeyard hésita. S’il refusait d’obéir au Gardien, il cesserait d’exister. Le douzième Docteur ne naîtrait jamais. Le Gardien noir y veillerait sans doute. Une partie assez lâche en lui-même se refusait à mourir, mais s’il tuait  Rose….
La jeune femme ramassa son épée et la déposa la lame contre sa gorge.
« Fais ton choix, mais sois sûr de ne pas le regretter par la suite ! »
En un clin d’œil, le Valeyard se retourna et se précipita vers son ancien alliée et maître.   Il enfonça son épée en plein cœur avant de reculer. Le visage du Gardien  exprima une grande douleur et ses yeux semblaient crier vengeance. Son corps devint une fumée noire qui s’attaqua au Tardis, faisant s’écrouler le vaisseau gallifréen.
« C’est le châtiment du gardien, annonça le quatrième Docteur »
« Oui, ajouta le huitième Docteur. Tu l’as trahi, donc nous devons tous mourir. Suis-je le seul à ne pas aimer cette logique ? »
« Vite, dit le dixième Docteur, d’un ton pressé, allons nous réfugier dans l’autre Tardis ! » 
 

Les prisonniers et le Valeyard coururent plus vite que le vent, tentant d’échapper à une mort certaine, alors que les murs du Tardis s’affaissaient et que la cloche du cloître (*2) résonnait dans la salle des commandes.
 

Alors que Docteurs et compagnons fêtaient leur victoire et leur sauvetage in extremis dans le Tardis trouvé au cours de cette aventure par le groupe du dixième Docteur, Marion vit le Valeyard s’asseoir, comme pris d’un mal aise.
« Ca ne va pas ? » demanda Martha, inquiète.
« Le prix à payer pour avoir trahi un gardien. Je vais cesser d’exister. Et vous avec moi, messieurs, dit-il aux Docteurs. Votre aventure s’arrête au numéro 12. Je suis désolé. »
Le premier Docteur inclina la tête négativement et vint serrer la main du Valeyard. « Nous ne vous en voulons pas, mon cher. Il n’y a rien à pardonner. »
Tout à coup, une idée vint à Marion. Cette dernière décrocha l’œil de Rassilon de sa chaîne et elle le donna au Valeyard.
« Je crois que ca pourrait t’être utile »
« Comment ? » demanda le seigneur du temps surpris.
« Je ne sais pas, répondit la jeune femme. Ferme les yeux et laisse-toi envahir par son pouvoir. »  
Le Valeyard obéit à son amie et tout à coup, son corps fut entouré par une aura dorée, comparable à celle du Méchant Loup.
« Oh mon dieu, s’écria Turlough. Il commence à disparaître ! »
En effet, le Valeyard n’était plus qu’une image, de plus en plus floue. Marion était au bord des larmes et murmura dans un souffle « Je suis désolée ».
« Non, non, répondit le Valeyard en souriant. Le Valeyard cesse d’exister, c’est vrai, mais le douzième Docteur, lui, renaîtra quand son heure arrivera. »
« Pas trop tôt, j’espère » répliqua le Docteur numéro onze.
Avant de disparaître, il eut le temps de dire « À bientôt mes amis » et Marion regretta qu’une fois de plus, elle ait perdu un Docteur sans pouvoir lui donner un dernier baiser.
 

Le dixième Docteur grommelait aux commandes du Tardis. Il devait jouer aux chauffeurs de taxi, reconduisant tous le monde à bon port et leur faisant promettre de tout oublier (leurs Docteurs y veilleraient), alors qu’il aurait aimé profiter de ces quelques derniers instants avec Rose… Selon Marion, il s’écoulerait beaucoup d’années avant qu’ils ne soient réunis.
Malheureusement, le neuvième Docteur avait monopolisé la jeune femme. Même s’il oublierait tout de cette aventure, il en garderait tout de même une seule impression : il lui fallait retourner au 21ème siècle, à Londres, dans cette maudite ruelle et convaincre Rose de venir avec lui. Marion lui avait dit quelque chose à propos des voyages dans le temps… Peut-être était-ce là le bon argument…  (* 3 )
 

Doucement, le onzième Docteur s’approcha de Marion. Il prit la main de la jeune femme et lui dit « Viens avec moi »
Marion leva de grands yeux tristes vers l’homme qu’elle aimait. Elle pouvait sentir ses cœurs se briser dans sa poitrine.
Oh, si seulement…
« Crois-moi, Docteur. J’aimerais venir avec toi. Je sais que ce que je vais te dire va faire encore augmenter ton égo mais, quand tu n’es pas là, je me sens… incomplète, vide… triste. Oh ne crois pas que je ne puisse pas vivre sans toi, loin de là ! Je ne suis Pénélope attendant le retour d’Ulysse, cependant, je ne peux être totalement heureuse quand tu n’es pas à mes côtés. »
« Je ressens la même chose, Rose. Et cela vaut aussi pour ma dixième incarnation. Si tu ne me crois pas, demande à Martha. Je ne t’ai pas laissée dans l’autre monde avec John de gaîté de cœur », répondit le Docteur.
Rose hocha la tête tristement. « Je sais. Je ne t’en ai pas voulu… Ok, peut-être un peu. Mais jamais assez pour te haïr, pour cesser de t’aimer, et après la mort de John, j’ai tant espérer te retrouver. Cependant, j’ai encore quelque chose à accomplir. »
«  La jeune Rose doit retourner dans son monde, n’est-ce pas ? » demanda le Docteur. Il savait que cela briserait le cœur du dixième Docteur. Mais touts ces évènements devait être complètement oubliés, aucun paradoxe ne devait être créé.
« Exact. Je suis la seule à pouvoir traverser les dimensions. J’effacerai sa mémoire… et les évènements reprendront leur cours normal, ils se dérouleront tels que nous les avons vécus. » expliqua Rose d’une voix qu’elle voulait claire et indifférente. Une véritable Dame du temps et non une humaine laissant ses sentiments la dominer. 
«  Toi aussi, ajouta la jeune femme,  tu as à des affaires à régler » Elle jeta un coup d’œil inquiet vers River. Combien de temps restait-il à l’archéologue ?  Marion s’était moquée d’elle et de son adoration du Docteur. Désormais, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur en pensant à la compagne du Docteur. Elle se rappelait avoir été à la place du River, imaginant que leurs voyages dureraient toujours.  Tout comme Sarah Jane avait dû le penser avant elles.
Mais tout a une fin… n’est-ce pas ?
À contrecœur, le Docteur acquiesça. Il n’aimait pas laisser Rose derrière lui, quelque soit son incarnation. À chaque fois, c’était plus douloureux. Mais elle avait raison, l’heure de leur réunion finale n’avait pas encore sonné.
Bientôt…
Un soir, quelques années après la « mort » de River, il la retrouvera sur une planète extraterrestre. Elle sera assise sous un arbre, se reposant et profitant nonchalamment des derniers rayons  du soleil. Elle l’apercevra et lui sourira. Il s’approchera d’elle et lui tendra la main. Il la prendra dans ses bras, posera ses lèvres doucement sur les siennes avant de murmurer à son oreille « Je t’ai manqué ? »
 

Fin.  
*1 : C’est ce que le neuvième Docteur dit à Rose (Rose, saison 1) lorsque cette dernière lui demande qui il est.
*2 : Cloister Bell en anglais. Elle retentit dans le Tardis en cas de danger extrême… ou quand c’est la fin de l’univers. (Turn Left, saison 4)
*3 : Lorsque le neuvième Docteur revint pour demander à Rose une seconde fois de venir avec lui, il luit dit que le Tardis pouvait voyager dans le temps. La jeune femme accepta. 





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Dernière édition par Sunny le Jeu 11 Sep 2008 - 15:46; édité 7 fois
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MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2008 - 13:46    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2008 - 13:55    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Ouah, super début !! ça promet !!


Seul problème, il va falloir que j'aille potasser mes notes sur les anciens personnages des saisons "classiques", car j'ai un trou concernant
Valeyard.


Mais il va vite être réparé et comblé...

vite la suite...

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MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2008 - 14:37    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Lol! Merci! La suite arrive. Demain peut être... si j'ai le temps!
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 12:37    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

[mode_blue-Ten-ON] HA![/mode-off]


Euh, bon je passe sur le fait que je n'arrive pas à croire à la romance River-DOctor -faut que j'écrive mon comm sur le double zod de la S4 à ce sujet *humm* -, ben , belle introduction, maintenant tu es obligée de nous poster la suite sous peine de
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 14:37    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Ok, ok, je me rends!!!
Et ne t'inquiète pas trop pour River et sa ahum, "romance"... disons plutôt que c'est une Martha avec un Docteur moins "franc" que Ten (disons plutôt qu'au lieu d'éviter le sujet, il dit "oui, oui, comme tu veux, bien sûr") ... et bien plus manipulateur...
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 14:53    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Ouatcha !!!!     Ils sont tous venus, ils sont "presque" tous là !!!!!! ...etc...etc...

Quel suspense!!! j'ai hâte de lire la suite !!!

N'ayant pas encore eut le courage de regarder les épisodes des 1er à 7e doc (j'ai vu le film du 8e), je suis une peu perdue avec les "compagnons" respectifs, mais ça le fait quand même!!
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 15:02    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Sad et Nine ...

Bon, tous ces Doctors m'ont donné le tournevis je dois dire, mais la fin est excellente , beau (et logique cliffhanger !

La suite Mr. Green
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 15:05    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Suite la semaine prochaine. Et ne t'inquiète pas, il y aura d'autres Docteurs. Dont Nine & Ten (et Martha aussi, malheureusement... c'est comme River, on ne peut pas faire sans, gah!)
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 15:39    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Si on peut faire martha, c'est toi le "Master" ...

Qui la première (ou le premier) fera une fic avec la mort de Martha

ATOMISEZ MARTHA

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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 16:36    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Peut-être qu'un jour, ton rêve sera réalisé, qui sait???? 
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 17:01    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Lol. Malheureusement non, elle ne meurt pas. Mais je pourrais écrire demain une mini fic sur sa mort, rien que pour toi, en attendant la suite de "Rise..."
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû 2008 - 17:37    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Laughing si ça te viens, n'hésite pas, je serais ta première lectrice mais si ça te vient pas, c'est pas grave non plus
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MessagePosté le: Dim 24 Aoû 2008 - 18:06    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Génial !!! Super fic ! Je veux la suite Mr. Green  
*Pars sur wiki pour savoir qui est le méchant*
Oh et STP ! Je veux Nine !!!!!!!


Sunjin a écrit:
 Qui la première (ou le premier) fera une fic avec la mort de Martha


ATOMISEZ MARTHA   


eh eh  Smile Dès que j'ai finis les head's je me lance dans une fanfic Mr. Green (J'y réfléchis déjà) Je me demandais qui je pourrais tuer... ^(P'têtre Martha Qui sait Mr. Green )
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MessagePosté le: Lun 25 Aoû 2008 - 16:04    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

Pas encore de Nine... mais un invité surprise!!!

Chapitre III : Moment de doute posté
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MessagePosté le: Lun 25 Aoû 2008 - 18:21    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness Répondre en citant

La suite, la suite, la suite...

Arrgghh, je n'en peux plus d'attendre...

et qui est cette mystérieuse blonde du Maitre qui connait aussi bien le Docteur?  Je veux savoir !!!!!!!!!

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Dernière édition par duam78 le Jeu 4 Sep 2008 - 11:15; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:44    Sujet du message: [Terminée] Rise of the darkness

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