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[Terminée] Cry me a river
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yeles
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MessagePosté le: Ven 28 Nov 2008 - 19:41    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Auteur :Yeles

Disclaimer : Doctor Who appartient à la BBC et à Russell T.Davies.

Spoilers : Saison 4, "the fire of Pompeii" « silence in the library » « forrest of the dead »

note de l'auteur : oui je sais, beaucoup ne l'aiment pas... ça n'est pas mon cas. J'ai pris le parti de réhabiliter River Song en imaginant ce qui avait bien pu la pousser à rencontrer le Docteur et comment leur histoire s'était construite. Dans cette première partie, certains dialogues sont tirés de "The fire of Pompeii". Pour le reste, ben vous verrez bien. (tu avais raison Duam, quand on met le doigt dedans...)



Rome, octobre 79. C’est l’agitation dans la maison de Lucius Caecillius.

L – Metella, mon amour, as-tu vu ce fermoir ? Celui avec le scarabée… Les égyptiens aiment les scarabées.
M – Le voilà, je l’astiquais Maintenant calme-toi
L – Si j’obtiens ce contrat, pour les entrepôts de marbre d’Alexandrie nous serons riches tu vois…

La fille de Lucius, Evelina s’apprêtait à quitter la villa. Elle était vêtue d’une courte robe drapée, d’une belle couleur bronze.

L - Attends Evelina. Tu ne vas pas sortir habillée comme ça !
E – Ne commence pas papa, c’est ce que portent toutes les filles à Rome. A plus tard.

Elle l’embrassa tendrement pour apaiser la colère paternelle.

L – tu vois encore ce garçon ?

Evelina ne répondit pas, elle était déjà loin. Quintus, leur fils, arriva sur ces entrefaites, les bras chargés de rouleaux.

M – Oh, regarde Quintus. Mon fils, le docteur.

Metella regardait son fils avec un mélange de fierté et d’admiration. Quintus était un peu gêné.

Q – Maman, je te l’ai déjà dit, je ne suis pas docteur, pas encore. Je suis juste étudiant en sciences physiques.
M – Et bien, c’est un docteur pour moi. Remercie les dieux du foyer avant d’y aller. Tu es un bon garçon.

Metella se tourna vers Claudius pour arranger sa toge. Quintus s’agenouilla devant une grande plaque de marbre devant laquelle étaient disposés des bougies et une coupe d’eau. Il fit ses remerciements d’usage. Sur cette plaque, on pouvait voir ceux qui avaient sauvé la famille Caecillius des feux de Pompéi. Le Docteur et Donna, devenus dieux lares dans la Rome antique. Dieux dans le secret de la famille Caecillius. Dans le secret ?

- - - - - - - - - - - -

Rome, bien des siècles plus tard… Le soleil chauffait la ville latine de ses plus beaux rayons. Mortimer Harvest longeait le Tibre d’un pas rapide. C’était un petit homme assez trapu, plus habitué aux bibliothèques et aux salles de conférences qu'aux sites de fouilles. Des gouttes de sueurs perlaient sur ses tempes grisonnantes. Le climat romain n’était pas sa tasse de thé. Il était attendu sur le chantier du quartier du Colisée. L’activité sismique avait été telle ces derniers temps que de nouveaux sites avaient été mis à jour. Il savait qu’ils étaient sur le point de faire une découverte d’importance. Le consortium terrien d’histoire antique était tellement convaincu d’avoir fait le tour du passé de la planète que Mortimer était impatient de prouver le contraire.

A – Professore ! Comme jé souis heureux de vous voir. Ma, après-vous, la villa est dans cette diressioné.
M – Bonjour Angelo, deux secondes que je reprenne mon souffle. Ce n’est plus de mon âge.

Angelo Fornatiori était le contact italien sur le site de fouilles. Nettement plus jeune que Mortimer, c'était son premier chantier important. Il attrapa sa sacoche en cuir, réajusta les sangles de ses sandales. Il se dirigea vers les ruines fraîchement mises à jour. Mortimer lui emboita le pas.

A – Voilà, c’est ici.

Mortimer remonta ses lunettes, sorti son pinceau d’hermine et épousseta une petite plaque de marbre.
« Familia Caecillius »
Il sortit alors son petit ordinateur et inscrivit le nom qui figurait sur la plaque.

M – Caecillius, voyons si nous avons des informations. Ah, voilà, Lucius Caecillius faisait le commerce du marbre à Rome. Apparemment, ils étaient assez riches. Mais tiens, c’est étonnant ça… Aucune trace d'eux avant l’an 79. Pas d’archives… En revanche, je n’ai pas accès aux données du reste de l'empire romain. Il va falloir que je l’appelle… Elle seule pourra me donner plus d’éléments.

Mortimer fouilla dans sa poche et sortit son communicateur.

M – Professeur ? Oui, Mortimer Harvest à l’appareil. Je me trouve à Rome actuellement, oui le temps est magnifique, sans doute mieux que chez vous, à Londres, mais ce n’est pas la question. Voilà, j’y viens. Je suis sur un tout nouveau site de fouilles, le dernier tremblement de terre à mis à jour une villa cossue de la Rome antique. Vous vous rendez compte ! ? Oui, je me recentre. Cette villa appartenait à une riche famille romaine. J’ai bien des données sur cette famille mais rien avant 79. J’ai besoin de vos lumières.
Il s’agit de la famille Caecillius. Lucius Caecillius si j’en crois mes données.

Il attendit quelques instants.

M – Comment ? C’est plutôt étrange. Pompéi vous dites ? Mais ils auraient quitté la ville juste à temps alors… Effectivement, ça m’intrigue tout autant que vous. Vous venez ? Deux heures ? D’accord, je vous transmets les coordonnées du site. Merci professeur.

Il entra les coordonnées du site dans son communicateur et le referma. Angelo regardait Mortimer, interdit. Mortimer s’avança au milieu des ruines, se penchant sur la moindre pierre, soulevant avec précaution, ici un reste de mosaïque, là un morceau de vaisselle. Angelo le suivait en notant toutes les informations dans son ordinateurs. Il n’était pas arrivé au fond de ce qui a une époque devait être l’atrium lorsque soudain une lumière bleue le fit sursauter.

M – Ah vous voilà. Très heureux de vous voir ici. Je vous présente Angelo Fornatiori. Angelo, voici…
R – Je vais le faire moi-même. Enchantée Angelo, professeur River Song, archéologue.


- - - - - - - - - - - -

River Song avait grandit à Londres. Son père, Arthur, était un grand passionné d’histoire. Il passait ses journées le nez dans ses livres, au grand dam d’Eleanor, son épouse.

Cette petite frimousse bordée de belles boucles rousses s’illuminait dès que son père attrapait un livre pour lui compter une histoire au coin du feu. Elle restait là, pendant des heures, une tasse de chocolat dans les mains, captivée par ce qu’il lui racontait.

Très intelligente, elle avait fait de brillantes études à l’université d’Oxford. Les siècles n’avaient pas ébranlé cette noble institution. Son doctorat en poche, elle avait tout de suite cherché l’action. Elle n’aimait pas rester dans l’attente. Le monde était vaste mais son intérêt s’était porté sur l’Italie. Peut-être parce que son père l’avait abreuvée des écrits de Pline l’ancien ainsi que ceux de son fils, Pline le jeune (quelle imagination).

Un intérêt tout particulier pour Pompéi et son histoire en avait rejaillit

Elle avait parcouru la région du Vésuve (ou plutôt ce qu’il en restait) de long en large. La dernière éruption, au début du 51 siècle, avait définitivement rasé le volcan, laissant une plaie béante à la place.

Lorsqu’elle s’était rendue sur le site, elle avait trouvé des choses surprenantes. Elle se souviendra toujours de ce reste de plastique soudé à la roche volcanique. Il avait dû être orange à une époque mais les affres du temps avaient fait leur œuvre. Elle avait supposé au départ un étrange concours de circonstances mais le carbone 14 ne mentait jamais, ce morceau de plastique était là depuis 79 après JC ! Cette découverte improbable avait stimulé sa curiosité et son désir de savoir. Le plastique n’avait pas fait son apparition avant le XXe siècle. Comment celui-ci avait-il pu se trouver dans les entrailles du Vésuve, en 79 ?!?

Lorsque Mortimer Harvest la contacta, elle était en train de trépigner dans le centre d’analyse archéologique de New-New-New-New-New-New… York. Ils étaient en train d’étudier le morceau de plastique. Mais River n’aimait pas attendre. Aussi, lorsque son confrère lui proposa de venir pour trouver des réponses au sujet d’une famille qui avait vécu à Pompéi à cette époque même, elle sauta sur l’occasion.

- - - - - - - - - - - -

R - Enchantée Angelo, professeur River Song, archéologue.
A – Enchanté signorina Song. Yé bocou entendou parler dé vous. C’est une honneur.

River, radieuse, serra énergiquement la main d’Angelo, qui parut surpris par la poigne de la jeune femme.

M –Si vous voulez bien me suivre professeur.
R – Appelez-moi River s’il vous plaît. Je n’aime pas la hiérarchie et les titres. Nous sommes tous égaux face à l’immensité de l’histoire du monde.
M – Si vous le dites… Par ici…

River avança au milieu des ruines. Vu le terrain, elle se dit qu’elle avait bien fait de mettre ses Converse, les semelles étaient peut-être un peu justes, mais vu la saison, c’était l’idéal. Et le kaki, ça ne craint rien.

Mortimer était en train de lui montrer les restes de fresques sur les murs, tout en expliquant ce qu’il savait de la famille Caecillius. River l’écoutait d’une oreille de plus en plus distraite. Non pas que cela ne l’intéressait pas, mais son regard avait été attiré par un détail sur le mur du fond. Elle se rendit dans sa direction, alors que Mortimer partait à l’opposé. Tellement absorbé dans ses explications (ah, ces conférenciers) qu’il ne se rendit compte de rien.

Elle fouilla dans sa sacoche banane en cuir sombre et en sortit un pinceau. Elle commença à le passer avec précaution sur la surface de ce qui semblait être une grande plaque de marbre. Les bords étaient légèrement effrités, mais le marbre de grande qualité avait résisté aux siècles qui s’étaient écoulés.

R (à elle-même) – Ce négociant en marbre savait choisir ses matières, c’est évident.

Elle continua minutieusement cette manœuvre qu’elle aimait tant faire. L’excitation qui précède la découverte commençait à monter en elle.
Ce qu’elle découvrit allait à jamais changer son existence, mais sur le coup, elle pensa totalement autre chose.

R – Non mais c’est un gag ? ! ?

Mortimer sursauta. Surpris déjà par la distance d’où provenait la voix de River Song mais aussi par ce que cette voix avait prononcé.
Il se précipita vers elle, manquant trébucher à trois reprises en chemin et arriva essoufflé aux côtés du professeur. Il s’essuya le front, réajusta ses lunettes et regarda la découverte de sa collègue.
Sur la plaque, on pouvait distinguer un homme et une femme, debouts, de chaque côté de ce qui semblait être une cabine. La femme était vêtue d’une robe typiquement pompéienne alors que l’homme… L’homme lui portait… UN COSTUME DE VILLE ?!?

R – C’est une farce que vous me jouez là ? Je suis une scientifique pas une collégienne. Je ne me déplace pas pour des farces d’étudiant attardé.
M – Je peux vous garantir que je n’y suis pour rien, je ne suis même pas encore allé jusque dans cette partie de la maison. C’est… Je ne comprends pas… Angelo !

Angelo avait déjà rejoint les deux scientifiques et le cri de Mortimer lui avait percé le tympan gauche.

M – Oh pardon, je ne vous avais pas vu. Vous avez une explication à cette mascarade ?
A – Ma yé né sé pas, yé n’y souis pour rien.

Mortimer et Angelo étaient en train d’entamer une gesticulation digne des plus grands films de la cinecitta. Il ne manquait que la mandoline pour accompagner la scène.
La curiosité plus forte que la colère, River avait sorti son Stylo-carbone, outil précieux de l’archéologue, qui permettait une première estimation avant analyse plus poussée en laboratoire. Elle l’avait elle-même conçu.
Elle appuya sur un petit bouton doré, une tige fine sortit pour s’enfoncer dans le marbre comme dans du beurre. En même temps, il n’y a pas grand-chose qui résiste au titane. Elle attendit quelques instants.
Lorsque le tintement qui indiquait la fin de l’analyse se fit entendre et qu’elle regarda le petit écran du stylo, elle sentit le sol se dérober sous ses pieds.

R – Impossible !

Cela eu pour effet de stopper net les vociférations de Mortimer et d’Angelo qui se tournèrent vers River de concert.

R – Tout simplement impossible !

D – Non, je dirais juste improbable.


pour ce troisième chapitre, j'ai intégré un petit bout de monologue de Blink... je me suis même risquée dans une traduction plus ou moins foireuse. Merci aussi à Sam Beckett pour les quelques précisions...

- - - - - - - - - - - -

Le docteur allait et venait devant autour de la console du T.A.R. D. I. S., cela faisait plusieurs mois qu’il avait laissé Donna à son oubli. Il était seul, perdu dans ses pensées. Bien sûr il se rendrait au mariage de Martha, il y reverrait probablement beaucoup de monde. Mais pas la seule personne qu’il aurait souhaité y voir.
Rose était retournée dans ce monde qui était maintenant le sien, avec son docteur bien à elle. Ce double qui vivrait la vie que lui n’aura jamais. Ses cœurs se serrèrent à cette pensée. Comme il s’enviait à cet instant !

Le T.A.R.D.I. S émit une étrange lueur, puis une secousse ébranla le vaisseau. Le Docteur se précipita sur son écran, l’air grave. Puis il se baissa, saisit un marteau, le petit avec la tête en caoutchouc, et tapa la console en divers endroits.

D – Mais où veux-tu en venir ? Pas si vite mon grand ! Et où veux-tu m’emmener comme ça ?
Oh ! Mais oui ! Ça fait bien longtemps que je ne suis pas allé là. Brillant ! Mais pourquoi donc ?

Il se pencha à nouveau vers l’écran, la jambe gauche posée sur la console, la main droite se tenant au frein à main.

D – 51e siècle alors. Tu veux toujours me ramener là, c’est une manie non ? Mais j’adore !

Un immense sourire barrait le visage du Docteur, un peu d’aventure, c’était exactement ce qu’il lui fallait pour oublier… oublier.

Le T.A.R.D.I.S. s’immobilisa enfin. Le Docteur posa son marteau, attrapa son manteau et descendit vers la porte. Un étrange picotement se fit sentir dans sa poitrine, ça l’intrigua l’espace d’une seconde puis la curiosité étant plus forte, il ouvrit la porte.

D – Rome ! Ça faisait longtemps ! Voyons voir… (Il sortit son tournevis sonique) 51e siècle, on doit être après le fameux tremblement de terre qui a bouleversé la topographie de la ville faisant ressurgir de vieux souvenirs enfouis. La ville doit être pleine d’archéologues (Dieu que je n’aime pas les archéologues, s’ils savaient).

Le tournevis indiqua l’est de la ville, à la grande surprise de Docteur. Comme si tous ses instruments le poussaient à se rendre quelque part.

D – par là ? Bon, alors ce sera par là.

Il referma la porte et partit dans la direction indiquée à grandes enjambées. Les odeurs émanant des trattorias, la douceur du soleil, tout était là pour lui mettre du baume aux cœurs.
Soudain, il fronça un sourcil, intrigué par le spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Des hommes se précipitaient en direction d’une villa antique en ruine d’où sortaient des cris d’hommes. Visiblement, une dispute faisait rage. Ce n’était pas très courant sur un site de fouilles archéologiques.
« Des archéologues qui se battent comme des chiffonniers, il faut que je vois ça ».
Avec un petit sourire en coin, il pénétra dans la villa.

Il vit deux hommes s’agiter dans tous les sens. Un petit homme d’un certain âge, face à un plus jeune homme, de type latin. Ils étaient en train de s’invectiver dans leurs langues respectives. Ça aurait pu amuser le docteur si son regard n’avait pas été attiré par la silhouette qui se trouvait au fond de la salle. Une rousse, encore une… et lui qui ne l’était pas… décidément, la nature lui en veut. Son visage se figea lorsqu’il entendit sa voix.

R – Impossible ! Tout simplement impossible !

D – Non, je dirais juste improbable.

River sursauta et se retourna. Face à elle, elle vit un homme venu de nulle part la regarder avec un immense sourire.

- - - - - - - - - - - -

R – Et vous êtes ?
D – Le Docteur.
R – Docteur qui ? Vous avez bien un nom non ?
D – Non, non, juste le Docteur. C’est la faculté de Clom. On m’a envoyé ici.

Il tendit son papier psychique pour appuyer ce qu’il disait. River examina le papier, leva les yeux, dubitative, vers le Docteur, puis tendit la main vers lui.

R – Professeur River Song, de Londres. Enchantée. Pouvez-vous m’expliquer ceci ?
D – River Song, bien sûr, j’ai déjà entendu parler de vos exploits.

Ses cœurs battaient étrangement fort, il avait l’impression que c’était hier que River Song s’était sacrifiée sous ses yeux mais la curiosité que ce carnet bleu avait éveillée allait bientôt être satisfaite. Leur histoire devait commencer, il ne devait pas se trahir. Pas de spoiler.
Puis, prenant son air le plus sérieux, donc sortant ses lunettes, il inspecta la plaque. Cette pauvre Donna, si seulement elle pouvait savoir qu’elle était devenue une déesse romaine...

D – Effectivement, c’est étrange. Mais je crois me souvenir avoir lu que la fille de cette famille a eu des dons de divination pendant un temps, cette gravure n’est peut-être que le fruit de ses visions. Un aperçu du futur, ou un simple délire de l’artiste.

River était intriguée par cet homme, intriguée et fascinée. Une aura semblait se dégager de sa personne. Elle n’avait pas pu s’empêcher de remarquer qu’il portait des converse tout comme elle. Mais avec un costume, c’est une drôle d’association. Mais elle revint vite dans le vif du sujet. Quelque chose lui sauta à la figure pendant que le Docteur partait dans des explications toutes plus tordues les unes que les autres.
Elle regarda la plaque, puis le Docteur, puis la plaque…

Impossible !

Le Docteur sentit que son interlocutrice commençait à passer du rouge au vert, elle était en train de réaliser. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps de dire quoique ce soit, il la pris par la main et l’entraîna au dehors.

D – Messieurs, si vous voulez bien nous excuser, le professeur Song et moi-même allons faire une petite promenade.

Harvest et Fornatiori regardèrent partir le Docteur et River Song, abasourdis. Mais qui était donc cet énergumène ? Que s’était-il passé ?

- - - - - - - - - - - -

Le Docteur avançait d’un pas rapide, il ne voulait pas de scandale en pleine rue. Même au 51e siècle, un seigneur du temps essaye de se faire remarquer le moins possible. Hébétée, River se laissait entrainée, balbutiant de vagues « c’est impossible », « je dois rêver ». Puis elle revint à la réalité et s’arrêta. Le docteur manqua de trébucher dans son élan.

D – Quoi ?
R – Vous pouvez m’expliquer ce que ça signifie ?
D – Quoi ?
R – Comment pouvez vous être à la fois sur un marbre datant du premier siècle après JC et ici, devant moi, au 51e siècle.
D – Quoi ?
R – Et vous portez le même costume ?

Le docteur regarda River. Elle semblait intelligente, enfin, si on ne tient pas compte de sa dernière remarque.

D – On va dire que…

Pendant qu’il entamait son explication, il recommença à avancer, plus tranquillement et River redémarra sans discuter.

D - La plupart des gens supposent que le temps est une progression stricte de cause à effet. Mais en réalité, d’un point de vue non subjectif, c’est plus comme une grosse pelote de grosso modo machin bidule truc.
River écoutait, presque effrayée.
R – Mais qui êtes vous ?
D – Je vous ai dit, je suis le Docteur, je suis brillant. Dans cette grosse pelote, les événements se chevauchent, passé, présent, futur, sans se croiser. Mais on pourrait sauter d’un événement à un autre sans que…
R – Brillant, avec vos machins bidule truc ?
D – Oui, brillant. Je disais donc que l’on pouvait passer d’un événement à un autre sans que…
R – Nan mais je rêve là !
D – Quoi encore ? Ah oui… ça sera plus simple pour expliquer.

Ils venaient d’arriver devant le T. A. R. D. I. S.

R – Ce n’est pas ce que je crois que c’est ?
D – Et vous pensez que c’est quoi ?
R – C’est la cabine présente sur le marbre, c’est bien ça ?
D – Brillante. Je ne m’étais pas trompé. C’est à moi. Enfin, IL est à moi. Vous voulez visiter ? C’est sans danger, enfin, non, enfin, si… Enfin, rentrer dedans est sans risque… Pour le reste… A vous de voir.
R – visiter ? Mais il y a quoi à visiter, c’est minuscule, c’est une cabine téléphonique, je le sais, j’en ai vu dans des documents d’archives du 20e siècle. Il n’y a rien à v…

Le Docteur venait d’ouvrir la porte et entrer à l’intérieur de la cabine bleue. River était partagée entre l’envie de partir en courant dans la direction opposé et celle d’obtenir des réponses à ses questions. La seconde fut plus forte que la première.


- - - - - - - - - - - -

R – Déjà que vous me montrez je ne sais quel papier blanc pour prouver je ne sais quelle formation universitaire. On aura tout v…

River s’arrêta net, elle venait de se rendre compte d’un « petit » détail. Le docteur était en train de la regarder, amusé.

D (le sourire aux lèvres) – Brillante, vraiment brillante.

R – Mais ? Mais ! C’est impossible !?!

Elle se précipita hors du T.A.R.D.I.S.
Le docteur commençait à avoir l’habitude de ce genre de réaction.

D – Vous pouvez faire le tour, ça ne changera rien.
R (retournant à l’intérieur du vaisseau) – C’est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur. Comment est-ce possible ?
D – Une petite astuce de chez moi. C’est beaucoup plus facile à garer. Imaginez les créneaux sans ça. Donc comme je le disais, le temps…

Il fut interrompu par la sonnerie du communicateur de River. Encore sous le choc de sa découverte, elle restait là, hébétée, muette.

D – Vous sonnez.
R – Hum
D – Vous sonnez.
R – Oh !? Oui, allo ? Ah, c’est vous. Les analyses sont terminées ? Vous avez réussi à reconstituer l’objet ? Et alors ? Je devrais voir moi-même ? Une surprise ? Et vous croyez que j’ai que ça à faire ?!? Bon, d’accord, redonnez-moi les coordonnées, j’arrive.

Elle raccrocha son communicateur et marqua une pause.

D – Et c’était ? Si je ne suis pas trop indiscret.
R – Je dois y aller, le centre d’analyse archéologique de New-New-New-New-New-New… York a terminé d’étudier quelque chose que j’ai trouvé dans les restes du Vésuve. Il paraît que ça va me surprendre. Quoiqu’après ce que je viens de voir, j’en doute.
D - New-New-New-New-New-New… York ? J’adore cette ville ! Ça fait une éternité que je n’y suis pas allé. Vous n’allez pas vous téléporter tout de même, ce serait un manque de style certain.

Avant que River n’eut le temps de dire quoique ce soit, il claqua des doigts pour fermer la porte (depuis que River lui avait dit qu’il faisait ainsi, il ne pouvait plus s’en empêcher, c’était la grande classe), se dirigea vers la console, poussa un levier, tourna un potentiomètre et appuya sur un bouton. River se précipita vers la porte.

D – Accrochez-vous, allons-y !
R – Laissez-moi sor… aaaaaaaaaaaah !

La secousse de démarrage manqua la faire tomber. Elle se rattrapa à la rambarde la plus proche, l’air affolé. Le voyage ne dura que quelques secondes. Le docteur vérifia son écran puis se dirigea vers la porte.

D – Vous comptez passer la journée ici ? On vous attend je crois.
R – Vous n’allez pas me faire croire qu’on est arrivés ?
D (en lui tendant la main) – Venez avec moi.

Sans trop savoir pourquoi, River lui donna la main et avança. A son grand étonnement, elle se trouvait dans une petite salle se trouvant juste à côté du laboratoire qu’elle devait rejoindre. Le docteur l’entraînait déjà dans le couloir.

R – Mais qu’est-ce que…
P – Professeur, vous êtes déjà là ? Suivez-moi, je vais vous montrer l’objet. Et vous êtes ?

Phineas Finch était responsable du laboratoire de reconstruction. Il avait mis au point une technique utilisant la mémoire résiduelle de la matière. Et là, il se demandait vraiment s’il n’avait pas fait une erreur de manipulation. Pourtant, les faits étaient là.

D – Le docteur. J’accompagne le professeur River Song.

River ne trouva rien à redire, tout se passait tellement vite. Ils pénétrèrent alors dans un grand laboratoire. Des écrans se trouvaient de part et d’autre de la pièce. Au milieu, on pouvait voir une table recouverte d’un dôme en verre. Des techniciens s’affairaient tout autours. Phineas leur demanda de quitter la pièce, ce qu’ils firent rapidement.
River, retrouvant un peu de lucidité, s’approcha de la table, Phineas à ses côtés. Ce qui se trouvait sous ce dôme allait avoir raison de ce qui restait de ses convictions les plus profondes.

R – Alors c’est ça ? Vous êtes sûr de ne pas avoir mélangé les chiffres ?
P – Affirmatif, j’ai revérifié les calculs trois fois. L’erreur est tout simplement exclue. Très honnêtement, je suis un peu perplexe.
R – Il y a de quoi l’être. Ce morceau de plastique se trouvait depuis le premier siècle de notre ère dans les entrailles du Vésuve. J’ai du mal à croire ce que je vois là. C’est tout de même…
D (hilare) – Mon pistolet !

- - - - - - - - - - - -

River tourna la tête. Le docteur se trouvait à sa droite, il regardait le dôme comme un gosse regarde une vitrine pleine de jouets à noël.

R – Mais vous êtes vraiment impossible vous !
D – Si on m’avait dit que je le retrouverais là, ce cher vieux pistolet. Ah Donna, si tu voyais ça. C’est brillant, tout simplement brillant. Et il est comme neuf ! Est-ce que je pourrais le… quoi ?

River et Phineas le regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes. Mais qui était donc cet énergumène qui se trouvait là ? Et comment cela pouvait-il être SON pistolet ? Le docteur se dit qu’il était grand temps pour lui d’éclairer la lanterne de River avant qu’elle ne le croit définitivement cinglé. Et surtout, il ne devait pas échouer, son avenir en dépendait.
River explosa.

R – J’aimerais bien comprendre où vous voulez en venir ! Vous débitez des non-sens à longueur de temps ! Ces dernières heures sont les plus improbables, non imposs…
D (redevenu sérieux) – Vous voulez une explication qui tienne la route, alors venez avec moi.
R – Absolument pas ! Cette explication, vous allez me la donner ici ! Et qui est cette Donna d’abord ?

Phineas ne savait plus que faire. Rester ici pour protéger River au cas où ? Ou partir chercher du secours ? C’était un scientifique, pas un homme d’action. Le temps de dire ouf, il était déjà loin.
River n’avait même pas prêté attention au départ de Phineas. Elle fulminait. S’il y a bien une chose qu’elle déteste, c’est être prise pour une idiote.

D – Je suis un voyageur du temps. La boîte bleue que vous avez vue tout à l’heure, c’est mon vaisseau, il me permet de me déplacer dans l’espace et dans le temps. C’est ce que je fais toujours, me déplacer dans l’espace et dans le temps. Je suis allé à Pompéi, en 79 et j’ai dû me rendre dans les entrailles du Vésuve, pour affronter un ennemi…
R – Avec un pistolet à eau ? Vous vous fichez de qui ?
D – Un pyrovile, ça n’aime pas l’eau, vous pouvez me croire. Mais je n’ai rien pu faire pour sauver la ville. Une amie m’a juste convaincu de sauver quelqu’un.
R – La famille de Lucius, c’est bien ça ?

River n’arrivait pas à croire ce qu’elle venait de dire. Mais en même temps, c’était tellement évident. Elle regarda le docteur. Il avait l’air bien sombre.
R – Une amie ? C’était la femme présente sur la plaque non ? Donna peut-être ?

Elle avait hésité à poser cette question, un peu honteuse de la réaction de jalousie disproportionnée qu’elle avait eu juste avant.

D – Oui, c’était bien elle. Donna Noble. Elle m’accompagnait à cette époque.
R – Et ça n’est plus le cas ? Vous l’avez épuisée c’est ça ? Elle s’est enfuie en courant ?
D – Non, je l’ai tuée…


- - - - - - - - - - - -

N’importe quelle personne normalement constituée aurait pris la fuite après une telle déclaration. Mais River resta là, sans voix, à le regarder. Il y avait dans le regard de cet homme une expression indéfinissable, à mi-chemin entre la tristesse et la culpabilité. Mais le docteur se ressaisit immédiatement.

D – Enfin, elle va bien. Elle va même très bien. La Donna qui était avec moi à ce moment là n’existe plus.
R – Où voulez-vous en venir exactement ? On ne tue pas quelqu’un sans qu’il sans qu’il ne meurt.

Mais le docteur s’était dirigé vers un autre dôme présent dans la pièce et le regardait avec attention.

R – Vous m’écoutez ? Vous ne pouvez pas affirmer avoir tué quelqu’un comme ça et passer à autre chose.
D – D’où ça vient ça ?

Le visage du docteur s’était brusquement assombrit. Il montrait un petit boîtier cuivré. Il n’était pas plus grand qu’une boîte d’allumettes.

R – ça ? Attendez, je vérifie. Ah oui, on l’a trouvé dans les vestiges de l’Empire State Building, il y a environ 200 ans. Le laboratoire a fini par réussir à le reconstituer. Ils ont eu beaucoup de mal étant donné que la matière reste inconnue à ce jour. Pourquoi cette question ? Vous savez ce que c’est ?
D – Problème.
R – Problème ?

Le Docteur pris l’objet d’un geste vif et attrapa la main de River.

D – Oh oui ! Gros problème ! Mais (avec un clin d’œil complice) on va vite s’en débarrasser.

Lorsque Phineas revint dans le laboratoire avec des gardes, il n’y trouva personne. Et les deux dômes vides.

River et le Docteur étaient revenus dans le T.A.R.D.I.S.
Pendant qu’elle reprenait son souffle, lui était déjà en train de s’affairer autours de la console.

D – Il faut qu’on se débarrasse de ça le plus vite possible. Un trou noir, voilà ce qu’il faut trouver. Ça sera parfait un trou noir. On ne peut pas se permettre de prendre de risque.
Il s’agitait dans tous les sens, son marteau à la main. Lorsqu’une main tapota sur son épaule.

R – Excusez-moi ?
D – Hum ? Alors, il était où déjà ce trou noir ? Ah oui…
R – Loin de moi l’idée de vous déranger mais VOUS VOULEZ BIEN M’EXPLIQUER ?!?

Surpris par la force de la voix de River, le Docteur s’arrêta tout net. Il la regardait ébahi.

D – Effectivement, je suis allé un peu vite en besogne. Ce boîtier est un communicateur dalek. Les daleks sont sensés ne plus exister quoiqu’ils arrivent toujours à montrer le bout de leur lentille. Et vous voyez (il montra le boîtier), il clignote. Ça veut donc dire qu’il essaye de rentre en communication. Je ne pense pas qu’il réussisse, mais je ne peux pas prendre le risque d’attendre. Il faut absolument se débarrasser de lui avant que le moindre dalek n’arrive jusqu’ici. Ils ont déjà essayé de détruire la Terre plusieurs fois, ce jour n’est pas encore arrivé !
R – Et pour ça, vous cherchez un…
D – Un trou noir, je positionnerai mon T.A.R.D.I.S. à la limite de son point d’attraction, je l’ai déjà fait, et je jetterai le boîtier dedans. Finito, kaput, terminé. Maintenant, si vous permettez…

Et il releva un levier, retira le frein à main. La colonne lumineuse du T.A.R.D.I.S. s’anima.
River ne savait plus quoi penser. Et pourtant, tout cela lui paraissait étonnamment sensé.
Lorsque le T.A.R.D.I.S. s’immobilisa quelques instants plus tard, elle regarda le Docteur se diriger vers la porte. Le spectacle qu’elle vit lorsqu’il l’ouvrit la laissa sans voix.
Un immense tourbillon s’animait devant ses yeux, Des centaines d’étoiles convergeaient vers un même point, toutes à la même vitesse, pour finalement disparaître à tout jamais.

Même au 51e siècle, avec tous les progrès que l’homme avait pu faire, la téléportation, les voyages dans l’espace, les autres planètes, jamais elle n’avait eu l’occasion de contempler pareil spectacle. Elle tourna la tête vers le docteur. Lui qui était si vif l’instant d’avant semblait maintenant porter toute la souffrance de l’univers sur ses épaules. Il devait avoir quoi… 37/38 ans ? Pourtant, il paraissait avoir vécu bien plus de choses qu’un homme de cet âge n’aurait pu.
Il était là, le regard perdu, pensif. Bien sûr il avait jeté le boîtier, mais il semblait étonnamment absent et silencieux.
Ce n’était pas la première fois qu’il contemplait ce trou noir. La dernière fois avait faillit lui coûter la vie, pire encore, elle avait faillit lui coûter Rose. Rose… Une larme vint à perler sur sa joue.

River, d’un geste instinctif, leva la main pour lui essuyer la joue. Le docteur sursauta, ce qui eut pour effet de le ramener à l’instant présent. D’un mouvement, il était déjà retourné à la console.

D – Bon, je vais peut-être vous ramener à Rome non ? Vos collègues vont finir par s’inquiéter.
R (un peu prise au dépourvu) – Euh, oui, certainement.
D – A moins que…
R – que quoi ?
D (un petit éclair de malice dans les yeux) – A moins que vous ne souhaitiez tester mon T.A.R.D.I.S. pour une destination de votre choix. Toute personne montant à son bord a le droit de choisir une destination. Dites-moi où et quand et je vous y emmènerai.

River hésita un bref instant. Elle ne le connaissait pas et pourtant elle était prête à accepter cette invitation. Elle sentait au plus profond d’elle-même que c’était la chance d’une vie, la chance de SA vie et qu’il ne fallait pas la laisser passer.

R – Pompéi…
D – Quoi Pompéi ?
R – Si je suis ce que je suis, c’est à cause de Pompéi, je veux donc voir cette ville du temps de sa splendeur, c’est possible ?

Elle savait que c’était possible puisqu’il y était déjà allé. Mais accepterait-il d’y retourner ?

D – Ah ? Pompéi alors ? Et bien Pompéi ce sera. Allons-y !

- - - - - - - - - - - -

R – Si jamais on me croise, rappelle-moi de dire à la petite fille que j’étais de ne pas suivre de grand monsieur dans une boîte bleue.
D – Ne dis pas de bêtise et attrape plutôt ça.

Retour au 51e siècle, jour de la dernière explosion du Vésuve. Le docteur avait emmenée River du début à la fin de l’histoire de Pompéi. Bien sûr, ils avaient observé de loin l’éruption de 79 afin de ne pas provoquer de paradoxe.
Le T.A.R.D.I.S. était secoué de toutes parts mais le docteur avait réparé le bouclier, ils ne risquaient donc rien.

D – Va donc chercher tes jumelles, tu ne voudrais pas louper ça tout de même !

Les abords du Vésuve avaient été évacués depuis longtemps, il n’y avait plus âme qui vive à des kilomètres à la ronde. Personne pour voir cet événement de près. Les points d’observation se trouvaient en orbite géostationnaire.

River était plutôt tendue, entre le stress du au danger potentiel et la tristesse de voir la fin d’un pan important de sa vie. Le Docteur était plutôt amusé de la voir s’agiter ainsi en marmonnant. Il s’était beaucoup attaché à elle. Pas comme avec Rose (personne ne sera comme Rose) mais il éprouvait une très grande affection pour elle.

Elle était rassurante, sa voix chaleureuse berçait ses cœurs lorsqu’ils discutaient tous les deux. Elle était intelligente, c’était indéniable. Ensemble, ils avaient porté des améliorations à son équipement. Oh, rien de démentiel, mais essentiel malgré tout.

D (concentré sur son écran) – Attention, ça va démarrer.

River leva les yeux et vit l’antique volcan trembler puis se désintégrer en milles morceaux. Des jets de laves s’élevèrent au milieu d’une épaisse fumée. Le bruit fut assourdissant mais ce spectacle, quoiqu’horrible si on y pense, était absolument magnifique.
Pendant plusieurs heures, ils regardèrent, assis sur le pas du T.A.R.D.I.S.
Puis le calme revint, des fumeroles presqu’invisibles scintillaient encore ça et là. River avait la tête appuyée sur l’épaule du docteur. Il lui avait raconté tellement d’histoires à son sujet, la fuite, les guerres, la perte de son peuple, les compagnons rencontrés et perdus, Jack, Martha, Donna et Rose…
Son estomac se noua à la pensée de cette dernière. Elle savait qu’elle n’aurait jamais sa place dans les cœurs du docteur. Puis elle secoua la tête. Elle était là, avec lui. Elle prit son journal intime, y nota les derniers instants qu’elle venait de vivre et se leva.

R – Bon, on fait quoi maintenant ? J’avais choisi Pompéi et ces derniers mois ont été merveilleux mais maintenant, c’est ton tour.
D – Hum, d’accord… Ce sera…

Le communicateur de River sonna (le docteur ne peut s’empêcher de bricoler les téléphones).

R – Oui, professeur Song… Oui, bonjour. Oui, j’ai beaucoup entendu parler de vous et de votre famille. J’admire le travail que votre grand-père a effectué. Un grand archiviste que cet homme. Vous devez être fier.

Le docteur fronça les sourcils, avec qui était-elle en train de parler ?

R – Que puis-je faire pour vous ? Oh… Et combien de personnes ? Cinq vous inclus ? Et dans quel but ? Ah d’accord, vous m’envoyez le dossier à l’instant ? Parfait, je vous rappelle au plus tôt.

River raccrocha et sorti son petit ordinateur de poche. Le dossier venait d’arriver et elle le lisait avec attention.
Le docteur s’approcha, l’air soucieux. Il commença à lire par-dessus son épaule.

R – Qu’est-ce que tu fais vilain curieux ?
D – Tu as du travail ? Bien… C’est pour quand ?
R – 6 mois, le temps de monter l’expédition.
D – Expédition ? Brillant ! Et où ? Et avec qui ?
R – Je ne connais pas encore tous les détails mais nous serons 6. C’est déjà un début.
D – Excellent, n’oublie pas les bananes, c’est bon les bananes, une grande source de…
R (en souriant) – Potassium, je sais. Bon, laisse-moi finir de lire ce dossier, je dois donner ma réponse à la personne qui finance l’expédition.
D – qui est ?...
R - Strackman Lux.


- - - - - - - - - - - -
Un bref instant, le visage du docteur se figea. Un instant si bref que River n’y fit pas attention tant elle était absorbée par sa lecture.

Déjà ! C’était déjà l’expédition pour la Bibliothèque ? ! Mais le docteur se ressaisit. Il ne fallait pas raisonner en temps terrien... six mois. Qu’est-ce que ça représente quand on a un T.A.R.D.I.S. ? Un sourire éclaira à nouveau son visage.

D – River ?
R (le nez dans son dossier) – Hum ?
D – Et si je te proposais quelque chose ?
R (levant la tête) – Quoi donc ?
D – Je vais d’abord aller faire des courses.
R – Des quoi ?

Mais le docteur s’affairait déjà sur la console, touchant un bouton ici, une manette là. La colonne s’anima avec ce bruit si caractéristique et apaisant.

D – Je te laisse à ton dossier, je reviens tout de suite.

River n’eut même pas le temps de répliquer que le docteur était déjà sorti. Mais où voulait-il en venir ?
Il s’écoula quelques minutes, pendant lesquelles River Song avait terminé d’étudier le dossier, contacté quelques collègues et rappelé M. Lux. Même si le temps était relatif avec le T.A.R.D.I.S., il s’écoulait malgré tout et elle devait suivre ses engagements professionnels.

La porte du T.A.R.D.I.S. s’ouvrit. Le docteur entra, un énorme panier à son bras. Il le posa à côté de la console, lança son manteau sur la banquette à proximité et se remis à tripoter la console, un grand sourire aux lèvres.

River l’avait rarement vu aussi enjoué. Mais que voulait-il faire ?

R – Qu’est-ce que tu fais ?
D (en desserrant le frein à main) – C’est une surprise.

Le voyage dura quelques minutes, puis le vaisseau s’arrêta de nouveau. Le docteur repris son manteau, alla chercher celui de River.

D – Tiens, met donc ça.

Ensuite, il prit une couverture et l’étrange panier en osier.
River le suivit, des questions plein la tête.
Lorsque le docteur ouvrit la porte, un spectacle éblouissant s’offrit à ses yeux. Une immense prairie mauve s’étendait à perte de vue. Sur la droite, on pouvait voir un lac irisé bordé d’arbres argentés. Le docteur marchait d’un pas léger loin devant. River restait là, bouche bée devant tant de beauté.

D – Tu comptes rester là longtemps ?

River se ressaisit et le rejoignit. Il avait étendu la couverture au pied du plus grand arbre, à quelques mètres du bord du lac. Le soleil, ou tout du moins ce qui ressemblait à un soleil, était en train de se coucher. Un léger bruit provenait de l’herbe, lancinant et reposant.

D – Des caliopes.
R – Hum ? Quoi ?
D – Ce sont des caliopes que tu entends. On pourrait assimiler ça à des grillons. C’est la pleine saison des amours.

Le docteur esquissa un sourire. A la fin de sa phrase, River avait légèrement rougit.
Il disposa des assiettes, des flutes, sortit un sceau à champagne avec une bouteille d’un grand cru qu’il mit immédiatement au frais. Ensuite, sortit un plat de sushis savamment préparés ainsi que du wasabi et de la sauce.

D – Un petit pique-nique ?
R – En quel honneur ?
D – Tu vas bientôt avoir beaucoup de travail et ces derniers temps n’ont pas forcément été de tout repos. Et puis ça fait longtemps que j’ai envie de me poser un peu. J’ai pensé que le pique-nique était tout indiqué.
R – Mais où sommes-nous ?
D – Asgard… On m’en a dit le plus grand bien.

River se saisit des baguettes en ébène qui se trouvaient à côté de son assiette et attrapa un sushi. Ils étaient parfaits. Tout était parfait. Elle se sentait si bien auprès de cet homme dont, il y a seulement quelques mois, elle ne savait rien. Elle avait continué de compter en temps terrien alors qu’ils avaient passé tellement plus de temps ensemble. Elle savait qu’elle pouvait lui confier sa vie, elle pouvait le lire dans ses yeux.
Une flûte de champagne entra subitement dans son champ de vision, ce qui eu pour effet de la sortir de ses rêveries.

D – A cet instant.
R – A nous…

Elle rougit de plus belle. Le docteur éclata de rire. Il sentit une drôle de chaleur envahir sa poitrine et gonfler ses cœurs. Il était bien, pour la première fois depuis si longtemps, il se sentait apaisé.
Les sushis terminés, il sortit un plat de fraises du panier. C’est excellent avec le champagne.
Ils parlaient de tout et de rien depuis plusieurs heures maintenant, le docteur était appuyé contre le tronc de l’arbre, River allongé sur ses jambes, en travers. Maintenant, un calme absolu régnait autours d’eux.
Il se faisait tard et River commença à frissonner. Le docteur pris sa veste et la mis sur elle. Il était temps de rentrer dans le T.A.R.D.I.S..
Le docteur rangea les affaires dans le panier, plia la couverture qu’il posa par-dessus le tout. River s’était approchée du bord du lac et se tenait là, les bras croisés, à regarder le lointain.
Il s’approcha d’elle et mis ses mains autours de sa taille. Elle sursauta, à la fois surprise et troublée.

D – Tu sais, il y a bien longtemps que je n’ai pas été si bien avec quelqu’un.
R – Pas depuis Rose…

Elle se mordit les lèvres d’avoir dit ça. Elle savait bien que le simple fait de penser à Rose rappelait trop de douloureux souvenirs au docteur. Mais il ne fit pas de remarque et ne lâcha pas son étreinte.

D – Il y avait une tradition sur Gallifrey…
R – Ah bon ?
D – Tu te doutes bien que je ne m’appelle pas vraiment « le docteur », c’est plutôt une sorte de titre. Mon vrai nom, je ne l’ai dit qu’à très peu de gens. Seulement à des gens en qui j’avais une entière confiance, la famille…
Il marqua une pause.
R – Où veux-tu en venir ?
D – Rose avait lu dans le cœur du T.A.R.D.I.S., elle le connaissait. Je suppose que tu sais maintenant tout ce qu’il y a à savoir de moi. Tout, sauf ça…

Et il approcha son visage de River et murmura à son oreille (vous ne pensez tout de même pas que je vais vous dire ce qu’il a dit !)


- - - - - - - - - - - -

Le docteur avait raccompagné River chez elle. Ils étaient revenus seulement quelques semaines après son départ. Lui-même devait s’absenter. Il avait reçu un appel de Jack lui demandant de venir à Cardiff (voir « l’enfant perdu » de Cybelia).

R – Sois prudent !
D – Ne t’inquiète pas, c’est seulement Cardiff, au 21e siècle…

Il repensa à ce que Jack disait toujours au sujet du 21e siècle et repris.

D – Oui, je ferai attention et puis je ne serai pas tout seul. Il y aura Jack.
R – Il faudra que tu me le présentes un jour…
D (en souriant) – Je ne pense pas (sacré Jack).

Il serra River dans ses bras puis remonta dans le T.A.R.D.I.S.

Juste avant de refermer la porte, il se retourna.

D – Au fait, si tu as besoin de quoique ce soit, n’hésite pas à lancer un appel. Je serai toujours là.

Le T.A.R.D.I.S. disparut laissant un grand vide derrière lui.

River retourna à ses préparatifs d’expédition.
Il y avait tellement de données à rassembler avant le départ. Strackman Lux lui avait communiqué déjà beaucoup d’informations au sujet de cette « bibliothèque ». Il s’agissait en fait d’une planète entière dédié aux livres. Le grand-père de Strackman Lux avait rassemblé une masse incalculable de livres en son sein. Mais il y avait une centaine d’années que le site était fermé. Le but de l’expédition était de comprendre pourquoi.

Plusieurs semaines s’étaient écoulées. Nous étions à quatre mois du départ et River avançait dans ses préparatifs.

Soudain, son communicateur sonna.

T – Professeur Song ?
R – Oui Timothy ?
T – On a perdu la trace d’un navire d’expédition. Nous n’avons aucune idée de l’endroit où il peut se trouver. Or, il était supposé nous rapporter des données importantes sur l’expansion de la race humaine dans la galaxie Xandria. On a absolument besoin de votre aide !

River sourit, voilà le prétexte idéal pour appeler le docteur. Elle griffonna un message sur un morceau de papier « besoin de toi mon mignon – XXX ».
Quelques instants après, le chant du T.A.R.D.I.S. résonna dans son laboratoire et une tête apparut dans l’entrebâillement de la porte.

D – On m’a appelé ?

- - - - - - - - - - - -

River montant dans ce T.A.R.D.I.S qui lui avait tant manqué, serra le docteur dans ses bras puis lui expliqua la raison de son appel.

Il commença à regarder sur son moniteur, en marmonnant.

D – Xandria tu dis ? Voyons, c’est au-delà de la nébuleuse du cheval. Donc je vais choisir 40° à droite et…

Le T.A.R.D.I.S. fut violemment secoué

D – Quoi ?

Il se précipita vers la console et regarda l’écran où les signes s’affolaient. River referma hâtivement son dossier, le jeta au sol et le rejoignit.

R – Que se passe-t-il ? C’est quoi ce vacarme ?
D – Epsylinia…
R – Epsylinia ? C’est quoi encore ce truc ?
D - C’est très sérieux ! La planète Epsylinia, un message d’alerte, regarde !

Il tendit son papier psychique où apparaissait maintenant un autre appel au secours.

D – ça doit être sérieux, ils se débrouillent bien sans moi habituellement.
R – C’est vraiment toujours comme ça avec toi ?
D (un grand sourire lui barrant le visage) – Toujours !
R – Je devrai tout de même retourner à mon époque pour finir de préparer l’expédition.

Le sourire du docteur s’effaça.

D – Tu as décidé d’y aller ?
R – Oui, ça me semble très intéressant. Mais je ne peux rien te dire, il y a une clause de confidentialité au contrat.
D – Que tu n’as pas encore signé…
R – J’ai des principes ! Et si, je l’ai signé. Je pars dans quatre mois.
D – Je te taquinais.

Le T.A.R.D.I.S. s’immobilisa. Le docteur pris son tournevis, River, sa lampe torche. Et ils se risquèrent hors du vaisseau.
Le spectacle qui s’offrit à leur regard était assez surprenant.
La planète semblait déserte, pourtant quelqu’un avait appelé au secours. Le docteur avait son tournevis à plat dans la main, il le pointait dans toutes les directions, semblant chercher quelque chose. Soudain, il se stoppa net, sourit et attrapa la main de River en se tournant vers elle.

D – Allons-y ?
R – Avanti !

Ils se mirent à courir dans la direction que le tournevis avait indiquée. Des débris ça et là jonchaient le sol. River, bien qu’assez sportive, avait du mal à suivre le docteur. Cet homme donnait toujours l’impression de courir. Comme s’il cherchait à fuir quelque chose plutôt que de la rejoindre. Des bâtiments à l’abandon se trouvaient de part et d’autre de leur trajet. Ils s’engagèrent alors dans un tunnel qui semblait passer sous la ville.
En réalité, ce tunnel passait sous un lac, ou plutôt ce qui avait dû en être un. C’était apparemment un lac artificiel. Le fond étant transparent, on pouvait voir des créatures agonisantes, en manque d’eau. Qu’est-ce qui avait bien pu faire disparaître autant d’eau en si peu de temps ?
Soudain, le docteur leva la tête et vit un immense vaisseau échoué au-dessus de leurs têtes. Une inscription se trouvait sur son flanc : Byzantium.

R – Mon Dieu, mais c’est le vaisseau que je devais chercher ! Mais que fait-il ici ?
D (fronçant un sourcil) – C’est bien ce que je me demande. Regarde là-bas !

River vit une silhouette se précipiter au loin. Ils étaient proches de la sortie du tunnel. Une fois sortis, ils se retrouvèrent devant un immense bâtiment.

D – On va essayer de trouver un accès discret par derrière, il y a toujours un accès par derrière.
R – J’espère que l’équipage n’a rien…
D – Pardon ?
R – L’équipage, Le Byzantium n’est pas venu tout seul, il y avait du monde à bord…
D – Oui bien sûr.

Ils se dirigèrent vers l’arrière du bâtiment quand soudain, le docteur stoppa net, arrêtant River avec son bras.

D – Chut… écoute…

Un vrombissement résonnait à l’intérieur, cela intrigua le docteur au plus au point.

R – Tu sais ce que ça peut être ?
D – Hum, j’ai bien déjà entendu ça une fois… J’espère juste qu’ils n’ont pas recommencé.
R – Recommencé quoi ? Et de qui tu parles ?

Mais le docteur était déjà loin, il marchait maintenant à grandes enjambées.

Lorsque River le rattrapa, il était devant une porte, en train de l’ouvrir à l’aide de son tournevis sonique. Il avait l’air très soucieux.

R – Tu peux m’expliquer ?
D – Voilà, avant d’arriver sur Terre, je me suis retrouvé sur une charmante petite planète appelé Syfolx. Un peuple charmant, une grande culture, excellent nourriture… mais peu importe.
Un jour, un vaisseau a atterri et le même vrombissement a commencé à émettre perturbant tout l’écosystème de la planète, asséchant tous les plans d’eau en quelques secondes. Il s’est avéré que ce vaisseau émettait de fortes ondes soniques, tellement fortes qu’elles vaporisaient toute trace d’eau en un instant. Et puis des vaisseaux ont commencé à se précipiter sur la planète, comme aimanté.

R – Mais qui faisait cela.

D – Les Vogons. Ils organisent une fois tous les cinquante ans un concours de poésie dans un endroit tiré au sort. Et leurs voix forment un écho qui se mute en onde sonique d’une grande puissance. Et la poésie vogonne est ce qu’elle est.

R – C'est-à-dire ?

D – D’un ennui effroyable. J’espère que les membres d’équipage du Byzantium ont le moral. Ou un bon paquet d’antidépresseurs… J’avais pourtant essayé de les raisonner la dernière fois, en les charmant par la flatterie. Je ne sais pas comment on va pouvoir s’en tirer cette fois-ci, mais il faut sauver cette planète avant qu’il ne soit trop tard. Tiens, prend ce chocolat, ça peut servir…

Il poussa alors la porte et pénétra dans le bâtiment. D’immenses créatures d’environ 2m50 se tenaient à une centaine de mètres, en train de réciter des poèmes devant un public à la fois médusé et désespéré.

Le docteur s’avança d’un pas décidé pendant que River se dirigea vers les membres d’équipage dont certains avaient sorti un mouchoir pour essuyer les larmes qui coulaient sur leurs joues.

D – Vogons ! Vous ne me reconnaissez sûrement pas, mais moi, je vous connais. Je sais à quel point votre grande poésie est légendaire. La justesse de vos vers, la candeur de vos quatrains. Tous vos alexandrins bercent mes cœurs à mes heures perdues. Hélas, tout comme Syfolx, cette planète n’est pas prête à recevoir une telle somme de beauté. Il serait plus judicieux d’organiser votre manifestation auprès de personnes capable de capter toute la quintessence du texte, pourquoi pas… vogsphère ?

Le silence se fit soudain. Les vogons regardèrent ce petit homme et l’écoutèrent attentivement. Un être capable d’apprécier leur poésie devait être doué d’une grande intelligence et d’une grande sagesse. Ils posèrent leurs micro et se réunir en conseil express.

Puis, le plus ancien (enfin, celui qui semblait le plus ancien, compte tenu du nombre de rides), se tourna vers le docteur et dit :

V – Ce que vous avez dit au sujet de notre art nous a touchés. Nous avons discuté et vous avez raison. Nous allons tout de suite retourner dans notre vaisseau pour rédiger un texte de loi statuant sur les modalités de notre concours.

D – Vous permettez que j’inverse le processus de vaporisation ? L’humidité ambiante me laisse à penser que c’est encore possible. Regardez…

Il s’approcha du dispositif de sonorisation, mis son tournevis sur le réglage 14 et le dirigea sur les potards.
Les vogons plièrent bagage et remontèrent dans leur vaisseau.
River de son côté avait contrôlé l’état de santé des membres de l’équipage du Byzantium et avait distribué à chacun un gros morceau de chocolat noir, le meilleur antidépresseur au monde.

Lorsqu’ils sortirent du bâtiment, ils virent que le lac était à nouveau plein et les Epsyliniens sortaient enfin de leur habitation.

D – C’est un peuple à l’ouïe très sensible, ils devaient souffrir le martyre.

Le Byzantium flottait à la surface du lac. Une fois que l’équipage eut regagné son bord et qu’il eut redécollé, River et le docteur retournèrent dans le T.A.R.D.I.S. .

D Quelle drôle d’aventure non ?
R – Tu peux le dire oui… C’est… particulier la poésie Vogonne.

Le docteur commença à déclamer des vers mais River se précipita pour lui mettre la main sur la bouche et tous deux éclatèrent de rire.

D – Où veux-tu aller maintenant ?
R – J’aimerais que tu me ramène à mon laboratoire.
D – Ah… comme tu veux.
R – J’ai encore beaucoup de travail à abattre avant de partir.

Le docteur, la mort dans l’âme, se dirigea de nouveau vers se console et, après quelques réglage, enclencha le mécanisme.
Lorsque le T.A.R.D.I.S. se stabilisa, ils sortirent tous les deux.

River regarda son calendrier et constata avec effroi qu’il lui restait moins de temps qu’elle ne le pensait.

R – Deux semaines ? ! ?
D – Quoi ?
R – Il ne reste que deux semaines ? ! ?
D – Aïe, mauvais calcul. Je vais rester quelques temps pour t’aider à terminer. Je te dois bien ça.

Il voulait reculer au plus loin le temps des adieux. Les jours qui suivirent furent bien remplis. Le docteur prenait grand soin à ne pas rencontrer les autres membres d’équipage, prétextant qu’il préférait travailler au calme. Il était en train de bricoler son tournevis sonique, il avait deux-trois choses à modifier.

La veille du départ, après un somptueux dîner, il décida qu’il était temps pour lui de s’effacer pour laisser River accomplir sa destiné. Ils étaient appelés à se revoir, même si paradoxalement, il ne le savait.
R – Tu es sûr de vouloir partir.
D – Tu sais très bien que je préfère être celui qui part, que celui qui regarde partir.
R - C’est terriblement égoïste ça.
D – Je passe mon temps à fuir, tu l’as toi-même dit.
R – On va se revoir bientôt, l’expédition ne doit durer que quelques jours.

A ces mots, la gorge du docteur se serra et une larme coula sur la joue. Spoilers… Il ne devait rien laisser voir.

R – C’est quoi cette larme ?

River essuya la joue du docteur avec une douceur infinie. Une dernière et longue étreinte puis le docteur s’apprêta à remonter dans le T.A.R.D.I.S..
Il tendit un étui de cuir à River.

D – Tiens, ça peut te servir.

River ouvrir l’étui et en sorti le tournevis sonique. Il avait l’air très différent.

R – Ton tournevis ? C’est bien ton tournevis ?
D – Oui, légèrement amélioré.
R – Mais tu vas en avoir besoin non ?
D (avec un geste de dédain) – Oh ? Nooooon… ne t’inquiète pas, j’ai un endroit idéal pour me fournir. Je ne serai pas pris au dépourvu. Et puis qui sait. Il pourrait bien te sauver un jour…


Epilogue

Donna et le docteur était dans une des salles de la Bibliothèque lorsqu’un message retenti.
« La bibliothèque a été pénétrée, d’autres sont en chemin »

Un groupe de personnes en combinaison pénétra dans la salle.

R – Salut trésor.

D Allez-vous-en.
Do – Docteur.

Sous le regard abasourdi de Donna, le docteur s’avança pour faire partir les nouveaux arrivants.

D – Vous tous, faites demi-tour, repartez dans votre fusée. Dites à vos petits-enfants que vous avez survécu ici, ils ne vous croiront pas.
R – Enlevez vos casques, tout le monde. Ils respirent.
E – Ce sont peut-être des androïdes ?
R – Je suis sortie avec des androïdes. Ils sont nuls.
L – Qui est-ce ? Vous disiez que nous serions la seule expédition, j’ai payé l’exclusivité !
R – J’ai menti, je mens toujours. Obligé qu’il y en ait d’autres.
L – Mlle Evangelista, amenez-moi les contrats.
River se tourna vers le docteur.
R – Vous avez pris l’entrée nord ? Beaucoup de dégâts ?

Le docteur l’écoutait à peine.

D – je vous en prie, partez, je vous le demande très poliment… vous avez dit expédition ?

Strackman Lux s’avança.

L – Mon expédition, je l’ai financée.

D (l’air très embêté) – Oh, c’est pas vrai. Dites-moi que vous n’êtes pas des archéologues.

R (amusée) – Un problème avec les archéologues ?

D – Je voyage dans le temps, je les montre du doigt en rigolant.

River tendit la main vers le docteur.

R – Professeur River Song, archéologue.

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Dernière édition par yeles le Mar 20 Jan 2009 - 22:13; édité 14 fois
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MessagePosté le: Ven 28 Nov 2008 - 19:41    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 28 Nov 2008 - 22:24    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

en grande forme... 2ème chapitre déjà en ligne !
Le troisième est sur le point d'être terminé... Je me régale... j'espère que vous aimerez aussi ^^
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MessagePosté le: Sam 29 Nov 2008 - 00:25    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

pfiou... et de trois !

ça va vous permettre de patienter jusqu'à ce que je ponde la suite.
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MessagePosté le: Sam 29 Nov 2008 - 14:04    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

C'est génial ! Trop fort la rencontre entre River et le Docteur, continue comme ça ! Smile

edit: surtout qu'à mon avis, c'est très peu probable qu'on la voie à l'écran un jour, c'est bien d'écrire une fanfic dessus
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MessagePosté le: Lun 1 Déc 2008 - 00:19    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

chapitre 4 en ligne

sur ce, je vais me coucher ^^
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MessagePosté le: Lun 1 Déc 2008 - 13:13    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

après remarque de ma belle-soeur, petite correction dans le chapitre 4... c'est tout de suite plus logique (faut vraiment que j'écrive à des heures plus normales moi Razz )
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MessagePosté le: Mar 2 Déc 2008 - 12:47    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Bon première chose... je n'avais pas apprécié ce personnage lors du double épisode.. Mais là... tu commences à me faire changer d'avis. Certes ce n'est qu'une Fic... (on ne sait pas réellement comment et où tout ça a commencé...) mais elle me paraît plus sympathique... Laughing


Citation:
River avança au milieu des ruines. Vu le terrain, elle se dit qu’elle avait bien fait de mettre ses Converse
Nouveau jeu dans les fics de BOT...Placer au moins une fois le mot CONVERSE !!! Laughing

Citation:
R – Non mais c’est un gag ? ! ?
Comment pourrait-on réagir autrement en voyant le bas relief du Docteur et de Donna avec le Tardis au milieu....

Citation:
D – Mais où veux-tu en venir ? Pas si vite mon grand ! Et où veux-tu m’emmener comme ça ?
Oh ! Mais oui ! Ça fait bien longtemps que je ne suis pas allé là. Brillant ! Mais pourquoi donc ?

Il se pencha à nouveau vers l’écran, la jambe gauche posée sur la console, la main droite se tenant au frein à main.
Très bien retranscrit... l'attitude, le ton.. tout y est !!

Citation:
C’est à moi. Enfin, IL est à moi.
Par contre il est admis que quand le Docteur parle du Tardis, il emploi le féminin, c'est donc ELLE est à moi..

Citation:
R– Comment pouvez vous être à la fois sur un marbre datant du premier siècle après JC et ici, devant moi, au 51e siècle.
Ha ha, bonne question... Miracle des TimeLords.... Laughing

Citation:
Avant que River n’eut le temps de dire quoique ce soit, il claqua des doigts pour fermer la porte (depuis que River lui avait dit qu’il faisait ainsi, il ne pouvait plus s’en empêcher, c’était la grande classe)
C'est vrai que ça a quand même plus de classe que d'utiliser une vulgaire clé...

Citation:
R – Il y a de quoi l’être. Ce morceau de plastique se trouvait depuis le premier siècle de notre ère dans les entrailles du Vésuve. J’ai du mal à croire ce que je vois là. C’est tout de même…
D (hilare) – Mon pistolet !
Super idée !!!! ramener le pistolet à eau du Doc...

ET
Citation:
D – Oui, c’était bien elle. Donna Noble. Elle m’accompagnait à cette époque.
R – Et ça n’est plus le cas ? Vous l’avez épuisée c’est ça ? Elle s’est enfuie en courant ?
D – Non, je l’ai tuée…



Là par contre j'attends la suite avec impatience pour comprendre la signification de cette dernière phrase...

En tout cas superbe début de fic... , captivante à souhait avec la dose de suspens qu'il faut...

MERCI

PS: Je t'avais prévenue... une fois dans le tourbillon de l'écriture... on a du mal à s'en défaire... et ça fuse, et ça fuse... dans la tête... Laughing
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MessagePosté le: Ven 5 Déc 2008 - 17:52    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Et zou, chapitre 5 en ligne

C'est bien de pas bosser parfois ^^

bonne lecture Smile
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MessagePosté le: Ven 5 Déc 2008 - 23:27    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Encore un brillant chapitre !!! ...

j'ai particulièrement apprécié cette référence... pourquoi... je sais pas Confused Laughing
Citation:
Un grand archiviste que cet homme.



Y'a une suite ?????
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MessagePosté le: Sam 6 Déc 2008 - 00:05    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

on approche de la conclusion... oui, il y aura une suite...

je me doutais que tu tilterais sur la phrase de River ^^
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MessagePosté le: Lun 19 Jan 2009 - 22:27    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Chapitres 6 et 7 en ligne !


et voilà, comme les épisodes "silence in the library" et "forrest of the dead" passent demain soir, j'ai porté ma conclusion à l'histoire. J'espère que ça vous plaira et que ça rachètera la cause de ce personnage auquel je me suis attachée personnellement.

Petite précision. un grand merci à Douglas Adams pour la poésie et à Pretty Woman pour les fraises au champagne Smile
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MessagePosté le: Mar 20 Jan 2009 - 09:13    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Très belle fin de fic... et pile à l'heure pour regarder ce soir les zods qui y font suite
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MessagePosté le: Mar 20 Jan 2009 - 09:35    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

j'espère avoir réussi à racheter la cause de River Smile
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MessagePosté le: Mer 21 Jan 2009 - 16:07    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Héhé, bien joué...
Ca correspond à peu près à ce que j'imaginais pour la rencontre... Smile
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MessagePosté le: Jeu 3 Déc 2009 - 19:15    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river Répondre en citant

Première fic de Ten/River que je lis, et franchement il devrait y en avoir plus. J’adore ce personnage, d’autant plus qu’on connaît la fin sans connaître le début, ça change ! Bref, rien que pour ça, bravo ^^
Après juste une remarque par rapport au titre.  « Cry me a River », je pensais que ça serait une sorte de songfic, et j’ai bcp hésité avant de me lancer. Tu devrais peut-être préciser dans ton résumé pour ne pas écarter des lecteurs potentiels.

chapitre 1 - week-end à Rome
Un peu de mal à accrocher au premier chapitre (peut-être à cause de l’absence de nos héros) pourtant il est nécessaire pour la suite de l’histoire
 
chapitre 2 - mountain high, river deep
Bon réflexion faite, je pense que le premier chapitre était inutile et que tu aurais pu commencer directement par celui-là, histoire de nous plonger dans l’ambiance. En plus, tu ne te contente pas d’un seul truc qui cloche mais de plusieurs, le plastique, la statue… Ah et même si ça fait un peu bizarre de lire un accent « espagnol » à l’écrit, c’est plutôt une bonne idée.


chapitre 3 - Doctor beat
Ahaha la rencontre ! Lui la connaît déjà mais elle pas encore. On inverse les situations.. je pensais que tu aurais plus joué sur le double épisode de la bibliothèque en sous-entendant qu’ils se connaissaient, mais c’est pas l’heure d’expliquer etc… comme ça il se vengerait un peu du mystères des répliques à River dans leur première rencontre !
Au fait, pourquoi le Docteur déteste les archéologues ? Une explication à proposer par hasard !!!
Citation:

Une rousse, encore une… et lui qui ne l’était pas… décidément, la nature lui en veut.

LOL mais qu’est-ce que vous avez tous avec les roux !!!!
 
chapitre 4-bang bang
J’adore quand le Doc claque des doigts pour ouvrir ou fermer le Tardis !
River semble peu à peu mettre de l’ordre dans tous ces « non sens ». Par contre au 51ème siècle ils connaissent les voyages dans le temps vu que l’agence de temps existe déjà. En plus ils savent pour les TimeLords, même s’ils pensent tous à une légende. Le doc aurait simplement pu dire pour toute explication « je suis un Seigneur du temps ».
Bref et dernière chose, Dans l’épisode de la bibliothèque, River ne semble pas reconnaître Donna, ni n’avoir déjà entendu sont prénom.
 
Chapitre 5 - fly me to the moon
Ahah le retour des dalecks.. bon rien de très offensif, mais mieux vaut ne pas tenter le diable !
Donc elle devient sa compagne de voyage, et il lui raconte ses aventures précédentes... à la fois d’habitude il reste plus discret sur son passé…
Et la fin, annonce un mauvais présage….

Citation:

Les daleks sont sensés ne plus exister quoiqu’ils arrivent toujours à montrer le bout de leur lentille.

Excellent !!!!

chapitre 6 - Under the cherrymoon
Wahou  renversement de situation en une fraction de seconde il est horrifié de se qui va arriver et dans l’autre, il est enjoué par la surprise qu’il va faire à River !  D’un autre côté tu n’a pas tord, 6 mois terrien et 6 mois Tardis, c’est pas la même chose !
Le décor est idyllique et j’aurais cru qu’il allait se passer quelque chose entre eux… Perso, je les avaient vu mariés ces deux là, pour qu’il lui annonce son nom, son vrai nom !
 
chapitre 7 - As time goes by
L’échéance se rapproche… aie aie aie ! Bref, dernière petite aventure pour le duo Ten / River. Le coup du chocolat, pas mal, on se demande à quoi ca va bien pouvoir servir. Et une poésie affreuse qui détruit une planète et ses habitant… fallait trouvé ça !!!

Citation:

R – Il faudra que tu me le présentes un jour…
D (en souriant) – Je ne pense pas (sacré Jack).

Tu m’étonnes ^^

Epilogue

Bon à la fois on connaissait déjà la fin… ‘et c’est toujours aussi triste snif snif snif !!!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:53    Sujet du message: [Terminée] Cry me a river

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