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[Terminée] Willy, the Doc and me.
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yeles
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MessagePosté le: Ven 30 Jan 2009 - 23:28    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Valà, je me suis lancée dans une nouvelle fic, où je vais rencontrer Ten (entres autres). En plus, j'embarque du monde avec moi dans l'aventure (soyons fous !)

Auteur :Yeles

Disclaimer : Doctor Who appartient à la BBC et à Russell T.Davies.

spoilers : à l'heure qu'il est, je ne sais pas encore...

Maow, maow…

Y – Oui Paisley, deux secondes. C’est pas des vacances ça !

Le soleil commençait à percer derrière les volets et mon chat avait définitivement faim. Il était monté sur le lit et commençait à me renifler le visage avec sa truffe fraîche et légèrement humide. Finalement, le coup de grâce fut porté à mon oreille. Je n’avais plus le choix, je devais me lever.

Y- Allez, viens chameau.

Le chat dans les jambes, je me dirigeai vers la cuisine, encore à moitié endormie. Mais bon, Paisley n’avait pas eu tort de me réveiller si tôt. Une grosse journée nous attendait en ce début de vacances.
Après avoir nourrit le chat et préparé le petit-déjeuner, j’allais réveiller William qui dormait du sommeil du juste (pour une fois qu’il faisait la grasse matinée).

Y- Mon poussin, debout, on doit se dépêcher si on veut être à l’heure.
W (encore très endormi)– Bonjour maman.

Il sortit de sa chambre, les cheveux en bataille, pour ne pas dire hérissés sur la tête, on aurait dit le Docteur.
Un chocolat froid et des tartines pour Willy, un thé pour maman, le petit déjeuner fut, pour une fois, vite avalé. Pendant que William s’habillait, je pris ma douche. C’était prévu de longue date, nous devions aller à la Cité des Sciences, pour le Planétarium surtout. A chaque fois, on ratait notre coup et on repartait sans avoir vu les étoiles. Une fois habillés, nous quittâmes l’appartement pour aller à la gare. Le trajet en RER fut aussi animé que d’habitude. William était plus qu’impatient d’aller à la Villette. Il était passionné d’astronomie depuis longtemps et connaissait le système solaire sur le bout des doigts. Il n’avait toujours pas digéré le fait que Pluton ait été dépossédé de son rang de planète.

W – Ils n’ont pas le droit les américains ! Qui les a autorisés ?
Y – Tu sais William, ce sont des scientifiques, ils sont assez grands pour savoir ce qu’ils font et décider.
W – N’empêche, c’est pas juste.

Arrivés à la Villette, nous réservâmes nos places pour le Planétarium, puis, en attendant notre heure de passage, nous en profitâmes pour faire un tour dans les expos permanentes. Je commençais à me dire que j’avais bien fait de mettre mes baskets. C’est plein à craquer de monde, forcément, pendant des vacances, je ne devais pas m’attendre à autre chose. Je ne lâchais pas William, avec une foule pareille, j’avais toujours un peu peur de le perdre.
C’était bientôt l’heure de notre séance. Nous nous rendîmes au planétarium et entrâmes dans la salle.
Confortablement installés dans les sièges légèrement allongés, nous étions prêts à partir dans les étoiles.

La séance commença et William était attentif et silencieux, ce qui est particulièrement rare chez lui. De mon côté, je me mis à laisser vagabonder mon esprit, à la recherche d’une boîte bleue dans ce festival de constellations et de nébuleuses. La musique me berçait légèrement.
Lorsque la lumière se ralluma, je me levai et m’apprêta à dire à William de remettre sa veste. Mais William n’était plus à côté de moi. Je me mis à le chercher du regard, un peu paniquée. Pas de William. Les gens commençaient à se diriger vers la sortie. Peut-être est-il dehors à m’attendre…

Une fois sortie de la salle, je balayai du regard le périmètre. Dans un angle, je vis William en pleine discussion avec quelqu’un. Enfin, j’espérai que ce soit quelqu’un, ou alors, mon fils parle au mur. Mais je pouvais voir des pieds dépasser du mur. Marrant ça, des Converses, faut être dingue en cette saison.
Rassurée, mais un peu fâchée, je m’avançai d’un pas rapide dans sa direction. William faisait des grands gestes et semblait ne pas s’arrêter de parler. Je fondis sur lui telle un aigle sur sa proie.

Y – ça va pas de partir comme ça, sans m’attendre ! Il aurait pu t’arriver n’importe quoi !
W – Maman…
Y – Je ne veux rien savoir ! Tu es prié de m’attendre. Et puis on ne parle pas à n’importe qui !
W –Maman, c’est le…
Y – Franchement, t’as été élevé où hein ?
W – Maman, regarde, c’est le…
Je me tournais vers l’interlocuteur en continuant de vociférer à l’encontre de ma progéniture.
Y – Parfois je me demande ce qui te passe par la…
T – Bonjour.
Y – tête…

- - - - - - - - - - - - - - -

Je n’arrivai pas à croire ce que je voyais. La bouche restée grande ouverte, les yeux écarquillés, je devais avoir l’air d’une parfaite idiote. Il se passa bien quelques minutes avant que William ne me rappelle à la réalité.

W – T’as vu maman ! ? Il est comme à la télé !

A ces mots, le docteur leva les yeux au ciel. Il ne se faisait toujours pas à l’idée qu’on le connaisse par une série télévisée. Bien sûr, il avait eu le temps de visionner tous les épisodes pour voir s’il devait se plaindre à la BBC. Chose que, bien entendu, il n’avait pas faite.
William était excité comme une puce. Il avait tant de questions à poser.
Mais le docteur commença à pointer son tournevis sonique sur moi, l’air préoccupé.

W – Ouah ! Le tournevis sonique ! Trop beau !
T – C’est bien ce que je pensais, ça vient de vous. Le signal est largement plus fort sur vous que sur lui.
Y – Le quoi ? De qui ? Quel signal ?

Ça se bousculait dans ma tête. Etais-je victime d’une hallucination ? Non, c’était exclu, ou alors mon fils était aussi atteint que moi. Je devais me rendre à l’évidence, le Docteur était devant moi, l’air soucieux, les cheveux en bataille, dans un costume brun bien cintré. Et il était tout aussi charmant que celui de la télé. Franchement, il ne fait pas son âge. Mais où voulait-il en venir avec son histoire de signal ? Et qu’est-ce que j’avais à voir là dedans ?

T - Venez avec moi, on va aller dans un endroit plus calme. On va finir par attirer les regards.

Il me tendit la main droite, cette fameuse main. Il ne me fallut pas longtemps pour la saisir et de l’autre prendre celle de William. Il nous entraina dans un coin un peu reculé. Je le suivais un peu machinalement, sans trop comprendre ce qui se passait.

T – Voilà, il y a presque 25 ans, une faille temporelle a été perturbée en France. Et certains agents perturbateurs ont été marqués par des ondes. Une sorte de tatouage temporelle. Et ce signal (il approcha le tournevis de mon oreille) indique que vous faites partie de ces agents perturbateurs. Au départ, j’ai été intrigué par votre fils mais le signal était trop faible chez lui.
Y – William ? Lui aussi ?
T – Rien d’important, des traces résiduelles, héritage cellulaire. Mais rassurez-vous, il n’y a aucun danger dans ces ondes, enfin, aucun à ma connaissance. En revanche, on va devoir aller parler avec des spécialistes de la question. Il faut baliser le terrain avant de se rendre sur les lieux. Et eux seuls ont l’équipement nécessaire.

Là, trois mots se mirent en majuscule dans mon cerveau : FAILLE TEMPORELLE et SPECIALISTES !

T – J’ai un moyen assez rapide pour nous y rendre. Vous venez ?

A ces mots, William se mit à pousser un cri de joie. Il savait ce que ça signifiait. Il allait voir le VRAI T.A.R.D.I.S. !
Le Docteur approcha son tournevis près d’une serrure, une petite étincelle jaillit et il ouvrit la porte. Je le suivis alors dans un couloir de maintenance, à l’insu de tous. William était étonnamment silencieux. Habituellement, il a un débit à peu près équivalent à celui du Docteur. Et moi qui n’ai pas pris de comprimé pour la migraine…
Et soudain, il était là. Avec William, on fit le tour de la légendaire cabine. Je n’osai pas trop toucher mais Will s’en donnait à cœur joie.

W – Dis Docteur, tu peux me prendre en photo avec ma maman ? Il est trop beau ton T.A.R.D.I.S. !

Le Docteur sourit. Ça ne lui arrivait pas souvent de voir des enfants. En tout cas, un enfant qui n’est pas possédé, maudit… Il attrapa l’appareil photo que je lui tendai machinalement. William m’attrapa par la taille et se colla à moi. J’en profitai pour faire apparaître discrètement mon T-shirt « university of Gallifrey », franchement, ça claque ça.
Une fois l’instant fan passé, le Docteur entra dans le vaisseau, William et moi à sa suite.

Et là, ce fut un vrai choc. Ça n’était pas plus grand à l’intérieur, c’est IMMENSE !

Y – C’est… plus grand que je ne l’imaginais. William, tu ne touches à rien !

William stoppa net dans son élan, il était parti en direction de la console. Le Docteur éclata de rire. C’était la première fois qu’on lui faisait cette remarque. Il se dirigea à son tour vers la console, on allait partir. Soudain, une idée me traversa l’esprit.

Y – Docteur ?
T – Oui ?
Y – Je peux vous demander une faveur ? Si je ne le fais pas, on va m’en vouloir à mort.
T – ah ? Ça serait embêtant en effet. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
Y – On peut passer prendre quelqu’un ? Quelqu’un de confiance. Sinon, elle va me tuer.
T – Si vous voulez, plus on est de fous. Elle se trouve où cette personne ?
Y – Je vais l’appeler, histoire de savoir où elle est.
T – Donnez-moi votre téléphone, de toute façon, on en aura besoin plus tard.

Je lui tendis mon portable. Il le tint dans sa main, approcha le tournevis et me le rendit.

T – voilà, vous pouvez y aller. Comme ça, je pourrai savoir où aller et vous pourrez téléphoner quelque soit l’endroit où nous serons.

Je composais le numéro et attendis quelques instants.

Y – Laurence ? Oui, ça va et toi ? Tu ne devineras jamais d’où je t’appelle.


- - - - - - - - - - - - - - -

Le T.A.R.D.I.S. s’était matérialisé dans la cour intérieure d’immeuble parisien. Laurence, ma belle-sœur, descendait les marches de son escalier quatre à quatre. Elle venait de recevoir un étrange coup de fil de ma part lui demandant de se rendre rapidement dehors, non sans avoir prévu de bonnes baskets et un vêtement chaud. Elle avait pris quelques jours de congés et devait partir le lendemain pour les Etats-Unis. Mais que se passait-il de si important ?

Lorsqu’elle arriva dans la cour intérieure, elle manqua trébucher et lâcha son sac. Devant-elle se trouvait un spectacle plus que déconcertant. Etait-elle encore en train de dormir ? Elle ne devrait pas lire aussi tard les aventures du Docteur. Soudain, la porte du T.A.R.D.I.S. s’ouvrit.

W – Tu veux une banane Lolo ?
L – Hein ? Que… Mais qu’est-ce que…

Je passais la tête juste derrière mon fils et ne put m’empêcher de prendre en photo la tête de Laurence (ça n’a pas de prix). Ensuite, je sorti du T.A.R.D.I.S. pour la prendre par la main et la faire monter, sinon, on allait y passer le réveillon. Se retrouver devant le Docteur n’arrangea rien à son état. La bouche encore plus ouverte, elle n’arrivait plus à sortir un mot.

T (avec un large sourire) – Bonjour. Tentée par un petit tour ?
L – Mais que… C’est un gag ? Pincez-moi ! Aïe, Willy, ça va pas ?

Le geste de William eut pour effet de la ramener à la réalité (enfin, était-ce vraiment le terme approprié pour la situation dans laquelle nous nous trouvions…). Je me mis donc à lui expliquer tout ce qui s’était passé depuis ce début de matinée. La visite à la Villette, la disparition de William, la rencontre avec le Docteur, la faille temporelle en France, les ondes...

Y – Mais, une minute. Vous avez dit que ça s’était passé il y a 25 ans, mais vous ne m’avez jamais dit où, ni comment. J’étais toute jeune, mais je ne me souviens pas d’avoir affronté un monstre à l’âge de 10 ans.
T – Effectivement, vous étiez jeune. Il ne sort pas toujours des monstres d’une faille temporelle. Enfin, pas si on la laisse en paix. Avez-vous été sous terre ?
Y – Attendez que je réfléchisse. Pas que je me souvienne. Ce n’était pas vraiment mon… mais si ! Quand j’avais cet âge là, je me baladais souvent avec mes cousins aux alentours de Gardes. On avait retrouvé une grotte qu’on s’était mis à dégager. Ca a été notre occupation principale de l’été. De l’inconscience pure avec le recul. William, n’y pense même pas !

Le Docteur écoutait attentivement mon histoire. Il avait froncé les sourcils lorsque j’avais prononcé le nom du hameau où se trouvait la maison de vacances de mes grands-parents.

Y – Mais si ça vient de là, je ne dois pas être la seule touchée. On était plusieurs dans le coup.
T – Vous ne vous souvenez pas y être allée seule ? Pas une fois ?
Y – En y réfléchissant, si. Un après-midi, le reste de la famille était parti je ne sais plus où et je m’étais retrouvée seule. J’avais donc décidé de retourner à Minirac, un clin d’œil à Padirac. J’ai un peu creusé pour avancer les travaux, mais rien de bien méchant.
T – Mais sans doute suffisant pour perturber la faille. Vous y êtes retournée après.
Y – Non, je crois bien que ce fut la dernière fois. L’été se terminait et l’année suivante nous étions passés à autre chose. Les enfants, ça change de lubie comme de chemise.
T (levant un sourcil) – Oui, c’est sûr.
L – Quelque chose qui ne va pas ?
T – Ooh noooon. Et si on y allait hein ? On doit étudier la question de plus près avant de nous rendre sur place.
L – Y aller ? Y aller où ?
W – voir des spécialistes Lolo.
Y (avec un grand sourire) – De faille temporelle.
L (les yeux écarquillés) – Quoi ? Hein ? Noooooooooon !
T – William, tu veux bien venir là ? Tiens, attrape ce marteau et tu taperas quand je te le dirai.
W – Dacodac Doc.
T – Alors, allons-y !

Le T.A.R.D.I.S. s’anima, manquant nous faire tomber Laurence et moi. Je m’accrochais à la première rambarde que je trouvais. Laurence, elle, avait trouvé une colonne providentielle. Nous éclatâmes de rire en voyant dans quelle position nous nous trouvions.
Le trajet ne dura que quelques instants, mais ça secoue drôlement un T.A.R.D.I.S. ! William s’était vraiment appliqué à faire ce que le Docteur lui disait. Il buvait ses paroles comme du petit lait et ne manqua pas de lui montrait que, lui aussi, à sa façon, connaissait le ciel.

T – Tu es drôlement calé en ce qui concerne le ciel pour un garçon de ton âge. Vraiment calé. Brillant en fait.

William était tout fier d’avoir fait son petit effet. Il ne pouvait détacher son regard de la colonne lumineuse qui s’animait au centre de la console. Ça avait l’air d’amuser le Docteur. Mais il était temps de passer aux choses sérieuses. Le Docteur se dirigea vers la sortie et nous lui emboitâmes le pas. Le froid nous saisit à la sortie. Le T.A.R.D.I.S. était garé au pied d’une immense fontaine. Il faisait bien froid à Cardiff en cette saison.

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La descente dans le hub fut un peu tendue. Je vous ai dit que j’avais le vertige ? Mais là, avec le Docteur à mes côtés, ça allait étonnamment bien. William ne savait plus où poser les yeux. Il poussa un petit cri lorsque le ptérodactyle nous frôla au passage. L’entrée des touristes pensais-je amusée. Lorsque l’ascenseur se stabilisa, je pris le temps de regarder alentours. C’était de plus en plus dingue. Des écrans d’ordinateurs où l’on voyait des chiffres et des images défiler à toute vitesse, un immense panneau en verre sur lequel étaient disposés des documents divers, des cartons à pizza vides du repas de midi sans doute. Je remarquais un manteau militaire négligemment posé sur un dossier de chaise. Pince-toi ma fille, faut arrêter les sucrettes là ! Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Une voix s’éleva derrière nous.

J – Ah, vous êtes là ! Ianto ! Tu peux faire un café ? Vous verrez, c’est le meilleur de toute l’Angleterre. Et un chocolat pour le petit… avec des cookies ?

William opina du chef énergiquement, il rêvait d’un goûter depuis plusieurs heures. Notre hôte s’avança vers nous, arborant un sourire dont on se souvient pendant plusieurs vies.

J – Captain Jack Harkness, enchanté.
L – argh…
Y – Gniiiiiiiii…
T – Jack ! Non !
J – Ben quoi ? J’ai pas le droit de dire bonjour ?
T – Tu sais bien ce que je veux dire.
J – Sacré doc ! T’as pas changé !

Jack s’arrêta dans son élan d’affection pour se mettre au garde-à-vous et serrer énergiquement la main du Docteur.

J – Bon, si on passait dans mon bureau, on y sera plus au calme. Et toi mon bonhomme, tu vas rester avec cette gentille dame là-bas. Gwen ? Tu peux t’occuper de lui ? Qu’il n’aille pas se perdre on ne sait où…

Nous montâmes l’escalier métallique pour nous rendre dans le bureau de Jack. Là, le Docteur exposa brièvement la situation. Jack écoutait avec grande attention. Laurence et moi, nous ne savions plus qui regarder, deux pour le prix d’un. C’était Noël avant l’heure !
Ianto entra dans le bureau, portant un plateau sur lequel se trouvaient des tasses encore fumantes. Je donnais un coup de coude à Laurence qui regardait Jack avec un peu trop d’insistance. Elle me regarda agacée et d’un signe de tête, je lui montrai Ianto, en train de la foudroyer du regard.

Y – Joli costume, dis-je en prenant ma tasse, histoire de détendre un peu l'atmosphère.
J – Mais tu es sûr de ce que tu avances ? Une faille en France ?
T – Cardiff n’est pas une exception. Enfin, si, dans le sens où la faille ici est très active et contrôlée. Là-bas, elle est en sommeil, sans surveillance et sur le point de se réveiller. As-tu des données sur les activités de failles ?
J – Je n’ai pas encore eu le temps de compiler toutes les données que Tosh avait pu regrouper avant de… (Jack se racla la gorge) Bref, Ianto, peux-tu ouvrir les fichiers ? On va lancer une requête, si une faille a été détectée en France, Tosh a sans doute dû le voir.

Ianto s’inclina et se dirigea vers l’ordinateur principal. Il rentra quelques mots clé puis lança la recherche. Jack s’approcha de lui et se pencha vers l’écran tout en posant la main sur son épaule. Regardant les données qui défilaient, il remonta doucement sa main dans les cheveux de son compagnon. Je me surpris à rougir tant c’était touchant de les voir tous les deux. Laurence avait rejoint William pour voir si tout allait bien et discutait avec Gwen. Elle devait sûrement lui demander des détails croustillants.
Je me tournais vers le Docteur qui avait l’air soucieux. Quelque chose le travaillait, c’était évident. Mais je n’osai pas aller lui poser la question. Il m’intimidait beaucoup. Il y avait tant de chose qui se dégageait de lui. Tant de gravité, de sagesse, de tristesse…
Mais tout à coup, son regard croisa le mien et il me rassura d’un sourire. Je m’apprêtais à lui parler lorsque soudain, Jack appela.

J – Venez ! On a quelque chose à l’écran !


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D’un bond, le Docteur s’était rapproché de Jack et Ianto et scrutait maintenant l’écran avec un air très préoccupé. Laurence me rejoignit auprès d’eux.
Des gravures anciennes étaient affichées, des gravures qui représentaient un lieu qui m’était très cher. Un lieu qui avait été le théâtre de toutes mes vacances d’enfant. Mais les gravures étaient largement antérieures à cette époque. Le clocher était très différent.

I – Notre Dame de Gardes. Construite entre le XIIe et leXVe siècle. Un exemple remarquable d’architecture romane. Située dans le hameau de Gardes, en Charente. Vous constaterez que sur ces gravures, le clocher a une forme différente de celle que l’on peut voir ici. Il avait une forme plus allongée. Elle a changé quelques temps après un pic constaté sur la faille qui passe sous la France. D’après les données que Tosh a pu rassembler, une forte activité de faille aurait pris place dans ce lieu.

Jack tourna la tête dans ma direction, j’étais blême.

J – Quelque chose ne va pas ? Vous voulez un siège ?

Laurence attrapa la première chaise à proximité. Je m’effondrais lourdement, le regard perdu dans l’écran. Puis, je regardai le Docteur. L’expression sur son visage me laissa entendre que mes craintes étaient fondées. Mais dans quelle mesure ?

I – La communauté était très active à cette époque. Un grand mouvement de bâtisseurs était en place dans la région. De nombreuses églises ont été construites mais celle-ci semble se détacher du lot.

Jack se tourna vers le Docteur, lui aussi avait noté le visage fermé qu’il affichait maintenant.

J – Docteur ? Tu ne dis rien… ça t’évoque quelque chose ?

Le Docteur semblait soucieux.

T (à demi-voix) – Je pensais avoir trouvé une solution idéale. Ça s’était pourtant si bien déroulé. Charmants habitants, un peu simples, mais charmants. (Puis se rappelant qu’il n’était pas seul) J’ai ma petite idée sur la question. Je pense que le dossier de Tosh est incomplet.
J – Comment ça incomplet ?
T – On peut dire qu’il manque des variables importantes, même s’il y a déjà beaucoup d’informations. Elle a fait du très beau travail. Je regrette vraiment de ne pas l’avoir mieux connue.

Ianto se racla la gorge et Jack lui passa la main dans le dos dans un geste de réconfort.
Laurence se pencha vers moi pour voir comment j’allais.

Y – Je comprends mieux maintenant, ces peintures… mon Dieu !
L – Quelles peintures ? De quoi tu parles ?
T – C’est vrai ça, de quelles peintures parlez-vous ?

La question du Docteur me fit sursauter.

Y – Cette église, je la connais par cœur. J’ai même dormi dans son clocher. Nous passions nos vacances dans l’ancien presbytère qui se trouve en contrebas.
T – Marrant ça, c’est là que je me suis stationné avec mon T.A.R.D.I.S. . Pour une coïncidence, brillant…
Y – ça on peut le dire. La maison n’appartient plus à la famille maintenant, mais il y a quelques années, j’ai voulu montrer à William l’endroit où j’avais fait les 400 coups. On en a profité pour visiter l’église. Et à notre grande surprise, nous avons constaté que des peintures avaient été mises à jour. Elles dormaient depuis plusieurs siècles sous un enduit de chaux. D’étranges dessins en fait. Un grand œil et des scènes de batailles, deux chevaliers s’affrontant à cheval. Un vêtu de rouge et l’autre de bleu. Plutôt surprenantes comme peintures dans un lieu de culte. Elles se situaient à la base du clocher. J’avais eu une drôle de sensation en les voyant.
T (avec un grand sourire) – Je fais toujours cet effet là. Il faut dire que le bleu me va à ravir.

- - - - - - - - - - - - - - -

Tous les visages se tournèrent vers le Docteur. Tous sauf le mien. Ça se bousculait à 100 à l’heure dans ma tête.

T – Enfin bref, Gardes, été 1160, une chaleur à la limite du supportable. Je m’étais arrêté dans ce petit coin de France parce que j’avais toujours rêvé de faire le tour des églises romanes de la région. Une belle architecture, très simple et épurée. J’avais stationné mon T.A.R.D.I.S. dans la cave du presbytère. En sortant de cette cave, j’ai tout de suite remarqué l’église. Elle avait une forme plutôt inhabituelle pour l’époque. Vous me connaissez, ça m’a tout de suite intrigué.

Tout en parlant, il faisait des allers-retours dans le hub. Tout en l’écoutant, je tripotais nerveusement mon porte-clefs. Des images revenaient à mon esprit, tout était maintenant si évident.

T – J’ai interrogé les personnes présentes sur le chantier de construction mais aucune ne semblait capable de me répondre sur ce choix architectural. La forme ogivale n’était pas logique à cette époque, surtout pas avec un clocher aussi haut. S’en était presque disproportionné par rapport au reste de l’église.
Les habitants étaient assez nerveux, quelque chose semblait les perturber fortement mais je n’arrivais pas à savoir quoi. C’est alors que je rencontrais Dame Ermengarde. C’était la régente du presbytère. Après quelques verres de Pineau, elle me parla alors du chevalier Sigismond. C’était lui qui finançait en grande partie les travaux et il avait exécuté les principaux croquis et autres plans. Ayant gagné sa confiance, j’obtins de rencontrer cet homme.

Ianto compulsait les données de Tosh tout en écoutant le récit du Docteur. Il leva la main pour demander la parole.

T – Oui ?
I – Je pense que je l’ai. Sigismond de Ternevaine, 1130-1160 (disparu), chevalier de l’hermine. Il figure en annexe dans le dossier de Tosh, mais nulle part il n’est fait mention de son rôle dans la construction de l’église. Il a participé à la seconde croisade. Il ne devait pas avoir plus de 17 ans quand il a prit part à la croisade.
J – Un fringant jeune homme de 17 ans dans une armure flambant neuve. Je me demande bien si…

Ianto, légèrement agacé, coupa court à ses fantasmes.

I – Bref ! On perd toute trace de lui en 1160, pas de sépulture, pas d’acte de décès. Ça correspond à l’époque où vous l’avez rencontré.
T – Un jeune fascinant que ce Sigismond. Hélas, on peut dire que le premier contact n’a pas été des plus cordial. Et il n’a pas pu s’empêcher de me défier en tournois singulier.

Tout le monde – En quoi ? ! ?



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La surprise générale me sortit de ma torpeur. Et, comme les autres, je regardais maintenant le docteur intriguée.
Il passait nerveusement la main dans ses cheveux alors qu’il continuait son récit.

T – Vous voyez, à l’époque, c’était plutôt une manie dans la noblesse. On discute, puis on argumente, puis on se fâche, puis on se vexe pour enfin défier son interlocuteur en tournois singulier. Noblesse certes, mais orgueil mal placé aussi. Ça n’en restait pas moins un personnage singulier et fascinant. Enfin fascinant… Surprenant. Enfin surprenant… Bizarre en fait.

Le Docteur marqua une pause, semblant absent un instant, puis son débit repartit de plus belle.

T – Il était encore assez jeune mais pour l’époque, on pouvait considérer qu’il avait déjà vécu une grande partie de sa vie. Une étrange flamme brûlait dans son regard, il semblait comme « habité » par quelque chose. Quelque chose qui n’était pas lui. Enfin, vous comprenez où je veux en venir.

Les regards interrogateurs de Gwen, Laurence et moi-même montraient très clairement que ça n’était absolument pas le cas. Jack s’apprêtait à parler lorsqu’une petite voix se fit entendre.

W – Ben oui, c’est lui sans être lui. Le chevalier est possédé par un truc. Il a dû tomber sur quelque chose qui l’a changé, mais à l’intérieur de lui. Mais si maman ! Comme le monsieur dans la Planète du Diable. Tu te souviens ?

Je regardais mon fils avec les yeux écarquillés. Jack était toujours bouche bée. Délicatement, Ianto effectua un mouvement vers le haut afin de fermer la si appétissante bouche de son compagnon avant de craquer. Un léger flottement se fit sentir.

T (tout sourire, montrant Willy) – Voilà, il a mis le doigt dessus ! Vraiment brillant cet enfant ! Très bon épisode d’ailleurs, bien écrit. Je me demande bien comment ils ont pu…
J – Hey Doc ? Sigismond, tournois, église, tu te rappelles ?
T – Ah oui, ce cher Sigismond. Mes nombreuses questions avaient fini par l’énerver et il m’avait donc défié en tournois singulier lors d’une joute nocturne, ce qui m’avait paru plutôt inhabituel. La pleine lune devait avoir lieu deux jours plus tard. Il avait estimé que ça me laissait largement le temps de me préparer. Je me mis donc en quête d’un cheval. Pour ce qui était de l’armure, Richard cœur de lion m’en avait donné une aux portes d’Acre. La mode n’évoluant pas trop vite, je ne risquais pas d’attirer les regards.
C’est Dame Ermengarde qui me trouva biensûr de destrier idéal pour ma joute. Brave Aldebert, il n’a pas démérité. Elle m’avait aussi préparé une chambre dans le presbytère. C’était assez spartiate, mais tout à fait correct.

J’étais en train de me dire que j’avais dormi dans la même maison que le Docteur. Ça se trouve, dans la même pièce ! Je n’aurais jamais imaginé pareille coïncidence…

T – Le soir du tournoi arriva bien vite. Je m’étais préparé autant que possible. Ma condition physique a beau être impeccable, c’était un chevalier aguerri. Ceci dit (en m’adressant un clin d’œil), je manie très bien l’épée.

William buvait les paroles du Docteur. En fait, tout le monde écoutait silencieusement son récit. Mais soudain, Laurence pris la parole.

L – Y’a bien quelque chose qui a dû se passer de travers non ? Sinon, je ne vois pas l’intérêt de parler de ce tournoi.
T (la regardant en levant un sourcil) – Malheureusement, oui. Tout avait bien commencé pourtant. Enfin si bien veut dire par là qu’il avait le dessus sur moi, quand soudain mon tournevis se mit à vibrer dans mon armure. Quelque chose d’anormal devait se passer et je vis alors que l’attitude de Sigismond avait changé du tout au tout. Ça m’avait permis de reprendre l’ascendant sur lui. Mais sans crier gare, il avait disparu, fonçant à bride abattue vers les bois voisins.
Je n’avais pas gagné, il avait abandonné. Un acte totalement contraire au code de la chevalerie. Une honte, un déshonneur absolu. La stupeur s’était abattue sur la foule des spectateurs qui assistaient à notre combat. Après avoir demandé à Dame Ermengarde de les faire rentrer chez eux, je remontais sur Aldebert pour rattraper Sigismond. Je pointais alors mon tournevis dans la direction où il était parti et lançait mon cheval au galop. Vous avez déjà essayé de galoper en tenant un tournevis d’une main et en vous maintenant à cheval de l’autre, ce n’est franchement pas facile. Surtout que l’armure alourdissait considérablement mon allure. Je me demande bien d’ailleurs comme ils arrivaient à…
J – Doc, tu recommences…
T – Hmmm ? Ah oui ! Sigismond. Heureusement, il ne semblait pas être parti bien loin. Le signal semblait se stabiliser à quelques kilomètres de là, aux abords d’un petit étang. Je descendis donc de mon cheval, le flattais pour le remercier de m’avoir emmené jusque là puis, je m’enfonçais dans les bois. C’est alors que mon regard fut attiré par une faible lueur à environ 15 mètres devant moi.
Y – Attendez, vous êtes parti sur la gauche ou sur la droite de la route ?
T (le regard pétillant) – Mais à droite biensûr !

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G – Les pizzas sont arrivées !

Gwen rompit le silence en apportant le repas. Il était tard et nous n’avions pas encore mangé. Ça me rappelait que je n’avais prévenu personne chez moi. J’étais d’ailleurs assez surprise que ma mère ne m’ait pas encore appelée. Puis, je me rappelais que mes parents étaient partis en voyage à l’étranger. Ceci expliquait cela.
Nous fîmes alors une pause pour avaler un morceau. William dévorait sa part à pleines dents. Il était aux anges : le docteur, le T.A.R.D.I.S. et une pizza. Le paradis sur Terre quoi. J’avais un peu de mal à avaler quoique ce soit. Ce que le Docteur avait raconté ne faisait qu’accroître mes craintes. Mais j’attendais la fin de son récit avec impatience. Je n’étais pas la seule.

W – Alors Docteur, ch’était quoi chette lueur ?
L – William ! Pas la bouche pleine !
W (rougissant légèrement) – Oups ! Pardon…
T – Allons, il est curieux ce petit ! (ébouriffant William) C’est bien !

Il adressa un clin d’œil à William qui lui rendit immédiatement son sourire.
Ianto avait fait couler un nouveau café et apportait les tasses. On allait en avoir besoin.

T – J’étais donc en train d’observer la lueur qui s’élevait d’un trou à quelques mètres de moi. Difficile de s’approcher sans faire de bruit. L’armure protège bien mais c’est loin d’être silencieux. Je décidais donc de la retirer. Me voilà donc en liquette (Ianto mit la main sur la bouche de Jack), en train d’avancer tout en évitant les ronces et les branches mortes. Et plus j’avançais, plus j’entendais des sons qui s’avérèrent être des voix. Je pouvais distinguer très nettement la voix de Sigismond, l’autre était plus sifflante, moins puissante. Mais une sensation de malaise en émanait. Tout autours de moi, l’atmosphère était épaisse, huileuse, lourde. Je parvins malgré tout à me pencher discrètement au-dessus du trou d’où sortaient ces voix. Sigismond était prostré dans un coin, il cherchait ses mots, la tête enfouie dans les mains.
L – Et il parlait avec qui ? Vous l’avez vu ?
T – Justement non, je ne le vis pas tout de suite. Ou plutôt, je n’avais pas réalisé.
J – Réalisé quoi ?
T – Le sol était légèrement brillant, fait de petits carreaux moirés. Ou plutôt, c’est ce que je pensais.
J – Mais réalisé quoi ?
T – C’est alors que je notais que le sol bougeait lentement. De manière animale, reptilienne…
J – Mais réalisé quoi Doc ?
T – Sigismond était sur son interlocuteur et non pas face à lui. Je fis donc le tour du trou afin de voir à quoi ressemblait l’être avec qui mon adversaire parlait.

Pendant que le Docteur faisait son récit, je remarquais que Ianto s’agitait autours d’un bureau. Il leva de nouveau la main pour demander la parole.

J – Qu’y-a-t’il Ianto ?
I – Je me suis souvenu que Tosh avait mis au point un appareil capable de visualiser des souvenirs. Ça lui avait prit pas mal de temps pour le développer, mais, l’ayant testé, c’était plutôt au point. Si ça peut aider à la compréhension du récit du Docteur, ça pourrait en valoir la peine non ?
J – Mais oui ! C’est vrai ! Dans la précipitation, j’avais complètement oublié ça.
T – Brillant ! C’était vraiment une femme brillante ! Effectivement, ça va accélérer la chose. Allons-y !

Ianto apporta une sorte de casque, brancha les fils à l’ordinateur le plus proche et installa le casque sur la tête du Docteur. On aurait dit Doc Brown avec cet harnachement sur sa tête. William regardait ça à mis chemin entre l’amusement et la fascination. Et voilà le Docteur, assis dans son fauteuil, tel un gosse à qui on a promis une glace, qui attendait la mise en route de l’appareil. Ianto tapait rapidement sur le clavier de l’ordinateur.

I – Il y a de nombreux paramètres à prendre en considération, surtout compte tenu de votre passé. Ça risque de prendre un peu de temps pour localiser la période concernée. Vous aviez quel âge à ce moment ?
T (du tac au tac) – 902 ans, 6 mois et 3 jours.
G – 900 combien ?
T (avec un grand sourire) – Oui, je sais, je ne les fais pas.

Jack éclata de rire, ce qui eu pour effet de détendre un peu l’atmosphère.
Ianto, quand à lui, était concentré sur son écran. Le processeur tournait à plein régime.

I – Je crois qu’on y est.

En effet, une image commença à se former à l’écran.

Pour simplifier la lecture, les dialogues de la séquence "souvenirs télévisés" seront en italique.


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Gwen avait baissé la lumière dans le hub afin que nous puissions voir ce qui se passait à l’écran. Le Docteur était au milieu de notre groupe, silencieux et attentif. La condition principale au bon fonctionnement du casque de réminiscences était la concentration de son porteur. L’exercice n’était pas simple pour le Docteur mais il s’y plia de bonne grâce tant il était curieux de voir le résultat. Après quelques minutes nécessaires à la mise au point, l’image se fit plus nette.

On pouvait voir l’entrée de la grotte, qui, à la ferveur de la pleine lune, nous apparaissait assez nettement. La lumière bleutée ambiante tranchait avec la lueur rougeâtre qui sortait de la grotte. Nous étions maintenant spectateurs de la scène à laquelle le Docteur avait assisté, des siècles auparavant.

Une immense silhouette se détachait au fond de la grotte. C’était un être reptilien, magnifique et effrayant. Le corps entièrement recouvert d’écailles moirées allant du vert au violet sombre, des yeux rouges perçants. William poussa un petit cri en le voyant et se réfugia dans les bras de sa tante. Le dialogue ne tarda pas à se faire entendre.

Se – Tout se déroule-t-il comme prévu ?

S – La construction touche à sa fin maître. Le clocher de l’église sera achevé pour la nouvelle lune comme vous me l’avez demandé.

Se – Rien d’autre ?


Sigismond se crispa, marqua une pause, puis se résolut à parler.

S – Il y a bien cet homme…

Se – Quel homme ? Qui peut bien oser contrarier mon avènement ?

S – Il se fait appeler le sieur Docteur de Tardis. Il est arrivé il y a quelques jours. Il s’est montré très curieux au sujet des aménagements de l’église. Je n’ai pas eu d’autre choix que de le provoquer en tournois singulier pour régler son compte.

Se – Et ? Est-ce chose faite ?

S (plus qu’embêté) – Malheureusement non. Vous m’avez fait mander en plein tournois. Je n’ai pas eu le temps de l’achever. J’étais pourtant…

Se – JE N’ACCEPTE PAS CE GENRE D’EXCUSE ! IL N’Y A PAS DE PLACE POUR L’ECHEC ICI !


Sigismond se ratatina encore plus au fond de la grotte alors que le sol s’était mis à trembler tout autour de lui sous l’effet de la colère de son interlocuteur.

Se – Tu dois absolument te débarrasser de cet homme avant la nouvelle lune. Rien ne doit se mettre en travers de ma route vers la domination ultime ! Le règne de Semiasas sera ou tu périras dans les flammes de ma colère.

S – Oui maître, ce sera fait dans les plus brefs délais.


Le Docteur avait opéré un rapide recul dans les fourrés les plus proches, des feuilles apparaissant maintenant à l’image. Nous vîmes la silhouette de Sigismond s’extirper de la grotte avec quelques difficultés et s’éloigner dans la nuit.
Il se passa quelques minutes et, lorsque la lueur rouge eut disparu, nous nous rapprochâmes à nouveau de l’entrée. Le son du tournevis résonna dans le hub, nous pouvions voir sa faible lumière bleue s’animer à l’image. Puis le docteur entama une descente prudente dans la grotte.

Ianto opéra plusieurs opérations afin de forcer sur les contrastes et la luminosité afin de pallier la pénombre ambiante. Quelques instants plus tard, nous pûmes nettement voir les lieux se dessiner sur l’écran. L’avancée était très lente.

Je regardais le Docteur. Il était fasciné par ce qu’il voyait. Fasciné et concentré. C’était très surprenant de le voir aussi calme et silencieux. Tellement inhabituel… De leur côté, Jack et Ianto compulsaient des informations tout en regardant régulièrement l’écran sur lequel les souvenirs du Docteur étaient diffusés.

Le Docteur s’était engagé dans un boyau étroit qui semblait rejoindre l’antre du monstre. On pouvait voir l’humidité suinter des parois. Il devait faire assez froid. En effet, on distinguait la fumée de la respiration du Docteur. Je reconnaissais ce boyau, je l’avais emprunté des années plus tôt mais n’avait jamais aboutit à la fin de celui-ci. Nous n’avions pas eu le temps de terminer de le dégager. Cette constatation avait dû me faire sursauter puisque le Docteur se tourna subitement vers moi et l’image se brouilla de nouveau. C’est à ce moment que Ianto prit la parole.

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I – Il est dans nos données. Il y a des précédents apparemment. Semiasas est mentionné comme étant un archange déchu. Il apparaît dans le livre d’Enoch comme étant le chef d’une rébellion de 200 anges. Cette rébellion a échoué et la trace de Semiasas a été perdue depuis lors. Plus aucune mention de lui dans aucun texte. Apparemment, vous l’aviez retrouvé.

Le Docteur écoutait Ianto tout en me regardant. Ma réaction ne lui avait pas échappé et il ne tarda pas à le faire savoir.

T – Quelque chose de familier ?

Y – Ce boyau, j’y suis allée. C’est à peine croyable ! Mais il était obstrué. Je ne suis jamais parvenue à son issue.

T – Et c’est mieux comme ça. Imaginez, à la sortie de ce passage, il y avait une fosse de plusieurs centaines de mètres de profondeur. Vous vous seriez tuée. J’ai bien failli y rester d’ailleurs. Mais vous verrez mieux cela en image.

J – Attends Doc. Il vaut mieux marquer une pause. Tu as beau être un seigneur du temps en pleine maîtrise de tes moyens et en pleine santé, ce processus est éprouvant. Ça m’ennuierait de te voir te régénérer. Et puis on ne sait jamais, des fois que tu deviennes un vieux crouton ou un gamin, ça gâcherait un peu le plaisir.

Laurence et Gwen approuvèrent de concert. Ianto, quand à lui, leva les yeux au ciel. William lui, s’était assoupi. Toutes ces émotions avaient fini par avoir raison de lui.
Le Docteur regardant Jack avec un sourire en coin puis reprit la parole.

T – Puisqu’on ne peut avoir les images, je vais continuer en paroles. Ma progression dans le boyau fut assez compliquée. Je vous avais dit que j’étais en liquette ?

Ianto coupa court à toute divagation sur un ton plutôt glacial.

I - Oui.

Jack lui colla un coup de coude bien senti et lui fit un clin d’œil. Le Docteur n’y prêta même pas attention et poursuivit son récit.

T – L’atmosphère devenait de plus en plus chaude au fur et à mesure de mon avancée. A quelques mètres de moi, je vis de nouveau une lueur rougeâtre qui devenait de plus en plus intense à chacun de mes mouvements. Et plus elle s’intensifiait, plus j’avançais vite. Tellement vite que je manquais faire une chute vertigineuse lorsque j’arrivai à la fin du boyau. Comme je le disais tout à l’heure, il débouchait sur un gouffre profond. Gouffre au fond duquel se trouvait Semiasas. Il s’était réfugié dans cette antre d’un autre âge.

Le Docteur marqua une pause, comme absent, puis se tourna vers moi.

T – C’est surprenant que William ait mentionné cet épisode précis de « la planète du diable ». L’antre de Semiasas était assez semblable à celle de la Bête. A un détail près. Semiasas n’était pas prisonnier lui. Tout du moins, il ne l’était plus. Je me demande vraiment comment ils ont pu avoir ces…

J – Doc, tu t’éloignes du sujet.

T – Ah oui, au temps pour moi. Marrant comme expression d’ailleurs. Enfin passons. Je restais là à l’observer quelques minutes pour évaluer l’ampleur de la tâche qui allait m’incomber. Il fallait absolument que je trouve une solution pour stopper les projets destructeurs de cet être. Mais là, en liquette, uniquement avec mon tournevis sonique… Je sais que je suis brillant, mais j’ai mes limites…


Avec toutes ces informations nouvelles, j’essayais de comprendre l’origine de ces fameuses ondes et l’intérêt que je pouvais avoir aux yeux du Docteur. Mais tout se bousculait encore trop dans ma tête. Je n’arrivais pas à faire le lien. Le Docteur poursuivit son récit.

T – Je ressortis ensuite de la grotte, aussi discrètement que possible, récupérais mon armure et retrouvais ma vaillante monture qui avait sagement attendu là où je l’avais laissée. Je devais absolument rejoindre le T.A.R.D.I.S. Là et seulement là, je trouverais la solution. La nuit était très calme mais la pleine lune rendait mon retour au hameau bien plus délicat que je ne l’avais prévu. Une embuscade serait plutôt facile à tendre sur cette route de campagne.

Il est vrai que les bois et les fossés ne manquent pas sur le trajet qui relie la grotte au presbytère. Combien de fois l’avais-je emprunté ? Je ne saurais dire. Il ne devait pas être très différent de celui que le Docteur avait pris à 800 ans de là…

T – Mais je réussis à retourner au presbytère sans attirer l’attention sur moi. Je retrouvais Dame Ermengarde dans la cuisine, en train de veiller. Visiblement, Sigismond n’était pas venu là. Il avait dû rejoindre ses quartiers directement. Elle m’assaillit immédiatement de questions pour savoir ce qu’il s’était passé depuis le départ précipité de la lice. C’était une femme très intelligente, je l’avais senti dès le début. C’est pourquoi j’entrepris de lui expliquer ce qu’il en était réellement. Que risquais-je à le lui dire ? J’avais déjà échappé aux arènes romaines, à la mort, 9 fois, à la fin du monde… Au pire, je me serais retrouvé sur un bûcher. Comparé aux flammes de l’enfer, c’est ce qui m’a décidé.

Ianto leva une nouvelle fois la main. Le Docteur se tourna vers lui en levant un sourcil.

I – La pause semble avoir été suffisante. Tous les capteurs indiquent que nous pouvons reprendre le procédé. Vous êtes prêt ?

T (le visage barré d’un immense sourire) – Bien sûr. Je suis toujours prêt. (Se tournant vers Jack un peu ennuyé) ça fait pas boy-scout ça ?

Jack éclata de rire. Ianto se surpris à sourire à la réflexion du Docteur. Mais il se ressaisit tout de suite et réinstalla le casque sur la tête du Docteur. Après un rapide calcul, il fit deux ou trois manipulations sur le clavier, entra une formule et enclencha le mécanisme. L’écran s’anima de nouveau et une image nette apparut.

Nous étions dans une grande pièce. Les murs semblaient blancs et le sol était en terre battue. Une immense cheminée éclairait légèrement. Je reconnus immédiatement l’âtre dans lequel un feu était en train de mourir. Nous étions dans la salle à manger. La cuisine se trouvait juste à côté. Le Docteur avait quitté cette pièce pour se rendre dans le T.A.R.D.I.S.. C’était tellement étrange à voir.

E –Vous allez me dire que le Seigneur Sigismond est comme possédé par un démon d’un autre temps ? Seigneur Dieu, mais c’est la fin du monde alors ?

Dame Ermengarde se signait nerveusement comme elle disait ces mots. Une main se posa sur la sienne, celle du Docteur évidemment. Et le visage d’Ermengarde se détendit aussitôt.

T – J’ai sans doute une solution, mais il faut que je me rendre dans mon T.A.R.D.I.S..

E – Votre quoi ?

T – Mon T.A.R.D.I.S. C’est mon vaisseau, enfin, mon moyen de transport. Mais venez donc avec moi.


Le Docteur attrapa la main d’Ermengarde. Pour une « Dame », elle ne devait pas avoir beaucoup plus de 25 ans (ce qui était déjà un âge avancé à cette époque vu l’espérance de vie). Son époux avait perdu la vie lors de la dernière croisade. Elle avait donc décidé de consacrer sa vie à la transmission de la bonne parole à travers le monde, en mémoire de cet époux qu’elle avait si peu connu finalement, mais tant aimé.
Elle se laissa entraîner sans mot dire jusqu’à l’endroit où le Docteur avait stationné son T.A.R.D.I.S..

E – Mais qu’est-ce que c’est ? Une sorte de boîte ? D’armoire ?

T – C’est mon fidèle T.A.R.D.I.S.. Mon vaisseau comme je vous l’ai dit avant. Il n’a jamais failli à sa tâche. Mais entrez donc, je dois trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard et vous serez sans doute plus en sécurité à l’intérieur.

E – à l’intérieur ? Mais comment ça à l’intérieur.

T – En poussant cette porte, vous voyez ? Juste comme ça.

E – Mais je veux dire, comment tiendrons-nous à l’intérieur ? C’est minuscule. Encore, vous ne porteriez pas votre armure, ça irait, mais là… cela me semble en dehors de toute raison possible.


Visiblement, le docteur entra sans se retourner. Il s’affairait déjà autours de la console. Puis il leva la tête en direction de la porte. Ermengarde venait de rentrer.

E – Mais par quelle sorcellerie est-ce possible ?

Et avant qu’elle ne puisse ressortir, le Docteur avait pointé son tournevis pour sécuriser la porte. Et il s’approcha d’Ermengarde qui était en train de tenter désespérément une sortie.

T – Sorcellerie ? Pitié non, c’est une insulte à mon intelligence. Sorcellerie… Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre.

Ermengarde regardait le docteur avec des yeux affolés. Comme si le Diable était face à elle. Il est vrai que nous étions au moyen âge. On aurait brûlé pour moins que ça.

T – Allons, venez donc avec moi. Nous devons stopper ce Semiasas avant qu’il ne soit trop tard !

Et avant qu’elle n’eût le temps de répliquer quoi que ce soit, Ermengarde se retrouva au pied de la colonne du vortex, devant la console, muette de peur, d’effroi et de fascination.

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T – Je dois enfermer Semiasas. Le retenir de manière sûre dans cet antre qui est le sien.

Le Docteur était en train de marmonner, faisant des va-et-vient devant la console. On voyait bien qu’il était très tendu contrairement à ce que son ton faussement décontracté pouvait laisser transparaître. L’heure était grave et le temps était compté. Le visage fermé qu’il avait en revoyant cette scène était suffisamment éloquent.

E – Le bloquer dans les entrailles de la Terre ? Mais comment donc ? Par quelle autre hérésie ?

T – Hérésie ? Allons-donc, pas hérésie (tout de suite les grands mots) mais ruse. Une ruse que je vais bientôt trouver. Pense !

E (se ressaisissant) – Vous avez parlé de la nouvelle lune. Qu’est-ce que cela ?

T – LA NOUVELLE LUNE ! Mais bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Vous a-t’on déjà dit que vous étiez brillante ?


Le Docteur se précipita alors dans une pièce reculée du T.A.R.D.I.S., laissant Ermengarde seule avec ses questions. Il ouvrit un coffre en bois, recouvert de fins motifs en bronze ouvragé. Il l’ouvrit, fouilla à l’intérieur puis en ressortit un petit objet. C’était une sorte de pièce ovale, cuivrée, avec un symbole en relief. Il retourna aussitôt auprès d’Ermengarde.

T – Voilà la solution ! Semiasas a besoin de la nouvelle lune pour arriver à ses fins. Le clocher de l’église va lui servir de catalyseur afin de déchaîner tout l’énergie nécessaire pour libérer les forces de ses compagnons disparus. C’est cette combinaison de forces qui lui redonnera toute sa puissance pour enfin régner sur la planète, sur le système solaire et, finalement, sur l’univers tout entier.

E – L’uniquoi ?

T – L’univers ! Toute la création si vous préférez. Et cet objet va le stopper.

E – Mais comment ce si petit objet va-t-il permettre d’arrêter l’Armageddon ?


Le Docteur marqua une légère pause, sans doute pour ménager ses effets.

T – Ceci est un sceau temporel. Une ruse de seigneur du temps pour verrouiller un point de la ligne temporelle. Avec lui, je vais pouvoir figer Semiasas dans son antre, le retenir là pour l’éternité. Je dois agir avant qu’il ne soit trop tard et pour cela j’utiliserai l’énergie de la nouvelle lune à son paroxysme. Vous devrez retenir Sigismond le temps que je prépare ma riposte. Agissez comme si vous ne m’aviez pas vu. Il ne doit pas avoir le moindre soupçon. C’est capital.

E – Le retenir ? Mais comment ?

T – Occupez-le avec la fin des préparatifs. Le clocher va être achevé dans les temps, vous avez donc environ quatorze jours. Je sais, cela peut paraître long, mais c’est ce qui nous sépare de la nouvelle lune.

E – Mais vous ? Comment allez-vous parvenir à passer inaperçu aussi longtemps ?

T – Mon T.A.R.D.I.S. me protègera. Il possède un filtre à perception. Sigismond n’aura pas la moindre idée de ma présence ici. Dites que vous m’avez vu prendre la fuite et que ma monture est revenue seule au presbytère. Vous êtes intelligente. Vous allez y arriver. D’ailleurs, le soleil va bientôt se lever, il faut que vous soyez à votre poste habituel sinon les doutes de Sigismond vont être éveillés. Revenez me voir qu’une fois la lune levée seulement. En prenant bien soin de vérifier qu’il n’y a plus âme qui vive dans le presbytère. Je ne serai pas contre une petite collation de temps en temps.


Ermengarde esquissa un sourire incrédule puis se décidé à rejoindre la sortie du T.A.R.D.I.S. Le Docteur se retrouva alors seul. Seul certes, mais pas inactif. Nous pûmes voir à l’écran qu’il s’agitait dans tous les sens. Prenant un câble ici, appuyant sur trois boutons là, s’arrêtant pour finaliser ce qui semblait être à un schéma électrique. C’était à la fois épuisant et fascinant de le voir travailler. Une voix s’éleva derrière nous.

J – Doc ?

T – Hum ?

J – Tout s’est déroulé comme ça pendant 14 jours ? Pas d’événements particuliers ?

T – (retirant le casque de réminiscence) Pas que je me souvienne. Je peux faire un bref résumé si besoin. (Puis souriant) Tu veux tout de suite l’action ?

J – Loin de moi l’idée de te presser, mais on va devoir accélérer je pense.

T – Je sais que j’ai du mal à faire des résumés concis mais tout de même. Tu en deviens presque vexant.

J – Non, je veux dire qu’on va devoir arriver à la conclusion rapidement à cause de ça !

Jack tourna l’écran de l’ordinateur dans notre direction. Le diagramme qui montrait l’activité de la faille en France commençait à montrer des signes d’activité inhabituelle.



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Le Docteur fronça les sourcils en voyant l’activité de la courbe. Puis il se tourna vers nous et poursuivit son récit.

T- Les quatorze jours qui suivirent ne furent pas de trop. Je devais faire en sorte que le T.A.R.D.I.S. soit relié au clocher de l’église sans que Sigismond ne le remarque. Dame Ermengarde fut d’ailleurs d’une grande aide. Elle y monta, bravant de grands dangers, afin d’y placer un capteur dans chaque angle. Grâce à ce dispositif, je pourrais capter l’énergie de la nouvelle Lune et la combiner à celle du vortex pour activer le sceau temporel, verrouiller la faille et ainsi emprisonner Semiasas dans cette ligne du temps à tout jamais.
Le grand jour arriva enfin. J’avais pris soin de déplacer mon T.A.R.D.I.S. au plus près de la grotte. Je devais placer le sceau moi-même. Mais avant de lancer le processus, je tentais d’offrir à Semiasas une dernière chance.

T – Semiasas ! Laisse ce monde en paix ! Le temps des diables est révolu. Les humains sont encore si jeunes, ils marchent à peine à quatre pattes. Ne gâche pas ce potentiel énorme dans une veine tentative de régner sur l’univers tout entier.

S – De quel droit t’adresses-tu à moi pauvre humain ? Tu n’as aucune chance ! La toute puissance de Semiasas va se déployer et son règne sera sans partage !


Je n’avais malheureusement aucune chance de le faire reculer et comme je m’apprêtais à pénétrer dans la grotte Sigismond surgit derrière moi. Je n’aime pas me battre, mais là, je n’avais pas le choix. Bien sûr, je suis expert en karaté vénusien mais Sigismond avait son épée à deux mains. Son arrivée soudaine nous précipita à l’intérieur de la grotte. J’eus à peine le temps de me relever qu’il se jeta sur moi.

Pendant que nous nous débattions, j’entendais la voix de Semiasas, triomphante, qui prenait de plus en plus de puissance au fur et à mesure que l’énergie de la nouvelle lune s’intensifiait. J’entendais aussi les pulsations du T.A.R.D.I.S.. Il absorbait cette énergie et le sceau n’allait pas tarder à s’activer. J’étais dans une impasse. Le sol sous nos pieds était en train de s’effondrer afin que Semiasas puisse sortir de la grotte dans toute son horrible majesté. Tout en esquivant aussi rapidement que possible, Je tentais de ramener Sigismond à la raison.

T – Ne laissez pas cette créature d’un autre temps vous manipuler ! Vous êtes un brave homme, vous êtes intelligent, je le sais. Vous savez bien que ce que vous faites va à l’encontre de toute raison.

S – Je… Nan, je ne peux pas… Maître, je ne peux pas…


Un bref instant, il s’immobilisa, le regard perdu. Puis une lueur nouvelle démentielle brilla dans ses yeux et il brandit à nouveau son épée. S’offrit alors à moi deux options : mourir dans une chute vertigineuse ou mourir sous les coups de Sigismond. J’aurais bien aimé une troisième option.

E – Je ne laisserai pas le démon détruire mon monde !

T - Ermengarde se précipita telle une furie sur Sigismond. Il fut pris au dépourvu par cette apparition soudaine. Moi aussi d’ailleurs. Elle avait réussit à lui faire perdre son arme mais il allait avoir l’avantage physique. Seulement, le poids de Sigismond en armure, combiné au saut d’Ermengarde sur lui, fit que le sol se fissura dangereusement. Je fis un geste en direction de celle qui m’avait été d’une aide si précieuse pendant ces derniers jours afin de lui porter secours, mais elle me fit non de la tête, résignée. D’autres pans du sol vinrent à tomber. Il était maintenant trop tard.
Ermengarde me regarda une dernière fois, me sourit (je saluerai mon époux pour vous) et tous deux disparurent dans le gouffre.

Le docteur marqua une pause. Je pouvais voir son regard s’humidifier à la pensée de ce nouveau sacrifice.

T – J’entendis Semiasas qui me hurlait dessus

S –Mais qui es-tu, toi qui oses me défier ?

T – Je suis le Docteur. Et moi vivant, tu n’auras jamais cet univers !


A cet instant précis, un flot d’énergie pure provenant du T.A.R.D.I.S. se mêla à la terre, rebouchant l’ouverture déjà béante, étouffant les hurlements de Semiasas. Je tenais le sceau à plat dans ma main. Il s’était mis à scintiller dans la nuit. Il fut alors soulevé dans un dernier faisceau d’énergie pour se figer dans le sol. Un silence assourdissant régna soudain. Tout était terminé.

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Nous étions restées bouche bée en entendant la fin du récit du Docteur. Une alarme nous ramena à la réalité. Ianto interpela le Docteur.

I – J’ai bien peur que le sceau ne soit plus du tout efficace. La faille menace de se rouvrir. Il faut vous rendre immédiatement sur place.

T – C’est bien ce que je craignais, c’est pour ça que les ondes se sont manifestées (se tournant vers moi) et qu’elles m’ont mené jusqu’à vous.

Il posa un tel regard sur moi que je me sentis rougir jusqu’aux oreilles. Mais qu’allions-nous faire maintenant ?
Je vis Jack se précipiter dans son bureau et revenir un instant après avec un boîtier dans les mains. C’était un parallélépipède translucide, avec des voyants verts et bleus sur un circuit imprimé complexe.

J – Tiens Doc, ceci est un verrouilleur de faille. Nous avions conçu ça au cas nous aurions un autre cas qui se présenterait. Je crois que nous y sommes. Est-ce qu’il faut que je vous accompagne. Il va peut-être y avoir du vilain.

Ianto tourna la tête vers Jack, l’air inquiet. Mais la réponse du Docteur le rassura instantanément.

T – Je pense que tu as mieux à faire ici. Nous resterons en liaison afin de vérifier le bon fonctionnement du contrôleur. Tu peux me montrer ça que je vois comment cette merveille fonctionne ?

Pendant que Jack montrait le fonctionnement du contrôleur au Docteur, j’allais voir Laurence. Elle semblait aussi inquiète que moi. D’autant plus que William était toujours avec nous et que nous allions au devant d’un potentiel immense danger. Je ne me voyais pas laisser Laurence et Willy à Torchwood (même si je sais pertinemment qu'elle n’y aurait pas vu d’objection particulière) et nous n’aurions sans doute pas le temps de les ramener à la maison, même avec le T.A.R.D.I.S. . Ils allaient donc risquer leur vie à cause de moi.
Le Docteur avait sans doute sentit mon inquiétude, sa main se posa sur mon épaule.

T – Ne vous inquiétez pas, William sera en parfaite sécurité dans le T.A.R.D.I.S.. Je vais programmer un retour en urgence à l’endroit qui vous ira au cas où. Mais je vous assure, c’est sans danger pour lui. Et pour vous aussi, dit-il en se tournant vers Laurence.

Mais elle ne l’entendait pas de cette oreille.

L – Si je peux servir, je ne vais pas vous laisser face à un danger pareil sans agir.

Autant dire qu’elle rêvait de voir le Docteur en pleine action. Il avait vraiment une aura si fascinante qu’on l’aurait suivi jusqu’en enfer. Et c’est bien là que nous risquions d’aller maintenant.
Gwen apporta quelques en-cas et Ianto un thermos de café bien chaud. Plutôt amusant quand on sait que le voyage ne nous prendrait que quelques minutes. Mais leur délicate attention était touchante. Jack pris délicatement William dans ses bras et alla le porter à l’intérieur du T.A.R.D.I.S. . Le Docteur lui indiqua une chambre dans laquelle il pouvait le coucher. William ne bougea même pas une paupière.
Jack alla rejoindre ses coéquipiers. Le Docteur, Laurence et moi étions sur le pas du T.A.R.D.I.S.. Il nous adressa un salut militaire de rigueur en bombant le torse. Laurence poussa un grand soupir, Ianto se racla la gorge et Gwen gloussa légèrement.

J – Bonne chance à vous, soyez prudents !

T – Comme toujours. De toute façon, le contact sera maintenu en permanence.

G – A bientôt j’espère. Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Et William est un petit garçon adorable.

I – N’oubliez-pas, le bouton doré est sous le boîtier. Il sera à enclencher à la dernière minute.

T (en souriant) – J’ai bien retenu la marche à suivre. Et merci encore pour tout !

Le Docteur poussa la porte du T.A.R.D.I.S. mais juste avant de la fermer, il passa la tête dans l’embrasure.

T – Ianto ? Prenez bien soin de Jack, il a vraiment besoin de quelqu’un comme vous.

Malgré la porte maintenant fermée, je pouvais aisément imaginer la tête que Ianto pouvait faire à cet instant même et ne put m’empêcher de sourire. Mais ce fut de courte durée. Le T.A.R.D.I.S. se mit en route et j’entendis le Docteur prononcer.

T – Nous avons du travail qui nous attend. En route pour Garde, allons-y !

Laurence était déjà accrochée à un montant du T.A.R.D.I.S. tandis que moi, je me tins à la même rambarde que lors du premier trajet à la seule différence que là, nous étions nettement moins détendues.
Soudain, le T.A.R.D.I.S. s’immobilisa. Je vis le Docteur manipuler quelques boutons et deux ou trois leviers puis il se tourna vers nous.

T – Jack ? Nous sommes arrivés. Nous avons encore combien de temps devant nous ?

J – Pas plus de 5 minutes je pense. Dépêchez vous et surtout, pas de bêtise !

T – Tu me connais. 5 minutes, c’est largement suffisant. Parfait ! Tout est paré. Maintenant, il faut se dépêcher.

Le Docteur sortit du T.A.R.D.I.S. suivi de Laurence. Je fermais la marche. Je me tournais un instant en direction de la chambre ou se trouvait William. Ma gorge se serra mais je devais y aller. Les autres ayant pris un peu d’avance, je me mis à courir. Mon porte-clefs tomba de ma poche, mais je refermais la porte sans y prêter attention.
Dans la pénombre du vaisseau, il se mit à rayonner.
  

- - - - - - - - - - - - - - -

Le T.A.R.D.I.S. était stationné sur le chemin, à l’orée du bois. C’était le crépuscule.
Quelle étrange sensation que de se retrouver là ! Ce matin, j’étais chez moi, quatre heures plus tard à Cardiff et maintenant, aux environs de Gardes. C’était surréaliste !
Je regardais tout autour de moi. Ça avait bien changé ! Le chemin blanc avait été goudronné et la route principale était refaite de frais. Mais l’odeur qui régnait me propulsa des années en arrière. Des parfums de fleurs de carottes et de fenouil, mélangés à l'odeur de l’herbe humide, flottaient dans l’air. C’était la campagne de mon enfance. En revanche, je n’avais pas la moindre idée du jour et de l’heure. Mais, voyant le soleil se coucher au loin, j’en déduisis que c’était le soir. Restait à savoir si c’était le même jour que celui de mon départ.

Y – Il s’est passé combien de temps depuis notre départ ce matin ?

T – A peine 10 heures, si on tient compte du décalage horaire, des temps de trajets, grosso-modo. Bon, dépêchons-nous, le signal accélère.

Le Docteur tenait son tournevis d’une main et le boîtier de l’autre. Effectivement, le signal qui sortait du tournevis allait plus vite que tout à l’heure. Les battements de mon cœur aussi.

T – Donc, si ma mémoire est bonne, ça doit être par là.

Y – Non, c’est par là.

Le Docteur me tournait le dos, il partait dans la direction opposée. Dans un mouvement rapide et fluide, il se retourna et passa devant moi.

T – Donc, comme je disais, c’est par là.

Avec Laurence, nous nous regardâmes en souriant. Mais nos sourires s’effacèrent bien vite alors que nous pénétrions dans les bois. On pouvait entendre quelques hululements au loin. L’obscurité s’installa très vite tout autour de nous. C’était la nouvelle Lune. Difficile de se repérer dans les bois, dans le noir. La dernière fois que j’étais retournée à Minirac, on avait déjà eu beaucoup de mal à retrouver le site. Le propriétaire du bois avait rebouché le trou qu’on avait eu tant de mal à dégager. J’espérais au moins reconnaître les arbres qui en bordaient l’entrée.
On ne devait plus être bien loin lorsque nous entendîmes un vrombissement anormal. Laurence m’agrippa le bras alors que j’attrapais celui du Docteur. La tension commençait à monter fortement. Le Docteur se tourna vers moi avec un sourire rassurant.

T – La bête est encore loin, ça ne ressemble pas du tout à la dernière fois. Je pense que nous ne risquons rien.

Y – Vous pensez ? Vous n’êtes pas sûr ?

T – Je ne vois aucun signe d’activité dans le sous-sol. Ça ne devrait être qu’une formalité.

Malgré tout, le Docteur pressa le pas en direction du vrombissement qui montait dans la nuit. Laurence me lança un regard inquiet. Je n’étais pas beaucoup plus rassurée qu’elle. Mais Ianto avait été formel, je devais être présente au moment de l’activation du boîtier. Les ondes que j’avais en moi allaient procurer toute l'énergie nécessaire pour la mise en route du dispositif.

Y – Là ! Je reconnais l’arbre ! Ça doit forcément être par ici.

Je commençais à regarder tout autour de l’arbre pour trouver la bordure de l’entrée de la grotte. Il y avait beaucoup de feuilles et de ronces, ça me rendait la tâche d’autant plus difficile.
Mais comme je me penchais vers des roches qui formaient un arc de cercle, le sol se mit à trembler. Une ouverture béante se dégagea. Le Docteur m’attrapa de justesse. J’étais tellement absorbée que j’avais manqué tomber avec les gravats qui avaient maintenant disparu. Une lueur rouge monta du sous-sol. Nous avions sans doute moins de temps que ce que pouvait imaginer le Docteur. Il fallait activer le boîtier tout de suite.

D – Bon, Jack m’a montré qui fallait donc appuyer sur le bouton doré pour activer le contrôleur. Mais avant cela, vous devez poser vos mains dessus afin qu’il absorbe les ondes qui sont en vous. Tout cela doit être fait dans un enchaînement très rapide. C’est pour cela que vous deviez être ici avec moi.

Je n’avais pas eu le temps de poser ma question que le Docteur y avait répondu. Il doit lire dans les pensées, ça ne fait aucun doute.
Le Docteur tendit le boîtier afin que je puisse y apposer mes mains. Une vague de chaleur me monta dans tout le corps. Je sentais que quelque chose était en train de sortir, quelque chose de très intense. Jamais je n’aurais soupçonné avoir cette intensité en moi. Pendant un instant, je n’entendis même plus les bruits tout autour de moi.

Pourtant, les vrombissements étaient de plus en plus forts. Laurence me tenait par la taille pour que je ne tombe pas. Cela lui permettait de se maintenir elle-aussi. Le sol bougeait encore par alternance. Mais pas la moindre manifestation de Semiasas.
Quand enfin le processus d’absorption fut terminé, je sentis mes jambes flageoler. Laurence m’aida à m’asseoir. Je devais reprendre mon souffle.
Le Docteur prit alors le boîtier à pleines mains et retourna vers le trou béant. Il le leva, appuya sur le bouton doré et le lâcha. Le boiter était supposé rester en suspension au dessus du trou et sceller l’accès définitivement pour finalement disparaître. Et c’est ce qu’il fit… Il disparu. En revanche, rien d’autre ne se produisit.

- - - - - - - - - - - - - - -

William se réveilla. En se frottant les yeux, il sortit de la chambre où Jack l’avait déposé quelques instants plus tôt. Il regarda autour de lui. Il était sur un grand lit confortable. Sur la table qui se trouvait à côté, il y avait un cadre dans lequel on pouvait voir une jeune femme blonde qui le regardait en souriant. Elle portait une couronne en papier sur la tête.
La décoration de la pièce était très sobre. Si sobre que William eut un peu de mal à se souvenir d’où il se trouvait. Un costume bleu posé sur un cintre ainsi qu’une paire de Converse lui rappelèrent très vite les événements de la journée. D’un bond, il se leva.

W – Maman ? T’es où ? J’ai faim, on peut prendre le petit dèj ?

Machinalement, il prit le couloir, monta un escalier, traversa la passerelle, descendit un autre escalier. Le T.A.R.D.I.S. est vraiment super grand !

W – Maman ? ! Lolooooo ? Do-oc ?

Au fur et à mesure qu’il avançait, William se demandait ce qu’il se passait. Alors qu’il arrivait dans la salle de commandes, il renouvela son appel, cette fois très timidement.

W – Maman t’es là ? Y’a quelqu’un ?

Personne. Personne ne répondit à ses appels. Il était tout seul. Tout seul dans le T.A.R.D.I.S. . Dommage que le Docteur ne lui ait pas mieux montré que ça comment on pilotait, il serait bien allé frimer devant ses copains. Enfin bon, il avait déjà une photo, c’était mieux que rien. En revanche, il comptait bien regarder tous les moindres recoins du vaisseau tant qu’il y était. Une occasion pareille ne se représenterait pas de sitôt.

La faille du temps est ouverte

W – Hum ? Y’a quelqu’un ? C’est quoi ça ?

William regarda tout autour de lui, mais il était bel et bien seul. Il se dirigea vers la console.

Il faut compléter le sceau ou tout est perdu.

W – Mais c’est pas drôle ! Maman c’est toi ?

William se retourna de nouveau, cherchant d’où pouvait bien provenir cette voix étrange. C’est alors que son regard fut attiré par une étrange lueur près de la porte. Des pulsations lumineuses qui se faisaient de plus en plus fortes.
William avança en direction de cette lumière. Il s’agenouilla pour saisir l’objet.

W – Mais c’est le porte-clefs de maman ça ! Mais qu’est-ce que…

La lueur enveloppa William . Machinalement, il détacha les clefs de l’objet, les posa délicatement au sol.
Ensuite, il se redressa en tenant l’objet dans la main. Le corps nimbé d’une lueur d’un jaune intense il se tourna vers la porte.

L’innocence doit affronter le mal absolu.

Le Docteur avait sécurisé le T.A.R.D.I.S. pour qu’il n’arrive rien à William. Tout était prévu pour qu’il ne puisse pas sortir. Tout sauf ça.
William tendit la main vers la porte.

Laisse passer l’enfant.

Le T.A.R.D.I.S. émit un son plaintif mais la porte s’ouvrit doucement laissant William sortir.

William se dirigea alors vers la forêt. La voix continuait à résonner dans sa tête. Il n’éprouvait ni peur, ni crainte. Il avait une mission à accomplir. La voix le lui disait.

Le sceau ne doit faire qu’un, à nouveau et à jamais.

Le sol se mit à trembler, mais William ne vacilla même pas. Il continua d’avancer, lentement, mais d’un pas assuré.

Un vrombissement monta au loin. Il s’en approchait de plus en plus. Bien serré dans sa main, le sceau dégageait une immense chaleur. Mais étrangement, cela ne le brûlait pas. La même chaleur irradiait en lui, il était habité par une force toute nouvelle, une force d’un autre temps.

La bête doit être vaincue.

Il savait qu’il devait aller aider sa mère, sa tante et le Docteur. Il était conscient du danger de sa mission mais rien ne semblait l’effrayer. Ni la profonde obscurité, ni les sons qu’il entendait de plus en plus distinctement, ni le fait d’être totalement seul dans ces bois inconnus.

La technologie ne peut remplacer l’antique science.

Il vit alors quelques mètres devant lui le Docteur, debout devant un trou immense. Une lueur rouge s’en échappait. Il tenait un boîtier étrange au-dessus de ce trou. Et soudain, il le vit le lâcher. Quelques secondes passèrent puis un cri retentit dans la forêt.

Il vit ensuite sa mère s’approcher du Docteur en remuant les bras. Laurence était juste derrière, elle n’avait pas l’air très ravi non plus. Le Docteur avait visiblement pris son téléphone et parlait avec quelqu’un. Il entraîna ses deux compagnes d’infortune à l’écart du trou.

La bête arrive…

Le sol trembla une nouvelle fois. Plus fortement encore. William vit sa mère et sa tante tomber au sol. Le Docteur, qui se tenait à un arbre, s’était retourné en direction du trou, le regard inquiet.

S – Docteur, c’est vous ? C’est bien vous ? Je l’avais senti. La cage que vous m’avez faite n’était pas assez grande pour moi. Les dernières défenses viennent de tomber à la faveur de cette magnifique nouvelle Lune. Vous allez donc pouvoir assister à ma victoire… ENFIN !  





- - - - - - - - - - - - - - -

J – Doc ? Allo Doc ? C’est quoi ce bruit ? J’ai entendu un cri. Le boîtier a fonctionné non ? Dis-moi que ça a fonctionné. Doc ? Doc ?!

Le Docteur restait là, à regarder l’endroit où la grotte aurait dû se refermer. Encore sous le choc de la disparition du verrouilleur de faille, il n’entendit pas les appels désespérés de Jack. Laurence se précipita pour prendre le téléphone qui se trouvait dans la poche du manteau du Docteur. Elle eut un peu de mal à le trouver, il faut dire que les poches du Docteur, à l’instar du T.A.R.D.I.S. , sont plus grandes à l’intérieur. Après quelques secondes qui parurent interminables, elle répondit à Jack.

L – Jack ? Oui, c’est Laurence. Le boîtier a disparut ! Attendez, le Docteur veut vous parler.

Je m’étais levée soudainement. J’étais morte d’inquiétude et de panique.

Y – ça va bien se passer hein ? C’est sans risque, c’est bien ça ? On va faire quoi maintenant hein ? Vous avez une solution.

Ce n’était pas dans mon habitude de réagir ainsi mais l’instinct maternel prenait le dessus. Je savais mon fils seul à quelques mètres de là, seul dans le T.A.R.D.I.S. alors qu’un démon d’un autre âge était sur le point de remonter à la surface. C’était la goutte d’eau. Le Docteur leva la main dans ma direction et reprit sa conversation avec Jack.

T – Jack ? Oui, je ne comprends pas ce qui s’est passé. Nous avons pourtant bien rechargé le boîtier comme Ianto me l’avait expliqué, puis enclenché le mécanisme. Lorsque j’ai lâché le boîtier, il est tombé au fond du trou sans que rien d’autre ne se passe. Oui ? Non, Jack, tu peux dire à Ianto de se calmer ? Je n’arrive pas à entendre. Oui ? Ah… D’accord…

Le Docteur nous regarda, puis regarda le trou. Ensuite il nous emmena à l’écart.

T – Rien ne se passe encore pour l’instant. Que pouvez-vous faire depuis le Hub ? Hum ?

Le sol trembla une nouvelle fois. Le Docteur tourna encore la tête vers le trou. Une vois d’outre-tombe se fit entendre.

S – Docteur, c’est vous ? C’est bien vous ? Je l’avais senti. La cage que vous m’avez faite n’était pas assez grande pour moi. Les dernières défenses viennent de tomber à la faveur de cette magnifique nouvelle Lune. Vous allez donc pouvoir assister à ma victoire… ENFIN !

J – C’est quoi ça ?

T – J’ai bien peur que ce soit la fin de notre course qui s’annonce.

Une bouffée de chaleur monta dans tout mon corps. Mes jambes lâchèrent soudain et je m’écroulais au sol. Laurence, déséquilibrée, m’accompagna dans ma chute. Le Docteur s’approcha du bord. Il avait remis le téléphone dans sa poche et tenait maintenant son tournevis dans sa main droite, prêt à agir. Mais pour faire quoi ? Ça il ne le savait pas encore.
Le ciel commença à changer de couleur. Des teintes rougeâtres apparaissaient ça et là et le vent se leva. Laurence s’était rapprochée de moi et nous regardions, impuissantes, le Docteur qui faisait face à un possible funeste destin.

W – Maman ? Ça va ?

La petite voix résonna dans ma tête par-dessus tout le vacarme ambiant. Je voulus hurler mais la peur me paralysa. William était là, devant moi, seul. Il était nimbé d'une étrange lueur, l’air presque absent. Il semblait tenir un objet dans la main, un objet qui me rappelait un vague souvenir. Et il avançait sans crainte. Il avançait vers le Docteur. Il avançait vers le Trou. Il avançait vers la mort.

T – Si seulement j’avais mon sceau temporel. J’aurais pu tenter une manœuvre de réparation.

S – Ton malheureux petit bout de métal ne fait plus son effet. Cela fait plusieurs années que j’ai sentis que la force qui me retenait s’amenuisait. J’ai concentré toutes mes ressources, invoqué les esprits de mes compagnons d’infortune, de tous ces archanges qui ont défié le ciel à mes côtés. Ils vont pouvoir maintenant rayonner dans ma splendeur. Tu ne peux plus rien faire contre cela.

Une silhouette monstrueuse commença à sortir du trou. Laurence et moi-même étions glacées d’horreur. Même dans nos pires cauchemars nous n’aurions jamais pu imaginer pareil spectacle. Le Docteur ne bougeait pas de sa place, il cherchait un moyen pour nous sortir de cette passe, n’importe lequel.

T – Mais pourquoi je n’ai jamais de deuxième exemplaire ? C’est toujours comme ça avec les choses importantes, on n’est jamais assez prévoyant. Et pourquoi ai-je autant de choses dans les poches ? Non, pas le pistolet à eau. Ni le tire-bouchon. Non, la banane c’est pour plus tard. Enfin j’espère.

W – C’est ça que tu cherches Doc ?

Le Docteur sursauta et se tourna vers William. Il le regarda, surpris.

T – Mais comment as-tu pu… Oh ! Mais c’est mon sceau ! Où as-tu trouvé ça ?

Et là, tout me revint en tête. Lorsque j’étais retournée dans Minirac, j’avais trouvé un objet brillant au fond de la grotte. Je n’en avais parlé à personne et je l’avais conservé précieusement toutes ses années. Je m’en servais même comme porte-clefs. En fait, tout ce qui arrivait là, c’était de ma faute. Nous allions tous mourir et c’était de ma faute. Des larmes commencèrent à couler sur mes joues.
William regarda Semiasas droit dans les yeux. Et je regardais mon fils si petit face à ce démon si immense. Si petit et pourtant habité d’une force inconnue. Il était là, serein et déterminé.

W – T’es pas beau toi !

Puis il leva les mains. Le sceau se souleva et sans que Semiasas ne puisse faire quoique ce soit, il se mit au dessus de sa tête. Une cage de lumière se forma tout autour de lui. Puis il y eut un éclair aveuglant.

S – Noooooooooooooooooooooooooon !

Puis, plus rien. Rien qu’un immense monticule de roche sombre qui se trouvait là, à la place du démon qui l’instant d’avant avait menacé l’équilibre de l’univers tout entier.

- - - - - - - - - - - - - - -

Le Docteur souleva William du sol en souriant.

T – Brillant ! Vraiment brillant ! De l’étoffe de seigneur du temps !

Je me précipitais vers eux, suivie de près par Laurence, encore sous le choc du spectacle auquel nous venions d’assister. Mon fils avait sauvé l’univers sans s’en rendre compte.

J – Doc ? C’était quoi tout ça ? Que s’est-il passé ?

Le Docteur reposa William au sol et reprit le téléphone. Je me jetais sur mon fils pour le serrer dans mes bras.

Y – Mon poussin, tu m’as fait tellement peur !

W – Mais qu’est-ce que je fais là ? Ça va maman ? T’es toute pâle.

L – Tout va bien maintenant Willy, tout va bien.

Le Docteur était parti dans de grandes explications avec Jack. J’entendais « sceau temporel » « ondes du vortex et innocence associés » «force considérable » « brillant » mais sans trop comprendre l’explication. Tout était allé si vite, j’en avais encore la tête qui tournait.

Docteur ? C’est vous ?

Le Docteur stoppa net son explication. Il se tourna en direction de la voix. Une femme se tenait devant le monticule. Elle était là, telle une apparition fantomatique.

T – Dame Ermengarde ? C’est bien vous ?

E – Oui Docteur, c’est moi. Je vous ai longtemps attendu. Tout ce temps à veiller sur le verrou du temps, tout ce temps à lutter contre Semiasas, à essayer de le contenir dans son antre. Mes forces m’abandonnaient. C’est alors que j’ai ressenti une énergie qui avait disparu depuis longtemps. Et j’ai trouvé ce petit bonhomme dans votre boîte magique. Je l’ai attiré vers l’objet. Et il l'a prit dans ses mains. Cet objet que j’avais vu dans les vôtres il y a tant de temps. La magie de votre peuple a fait le reste.

T – C’est donc vous qui l’avez fait sortir du T.A.R.D.I.S. ?

E – Non, je n’ai fait que guider ses pas vers vous. Il n’a pas eu besoin de mon aide pour sortir de la boite bleue. Mais maintenant, je vais vous laisser. Je vais retrouver mon tendre époux. Le temps est à la paix. J’espère pour longtemps. Au revoir cher Docteur. Au revoir petit William.

William salua Ermengarde de la main, aucunement étonné de l’aspect de la jeune femme.

L’image d’Ermengarde se troubla pour disparaître définitivement. Le silence régnait de nouveau. Le Docteur se tourna vers nous en souriant.

T – Toutes ses émotions, ça creuse vous ne trouvez pas ? Et si on y allait ?

Il prit la direction du T.A.R.D.I.S. sous notre regard médusé. William me prit la main.

W – Allez maman, tu viens ?

J’emboitais le pas de mon fils, suivie de Laurence. Le retour se fit presque silencieusement. William chantait « song for Ten » dans un yaourt parfait. L’atmosphère était plus légère.
Le T.A.R.D.I.S. nous attendait, fidèle à son poste. Nous entrâmes. Le Docteur était déjà en train de s’activer autour de la console tout en continuant sa conversation avec Jack.

T – Oui, c’est bien ça. Le sceau était là tout le temps. Mais il n’était plus actif. Je pense que la proximité de la faille a réveillé sa fonction première. Il a simplement suffit d’un petit coup de pouce du destin et William a été tout simplement brillant. Oui, William ! Un enfant plein de promesses. Il faudra garder un œil sur lui.

Y – Comment ça garder un œil sur lui ?

Le Docteur se tourna vers moi, les yeux pétillants de malice. Il desserra le frein à main.

T – Un élément aussi prometteur, on ne le laisse pas filer comme ça.

Le T.A.R.D.I.S. bougea pendant quelques minutes puis s’immobilisa. Le Docteur se dirigea vers la porte.

T – J’espère que le frigo est plein.

J’entendis un miaulement insistant dans l’embrasure. Nous étions rentrés à la maison ! Paisley se précipita sur nous, il était affamé. Même si pour lui le temps n’avait pas paru aussi long, son estomac criait toujours famine lorsque nous partions ne serait-ce que quelques heures. William alla remplir sa gamelle pendant que je sortais une casserole pour faire chauffer de l’eau.

Y – Tagliatelles au saumon pour tout le monde ?

T - Perfectamento !

Le dîner avalé, William était en train rêvasser, le nez dans son assiette. L’aventure touchait à sa fin, le Docteur allait nous quitter et mon fils était triste.
Notre compagnon d’un jour (et quel jour !) se prépara à prendre congé lorsqu’il s’approcha de mon fils. Il le prit une nouvelle fois dans ses bras puis fit de même avec Laurence et enfin moi. Il se rendit ensuite vers son T.A.R.D.I.S. et en ouvrit la porte.

T – Ce fut une sacrée aventure dont on se souviendra longtemps. Ça a été un réel plaisir en tout cas.

Puis, il se tourna de nouveau vers William.

T – Quand à toi, je connais quelqu’un a qui je vais toucher deux mots à ton sujet. Je pense que tu pourras envisager un échange scolaire avec l’Angleterre très prochainement si ta maman n’y voit pas d’objection. Tu verras, Londres est une très jolie ville. 



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Dernière édition par yeles le Mar 28 Avr 2009 - 23:14; édité 16 fois
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MessagePosté le: Ven 30 Jan 2009 - 23:28    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 30 Jan 2009 - 23:39    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Quel début ^^
Je vois que mon défi a été prit au sérieux .... c'est génial

Citation:
A ces mots, le docteur leva les yeux au ciel. Il ne se faisait toujours pas à l’idée qu’on le connaisse par une série télévisée. Bien sûr, il avait eu le temps de visionner tous les épisodes pour voir s’il devait se plaindre à la BBC. Chose que, bien entendu, il n’avait pas faite.

ben ... évidemment après le speech que je lui ais fait ... Laughing Laughing Laughing
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MessagePosté le: Sam 31 Jan 2009 - 00:49    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Mdr !!! je vois trop les scènes dans ma tête ! encore encore !!!
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MessagePosté le: Sam 31 Jan 2009 - 10:54    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Ahhhhhhh !!!! Trop trop bien, j'adore !!

Vivement la suite ^^
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MessagePosté le: Sam 31 Jan 2009 - 23:55    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

waou c'est génial vite vite la suite........
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MessagePosté le: Lun 2 Fév 2009 - 20:09    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Chapitre 2 posté
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MessagePosté le: Lun 2 Fév 2009 - 20:46    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Wow c'est trop génial ! continue !

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MessagePosté le: Lun 2 Fév 2009 - 21:13    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!
Jackkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk !!!!
Saleté, non seulement tu rencontres le Doctor mais en plus tu as rencontré L'équipe de Torchwood Cardiff et visiter le Hub !!
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Merci Neph
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MessagePosté le: Lun 2 Fév 2009 - 22:21    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

C'est génial !!!!!!!!!!

Je suis jalouse Ten et Jack !!!! Pourquoi pas le Master pendant que tu y es ?! Laughing
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MessagePosté le: Lun 2 Fév 2009 - 22:52    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Je n'ai lu que le chapitre 1 mais ça commence bien!! "University of Gallifrey" ? Laughing Et ce William qui court dans tout les sens!! Le Docteur a fort à faire! J'essaierai de vite lire la suite...
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MessagePosté le: Mar 3 Fév 2009 - 10:05    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

toujours aussi bien .......
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duam78
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MessagePosté le: Mar 3 Fév 2009 - 11:25    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

 Gnnnnniiiiiiiii.....................      2 pour le prix d'1 (je dirais même 3 pour le prix d'un Wink )


Citation:

J – Captain Jack Harkness, enchanté.
L – argh…
Y – Gniiiiiiiii…
T – Jack ! Non !
J – Ben quoi ? J’ai pas le droit de dire bonjour ?
T – Tu sais bien ce que je veux dire.
J – Sacré doc ! T’as pas changé !

On les reconnait bien là... sacré Jack ^^

 
Citation:

Je donnais un coup de coude à Laurence qui regardait Jack avec un peu trop d’insistance. Elle me regarda agacée et d’un signe de tête, je lui montrai Ianto, en train de la foudroyer du regard.

Elle joue sa vie là ta belle-sœur ^^  Laughing Laughing j'imagine très bien la scène Wink

En tous cas, très jolie suite ... et j'attends le 3e chapitre avec impatience ... ... ... (can't wait...)
Je savais bien que tu irais à Cardiff ^^  petite coquine ...

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MessagePosté le: Mer 11 Fév 2009 - 23:02    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

la suite la suite ! Laughing
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MessagePosté le: Ven 20 Fév 2009 - 22:08    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

La suite , la suite^^ Mr. Green

Très bon chapitre 2 , notamment les deux scènes cités par Duam et Gwen qui doit faire la nounou de William!!
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yeles
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MessagePosté le: Jeu 12 Mar 2009 - 19:15    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me. Répondre en citant

Vous en rêviez (et même si vous n'en rêviez pas)

CHAPITRE TROIS EN LIGNE !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:45    Sujet du message: [Terminée] Willy, the Doc and me.

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