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Les histoires de Mamie Reinette
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Reinette
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Inscrit le: 10 Mar 2009
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 19:47    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Aller je m'y colle. Pas fait ça depuis deux ans, je dois être rouillée !!

***
                

Auteur : Reinette, pour toutes les fics postées ici sans exception.

Note : J'ai pas mal de projets en tête, notamment plusieurs one-shots. Afin d'éviter la multiplications de sujets sur le forum, j'ai décidé de regrouper les one-shots dans ce sujet précis. Je les posterai dans ce premier message au fur et à mesure, quand je les écrirai. Dans ce sujet il n'y aura donc que des fics assez courtes en un seul chapitre Wink

Disclaimer : Jusqu'à preuve du contraire, aucun des personnages ne m'appartient.


Sur ce, j'espère que ça vous plaira !


***
             
                


Résumé : Journey's end. De retour au Tardis, le Doctor pense à Donna, qu'il vient de ramener chez elle...
                
 
Citation:





My Time Lady
                


Tellement brillante.

Toujours prête à me secouer. A m'arrêter.

Toujours têtue, juste ce qu'il fallait pour m'éviter de faire des erreurs, pour me faire descendre de mon piédestal.

Tellement généreuse. A vouloir me convaincre de sauver une famille à Pompei, à tout faire pour aider les Oods, à partager avec moi le poids de mes choix, de mes responsabilités. A m'épauler, à me soutenir. Vous ne m'avez jamais abandonné.

A tel point que vous vous êtes sacrifiée, sans le savoir, parce que d'une façon ou d'une autre vous étiez reliée à moi. Fichues lignes du temps.

Tellement importante, et si peu convaincue de l'être. Importante pour l'univers. Pour moi.



Vous ne méritiez pas ça. Je suis désolé. Tellement désolé.



J'aurais voulu ne pas vous connaître. Ne pas savoir qu'une personne comme vous existait, ne pas gâcher toutes ces capacités. Ne pas vous faire souffrir. J'aurais tellement préféré que vous ne me sauviez pas sous la Tamise... Je n'aurais pas à devoir supporter cette culpabilité, je ne vous aurais jamais blessé. Je ne vous aurais jamais abandonné...

Je suis encore lâche. Vous m'aviez appris à l'être moins, à affronter un peu plus mes démons. Mais vous êtes devenue l'un d'entre eux. Mon pire démon. Tout ceux que j'ai blessé sont retournés vivre une autre vie, Rose avec sa famille, Jack et Martha avec leurs amis, Sarah Jane avec son fils... mais vous, je vous ai simplement renvoyé à votre point de départ. Cette vie qu'au fond de vous, vous détestiez tant. Cette vie que vous vouliez quitter, après m'avoir rencontré. A tel point que vous me cherchiez. Comment penser à vous sans ressentir ce souffle glacé dans mes veines, sans sentir ma gorge se serrer si fort que je peux à peine parler...

Parler. Vous qui m'avez dit que vous ne pouviez pas m'imaginer sans voix, vous devriez me voir maintenant. Ca vous amuserait.

Oh oui vous devriez être là...

Vous devriez vous tenir devant moi, me demander si je vais bien. Je vous répondrais avec un sourire menteur, vous le verriez tout de suite. Et vous trouveriez une petite phrase pour me faire sourire franchement. Et je choisirais une planète fabuleuse à vous faire visiter, parce que c'est ce que je pouvais vous offrir de meilleur pour vous remercier.

Je ne peux même plus vous remercier. Vous dire à quel point vous êtes brillante. Condamné à être conscient de tout ce que avez fait pour moi, tout en sachant que jamais je ne pourrais vous dire merci.

Je vous ai montré des merveilles, je vous ai fait visiter des endroits magnifiques, nous avons eu les meilleurs moments qui puissent exister. Mais à quel prix...

Vous étiez tellement heureuse d'avoir changé. Bien-sûr vous n'en avez pas conscience. Vous avez tout oublié, cette vie vous convient. Mais au fond de vous... si vous saviez, oh si vous saviez ce que je vous ai fait. Vous me détesteriez. Je vous ai tout repris, tout volé. Vous qui m'avez tellement donné.

Vous ne méritiez vraiment pas de me connaître. Rien de ce que vous avez pu faire dans votre passé ne justifie ce qui vient de se produire. Et rien, rien de ce que j'ai pu faire ne me donnait le droit de vous rencontrer et de savourer ces instants complices avec vous. Je ne méritais pas de vous connaître.

Mais je me souviendrai toujours de vous. De votre courage, que vous pensiez inexistant. De votre amitié, que vous trouviez insignifiante. De tout ces moments où vous étiez là pour moi. Vous ne cherchiez même pas à me comprendre, vous étiez simplement présente. Vous le sentiez... vous saviez que j'en avais besoin.

Je me souviendrai de tout ça. Je vous le promets, je vous le dois. J'imagine déjà la couronne de lauriers que je vous tresserai quand je parlerai de vous.

Même maintenant j'arrive à sourire à cette idée. Vous aimeriez ça. Ca vous agaçait, cette insolence pire que la votre. Mais vous trouviez que c'était tellement « moi ». Vous aimiez ça.

Je vous promets de continuer.

Merci, Donna Noble. Merci pour tout.

Je vous le promets. Quelque part, au fond de vous, comme avant, vous serez fière de moi.
   










Résumé : Saison 2, le Docteur se réveille et savoure une nouvelle vie...
Désolée, j'avais pas de meilleur titre Mr. Green

   
Citation:



Un jour très spécial

               

          
   
Le Docteur s'éveilla. Normalement il ne dormait pas autant, mais depuis quelques temps tellement de choses avaient changé, pensa-t-il. Et puis il était plus fatigué qu'à l'accoutumée et méritait bien un peu de repos.

Il tourna la tête sur sa gauche. Il sourit. Oh, tellement de choses avaient changé... et tout était tellement mieux. Un peu plus compliqué parfois certes, un peu plus fatigantes était ses nuits désormais, mais tellement meilleures. Une fatigue tellement délicieuse.

Elle aussi, elle était délicieuse. Il passa délicatement sa main dans les cheveux de Rose, encore endormie à côté de lui. Il eu un petit rire en pensant à ce qu'il se passait chaque nuit : Rose insistait pour s'endormir dans ses bras, et au petit matin, à chaque fois, elle était à l'autre bout du lit. Les Seigneurs du Temps dégageaient plus de chaleur pendant la nuit, le Docteur était une vraie bouillotte. Et Rose avait beau s'agripper à lui comme elle le faisait chaque soir, inconsciemment elle s'éloignait pour ne pas cuire à ses côtés. Et dès qu'elle se réveillait, elle revenait se coller à lui. Au moins elle n'aura pas froid si un jour ils doivent dormir à la belle étoile en plein hiver sur une planète hostile, pensa-t-il.

Il s'approcha d'elle et déposa un tendre baiser sur son front. Il allait se lever mais l'envie de l'embrasser le prit. Il posa furtivement ses lèvres sur celles de Rose. Il aimait être taquin comme ça : il savait que cela influençait les rêves des humains, il aimait savoir que Rose rêvait de lui. En se réveillant, elle le traitait toujours de farceur. Une fois elle lui avait raconté qu'elle rêvait de son ancienne salle de classe, de ses anciens camarades, et que d'un coup, il était apparu dans son rêve. A cette époque elle en pinçait pour un de ses professeurs et là, ce prof était remplacé par le Docteur... tout ça parce qu'il s'était réveillé et l'avait embrassé pendant qu'elle dormait.

Jackie l'aurait giflé en le traitant de voyou manipulateur.

Le Docteur prit un air inquiet en se disant que si Jackie était au courant, le Tardis avait beau avoir fait face aux troupes d'Attila, il ne serait pas en sécurité à l'intérieur.

Finalement, il se leva. Il alla à la cuisine du Tardis et prépara un petit déjeuner comme Rose les aime : du thé, du jus d'orange, et des haricots sur des toasts. Avant, il n'aurait jamais imaginé faire la cuisine pour une humaine. Mais elle était spéciale, cette humaine là... Et lui qui avait fuit sa planète à cause de ses règles trop rigides, il trouvait amusant de bousculer un peu les principes des Seigneurs du Temps, même s'il n'y avait personne de Gallifrey pour le voir : ne pas s'abaisser au rang des espèces inférieures, ne pas s'impliquer dans leurs vies. Alors leur faire la cuisine, quel affront ! Quelle honte, pensa-t-il, un sourire malicieux aux lèvres.

Et pour ce qui était de ne pas s'impliquer dans la vie de Rose, pour le coup ce n'était pas une franche réussite. Voire, carrément, un désastre. Mais un désastre si savoureux...

Il repensa à comment tout ça avait commencé. A ce jour si spécial... Rose et lui étaient sur  la planète Scayfo, la seule planète où toutes les couleurs de l'univers étaient présentes. Ils étaient sur une colline où ils pouvaient admirer un ciel de milles couleurs. Rose était émerveillée, le Docteur était très fier de son petit effet. Elle s'était moquée de lui et de son air satisfait et espiègle. Elle l'avait chatouillé. Il se défendait mais osait à peine la toucher : toucher Rose... à part pour l'enlacer quand il venait de la sauver d'un danger dans lequel lui-même l'avait fourré, il avait toujours peur de la toucher. Peur de ne pas se contrôler, d'aller trop loin. Comme ce jour où elle avait eu une mèche de cheveux devant les yeux. Il savait très bien que s'il se penchait pour l'écarter, il passerait le point de non-retour plus vite qu'ils n'avaient fuit les mannequins de plastique lors de leur première rencontre. Alors il ne l'avait pas fait...

Mais là, sur Scayfo, c'était encore pire. Non-seulement il avait peur de la toucher, mais en plus elle gigotait tellement pour pouvoir le chatouiller qu'il craignait de poser ses mains là où il ne fallait pas. Mais elle le chatouillait tellement ! On n'embête pas un Seigneur du Temps comme ça, lui avait-il lancé sur le moment.

Alors il avait commencé à la chatouiller à son tour. Deux vrais gosses. Rose lui dit qu'heureusement qu'elle avait tué tous les Daleks parce que s'ils le voyaient, il perdrait toute crédibilité.

A force de gesticuler dans tous les sens, ils avaient fini par tomber à la renverse, dans l'herbe, tous les deux sur le dos. Rose s'était relevée. Appuyée sur son bras droit, elle caressait les cheveux du Docteur en riant. Puis sa main descendit un peu, sans qu'elle puisse, ni ne veuille, la contrôler. Elle lui caressait le visage.

Le Docteur avait perdu son sourire. Il la regardait droit dans les yeux. Il avait peur. Mais il avait tellement envie de ça...

Il se releva d'un coup, son visage était à quelques millimètres de celui de Rose. Il respirait rapidement, fixant la bouche de sa compagne. Il n'osait pas...

Rose était calme. Elle avait toujours la main sur le visage de son ami. Timide, elle l'attira doucement à elle. Leurs lèvres se frôlèrent, se cherchèrent un peu... puis se trouvèrent, et ne se quittèrent plus.

Il s'était allongé sur elle, dans l'herbe de Scayfo. Pendant de longues minutes, ils s'embrassèrent sans faire attention aux astronefs qui passaient au-dessus d'eux, dans le ciel flamboyant de Scayfo. Puis le Docteur fini par se relever. Il portait Rose dans ses bras, tout contre lui. Tout en l'embrassant, il l'emmena à l'intérieur du Tardis. Jusqu'à sa chambre. Leur chambre, à présent.

Ils avaient passé une si belle nuit, pensa le Docteur. Du haut de ses 901 ans, il avait des montagnes de souvenirs dans la tête. Mais celui-là... celui-là surpassait tellement tous les autres ! Des chiens sans truffes de Barcelona aux oiseaux de lave de Ktavalmec, en passant par son propre mariage. Il sourit. Il souriait tellement plus souvent maintenant...

Il finissait de préparer le petit déjeuner et s'apprêtait à l'apporter à Rose. Mais soudain, les couleurs du Tardis changèrent. Il regarda tout autour de lui : les murs changeaient de couleur, de forme, certains étaient même en train de fondre ! Tout devenait flou, il ne pouvait plus rien toucher, les choses se décomposaient dans sa main ! Paniqué, il appela Rose. Elle ne répondit pas. Il hurlait le prénom de Rose à travers ce Tardis en décomposition...



*


Le Docteur sursauta. Il fit rapidement le tour de la pièce, le regard encore paniqué : non, tout allait bien. Il était assit dans son fauteuil, à côté du tableau de commande du Tardis, les jambes posées sur le rebord de la console. Il s'était juste endormi...

Quel rêve étrange, pensa-t-il. Il se le remémora, un peu désorienté par ce qu'il ressentait. D'un coup, il se prenait à regretter la réalité. Il se rendit compte à quel point il aimerait que ce rêve soit vrai. A quel point il aimerait que Rose et lui aient une telle relation... Il aimerait tant oser, tenter... Il sait que Rose ne le repousserait pas. Mais il avait tellement peur... Il se disait qu'il attendait le bon moment, mais il savait bien qu'il ne faisait que se défiler. Il savait bien que l'occasion ne présenterait pas comme ça, comme par magie. Il avait vécu assez longtemps pour savoir qu'il faut provoquer ce genre de moment, qu'il faut y mettre du sien. Prendre sur soi.
Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longuement : Rose venait de faire son apparition.

-Alors où est-ce que vous m'emmenez maintenant, demanda-t-elle, le regard pétillant d'enthousiasme.

Le Docteur réfléchit quelques secondes. Un sourire radieux illumina son visage. Il se leva, actionna quelques leviers et boutons de la console du Tardis, et le moteur se mit à rugir. Il se tourna vers Rose et lui dit d'un ton enjoué :

-Nous allons sur la planète Scayfo ! Tu verras, ça va être vraiment spécial...

               
 
              
          
Résumé : Petite tranche de l'enfance du Docteur sur Gallifrey...

 
Citation:






Jeux d'enfants           
   



-Eh debout ! Dépêche-toi, on a plein de choses à faire !
-Gruummff...
-Alleeeer lève-toi !

    Et paf, je l’ai frappé avec un oreiller, ça lui apprendra à pas se lever alors qu’on est déjà en retard.

-EH ! T’as failli me faire mal ! Tiens, prends ça !
-AIEUH !

    Ah non eh ça c’est pas du jeu, il a pris un traversin pour me taper dessus, c’est beaucoup plus gros, c’est de la triche !

-Mais t’as pas le droit !
-Si j’ai le droit !
-Même pas vrai ! Et vlan !
-AIE !
-Hihihi ! Bien fait pour toi, en plein dans la tête !
-Arrête arrête , sinon on va abîmer les coussins et je vais me faire gronder !
-Oups... bon d’accord, mais lève-toi.

    Faut toujours que je le force à se lever celui-là ! Pourtant c’est les vacances, on peut faire tout ce qu’on veut, faut en profiter ! On peut faire tellement de choses qu’on a toujours du mal à choisir. Mais on trouve toujours des jeux, et pis on rigole bien lui et moi. Lui, c’est mon copain. Mon meilleur ami. Il a 8 ans, comme moi. On est voisins depuis qu’on est tout petit, on se connaît depuis toujours. On joue tout le temps ensemble, tous les jours. Et quand on est pas en vacances et qu’on va à l’Académie, et ben on est toujours assis l’un à côté de l’autre. Même dans le dortoir, on a deux lits qui sont à côté. Une fois, un grand a voulu piquer le lit de mon copain. Mais il se sont battus et c’est mon copain qui a gagné. Il est super fort. Des fois, il me défend contre les autres.

    Et pis on s’aide pour les devoirs. C’est dur l’Académie. Moi je suis bon dans des matières, et lui dans d’autres. Alors c’est celui qui est bon dans la matière qui fait les devoirs de l’autre, on a toujours fait comme ça. Ca marche bien. Faut pas se faire attraper parce que sinon on est accusé de tricherie et il paraît que c’est très grave et qu’on peut avoir plein de problèmes. Mais on s’en fiche. Comme ça, nous deux, et ben on y arrive bien. On est des bons élèves. Pas tout le temps mais des fois.

-Ayé je suis habillé ! Tu veux jouer à quoi ?
-Euh...
-Je sais ! On a qu’à aller continuer de construire notre cabane ! Comme ça quand il fera beau on pourra aller jouer dedans !
-D’accord !

    On part tous les deux en courants. On est en train de construire une cabane dans les bois, à côté de la Citadelle. On aime bien les bois, c’est plein de jolis feuilles qui brillent, et pis y a plein de bruits partout tout le temps. Mais on a jamais peur, on est grands. Pis on est pas des filles.
    On est super forts pour bricoler des trucs. Alors on arrive bien à construire la cabane. Pis quand elle sera construite, on fera comme si on était des aventuriers. On ira à la chasse pour ramener à manger, parce qu’on fera comme si on était tout seuls au monde. Pis des fois on se fera attaquer par des méchants, parce que finalement on sera pas seul, alors on fera des plans de batailles. Mon copain il est super fort pour ça. Il a toujours des idées en plus pendant qu’on construit la cabane, comme là.

-Eh, ça serait une bonne idée d’avoir un souterrain pour aller se cacher et s’enfuir, pour pas se faire attraper par les méchants !
-Ouais mais comment on construit ça ?
-Ben... on creuse ?
-Nan attend, on aura qu’à dire que les méchants ils peuvent pas sauter ni grimper, comme ça on ira se cacher en haut des arbres, et pas besoin de creuser !
-Ouais bonne idée ! Mais faudra pas tomber...
-Si tu tombes je te rattrape !
-Moi aussi ! Pis on grimpera pas très haut, y aura pas besoin parce que les méchants seront tous petits, na.
-Mais s’ils sont tous petits, pourquoi on s’échapperait ?
-Euh... parce qu’ils auront des gros pistolets désintégrateurs !
-Et pis ils seront pas beaux !
-Et ils sentiront mauvais !
-Et ils auront des pieds à la place des mains !
-Alors ils marcheront sur la tête !
-Et ils verront pas où ils vont donc ils tireront partout sans faire attention !
-Et c’est pour ça qu’il faudra qu’on grimpe dans les arbres, parce qu’il pourront pas tirer en l’air !

    Avec mon copain, on trouve toujours pleins de jeux. Même quand on est à l’Académie, on joue pendant les cours. C’est pas bien mais on se fait pas attraper alors ça va. Pis les grands ils ont toujours l’air pas contents, alors si c’est comme ça quand on est grands, ben nous on pense que faut jouer pendant qu’on est petits. Nous, les grands, on leur dit zut. Na.

Mince, il est où mon copain ? Je le vois plus ! Je fais le tour de la cabane... je le vois pas ! Beuh, ça me fait peur, j’aime pas. Je me ratatine dans mon pull, j’aime pas j’aime pas j’aime pas !

-BOUH !
-AH ! Tu m’as fait peur !
-Hihihi, t’as eu peur, t’as eu peur !
-Méééé ! C’est pas gentil !
-Rho c’était pour rire...
-Je te boude !

    Bon en vrai je le boude pas, je fais semblant. Mais je fais super bien semblant ! On se bat jamais lui et moi. Pis on est toujours d’accord. Y a plein de grands qui étaient amis quand ils étaient petits et qui font rien qu’à se crier dessus et à se battre maintenant. Nous on  sera toujours amis.
    Pis je sais que ça le fait rigoler quand je fais semblant de bouder. Des fois c’est lui qui le fait, je rigole aussi. On est jamais triste quand on est tous les deux. Pis même si on l’était, on se consolerait. Parce qu’on est meilleurs amis.
    Des fois on fait des cauchemars. Moi j’en fais plus souvent que lui. Alors le lendemain matin, et ben on se raconte ce que c’était. Pis quand moi je lui raconte les miens, il arrive toujours à me faire rire. Si y avait des méchants dans mon cauchemar, il se moque d’eux et d’un coup, j’ai plus peur. On se protège tous les deux. Peut-être qu’on aurait peur si on était seuls. Mais on est toujours ensemble, alors ça va. Même les grands, avec leurs histoires, ils nous font pas peur. Ils nous disent ce qu’on devra faire quand on sera grands, ils nous disent ce qu’on deviendra. Nous on veut pas faire ce qu’ils disent. On veut décider, parce que sinon c’est pas juste. Lui non-plus il trouve que c’est pas juste. Alors on décidera ensemble de ce qu’on veut faire, pis on fera la même chose tous les deux.

-Aller boude plus, c’est pas rigolo.
-Bon d’accord. Mais tu t’escuse !
-« Excuse ».
-Pas ma faute si j’arrive pas à le dire comme il faut.
-Nan, mais essaye...
-Mééé...
-Essaye je te dis !
-Escu... ex... excuse ! Ouais j’ai réussi !
-Tu vois !
-Ouais ben c’est pas une raison pour que tu t’excuse pas, aller hop !
-Pardon...
-Bon ça va...
-Eh, si tu veux on va s’allonger dans l’herbe de la prairie qu’est à côté ! Y a trop de vent pour construire la cabane là.
-Ouais !!

    On cours vers la prairie. On aime bien s’allonger dans l’herbe nous. On prend un brin d’herbe, on le met dans notre bouche et pis on regarde le ciel pendant très longtemps. Et on voit tooouuuut le ciel. Et pis on voit les soleils, les étoiles, les autres planètes qui sont très loin...
Un jour on partira tous les deux. On ira explorer plein de planètes, on rencontrera plein de gens, on verra plein d’espèces... des qui font peur, des qui font rigoler... pis comme on sera partis, on pourra mettre des vrais vêtements, et pas le costume que les grand ils portent. Il est pas beau. Pis les habitants des autres planètes il se moqueraient de nous.
Pis on se fera plein de copains partout. Que des garçons : les filles c’est nuls. Je voyagerai jamais avec des filles moi.
Mais même si on a plein de copains, on sera toujours meilleurs amis nous deux. C’est ça qu’on veut faire quand on sera grands, quand on sera partis de l’Académie. On choisira ensemble la planète où on veut aller, pis on ira visiter ensemble.

Et aussi, on ira aider les gens qui en ont besoin. J’aime bien aider les autres moi. Et pis on fera des blagues aux méchants. Toujours ensemble. Et on sera jamais seuls, et jamais séparés.
Pis des fois on reviendra à la maison, voir les autres. On leur montrera des souvenirs qu’on aura rapporté, on leur racontera ce qu’on a fait. Et puis on prendra des choses de chez nous pour les apporter aux autres planètes. On a pas le droit mais c’est pas grave : ici c’est la plus belle planète de l’univers. Elle sera toujours belle. Alors faut partager un peu. Je reviendrai quand je serai grand, après être parti pendant longtemps. Pis quand je serai vraiment très très vieux, je reviendrai aussi. Et il reviendra aussi, on sera vieux en même temps.

Je lui demande combien d’autres planètes y a dans le ciel.

-J’sais pas... mais on les visitera toutes !
-Et si on se fait capturer par des méchants ?
-C’est pas possible ça, on sera super forts. Pis sinon et ben on s’échappera. Toi tu bricoleras des trucs pour qu’on s’échappe, t’y arrives bien ! Pis moi je ferai le plan pour qu’on s’enfui, comme ça ils nous rattraperont pas !
-D’accord, moi je bricole et toi tu fais les plans. Mais faudra pas qu’ils m’attrapent sans toi, parce que je suis pas bon pour faire les plans.
-Ben tu t’échapperas en courant partout très vite.
-Ouais ! Et si c’est toi qu’ils attrapent sans moi ?
-Et ben je les tape, na.
-De toute façon je viendrai t’aider s’ils te capturent sans moi.
-Pareil.
-...
-...
-T’as l’air bizarre, ça va pas ?
-J’ai mal à la tête...
-Encore ? Quand j’aurai appris plus de choses je te soignerai, je serai ton docteur.
-Je veux bien. On rentre ? C’est l’heure du goûter.
-D’accord ! On va le prendre chez moi ! T’inquiètes pas, on te donnera un cachet pour ta tête.

    On se relève pour aller chez moi. Il sourit plus beaucoup. Il est souvent malade. Personne sait ce qu’il a. Mais moi je lui ai promis qu’un jour je trouverai, et que je pourrai le guérir. Comme ça il aura plus mal. Et il entendra plus jamais les tambours dans sa tête.








Résumé : The Parting of the ways, les pensées de Rose alors qu'elle a absorbé le vortex du temps et qu'elle vient de détruire les Daleks... (c'est assez court)

Fic inspirée par la chanson S'ils savaient de Debout sur le zinc.


Citation:






Si vous saviez...             

             

Il y a vos yeux...

La seule chose que j'arrive à voir distinctement... tout ce pouvoir m'aveugle et me fait perdre mes repères...

Mais vos yeux... inquiets, désolés, coupables... et protecteurs, rassurants... si doux, et tellement durs à la fois.

Vous avez toujours ce regard, à la fois triste et plein d'espoir. Enragé et amical. Perdu et confiant.

Vos yeux me disent tout. Ils se rapprochent. Vous allez vous occuper de moi...

Ne m'en veuillez pas pour ce que j'ai fait. Je voulais que vous soyez en sécurité, qu'il ne vous arrive rien... mon Docteur.

Vous prenez toujours soin des autres, quand est-ce que quelqu'un a prit soin de vous pour la dernière fois ? Ce n'est pas juste... vous méritez un peu de reconnaissance...

Je risque de mourir. Je me sens envahie par ce pouvoir, je sens que le vortex du temps prend possession de mon corps. Je ne contrôle plus mes gestes. Mais vous en valez la peine, Docteur. Je le referais s'il le fallait.

Vous vous êtes rapproché... il y a vos lèvres... sur les miennes...

Vos lèvres... votre visage... votre odeur... votre douceur...

Et cette sensation... ce baiser... il n'y a pas de mot humain pour le décrire... seul un Seigneur du Temps peut faire ressentir cela à quelqu'un...

Non... seul vous pouvez le faire. Mon Docteur.

Le temps s'est arrêté. Tout ce qui s'est passé depuis que je vous ai rencontré... tout défile dans mon esprit. Toutes ces aventures... tout ces moments complices... et ce geste, que j'espérais, même si je ne l'aurais avoué pour rien au monde...

Je ne veux penser à rien... profiter... je sais que cet instant ne se reproduira probablement jamais, je sais que vous faites ça par nécessité... je vous connais... je sais que ce moment ne durera pas toujours... mais chaque seconde est délicieuse...

Je ne veux pas savoir ce qu'il va se passer ensuite...

Docteur...

Pour la première fois je sens que vous vous ouvrez à moi... je me sens voler à travers vous... vous aspirez le vortex du temps et je l'accompagne... j'ai l'impression de parcourir votre esprit, votre corps...

Vos deux coeurs...

Et toutes vos émotions, tout vos doutes, toutes vos inquiétudes... je les ressens...

Votre peine... si forte...

Si seulement vous acceptiez de me montrer qui vous êtes réellement... vous ne me mentez pas, mais vous cachez toujours quelque chose... je pourrais vous aider...

Ne vous écartez pas Docteur... pas encore... laissez-moi en profiter encore un peu... laissez-moi me rendre compte...

Je croyais que ce n'était que de l'admiration, de la compassion, de l'amitié, de la complicité... et finalement... je ne pensais pas que cela serait ça... avec vos grandes oreilles, votre air un peu supérieur, vos réflexions... je ne pensais que je finirais par ressentir cela pour vous...

Si vous saviez...

Docteur, ne vous éloignez pas...



Je me sens glisser, tomber... le vortex du temps m'a abandonnée...

Vous me prenez dans vos bras... à l'abri... cette chaleur...

Je ressens encore votre tristesse... j'aimerais pouvoir vous dire que ce n'est pas votre faute... je l'ai fait pour vous, pas à cause de vous...

Vous m'avez déposé à terre... vous passez votre main sur mon visage....

Prenez la mienne, encore une fois... prenez la quand je me réveillerai...

A tout de suite, mon Docteur...

Mon Docteur...






  

Résumé : Last of the Time Lords, le Master meurt dans les bras du Docteur. On suit tout d'abord les pensées du Master alors qu'il refuse de se régénérer, puis les pensées de Ten face à cela, et pendant qu'il brûle le corps du Master.

Je n'ai pas retranscris les dialogues français, j'ai traduis les dialogues anglais à ma manière, en fonction de ce que je préférais comme traduction. De plus, le Docteur s'adresse au Master en l'appelant bel et bien "Master" et non-pas "Maître" (parce que je trouve que sinon ça fait vraiment serviteur/esclave qui s'adresse à son patron/propriétaire).

Quelques explications sur ce one-shot à la toute fin Wink

 
Citation:






Good Bye My Friend
          


T - Je te tiens, je te tiens !

M - Toujours les femmes.

T - Je ne l'avais pas vu.



Ces yeux... tu t'en veux vraiment, n'est-ce pas ? Espèce d'idiot... je te torture pendant un an, je détruis l'humanité, je m'attaque à tes amis... et tu te sens coupable parce que je vais mourir ? Arrête de me regarder comme ça... c'est écœurant.


M - Mourir dans tes bras, tu es content ?



Tu vas pouvoir me dire ces fameux petits mots... « je te l'avais dit ». Tu vas pouvoir chantonner que tu as encore gagné. Avoue... avoue, tu attends que je me régénère pour pouvoir me dire que j'aurais dû t'écouter, te suivre. Me dire que tu me pardonnes ça ne te suffit pas ? 

Oh mais je le vois dans tes yeux... tu ne veux pas y croire mais tu le sais déjà...


T - Tu ne vas pas mourir, ne sois pas stupide. Ce n'est qu'une balle, régénère-toi.

M – Non.

T - Une petite balle, aller !

M - Je crois que tu ne me connais pas si bien : je refuse.



Tu ne m'en crois pas capable n'est-ce pas ? C'est ça... Regarde-moi bien Docteur... regarde mes yeux et comprend ce qu'il va se passer...


T - Régénère-toi. Régénère-toi, s'il te plaît. S'il te plaît ! Régénère-toi, aller !

M - Et passer le reste de ma vie emprisonné avec toi ?



Comment peux-tu croire une seconde que je vais accepter ça ? Passer l'éternité enfermé avec toi ! Tu es tellement sûr de toi, tellement persuadé de tout savoir à mon sujet... peut-être que tu aurais raison s'il n'y avait pas les tambours. Peut-être que je préfèrerais te supporter plutôt que mourir... mais les tambours... ils sont trop forts, et une prison ne les calmera pas Docteur.


T - Mais tu dois le faire. S'il te plaît. Ca ne peut pas se finir comme ça... toi et moi, toutes les choses qu'on a faites ! Les Axons, tu t'en souviens ? Et les Daleks !



Arrête ça... tu crois que je ne me souviens pas ? Ils étaient plus calmes à cette époque... Pourquoi tu ne comprends pas qu'il y a autre chose ? Pourquoi tu ne les entends pas Docteur ? Je donnerais tout pour qu'ils s'arrêtent. On recommencerait notre petit jeu... je finirais bien par m'échapper, et tout recommencerait comme avant... Pourquoi tu ne m'as jamais aidé hein ? Maintenant je n'ai plus qu'une chose à donner pour qu'ils s'arrêtent...


T - On est les deux derniers... je n'ai personne d'autre.


Oh mais je sais bien Docteur...


T - REGENERE-TOI !

M - Qu'est-ce que tu dis de ça : je gagne.



Au moins j'emporterais ça avec moi. Tu n'as pas gagné... les tambours ont gagné mais toi tu perds tout... le seul comme toi, l'unique chance de te racheter pour Gallifrey... pourquoi est-ce que moi je devrais souffrir et pas toi ?! Pourquoi tu ne les entends pas ?! Ca te ferait tellement plaisir que je reste avec toi...
Ce n'est pas juste. Je refuse d'être le seul à tout perdre.


M - Est-ce que ça va s'arrêter Docteur ?



Dis-moi au moins que je ne fais pas ça pour rien. Tu as toujours réponse à tout, dis-moi qu'ils ne me suivront pas. Oh Docteur, si seulement tu savais ce que c'était... tu ferais comme moi, j'en suis sûr.


M - Les tambours...



Dis-moi que ça va s'arrêter. Que quelqu'un fasse que ça s'arrête...


M - Est-ce qu'ils vont s'arrêter ?


Je les sens Docteur, ils s'éloignent... ils s'éloignent... ils s'arrêtent.


----------------------


Master ! Non !


T - Je te tiens, je te tiens !



Doucement, je suis là. Oh Master je suis désolé, je suis vraiment désolé... mais ce n'est rien, tu vas te remettre. Je te tiens, accroche-toi. Tout va bien se passer. Ce n'est pas grave...


M - Toujours les femmes.

T - Je ne l'avais pas vu.



J'aurais dû faire attention... pardonne-moi, je suis désolé...


M - Mourir dans tes bras, tu es content ?



Mourir dans mes bras ? Mais non enfin, c'est juste une petite balle ! Ca fait mal mais ce n'est rien pour nous ! Tu ne mourrais pas pour si peu, pas après tout ce que tu as pu faire. Tué par une humaine, je te connais tu ne supporterais pas cette idée, tu trouverais ça trop humiliant !


T - Tu ne vas pas mourir, ne sois pas stupide. Ce n'est qu'une balle, régénère-toi.

M – Non.



Non... non je ne te crois pas Master, tu n'es pas sérieux. C'est juste un caprice, tu te moques de moi.


T - Une petite balle, aller !

M - Je crois que tu ne me connais pas si bien : je refuse.


Arrête ça, je sais que tu ne le penses pas ! Fais ce que je te demande Master, s'il te plait ! Pourquoi tu ne veux pas ?! Pourquoi tu ferais ça ?!


T - Régénère-toi. Régénère-toi, s'il te plaît. S'il te plaît ! Régénère-toi, aller !

M - Et passer le reste de ma vie emprisonné avec toi ?



Non... non non non, tu ne peux pas me haïr à ce point... Il y a autre chose, il y a forcément autre chose ! Ce sont les tambours, c'est ça ? Laisse-moi t'aider ! On trouvera une solution, on arrivera à t'en débarrasser ! Pourquoi tu ne me fais pas confiance ?!


T - Mais tu dois le faire. S'il te plaît. Ca ne peut pas se finir comme ça... toi et moi, toutes  les choses qu'on a faites !



Tu ne peux pas te laisser faire comme ça, pas toi ! Tu dois essayer, pour toi et pour nous deux ! Je sais que tu aimais notre petit jeu, tu ne peux pas abandonner comme ça ! Ca doit continuer ! On a déjà vu pire toi et moi !
         


T - Les Axons, tu t'en souviens ? Et les Daleks ! On est les deux derniers... je n'ai personne d'autre.



Souviens-toi Master ! Je te croyais mort avec tous les autres, je ne peux pas te perdre, pas maintenant... pas après tout ce qu'il s'est passé. Je viens à peine de te retrouver... je n'ai pas eu assez de temps, ce n'est pas juste ! On a encore tellement de choses à faire toi et moi, tu n'as pas le droit !
         


T - REGENERE-TOI !



S'il te plaît ne me laisse pas, reste avec moi... j'en ai besoin...


M - Qu'est-ce que tu dis de ça : je gagne.


Qu'est-ce que je t'ai fait Master ? Dis-moi ce que j'ai fait pour que tu ne veuilles même pas essayer... pourquoi est-ce que tu me punis ?


M - Est-ce que ça va s'arrêter Docteur ?


Aller Master, tu as encore le temps... fais-le, s'il te plaît !


M - Les tambours...


Tu ne peux pas affronter ça ! Tu as peur, je le vois ! Arrête ! Arrête et reste avec moi !


M - Est-ce qu'ils vont s'arrêter ?


S'il te plaît Master, aller ! Aller !

...

Non... non, ça n'est pas fini... non... Master...


T – NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!


--------------------


Tu ne m'as pas fait confiance. Je croyais qu'on était amis, au fond. Quand est-ce qu'on a cessé de l'être ? Dis-moi...

Oh ça aurait pu être tellement bien... pas comme au bon vieux temps, mais on aurait pu faire tellement de choses toi et moi.

Je n'ai pas réussi à t'aider Master. J'aurais dû t'écouter plus tôt. Tu ne m'aurais pas laissé faire, mais j'aurais dû te comprendre bien avant...

Tu as gagné. Je l'admets, je te dois bien ça. Et j'ai un goût amère dans le bouche. Pas parce que j'ai perdu contre toi. Simplement parce je n'ai pas pu te sauver, parce que tu ne me faisais pas assez confiance pour me laisser essayer.

C'est bien à cause de moi. J'ai tué le dernier Seigneur du Temps. Comme Gallifrey, et comme tous les autres.

Retourne avec les nôtres. Va les rejoindre. Je te croyais déjà mort... finalement tout rentre dans l'ordre.

Au revoir Master.







Quelques précisions pour expliquer pourquoi j'ai écrit ça comme ça.

Déjà je me base pas mal sur l'histoire des tambours comme raison pour le Master de se tuer délibérément, en plus de sa rancune envers le Docteur. Simplement parce que c'est comme ça que j'interprète cette scène et cette volonté de mourir de la part du Master. Selon moi il le fait pour échapper au Docteur (et l'embêter au passage : « I win »), pour ne pas finir enfermé, mais aussi pour faire stopper les tambours.

Ensuite on peut trouver que certains traits du Master que j'ai fait ressortir ne lui correspondent pas, ou que le Docteur en fait un peu « trop ».
En fait, pour écrire ce qu'ils pensent (selon moi), j'ai assez longuement étudié les regards qu'ils se lancent en fonction de ce qu'ils se disent (par exemple je trouve le regard du Master très triste quand Ten lui parle des Axons, comme si au fond il regrettait de partir), et les intonations qu'ils emploient.
De même pour la scène on le Docteur brûle le corps, j'ai essayé d'interpréter son regard et ses expressions. Du coup ce n'est pas anodin, je n'ai pas écris ça au hasard. Et au final j'ai préféré m'appuyer sur cette unique scène plutôt que sur leur caractère sur le long terme (sur la façon dont ils sont le reste du temps).
Et après avoir regardé cette scène une bonne cinquantaine de fois cette nuit, j'espère que je ne me suis pas trop plantée !

Voilà voilà. On peut évidemment ne pas aimer ce que j'ai fait et ne pas être d'accord avec mes interprétations, mais je voulais juste préciser comment j'avais procédé ^^


Et je sais je sais : j'ai écris "je viens à peine de te retrouver" alors que ça fait un an qu'ils sont sur le Valliant. Bah oui : un an, pour un Time Lord, ça fait peu Mr. Green



Résumé : Spoiler Children of Earth et Journey's End. Jack se trouve dans un monde bien meilleur, où il est heureux. Il espère pouvoir y rester éternellement...


Citation:






I'm not there

        


Je ne suis pas là...

Je ne sens rien...

Je n'entends rien...

Je ne vois rien...

Je suis dans un bus de Cardiff. Une période de pointe, je suis entourés de gens, collés à moi. Il y a certainement des mouvements dans le bus, une cacophonie de conversations et l'extérieur qui défile à travers la fenêtre.

Pourtant je ne suis pas là. Je ne sens rien, je n'entends rien, je ne vois rien. J'ai les yeux fermés, c'est comme s'il n'y avait personne autour de moi. J'imagine... je vois un monde meilleur, un endroit où j'aimerais vraiment être.

Ianto est mort. Le Docteur est partit. Owen et Tosh nous ont quitté depuis longtemps.

Et pourtant je les vois... les yeux fermés, je les vois. Je suis sur une plage... le mouvement du bus n'est autre que le vent qui souffle un peu fort, les bruits des passagers sont les feuilles des arbres qui bougent doucement.

Sur ma plage, je regarde à droite, un peu plus loin. Ianto a le pantalon remonté jusqu'au genoux, les pieds dans la mer. Il a l'air un peu ridicule mais ça me fait sourire. Les mains derrière le dos, il regarde droit devant lui.

Owen s'approche et le pousse sans prévenir. Ianto manque de tomber, il se retourne et incendie Owen qui hurle de rire. Toshiko regarde la scène, assise sur une chaise longue. Elle se moque des garçons avec Gwen, en buvant un coktail, tandis qu'elles bronzent tranquillement.

Je regarde à ma gauche. Rose et le Docteur sont là aussi. Il se racontent des souvenirs, plaisantent sur toutes les fois où ils ont bien failli y rester et se taquinent. Ils se sont retrouvés.

Donna en profite pour inciter Rose à être plus dure avec lui. Le Docteur n'apprécie pas vraiment et fait mine de se vexer. Donna lui donne un coup de coude amical pendant que Rose est occupée à rire.

Le Docteur s'éloigne un peu et les laisse discuter entre filles : il ne veut pas savoir ce qu'elles ont à dire sur lui, il sait très bien qu'elles feraient tout pour l'embêter. Il passe devant moi et me fait le plus rassurant des sourires. Il va se chercher à boire.

Ianto est finalement sorti de l'eau. Il retire sa veste éclaboussée par Owen et vient me rejoindre. Il enlève quelque chose que j'ai dans les cheveux.

Owen se moque de lui quelques mètres plus loin. Ianto s'éloigne de moi et marche dans sa direction, résolu à l'envoyer dans l'eau. Gwen et Tosh leur disent de se calmer, qu'ils pourraient se détendre et faire moins de bruit pour ne pas gêner les autres.

Rose m'apporte un verre, suivie de Donna. Le Docteur actionne quelque chose dans le Tardis qui est garé à quelques mètres : une musique jazz des années 40 se fait doucement entendre.

Je danse un slow avec chacun d'entre eux. Ianto est le dernier. Il n'y a pas de coucher de soleil, pas de colombes, pas de feu de camp... il n'y a que nous, comme les choses devraient être. Rose devrait être avec le Docteur et Donna, Toshiko et Owen devraient être avec Gwen dans le Hub, Ianto devrait être avec moi. Je devrais être dans le Hub.

Mais tout est bien. Pour une fois, tout va bien. Les yeux fermés, je savoure cet instant avec Ianto. Je sens la présence des autres autour de nous. Je sens le sourire du Docteur, l'air réjouit de Rose, la mine bougonne d'Owen, le regard amoureux de Tosh vers lui, la grimace moqueuse de Donna envers le Docteur, l'air heureux de Gwen. J'ai Ianto contre moi, je sens sa chaleur. Son coeur bat, sa respiration me chatouille le cou.

Ils sont tous là. Je suis avec eux.

Ianto tourne la tête pour m'embrasser.



« Roald Dahl Place, terminus ! Tout le monde descend ! »



Soudain, je ne suis plus sur ma plage. Le retour à la réalité est trop brutal. Je descend du bus doucement et marche sur la place fraîchement reconstruite. Je vais rejoindre Gwen après plusieurs mois d'absence : je lui ai donné rendez-vous devant l'ancienne entrée du Hub.

Je m'approche de l'entrée. Je vois la fontaine, la dalle de béton. Je vois Gwen. Je vois tout.

Et pourtant, je ne suis pas là.









SPOILERS Children of Earth


Résumé : Children of Earth, Day Three. Et si Rhys avait accepté d'aller faire la course que lui avait demandé Jack, laissant les haricots cuir tranquillement ? Point de vue de Ianto, pas de scène NC17.


Citation:






Bloody Beans
     


Rhys vient de sortir, Gwen est partie chercher Lois... il n'y a que toi et moi. Je ne suis pas du genre romantique et toi non-plus, mais pour une fois j'ai envie de changer nos habitudes.

Je ne veux pas de chandelles, je ne veux pas de musique douce ni de clair de lune. Je veux juste que tu sois tendre... je veux sentir que c'est plus que simplement physique. Tu ne me l'as jamais dit et pourtant je le sais, mais ce soir j'ai besoin que tu me le montres. Je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai envie... j'ai un pressentiment étrange Jack. J'ai besoin de savoir que tu es là...

Tu t'avances rapidement vers moi et tu m'embrasses langoureusement... mais je m'écarte. Juste quelques secondes, un tout petit instant... le temps que tu comprennes. Mais tu me regardes, surpris. Je tends les mains et je saisis ton visage... je t'embrasse doucement, bouche fermée, simplement...

Je me recule de quelques centimètres, tu me souris. Tu as compris...

Tu me prends la main et tu m'entraînes vers le canapé. On s'assoit... tu me regardes droit dans les yeux pendant quelques instants, en me caressant la joue. J'aimerais te parler... je ne suis pas sûr de ce que je te dirais, mais je voudrais savoir si tu resterais sérieux ou si tu me lancerais une de tes plaisanteries...

Tu resterais sérieux, n'est-ce pas ? Tu n'aimes pas le montrer, mais je sais que tu tiens à moi. Je sais que, parfois, tu aimes ce genre de moment toi aussi. Ni toi ni moi ne sommes doués pour les provoquer et on peine à les apprécier. Mais de temps en temps, sans savoir pourquoi, on peut en savourer un... juste toi et moi, pour quelques minutes.

Tu te rapproches pour m'embrasser. Passionnément, sincèrement... je passe mes bras autour de ta taille pour que tu sois plus près. Montre-moi que tu es là Jack, que tu es là pour moi...

Tu étais heureux de me voir quand on t'a libéré de ta cellule de béton, ton sourire dans la voiture me l'a dit. Tu t'es réellement inquiété quand tu ne savais pas où j'étais, alors que j'achetais des provisions et que je cherchais ton manteau. Je le sais, je l'ai vu. J'ai appris à déceler ces petits indices, grâce à eux je sais ce que tu ressens pour moi. Mais montre-le moi Jack, s'il te plaît. Aujourd'hui, montre-le moi.

Tu t'assois à califourchon sur moi, tu tiens mes joues dans tes mains, tout en continuant de m'embrasser. J'ébouriffe doucement tes cheveux... j'aime tellement cette sensation, te savoir tout contre moi...

On dit souvent que dans les moments difficiles, on se raccroche à ceux qu'on aime. Gwen se tourne vers Rhys, moi je t'ai toi. Et dans un moment comme celui-ci, dans une situation pareille, j'ai besoin de savoir que tu es là. Parce que si je te regarde, si je regarde tes yeux, je sais que tu vas te battre pour régler tout ça. Et je me sens mieux, Jack. Dès lors que tu décides que tout doit s'arranger, je me sens mieux.

Tu me retires ma veste et tu la poses délicatement sur l'accoudoir. Je t'enlèves ton manteau et je l'étends sur le dossier du canapé. Tu déboutonnes mon gilet, je dégrafe tes bretelles... tu passes tes mains sur mon torse pendant que je t'embrasse dans le cou. Tu défais doucement ma cravate... tu adores mes cravates, tu en prends toujours soin, même quand tu t'amuses avec. Tu les trouves parfois très... utiles. Je te surveille toujours pour que y fasses attention, ça te fait rire à chaque fois.

Je n'aime pas montrer mes sentiments Jack, je n'aime pas qu'on sache que je suis en position de faiblesse ou que j'ai besoin d'aide. Mais tu es comme moi, alors tu sais deviner quand c'est le cas... tu sais, tu sais toujours. En face des autres tu ne dis pas toujours ce qu'il faut, par pudeur et par jeu, pour le rôle que tu joues. Mais plus tard, quand on est que tout les deux... tu ne dis rien mais tu fais ce qu'il faut pour me rassurer, pour me faire reprendre confiance. Parce que tu es comme moi. Je ne me montre pas tel que je suis aux autres. Je joue un rôle pour me protéger ou simplement parce que je ne suis pas capable d'être moi-même devant les gens. Tu le sais, parce que tu fais pareil. Et tu peux me rassurer, tu sais comment ça fonctionne.

Tu viens de m'enlever ma chemise tandis que je fais de même avec la tienne. Mais tu triches : tu as encore ton maillot de corps alors que je suis torse-nu. Je le sors de ton pantalon pour te le retirer mais tu me prends de vitesse et tu le jettes bientôt par-terre avec ta chemise. Tu m'allonges sur le dos, sur le canapé, en m'embrassant...

Je n'arrive pas à me cacher quand je suis avec toi. Les barrière que je peux mettre devant mes émotions ne sont pas efficaces. Elles se résistent pas longtemps et se maintiennent uniquement par fierté. Peut-être par peur d'être totalement découvert, percé à jour. Mais tu ne joues pas avec... je sais que tu vois clair en moi, mais tu n'en profites pas. Tu fais comme si tu ne savais pas, tu joues le même jeu. Seuls ces petits gestes de ta part pour me rassurer me montrent que tu as compris que j'en avais besoin, sans oser le dire. De tout petits signes, très pudiques. J'espère que c'est réciproque Jack. J'espère que j'arrive à faire ce qu'il faut quand tu en as besoin. J'essaye... tu es plus difficile à percer que je ne le suis. Mais je n'ai pas envie de me cacher avec toi. Je le fais par habitude, par crainte. Mais je n'en ai pas envie...

Tu es tout contre moi... mais plus que physiquement. Tu fais attention à mes gestes, tu prends ton temps, tu es à l'écoute... tu es doux, tendre. Juste ce dont j'avais besoin Jack... tu as encore réussi à voir à travers moi.



Rhys ne va pas tarder, on devrait se rhabiller. Mais je veux rester là encore quelques minutes. Tu as mis ton manteau sur nous pour nous tenir chaud. J'aime ce manteau... il est hors de son temps, mais l'apercevoir suffit à me rassurer. Comme toi. En fonction de comment on approche la main du tissu, il est rugueux ou doux. Il a ton odeur...

Finalement, je me relève et m'habille. Tu m'imites alors que nous sommes tous les deux silencieux.

J'enfile ma veste quand un bruit attire mon attention. Je tourne la tête à droite et je ne peux m'empêcher de sourire : les haricots sont en train de brûler.

Rhys revient justement à ce moment là. Il court s'en occuper tandis que tu remets tes bretelles en place. Je crois qu'il n'a rien vu...

Je passe devant toi pour aller l'aider. Mais alors que je te tournais le dos, tu m'attrapes par le bras et tu m'attires contre toi. Tu m'embrasses passionnément, en me serrant fort dans tes bras. Je suis un peu surpris, ça ne te ressemble pas. La dernière fois que tu as fait ça, tu étais sur le point d'exploser et de ne jamais me revoir.

J'ai eu peur Jack. En voyant Torchwood 3 exploser, j'ai cru que tout était fini. Tu m'as dit que tu avais ressenti l'explosion, mais dans un certain sens, moi aussi. Quand tu m'as embrassé avant de me faire sortir du Hub, quand j'ai marché à travers les décombres, quand j'ai vu l'équipe gouvernementale emmener tes restes dans un van... j'ai ressenti une explosion. Je ne tomberai pas dans le cliché en disant que ça m'a brisé le coeur ou que j'étais déchiré... mais quelque chose en moi explosait. Peut-être était-ce de la haine contre ceux qui avaient fait ça, peut-être était-ce de la peine. Je ne sais pas.

Comme il y a quelques dizaines de minutes, quand tu m'as dit que oui, un jour, tu me verrai mourir et tu continuerai ta vie. J'ai trouvé ça aussi injuste pour toi que pour moi. Ca ne devrait pas se passer comme ça. Après tout ce qu'on à vécu, on devrait vieillir ensemble. Mourir ensemble.

Mais maintenant je le sais Jack. Je voulais que tu me prouves quelque chose aujourd'hui et tu l'as fait. Ce baiser en est la preuve. Tu ne me le diras jamais, mais je n'en ai pas besoin. J'ai tout ce qu'il me faut, tout ce que je voulais.

Et même si j'ai un mauvais pressentiment : au moins, maintenant, je sais.





 
SPOILERS Children of Earth


Résumé : Malgré le titre, il n'y a pas de spoilers sur le double épisode final de Ten, ni sur Waters of Mars, ni Planet of the Dead. La fic est post saison 4/The Next Doctor : à notre époque, le Docteur a dû combattre pour sauver la Terre, mais cette fois, il en a payé le prix.

J'ai voulu exorciser la tristesse/le chagrin/la déprime profonde (rayez la mention inutile) que End of Time part one a provoqué en moi, et ça s'est fini comme ça ^^
 
Citation:






End of Time
    


La Terre entière était noire. Noire de monde, dans les rues. De noir habillée, sur les bâtiments, les véhicules, les gens. Le ciel semblait un peu plus sombre que d'habitude, l'air un peu plus froid, les nuages un peu plus bas. Tout était silencieux, tout était triste.

Les gens étaient sortis de chez eux. Dehors, sur les trottoirs ou sur la chaussée, ils se tenaient droits, sans parler, sans bouger. Seuls quelques sanglots se faisaient entendre. Ils avaient tous la tête haute, fixant le ciel. Le soleil leur paraissait plus loin, moins chaud, moins brillant.

Le Docteur était mort.

Il avait combattu, résisté, lutté. Il avait gagné. Il avait sauvé la Terre et les humains d'une mort certaine, il avait renvoyé les démons d'où ils venaient et il avait ramené le calme et la paix. Mais il en était mort. Il avait dû donner sa vie pour sauver la Terre. Pas assez de temps pour fuir, pour se régénérer. Le Docteur était mort.

Et la Terre était en deuil. Depuis quelques années maintenant elle savait que des aliens l'avait plusieurs fois mise en danger. Elle avait vu les vaisseaux, les invasions, les morts. Elle avait été sauvée à maintes reprises mais elle n'avait jamais su par qui. Jusqu'au jour où elle cru réellement disparaître. Tout espoir était perdu, tout semblait vain. Et un homme apparut. Un être venu d'ailleurs, qui ne demandait ni à être connu, ni à être remercié. Il la sauva et mourut pour elle.

Personne ne l'aurait su, personne n'aurait su comment tout était revenu à la normale si un de ses compagnons n'avait pas voulu rendre justice à sa mémoire. Wilfried Mott raconta l'histoire du Docteur. Il raconta à tous les humains comment un seul être, aussi puissant soit-il, aussi extraordinaire fut-il, avait eu assez de courage et assez d'amour pour sauver tout un peuple.

Il leur montra les preuves qu'il avait. Les restes du Tardis qui avait explosé dans la bataille, utilisé par le Docteur. UNIT révéla une partie de ses archives en guise de dernier remerciement, pour appuyer les dires de Wilfried. Et la Terre entière su. Elle su enfin l'identité de cet être mystérieux qui l'avait sauvé tant de fois. Et soudain, elle pleura.

Son corps avait été retrouvé : il avait péri dans l'explosion du Tardis, mais son précieux vaisseau avait réussi à conserver son corps intact malgré leur mort à tous les deux. Personne ne parla d'autopsie, d'étude, de science : il n'était pas question d'essayer d'en apprendre plus sur lui. On voulait simplement lui rendre un dernier hommage, comme il le méritait, même il ne l'aurait jamais accepté. Il avait sauvé la Terre trop de fois pour que quelqu'un ose s'opposer à la cérémonie.

Il était allongé dans un cercueil de verre. Costume marron, chemise bleue, cravate fantaisie, converses beiges. Quatre chevaux blancs tiraient une carriole noire, recouverte de tissu noir, sur lequel était posé le cercueil. Le cortège parcourait les rues de Londres escortés par la Garde Nationale et une partie de UNIT. Wilfried était le seul civil autorisé à suivre le cortège : il marchait lentement derrière la carriole, en uniforme.

La procession était filmée et retransmise en direct à travers le monde. La Terre entière était stoppée pour rendre hommage au Docteur. Les Londoniens étaient en rangs silencieux le long des trottoirs pour regarder passer le cortège, tandis que le reste des humains regardaient sans bruits des écrans géants installés dans les rues.

Le Docteur avait les mains croisées sur son ventre. Il ne semblait pas paisible, ni heureux. Il n'avait pas l'air endormi. Aucun petit sourire ne venait dire aux terriens qu'il était parti pour un monde meilleur. Il semblait juste... absent. Vide. Son visage était neutre, fermé, et Wilfried était encore plus attristé. Il aurait voulu avoir une preuve que le Docteur ne regrettait pas. Pas le fait d'être mort pour sauver la Terre : rien n'aurait pu le faire changer d'avis et Wilfried le savait. Mais il aurait voulu être sûr que le Docteur ne regrettait pas d'autres choses. Qu'il avait arrêté de s'en vouloir. Qu'il n'avait pas donné sa vie pour se punir. Mais rien ne pouvait permettre à Wilfried de l'affirmer. Une larme coula sur sa joue.

Le cortège entra dans une enceinte militaire spécial. Le gouvernement britannique avait fait venir une fusée de France et l'avait installée sur une air de lancement. La procession stoppa près d'un grand ascenseur. Quatre soldats de la Garde Nationale et quatre militaires de UNIT soulevèrent le cercueil et le portèrent jusque dans l'ascenseur, Wilfried derrière eux. Ils montèrent jusqu'à arriver à une passerelle qui menait à l'intérieur de la fusée. Suivis de Wilfried, les soldats amenèrent le corps du Docteur dans la fusée. Elle avait été aménagée pour l'occasion : une pièce assez grande avait été préparée pour accueillir le Docteur. Elle était équipée d'une technologie de UNIT pour annuler l'impesanteur : ce qui était dans cette pièce resterait à jamais à sa place.

Dans chaque ville et chaque village de la Terre, des chapelles ardentes avait été installées en l'honneur du Docteur. La population venait s'y recueillir en silence ou venait déposer un object ou un message qu'elle voulait lui dédier. Puis, tous ces objets seraient placés dans la fusée, aux côtés du cercueil.

Dans une des chapelles ardentes de Londres, un homme portant un manteau militaire bleu foncé jeta une mèche de ses cheveux, qu'un ruban noir maintenait ensembles. Une jeune femme jeta une rose rouge et s'en alla au loin. Une journaliste et son fils jetèrent un crystal qui ne provenait pas de la Terre. Une jeune diplômée de médecine jeta une clé qui lui avait été donnée autrefois. Une femme rousse y déposa un voile de mariée, sans comprendre pourquoi elle avait cette impression de vide soudain.

Wilfried y avait déposé son bonnet rouge.

Au bout de quelques heures, tous les objets furent recueillis et placés dans la fusée. Aux côtés du Docteur, ils voyageraient avec lui pour toujours.

Puis, on alluma les réacteurs. Le lancement était imminent. Une fois dans l'espace, une partie de la fusée se détacherait pour tomber dans l'océan atlantique tandis que la cabine, contenant le Docteur, continuerait son voyage. Elle devait voguer dans l'espace pour l'éternité.

La Terre avait décidé que c'était la meilleure solution : le Docteur ne lui appartenait pas, elle n'avait aucun droit de conserver son corps. Chaque partie de l'univers devait pouvoir lui rendre hommage.

Et ailleurs, très loin de la Terre, d'autres planètes étaient en deuil. Les Isolus semblaient momentanément fanés. Des humains d'une colonie lointaine qui s'étaient approchés trop près d'un soleil portaient un brassard noir. Dans une forêt, des ombres avaient recouvert chaque feuille de chaque arbre. Sur une planète gelée, une chanson funèbre raisonnait. L'univers était plus noir que jamais.

Finalement, la fusée décolla. La Terre entière leva les yeux au ciel pour regarder le Docteur entamer son dernier voyage. Elle pleura son sauveur, son ami, et lui dit au revoir pour la dernière fois. Wilfried, dignement, salua son compagnon et laissa échapper un sanglot.

Il regarda la traînée de fumée dans le ciel pendant de longues minutes. Il ferma les yeux et se plongea dans ses souvenirs. Le Tardis... le tournevis sonique... les courses poursuites... Puis, soudain, il sentit quelque chose de frais sur sa joue. Et encore. Et encore. Il ouvrit grand les yeux : il neigeait. Wilfried se mit à sourire et à rire sous le regard médusé des soldats qui l'entouraient : il neigeait !

Et Wilfried su que, quelque part, le Docteur était heureux.



PAS DE SPOILERS sur les épisodes spéciaux de 2009 malgré le titre (le résumé explique tout ça)
    

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Dernière édition par Reinette le Mar 2 Fév 2010 - 22:47; édité 13 fois
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 19:47    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 19:59    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Très beau texte, bel hommage... Elle va me manquer aussi...
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thx sis' pour avoir tenu la caméra Smile
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 20:20    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

J'aime trop
t'as bien fait de t'y remettre,  tu n'es pas rouillée du tout à mon avis .
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 00:57    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Hiiii, merci beaucoup  Embarassed
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 09:02    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

C'est très beau et très bien écrit. Et ça reproduit fidèlement les caractères des deux personnages et leur relation.
Puis-je dire que j'ai les larmes aux yeux?  
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 16:28    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Tu peux... mais je vais répondre que, très sincèrement, quand j'ai lu ta phrase je les ai eu aussi... 
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2009 - 19:55    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Bah, faut pas... C'est normal d'être sincère de temps en temps...  Mr. Green
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MessagePosté le: Dim 5 Avr 2009 - 23:00    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Deuxième one-shot en ligne  Wink   

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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 00:00    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

J'adoooooooore !
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 00:20    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Je viens de lire les deux et

Pour le premier je rejoins Oi! c'est beau, bien écrit, et franchement à la fin on sent les larmes qui commencent à monter. (Par contre au début les "vous" m'ont un peu déstabilisée)

Le deuxième est bien plus légere, la partie sur Jackie m'a bien fait rire, ça fait du bien de le voir tout simplement heureux de temps en temps. J'ai particulièrement aimé la fin, que ce soit le coup de l'histoire un peu trop parfaite qui n'est en fait qu'un rêve, ou sa décision d'enfin sauter le pas.

Le troisième c'est pour quand? Mr. Green
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 01:13    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Merci beaucoup, ça me fait très plaisir que ça vous plaise !! Smile

Le troisième ? Dès que je l'aurai écris Mr. Green
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 06:17    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Encore un joli texte, cette fois plus heureux. Il est vrai que je n'aimerais pas voir la réaction de Jackie
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 15:28    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Discordance. C'est ma première réaction quand j'ai lu la première partie de ta deuxième mini-fic. Non pas que ça sonnait faux mais elle mettait en scène quelque chose qui n'aurait probablement pas (eu) lieu.
La pirouette de la deuxième partie est d'autant plus agréable et surprenante, et bien sûr la dernière réplique est croustillante.

Comme la première fois, bien écrit, dans l'univers des personnages... Vivement la prochaine.
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 17:47    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Je viens tout juste de lire le 2ém, et je je trouve super j'attends la suite Okay .
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 19:51    Sujet du message: Les histoires de Mamie Reinette Répondre en citant

Merciiiiiiiii vous trois 

Oi!, en l'écrivant je me disais "mais ils vont jamais y croire", pourtant je connaissais la fin Mr. Green
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