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Racontez votre voyage de Whovien

 
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Gérard
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Joined: 15 Aug 2010
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PostPosted: Fri 19 Aug 2016 - 17:14    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

J'espère, en ouvrant ce fil, que ça n'a pas déjà été fait, mais je pense qu'il serait utile de partager nos expériences de Whoviens dans le pays d'origine du bon Docteur. Non, pas Gallifrey, c'est trop loin, je parle bien sûr de la Grande-Bretagne. Donc, je commence.

L'année dernière, je pensais naïvement qu'il me faudrait encore quelques temps avant de retourner à Londres, et je ne me voyais pas aller à Cardiff. Seulement voilà, la combinaison de plusieurs facteurs m'y a poussé. En fait, ce voyage que j'ai entrepris du 24 au 27 octobre 2015 n'était pas censé être un voyage de Whovien, mais il l'est devenu par le force des choses, et je ne pouvais pas en être plus heureux.

Que je vous explique : depuis les années 70, je suis un grand fan de la chanteuse américaine Judy Collins. J'ai tous ses disques, tous ses DVD, tout ça quoi. La seule chose qui me manquait, c'était d'aller à un de ses concerts, seulement, ça, c'était pratiquement impossible, vu qu'elle est très rare en France (son dernier concert ici, c'était en 2010, et je l'ai loupé parce que je ne savais pas qu'il avait lieu), et que la Grande-Bretagne, pendant un moment à cause de problèmes financiers, aurait pu se trouver sur Alpha du Centaure. Il semblait donc que mon rêve de la voir en vrai n'allait jamais se réaliser. Jusqu'à ce qu'un jour en juillet 2015, j'aille sur son site, et que je découvre qu'elle avait une tournée de prévue en Grande-Bretagne, et que la dernière date serait à Cardiff. Ma première pensée a été que je ne pourrais encore pas y aller, ma seconde a été que si, finalement, j'avais non seulement le temps d'y aller, mais aussi l'argent nécessaire pour le voyage. Et c'est comme ça que je me suis lancé dans l'aventure. Et au fur et à mesure, le voyage, qui n'incluait qu'un concert non-Whovien, s'est transformé en voyage de Whovien.

En effet, vers la même période (j'en ai d'ailleurs parlé ailleurs), à Londres, il y a avait la pièce "Gypsy" qui se jouait, avec Imelda Staunton et Peter Davison et Lara Pulver. Et comme j'étais à Cardiff, pourquoi ne pas aller revoir la Doctor Who Experience, pour voir ce qui avait changé depuis la dernière fois ? Et pendant que j'y étais, aller visiter les lieux de tournage de Doctor Who et Torchwood ? Et puis, à Londres, il y avait une expo sur les voitures de James Bond que ce fan vouait voir aussi. Au fur et à mesure, le voyage grossissait. Je vous fais grâce des détails (recevoir le billet du concert de Judy Collins a été toute une aventure), mais finalement, le 24 octobre, je prenais l'Eurostar pour Londres.

Donc, arrivé à Londres, je suis allé tout de suite à mon hôtel, le White Leaf, un tout petit hôtel près de la station de métro Bayswater. Pour tout dire, la douche et les toilettes sont sur le palier (en fait, pour les toilettes, il fallait descendre à l'étage inférieur.), mais bon, vu le prix (à Londres, les chambres ne sont pas données), on n'allait pas trop faire la fine bouche. Puis, je me suis dirigé vers l'exposition Bond In Motion :

http://londonfilmmuseum.com

Un rêve pour un fan ! On y retrouve beaucoup des véhicules mythiques de la saga. J'y ai passé deux heures, et bien sûr, je me suis fait prendre en photo dans le "gunbarrel", en smoking. Ensuite, un petit tour dans la Mecque des geeks, à savoir Forbidden Planet, où je me suis acheté le coffret "The Key of Time", puis il était temps d'aller voir "Gypsy".

La pièce est tirée des mémoires de la célèbre (aux USA) strip-teaseuse Gypsy Rose Lee, et raconte les jeunes années de l'ecdysiaste lorsqu'elle, sa mère et sa soeur faisaient le circuit des vaudevilles. Imelda Staunton était tout simplement parfaite dans le rôle de la mère, une parfaite définition de la "stage mother" tyrannique. Peter Davison était tout aussi parfait dans celui du compagnon / agent de la troupe. Petite déception : Lara Pulver avait quitté la pièce peu de temps auparavant, mais Gemma Sutton, sa remplaçante, était plus que convaincante. Surprise aussi de retrouver une autre actrice Whovienne, à savoir Julie Legrand (la Partisane, c'est à dire la femme qui se fait désintégrer par Rassilon dans "The End Of Time") dans le rôle de la strip-teaseuse Electra (soit trois acteurs de la série pour le même prix). Bref, un grand moment de théâtre, et je peux maintenant dire que j'ai vu un des Docteurs (et Dolores Umbridge) sur scène. Voici d'ailleurs un extrait de la pièce, avec les trois acteurs principaux :

https://www.youtube.com/watch?v=84ohptinydw

Le lendemain, il était temps d'aller à la gare pour prendre mes billets (et acheter un ours Paddington pour le Noël de ma petite-nièce Léna, ours qui, semble-t-il, est devenu so jouet préféré). Mais avant de partir, il me restait une chose à faire : aller voir le coin le plus Whovien de Londres, à savoir Earl's Court :



Il est assez facile à trouver, en fait : vous sortez de la station, vous regardez à droite, et il est là, derrière un gros truc marron. Une fois ça fait, temps de partir pour Cardiff. Le voyage se passa sans encombre, et deux heures après être parti de Paddington, j'arrivais à la gare et me dirigeais vers mon hôtel. J'avais choisi le Sandringham, St. Mary's Street, et franchement, c'était le jour et la nuit en comparaison de Londres : non seulement la nuit était moins chère (mais ça, c'était normal), mais en plus la chambre était plus grande (deux lits), et il y avait une salle de bains, toute aussi grande. Je vous le recommande si jamais vous y alez. Attention cependant, St. Mary's Street est une rue assez passante, et elle est à côté du Millennium Stadium, donc les soirs de match de rugby, vous risquez de ne pas beaucoup dormir si votre chambre donne sur la rue, ce qui n'était pas le cas pour moi.

L'après-midi se passa en visite, shopping (des cadeaux pour la famille, et pour moi le coffret "The E-Space Trilogy"), et surf dans le cybercafé Talk and Surf (Tudor Street), ce qui me permit de voir "The Woman Who Lived", que j'avais loupé la veille pour cause de spectacle (et que je n'aurais pas pu voir de toute façon, étant donné que la télé de mon hôtel ne recevait pas la BBC). J'en profitais aussi pour repèrer où se trouvait la salle de spectacle où le lendemain devait se dérouler le concert. la nuit fut calme, et dès potron-minet, il fut temps de me diriger vers la Baie, pour voir le leiux de tournage les plus emblématiques de la série, comme le Millennium Center, la fontaine de la Roald Dal Plass, Ianto's Shrine, et Eddie's Diner, où je mangeais un burger Hawaïen. C'est dans cette baie que ce que je savais déjà depuis la veille me heurta de plein fouet : à Cardiff, il est impossible d'échapper à Doctor Who. En effet, les boutiques de souvenir du Millennium Center vendaient quelques petits souvenirs de la série, et dans le Pierhead (le bâtiment en briques rouges qui servait autrefois de bureau du port), au cours du film de présentation, on entendait le bruit du Tardis. Un moment émouvant au cours de cette visite du Pierhead : je suis passé devant le grand livre qui contient les noms des 144 victimes du désastre d'Aberfan. Franchement, voir ces noms, et l'âge des victimes suffit à vous arracher le cœur. Et à 14.30, je faisais la queue pour entre dans la Doctor Who Experience.

Bon, je mets la suite sous spoilers :
On commence par entrer dans le musée de Gallifrey, où une guide portant une cape nous fait d'abord voir un petit film, commenté par Romana elle-même :

https://www.youtube.com/watch?v=HmvICTnUYVw

Et puis, on rentre par un passage dans le Tardis, plus précisément dans la pièce où tout se crée (voir "Voyage to the Center of the Tardis" pour plus de détails. Et c'est là que le Douzième Docteur nous apostrophe pour nous demander ce qu'on fait là, dans son style si particulier et si aimable Mr. Green . C'est là qu'il demande notre aide pour se débarrasser des créatures qui attaquent son Tardis. Il nous en envoie un, dans lequel nous entrons. Et dans trois endroits, on doit ramasser trois cristaux qui lui permettront de résoudre son problème. Quand on sait que le premier cristal se trouve sur Skaro... D'ailleurs, les Daleks étaient censés être détruits, mais quand l'un d'entre eux s'est mis à bouger, une petite fille s'est caché en criant derrière son père. Bon, on arrive à récupérer les cristaux (difficle de passer par la jungle des Anges Pleureurs sans cligner des yeux, au passage), et par aider le Docteur avec son problème. A la fin, on redonne à la guide les cristaux qu'on nous avait remis au début de l'aventure, et une dame a emmêlé la lanière du sien à l'écharpe qu'elle portait. je n'ai pas pu m'empécher de lui dire que ça avait souvent dû arriver à Tom Baker. A la fin de l'aventure, on se retrouvait chez le ferrailleur du tout premier épisode de la série.

La suite de la visite se passa sans problèmes notables. Bien sûr, il y avait les différents modèles de Tardis (et Bessie ! Gniiii !), diférents costumes du Docteur et de ses compagnons, ainsi due des monstres (y compris un Menoptera de "The Web Planet"), et beaucoup d'accessoires de la saison 8 (y compris le panneau avec tous les compagnons que l'on voit dans "Day of the Doctor". Au passage, quelqu'un saurait-il comment Sara Kingdom a rencontré Mike Yates ?). J'y suis resté assez longtemps, et j'y serais sans doute resté encore, mais il fallait bien que je rentre pour aller au concert


Bien sûr, j'ai voulu acheter "The Underwater Menace", qui était censé sortir ce jour-là au stand de merchandising de l'expo, mais ils ne l'avaient pas reçu. Je me suis contenté d'un sac Tardis pour ramener les souvenirs que j'avais acheté (ma valise n'est pas le Tardis). Une fois rentré à l'hôtel, je pris le chemin du Tramshed, où le concert pour lequel j'avais dépensé tant d'argent, avais fait toutes ses préparations, et m'étais fait tant de cheveux blancs était censé se dérouler. Censé seulement. En effet, arrivé là avant 19 heures, j'appris qu'il avait été relocalisé au Globe, une salle au nord de Cardiff, en fait en dehors du plan que je m'étais procuré sur Amazon. Heureusement, les organisateurs avaient prévu un minibus pour ceux qui, comme moi, ne savaient pas ça. Bref, on est arrivé au Globe pratiquement sans encombre. C'est quand même une petite salle, et la moyenne d'âge du public, et bien c'était le mien. Je trouve quand meêm dommage qu'une artiste qui, même si elle n'est pas très connue en France, a quand même accumulé les disques d'or et quelques succès au hit-arade, dont le plus connu ici et quand même la version la plus célèbre de "Amazing Grace", et au passage a découvert Leonard Cohen, qu'elle a littéralement poussé à chanter ses propres chansons ne soit pas aussi connu des jeunes générations qu'elle le devrait. Le début du concert me donna une autre confirmation qu'à Cardiff, on ne pouvait pas échapper à Doctor Who. En effet, la vedette américaine, Rachael Sage, nous dit entre deux chansons que la dernière fois qu'elle était ici, c'était pour assurer la première partie de... John Barrowman ! J'ai vérifié, c'était vrai. Puis, après l'entracte, la grande Judy Collins fit enfin son entrée.

Commençant son set avec "The Bells of Rhymney", qu"elle avait choisie spécialement pour ce jour-là (et ue j'espérais qu'elle allait chanter), elle nous mena dans un voyage à travers sa vie et sa carrière, mélant ses grands succès (Both Sides Now, Someday Soon, Wild Mountain Thyme) et ses plus récentes compositions (When I Go, New Moon Over the Hudson), entrecoupés d'anecdotes sur sa vie (elle a été un temps la compagne de Stephen Stills, qui a composé la chanson "Suite : Judy Blue Eyes" sur elle, ce à quoi elle a dit : "C'est gentil, mais ça ne fera pas revenir"). On peut lui pardonner quelques difficultés à tenir les notes les plus hautes (elle a quand même 77 ans cette année), ainsi que quelques petites pertes de mémoire. Je la remercie d'avoir chanté les deux chansons d'elle que j'avais étudié en cours d'anglais en Terminale (Farewell to Tarwahtie et Someday Soon). Elle termina son set par une belle version de "Both Sides Now". Malheureusement, petite déception, elle ne chanta pas "Amazing Grace". Dommage, à Cardiff, elle avait un choeur tout prêt, choeur dont j'aurais voulu faire partie. Mais bon, je n'allais pas bouder mon plaisir, et l'avoir vu pour de vrai suffisait à mon bonheur. Après le concert, j'arrivais à retrouver mon hôtel sans trop de difficultés (le château, qui, coupe du monde oblige, s'était vu gratifier d'un ballon de rugby géant, était un excellent point de repère).

Le lendemain, après quelques courses de dernière minute (je trouvais "The Underwater Menace" à l'HMV local), il était temps de eprendre le train pour rentrer chez moi. A part un problème avec mon billet et un contrôleur, vite arrangé, et un voyage de près de six heures, j'arrivais enfin à Bois d'Arcy, des souvenirs plein la tête, des souvenirs plein la valise, et un portefeuille vide d'argent.

uelques petites choses pour terminer : tout d'abord, je ne crois aps que le Brexit changera quelque chose en ce qui concerne les voyages en Grande-Bretagne : on sera toujours obligé de passer par les deux douanes et le portique de détection, à l'aller comme au retour. Au plus, il faudra peut-être se procurer un passeport, mais ça, ça ne se fera pas avant 2019, et d'ici-là, il peut se passer beaucoup de choses. Ensuite, il semble que les Britanniques aient plus de respect pour leur armée que les Français. C'était le Poppy Appeal (appel des coquelicots) à ce moment-là, et les coquelicots fleurissaient partout dans la rue (il y avait même un arbre qui en était recouvert), dans les vitrines, et dans les boutiques (on pouvait même en acheter à la réception de mon hôtel, amis j'en avais déjà un). En France, essayez de trouver un bleuet à la même époque. Enfin, à Cardiff, on ne peux vraiment pas échapper à Doctor Who, même dans les endroits où on peut penser qu'il n'apparaîtra pas.

Voilà donc le récit de mon voyage, que j'aurais certainement dû poster plus tôt. Maintenant, à votre tour : quels endroits Whovien avez-vous visité, et qu'est-ce que cette expérience vous a apporté ? Moi, en tous cas, pour bien des raisons, je n'ai pas regretté mon déplacement, ni l'argent qu'il m'a couté.
_________________
"Kentoc'h Mervel!"

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PostPosted: Fri 19 Aug 2016 - 17:14    Post subject: Publicité

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Ledru Rollin
[Face of Boe]

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PostPosted: Sun 21 Aug 2016 - 19:26    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Très bonne idée !

Pour ma part, je n’ai pas vraiment fait de voyages Who-viens, dans le sens d’un voyage orienté pour visiter des choses liées à la série ; mais je vais assez régulièrement en Angleterre, pour la même raison, des concerts non-Whoviens, et cela n’a jamais empêché de rencontrer des clins d’œil Whovien au fil de mes séjours…

Je vais donc raconter ces séjours depuis l’époque où j’ai commencé à regarder sérieusement la série… C’était en 2012, et je me rappelle lors de ce séjour d’avoir fait un tour au disquaire le plus célèbre de la capitale, à savoir le Records & Video Exchange, et d’y avoir trouvé à l’époque un CD d’audio book avec Matt Smith… je vais à l’époque qu’il y avait des audios, etc. sans connaitre les détails ; donc je ne l’ai pas pris. Bien que je n’ai pas trop envie de me lancer dans une collection sans fin, à 1 ou 2 £ le disque, je ne pense pas que je ferai la même erreur aujourd’hui…

Plus tard, en 2013, c’était déjà l’époque où je regardais les classiques… C’était donc lors d’un voyage à Manchester, où dans le train j’ai regardé ces épisodes mythiques qu’étaient la fin de ‘Planet Of The Spiders’, ‘Robot’ et ‘The Ark In Space’.
Arrivé à Manchester, dans une des rues principales il y a une grande boutique de CD, DVD d’occasion, qu’on ne peut louper ; et là en bas… un énorme Dalek ! J’avais aussi eu l’occasion de passer plusieurs fois devant une boutique de goodies sci-fi ; où de nombreuses figurines officielles étaient en vente. N’achetant pas ce genre de produit, je ne suis pas entré dans la boutique (qui semblait fermé ce jour-là de toute façon), mais je me suis contenté de faire du lèche vitrine…
Mais ce voyage était lui aussi riche en références whoviennes, car lors de ma halte à Londres à l’aller, je suis passé dans le quarter d’Earl’s Court, et me reposant dans un coffee shop quelconque, j’ai vu par la fenêtre le TARDIS se matérialiser :

Pas tout à fait celui du Docteur cela dit, car on notera la différence dans les dimensions des fenêtres !

Quelques mois plus tard je retournais encore en Angleterre, pour un séjour à Londres et à Brighton. Dans les années qui avaient précédé je n’avais trouvé à Londres que des hôtels miteux, ou bien des auberges de jeunesse bruyantes, si je ne voulais pas bien sûr faire exploser mon budget. Mais l’année précédente en 2012, j’eus l’occasion de découvrir le quartier d’Hammersmith qui est assez calme, bien desservit, mais comme assez excentré pas trop cher du coup. C’est désormais là-bas, entre Hammersmith et Shepherd’s Bush (et non loin des studios de la BBC) que je pose mon sac lorsque je pars en voyage. Je me rappelle alors d’avoir terminé ma première soirée à regarder l’épisode ‘Planet of Fire’, tranquillement dans mon lit.
Le lendemain j’étais aussi content de retrouver mon lit, puisque, ne pouvant me permettre de séjourner à Brighton (les hôtels sont encore plus chers qu’à Londres), je suis rentré par le dernier train et le bus de nuit !


Mais l’évènement le plus inattendu : le lendemain étaient en fait les « journées du patrimoine » anglaise, et dans le journal je lus que c’était une très rare occasion de faire une visite de la centrale de Battersea. Je connaissais bien sûr le building depuis longtemps par la discographie de Pink Floyd ; mais elle a aussi eu un rôle Whovien, dans ‘The Age of Steel’ bien sûr, mais aussi déjà dans ‘The Dalek Invasion Of Earth’. Etant déjà passé plusieurs fois en train non loin, j’avais vu que le building était complètement désaffecté, et est en train d’être réhabilité. La visite publique portait alors que les possibilités de réaménagement du lieu…


J’ai encore remis l’expérience d’un séjour à Hammersmith quelques mois après… J’ai seulement appris récemment que des scènes de ‘The Dalek Invasion Of Earth’ avaient justement été filmées à Wood Lane, légèrement au nord de Shepherd’s Bush ; mais aussi les scènes au bord de la Tamise avaient étaient filmés en dessous du Hammersmith Bridge, où j’eus l’occasion de me balader, le long du fleuve, pour rejoindre des amis à Barnes.
C’est à l’occasion de ce voyage que j’ai écouté d’ailleurs les audio ‘Spare Parts’ et ‘The One Doctor’.

J’ai alors établi une bonne formule me permettant de faire des séjours fort appréciables au pays du Docteur et du fish & chips… (outre le meilleur fish & chips du côté de Covent Garden, il y a de bonnes adresses du côté d’Islington, Upper Street). Je peux passer alors un séjour de deux nuits là-bas pour moins de 200€ :
  • en réservant un hôtel pas trop cher à Hammersmith (on peut en trouver même une semaine avant)… Bien sûr, pour ce genre de piaule on trouvera toujours des critiques négatives sur les sites de réservation où les gens disent « ha, mais c’est mal insonorisé », « la chambre est étroite », « le petit déjeuner n’était pas comme j’aurai voulu »… Parce que dans une bâtisse genre maison victorienne divisée en 10 chambres, faut pas s’attendre à une grande suite, mais souvent le service est correct, la chambre propre, et si l’on recherche juste un lit pour dormir, ça fait son job.
  • et si je m’organise assez tôt le train peut ne pas être trop cher ; sinon j’y vais en bus… 8h de route c’est long et une sacrée aventure : 2h puis pause dej sur une aire d’autoroute ; 2h puis contrôle aux frontières et 30 minutes d’attendre puis 30 minutes d’Eurotunnel (les chanceux auront le droit au ferry). Encore 2h de route avant d’arriver vers Londres où il faut encore 1h pour rejoindre Victoria Station. Mais justement, pour faire passer le temps, j’ai les audios, qui me plongent déjà dans la langue de Shakespeare, et rendent l’aventure encore plus pittoresque.


J’ai donc pris la peine de multiplier les opportunités de me rendre à Londres ces derniers temps…
Et c’était lors d’une après-midi / soirée dans un club fin 2014, que j’eus l’occasion d’entendre ce morceau d’Al Wilson qui a fortement inspiré ‘Love Don’t Roam’ (j’avais du savoir par le passé que c’était un pastiche, mais j’avais encore jamais écouté l’original)… J’ai d’ailleurs poussé le concept du clubbing, à faire un séjour pour une seule soirée, la prolongeant jusqu’à 4h du mat’ (heure de fermeture des lieux branchés à Soho)… pour ensuite me poser tranquillement dans un parc (qui ne ferment pas la nuit contrairement en France). Quel plaisir donc de pouvoir, après un voyage et une soirée mémorable, pisser tranquillement sur la pelouse anglaise en entendant Big Ben sonner les 5h du matin, 1h avant d’aller retrouver son bus pour rentrer chez soi! Londres à portée de main !!

Lors de mon dernier voyage (cette fois logé à Paddington), j’ai vraiment enchaîné les audios pendant l’aller/retour ! Le but de mon voyage était le concert d’un musicien et comédien anglais, qui a déjà donné la réplique à Peter Davison. Avant le concert des extraits étaient justement projetés, et le voisin avec qui j’avais entamé la conversation me demandait alors si je savais qui était Davison !
Cette fois, pas de bonnes affaires au Records & Video Exchange… Ils avaient cette fois en vitrine (ie des collectors assez cher) des bandes originales de classiques par le BBC Radiophonic Workshop ; ainsi qu’un coffret audio TARDIS Adventure Collection (15£ je me doutais que ce n’était pas le coffret TARDIS des musiques par Docteurs).
Après côté DVD, la mecque c’est chez Fopp où au rayon série, ils ont une étagère complète dédie à Doctor Who !! À la fois les NuWho et les Classiques !
C’était d’ailleurs en me rendant là-bas que j’eus l’occasion de voir ce mini-Tardis. Un Police Phone mais sans la Box autour :



C’est donc avec joie que je retourne à Londres la semaine prochaine. J’espère avoir partagé quelques bons plans pour les Whoviens en quête de disques, ou cherchant à organiser un voyage pas trop cher…
Et si jamais certains ont des recommandations de boutiques Whoviennes ou de lieux qui valent réellement le détour, dites toujours, et j’essayerai d’y passer !
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Gérard
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PostPosted: Thu 25 Aug 2016 - 16:55    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Je m'aperçois que j'ai oublié un petit détail important sur le restaurant Eddie's Diner : si vous allez manger dedans, il vous faut prendre les commandes à la caisse, et pas attendre en salle comme je l'ai fait. Heureusement que la (jolie) serveuse était là pour me le rappeler. Il y a pourtant un gros panneau au dessus de la caisse, mais je l'ai complètement loupé. je devrais peut-être changer de lunettes.
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Ledru Rollin
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PostPosted: Sun 26 Nov 2017 - 15:32    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Vu à Birmingham:

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Gérard
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PostPosted: Sun 25 Nov 2018 - 12:26    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, ça fait quinze jours que je suis rentré, et il serait quand même temps que je vous fasse le récit de mon dernier voyage à Londres, voyage au cours duquel j’ai pu voir sur scènes certains acteurs Whoviens, et visité un petit musée consacré à notre série préférée, mais n’anticipons pas.

Donc, le 8 novembre, j’ai fait ma valise et suis parti dans l’Eurostar direction Londres. Les préparatifs du voyage, que je projetais depuis avril, avaient été pour le moins laborieux, à cause du fait que ma boite avait rendu les congés d’automne en retard. Très en retard. En fait, j’ai bien failli ne pas trouver de place pour le dernier spectacle que je voulais voir. Mais heureusement, tout s’est arrangé, même si j’ai eu peur de ne pas recevoir mon billet à temps (il est arrivé juste la veille de mes vacances à Brest, ce qui m’arrangeait beaucoup). Donc, une fois arrivé à Londres, je me dirigeais vers mon hôtel, l’Avoca House Hotel, situé dans le quartier de Hampstead, un quartier assez huppé si j’en juge par certaines voitures que j’ai vu garées là (quand on voit une Bentley Continental Coupé, ou une BMW i8, on se dit que le propriétaire ne doit pas avoir de problèmes de fins de mois). Une fois installé et rafraîchi, et après un passage à Forbidden Planet où j’achetais une casquette Tardis, il était temps d’aller au Theatre Royal Drury Lane, où m’attendait mon premier spectacle, à savoir 42nd Street.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, 42nd Street est une comédie musicale basée sur le film du même nom, qui fut chorégraphié par Busby Berkeley, qui se rendit célèbre par ses numéros impliquant des dizaines de danseuses. La pièce contient non seulement des chansons du film, mais aussi celles d’autres films dont il a assuré la chorégraphie, parmi lesquelles le célèbre « Lullaby of Broadway ». Autant dire qu’on a son content de strass, de paillettes, et surtout de claquettes. J’avais déjà vu la pièce quand elle est passée à Paris (les deux fois), mais cette fois, il y avait une actrice Whovienne qui jouait dedans, à savoir Bonnie Langford, alias Melanie Bush, dans le rôle de Dorothy Brock, une star sur le retour engagée pour assurer le succès d’une nouvelle comédie musicale sur Broadway. Je dois dire que j’ai été surpris qu’on donne à une très bone danseuse le rôle d’une actrice qui ne sait pas danser, mais Miss Langford s’en sort ma foi très bien. La troupe déborde d’énergie, les numéros sont superbes, on en a vraiment pour son argent. À noter que, dans le rôle de la scénariste du spectacle, j’ai revu avec plaisir Jasna Ivir, que j’avais pu applaudir il y a une vingtaine d’années dans Phantom of the Opera, et que la doublure qui jouait la jeune débutante qui va finir par devenir la vedette du spectacle, Hannah-Faith Marram, n’était pas mal du tout.

Le lendemain, je partis pour le quartier où se trouve le Who Shop. Je dois dire que c’est le jour et la nuit comparé à Hampstead. Imaginez la banlieue parisienne (Trappes, par exemple), mais version Indo-Pakistanaise, et vous en aurez une petite idée. Si vous voulez y aller, voici les directions : vous sortez du métro (arrêt Upton Park), et vous tournez à droite sur Green Street. Arrivés à Barking Avenue, vous tournez à gauche et vous marchez un petit peu, le magasin se trouve sur la gauche de la rue. Il est assez grand et bien fourni (même s’ils n’avaient pas Anomaly, censé sortir ce novembre, mais finalement reporté à l’année prochaine. Je visitais également le musée (3 £ l’entrée, à payer en liquide parce que l’argent va à des charités). Il se trouve dans un Tardis (et oui, c’est plus grand à l’intérieur), et contient beaucoup^de costumes et d’accessoires utilisés non seulement dans la série (y compris les costumes du dernier classique que j’ai vu, « Delta and the Bannermen »), mais aussi de Torchwood et de The Sarah Jane Adventures (la robe de mariée de Sarah Jane trône en bonne place), plus des photos et des autographes à foison. Une visite à faire si vous allez à Londres. Après un retour à Forbidden Planet (où j’achetais un étui pour ma carte de transport et un T-shirt) et un passage à HMV (ils ont changé d’emplacement depuis la dernière fois), il était temps de partir pour le Gillian Lynne Theatre pour voir le second spectacle que j’avais prévu, à savoir School of Rock.

Oui, c’est une comédie musicale basée sur le film du même nom avec Jack Black (Rock Academy en France), dans lequel un musicien de rock va prendre la place d’un professeur dans une école privée très select et transformer sa classe de musiciens classiques en groupe de rock et les faire participer à une bataille des groupes. Il faut bien le dire, les vraies vedettes du spectacle, ce sont les enfants, de 9 à 13 ans, qui sont plein d’énergie, et dont certains jouent de leurs instruments comme des professionnels. Mais cela ne veut pas ire que les adultes sont à la ramasse, loin de là. Le spectacle est drôle, plein d’énergie, et si vous ne devez en voir qu’un à Londres, c’est celui-là qu’il faut aller voir. À noter la présence dans le cast de Catherine Morris, qui a joué l’infirmière qui s’occupait d’Owen dans l’épisode de Torchwood « Fragments ». Malheureusement, ce soir, c’était Jack Sharpe qui jouait le rôle principal. L’acteur qui joue le rôle d’habitude, c’est Craig Gallivan, qui dans Torchwood jouait le rôle de Jonathan dans l’’épisode « From Out of the Rain ». Dommage, j’aurais pu ajouter un autre nom Whovien à ma liste. Mais je le répète, allez voir le spectacle si vous partez à Londres, vous ne le regretterez pas.

Le lendemain, samedi, fut assez chargé puisque j’avais deux spectacles à aller voir. Heureusement, le premier, I and You, passait dans un théâtre près de mon hôtel, le Hampstead Theatre. Bon, je dois dire que ce n’est pas le genre de pièce que je vais voir d’habitude. En fait, si Maisie Williams ne jouait pas le rôle féminin principal, non seulement je n’aurais pas été la voir, mais je n’en aurais probablement jamais entendu parler. Petite pièce à deux personnages (et une voix à la fin), I and You parle d’une jeune fille que la maladie cloître dans sa chambre. Mais un soir, un de ses camarades de classe arrive chez elle avec un devoir de littérature anglaise sur le poète Walt Whitman à rendre impérativement le lendemain. Au cours de la soirée qui va suivre, les deux adolescents vont, en plus de travailler sur le devoir, se découvrir de nombreux points communs. La pièce se termine sur un retournement de situation qu’on aurait dû voir venir, mais qui vous prend quand même aux tripes. L’après-midi fut une véritable montagne russe émotionnelle, passant du rire à un silence lourd en un claquement de doigts. Ça ne m’étonnerait pas que des professeurs d’anglais décident de l’utiliser dans leurs classes. C’était la première apparition sur scène de Maisie Williams, et pour une première fois, elle se débrouille très bien, et on peut espérer la voir encore brûler les planches dans le futur. Quant à l’autre vedette de la pièce, Zach Wyatt, c’était son premier travail professionnel, et il s’en tire aussi très bien. On le reverra certainement ailleurs.

Le soir, je suis allé voir ce que tous les touristes vont voir, à savoir The Mousetrap (La Souricière en français), la pièce qui dure depuis le plus longtemps (plus de 60 ans au compteur) à Londres. Écrite par Agatha Christie, elle voit un groupe de personnages bloqués par la neige dans une pension de famille. Un meurtre y est commis, et un policier vient enquêter. Au cours de la soirée, on va découvrir que chacun des personnages a des secrets, secrets qui aboutiront à un dénouement que je ne vous révélerait pas, surtout parce qu’à la fin, la troupe nous demande de ne pas le faire. La pièce, bien évidemment, ne peut marcher que comme une « period piece ». Aujourd’hui, l’usage du portable rendrait évidemment l’histoire impossible. Mais en plus d’un « whodunit », c’est aussi une bonne comédie (les vêtements du tueur donnent droit à un bon gag à répétition). Curieusement, je retrouvais un autre acteur Whovien dans le cast : Matthew Foster, qui jouait le rôle d’un assistant de la BBC dans An Adventure in Space and Time. Curieux, non ?

Enfin, le dimanche, j’allais tout d’abord voir le quartier général du MI6 (pour lui donner son vrai nom, le Secret Intelligence Service), que l’on a vu apparaître dans quelques James Bond. Je vous le dis tout de suite, vous ne le trouverez pas sur les plans, mais tout le monde sait où c’est (près de Vauxhall Bridge). Vous ne pourrez pas non plus entrer dedans. Mais vous pourrez toujours faire le tour du mur d’enceinte. Cependant , pour prendre la photo du bâtiment tel qu’il apparaît dans les films, il vous faudra traverser le pont, et vous pourrez le voir dans toute sa majesté. Après avoir pris mes photos, je décidais de manger en Bourgogne, c’est à dire dans le quartier de Pimlico. Une petite explication s’impose, je crois : en 1949 est sorti un film intitulé «Passeport pour Pimlico, une comédie britannique dans laquelle les habitants du quartier de Pimlico découvraient qu’en fait, ils étaient bourguignons, et décidaient de déclarer leur indépendance de la Grande-Bretagne (et du rationnement qui avait lieu alors). Bon film, très drôle, je vous le recommande. Mais après ça, et un peu de flâneries dans Londres, il était temps d’aller voir le dernier spectacle que j’avais prévu de voir, à savoir le one-woman show de Joanna Lumley, It’s All About Me.

Comme je l’ai dit, j’ai bien failli ne pas le voir, celui-là, à cause d’abord de ma boite, et après de Ticketmaster, qui a attendu jusqu’au dernier moment pour m’envoyer le billet. De plus, à cause du fait que les places se vendaient comme des petits pains, je n’ai pu en obtenir une qu’au deuxième balcon. J’aurais préféré l’orchestre, ou à la rigueur la corbeille (ou le Royal Circle, comme ils l’appellent dans le théâtre), mais tout était déjà pris. Mais malgré ça, ce fut une soirée inoubliable. D’abord seule en scène, puis dans la seconde partie avec un intervieweur, Joanna Lumley nous régala d’anecdotes sur sa longue carrière. Comme en France, on ne la connaît vraiment que comme Purdey dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir, (Absolutely Fabulous n’est passé que sur le câble et le satellite dans les années 90, donc pratiquement inaperçu), certaines de ses histoires me surprirent, tout en me faisant rire (notamment celle de la fois où elle a dû se faire des chaussures avec son soutien-gorge, où celle où elle s’est faite fumer le...on va dire le jardin des dames). Une soirée pleine de rires, présentée par une grande actrice, bref une bonne façon de finir le week-end. Je regrette simplement de ne pas lui avoir posé la question que je voulais poser sur sa participation à Doctor Who, mais comme il fallait l’écrire et que j’ai une écriture de cochon, il valait mieux pas.

Et le lendemain, je repartais pour Paris, la valise et la tête pleines de souvenirs, et trois leçons que je voudrais partager avec vous. La première, c’est qu’il vaut mieux faire un repérage des lieux dans l’après-midi, si vous avez le temps, si vous allez au théâtre. Cela vous évitera de perdre du temps quand viendra le moment d’aller voir la pièce. J’ai failli arriver en retard le premier soir à cause de ça, et je n’ai mangé qu’après 23.00. Deuxièmement, quand vous réservez vos places, prenez l’option de les prendre le soir même au guichet. Vous éviterez ainsi de vous faire du mauvais sang, et tout se passe toujours très bien, à condition d’arriver une demie-heure au moins avant le début du spectacle. Troisièmement, peu importe vos bonnes résolutions, vous finirez toujours par ramener plus de choses au retour que vous en avez à l’aller. Comme les valises ne sont ni le Tardis, ni le sac de Mary Poppins, ni la valise de Newt Scamander, penser à mettre un cabas. Ou deux. Ou trois. Croyez-moi, vous en aurez besoin. Bref, ce fut un excellent voyage, et je m’attends à ce que mon prochain (à Cardiff, pour voir Katherine Jenkins) le soit aussi.
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Gérard
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PostPosted: Sun 12 May 2019 - 18:32    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, je suis revenu de Cardiff depuis quatre jours, et il est temps que je vous livre mes impressions. Après un long voyage (debout à 5.00, bus à 6.34 - le premier de la journée - train à 7.04, métro et RER pour la Gare du Nord - des travaux sur la ligne 4 m'ont obligé à changer mon itinéraire - et trajet de Paris à Cardiff en passant par Londres Paddington), je suis arrivé à l'hôtel Sandrigham, St. Mary's Street, vers 16.00. Autant dire qu'après, je n'avais ni le temps, ni l'envie de commencer des visites importantes. Je me suis donc contenté de flâner dans le centre-ville, et de repérer les lieux pour voir où je devais aller le surlendemain, histoire de ne pas me perdre. Un truc curieux : je ne sais pas ce qui se passait ce jour-là, mais j'ai vu beaucoup de jeunes femmes en mini-jupes dans les rues (les vraies minijupes, hein, avec jambes nues et tout). Bon, une fois repérés les endroits où je devais aller plus tard, et manger un morceau, il était temps d'essayer de dormir. Je dis bien essayer, parce que... et bien, disons que la rue Sainte Mary n'est pas la rue la moins bruyante de Cardiff, c'est le moins que l'on puisse dire, et ma chambre donnait dessus.

Le lendemain, je suis donc allé à la baie de Cardiff. Et j'ai de mauvaises nouvelles pour vous. Le restaurant Eddy's Diner, qui avait servi de lieu de tournage pour "The Impossible Astronaut" n'existe plus. Il est éteint, il a cessé d'être, privé de vie, il repose en paix. Et comme pour l'Inquisition Espagnole, je ne m'y attendais pas. Bon, on arrête avec les références aux Monty Pythons. En effet, il y a des travaux importants dans le coin, et ce n'est pas le seul restaurant à en avoir été victime. Le bâtiment de la Doctor Who Experience est toujours debout, mais bien sûr fermé. Par contre, le mur de Ianto Jones est toujours debout, même si les messages sont un peu défraîchis, mais des gens continuent d'y mettre leurs hommages, y compris le plus récent, un message d'un Américain qui demande à l'équipe de Trochwood d'enquêter sur Trump, qu'il soupçonne d'être un Slitheen (ce qui ne me surprendrait guère). A noter que dans le Pierhead, le film de présentation n'était pas diffusé, mais dans la petite salle à l'entrée, on avait droit à un autre film, d'animation cette fois, racontant l'histoire de la ville, et oui, à la fin, on voyait le Tardis passer au-dessus de la ville. Le soir, après ma visite, je suis partie explorer un peu le nord de la ville, en passant par Cathays Park, après avoir traversé le curieusement nommé Boulevard de Nantes (en français dans le texte), et l'université où ont été tournées les scènes de la saison 12 censées se dérouler à Bristol. Je suis également passé par l'Alexandra Garden, où j'ai vu et photographié le monument aux morts, avec son Ange dont je ne suis pas sûr qu'il ne soit pas Pleureur. Et bien sûr, shopping. Beaucoup de shopping, et ça n'allait pas être fini, loin de là.

Le lendemain, deux choses étaient prévues. Tout d'abord, une visite du château, dans lequel je passais deux à trois bonnes heures, faisant même la visite guidée de la maison de Lord Butte, dont je ne suis pas sûr d'apprécier les goûts décoratifs. Je suis allé aussi sur les remparts, et dans les remparts, qui servaient d'abris pendant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, et j'ai visité le musée du soldat gallois (sous le Visitor's Center, là où on prend les billets), et je suis même monté aussi haut que possible dans le donjon. Après ça, j'avais besoin de repos, et c'est ce que j'ai pris, jusqu'à ce que vienne le temps de me mettre en route pour l'événement qui m'avait fait venir à Cardiff, à savoir le concert de Katherine Jenkins.

Donc à l'heure prévue, j'étais devant l'auditorium où se déroulait le concert. J'étais plutôt bien placé (quatrième rang à l'orchestre) avec une bonne vue. La première partie commença par un chanteur-pianiste de jazz, AJ Brown, qui n'était pas mal, mais qui ne m'a pas donné envie d'acheter son CD à l'entracte. Puis l'orchestre se mit en place et commença à jouer. Bien, ayant acheté le programme, je savais que notre rossignol gallois n'allait chanter que douze chansons, et que le reste allait être rempli par des airs classiques (et moins classiques, ils ont joué Libertango) de l'orchestre. Mais dans ses chansons, elle n'a pas déçu, loin de là. Sa voix est toujours aussi belle que lorsqu'elle chantait pour les poissons dans "A Christmas Carol", et son set était superbe, mêlant chansons de son nouvel album, airs d'opéra et même un morceau de Queen. Et le concert était aussi drôle, avec notamment une session de réponses aux questions (posées par les spectateurs sur des papiers à l'entracte. A noter aussi qu'elle est passée par quatre robes pendant le concert : une rouge à traîne, une bleue, une fuchsia fendue et une jaune pâle avec bouquet de fleur en tissu. Bref, je n'ai pas été déçu, même si j'aurais souhaité qu'elle chante plus de chansons (oui, y compris celle-là) Et le lendemain, après des courses de dernière minute, il était temps de repartir.

Bien, maintenant, voici quelques informations pratiques sur les adresses à voir si vous cherchez du merchandising sur Doctor Who. Bien sûr, il y a Forbidden Planet, juste devant le château, mais le magasin de souvenirs qui se trouve juste à côté contient aussi un bon rayon consacré à notre voyageur temporel, situé au premier étage. Vous trouverez aussi votre bonheur au Television and Movie Store, qui se trouve dans le centre commercial Saint David. Mais si c'est du vintage que vous cherchez, alors n'hésitez pas à aller au Galactic Attic, qui se trouve dans la High Street Arcade. Et je sais que je me répète, mais emmenez un cabas avec vous quand vous partez. parce que croyaez-moi, entre le merchandising et les souvenirs pour la famille et les amis, cela vous sera utile.
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pierrelegrand
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PostPosted: Thu 6 Jun 2019 - 20:23    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Merci pour ce témoignage.

Pour les hommages sur le mur de Torchwood, c'est vraiment mignon et émouvant de voir l'histoire continuer, presque dix plus tard.

Encore merci pour les bonnes adresses Okay .
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Merci à Nanou pour l'avatar et la bannière
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Gérard
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PostPosted: Mon 30 Mar 2020 - 14:48    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, depuis mon dernier post sur ce fil, j'ai pu retourner au pays de Doctor Who deux fois. La première fois, c'était en décembre 2019, pour un voyage que je préparais depuis mai et qui, pour des raisons qui sont évidentes pour tous ceux qui ont lu mes posts dans la section RIP, est devenu un voyage thérapeutique. J'avais pris mes places de spectacle, mon billet de train et ma chambre d'hôtel avant la triste nouvelle, donc j'ai décidé d'y aller quand même pour m'éclaircir les idées. Et c'est ce que j'ai fait. Seulement, je n'avais pas compté sur la grève des transports qui a gâché tout le mois de décembre. En effet, si j'ai trouvé un train le lundi matin pour me mener à Paris Montparnasse, je n'ai pas trouvé de métro pour me mener à la Gare du Nord. Les bus étant bondés, il a fallu que je prenne mon courage à deux mains, et que j'aille à pied d'une gare à l'autre. Pratiquement une heure et demie de trajet, à faire dans des chaussures de ville un peu trop étroites pour mes pieds. Le soir, j'avais des ampoules aux deux petits orteils. A la Gare du Nord, j'ai utilisé mon passeport tout neuf pour la toute première fois, et ensuite, le voyage s'est bien déroulé, à part le fait que, parce que j'avais imprimé l'aller et le retour sur la même feuille, je me suis trompé de place. Enfin, je suis quand même arrivé à Londres dans l'après-midi.

Après un brin de sieste et un brin de toilette dans l'hôtel, il était temps de se diriger vers le Prince Edward Theatre pour aller voir Mary Poppins. Et je dois dire que j'en ai eu pour mon argent : un cast impeccable, à commencer par Zizi Strallen, nièce de Bonnie Langford, dans le rôle-titre, mais aussi Charlie Stempd ans le rôle de Bert, et nulle autre que Petula Clark dans celui de la Vieille Dame aux Oiseaux. Mention spéciale à Claire Moore dans le rôle de Mrs. Brill, la méchante nounou (on la surnomme la Sainte Terreur, c'est tout dire). Des chansons restées dans toutes les mémoires, de beaux numéros musicaux bien chorégraphiés, et de superbes effets spéciaux. C'est bien simple, quand à la fin, Mary Poppins vole au dessus du public, j'avais à nouveau cinq ans (l'âge auquel j'ai vu le film au cinéma, pour la première fois). Il y eut bien un petit incident avant la fin du premier acte, avec un rideau de fond de scène qui refusa de s'envoler comme prévu, ce qui mena à une interruption du spectacle, mais ce sont les aléas du direct. A noter aussi que le rôle de Mr. Banks, le père des enfants, était joué par Joseph Millson, qui jouait le rôle du père de Maria Jackson dans The Sarah Jane Adventures, soit une connection avec Doctor Who à laquelle je ne m'attendais pas.

Le lendemain, je décidais d'abord d'aller jeter un œil sur le stand de la boutique The Time Meddlers au marché de Covent Garden, mais je ne l'y trouvais pas (aapparemment, en période de fêtes, ils se concentraient sur la vente en ligne). Par contre, je trouvais le stand d'un artiste nommé Stu McKay, qui dessine des Daleks très particuliers dont je vous ai parlé par ailleurs, et je lui achetais un tableau représentant des Daleks-Autobus, Taxi et Cabine Téléphonique.



https://www.stumackayfineart.com/

Je n'avais pas assez d'argent pour les deux autres tableaux qui m'intéressaient, mais ce n'est, j'espère, que partie remise. J'allais ensuite vers un des lieux els plus emblématiques de la série, à savoir la cathédrale St. Paul. Je dois reconnaître qu'ils ont fait du bon travail pour effacer les traces des Cybermen sur les escaliers. J'allais aussi jeter un œil sur l'église la plus londonienne de Londres, à savoir l'élise St. Mary-Le-Bow. Pourquoi la plus londonienne, me demanderez-vous ? D'abord, parce que, pour être un Cockney, c'est à dire un Londonien pur jus, il faut être né à distance d'oreille des cloches de cette église. Et ensuite, parce qu'elle joue un rôle important dans la légende de Dick Whittington, ce jeune garçon pauvre qui, après avoir fait fortune grâce à son chat, devint quatre fois Lord-Maire de Londres. J'ai été surpris de voir qu'ils avaient installé un bar dnas la cave de l'église, même si les messes y ont toujours lieu. Après ça, il était temps de me diriger vers le Dominion Theatre pour voir la seconde pièce que je voulais voir, à savoir White Christmas, pièce de circonstance, vous l'avouerez.

Il n'y a pas à chercher longtemps pour trouver le Dominion Theatre. Vous descendez à la station Tottenham Court Road, et il est là, juste en face du Burger King. Et, c'est peut-être la place où je me trouvais, mais je l'ai trouvé grand. Avant le spectacle, je me suis trouvé mêlé à un petit incident : une dame assise derrière moi avait les mains très occupées quand elle est arrivé, entre son sac, son manteau, et une bouteille d'eau, et bien sûr, elle a laissé tomber sa bouteille d'eau, qui est venu bûter contre mes talons. Bien sûr, serviable comme je suis, j'ai voulu la lui ramasser, mais elle m'a échapper, et elle a roulé sur tout le longueur de la salle. Je n'ai pas pu voir où elle a fini sa course, mais à mon avis, elle serait tombé dans la fosse d'orchestre que ça ne m'étonnerait pas. A part ça, le spectacle s'est déroulé sans incident, avec tout le professionnalisme et le talent qu'on peut attendre d'une troupe et d'un spectacle du West End. Il faut dire que le sujet était de mise en cette saison, et que les chansons sont éternelles, et les numéros excellents. A la fin, quand les acteurs nous ont demandé de chanter la chanson titre, je ne me suis pas fait prier. De plus, j'ai pu voir deux autres acteurs Whoviens sur scène : Michael Brandon (il jouait le rôle du général Sanchez dans "The Stolen Earth", mais surtout le lieutenant Dempsey dans la série Mission Casse-Cou) dans le rôle du général Henry Waverley, et Siôn Tudor Owen (qui jouait le rôle de Tandrell dans "The Mysterious Planet") dans celui d'Ezekiel Foster. A la fin du spectacle, on nous a demandé de rester à nos places, parce qu'il y avait une surprise. En effet, j'avais remarqué avant le spectacle une équipe de télévision. En fait, c'était pour une dame qui avait toujours rêvé de chanter sur scène dans le West End, mais qui n'avait jamais pu le faire. Et ITV avait décidé de réaliser son rêve. Elle est donc arrivée sur scène, et a bien sûr chanté la chanson "White Christmas", que tout le monde a chanté avec elle.

Après tout ça, il était temps de rentrer en France, où, bien sûr, j'eus les mêmes problème au retour qu'à l'aller, à savoir devoir marcher, de la Gare du Nord jusqu'à Montparnasse cette fois-ci, même si le trajet se déroula mieux qu'à l'aller.

Je vous raconterai le deuxième voyage un peu plus tard dans la semaine. En attendant, j'espère vous avoir divertis un peu en ces temps de confinement.
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Gérard
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PostPosted: Mon 13 Apr 2020 - 16:49    Post subject: Racontez votre voyage de Whovien Reply with quote

Bon, je vous avais promis le récit de mon second voyage, que j'ai effectué du 29 février au 4 mars, à Londres et à Cardiff. Et bien, le voici. Mais il faut que je revienne un peu en arrière, parce que ce voyage a été plutôt mouvementé dan sa seconde partie, et ça a commencé deux semaines avant.

En effet, d'habitude, quand je prends mes places de spectacle à Londres où ailleurs, je choisis l'option de les commander et de les prendre ensuite au théâtre le soir de la représentation. Pour le concert que je voulais aller voir à Cardiff (les ténors Michael Ball et Alfie Boe), ça n'a pas été possible, le Motorpoint Arena de Cardiff n'offrait pas cette possibilité. J'ai donc dû me rabattre sur le fait de prendre le billet, de me le faire envoyer par UPS, et de le récupérer à un point de collecte. Il est arrivé le 13 février, et j'ai été le récupérer le soir même. Mais le chemin était si mal éclairé que j'ai trébuché, me suis étalé de tout mon long, et fait un claquage du mollet en tentant de me relever. Enfin, j'ai quand même pu avoir ce billet que j'attendais depuis décembre, et le 29 février, il était temps de partir pour la Gare du Nord, direction Londres. Cette fois-ci, tout se passa bien, et je parvins à Londres sans problème. Là, après avoir déposé ma valise à mon hôtel habituel, je partis d'abord à Shaftesbury Avenue, pour faire quelques achats à Forbidden Planet (le dernier livre en date de la série Wild Cards) et( chez le dernier disquaire qui existe dans ce quartier, Fopp (le DVD du crossover Elseworlds, le crossover entre les séries Flash, Arrow et Supergirl ; oui, en Grande-Bretagne, ils sortent des DVD spéciaux pour les crossovers, ce qui évite d'avoir à acheter les coffrets de toutes les séries de l'Arrowverse). Et après ça, il était temps de partir sur le Strand, au Savoy Theatre, où se jouait la comédie musicale 9 to 5.



Adapté du film Comment se débarrasser de son Patron, avec Jane Fonda, Lily Tomlin et Dolly Parton, avec des chansons signées Dolly Parton, cette comédie musicale raconte l'histoire de trois femmes qui travaillent pour le pire patron possible. Un beau jour, un peu par accident, elles le kidnappent, et profitent de son absence pour effectuer tous les changements qu'elles veulent voir dans leur entreprise. C'est extrêmement drôle, les chansons sont entraînantes, l'ensemble est bien chorégraphié, bref la recette parfaite pour passer une très bonne soirée. Mais la raison pour laquelle je voulais voir la pièce, c'était Bonnie Langford (Mel dans la série classique). Vous vous souvenez peut-être que je vous avez dit que j'avais été un peu déçu de ne pas la voir danser dans 42nd Street en 2018 (même si elle jouait et chantait à merveille). Et bien là, elle s'est rattrapée, et comment ! Dans le premier acte, elle a droit à un numéro de tango comique, et réalise des choses que j'aurais eu beaucoup de mal à faire quand j'avais son âge, et dans une tenue que je n'aurais jamais pu porter. La preuve ci-dessous :



Bref, elle a carrément volé le show aux autres comédiens, qui pourtant étaient parfaits. Tout aurait été parfait, si certains membres du public n'avaient pas été un peu remuants. Il y a quand même une étiquette à respecter au théâtre (et au cinéma), mais il semble que cela se perde un peu. Un dernier petit point : je me suis aperçu qu'il y avait un pressing dans le quartier où se trouvait mon hôtel qui s'appelait The Master Cleaners. Comment je ne l'ai pas remarqué les fois précédentes, je ne le sais pas (filtre de perception, peut-être). En rentrant à mon hôtel le soir, j'ai vu une Nissan Figaro garée dans la rue. Je me sis aussitôt dit que Sarah Jane Smith pouvait se trouver dans le coin pour s'en occuper. Oui, je suis malade.

Le lendemain, j'ai été faire quelque chose que je voulais faire depuis longtemps, à savoir visiter la Tour de Londres.Autant vous le dire tout de suite, c'est pas donner : billet plus livret égalent pratiquement 37 £. J'ai commencé par faire le tour guidé par un des Yeomen de la Tour, qui nous a raconté des histoires toutes plus horribles les unes que les autres sur les exécutions qui avaient eu lieu dans et près de la Tour (le pompon revenant à celle du Duc de Monmouth), et de la plus incroyable évasion qui y eut lieu). Puis j'allais voir les joyaux de la Couronne (jamais vu autant d'or en si peu de place), le musée des armes et des armures, l'atelier des monnaies, et d'autres pièces, comme la prison et le musée des tortures (j'aurais pas aimé vivre en ce temps-là). J'y suis quand même resté au moins trois heures. Après ça, un fish and chips près de la Tamise, et un achat de souvenirs dans une boutique à côté, je fis un petit tour à Covent Garden avant de rentrer à l'hôtel, à temps pour voir, légalement cette fois, "The Timeless Children". Et après une bonne nuit, il était temps de partir pour Cardiff. Et là, les ennuis se sont accumulés.

Mon train partait à 12.18. Je pensais qu'en partant à 11.00 de mon hôtel, j'aurais le temps de le prendre. Je n'avais pas compté sur le manque de régularité du métro londonien. Celui que j'avais pris s'est arrêté à la station précédant la gare de Paddington, et on a dû attendre l'arrivée d'un autre métro avant de pouvoir arriver à la gare, où j'ai dû courir pour attraper mon train. Bon, je l'ai eu, je suis bien arrivé, et après un peu de repos, j'ai un peu visité la ville. Il y a maintenant un Taco Bell dans St. Mary's Street. J'ai profité de ma visite pour voir où se trouvait le Motorpoint Arena où, le lendemain, je devais voir les deux chanteurs pour lesquels j'avais payé si cher. Je fis aussi un tour au Bute Park, près du château, où je faillis me faire enfermer (en tous cas, la porte par laquelle j'étais rentré était fermé quand j'ai voulu sortir). Les problèmes continuaient, et ça n'allait pas vraiment s'arrêter.

Le lendemain, après avoir acheté des souvenirs pour la famille, et vu la plus grande et la plus petite Cuillères d'Amour au monde, je partis pour Llandaff, villae du Pays de Galles célèbre pour être le lieu de naissance de l'écrivain Roald Dahl, du scénariste Terry Nation (un nom bien connu des Whoviens) et de la chanteuse Charlotte Church, et pour avoir servi de décors à quelques épisodes de Doctor Who. C'est un village semblable à tous ceux que vous avez pu voir (y compris celui où sont nés mes parents), avec son église (enfin, sa cathédrale, qu'on a des difficultés à photographier ; croyez-moi, j'ai essayé), et son monument aux morts :



Si, pour y arriver, je n'avais pas eu de problèmes (à part le fait de marcher longtemps, et en montée), au retour, j'ai dû prendre une mauvaise intersection, parce que je me suis perdu. Bref, après quelques détours, j'ai réussi à rentrer à mon hôtel. Je comptais faire un peu de shopping après mon déjeuner, mais mes intestins n'ont pas été d'accord. Peut-être que mes mésaventures du matin, et le fait que je ne savais pas si le concert serait maintenu ou pas (en France, les rassemblements de plus de 5000 personnes avaient été interdits, et c'est précisément la capacité du Motorpoint Arena) avaient eu un effet, où peut-être était-ce la sauce piquante qui accompagnait mon repas de la veille, mais j'ai dû renoncer à mes plans. Enfin, ça s'est calmé à temps pour partir à mon concert.

Un mot d'explication : Michael Ball et Alfie Boe sont deux acteurs-chanteurs qui se sont rendus célèbres en jouant dans des comédies musicales. Ils ont réalisé trois disques ensemble, et faisaient une tournée pour promouvoir leur dernier album, Back Together.



Non, le concert n'a pas été annulé. Je me suis présenté à l'entrée de l'arène vers 18.30, les portes se sont ouvertes, tout le monde est entré, et on a attendu les artistes. Le concert devait commencer à 20.00, et c'est ce qui s'est passé. Et après quelques chansons chantées par un des invités, Sean Escoffery (alias Simba dans l'adaptation scénique du Roi Lion), les deux vedettes sont arrivés en chantant "The Greatest Show" (du film The Greatest Showman). S'est ensuivi de"ux heures et demie de folie. Passant de chansons rocks (un medley de Queen) à des airs de comédies musicales (Les Misérables, bien sûr, mais aussi Le Roi Lion, et bien d'autres), de chansons de crooners (My Way) à d'autres plus modernes, ils ont vraiment fait le show, en nous faisant parfois rire (en nous disant pazr exemple que certains d'entre nous avaient dû faire le chemin à la nage, allusion aux inondations qui ont frappé le Pays de Galles il y a quelques mois), chantant en duo ou en solo. Vers la fin, ils nous ont présenté un invité surprise : Luke Evans en personne. Je vous jure, le public est devenu fou ! Ensemble, ils nous ont chanté une chanson de U2 ("With or Without You"). Enfin, ils ont terminé par un medley de chansons de Grease, avant de nous libérer. Et le lendemain, il était temps de rentrer chez moi, ce que j'ai fait sans problèmes (par contre, ça n'a pas été le cas le lendemain pour partir en Bretagne, mais ça, c'est une autre histoire).

Alors, bien sûr, ce voyage sera sans doute le dernier que je ferais avant bien longtemps. En effet, nous sommes en pleine période de confinement, sans savoir combien de temps ça va durer. Je doute de pouvoir retourner en Grande-Bretagne à la fin de l'année, où même l'année prochaine (dommage, Katherine Jenkins annonçait une nouvelle tournée). D'ailleurs, j'en ai discuté avec la gérante de l'hôtel Sandrigham, qui m'a racontait qu'elle avait parlé à un survivant de Coronavirus, et ça ne m'a pas donné l'envie de l'attraper. Je ne sais même pas si je pourrai partir en vacances cet été (alors que je suis invité à un mariage). Donc, pour le moment, les souvenirs que je vous ai fait partager seront le seul réconfort que j'aurai pour l'instant.
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